Partage international no 122 – octobre 1998
Lorsque Jésus prit la parole il y a deux mille ans, il ne fut même pas reconnu. Nombreux auraient été ceux qui l'auraient suivi s'ils avaient eu la moindre idée de son identité. Mais les esprits des gens de cette époque étaient totalement sous l'emprise de ceux qui seuls savaient lire et écrire : en l'occurrence, les prêtres.
Ces derniers attendaient la venue du Messie en la personne d'un roi-guerrier issu de la maison de David qui libérerait les Juifs du joug des Romains. Jésus vint sous les traits d'un homme de paix, déversant des paroles d'amour, de justice, et prônant de justes relations… Il propagea un enseignement sur la nature de l'âme, et manifesta l'Amour de Dieu dans sa perfection. Il ne fut pas reconnu parce qu'il ne répondait pas à l'attente des prêtres et, à travers eux, à celle du peuple. C'est pourquoi seul un petit nombre le suivit.
Les enseignements des Eglises font penser qu'une foule énorme suivait Jésus et qu'il était populaire. Ce n'était pas le cas. Il avait trois disciples très proches, douze autres appartenant à un groupe interne, soixante-quinze à un groupe externe, et cinq cents personnes étaient intéressées par son message. Il fut aisé pour les prêtres d'amener ceux qui auraient pu suivre Jésus à se tourner contre lui et à le faire crucifier parce qu'il ne répondait pas à leurs attentes.
Les temps ont changé. Une éducation à l'échelle mondiale a complètement transformé l'humanité. Personne ne devrait plus être à la recherche d'un guide accepté de tous. Maitreya lui-même a déclaré : « Beaucoup me suivront et me considéreront comme leur guide. Beaucoup ne me connaîtront pas. » [Message de Maitreya, n° 10.] Mais il sait que la grande majorité a soif de changement. Des millions d'individus ont faim, et ils ne vont certainement pas rejeter la possibilité d'un changement alors qu'ils font partie de la population des pays en voie de développement, qui représente presque les trois quarts de la population mondiale.
Ceux qui, en premier lieu, pourraient ne pas être trop satisfaits à l'idée de partager les ressources de l'Occident avec les pays en voie de développement sont les individus qui se trouvent à la tête de grandes entreprises et d'institutions financières. Mais lorsque les places boursières vont s'effondrer, ils seront totalement désemparés et n'auront plus le pouvoir de résister à la volonté du peuple. Cette volonté sera partout organisée, éduquée, stimulée, galvanisée et guidée par Maitreya, ce qui créera une opinion publique mondiale à laquelle aucun pays ne pourra résister longtemps.
