Les enseignements de Maitreya

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En avril 1988, alors qu’il était établi dans la communauté asiatique de Londres, Maitreya a demandé à un de ses collaborateurs de répondre aux questions des journalistes qui cherchaient à le rencontrer. C’est ainsi que ses enseignements ont été publiés, au fil des mois, par la revue Partage international. Ils ont ensuite été repris dans différents ouvrages de Benjamin Creme.

• L’art de la réalisation du Soi
• Les trois pratiques conduisant à réalisation du Soi
• Soyez ce que vous êtes
• Se libérer
• Prière pour le nouvel âge

L’art de la réalisation du Soi

« Je ne suis pas venu pour fonder une nouvelle religion, affirme Maitreya, mais pour enseigner l’art de la réalisation du Soi, ce qui n’est ni une idéologie, ni une religion, et cela profitera aux adeptes de toutes les religions comme aux individus qui n’en ont pas.

Je viens à vous « comme un voleur dans la nuit », afin que vous ne soyez pas trop bouleversés. Lentement, à mesure que votre conscience s’éveillera, vous pourrez « digérer » ce qui a été « absorbé ».

En élargissant votre conscience, vous me connaîtrez. Prisonniers des idéologies, des « ismes », vous me combattrez. »

Attribuer à Maitreya un titre, tel que le « Messie » peut conduire à des illusions. Le terme « Messie » a été inventé par l’humanité et déclarer : « Je suis le Messie » peut engendrer des oppositions. Et bien que certains puissent trouver en lui les qualités de Jésus, affirme Maitreya, « ceux qui recherchent en moi un Instructeur sont plus près du but, car c’est ce que je suis » (message n° 10).

La véritable qualité de l’Instructeur se révélera dans son enseignement : « Le Maître est en vous. »

 « Je ne suis pas venu pour susciter des adeptes, affirme Maitreya, chacun d’entre vous doit poursuivre son développement au sein de sa propre tradition religieuse. Un véritable disciple respecte les traditions. Respectez vos propres religions, vos propres idéologies, en bref, votre propre forme-pensée et vous connaîtrez le Maître.

Même lorsque vous me verrez, ne courez pas après moi car vous me perdriez. Nul ne peut m’accaparer. J’appartiens à tous.

Si vous me personnifiez, vous n’engendrerez que confusion, chaos et destruction. Si vous faites de moi un objet d’exhibition, vous ne savez pas qui je suis. Même mes signes ne créent qu’un bonheur fugace. Le plus grand bonheur vient quand vous me percevez dans votre cœur.

Je ne suis pas venu semer le trouble dans l’esprit des hommes. Lorsque les gens auront fait l’expérience de ma présence, ils connaîtront pour la première fois le but de la vie. » Vous n’aurez pas l’impression de mener une existence futile, mais une vie dans laquelle le Maître est en vous et vous guide. Ce sentiment intérieur vous apportera une perspective différente de la vie. Vous apprécierez pleinement la vie. L’accomplissement aura lieu en vous. Tout est en vous. Lorsque cette réalisation se produira, vous n’agirez plus sous l’emprise de la colère. Par le détachement, vous ferez l’expérience de la puissance de Dieu. Dieu est à l’origine de tout.

« Je ne désire pas que vous croyiez en moi. Commencez par faire l’expérience de ma présence en vous. Lorsque vous faîtes cette expérience, vous devenez conscients de ma présence en vous. Il ne s’agit pas d’une question de croyance. Je ne veux pas que vous m’acceptiez ou me rejetiez. C’est votre expérience intérieure qui compte. C’est ce que vous expérimentez par vous-mêmes, affirme Maitreya, qui est votre richesse, la richesse de votre Etre même. La vérité vivante est une question d’expérience.

N’essayez pas de me vénérer, conseille Maitreya. Si vous me vénérez, vous vous dévalorisez. Cela, je ne le veux pas. Je veux que vous soyez égaux. Vous êtes une étincelle de l’Etre suprême. Ne pensez pas que vous m’êtes inférieurs.

Seul le Soi importe, enseigne Maitreya. Vous êtes le Soi, un « Etre immortel ». La souffrance est engendrée par l’identification avec tout ce qui n’est pas le Soi. Interrogez-vous : « Qui suis-je ? » Vous vous apercevrez que vous vous identifiez soit à la matière (le corps), soit à la pensée (le mental), soit au pouvoir (l’esprit). Mais vous n’êtes rien de tout cela. Le mental, l’esprit et le corps sont les temples du Seigneur que l’homme habite. A travers eux, le Soi expérimente l’Etre suprême et le Devenir du Seigneur. »

L’esprit, dans la terminologie sanskrite, est Shiv-shakti ou énergie. Le mental est Brahma ou élaboration de la pensée. Le corps est Prakriti ou substance matérielle, et peut également être perçu comme l’activité de la matière. Ces termes peuvent représenter des éléments objectifs, mais également désigner un mouvement ou un processus.

Le destin du Soi est d’être libre. Considéré sous son aspect liberté, dans son Etre, on le nomme Atman. Limité par le temps et l’espace, dans son devenir, il est l’âme ou Jiva.

Le Soi n’est pas l’énergie (Shivshakti ou l’esprit). Le Soi n’est pas l’élaboration de la pensée (Brahma ou le mental). Le Soi n’est pas l’activité de la matière (Prakriti ou le corps). Le destin du Soi est d’entrer dans ces temples du Seigneur et de les quitter à volonté.

Shiva et Brahma peuvent être considérés comme faisant partie d’une trinité qui inclut Vishnou, l’aspect nourricier. Une personne dominée par Shiv-shakti peut accomplir des miracles, mais cependant elle paraîtra renfermée et inexpressive. Quant à une personne dominée par Brahma, elle sera peut-être philosophe, mais elle pourra également se trouver prisonnière de cette activité de la pensée. Une personne dominée par l’aspect Vishnou sera généreuse, même à l’excès, deviendra peut-être un saint, mais cela peut également se révéler être une prison. Durant les années soixante, les hippies réagirent à cet aspect Vishnou. Ils étaient désabusés par le pouvoir (Shivshakti) et par le mental (Brahma).

L’Etre est éternel, le devenir est temporel. Le Soi expérimente les deux. L’Etre et le devenir sont deux modalités différentes. L’Etre est immuable, alors que le devenir est un processus qui se déroule dans le temps et l’espace. L’homme, dans son Etre, est le Soi. Dans son devenir, il est l’âme – le reflet du Soi.

Le Soi est un témoin. Le Soi joue, à son niveau, le rôle du Tout-Puissant. Le Soi est une étincelle du Tout-Puissant. « Il existe des moments où vous sentez une présence derrière vous, en vous, au-dessus de vous, autour de vous. Cette « présence » est le Tout-Puissant, déclare Maitreya, il ne participe pas, il observe. Il n’est pas utile de lutter pour atteindre cet état.

Chacun a la capacité nécessaire pour cela. Ainsi, lorsque votre conscience grandira, si vous mettez en pratique la discipline du détachement, vous me connaîtrez dans ma totalité. Dès que vous pensez à moi, je suis avec vous. »

Le Soi se fait connaître par l’entremise de la conscience. Le Soi rend le mental, l’esprit et le corps conscients de la réalité, leur permettant d’agir en conséquence. Maitreya a déclaré : « Laissez croître votre conscience. La conscience, associée à l’intelligence, guidera le mental, l’esprit et le corps, ce qui engendrera l’harmonie entre le mental, l’esprit et le corps d’une part, et le Soi d’autre part. » Le Soi peut alors utiliser les forces de la vie pour transformer ce qui l’entoure et effectuer des « miracles ». Le mental, l’esprit et le corps ne sont que des véhicules.

La conscience est la lumière de la vie. Tout acte accompli en dehors de la conscience conduit à la destruction. Toute pensée qui vous conduit à l’égoïsme vous éloigne de la conscience. Il n’y a pas de mémoire attachée à la conscience. La mémoire se situe dans le mental. Tous les soucis et les conflits résident dans le mental, jamais dans la conscience. La souffrance, la dépression, la toxicomanie sont des états du mental. La conscience vous libère et vous permet d’apprécier la vie.

Lorsque la conscience n’est pas encore éveillée, les différents « ismes » contrôlent le mental, l’esprit et le corps, et engendrent des divisions. Ceci est maya, l’illusion. Lorsque la conscience exerce sa maitrise et vous guide, les « ismes » ne peuvent vous atteindre. La conscience peut même amener un roi à renoncer à son royaume, enseigne Maitreya. Les privilèges divisent, interdisant à l’entité résidant en vous d’expérimenter l’unité. On ne peut toutefois rejeter tous les « ismes » simultanément, car ces idéologies sont des étapes sur le chemin. La conscience contrôle le rythme de l’évolution.

La conscience n’engendre pourtant aucun fardeau. L’individu demeure attentif, immaculé et pur. En étant conscient, vigilant, il trouve la grâce, la paix et le bonheur. Ce sont là les bénédictions du Seigneur.

La conscience sera finalement respectée dans chaque foyer et à l’école comme un don sacré, venant de Dieu, affirme Maitreya. La conscience est la mère de la création. Elle ne peut jamais être divisée ni imposée. Aucun manuel ne peut la décrire, car elle n’a ni commencement ni fin. La conscience peut seulement être vécue. Elle est une graine qui se trouve dans toute la création et dans chaque individu.

La conscience est universelle. Elle n’appartient à aucune religion, ni à aucun gourou, saint ou politicien. Selon Maitreya, lorsque vous jugez en disant : « J’ai raison, vous avez tort », vous devenez prisonnier de l’attachement. Le Soi doit toujours pratiquer le détachement. C’est de cette manière que la conscience grandira.

Le Soi est neutre et exempt de toute souffrance. La conscience protège le Soi. Tout comme le corps a besoin d’être baigné, le détachement est le bain du mental et la conscience est le bain de l’esprit.

Les trois pratiques conduisant à réalisation du Soi

L’un des moyens les plus simples de me connaître, affirme Maitreya, est d’être honnête dans votre mental, sincère dans votre esprit, de nourrir votre corps avec une nourriture appropriée et de pratiquer le détachement. Cette attitude engendrera l’harmonie.

Lorsque vous expérimentez le Soi intérieurement, et que vous commencez à reconnaître que vous êtes une entité immortelle, totalement distincte du mental, de l’esprit et du corps, vous apprenez à utiliser ces temples du Seigneur de manière créative, en toute conscience. Des guérisons en découlent automatiquement.

« Le mental, l’esprit et le corps vous ont été donnés, déclare Maitreya, afin que vous exprimiez mon Etre et mon Devenir, en pensées, paroles et actions. »

Toute action accomplie avec un mental dépourvu d’honnêteté, un esprit dépourvu de sincérité et avec attachement, est destructrice. Ainsi, si vous pensez une chose, en exprimez une autre et en exécutez encore une troisième, vous êtes perdu. L’honnêteté du mental génère un discours et des actes honnêtes. Cette harmonie conduit à la paix et au bonheur. « Que vous soyez un voleur ou un saint, conseille Maitreya, vous pouvez commencer dès maintenant. »

Mais par où commencer, se sont demandé certaines personnes. « Comment pouvons-nous pratiquer la sincérité ? » Examinons une expression fréquemment utilisée : « Avoir une conversation à cœur ouvert » avec quelqu’un, répond Maitreya. Quelle est la signification de cette expression ? Elle signifie que vous vous exprimez alors tel que vous êtes réellement, que vous communiquez à partir du centre – de votre centre – c’est-à-dire le Soi. Pratiquez cette attitude. Elle vous transformera, vous et votre entourage.

Le cœur ne peut jamais être terni ni même atteint. Il est le siège de l’âme. C’est le mental qui nous égare. La paix, la félicité, le bonheur et la grâce sont des qualités du cœur. « En vous mettant à l’unisson des « sentiments du cœur, enseigne Maitreya, vous ferez l’expérience de votre innocence naturelle, celle de votre enfance. Ne cherchez pas à « visualiser » le cœur. Cela ne serait alors que l’œuvre du mental essayant de découvrir la source de la lumière à l’aide d’une torche. »

Maitreya enseigne que chacun d’entre nous a besoin d’un « espace intérieur » dans lequel personne ne nous dirige et n’est là pour nous dire où aller et ce que nous devons faire. Personne ne peut nous diriger. Nous sommes nés pour devenir conscients de nous-mêmes, pour reconnaître le Maître en nous. Notre espace intérieur est sacré. C’est le lieu où tous les problèmes se résolvent, où toute chose se dissout. C’est le lieu où nous nous rendons lorsque nous disons aux autres que nous sommes fatigués, effrayés, que « la coupe est pleine », lorsque nous désirons être seuls pour trouver notre propre espace.

Selon Maitreya : « Cet espace vous a été donné afin que la confusion et le chaos qui vous entourent se dissipent. Vous ne devez jamais livrer cet espace à quiconque, à l’exception de votre vrai Soi. La méditation est en fait un voyage de retour vers cet espace intérieur, permettant de trouver la paix et la félicité. »

Soyez ce que vous êtes

« Soyez ce que vous êtes, déclare Maitreya, ne vous placez pas dans le sillage de quelqu’un d’autre. Si vous pratiquez l’honnêteté du mental, la sincérité de l’esprit et le détachement, vous découvrirez votre Soi, vous me connaîtrez et connaîtrez le Seigneur. » Si vous vous placez dans le sillage des autres au lieu d’être vous-mêmes, vous perdez votre éclat. Vous ne pouvez plus refléter la lumière de l’individualité. Sans cette lumière, aucun progrès n’est possible.

Etre dans le sillage de quelqu’un consiste à copier, à imiter une autre personne ou à s’identifier à elle, en oubliant son propre Soi. Prenons l’exemple des stars de la musique pop. De nombreux fans tentent de s’habiller et de se comporter comme leurs idoles. Une telle attitude ne conduit ni au bonheur ni à la réalisation.

La tâche du Maître consiste à éveiller le Soi intérieur. Lorsqu’à votre tour vous connaissez le Soi, vous pouvez éveiller les autres. Eveiller un autre ne signifie pas projeter son ombre sur lui. Lorsque le Soi s’éveille, le développement se produit naturellement. La personne accomplit son propre destin et jouit des bénédictions du Seigneur. Le rythme de développement de chaque personne peut ainsi être respecté. C’est la raison pour laquelle Maitreya déclare : « Laissez le païen croire à la matière, car il ne peut y avoir de matière sans le Seigneur. »

 Ce qui importe, c’est d’établir une relation correcte entre le Soi, le mental, l’esprit et le corps.

« N’abandonnez pas le respect de vous-mêmes, ne livrez pas votre dignité aux autres. A partir du moment où vous vous abandonnez à un autre soi, vous devenez un « zombie ». Ne permettez pas même à une ombre de vous posséder. » Maitreya illustre cette explication comme suit : « Si la personnalité d’un homme « éclairé » s’appesantit sur un enfant qui n’est pas préparé, que se passe-t-il alors ? La personnalité de cet enfant s’éteint. Appliquez cela à de nombreux politiciens et à leurs enfants. Leurs enfants s’enlisent. Ils n’ont aucun sentiment de liberté et sont incapables de s’exprimer. Ne permettez donc à personne de projeter son ombre sur vous. Un Maître procure des expériences, mais ne projette pas son ombre. »

« Gardez un mental ouvert », enjoint Maitreya, appréciez la vie. Lorsque vous appréciez la vie, c’est comme si vous étiez assis sur une plage à regarder le vaste océan. Vous expérimentez alors en vous la sérénité, la tranquillité, le détachement. A ce moment-là, vous ne pensez pas à votre compte en banque. Personne ne vous fait de discours. Le cadeau de la vie fleurit alors en vous. Expérimentez cela et vous prendrez conscience que vous êtes quelqu’un d’unique. Vous êtes unique dans cette création.

Quoi que vous fassiez dans la vie, enseigne Maitreya, pratiquez le détachement et vous trouverez l’équilibre. Vous ferez l’expérience des forces de la vie traversant votre mental, votre esprit et votre corps, sans que vous soyez possédés par elles. « Lorsque vous pratiquez ce détachement, le « troisième œil » s’ouvre et vous pouvez ressentir ce qui se passe autour de vous et prévoir les événements. » Cet état est la destinée et l’aboutissement de l’évolution de chacun.

Le détachement est la méthode par laquelle l’homme cesse de s’identifier au corps (à l’aspect matériel), au mental (à la pensée) et à l’esprit (au pouvoir ou à l’énergie), et en vient ainsi à connaître et être le Soi véritable.

Le Soi n’a pas de limite. La conscience non plus. Le mental, l’esprit et le corps, par contre, ont un commencement et une fin. Les lois de la création se trouvent dans le mental. L’énergie universelle se situe dans l’esprit et le centre de la matérialisation de la création réside dans le corps physique.

Grâce au détachement, le Soi fait l’expérience des prodiges du mental, de l’esprit et du corps, mais ne s’attache pas aux pouvoirs miraculeux dont ces trois véhicules sont capables.

En fait, lorsque le Soi observe les pouvoirs de Dieu, c’est le détachement qui sauve le Soi, en l’aidant à ne pas être emprisonné par les liens de la vie.

Cependant, si vous ne pouvez vous reconnaître dans le Soi, vous risquez de vous attacher au corps, au mental ou à l’esprit. Si vous êtes attachés au corps, vous vous apercevrez qu’il n’existe aucune fin, ni aux désirs matériels ni aux assouvissements sensuels. L’avidité grandit, la recherche se poursuit et la satisfaction vous échappe toujours. Lorsque vous êtes détachés, le Soi expérimente ces pouvoirs et permet la réalisation du dessein divin. Posséder ce n’est pas seulement mal utiliser, c’est aussi mal orienter et s’interposer.

Les véritables guérisseurs spirituels, par exemple, permettent au Seigneur de travailler par leur intermédiaire, mais restent détachés à la fois de la cause (la volonté du Seigneur) et de l’effet (la guérison d’un individu particulier). C’est la raison pour laquelle il est important de rester détaché à la fois du succès et de l’échec. Certains sont guéris, d’autres ne le sont pas. Si vous ne réclamez rien pour vous-mêmes, l’orgueil ne peut s’épanouir et tout est alors orienté selon la loi spirituelle. Ce n’est pas vous qui guérissez, c’est le Seigneur qui guérit. Le Soi connaît ce principe. Pratiquez avec détachement et laissez au Seigneur la charge des conséquences.

Apprendre le détachement est tout un art. En restant détaché, le scientifique apprendra les lois de la physique et de la chimie (les lois de la création) et les appliquera, participant ainsi par ses créations à l’œuvre de Dieu. L’artiste, en restant détaché, sera à même de décrire Dieu à travers ses propres expériences.

Nous sommes tous des observateurs de cette vaste création. Si nous observons avec un sens profond du détachement, nous y découvrirons beauté, équilibre et harmonie.

Etre honnête, sincère et détaché, permet d’expérimenter l’unité avec Dieu. Toutefois, trop souvent cette unité est perçue comme un isolement, c’est-à-dire comme quelque chose de redoutable. Cependant, ce sentiment d’isolement, de solitude, est l’apparence cachée de la bénédiction suprême, déclare Maitreya, car il montre que la personne approche de l’unité avec le Seigneur.

Le détachement est la plus puissante « drogue » qui soit. Il est tellement efficace qu’il immunise le Soi contre les processus et les actes du mental, de l’esprit et du corps. Il n’y a pas de salut sans détachement.

Se libérer

Chacun a sa propre richesse, que personne ne peut lui prendre. Cette richesse, c’est la réalisation du Soi.

Les êtres humains veulent que quelqu’un les libère de leurs souffrances. Mais c’est le détachement qui libère de la souffrance.

« Le libre arbitre est la chose la plus importante qui vous soit donnée, et c’est votre destin d’être libre. » L’attachement signifie donc la perte de la liberté. C’est dans le détachement que réside la liberté.

Une statue de Maitreya - bronze Ecole Zanabazar, 18e siècle Musée du temple Choijin

Le détachement nous délivre des structures cycliques de cause et d’effet – le karma – gouvernant nos vies. Tant que nous sommes conditionnés, ces structures cycliques se répètent. Dans l’enseignement de Maitreya, tout ce qui a été matérialisé est appelé Prakriti. Ce terme sanskrit fait référence à l’activité matérielle ou à la matière en général. Mais au pluriel, les « prakritis » désignent également les activités humaines qui sont le résultat du conditionnement. Prakriti est votre « seconde nature » qui contrôle actuellement votre mental, votre esprit et votre corps. Sa force diminue lorsque la conscience s’accroît. Tant que vous êtes sous le contrôle de votre seconde nature, vous ne pouvez comprendre l’art de la vie. Maitreya inspire l’humanité à remplir sa destinée, qui est d’être libérée de cette seconde nature grâce à une conscience de soi croissante.

Sources : Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II ;
Les Lois de la vie : Enseignements de Maitreya 
; Ed. Partage publication

Prière pour le nouvel âge

Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout vient de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, le cœur* et le corps sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Etre suprême et mon Devenir.

* En anglais, spirit. Ce mot est particulièrement difficile à rendre en français. Sa traduction par « cœur » est donc approximative, et n’est utilisée ici que faute d’un terme plus adéquat. On pourra trouver ailleurs, selon le contexte, ce terme traduit par « esprit ». Spirit, au sens où l’entend Maitreya, représente « la somme de toutes les énergies astrales-émotionnelles et éthériques, la force vitale, la puissance ou « shakti » d’un individu. » (Ndt)

La Prière pour le nouvel âge a été donnée à l’humanité par Maitreya en juillet 1988. Elle a été publiée pour la première fois en septembre 1988 dans la revue Partage international.

Il s’agit d’un grand mantram ou affirmation ayant un effet invocatoire. Elle présente le Soi en tant que Dieu, en tant que créateur de tout ce qui existe.
Elle est un puissant instrument pour reconnaître que l’homme et Dieu sont uns, qu’il n’existe pas de séparation. Elle peut conduire à l’expérience du Soi intérieur qui ne s’identifie pas au mental, au « cœur » et au corps.

La manière la plus efficace de l’utiliser consiste à en prononcer ou à en penser les mots avec un mental focalisé, en portant l’attention au niveau du centre ajna, entre les sourcils.

Question : Je pensais que « La Grande Invocation » allait devenir la nouvelle prière mondiale, et beaucoup de personnes l’utilisent depuis longtemps. Pourquoi introduire une nouvelle prière ?

Réponse de Benjamin Creme : Il existe trois formes de mantrams ou mots de pouvoir : la prière, l’invocation et l’affirmation.

Le Notre Père est une prière, une supplication (en grande partie) émotionnelle, adressée au divin afin qu’il nous procure la satisfaction de nos besoins quotidiens en matière de nourriture, de protection, de conseils, etc. Cette prière est passive, elle demande à Dieu de tout faire pour nous et implique donc qu’il est séparé de nous.

La Grande Invocation n’est pas une prière, mais un mantram au moyen duquel les énergies de Dieu — par l’intermédiaire de ses représentants, le Bouddha, le Christ et Shamballa — sont invoquées de manière consciente, grâce à la compréhension des idées contenues dans l’Invocation et à la résolution dont fait preuve la volonté. Cet élément est entièrement nouveau et reflète l’existence d’une approche plus élevée.

La nouvelle prière mondiale transmise par Maitreya est en fait une affirmation ayant un effet d’invocation. Elle deviendra un puissant instrument nous permettant de reconnaître que Dieu et l’homme sont Un, qu’il n’existe aucune séparation. En affirmant que je suis le créateur de l’univers, je peux devenir (finalement) conscient de la véritable réalité, c’est-à-dire que je suis Dieu.

Source : Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II