Partage international no 453 - mai 2026

SOMMAIRE


 

Articles du Maître —

Depuis la création de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a rédigé un article chaque mois pendant près de 35 ans. Ces articles étaient destinés à être publiés non seulement au moment où ils étaient écrits, mais également chaque fois que les circonstances mondiales le justifient.Afin de tenter de répondre aux crises de notre époque et d'y offrir une solution appropriée, nous avons choisi de mettre en exergue à la fois les problèmes et les solutions en proposant plusieurs de ces articles. Les lecteurs remarqueront que deux d'entre eux sont présentés sous forme d'extraits, ce qui nous permet de mettre en lumière des défis spécifiques.

Article du Maître : Le Fils de l’Homme [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, juin 1984

Nombreux sont ceux qui attendent le retour du Christ dans l’appréhension et dans la crainte. Ils pressentent que son apparition provoquera de grands changements dans tous les domaines de la vie. Ils n’ignorent pas que ses valeurs ne pourront que transformer leur façon de penser et de vivre, et pâlissent face à une telle perspective. En outre les églises ont donné du Christ une image si mystique à travers les siècles, que beaucoup craignent son jugement et son pouvoir omnipotent. Ils l’attendent comme un Dieu venu pour punir les méchants et récompenser les fidèles.

Il est profondément regrettable qu’une vision aussi déformée du Christ ait ainsi pénétré la conscience humaine. Un tel être n’existe pas. Pour comprendre la véritable nature du Christ, il est nécessaire de le considérer comme un fils de Dieu parmi tant d’autres dotés chacun d’un potentiel pleinement divin, et ne différant de ses frères que par le degré qu’il a atteint dans la manifestation de cette divinité.

Que le Christ ait manifesté cette divinité dans sa plénitude est ce qui fait sa gloire, et nous pouvons nous incliner devant un tel accomplissement. Qu’un tel accomplissement soit rare est également une vérité indiscutable. Mais pour les hommes, le prodige est que le Christ ait été l’un d’entre eux. Il n’est rien, parmi les épreuves et les souffrances des hommes, qu’il ne connaisse. Comme tous les hommes, il a parcouru le sentier pas à pas. Il n’est rien, dans l’éventail complet de l’expérience humaine, qu’il n’ait partagé. Ainsi est-il vraiment le Fils de l’Homme.

Il ne fait guère de doute que s’il devait apparaître parmi nous sans être annoncé, peu le reconnaîtraient. Il est si différent de l’image que l’on se fait de lui habituellement, qu’il passerait inaperçu dans la foule. Il en est ainsi aujourd’hui, alors qu’il se trouve parmi ses frères, n’attendant que l’invitation des hommes pour commencer sa mission. Nombre de ceux qui le voient quotidiennement ne le reconnaissent pas. D’autres le reconnaissent, mais ont peur de parler. D’autres encore attendent et prient, dans l’espoir qu’il est bien celui qu’ils n’osent espérer. Ce n’est qu’une fois qu’il aura fait sa déclaration devant le monde qu’il sera reconnu aux yeux des hommes et dans leur cœur.

Tandis que nous attendons ce jour sans pareil, tentons de clarifier dans notre esprit les raisons de son retour et de comprendre la nature de la tâche qu’il s’est lui-même imposée. C’est pour établir parmi nous la réalité de Dieu, qu’il est venu ; pour restaurer les Mystères divins, qu’il est ici ; pour apprendre aux hommes comment aimer, et aimer encore, qu’il est parmi nous. C’est pour établir la fraternité humaine, qu’il foule de nouveau le sol de notre Terre ; pour tenir ses engagements envers Dieu et envers les hommes qu’il accepte ce fardeau ; pour inaugurer le nouvel âge qu’il est revenu. C’est pour confirmer les inestimables acquis du passé, inspirer les merveilles du futur, glorifier Dieu et les hommes, qu’il est descendu de sa montagne.

Considérons ses priorités : instauration de la paix ; inauguration du système de partage ; élimination de la culpabilité et de la peur ; purification du cœur et de l’esprit des hommes ; éducation de l’humanité selon les lois de la vie et de l’amour ; introduction aux Mystères ; embellissement de nos villes ; suppression des obstacles aux voyages et aux échanges entre les peuples ; création d’un fonds commun de connaissances accessible à tous.

Que pareille tâche ne soit pas aisée, même pour le Fils de l’Homme, est l’évidence même. Les habitudes anciennes de division et de séparation ont de profondes racines, la peur et la superstition tiennent des millions d’êtres sous leur emprise. Mais jamais auparavant, dans l’histoire du monde n’est venu un Instructeur aussi bien équipé pour sa tâche. Maitreya vient faire la guerre à l’ignorance et à la peur, à la division et à la pauvreté. Ses armes sont la compréhension spirituelle, la connaissance et l’amour. Son armure resplendissante est la Vérité elle-même.

Ci dessous, le lien vers un enregistrement vidéo de Benjamin Creme qui lit lui-même l’article du Maître.

https://share-international.org/resources/video/the-son-of-man/

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Mai 2026 [sommaire]

Aimer, et aimer encore  

Pâques, célébrée en Occident, et la grande fête spirituelle du Wesak, que des millions de personnes célèbrent en Orient, représentent des moments charnières entre résurrection et renouveau. Les trois grandes fêtes de printemps s’achèvent en juin avec la fête de l’Humanité, également connue sous le nom de fête du Christ. En cette période de l’année, en réponse naturelle au changement de saison et à la montée en puissance des énergies spirituelles qui affluent dans le monde, l’humanité reprend courage, ose à nouveau espérer. L’aspiration se fait sentir, et le sens de la vie se renouvelle. Consciemment ou inconsciemment, les gens se fixent de nouveaux objectifs et renouent avec leur identité en tant qu’âmes. Beaucoup vivent les événements intérieurs et extérieurs avec plus d’acuité, se sentant plus sensibles et plus conscients que d’habitude. C’est une période de l’année où, traditionnellement, ceux qui pratiquent la méditation et les personnes qui suivent une voie spirituelle font l’expérience d’un silence plus profond – d’une paix profonde – comme s’ils étaient plus proches de l’âme, de Dieu.

Cette sensibilité accrue rend l’actualité quotidienne d’autant plus préoccupante. Les gens se sentent intérieurement plus sensibles, ouverts à des aspirations plus élevées, ce qui fait paraître les chocs du quotidien plus brutaux, plus intenses, horribles et plus cruels que jamais.

Peut-être par réflexe de défense, deux points de vue divergents se dessinent alors – ce qui n’est pas surprenant dans la période de polarisation que nous connaissons. Ces deux attitudes semblent se cristalliser en une position antagoniste : « Il faut regarder en face la réalité de la violence et de l’injustice, puis travailler ensemble – pour trouver des solutions, si cela est possible. Regardons ce qui se passe dans le monde. » Alors que d’autres adoptent un point de vue opposé : « Pourquoi se focaliser sur les mauvaises nouvelles ? Si l’on veut la paix, il faut avant tout penser à la paix. » Certes, ces deux points de vue sont légitimes et méritent d’être pris en considération au vu des informations qui nous assaillent continuellement sur la guerre, la corruption, les mensonges et la propagande, venant de médias alternatifs.

Les lecteurs de notre revue en ligne pourraient se demander comment Benjamin Creme (BC) et son Maître ont abordé la question des conflits, de la guerre et des crimes de guerre (voir notre rubrique Questions-Réponses). Un rapide coup d’œil aux articles du Maître de BC et quelques recherches dans les écrits du Maître Djwhal Khul (DK), transmis par l’intermédiaire d’Alice Bailey, montrent clairement que, bien que les Maîtres œuvrent constamment pour la paix, ils n’en restent pas moins réalistes. Il faut affronter la réalité. Ignorer la guerre ou adopter une attitude pacifiste ne mettra pas fin aux conflits ; ignorer les menaces majeures ou remplacer la réalité par des platitudes sur la paix n’aboutira pas à la justice et à l’harmonie sociale. Ceux qui aspirent à servir leurs semblables doivent voir le monde tel qu’il est afin de pouvoir apporter les meilleures solutions à certaines impasses. Le service, comme nous le savons, consiste à répondre à un besoin ; si nous ne connaissons pas les besoins, une réponse appropriée est impossible ou inadéquate.

Dans son ouvrage Extériorisation de la Hiérarchie, le Maître DK aborde précisément ce sujet dans une section intitulée La crise mondiale aujourd’hui (30 juin 1940), où il expose les raisons de la position des Maîtres. Mais il commence par mettre au défi les disciples auxquels il s’adressait :

« Voudriez-vous que je vous présente la Hiérarchie comme un groupe placide d’observateurs, prêts à aider le monde quand le conflit sera terminé, mais, à l’heure actuelle, isolé de toute action, et attendant simplement que la poussière et le bruit de la bataille retombe, pour stimuler dans le mental des hommes la vision d’un nouvel ordre mondial où tout le monde vivrait agréablement, où il n’y aurait pas de chômage, où la peur et la terreur n’auraient pas de place, où tout le monde serait heureux, bien nourri et raisonnablement intelligent ? Voudriez-vous que je vous donne l’image d’un grand groupe de disciples, d’initiés et d’aspirants qui seraient pacifistes, qui chériraient le côté forme de la vie, qui auraient peur de la mort et resteraient passifs en face de la lutte à mort pour la liberté humaine, pour la vie, la conscience et l’esprit ?

Je vous affirme que cela m’est impossible. La Hiérarchie est très différente de cela. Le pacifisme, tel que vous l’entendez, n’existe pas dans ses rangs. La destruction de la forme dans la bataille (qui fait si peur à tant d’entre vous) est de si peu d’importance pour ceux qui savent que la réincarnation est une loi fondamentale de la nature et qu’il n’existe pas de mort. Les forces de la mort circulent aujourd’hui, mais il s’agit de la mort de la liberté, de la mort de la libre parole, de la mort de la liberté d’action de l’homme, de la mort de la vérité et des valeurs spirituelles supérieures. Ces dernières sont des facteurs vitaux de la vie humaine ; la mort de la forme physique est un facteur négligeable par rapport à eux, facilement redressé par la méthode de la renaissance et d’une nouvelle occasion offerte. » Extériorisation de la Hiérarchie, Alice Bailey (page 232 édition anglaise)

Notre époque est-elle si différente des années 1940 ? Le bruit des explosions, le vacarme assourdissant du béton qui s’effondre et les scènes de cruauté nous semblent terriblement familiers. Bon nombre des problèmes qui se posaient alors n’ont toujours pas reçu de réponse décisive.

Après avoir abordé ce sujet sensible et chargé d’émotion, nous présentons dans ce numéro de nombreux articles destinés à informer, à ravir et à inspirer. En particulier, nous publions de nouveau l’article du Maître de BC intitulé Le Fils de l’Homme, cette fois en y ajoutant un lien vers un enregistrement vidéo de Benjamin Creme lisant ce même article, l’un de ses « préférés ». BC était toujours profondément ému par la beauté et l’ampleur de la description qui est faite de Maitreya dans cet article, exprimant à la fois sa magnificence et son humanité partagée avec nous.

Vous trouverez également des informations sur des avancées majeures et la critique d’un film revenant sur nombre d’enquêtes concernant le phénomène ovni (et, soit dit en passant, quoi que votre gouvernement vous dise, les occupants des ovnis, les Frères de l’espace, ne sont ni hostiles ni déterminés à conquérir la Terre, mais sont ici pour nous aider). Vous vous rendrez aux frontières encore inexplorées du règne végétal, à la découverte du travail des esprits de la nature, ou dévas, et lirez les avancées pleines d’espoir en matière de protection de la planète. Sur un autre sujet, le défenseur de l’environnement Bill McKibben nous a aimablement autorisés à reproduire son article détaillant les ravages causés par les grandes compagnies pétrolières.

En ce printemps riche en fêtes spirituelles et en méditations profondes, nos lecteurs trouveront de quoi élever leur cœur et leur âme. Afin de les guider vers les hautes vallées de l’Himalaya pour la fête du Wesak, et de les transporter dans l’immensité de l’air scintillant du désert de Gobi où se trouve le Centre de Shamballa, nous avons inclus des descriptions de la fête du Bouddha et des strophes mantriques de la Grande Invocation.

Il ne fait aucun doute que nous traversons une période très douloureuse. Raison de plus pour puiser du réconfort dans l’article du Maître, Le Fils de l’Homme, où nous pouvons lire : «  […] pour apprendre aux hommes comment aimer, et aimer encore, il est parmi nous. Pour établir la fraternité humaine, il foule de nouveau le sol de notre Terre ; pour tenir ses engagements envers Dieu et envers les hommes, il accepte ce fardeau ; pour inaugurer le nouvel âge il est revenu. C’est pour confirmer les inestimables acquis du passé, inspirer les merveilles du futur, glorifier Dieu et les hommes, qu’il est descendu de sa montagne. »

 

Point de vue

Les grandes compagnies pétrolières détruisent tout [sommaire]

par Bill McKibben,

Honnêtement, vous pouvez sans doute ignorer ce texte. Il est tout à fait possible que je me serve de son écriture comme d’une thérapie. Je m’efforce de rester centré sur ce qu’il est encore possible de faire pour éviter le pire, mais je suis de temps en temps rappelé à la réalité de la surchauffe rapide de la planète (au fait, je discutais la semaine dernière d’une nouvelle étude sur l’effondrement des courants océaniques dont l’expert de ce système prédit à présent qu’il y a 50 pour cent de risque qu’il survienne durant ce siècle).

J’avais une vingtaine d’années en 1980 lorsque j’ai commencé à écrire sur la crise climatique, et je n’avais pas vraiment saisi qu’il pouvait y avoir sur cette planète une force si imprégnée de cupidité et de pouvoir qu’elle sacrifierait la Terre et ses habitants pour ses propres intérêts. Mais c’est le cas, et ce sont les grandes compagnies pétrolières.

Au fil du temps, leur malfaisance a pris une orientation plus précise que jamais. Dans les années 1990, il était évident qu’elles organisaient une opposition à l’action contre le réchauffement climatique, et le PDG d’Exxon soutenait que la planète refroidissait. Juste après l’élection présidentielle de 2000, les dirigeants des géants pétroliers ont rencontré secrètement le nouveau vice-président Dick Cheney, puis peu après George W. Bush est revenu sur sa promesse de classer le dioxyde de carbone comme polluant. A la fin de cette décennie les compagnies pétrolières se sont mobilisées pour faire échouer les propositions pour l’instauration d’un système de plafonnement et d’échange, et pour saborder les négociations du sommet de Copenhague sur le climat. Nous ignorions alors le degré d’ignominie et de cupidité de ces manœuvres. Ce n’est qu’en 2015 que des journalistes ont prouvé, en fouillant dans les archives et en interrogeant des lanceurs d’alerte, que les « Exxons mondiaux » connaissaient tout ce qu’il y avait à savoir sur le changement climatique dès les années 1980, et qu’ils ont simplement choisi de mentir sur le sujet. Je ne peux m’empêcher de penser combien la planète sur laquelle nous vivons serait différente s’ils avaient simplement admis les faits dès le début et commencé à travailler sur le problème.

Militants de Just Stop Oil (il suffit d’arrêter le pétrole), Whitehall, Londres, Royaume-Uni- Whitehall est le siège traditionnel du gouvernement du Royaume-Uni (Photo : Alisdare Hickson, Wikimedia Commons)

Je pense à tout cela parce que de nouveaux développements sont survenus cette semaine, nous rappelant l’étendue de cette perversité.

Tout d’abord, bien sûr, il y a les profits inouïs tirés de la guerre en Iran lancée par le président Trump, l’homme qu’ils ont travaillé dur à placer au pouvoir. Selon une analyse exclusive pour le Guardian rapportée par Damian Carrington, les cent plus grandes compagnies au monde de pétrole et de gaz ont engrangé plus de trente millions de dollars par heure en bénéfice non justifiés dans le premier mois de la guerre américano-israélienne en Iran. Saudi Aramco, Gazprom et ExxonMobil étant parmi les plus gros bénéficiaires de l’aubaine, les opposants principaux à l’action climatique continuent donc à prospérer.

Ils n’ont rien fait de nouveau, ni travaillé plus dur pour gagner ce supplément de trente millions par heure qui proviennent directement de nos poches, ils ont juste patienté et contemplé leur président choisi faire sauter une école de filles. C’est la définition même d’une manne financière et je me réjouis de voir qu’au moins quelques personnes, comme le grand analyste Seth Klein, le démontrent.

L’aubaine financière générée par les pics du prix du pétrole bénéficie massivement aux riches, produisant une redistribution masquée des foyers aux revenus modestes vers les super-riches. Une étude des économistes de l’Université Amherst du Massachussetts, Isabella Weber et Gregor Semieniuk, révèle que le choc des prix déclenché par l’invasion de l’Ukraine par la Russie a dégagé en 2022 « 216 milliards de dollars de revenu net dans le monde pour les compagnies de pétrole et de gaz cotées en bourse, un chiffre plus de trois fois supérieur à celui des années précédentes, même en excluant 2020. Les États-Unis en furent le principal bénéficiaire, les sociétés y étant domiciliées se sont emparées de 281 milliards. » De plus, sur le territoire américain, ils ont découvert que « 50 pour cent des profits issus des énergies fossiles est revenu à un pour cent des individus les plus riches tandis que 50 pour cent de la population la moins aisée, 66 millions de foyers, n’en reçut qu’un pour cent. »

Si vous vous demandez ce que les compagnies pétrolières pensent qu’il faudrait faire plutôt que de les taxer, voici la réponse d’Andy Walz, un cadre de Chevron : « Les gens devraient conduire moins. Ils devraient essayer d’économiser l’énergie. »

Ce à quoi nous ne pouvons que répondre oui, et aussi aller vous faire voir.

La démonstration de la perfidie des grandes compagnies pétrolières est fournie par un remarquable reportage de Jodi Kantor et Adam Liptak du New York Times. Journalistes de la Cour suprême (qui n’est pas un travail facile, cette institution fonctionnant dans le secret), ils ont tenté de comprendre comment le juge Roberts a systématiquement remplacé le débat par un « shadow docket » (dossier fantôme), disposition permettant de statuer en urgence sur des dossiers importants, sans échange d’opinions. Ils en décrivent le fonctionnement en février 2016, lorsque, sans débat, par un vote de 5 contre 4, la Cour a suspendu le Clean Power Plan de Barack Obama, emblème de sa politique environnementale. Ils ont statué avant qu’une autre cour ait pu examiner la légalité du plan. La décision ne contenait que des formules juridiques standard, sans un mot d’argumentation.

Les deux reporters ont obtenu les notes internes des cinq jours de travail des juges lors de cette étape historique inédite et ont révélé que leur décision avait été motivée par une démarche favorable aux compagnies pétrolières.

Les documents montrent qu’à un moment critique pour le pays et pour la Cour, le juge Roberts est intervenu brutalement pour stopper le plan de B. Obama sur la crise climatique mondiale. Lorsque ses collègues ont averti le président de la Cour que le juge envisageait une mesure inédite, celui-ci a rejeté l’avertissement en déclarant : « Je reconnais que cette demande de suspension n’est pas habituelle. » Mais il a opposé que le plan Obama visant à réguler les centrales à charbon, « était la réglementation la plus onéreuse jamais imposée au secteur de l’énergie » mais aussi trop importante, trop coûteuse et préjudiciable pour que la Cour n’agisse pas immédiatement.

Dans le passé, la Cour aurait étudié les arguments pendant de nombreux mois, mais là le juge Roberts a exigé une action immédiate. Le président a soutenu que la Cour devait agir immédiatement car l’industrie de l’énergie « doit modifier ses projets commerciaux dès aujourd’hui. » Il écrit : « En l’absence de suspension, le Clean Power Plan causera et cause déjà une réorganisation substantielle et irréversible du secteur de l’énergie domestique, avant que cette Cour n’ait le temps d’en examiner la légalité. »

Son offensive a pris les autres juges par surprise, dont Ruth Bader Ginsberg qui était en Italie pour une conférence. Dans les notes qu’ils se sont échangées, ils ont remis en question la rapidité et la procédure peu orthodoxe, mais aucun d’entre eux ne semble avoir soulevé la question de savoir si, par exemple, le réchauffement climatique représentait un « bouleversement irréversible » de la planète au même titre que ce qui pourrait arriver aux malheureuses compagnies pétrolières (David Sirota ajoute quelques détails utiles sur le vote décisif d’Anthony Kennedy, également auteur de l’arrêt Citizens United).

Que ce dossier ait été choisi par le juge Roberts ne fut pas surprenant. Il était le fruit parfait du remaniement du système judiciaire orchestré par la droite, réorganisation souscrite surtout par les frères Koch qui étaient à tour de rôle les barons de la plus grande société de pétrole et de gaz du pays. Mais les dommages créés par leur soumission servile aux compagnies pétrolières n’ont pas seulement touché l’atmosphère. Comme le relate D. Kantor et A. Liptak : « De nombreux experts juridiques pensent que cette décision marque la naissance du moderne « shadow docket » de la Cour, cette procédure opaque que la Cour suprême a depuis utilisé pour prendre de nombreuses décisions importantes, notamment pour accorder au président Trump plus de 20 victoires clés sur des sujets allant de l’immigration aux pouvoirs de l’institution. »

Et cela met fin à toute illusion selon laquelle le pouvoir judiciaire fédéral serait un arbitre impartial plutôt qu’un acteur politiquement engagé dans notre vie nationale. C’est peut-être l’acte le plus cynique qu’un président de la Cour suprême ait jamais commis (et les démocrates ne devraient pas hésiter un seul instant à réformer la Cour suprême s’ils reviennent au pouvoir).

Bien entendu, la justice ne peut agir ainsi qu’avec la collaboration du Congrès qui approuve leurs nominations. Et le Congrès est lui aussi empêtré dans la même marée noire qui atteint les autres pouvoirs, comme il nous le fut rappelé cette semaine lorsque la sénatrice républicaine du Wyoming Harriet Hageman a finalement introduit une loi attendue de longue date, garantissant l’immunité à l’industrie en cas de procès pour les dommages causés par le changement climatique. Cette proposition fait suite à une série de lois semblables adoptées par les États ces derniers mois, qu’une enquête capitale de l’organisation de presse indépendante Pro Publica a révélé être orchestrées par l’activiste judiciaire de droite Leonard Leo (la personne qui a mis en place la Cour Roberts grâce à la Federalist Society), utilisant les milliards de dons d’un homme d’affaire conservateur nommé Barre Seid qui a financé non seulement la lutte pour augmenter l’usage du DDT1, mais aussi le Heartland Institute (le plus outrancier des groupes de réflexion climatosceptiques, célèbre surtout pour une série d’affiches proclamant que les scientifiques climatiques étaient comme Charles Manson, le célèbre tueur en série).

Quoi qu’il en soit, aussi utiles que soient ces lois votées par les États, le graal pour l’industrie pétrolière serait une garantie fédérale d’immunité qui viderait effectivement de leur substance toutes les lois dites « superfund climatiques» (qui permettent à un État de demander une compensation financière aux compagnies qui exploitent des énergies fossiles) adoptées ces dernières années par des États comme New York et le Vermont, ainsi que les diverses procédures judiciaires en cours devant les tribunaux. L’industrie pétrolière a commencé à faire pression pour obtenir cette immunité dès que le président qu’elle avait élu a pris ses fonctions. Un article du Wall Street Journal de mars 2025 donne un bref compte-rendu d’une réunion à la Maison Blanche au cours de laquelle elle a présenté ses arguments. A présent, le parti républicain semblant de plus en plus susceptible de perdre le contrôle du Congrès après les élections de mi-mandat, ils passent à l’action. Et c’est en fait un mouvement en tenaille puisque la Cour suprême s’apprête également à examiner une requête du Colorado qui pourrait invalider bon nombre de poursuites judiciaires.

Voici ce qui est en jeu : si cette loi est votée et reste en vigueur, l’industrie pétrolière ne sera jamais tenue pour responsable de la destruction qu’elle a causée, sciemment, du système climatique de la planète. Et tout aussi important, la loi éliminerait l’unique levier effectif pouvant forcer l’industrie pétrolière à accepter un quelconque grand compromis pour réduire leurs activités. C’est précisément l’outil qui a finalement contraint l’industrie du tabac à s’asseoir à la table des négociations, et l’industrie pétrolière est déterminée à s’en tirer à bon compte malgré des crimes bien plus graves (Philip Morris a tué des gens un par un, mais la fumée d’Exxon peut éliminer une planète entière). Voilà comment l’ancien commissaire aux assurances de Californie, Davy Jones, a récemment décrit cette loi : « Placer n’importe quelle industrie au-dessus de la loi, particulièrement celle responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre qui ont contribué à la destruction de foyers, d’entreprises et de communautés entières, en lien avec le changement climatique, serait plus que dangereux. Si le souhait des grandes compagnies pétrolières se concrétise, ce serait une injustice assortie de dommages durables et de réactions en chaîne. »

Nous devons poursuivre cette ligne d’attaque : des propositions de loi comme « pollueur-payeur », sont en cours de discussion dans de nombreuses assemblées législatives. Un nouveau projet de loi ambitieux est en cours d’examen à Hawaï, permettant aux compagnies d’assurance de poursuivre les géants pétroliers en justice pour obtenir une indemnisation face à la multiplication des sinistres climatiques, comme les feux de Lahaina ou les inondations massives du mois dernier.

J’ai été emprisonné pour avoir fait passer le message et je le serai probablement à nouveau. Mais la raison pour laquelle je passe de plus en plus de temps à insister sur le développement des énergies alternatives est due au fait que j’en suis arrivé à comprendre pleinement le degré de corruption que l’industrie pétrolière a introduit dans notre système. Même si je me battrai fermement pour que la majorité démocrate puisse révoquer les immunités accordées, et que des nouvelles lois rendent responsables les grandes compagnies pétrolières, je ne suis pas sûr que nous gagnerons ces batailles à temps.

Les seuls ensembles de lois pour lesquels l’industrie pétrolière ne dispose pas de fonds pour les corrompre complètement sont les lois de la physique et du marché qui imposent qu’au bout du compte un produit moins cher et de meilleure qualité doit gagner. Evidemment elle s’efforce de contourner cette dernière, alors même qu’elle ment sur la première, mais dans ce cas, sa cupidité pourrait bien en fait lui rapporter une sérieuse défaite. Il est à présent évident pour presque tout le monde que l’attaque délirante de D. Trump sur l’Iran précipite le mouvement vers les énergies alternatives, principalement éoliennes et solaires. (Il existe une myriade d’exemples : Raphael Rashid parle de la révolution des renouvelables soudainement entreprise en Corée du sud, Tim McDonnell fait un compte-rendu minutieux de la façon dont la Chine s’est retrouvée en position de force lorsque des acheteurs de pays comme l’Egypte ont afflué pour profiter de leurs offres d’énergie verte). Pendant des décennies, la riposte finale des compagnies pétrolières dans tout débat consistait à dire : « Eh bien, vous ne pouvez faire sans nous si vous voulez des douches chaudes et des bières fraîches. » Mais nous le pouvons maintenant.

Je travaille sur l’énergie solaire parce qu’elle contribuera à limiter les dégâts du changement climatique et parce qu’elle est potentiellement libératrice, donnant du pouvoir aux communautés locales plutôt qu’aux multinationales. Mais il y a des jours où je travaille sur l’énergie solaire juste parce que c’est l’outil le plus aiguisé pour titiller Exxon, Chevron et les autres, entreprises que je méprise. Des entreprises que, si je suis honnête, je déteste, bien que je m’efforce de ne pas les haïr. Elles sont les vampires de notre monde, aspirant la vie de la Terre sur laquelle nous sommes chanceux d’être nés. Mais nous savons tous ce que la lumière du soleil fait aux vampires.

1. Le DDT (ou dichlorodiphényltrichloroéthane) est un insecticide interdit dès les années 1970 pour son impact négatif sur l’environnement

S4 : L’histoire de Bob Lazar – présentation de film [sommaire]

par Douglas Griffin,

En mai 1989, Bob Lazar a été interviewé incognito et sous le faux nom de Dennis sur la chaîne de télévision KLAS-TV de Las Vegas par le journaliste d’investigation George Knapp. Au cours de l’entretien, B. Lazar a évoqué son poste de physicien au sein de l’installation militaire secrète S4, qui fait partie de la tristement célèbre Zone 51, située près de la base aérienne de Nellis, dans le désert de Mojave, au sud du Nevada.

À la grande stupéfaction des téléspectateurs, il affirma faire partie d’un programme secret du gouvernement américain qui travaillait alors sur neuf ovnis d’origine extraterrestre. Sa mission consistait à participer à un travail de rétro-ingénierie de l’un de ces vaisseaux spatiaux – en particulier de son système de propulsion – que B. Lazar baptisa Sport Model et qui mesurait seize mètres de diamètre et cinq mètres de haut. Apparemment, il était fabriqué à partir d’une substance métallique ressemblant à du titane liquide. Un vaisseau très inhabituel qui l’a convaincu que celui-ci, tout comme les autres vaisseaux, n’était pas le fruit de l’ingénierie humaine. La tâche de l’équipe de scientifiques de S4 consistait à déterminer si le système de propulsion pouvait être reproduit à l’aide de matériaux terrestres.

B. Lazar est réapparu sur KLAS-TV aux côtés de George Knapp en novembre 1989, cette fois-ci ouvertement et sous son propre nom, assumant pleinement son statut de lanceur d’alerte. Il a raconté avoir été stupéfait en voyant les autres « soucoupes volantes » entreposées dans divers hangars qui appartiennent de façon non officielle au gouvernement américain. Il se souvint également de la première fois où il tomba sur des documents révélant qu’un programme de recherche secret sur un réacteur anti-gravité destiné à être utilisé dans des systèmes de propulsion était en place. Dans le cadre de ce système de propulsion, un élément connu sous la dénomination de 115 était utilisé pour exploiter l’anti-gravité, permettant à ces vaisseaux spatiaux de voler de cette manière particulière qui leur est propre. Comme il le dit à l’époque : « Il est impossible de synthétiser un élément aussi lourd sur Terre… Cette substance doit provenir d’un endroit où des éléments super lourds auraient pu être produits naturellement. » Il était de notoriété publique parmi les scientifiques travaillant sur le programme S4 qu’environ 226 kilogrammes de l’élément 115 avaient déjà été recueillis à partir de vaisseaux spatiaux extraterrestres récupérés, et que le gouvernement américain était en possession de ces 226 kilogrammes.

Aujourd’hui, plus de 35 ans après ces événements, un nouveau documentaire revient sur les révélations extraordinaires de Bob Lazar. Comme le révèle le documentaire, la politique « officieuse » consiste toujours à nier activement l’existence même du site S4, sans parler des travaux qui y ont été menés.

S4 : L’histoire de Bob Lazar (image tirée de la bande-annonce du film documentaire)

S4 : L’histoire de Bob Lazar1 est avant tout le fruit d’une collaboration entre le réalisateur Luigi Venditelli et Bob Lazar, qui ont travaillé en étroite collaboration pendant plus de trois ans afin de rendre ce film aussi détaillé et fidèle que possible. Il combine de nouveaux témoignages du physicien, des reconstitutions visuelles utilisant des images de synthèse 3D (CGI) du vaisseau spatial d’origine (Sport Model) et des espaces intérieurs de l’installation militaire, en particulier le « grand hangar » qui l’abritait, ainsi que de nouvelles preuves indiquant l’existence d’opérations top secrètes impliquant des vaisseaux issus de la rétro-ingénierie dans la zone 51 du Nevada.

La campagne promotionnelle du documentaire, avant sa sortie début avril, indiquait : «  Alors que l’intérêt mondial pour les phénomènes aériens non identifiés (PAN), les lanceurs d’alerte et le secret d’État connaît un regain, S4 : The Bob Lazar Story aide à replacer dans leur contexte les origines du mouvement actuel. Une grande partie de ce qui se dit aujourd’hui remonte directement aux révélations initiales de B. Lazar en 1989, ce qui rend aujourd’hui cette histoire plus pertinente qu’elle ne l’a jamais été. L’objectif de Project Gravitaur (la société de production du documentaire) est de faire la lumière sur les décennies de confusion, de ridicule et de déformation qui ont entouré le témoignage de B. Lazar. »

Dans une récente interview accordée au magazine Forbes, lorsqu’on lui a demandé comment il évaluait ce dernier documentaire par rapport aux précédents films consacrés à son histoire, B. Lazar a répondu : « Il n’y a pas de comparaison possible. Luigi (Venditelli) a passé plus de trois ans à faire des allers-retours avec moi pour s’assurer que tous les détails soient exacts. Pendant le tournage, il ne m’a vraiment rien montré. Je lui attribuerais une note de 9,8 sur 10 pour la précision. »

On lui a également demandé, plus précisément, ce qu’il pensait de son travail au S4 : « Quand avez-vous vraiment pris conscience, pour la première fois, de ce à quoi vous aviez affaire ? », il a répondu : « Nous n’avons pas de machine qui produit la gravité – c’est une propriété de la matière. Et nous n’avons rien qui produise l’antigravité, quelque chose qui repousse. Mais cet appareil le fait. Une fois que mon collègue de laboratoire l’a mis en marche, j’ai essayé de le toucher. Dès que ma main s’en est approchée, j’ai compris que cet appareil n’avait pas été construit par des êtres humains. […] Je n’étais pas tant intrigué qu’effrayé. Je ne sais pas si c’était simplement une intuition au fond de moi qui me disait qu’une autre civilisation l’avait construit, de même que la puissance colossale que cet appareil dégageait et le fait que nous ne savions pas quoi en faire. […] Pouvez-vous imaginer prendre un petit réacteur nucléaire en état de marche et le déposer à l’époque victorienne ? Nous sommes dans la même situation. »

Au cours des nombreuses années qui ont suivi l’entretien initial de B. Lazar, comme le montre le documentaire, on a pu observer de nombreux exemples où les autorités ont cherché à discréditer le récit de ce qu’il a vécu. Selon B. Lazar, tous ses dossiers professionnels et scolaires ont été soit supprimés, soit falsifiés, en particulier ceux attestant de son passage à la base militaire S4 et, avant cela, aux laboratoires de Los Alamos. L’entreprise EG&G et la Marine des États-Unis, pour lesquelles il travaillait à S4, ont toutes deux nié avoir jamais détenu le moindre dossier concernant son emploi en tant que physicien. Le film de George Knapp démontre que ces affirmations sont fausses en fournissant des preuves documentées attestant qu’un certain Robert Lazar a bien travaillé pendant la période en question pour les laboratoires de Los Alamos, puis par la suite à S4. Il a également obtenu de la base aérienne de Nellis qu’elle admette que S4 existe bel et bien, malgré les démentis officiels. George Knapp aurait mené cette enquête pour vérifier l’authenticité des propos de B. Lazar avant d’accepter de l’interviewer.

S4 : L’histoire de Bob Lazar est une reconstitution fascinante et visuellement saisissante des informations initiales présentées en 1989 par ce physicien courageux, bien que largement discrédité, qui ne pouvait tout simplement pas garder le silence sur le programme gouvernemental secret auquel il avait participé, et que ce même gouvernement a depuis lors caché au grand public. Ce film d’une durée de près de deux heures est actuellement disponible sur Amazon Prime Video en anglais, sous-titré en français.

1. Titre original : S4 : The Bob Lazar Story

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Compilation : Coopération et Compétition [sommaire]

Les citations ci-dessous sont tirées de la revue Partage international et de divers ouvrages des Editions Partage Publication.

« Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le gouverner. »

NASA Apollo8 Earthrise (Photograph: NASA/Bill Anders, Wikimedia Commons)

Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont uns, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le régir. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L’homme se tient au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation à ceux qui cheminent avec lui sur la voie d’une gestion sage et éclairée des ressources de ce monde d’abondance. [Partage international mai 2022 (B. Creme)]

Entre les mains de Maitreya, le Christ et Instructeur mondial, l’Epée de clivage accomplit son œuvre bienfaisante de séparation et de division en faisant ressortir les différences de nature et d’inclinations entre les hommes. Ainsi le choix qui s’offre à eux gagne-t-il en précision et en clarté. L’énergie d’amour de Maitreya est impersonnelle et les stimule tous : ceux qui aspirent à la paix et à des relations justes, au même titre que ceux qui vivent dans la cupidité et la compétition au risque d’engendrer une guerre ultime, une autodestruction totale. D’où l’importance du choix auquel tous sont désormais confrontés. Beaucoup s’étonneront sans doute qu’un tel choix soit même nécessaire. Ne va-t-il pas de soi que personne ne souhaite une guerre dévastatrice ? Aujourd’hui, une guerre régionale de petite taille pourrait dégénérer en affrontement nucléaire global. L’horreur qui s’ensuivrait dépasse l’entendement, pourtant certains font en ce moment même des préparatifs pour survivre à une telle éventualité. Le choix qui s’offre aux hommes est clair : continuer aveuglément sur leur lancée et, par leur cupidité, détruire à jamais la vie sur cette planète – ou entendre l’appel bienveillant de leur cœur et instaurer le partage et la justice, seuls susceptibles d’assurer un avenir pacifique à l’humanité sur Terre.
[Partage international janvier 2012 (le Maître)]

« Le choix qui s’offre aux hommes est clair : continuer aveuglément sur leur lancée et, par leur cupidité, détruire à jamais la vie sur cette planète – ou entendre l’appel bienveillant de leur cœur et instaurer le partage et la justice, seuls susceptibles d’assurer un avenir pacifique à l’humanité sur Terre. »
(le Maître : La grande décision)

Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupidité, de manifester la divinité intérieure de l’homme. Cette manifestation, mes amis, doit s’accomplir, si ce n’était le cas, le futur de l’homme serait vraiment sombre. Une crise nécessitant une prise de décision attend l’humanité. Mon Amour provoque une polarité de points de vue ; c’est le glaive que je brandis. Mes amis, sachez de quel côté vous vous situez et recevez ma lumière. Prenez garde à la direction dans laquelle vous marcherez : celle qui ouvre sur l’avenir, ou celle qui conduit à l’oubli. [Message n°64 (Maitreya)]

La coopération doit être présentée comme la voie du futur et non simplement comme une regrettable nécessité, car autrement nous aurions une révolution. Il nous faut choisir de notre plein gré la voie du changement, la voie de la coopération. Nous devons reconnaître et accepter les droits de tout être humain, du plus défavorisé dans l’échelle sociale jusqu’au puissant magnat vivant dans un hôtel particulier du monde développé. La compétition, comme l’affirme le Maître, « va à l’encontre de l’ordre naturel, la coopération libère en l’homme la bonne volonté ». [l’Art de la coopération page 38 (B. Creme)]

Tôt ou tard, les nations du monde s’apercevront de la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience amènera leurs dirigeants à aborder les problèmes auxquels ils sont confrontés d’une manière totalement nouvelle, et à leur trouver des solutions à la fois plus simples et plus sages. Un tel changement de perspective favorisera la compréhension mutuelle et la coopération, qui remplaceront progressivement la confrontation et la compétition féroce qui règnent aujourd’hui. Il est clair que tous les pays n’avanceront pas au même rythme dans cette direction mais l’efficacité de la méthode, ancrée dans le bon sens, finira par encourager même les moins enthousiastes à reconnaître les bénéfices que tous pourront en tirer. Chaque pas dans ce sens renforcera le processus et accélérera cette évolution vers la coopération. De cette manière, on verra se développer entre les nations des relations plus saines et, à terme, de véritables sentiments de fraternité.
[Partage international mai 2018 (le Maître)]

Mes enfants, mes amis, je suis venu peut-être plus rapidement que vous ne vous y attendiez. Mais il y a tant à faire, tant à changer dans le monde. Beaucoup ont faim et meurent, beaucoup souffrent inutilement. Je viens pour changer tout cela ; pour vous montrer comment, ensemble, avancer vers une vie plus simple, plus saine et plus heureuse. Les hommes ne s’opposeront plus entre eux, ni les nations entre elles, mais ensemble, comme des frères, nous avancerons vers ce monde nouveau.
[Message n°1 (Maitreya)]

Nous avons édifié des systèmes basés sur de faux principes : compétition, division, séparation et inégalité, tout cela s’oppose à cette réalité intérieure. Cette réalité intérieure est Unité du genre humain, une nature divine partagée, latente en chaque être humain, qui a besoin de formes extérieures correctes pour permettre à son rayonnement de s’exprimer. [La Mission de Maitreya Tome I (B. Creme)]

Beaucoup luttent pour la liberté mais la refusent aux autres, oubliant que la liberté elle-même, comme la justice, est indivisible. Beaucoup cherchent à répondre uniquement à leurs besoins, oubliant que seule l’interdépendance permet d’assurer la satisfaction des besoins de tous. L’appel de Maitreya retentira aux oreilles des hommes : partagez pour sauver le monde. Coopérez pour connaître la vraie liberté. « Prenez votre frère par la main, et sachez qu’il n’est autre que vous-même. » Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur inspirera-t-il les changements dont le monde a tant besoin, ce monde qui souffre le martyre à mi-chemin entre déclin et renouveau. [Un monde en mutation (Le Maître )]

Le Maître nous dit : « La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent et ceux qui coopèrent. » Cette affirmation exprime parfaitement la situation et elle me paraît cruciale. Elle donne en effet la mesure de ce qui est en jeu actuellement et montre que le monde est prêt pour le changement. Deux grandes forces existent aujourd’hui : d’un côté les réactionnaires qui regardent en arrière par amour du passé et qui s’accrochent désespérément à ce qui est vieux et inutile, à ce qui s’effondre et tombe en ruine ; et, de l’autre, ceux qui réalisent que la seule voie vers le progrès passe par la coopération, ceux qui viennent en incarnation prêts à coopérer parce que ce sont des disciples et des initiés. C’est entre les mains de ces disciples et initiés, qui forment le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que repose notre avenir. [Partage international, juillet/août 1998)]

L’ère de la compétition touche à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d’abondance, la cupidité et la séparation s’effaceront également des mémoires. A la place de ces fléaux émergera la coopération, bénédiction qui garantira aux hommes leur divinité essentielle. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes en viendront-ils à comprendre une autre facette de la nature de Dieu. [L’Art de la coopération (le Maître)]

Aujourd’hui, pour autant qu’elle serve à quelque chose, l’éducation est avant tout la formation à un métier. Les gens sont formés uniquement à gagner leur vie dans un monde tourné vers le commerce et régi par la compétition. Cela changera. La compétition doit céder la place à la coopération. C’est essentiellement la compétition – fondée sur l’avidité et la peur – qui empêche les hommes d’exprimer le plus important : leur unité, le sentiment qu’ils appartiennent à un seul et même groupe. Cela doit changer. Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes réaliseront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. [La Mission de Maitreya Tome III (B. Creme)]

Nous ne doutons pas que l’humanité prendra conscience de son unité. L’homme est aujourd’hui confronté à des problèmes aussi nombreux qu’importants. À l’arrière-plan des efforts désordonnés qu’il déploie pour y faire face commence à poindre la prise de conscience qu’il appartient à tous de prendre part à leur résolution ; que la responsabilité de la situation est globale et indivisible, comme le sont les problèmes eux-mêmes ; que c’est seulement par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être traitées de façon satisfaisante. [Partage international mars 2024 (le Maître)]

Je suis un homme simple et, avec simplicité, je vous adresse mon appel : accordez-moi votre confiance, suivez-moi et laissez-moi vous guider vers un avenir fondé sur l’Amour, fondé sur le Partage, fondé sur la Fraternité. Permettez-moi de vous montrer comment accéder à cet état de simple interdépendance, de justice, d’alignement correct avec votre Source et avec vos frères. (Message n°4 (Maitreya)]

Question. Pourquoi est-il si difficile de vivre en ayant des relations justes ?
Réponse. Si, à l’heure actuelle, nous n’y parvenons pas, c’est parce que les circonstances nous en empêchent en grande partie – nos gouvernements n’entretiennent pas des relations justes. Nous nous agressons, nous nous défendons, nous investissons des millions de dollars dans du matériel et des armes de toutes natures pour nous menacer mutuellement, nous nous faisons la guerre, nous avons mis en place des structures économiques basées sur la compétition et sur les forces du marché – c’est-à-dire sur l’avidité. Ceux qui détiennent l’argent s’enrichissent et ceux qui n’en ont pas doivent se contenter de peu. Ceux qui ont le pouvoir peuvent imposer leur volonté aux autres – il s’agit là de relations incorrectes. Quand les gouvernements agissent ainsi, le peuple suit, et cela crée la qualité de la personnalité de la nation, l’ambiance quotidienne dans laquelle nous vivons. […] En agissant ainsi, nous nions, nous ignorons totalement notre nature divine. Le plan divin est que l’humanité vive en harmonie – l’harmonie est ce que Dieu veut pour le monde, mais il n’y a d’harmonie nulle part. L’harmonie ne se crée pas toute seule. […] Dieu ne peut travailler qu’à travers des intermédiaires. Il vous faut devenir un agent de Dieu, et vous comporter comme tel dans votre vie de tous les jours. Quand vous en serez là, quelque chose de bien précis se produira. Vous vous apercevrez que vous appartenez à un très vaste groupe de gens disséminés de par le monde, qui éprouvent la même chose, nourrissent les mêmes idéaux d’harmonie, de justice et de justes relations. Lorsque suffisamment d’individus pensent ainsi et agissent en conséquence, les choses changent. [La Mission de Maitreya tome II (B. Creme)]

La tourmente et la menace actuelles ne sont que le prélude à une ère nouvelle de paix et de coopération où l’humanité s’efforcera de réparer les erreurs du passé, de faire régner la justice parmi les nations, de résoudre les anciennes querelles et de faire respecter le droit international. Lorsque les hommes jetteront un regard en arrière sur notre époque, ils y verront la nuit obscure qui précède l’aube la plus éclatante et ils seront heureux d’avoir vécu ces temps mémorables. Le monde attend l’Instructeur. L’Instructeur attend l’opportunité d’apparaître au grand jour, d’enseigner et de servir.
[Un Maître parle (le Maître)]

« La tourmente et la menace actuelles ne sont que le prélude à une ère nouvelle de paix et de coopération où l’humanité s’efforcera de réparer les erreurs du passé. »

La compétition va à l’encontre de l’ordre naturel ; la coopération libère en l’homme la bonne volonté. La compétition n’a d’autre préoccupation que le soi personnel, alors que la coopération œuvre au plus grand bien de tous. La compétition mène à la séparation, origine de tous les péchés ; la coopération mêle et unit les fibres multicolores qui constituent la trame de l’unique Vie divine. La compétition a conduit l’homme au bord du précipice ; seule la coopération l’aidera à retrouver son chemin. Les tenants du passé aiment la compétition ; les tenants de l’avenir embrassent avec joie la divine coopération. La population du monde se divise en deux catégories : ceux qui s’affrontent, et ceux qui coopèrent. [Partage international mai 2025 (le Maître)]

N’oubliez pas, mes frères, que vous êtes uns, que le Père de tous vous a créés à son image divine, et qu’à travers vous brille la même lumière bénie d’Amour et de Vérité. L’heure vient, mes amis, où la lumière de la Vérité brillera tout autour de vous, où l’homme prendra son frère dans son cœur et le reconnaîtra comme lui-même.[Message n°51 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
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S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Le lien entre l’Iran, le pétrole et le capitalisme [sommaire]

De nombreuses personnes s’interrogent sur les véritables raisons de la guerre avec l’Iran, et les analyses que nous vous présentons, bien que complexes, apportent un éclairage sur la question. Elles révèlent également le degré d’inhumanité qui a été atteint et la nécessité de passer le plus rapidement possible aux énergies renouvelables.

Selon George Monbiot, journaliste et écrivain, il existe un lien direct entre le capitalisme, le pétrole et l’Iran, un lien étroit qui peut ne pas sembler évident pour les lecteurs non avertis. Dans un article récent, il fait remarquer que l’Iran est historiquement aux mains d’un pouvoir répressif détenu par des ayatollahs parce qu’en 1953, le gouvernement de Winston Churchill a persuadé la CIA de déclencher un coup d’État contre le gouvernement démocratique soutenu par le peuple de Mohammad Mossadegh. Pourquoi ? Parce que M. Mossadegh projetait de nationaliser la compagnie pétrolière anglo-iranienne (AIOC) pour empêcher une puissance étrangère (le Royaume-Uni) de s’accaparer la richesse du pays.

Manifestation anti-énergies fossiles (Photo : Frypie, Wikimedia Commons)

Les États-Unis ont accédé à cette demande, et avec le concours du Royaume-Uni, la deuxième tentative de coup d’État a permis aux États-Unis de rétablir la dictature du shah Mohammad Reza Pahlavi. En 1954, un consortium occidental a donné à l’AIOC, qui devint plus tard la British Petroleum (BP), 40 % du pétrole iranien, et les entreprises américaines en ont perçu également 40 %. Le reste des parts revint aux partenaires européens. La répression croissante exercée par le shah dans les années 1970 a déclenché une révolte qui porta au pouvoir l’ayatollah Khomeini.

G. Monbiot établit le lien entre le pétrole et le capitalisme en ces termes : « La puissance militaire mondiale a en grande partie pour fonction de fournir les profits issus des ressources naturelles, le pétrole en particulier, aux banques et leurs actionnaires, aux négociants de matières premières et gestionnaires d’actifs, aux fonds spéculatifs et aux sociétés de capital-investissement. Servant le même objectif, une infrastructure de persuasion, composée de lobbyistes, de médias, et d’algorithmes de réseaux sociaux, est mobilisée pour assurer que les personnes les plus amorales, cruelles et belliqueuses soient choisies comme dirigeantes, afin de permettre au flux du pétrole et d’autres produits de continuer à bénéficier au capital, quel que soit le coût humain. Leurs opposants sont diabolisés et les alternatives rejetées comme irréalistes, impopulaires et trop coûteuses. Le contrôle des ressources est la force motrice de la politique. »

L’intérêt de l’occident pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale n’est pas nouveau puisqu’il perdure depuis plus d’un siècle, avec de nombreuses tentatives de gouvernements étrangers pour contrôler la région, en partie en raison du pétrole gisant sous ses sables, mais également, ces dernières décennies, pour des raisons financières. Un article d’Ellen Brown évoque l’objectif secret des États-Unis, d’une « domination financière à tous les niveaux », lequel a été révélé en 2000. C’était juste après que le monde s’est ouvert en 1997, au marché des produits dérivés non régulés grâce à l’accord sur les services financiers de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le marché des produits dérivés est évalué à 846 000 milliards de dollars, plus de sept fois le montant de l’économie mondiale, et considéré par les économistes comme une bulle prête à éclater. De façon significative, l’Iran possède le seul système bancaire au monde fonctionnant totalement sans intérêts, ce qui l’isole de la vulnérabilité des produits dérivés et en fait un obstacle structurel au contrôle financier américain.

Le pétrole n’a pas donné naissance au capitalisme, mais il l’a massivement répandu et lui a donné du pouvoir. G. Monbiot déclare que si nous nous désengageons du pétrole « nous retirerons les moyens financiers aux dictateurs et aux machines de guerre, aux coups d’États et aux assassinats, aux invasions et aux menaces nucléaires. Cela ne fait pas tout bien sûr. Il y aura encore des guerres pour l’eau, des guerres pour la terre et pour les minerais ; après tout la machine militaire ne peut pas rester là à rouiller. Mais ce serait déjà beaucoup. »

En abandonnant les combustibles fossiles, nous résoudrons une deuxième urgence, en plus des guerres et de la violence, celle de l’environnement, qui cause tant de souffrances dans le monde par le biais des désastres climatiques, des températures excessives, de la pollution et d’autres conséquences liées à leur combustion. Passer aux renouvelables ne sera cependant pas facile car les capitalistes du secteur des combustibles fossiles feront tout leur possible pour éviter que cette transition n’advienne. Cela nécessiterait un élan comme nous n’en avons pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pour hâter cet élan, G. Monbiot porte à notre connaissance une initiative essentielle qui va dans ce sens : le film – People’s Emergency Briefing –, présenté par des bénévoles dans les cinémas à travers le Royaume-Uni, devrait faire pression sur le gouvernement afin qu’il explique comme il se doit la situation en Iran, et entraîner une mobilisation à grande échelle.

Dans une tribune du New York Times, Davis Wallace-Wells qualifie la guerre en Iran de symptôme de l’ordre énergétique en déclin (les combustibles fossiles), avant que le nouvel ordre (les renouvelables) ne s’impose. Il considère la guerre en Iran comme le troisième choc énergétique majeur de ces dernières années, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement au moment de la Covid étant les deux premières.

Il est probable que la hausse des prix déclenchée par la guerre en Iran perdure quelque temps. Notre ancienne complaisance et notre confiance concernant la disponibilité et la stabilité du pétrole pourraient donc donner lieu à un mouvement de transition vers les renouvelables. D. Wallace-Wells reconnaît qu’elle puisse ne pas être ni pacifique ni rapide, les gouvernements des pays en développement étant dépendants des taxes des sociétés du secteur énergétique ou du financement direct des activités issues des combustibles fossiles détenues par les États. Il sent cependant que le rejet populaire de la guerre en Iran pourrait marquer le début de la fin des énergies fossiles.

 

Première conférence sur la transition énergétique

Les conférences des Nations unies sur le changement climatique (COP) se tiennent tous les ans depuis 1995. Elles se sont cependant principalement attachées à soustraire de la responsabilité humaine les émissions de gaz à effet de serre mis en cause dans le changement climatique. Ce n’est que lors de récentes rencontres que le problème majeur (la nécessité de supprimer progressivement l’utilisation des combustibles fossiles) a été mis à l’ordre du jour. La nature consensuelle des réunions et le fait qu’un grand nombre de lobbyistes et de pays dépendants économiquement des énergies fossiles sont des participants, peut expliquer cette anomalie.

Lors de la COP 30 de novembre dernier par exemple, un groupe d’États pétroliers a mis son veto à la proposition d’élaborer une feuille de route pour sortir progressivement des énergies fossiles. En fait, les mots « combustibles fossiles » n’apparaissent nulle part dans le texte final de l’accord de la COP 30. Pourtant, 85 pays étaient favorables à cette proposition.

Les gouvernements de Colombie et des Pays-Bas sont maintenant les organisateurs de la première conférence sur la sortie équitable des énergies fossiles, programmée du 24 au 29 avril 2026 à Santa Marta en Colombie. C’est la première fois que des gouvernements, dans ce cas une « coalition de volontaires » organisent un sommet international majeur dédié spécifiquement à la sortie des énergies fossiles. Il est conçu non pour remplacer les COP mais comme un complément et pour procurer une plateforme politique stable aux pays prêts à mettre en œuvre un plan d’action élaboré pour sortir des combustibles fossiles. Il ne sera pas régi par le consensus mais par la règle de la majorité, pour éviter que certains pays ne le sabotent.

Manifestation lors de la COP 30 (Photo : Xuthoria, Wikimedia Commons)

Les quatre premiers jours de la conférence seront consacrés aux échanges entre participants, avec des espaces distincts pour le monde universitaire, les organisations de la société civile, le secteur privé, les travailleurs, les administrations régionales, et l’assemblée du peuple. Les deux derniers jours seront destinés aux ministres représentants des gouvernements régionaux, aux porte-parole et aux représentants des groupes de participants.

L’objectif de la conférence de Santa Marta est de commencer à élaborer la feuille de route bloquée lors de la COP 30 et de se mettre d’accord sur des solutions concrètes que des réunions de suivi pourront affiner, pour permettre aux gouvernements de les mettre en œuvre. Les organisateurs espèrent que ce sommet permettra à ce processus international de se pérenniser et de conduire les pays du Pacifique à organiser un prochain sommet pour faire avancer les réalisations. Pour s’assurer que la sortie des énergies fossiles n’affectera pas les travailleurs, les communautés et les économies des pays qui en dépendent, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté l’Agence internationale de l’énergie d’aider à créer une plateforme mondiale où les secteurs publics et privés pourront « faire coïncider le recul des investissements dans les combustibles fossiles avec l’augmentation rapide de l’énergie propre. »

Les reporters du Guardian, Mark Hertsgaard et Kyle Pope, déclarent que l’arme secrète de la réunion en Colombie réside en son potentiel à fonctionner comme une superpuissance économique. En effet, le produit national brut combiné (PNB) des 85 pays soutenant le plan d’action s’élève à 33 300 milliards de dollars, et, si la Californie rejoint le groupe avec un PNB de 4 100 milliards, cette superpuissance économique atteindra 37 400 milliards, un peu moins que les PNB conjugués des États-Unis et de la Chine. Si ce groupe émet des plans de sortie des combustibles fossiles transparents et convaincants, les investisseurs publics et privés pourraient passer aux renouvelables pour ne pas se retrouver avec des actifs bloqués, sans valeur.

Comme l’a déclaré Catarina Rolfsdotter-Jansson, représentante du media « We don’t have time » (le temps presse), « la conférence de Santa Marta représente une occasion décisive de s’attaquer aux crises interdépendantes auxquelles nous sommes confrontés toutes issues du même système fondé sur les énergies fossiles. Elle offre une voie concrète pour relancer la coopération multilatérale, restaurer les normes internationales, et accélérer une sortie mondiale équitable des énergies fossiles, fondement de la paix, de la stabilité et de la protection de la vie. » Elle affirme que cela peut constituer le début de la fin des énergies fossiles.

Nous publierons dans le prochain numéro un compte-rendu des résultats de cette conférence.

 

La campagne du Vatican pour encourager le désinvestissement des industries minières

Cité du Vatican, basilique Saint-Pierre (Photo : Dietmar Rabich, Wikimedia Commons)

L’encyclique environnementale du Pape François en 2015, Laudato Si (Loué sois-tu) inspire encore aujourd’hui une action réelle parmi les dirigeants catholiques. En mars 2026, le Vatican a lancé une campagne pour encourager le désinvestissement des industries minières, de manière à aligner les placements financiers de l’Église avec ses enseignements sur l’écologie. La campagne consiste à créer un réseau œcuménique de catholiques et d’autres confessions chrétiennes, le Réseau des Eglises et des mines, qui est particulièrement actif en Amérique Latine.

Lors d’une conférence de presse au Vatican, des groupes autochtones aussi bien que des cardinaux, ont témoigné de la manière dont les extractions minières menacent la santé humaine, les écosystèmes environnementaux et la justice sociale. Yolanda Flores, porte-parole du peuple Aymara au Pérou, a expliqué que les mères indigènes craignent d’empoisonner leurs enfants à cause de la pollution de leur eau par le ruissellement causé par l’extraction. Elle a demandé : « Qui finance cela ? Qui fournit l’argent pour nous empoisonner ? »

Le cardinal guatémaltèque Alvaro Ramazzini décrit les conséquences de l’extraction d’or et d’argent sur leurs terres par une société minières canadienne. Bien qu’il s’agisse d’une activité légale, il se demande : « Les opérations d’extraction sont-elles équitables en terme de justice redistributive ? Non. » Bien qu’elles aient procuré de l’emploi à court terme pour la population, elles n’ont pas favorisé le développement à long terme des communautés concernées.

En 2022, le pape François a créé un comité d’investissement composé d’experts financiers de l’Église incluant la consultation d’experts financiers externes afin de garantir « la nature éthique des placements du Saint-Siège selon la doctrine sociale de l’Église, ainsi que leur rentabilité, leur adéquation et leurs risques. » La campagne du Vatican est destinée à encourager les Églises locales à reconsidérer leurs stratégies d’investissement et à se désengager lorsqu’elles sont en conflit avec la doctrine sociale, ainsi que de partager l’information, en particulier avec les groupes autochtones, sur les types d’extraction effectués sur leurs terres.

Le milliard d’adeptes de l’Église catholique et ses importants placements institutionnels permettent d’avoir un impact concernant cette décision de désinvestir. Elle envoie un puissant message aux marchés mondiaux et aux institutions, soutenant que le profit ne doit jamais se réaliser aux dépens du peuple ou de la planète, et créant un précédent qui pourrait se propager aux diocèses, aux organisations religieuses ou même aux systèmes financiers laïques.

Edwin Wangombe, journaliste au « We don’t have time » (le temps presse) résume : « Voilà à quoi ressemble une véritable gestion du climat : ne pas seulement prôner le changement mais l’incarner.[…] Cela prouve que les institutions aussi, si traditionnelles soient-elles, peuvent évoluer et devenir de puissantes alliées pour construire un futur plus propre, plus juste et plus durable pour tous. »

 

Etats-Unis : une nation autochtone nettoie une zone contaminée 

Entre 1891 et les années 1970, des millions de tonnes de plomb et de zinc ont été extraites de la zone d’exploitation minière des trois États, qui s’étendait à travers le Kansas, le Missouri et l’Oklahoma. Les gigantesques tas de roches toxiques appelés chat piles, vestiges des opérations minières, ont été intégrés dans ce que l’Agence de protection environnementale américaine (EPA) a appelé, en 1983, le site Superfund de Tar Creek. C’était l’un des endroits les plus pollués du pays, et la partie située en Oklahoma couvrait presque tout le territoire de la nation Quapaw.

Les chat piles contenaient du plomb et du cadmium, déversant des toxines lorsqu’il pleuvait. Les tunnels creusés près de la surface s’écroulaient souvent, engloutissant du bétail, des voitures et même des maisons. Des eaux acides remontaient à la surface et coloraient Tar Creek en orange rouille. En 1979, une étude révéla que 34 % des enfants amérindiens dans cette zone avaient dans le sang des taux de plomb dangereusement élevés. Cette terre autrefois foisonnante était presque morte.

Chat Pile at Picher, Oklahoma Superfund Site (Photograph: Kelly K, Wikimedia Commons)

Les entrepreneurs, engagés grâce à une subvention, n’ont défriché que partiellement le terrain en grattant la couche arable nécessaire à la culture, en conséquent la tribu leur a signifié qu’ils n’étaient plus les bienvenus sur leur territoire et a pris le relais. Les Quapaw ont commencé à nettoyer eux-mêmes le sol, l’ont amendé avec de la bonne terre arable, l’ont ensemencé et paillé, puis ils ont envoyé la facture à l’EPA. Leur objectif était de rendre la terre à nouveau productive et ils y sont parvenus.

Ils ont restauré la terre avec du compost de champignons et aux endroits où la contamination avait été traitée selon les standards de l’EPA, ils commencèrent des cultures en rangs. Au début, ces cultures ne furent pas florissantes à cause de la pauvreté du sol, mais ils ont continué à l’enrichir et au bout de 40 ans de traitement curatif, ce sont maintenant plus de mille hectares de culture en rangs qui permettent de fournir un revenu à la tribu. Le bétail paît sur des terres moins fertiles, et les terres inadaptées aux cultures ou au bétail ont été laissées en friche pour la faune et la flore. Il reste encore du travail à faire mais la tribu persévère. Pour les Quapaw, l’agriculture signifie identité et indépendance.

Les Quapaw, une communauté de plus de 6 000 membres, représentent la première et l’unique nation tribale du pays à gérer et à réaliser une opération de nettoyage avec l’aide du programme Superfund. L’EPA leur a finalement versé les milliers de dollars dépensés pour ce projet.

 

En Afrique, un moyen gagnant-gagnant de protéger les écosystèmes

En 2010, le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth s’est rendu sur l’île ouest-africaine de Principe à la recherche d’un endroit propice pour construire une maison. Principe est connue pour la spécificité de sa faune et de sa flore depuis sa découverte par les navigateurs portugais en 1471. Étant inhabitée et séparée du continent africain par plus de 260 kilomètres d’océan, elle avait développé au fil des années, des forêts tropicales uniques. Parmi les principaux prédateurs figurent des escargots terrestres géants et des crabes, et de nouvelles espèces y sont découvertes encore aujourd’hui, ce qui lui a valu le surnom de « Galapagos africaine ».

Nectarinii de l’île de Principe (Anabathmis hartlaubii), mâle (Photo : Charles J. Sharp, Wikimedia Commons)

Les Portugais y ont initié une économie de culture du cacao, mais ce commerce fut abandonné en 1975 avec l’indépendance de l’île. Les descendants d’esclaves et de travailleurs venus d’Angola et du Cap Vert se sont alors tournés vers une agriculture de subsistance, pénétrant plus profondément dans les parties inexplorées de l’île, coupant des arbres, et cherchant du fourrage.

Peu après l’arrivée de M.  Shuttleworth, la recherche d’un nouveau terrain pour sa maison se transforma en désir d’aider les habitants de l’île. Tout d’abord, il convertit une ancienne demeure de plantation en hôtel dont le personnel était composé de locaux formés à cette fin, mais il voulait faire plus. « La voie normale de développement pour Principe serait de raser la forêt et de cultiver des grains de poivre estampillés commerce équitable, mais nous voulons les récompenser en tant que jardiniers de leur précieux environnement. » a-t-il déclaré.

 

Vendeur de petits pains sur l’île de Príncipe (Photo : César J. Pollo, Wikimedia Commons)

Engageant plus de cent millions d’euros de sa propre fortune, il a créé un projet de développement durable qui bénéficie également à l’environnement. Les villageois qui acceptent de se conformer à un code de protection de l’environnement reçoivent un revenu trimestriel. A ce jour, plus de 60 % de la population adulte, environ 3 000 personnes, a rejoint le projet de la Fondation Faya. Le premier paiement versé en mars représentait jusqu’à 816 €, une somme conséquente sur l’île.

Cependant, prendre soin de l’environnement est un processus d’apprentissage continu. Par exemple les versements sont réduits si des arbres sont coupés sans autorisation. Par ailleurs, la fondation finance des améliorations dans les écoles, revitalise le commerce du cacao, et procure des conseils financiers, car de nombreux habitants de Principe n’ont ni compte en banque ni expérience en matière de gestion financière. Elle travaille aussi au développement d’un nouveau village.

Les progrès de cette expérience sociale innovante seront suivis de près. M. Shuttleworth déclare : « Si elle réussit, j’espère que d’autres écosystèmes irremplaçables pourront en bénéficier à grande échelle. »

 

Deux réussites environnementales

 

Une initiative verte de l’Arabie Saoudite

Logo : Initiative verte saoudienne (Image : Saudi Green Initiative, Wikimedia Commons)

L’initiative verte de l’Arabie Saoudite, dont l’objectif consiste à planter 10 milliards d’arbres soit l’équivalent de la réhabilitation de 40 millions d’hectares, fut initiée en 2021 par le Prince héritier Mohammed Ben Salman. Le projet a franchit un cap cette année avec la restauration du premier million d’hectares de terres dégradées et la plantation de plus de 159 millions d’arbres.

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, également président du conseil d’administration du Centre national pour le développement de la couverture végétale et de la lutte contre la désertification, Abdulrahman Al-Fadley déclare que cette transformation en cours aboutira à la restauration de 2,5 millions d’hectares d’ici 2030. A ceci viennent s’ajouter des projets stratégiques comme l’utilisation de l’eau de barrages et la collecte d’eaux de pluie.

Le vice-ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, Mansour Al-Mushaiti, attribue cette réussite à la synergie entre le gouvernement, le secteur privé et le secteur non-lucratif, et il met en avant des projets comme le Programme national pour l’ensemencement des nuages. Il affirme que l’ensemencement des nuages a permis non seulement d’augmenter les précipitations mais également de réduire les tempêtes de sable de 50 % en 2025.

La clé consiste dans une approche intégrative et une volonté politique de mener à bien ce chantier. Une fois ces conditions réunies, le projet prouve que la restauration des terres est possible même dans les environnements les plus difficiles.

 

États-Unis : cent barrages supprimés en un an

L’élimination d’un barrage est l’un des moyens les plus rapides et les plus efficaces pour redonner vie à une rivière. En quelques jours, les insectes reviennent. En quelques semaines, des poissons endémiques reprennent possession des cours d’eau qu’ils avaient quittés depuis des générations. Toute le bassin versant recommence à respirer.

Aux États-Unis, l’année 2025 a marqué un tournant dans l’élimination de barrages et la reconnexion des cours d’eau. Cent barrages ont été supprimés, reconnectant environ 7 874 kilomètres de rivières, le plus grand nombre de kilomètres en amont jamais reconnectés en un an dans le pays grâce à la suppression de barrages. Ces suppressions ont eu lieu dans trente États, la Pennsylvanie en tête, un État historiquement leader dans la restauration des rivières, qui a supprimé quatorze barrages en 2025.

Démolition d’un barrage en cours (Photo : USFWS/Southeast, Wikimedia Commons)

Certaines de ces suppressions concernent des structures dangereuses qui tombaient en ruines, d’autres ont rétabli le passage d’espèces de poissons menacées ou réduit le risque d’inondation, tandis que d’autres encore ont généré une restauration non seulement écologique mais également culturelle en faveur de tribus autochtones.

Lorsque les barrages n’ont plus d’utilité, mais qu’en réalité, ils empêchent les poissons de rejoindre leur lieu de reproduction, ils présentent des risques pour la sécurité, augmentent le risque d’inondation, ne fournissent plus d’électricité et devraient être démantelés.

L’association American Rivers prévoit de supprimer 30 000 barrages d’ici 2050 sur les 500 000 répertoriés par l’inventaire national, et le mouvement prend de l’ampleur rapidement grâce au soutien populaire croissant.

Cent barrages et presque 8 000 kilomètres de rivières qui retrouvent leur flux naturel en un an, ce n’est pas un mauvais bilan.

 

Restitution de terres aux tribus autochtones de Californie

En 1850, le gouvernement de l’État de Californie s’était engagé à réserver environ 7 % des terres et des eaux de cet État pour les tribus autochtones. 175 ans plus tard, cet engagement semble enfin se concrétiser : l’Agence des ressources naturelles de Californie (CNRA) prévoit de confier plus de 3 millions d’hectares de terres et d’eaux côtières à la gestion des tribus.

Dans une déclaration au magazine High Country News, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré : « La restitution des terres tribales est la reconnaissance d’une douloureuse histoire de dépossession, une preuve de responsabilité et un engagement pour un avenir meilleur. »

Lors de la signature des traités initiaux, nombre de chefs tribaux n’ont bénéficié que d’un soutien limité, voire inexistant, en matière de traduction. Et la première session législative de l’État a interdit la pratique autochtone consistant à allumer des feux contrôlés et prudents destinés à gérer le territoire. Ce manque de gestion responsable a eu des conséquences désastreuses : dégradation de la qualité de l’eau des lacs et des rivières, réduction de la biodiversité et transformation de certains parcs de l’État en véritables poudrières.

Morning Star Gali, directeur et fondateur d’Indigenous Justice et membre de la tribu Ajumawi de Pit River, a déclaré : « L’Agence des ressources naturelles de Californie fait des progrès importants » pour reconnaître et répondre au problème des traités non ratifiés. Il a également indiqué qu’il faudra des décennies pour réparer ces injustices historiques.

Voici quelques exemples de restitutions récentes organisées par Land Back, un mouvement visant à restituer les terres ancestrales aux tribus amérindiennes de Californie :

  • 6 000 hectares ont été restitués à la tribu Yurok, dernière étape d’un processus de restitution de près de 20 000 hectares précédemment exploités par des entreprises forestières. Le président de la tribu Yurok, Joseph L. James, a déclaré : « L’impact de ce projet est considérable […] nous bâtissons un avenir durable pour les poissons, les forêts et notre peuple, qui respecte à la fois l’intégrité écologique et notre patrimoine culturel. »
  • En octobre 2026, la tribu indienne de Tule River a récupéré près de 6 900 hectares dans la vallée centrale.
  • En novembre 2026, l’État a approuvé un soutien financier pour la tribu Washoe du Nevada et de Californie, pour racheter 4 200 hectares d’anciennes terres de ranchs dans le nord de la Sierra Nevada.
  • En décembre 2026, près de 370 hectares bordant le parc national de Yosemite ont été restitués à la tribu Miwuk du sud de la Sierra Nevada.

L’Agence des ressources naturelles estime que plus de 690 000 hectares sont déjà gérés par des tribus. Cela comprend plus de 40 500 hectares grâce aux programmes de restitution de terres de l’État, plus de 28 400 hectares sous forme de réserves et de terres en fiducie, et plus de 36 400 hectares grâce à des partenariats avec les parcs d’État de Californie.

https://www.hcn.org/issues/58-2/landback-advances-across-the-west/

https://www.latimes.com/environment/story/2026-03-17/california-pledges-to-open-land-waters-to-indigenous-tribes]

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:California_tribes_and_languages_at_contact.svg)

 

Dix-neuf mégapoles enregistrent des réductions « remarquables » de la pollution atmosphérique.

Selon une analyse récente de Breathe Cities, une initiative qui soutient les villes du monde entier dans leurs efforts pour assainir l’air et améliorer la santé publique, Londres, San Francisco et Pékin figurent parmi les 19 mégapoles ayant enregistré des baisses « remarquables » de la pollution atmosphérique depuis 2010. Dans ces trois villes, les niveaux de deux polluants dégradant la qualité de l’air ont diminué de plus de 20 %.

En matière de réduction des particules fines appelées PM2,5, c’est-à-dire de diamètre inférieur à 2,5 microns, Pékin et Varsovie arrivent en tête de classement, tandis qu’Amsterdam et Rotterdam ont enregistré la plus forte amélioration concernant le dioxyde d’azote (NO2), avec des réductions de plus de 40 %.

L’analyse a montré qu’en l’espace de 15 ans, des « réductions substantielles » peuvent être obtenues grâce à des mesures ciblées telles que la transition rapide de la Chine vers les voitures électriques, le développement des pistes cyclables dans les villes européennes et les restrictions imposées par Londres aux véhicules polluants.

La combustion des énergies fossiles libère des gaz toxiques et des particules nocives. En plus de contribuer à la formation de pluies acides, les plus fines de ces particules peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et se propager dans tout le corps, endommageant les organes, tandis que le dioxyde d’azote endommage les voies respiratoires.

Le Dr Gary Fuller, spécialiste de la pollution atmosphérique à l’Imperial College de Londres, a déclaré : « La pollution de l’air est souvent présentée comme un problème insoluble et politiquement impopulaire. Ce rapport démontre que des politiques ambitieuses peuvent améliorer la qualité de l’air que nous respirons. »

https://www.theguardian.com/environment/2026/mar/12/london-san-francisco-and-beijing-achieve-remarkable-reductions-in-air-pollution

Source : www.hcn.org ; www.latimes.com ; www.theguardian.com

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

Collaborer avec les esprits de la nature et les dévas (3e partie) [sommaire]

par Cher Gilmore,

Les première et deuxième parties ont présenté des témoignages montrant que les dévas et les esprits de la nature collaborent avec les humains à Findhorn, en Écosse, et à Perelandra, dans les Blue Ridge Mountains, en Virginie (États-Unis). La troisième partie s’ouvre sur d’autres témoignages provenant d’Australie et de Nouvelle-Zélande, et se conclut par une réflexion métaphysique et une description de la manière dont ces êtres de la nature influencent nos conditions météorologiques.

Dans les années 1980, l’Australien Michael Roads a découvert qu’il pouvait fusionner sa conscience avec différentes composantes de la nature : les rivières, les arbres, les plantes et le règne animal. Il a appris à faire l’expérience directe de la nature, et a consigné ses expériences dans plusieurs ouvrages publiés dans les années 1980 et 1990. Sa révélation portait sur l’interconnexion de toute chose, comme il le décrit dans son livre Retour à l’unité.

Plus tôt encore, dans son ouvrage The Kingdom of the Gods [le Royaume des Dieux – non traduit en français], le théosophe néo-zélandais Geoffrey Hodson propose une explication approfondie des règnes de la nature – qui émanent tous de la « Source et Fondement absolus, inconnaissables, infinis et immuables » de toute chose.

Il y décrit en détail ses observations personnelles, réalisées entre 1921 et 1929, de ce qu’il appelle les « dieux mineurs », constitués de nombreux types d’esprits de la nature existant à différents niveaux d’évolution – chacun possédant des caractéristiques et des fonctions distinctes. Des illustrations basées sur ses descriptions, comme celle ci-dessous représentant l’esprit de la nature d’un arbre, ont été réalisées par Ethelwynne Quail pour son ouvrage.

Un esprit de la nature arboricole, dessin d’Ethelwynne Quail (Photo : Theosophical Publishing House (Les Editions Textes Théosophiques), Adyar, Inde, avec autorisation)

Guérison, météo et Dévas

Du point de vue ésotérique, les informations données par Benjamin Creme s’inscrivent dans la tradition de la Sagesse éternelle. Pendant quarante ans, jusqu’en 2016, il fut le principal porte-parole de l’Instructeur du monde pour cette époque, Maitreya. Maitreya est à la tête de son groupe, les Maîtres de Sagesse, qui sont les gardiens du Plan divin pour l’évolution de cette planète.

B. Creme explique que les dévas constituent une évolution distincte mais parallèle à celle des êtres humains – les dévas sur la ligne de la « sensibilité », et les humains sur la ligne du « mental ». En d’autres termes, les dévas, dotés d’un appareil sensoriel extrêmement sensible, évoluent en perfectionnant leur capacité à ressentir. Le chemin de l’humanité, en revanche, consiste à développer le mental ; ceci exige un effort conscient pour mobiliser la volonté, et c’est, selon B. Creme, la voie la plus difficile des deux.

Au sujet de la collaboration avec la nature à des fins de guérison, il explique : « La nouvelle psychologie, la science à venir de l’âme, projettera une vive lumière sur la nature et la cause de la maladie et indiquera le chemin menant à la prévention. En temps opportun, l’homme apprendra à entrer en contact et à travailler avec le règne évolutif dévique (ou angélique) qui, sous de nombreux aspects, est profondément engagé dans le processus de guérison. » [Un Maître parle, page 28]. Peut-être que le travail de Perelandra – en particulier le Programme d’Assistance Médicale (MAP) [voir la deuxième partie de cet article] – représente le début de cette collaboration.

La science moderne nous dit que les phénomènes météorologiques, comme le réchauffement climatique, relèvent en grande partie de la physique. Il existe toutefois une autre dimension du climat que nous ignorons à nos risques et périls : celle de la réalité des dévas et des esprits de la nature qui gouvernent les schémas climatiques planétaires.

B. Creme affirme qu’il existe de nombreuses sortes et catégories de dévas (notamment les elfes, les fées, les lutins), depuis les élémentaux très inférieurs à l’homme, situés sur l’arc involutif, jusqu’à de grands êtres – les Archanges – situés bien au-delà de l’humain, sur l’arc évolutif.

Déva vert : peinture de Benjamin Creme

Il est crucial de savoir que les dévas et les esprits de la nature réagissent à la pensée humaine :

« …Les formes-pensées destructrices de l’humanité créent des conditions de déséquilibre et de tension dans le monde », explique B. Creme. « Le déséquilibre entre le monde développé et le tiers-monde, la pauvreté et la souffrance qui en résultent, donc les formes-pensées de douleur, d’angoisse et de destruction, se déversent dans la ceinture mentale du monde. Elles affectent ce que l’on appelle les élémentaux déviques, dont le rôle est de contrôler les schémas climatiques de la planète. »

Leur déséquilibre, provoqué par nos formes-pensées négatives, engendre à son tour un déséquilibre climatique.

B. Creme affirme que d’autres facteurs, outre les élémentaux déviques, influencent également les conditions météorologiques. Parmi ceux-ci figurent la déforestation de vastes zones, qui tend à provoquer des inondations, ainsi que le réchauffement dû au ralentissement de la rotation de la planète (cf. Partage international, septembre 1998) et à son léger rapprochement du Soleil. Selon lui, ces effets sont temporaires, mais inévitables à l’heure actuelle.

Pour mettre fin au chaos climatique, souligne-t-il, nous devons considérer la création comme un tout, comprendre que tout est interconnecté et renouer avec la nature comme le faisaient les anciens. Nous devons bannir la guerre à jamais. Nous devons partager les ressources de cette planète, qui appartiennent à tous. Et nous devons apprendre à vivre en harmonie avec la planète elle-même afin de créer un avenir où règnera l’harmonie entre nous.

Nous pouvons cultiver des jardins miraculeux et apprivoiser nos conditions météorologiques chaotiques en coopérant avec la nature pour le bien de tous. Mais le ferons-nous ? Plus il y aura de personnes qui comprendront que nous, les humains, influons sur tous les règnes par nos pensées et nos actions, plus nous aurons de chances de résoudre nos crises actuelles. Si tu es d’accord, partage cette information pour aider à transformer le monde !

 

Esotérisme

Les trois grandes fêtes de pleine lune du printemps [sommaire]

La fête de Wesak

Benjamin Creme a écrit dans son premier livre, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse : « […] lors de la fête de Wesak tous les membres de la Hiérarchie se réunissent dans cette vallée – à la fois physiquement et hors du corps physique. Le Christ et les chefs de deux autres grands départements – le département du Manou et le département du Seigneur de la Civilisation – ces trois Grands Seigneurs se tiennent en formant un triangle devant une énorme pierre plate sur laquelle est placée une grande coupe de cristal remplie d’eau pure. Lorsque la lune se lève à l’horizon, au moment de la pleine lune du Taureau, le Bouddha se présente.

Arrivant de Shamballa, Gautama Bouddha s’immobilise au-dessus de la pierre et de la coupe de cristal, et transmet au Christ l’énergie que l’on appelle Force de Shamballa – le grand premier rayon de Volonté ou de Pouvoir. Il continuera de la transmettre au Christ chaque année, avec une puissance sans cesse croissante, jusqu’en 2050 au moins.

Cette énergie est mise en circulation par le Christ à travers les trois Seigneurs (lui-même, le Manou et le Seigneur de la Civilisation), elle est conservée par la Hiérarchie, puis progressivement libérée dans le monde jusqu’à la pleine lune de la Balance, où elle est retirée jusqu’à la fête du Wesak suivante. Les habitants de la région qui sont venus, Tibétains et pèlerins du Nord de l’Inde, se réunissent à une extrémité de la vallée pendant que se déroule cette grande cérémonie. Puis, l’eau de la coupe de cristal, bénie par la présence du Bouddha, est partagée entre tous les participants. C’est un événement ésotérique d’une grande portée. » [PI juin 2017]

Question. La fête du Wesak a lieu pendant la pleine lune du mois de mai. Que se passe-t-il exactement ?
Réponse. La fête du Wesak (qu’on prononce ouéssac) se déroule, sur le plan étherique, dans une vallée himalayenne, et c’est un événement tout à fait extraordinaire. Il y a dans cette vallée, une pierre imposante sur laquelle est positionné un grand bol de cristal rempli d’eau. Les membres de la Hiérarchie spirituelle, placés selon leurs différents degrés d’initiation – les trois Grands Seigneurs, les Chohans, les Maîtres et les Initiés, exécutent des gestes rituels aux formes complexes. Puis parallèlement au lever de la lune au-dessus de l’horizon, le Bouddha vient depuis Shamballa (centre éthérique situé dans le désert de Gobi) planer au dessus du vaisseau de cristal afin de dynamiser l’eau. Le Bouddha libère les énergies de la force de Shamballa vers les trois Grands Seigneurs — le Christ, le Manou et le Mahachohan. Il s’agit de la puissante énergie du premier rayon, le rayon de Volonté et de But. Cette énergie circule parmi les trois Grands Seigneurs qui l’emmagasinent et la libèrent progressivement dans le monde pendant le reste de l’année. C’est le moment où le Bouddha s’approche du plus près qu’il peut du monde terrestre. Il est très intimement lié à la venue de Maitreya. Lui et Maitreya sont frères et ont été préparés pour leurs missions dans le monde depuis la nuit des temps. [PI juin 1990 (B.Creme)]

Q. Que se passe-t-il pendant la fête du Christ en Gémeaux ?
R. La pleine lune des Gémeaux – la fête du Christ – est une fête qui célèbre le rapprochement entre l’humanité et Dieu. Dans la nouvelle religion mondiale, il y aura un grand rapprochement unifié de la Déité, à l’occasion de toutes les pleines lunes, spécialement lors des trois principales fêtes spirituelles d’avril, mai et juin – du Bélier, du Taureau et des Gémeaux. Ces fêtes seront célébrées simultanément dans le monde entier. [La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B.Creme)]

Ce sera la fête de l’Esprit de l’humanité qui aspire à Dieu, cherche à se conformer à Sa volonté et se consacre à l’établissement de justes rapports humains. Cette fête sera fixée annuellement par rapport à la Pleine Lune de juin. Ce sera le jour où la nature spirituelle et divine de l’homme sera reconnue. Depuis deux mille ans, le jour de cette fête, le Christ a représenté l’humanité, se tenant devant la Hiérarchie et près de Shamballa, comme l’homme-Dieu, chef de Son peuple et « le premier-né entre plusieurs frères ». (Rom., VIII, 29.) Chaque année, à cette occasion, il a prêché le dernier sermon de Bouddha devant la Hiérarchie assemblée. Cette fête sera donc un jour d’intense invocation exprimant l’aspiration fondamentale à la fraternité et à l’unité spirituelle et humaine ; elle représentera l’effet produit dans la conscience des hommes par les efforts conjugués du Bouddha et du Christ. [Le Retour du Christ (A.Bailey)]

Il est prévu qu’elle sera un jour une prière mondiale et que les trois grandes fêtes – la fête de Pâques, la fête du Wesak un mois plus tard, et la fête du Christ encore un mois après – seront célébrées simultanément dans le monde entier, de même que les neuf fêtes – importantes elles aussi, bien que dans une moindre mesure – liées aux neuf autres pleines lunes de l’année. Ces trois fêtes occuperont une place centrale dans la nouvelle religion mondiale. Chacune d’elles constituera une grande approche de la Déité – évocation de la Lumière divine, de l’Amour divin et de la Volonté divine, qui pourront alors être ancrés sur la Terre et utilisés par l’homme. [La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B.Creme)]

Q. [1] En quoi les méditations de transmission de vingt quatre heures sont-elles différentes des Transmissions habituelles ? [2] N’est-il pas préférable de se concentrer et de transmettre pendant, disons, dix heures, cinq heures, trois heures, avec dix ou vingt personnes, plutôt que pendant vingt-quatre heures avec parfois trois personnes seulement ?
R. [1] Elles durent beaucoup plus longtemps ! Et aussi, elles sont rares, peut-être seulement trois fois par an, aux grandes fêtes de printemps : de Pâques, du Wesak et de l’humanité. [2] La réponse est un oui tempéré. Les trois grandes fêtes de printemps, cependant, sont une occasion unique pour les groupes du monde entier d’établir ensemble un rythme puissant. Pendant vingt-quatre heures, la Hiérarchie peut relier tous les groupes qui travaillent ensemble dans le réseau global de lumière que les Maîtres créent et potentialisent en permanence. En outre, le stimulus supplémentaire à l’aspiration et au service que présentent ces fêtes est un avantage psychologique important.

La Grande Invocation [sommaire]

Le Christ utilisa pour la première fois la Grande Invocation en juin 1945, et la transmit à l’humanité pour permettre aux hommes d’invoquer eux-mêmes les énergies qui transformeront notre monde et rendront possibles son retour et celui de la Hiérarchie. Sous sa forme originelle, celle que le Christ utilise, elle se compose de sept phrases mystiques, formulées dans une langue sacerdotale très ancienne. La Grande Invocation a été traduite (par la Hiérarchie) en des termes que nous pouvons utiliser et comprendre, et, traduite en de nombreuses langues, elle est utilisée aujourd’hui dans presque tous les pays du monde.

Lorsqu’elle est utilisée en formation triangulaire, la Grande Invocation peut être rendue encore plus puissante. Si vous désirez travailler en ce sens, entendez-vous avec deux amis pour la prononcer quotidiennement à voix haute. Il n’est pas nécessaire de se trouver dans la même ville, ni dans le même pays, ou de la dire au même moment de la journée. Dites-la simplement quand cela vous convient et, vous unissant mentalement avec les deux autres personnes, visualisez un triangle de lumière blanche circulant au-dessus de vos têtes, et voyez-le relié à un réseau de triangles semblables recouvrant le monde.

LA GRANDE INVOCATION

Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu,
Que la lumière afflue dans la pensée des hommes,
Que la lumière descende sur la Terre.

Du point d’Amour dans le Cœur de Dieu,
Que l’amour afflue dans le cœur des hommes,
Puisse le Christ revenir sur terre.

Du centre où la Volonté de Dieu est connue,
Que le dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.

Du centre que nous appelons la race des hommes,
Que le Plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.

Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre.

 

Question. Maintenant que le Christ est dans le monde, doit-on modifier la Grande Invocation ?

Réponse. Non. Je sais que certains groupes ont remplacé la phrase : « Puisse le Christ revenir sur Terre », par d’autres, comme : « Le Christ est revenu sur Terre. » C’est une erreur, et ce changement ne provient pas de la Hiérarchie. Ainsi que je l’ai déjà expliqué, « Puisse le Christ revenir sur Terre » ne se rapporte pas seulement à Maitreya, le Christ, mais à la Hiérarchie, dont il est le chef. Il faut donc conserver cette formulation pour invoquer le retour dans le monde extérieur du groupe de Maîtres (en tout, une quarantaine), attendus dans les vingt prochaines années. Depuis quelques années, d’autres groupes ont également cru bon de modifier la phrase : « Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal. » Là encore, c’est une erreur. La Hiérarchie a pesé très soigneusement chacun des termes de cette invocation, de manière à ce que nous puissions employer avec le maximum d’efficacité le mantra profondément occulte utilisé par Maitreya. Certaines personnes et certains groupes disent avoir « reçu » de nouvelles formulations de cette Grande Invocation, sans doute de la Hiérarchie… Je crois que cette prétention n’a d’autre source que le mirage. A mesure que l’humanité sera à même de les recevoir et de les utiliser, elle recevra d’autres versions, plus ésotériques, de cette invocation. Mais pour l’instant, elles n’existent même pas. Pour les créer, les Maîtres devront tenir compte du degré d’évolution alors atteint par l’humanité, qu’ils ne peuvent connaître à l’avance.

[ La Transmission une méditation pour le Nouvel Age (B.Creme)]

La tendance spirituelle de la destinée humaine [sommaire]

Ce qui suit est un extrait de l’ouvrage Extériorisation de la Hiérarchie d’Alice A. Bailey.

Wesak, mai 1939

En cette heure de crise, d’angoisse et d’attente, il semble qu’il y ait certaines choses dont vous feriez bien de vous souvenir et certaines choses que vous devriez vous efforcer de faire.

La première chose donc que je voudrais vous rappeler, c’est que la Hiérarchie demeure. Derrière tout ce qui se passe aujourd’hui, se trouvent le même groupe de Forces spirituelles, les mêmes Frères Aînés et Maîtres qui guident l’humanité le long du sentier de la vie et l’amènent en sécurité et de manière satisfaisante à son point actuel de développement. Le Bouddha, dont nous célébrons la fête, et le Christ, qui exprime l’amour immuable de Dieu, sont toujours avec nous ; la Hiérarchie se dresse comme un rempart de force entre nous et un désastre possible ; ce centre de vie spirituelle est « comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre ingrate ».

La seconde chose que je voudrais que vous vous rappeliez, c’est que l’humanité a avancé régulièrement d’un état d’inconscience et d’ignorance aveugle, à une préoccupation intelligente de la vie et un sens grandissant de sa responsabilité. Ce sens de la responsabilité, qui s’éveille chez vous tous, est relativement nouveau à son échelle actuelle et c’est l’un des facteurs qui accroît nettement la détresse et la douleur que vous ressentez. Vous vous demandez en quoi, en tant qu’homme, vous avez échoué et ce que vous pouvez faire pour rectifier vos erreurs ? En dépit de tout cependant, l’homme a franchi des stades de développement intelligent et spirituel ; quels que soient les événements extérieurs ou ce qu’ils pourraient être, l’humanité a fait de réels progrès. Il n’y a pas eu de retour en arrière et il n’y en aura pas. L’humanité a supporté beaucoup de tempêtes et survécu à de nombreuses difficultés. Les hommes ont émergés meilleurs et plus forts des périodes de crise, purifiés « comme par le feu » et nettement plus près du but.

Je voudrais vous rappeler aussi l’unité et la solidarité de la famille humaine. Nous formons un seul peuple, nous sommes un dans nos relations, nos capacités, nos désirs, notre origine et notre but. C’est cette unité essentielle qui apparaît avec force dans la conscience humaine à l’heure actuelle. Vous êtes aptes à penser qu’il n’en est pas ainsi, qu’en être persuadés est une situation relativement unique et que vous êtes relativement seuls dans ce cas. Dans tous les pays et parmi des peuples très différents, le même désir de compréhension existe, le même désir d’établir des relations justes et paisibles et de rechercher l’expression d’une bonne volonté fondamentale, qui est l’une des plus profondes caractéristiques humaines et notre patrimoine divin.

Il est des choses, me semble-t-il, qui sont importantes actuellement, et dont nous ferions tous bien de nous souvenir. Voulez-vous essayer ? Quoi qu’il arrive dans le monde – que ce soit la guerre ou la paix, la lutte et l’agression ou la conciliation compréhensive et une conférence d’entente – nous sommes confrontés avec une difficile période d’adaptation pour laquelle nous devons être préparés. Les trois prochaines années sont critiques, cela nous a souvent été dit.

La situation dépendra largement de ce que vous, hommes de bonne volonté et disciples, penserez et ferez. Je voudrais vous rappeler un autre facteur des plus encourageants ; c’est que le pouvoir de ceux qui cherchent à vivre comme des âmes, au contact de l’âme et du monde des réalités spirituelles, est sans commune mesure avec l’impression de pouvoir et d’utilité qu’ils enregistrent. Dans votre effort pour manier la force spirituelle de façon constructive et altruiste, vous êtes beaucoup plus puissants qu’il n’y paraît. Si, de plus, vous vous rendez compte que vous n’êtes pas seuls dans cet effort, que d’autres ont une vision semblable à la vôtre, les mêmes idéaux et la même aspiration spirituelle, dans tous les pays sans exception, dans toutes les religions, tous les groupes et organisations, vous pouvez, en vérité, aller de l’avant avec courage, foi et espoir. Si ceci est l’énoncé d’un fait (et je crois qu’il en est ainsi), alors allons de l’avant à l’unisson avec nos compagnons de tous pays, conscients de la possibilité, de la force, de la responsabilité et de la joie de servir.

En ce qui concerne les choses que vous pouvez faire, je vais vous suggérer les suivantes. Refusez de vous laisser emporter par une certaine psychose de peur ou d’en être réduits à une attitude dans laquelle l’angoisse, l’agitation et la détresse mondiales pourraient vous submerger. Efforcez-vous de vous maintenir en état de spiritualité. Chaque matin, dans votre méditation, essayez de prendre cette attitude avec une détermination nouvelle, et d’y demeurer pendant les heures de votre service quotidien.

Ceci ne sera pas facile, mais vous pouvez y réussir si vous trouvez le calme suffisant pendant cinq minutes chaque matin – calme intérieur complet – et si vous remplissez vos journées par des occupations vitales et un véritable service, surveillant soigneusement toute pensée et toute parole.

Entre maintenant et la fête de Wesak de 1940, que chacun d’entre vous acquière la maîtrise de la parole, ce qui a souvent été votre but, mais un but rarement atteint. Rappelez-vous que le facteur le plus puissant pour maîtriser la parole est un cœur aimant. Les propos en l’air ou pleins d’appréhension, les bavardages haineux, les insinuations cruelles, le soupçon, l’attribution d’intentions mauvaises ou méchantes à des personnes ou à des peuples, les divergences d’attitude qui ont séparé les différentes nations, sévissent actuellement et ont amené le monde à sa détresse présente. Il est si facile de se laisser entraîner aux habitudes de parole et de pensée que nous voyons autour de nous et de se découvrir en train de participer aux attaques et à l’esprit de haine. Surveillez-vous rigoureusement sur ce point et ne dites rien qui pourrait enflammer la haine et le soupçon contre une race, une personne, un groupe, un chef de groupe ou de nation. Il faudra vous surveiller avec soin afin que, même dans la défense de ce que vous approuvez sur le plan personnel ou national, vous ne vous surpreniez pas à être pleins de haine et à transgresser la loi d’amour, seule loi qui puisse sauver le monde. La clé de la réussite dans cette voie, n’est-ce pas le silence d’un cœur aimant.

Il sera bon aussi de cultiver la joie qui apporte la force. Ce n’est pas le moment de la tristesse, du désespoir et de la dépression. Si vous donnez prise à ces sentiments, vous devenez négatifs et constituez un foyer destructeur dans votre environnement. Si vous croyez vraiment que la vie spirituelle est fondamentale dans le monde aujourd’hui, si vous croyez vraiment que la divinité guide le monde, si vous saisissez véritablement le fait que tous les hommes sont frères et que nous sommes tous les enfants d’un même Père, si vous êtes convaincus que le cœur de l’humanité est sain, ces idées de force ne suffisent-elles pas à vous maintenir fermes et joyeux au cœur d’un monde changeant ? En conséquence, veuillez porter en vous les idées suivantes :

Premièrement, la Hiérarchie des forces spirituelles demeure dans un état d’Etre spirituel.

Deuxièmement, nous aussi, nous pouvons nous maintenir dans un état d’Etre spirituel.

Troisièmement, le silence d’un cœur aimant doit être notre note-clé pour l’année qui vient.

Quatrièmement, la force pour se maintenir est le résultat d’une attitude joyeuse et d’une vraie orientation vers l’âme.

[Extériorisation de la Hiérarchie, Alice Bailey]

Dieu [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

L’Etre suprême. « Celui dont rien ne peut être dit ».

Le concept du Tout-Puissant dépasse toute capacité de compréhension humaine – il embrasse absolument tout et demeure parfaitement insondable.

Il n’existe qu’un Dieu unique, bien qu’il porte de nombreux noms selon les pays, les langues et les religions. On peut également dire qu’il y a autant de dieux que d’êtres humains intelligents, puisque chaque individu, guidé par ses propres réflexions mentales et aspirations émotionnelles, élabore inévitablement sa propre représentation du Pouvoir directeur. Chaque individu, indépendamment de son origine ou de sa religion, construit sa propre forme- pensée des qualités et des capacités de Dieu, selon ses traditions religieuses ou ses expériences personnelles. Il va de soi que le Dieu créé dans l’esprit d’un être humain primitif ressemblera très peu à celui conçu par un être humain dont l’intellect est développé. De même, la forme- pensée de chacun concernant Dieu doit nécessairement évoluer considérablement au cours de sa vie – de l’enfance à l’âge adulte. La conscience est le facteur déterminant, et son élargissement dépend de l’expansion du mental et de l’accroissement du contact avec l’âme. Ainsi, le Dieu d’un individu peut englober une Entité bien plus vaste que celle d’un autre. L’être humain encore exclusivement focalisé sur les plans physique et émotionnel est probablement incapable de situer son Dieu bien au-delà du plan astral, tandis que celui qui fonctionne sur les plans mentaux élève son Dieu vers les plans spirituels. Bien souvent, les différences apparemment importantes entre les conceptions religieuses sont simplement dues à des approches différentes, à des limitations d’expression ou à des interprétations différentes des mêmes principes fondamentaux. Ce que le scientifique nomme Energie, Vie ou Nature, l’homme religieux l’appelle Dieu ; pourtant, tous deux font référence aux manifestations d’une même Puissance supérieure.

Dieu se manifeste dans chaque atome et forme en tant que nature, vie et énergie. Il y réside tout en étant infiniment plus que ces manifestations de sa Volonté et de son Dessein. C’est son Esprit qui confère vie et qualité aux formes, en leur insufflant constamment la vitalité leur permettant d’évoluer jusqu’à la transmutation de chaque atome et de chaque forme dense vers sa source originelle, l’Esprit, jusqu’à la réintégration à l’Un, à Dieu.

 

Le Logos solaire

Le « Grand Homme des Cieux » se manifeste par l’entremise du Soleil et des sept planètes sacrées – notre système solaire. De même que l’être humain ne représente qu’une cellule dans le corps du Logos planétaire, le Logos solaire occupe une place analogue dans un schéma cosmique supérieur, et lui-même n’est qu’une cellule ou un atome dans le corps de l’Être suprême, tel qu’il se reflète dans l’univers physique illimité.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Sur les plans inférieurs, la Monade humaine, pour des raisons qui dépassent la compréhension humaine, a besoin d’expériences sur le plan physique pour son développement. Cela se réalise par la manifestation de l’âme dans un corps physique. Ce qui se produit au niveau humain n’est cependant qu’un reflet ou une répétition d’un phénomène similaire à une échelle beaucoup plus vaste et sublime sur des plans divins supérieurs : en s’exprimant à travers le système solaire, le Logos solaire acquiert lui aussi une expérience physique pour son propre développement.

La différence d’évolution entre le Logos solaire et le Logos planétaire est comparativement la même que celle qui existe entre le Logos planétaire et un initié humain ; néanmoins, les Logoi solaire et planétaire sont étroitement liés et œuvrent à un objectif commun.

Il est tout à fait naturel que l’être humain, du point de vue relativement étroit et égoïste qui caractérise son modeste stade de développement, considère l’ensemble du processus évolutif comme un moyen conçu pour son propre progrès vers la perfection finale. Il lui serait toutefois avantageux d’élargir sa perspective en réalisant que le progrès humain est purement relatif et accessoire par rapport à des développements bien plus vastes, au sein desquels l’humanité ne joue qu’un rôle fort modeste. Le facteur d’importance suprême est la manifestation des desseins du Logos solaire. L’humanité se trouve néanmoins dans la position favorable de faire partie intégrante du processus d’accomplissement du grand dessein solaire ; à ce titre, elle bénéficie inévitablement de l’évolution sur les plans supérieurs et sera ainsi, à terme, intégrée au schéma cosmique global.

 

Le Logos planétaire

« L’Homme céleste » ou le « Veilleur silencieux » se manifeste par l’intermédiaire d’une planète et, avec les autres Logoi planétaires, constitue une partie du corps du Logos solaire. Le Logos planétaire de la Terre est « Celui en qui nous vivons, nous mouvons et avons notre être ». C’est son Esprit qui anime toute vie sur Terre ; son Energie, sa Volonté et son Dessein unifient toute manifestation et coordonnent chaque activité dans le Plan divin en perpétuel déploiement.

Selon la Loi de Synthèse, le Logos planétaire, au cours de son évolution, doit promouvoir des projets spécifiques en accord avec la Volonté du Logos solaire. À un niveau hiérarchique inférieur, cette loi se manifeste également : l’humanité reçoit, par l’intermédiaire de son représentant éthérique, le Seigneur du Monde, des opportunités pour cultiver la Volonté solaire. Grâce à ces relations, la synthèse nécessaire est assurée à travers tout le système solaire, permettant ainsi la réalisation du dessein divin, tout en établissant un lien entre la Terre, le Soleil et le système solaire – autrement dit entre le Logos planétaire et le Logos solaire.

Le Logos planétaire a la capacité de percevoir toutes les parties, aspects et phases de son véhicule planétaire, et de s’identifier aux réactions et sensibilités de tout ce qui a été créé et constitue son expression physique. L’organe par lequel il établit ce contact est la Monade humaine qui, à certains égards, remplit pour l’Homme céleste une fonction analogue à celle du système nerveux pour l’être humain.

 

 

 

 

 

 

 

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Combattre les intimidateurs : l’appel du peuple pour les droits, la justice et l’action [sommaire]

par Pauline Welch,

Le mois de mars 2026 a été marqué par de nombreuses manifestations et marches, petites ou grandes, organisées à travers le monde. Toutes dénonçaient l’offensive généralisée dont sont victimes les valeurs progressistes telles que l’égalité des droits, la dignité humaine, l’inclusion, la justice et la paix.

À la lecture de certains rapports, notamment le rapport V-Dem sur la démocratie 2026, financé par le Conseil suédois de la recherche et l’Union européenne intitulé « L’ère démocratique en péril ? », ces nombreuses manifestations démontrent le bien-fondé d’une résistance active et persistante face à l’érosion systématique de ce que nous appelons la démocratie.

« Pour le citoyen du monde, la démocratie est revenue à son niveau de 1978. Les acquis de la troisième vague de démocratisation, amorcée en 1974 au Portugal sont pour ainsi dire supprimés.

Le niveau de démocratie pour le citoyen moyen en Europe occidentale et en Amérique du Nord est à son plus bas niveau depuis plus de cinquante ans, principalement en raison de l’autocratisation croissante aux États-Unis.

Les États-Unis perdent leur statut de démocratie libérale de longue date, pour la première fois en plus de cinquante ans. »

 

Journée internationale des femmes 2026

L’impact de la Journée internationale des femmes (JIF) ne se limite pas à une seule journée, mais le 8 mars est l’occasion d’annoncer les thèmes de l’année à venir afin d’encourager la participation. Des événements organisés dans le monde entier célèbrent les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes depuis le début du XXe siècle, mais ils appellent surtout à de plus grands progrès. Des milliers de personnes à travers le monde s’engagent auprès des communautés, attirant ainsi l’attention des médias sur ces questions et contribuant à les maintenir à l’agenda politique depuis plus d’un siècle.

Cette année, deux thèmes aux accents très différents sont mis en avant.

L’organisation « Journée internationale des femmes » encourage des activités telles que des collectes de fonds pour soutenir les groupes qui œuvrent pour l’égalité des sexes en sensibilisant le public et en « redéfinissant le champ des possibles ». Son thème pour 2026 est « Donner pour recevoir ». Une approche très positive et encourageante, décrite par le site comme mettant l’accent sur « le pouvoir de la réciprocité et du soutien. Lorsque les individus, les organisations et les communautés font preuve de générosité, les opportunités et le soutien aux femmes se multiplient. Donner n’est pas une soustraction, mais une multiplication intentionnelle. Lorsque les femmes s’épanouissent, nous progressons tous. »

Cependant, de nombreux militants se demandent ouvertement s’il ne s’agit pas là de simple marketing et d’une exploitation de problèmes qui devraient être traités avec le plus grand sérieux par des actions concrètes, conformément aux objectifs de développement durable de l’Onu en matière d’égalité des sexes d’ici 2030. Une lettre ouverte signée par 900 personnes exige que les propriétaires du site internet divulguent pleinement leur identité, leurs activités et leurs méthodes et, en particulier, fassent preuve de transparence quant à l’utilisation des fonds collectés.

Un article du Guardian daté du 15 mars 2026 indique que l’Onu, qui a adopté la Journée internationale des femmes en 1975, a pris ses distances avec cette organisation. Elle a annoncé le thème officiel de cette année : Droits, Justice et Action pour TOUTES les femmes et les filles. Elle appelle à une action accélérée, ceci non sans raison, compte tenu de l’influence croissante du chauvinisme et du fascisme pur et simple, et des effets désastreux des réductions de l’aide ces dernières années, lésant essentiellement les femmes et les enfants.

Comme le déclare l’Onu : « Aujourd’hui, aucun pays n’a comblé les inégalités juridiques entre les hommes et les femmes. À l’heure actuelle, les femmes ne disposent que de 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes dans le monde. Dans les domaines fondamentaux de la vie, tels que le travail, l’argent, la sécurité, la famille, la propriété, la mobilité, les affaires et la retraite, la loi désavantage systématiquement les femmes. » Pire encore : « 54 % des pays ne disposent pas de définition consensuelle du viol. 44 % des pays n’ont pas de lois garantissant l’égalité salariale pour un travail de valeur égale. Près de trois pays sur quatre autorisent encore le mariage d’enfants, ce qui compromet l’enfance, l’éducation et l’avenir des femmes. […] Dans près de 70 % des pays étudiés, les femmes rencontrent davantage d’obstacles que les hommes pour accéder à la justice. »

« Lorsque la justice fait défaut, déclare Onu Femmes (la plus jeune organisation des Nations unies), ce sont les femmes qui en paient le prix. […] La justice n’est pas aveugle. Elle protège le pouvoir et continue de discriminer les femmes et les filles. […] Les droits des femmes ne valent rien si nous ne pouvons pas les défendre. »

Quelques exemples tirés de l’Associated Press concernant cette journée illustrent certaines des causes défendues par les femmes :

Au Chili, des dizaines de milliers de femmes ont défilé à Santiago et dans d’autres villes pour revendiquer leurs droits.

Au Brésil, les marches ont mobilisé les foules contre les violences faites aux femmes. Dans les grandes villes espagnoles, des dizaines de milliers de femmes sont descendues dans la rue pour réclamer l’égalité, la fin des violences faites aux femmes, la fin de la guerre au Moyen-Orient et la fin de l’oppression des femmes, notamment en Afghanistan.

A Puyo, en Équateur, des femmes de différents groupes autochtones ont défilé pour dénoncer la dégradation de l’environnement et l’expansion des activités pétrolières et gazières. « Aujourd’hui, il s’agit de dénoncer au monde entier les violations des droits que nous, femmes autochtones, subissons, en particulier les droits se rapportant à la nature », a déclaré Ruth Peñafiel, 59 ans, membre de la communauté Kichwa du nord de l’Amazonie. « Nous voulons vivre dans un environnement sain et en harmonie avec la forêt. C’est pourquoi nous demandons le respect de la nature et la mise en place de politiques publiques en sa faveur. »

Au Nouveau-Mexique, un rassemblement a eu lieu devant le ranch du financier Jeffrey Epstein, où il aurait abusé sexuellement de mineures et de femmes et en aurait fait le trafic. « Ce week-end, nous agissons car les systèmes qui protègent les agresseurs puissants dans leur propre pays sont également ceux qui perpétuent la violence à l’étranger », a déclaré Rachel O’Leary Carmona, directrice générale de l’organisation Women’s March, dans un communiqué.

L’ONG War on Want a déclaré : « Nous célébrons les puissants mouvements de femmes qui mènent la lutte pour la justice dans le monde entier. Des ouvrières agricoles aux ouvrières du textile, partout les femmes s’organisent pour un monde meilleur et plus juste. »

Au Sri Lanka, les femmes du Mouvement pour la réforme agraire et foncière (MONLAR),  impulsent la transition vers une agriculture écologique et une réforme agraire afin de protéger les moyens de subsistance et la biodiversité.

En Colombie, des femmes soutenues par CENSAT Agua Viva résistent à l’exploitation minière à grande échelle pour défendre leurs territoires, leurs ressources en eau et leurs moyens de subsistance.

Partout dans le monde, les femmes se mobilisent pour leurs droits et élaborent des solutions qui privilégient l’humain et la planète au détriment du profit.

Ces luttes démontrent qu’un autre avenir est possible : un avenir où les systèmes économiques et politiques à l’origine des inégalités, de l’exploitation et du dérèglement climatique sont transformés. Les femmes ouvrent la voie.

 

Manifestations No Kings 

Les manifestations No Kings (pas de rois) qui se sont déroulées le 28 mars 2026 ont été coordonnés par les collectifs Indivisible et 50501 (50 États, 50 manifestations, en une journée), qui affirment que 9 millions de sympathisants se sont rassemblés dans plus de 3 300 villes à travers les États-Unis, y compris dans des États à tendance conservatrice et des États clés, et qu’ils ont été rejoints par des ressortissants américains expatriés dans de nombreux pays européens. Il s’agissait de la troisième manifestation d’une série de ce type depuis l’investiture du président Trump.

L’acteur et réalisateur Robert de Niro a participé à l’immense manifestation organisée à Times Square, à New York, et a affirmé à la BBC qu’il estimait qu’il était de son devoir d’y participer. À propos de Trump, il a déclaré : « Je pense que de plus en plus de gens commencent à se rendre compte qu’avec ce personnage, la situation empire de jour en jour. Nous sommes désormais en guerre. […] Il est fou. […] C’est aussi simple que cela, et nous devons lui tenir tête, tenir tête au pouvoir en place, le combattre de toutes nos forces. Nous devons simplement nous battre pacifiquement, mais nous devons résister. C’est notre devoir. Nous n’avons pas le choix. »

À l’origine, les manifestations avaient été organisées pour s’opposer ouvertement à l’autoritarisme et aux politiques d’immigration de l’administration Trump, en réponse aux meurtres de Renée Good et d’Alex Pretti à Minneapolis en janvier 2026. Après le début de la guerre contre l’Iran en 2026, les organisateurs ont également déclaré que les manifestations avaient également pour but de dénoncer cette « guerre absurde ».

Appelant ses plus de 300 000 partisans à se joindre aux événements, un responsable de People Power United (le pouvoir du peuple uni), une organisation de base comptant des membres dans les 50 États, a expliqué : « Nous savons que « la liberté plutôt que le fascisme » n’est pas seulement un slogan. C’est une responsabilité que nous portons ensemble. […] Les enjeux ne pourraient être plus élevés. Si nous normalisons la censure, la privation du droit de vote, les purges politiques et les atteintes aux droits de l’homme, nous remettons l’avenir entre les mains de ceux qui voient la démocratie comme un obstacle plutôt que comme une promesse. Le pouvoir du peuple se renforce lorsque nous agissons ensemble en public. Les actions de No Kings du 28 mars 2026 constituent un moyen concret de transformer l’espoir en pression. People Power United a été créé pour des moments comme celui-ci, où les gens ordinaires doivent se montrer, faire entendre leur voix et devenir incontournables. Notre mission est la liberté contre le fascisme, et cette mission exige du courage en public, pas seulement de l’inquiétude en privé. »

https://images.pexels.com/photos/34367610/pexels-photo-34367610.jpeg

Manifestation antiraciste et contre l’extrême droite à Londres

Manifestation contre l’extrême droite, Londres, Royaume-Uni, 28 mars 2026 (Photo : Tim Welch)

Le 28 mars 2026, les manifestants qui ont participé à la marche Together (ensemble) savaient qu’ils formaient une foule de centaines de milliers de personnes issues de milieux, d’âges et d’origines ethniques très divers. Les organisateurs, Together Alliance, une coalition regroupant des centaines d’organisations de la société civile, ont avancé le chiffre de 500 000 participants. La police a quant à elle estimé le nombre de participants à 50 000.

Cette manifestation avait été organisée en réponse à un rassemblement tenu par l’agitateur d’extrême droite Tommy Robinson en septembre 2025. Contrairement à cet événement, au cours duquel la police avait été victime de « violences inacceptables », cette marche était non seulement bien plus importante, mais aussi animée d’un esprit positif et largement pacifique, malgré la présence bien plus marginale de contre-manifestants brandissant des drapeaux israéliens et le drapeau royal iranien d’avant 1979.

Selon les observateurs, les manifestants s’opposaient à ce qu’ils considèrent comme « la politique de la haine et de la division » au Royaume-Uni.

Un reportage d’Al Jazeera a relayé les propos d’un manifestant, l’activiste et écrivain Hamja Ahsan, qui a déclaré qu’il participait à cette manifestation en réponse au rassemblement d’extrême droite. « Nous devons leur montrer que nous sommes la majorité, […] l’extrême droite ne prendra pas le contrôle de l’opinion publique. » Il a ajouté que l’ambiance de ce samedi s’apparentait à celle du carnaval de Notting Hill, la marche ayant réuni des personnes de tous horizons, « des retraités aux enfants ». Une autre manifestante, Charlotte Elliston, aurait déclaré à propos de ce qu’elle considère comme la montée insidieuse de l’extrême droite : « On voit bien que la situation devient effrayante. »

L’organisation de défense des droits humains Amnesty UK a salué cette « manifestation historique », affirmant que les manifestants « réclamaient une vision différente de la société – une vision qui place la dignité, la compassion et les droits humains au cœur de ses préoccupation ».

 

Greenpeace rejoint la flottille mondiale Sumud à destination de Gaza

Greenpeace a annoncé que son navire, l’Arctic Sunrise, a levé l’ancre à Barcelone (Espagne) le 12 avril 2026, pour rejoindre la flottille mondiale Sumud. Plus de soixante-dix navires et plus d’un millier de participants entendent contester le blocus imposé par Israël sur l’aide destinée à Gaza. L’Arctic Sunrise apportera un soutien technique et opérationnel en mer, permettant ainsi à la flottille de traverser la Méditerranée en toute sécurité.

La flottille Sumud a pris la mer en septembre 2025 avec 42 bateaux et 462 personnes à bord. Les forces israéliennes ont illégalement intercepté et arraisonné de force la flottille, plaçant les personnes à bord en détention et les transférant en Israël.

Ghiwa Nakat, directeur exécutif de Greenpeace Moyen Orient et Afrique du Nord, a déclaré : « Le navire de Greenpeace se joint à cette mission citoyenne pour exiger un accès humanitaire sûr et sans entrave à Gaza et pour contester le blocus illégal qui continue de menacer la vie des civils par privation de nourriture. […] Cette flottille est un appel lancé aux gouvernements du monde entier pour qu’ils sortent de leur silence, protègent l’action humanitaire et agissent avec urgence et conviction pour faire respecter le droit international, la dignité humaine et la justice. »

https://www.greenpeace.org/international/press-release/82502/greenpeace-joins-global-sumud-flotilla-genocide-gaza-humanitarian-solidarity/

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.

Sommet pour une mobilisation progressiste mondiale [sommaire]

 A la mi-avril 2026, le premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a organisé à Barcelone un sommet intitulé « Global Progressive Mobilisation » (Mobilisation progressiste mondiale), auquel ont participé 6 000 personnes venues de plus de quarante pays. L’ordre du jour couvrait des thèmes allant de la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu à la taxation des milliardaires, en passant par les moyens d’enrayer la montée de l’autoritarisme de droite.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui a coprésidé ce sommet avec P. Sánchez, a apporté une contribution particulièrement marquante. Lula a fustigé les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les qualifiant de « seigneurs de guerre », et les a appelés à cesser d’agir comme « des empereurs qui pensent posséder le monde […] et qui prennent tous des décisions sans consulter l’Onu ». Faisant allusion, sans le nommer, à un dirigeant « très actif sur le réseau social Twitter » qui menace le monde, Lula a poursuivi : « Aucun président d’aucun pays, si puissant soit-il, n’a le droit d’imposer ses propres règles aux autres pays. […] ».

Luiz Inacio Lula da Silva

Il a déclaré que les Nations unies ne remplissaient plus l’objectif pour lequel elles avaient été créées, en attribuant la responsabilité aux « cinq membres (permanents) du Conseil de sécurité qui, lors de la création du Conseil, étaient censés garantir la paix mondiale après la Seconde Guerre mondiale ». Au lieu de cela, ils sont « devenus les seigneurs de guerre », a-t-il déclaré, et il les a exhortés à « mettre fin à cette folie guerrière, car le monde ne peut plus la supporter ».

Dans un discours tout aussi percutant, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a lui aussi adressé des reproches au Conseil de sécurité, disant que l’Onu était devenue une « organisation impuissante » parce que certains de ses membres enfreignaient « toutes les lois ». Il a déclaré que les principes d’amitié et de solidarité étaient menacés par « la résurgence d’un nationalisme étroit, de préjugés, de racisme et d’intolérance » et que « la recrudescence de guerres d’agression illégales et de génocides, dans des lieux comme la Palestine, était liée aux idéologies de suprématie ».

C. Ramaphosa a toutefois trouvé une source d’espoir dans le nombre de participants à ce sommet, « qui se sont levés […] pour prendre part à cette mobilisation progressiste mondiale […] afin de montrer à ceux qui bafouent les droits d’autrui qu’ils n’ont pas peur, qu’ils sont prêts à se dresser pour défendre les plus faibles, défendre la démocratie et défendre les droits humains de chacun ».

Mia Amor Mottley et Cyril Ramaphosa, Barcelone, 2026

Maitreya et les Maîtres ont souligné l’importance des Nations unies qui constituent « un espoir pour le monde », mais ont ajouté que « le Conseil de sécurité a pris le pas sur l’Assemblée générale », et que ses membres permanents (les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni) sont perçus comme « les gendarmes du monde », car ils disposent du droit de veto. Benjamin Creme a déclaré que le Conseil de sécurité avait fait son temps et devait être dissous ; « il n’a plus aucune fonction réelle » et, à l’instar de Lula à Barcelone, B. Creme a déclaré : « Il n’y a aucune raison pour que cinq nations, cinq membres permanents, dictent au monde ses normes économiques et politiques. Le Conseil de sécurité doit disparaître, et dès qu’il aura disparu, l’Assemblée générale des Nations unies fera entendre sa propre voix. » 

 

 

Source : Aljazeera.com ; france24.com ; middleeastmonitor.com ; Le Maître de Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II

 

Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Quand les flottilles luttent pour la vie et non pour l’Empire [sommaire]

par Olivia DiNucci,

Historiquement, les flottilles étaient des flottes de navires militaires, des outils impériaux conçus pour des opérations offensives ou défensives rapides en mer. Elles évoquent l’image de la puissance impériale et d’une violence pouvant surgir à chaque instant. Il suffit de regarder le déploiement naval massif autour de l’Iran lors des récentes attaques des États Unis.

Mais les militants pour la paix ont, de leur côté, développé un nouveau type de flottille.

Au lieu d’être des instruments de guerre, les flottilles sont devenues des symboles de paix au travers d’actions humanitaires directes et des actes de résistance civile et de solidarité transfrontalière. Prenons l’exemple des flottilles qui ont tenté de rejoindre Gaza, comme la Flottille Mondiale Sumud. Même si elles ont été illégalement interceptées par l’armée israélienne, elles ont sensibilisé des millions de personnes à travers le monde aux atrocités commises par Israël, mobilisé des villes entières à se mettre en grève et offert une lueur d’espoir à la population assiégée de Gaza.

Alors que la politique américaine continue de sanctionner et de bloquer Cuba, en causant d’immenses souffrances au peuple cubain, moi, ainsi que beaucoup d’autres, nous nous sommes sentis poussés à intensifier nos propres actions de solidarité en rejoignant la récente flottille envoyée à Cuba dans le cadre du convoi « Nuestra América ». Notre bateau transportait 15 tonnes d’aide humanitaire, sur les plus de 40 tonnes acheminées par le convoi.

Les États-Unis imposent actuellement à Cuba certaines des sanctions les plus sévères de l’histoire récente, aggravant un blocus vieux de 67 ans qui restreint l’accès aux médicaments, au carburant et à la nourriture, sanctions qui ont été étendues ces derniers mois à un blocus naval visant à limiter encore davantage les importations de carburant, ce qui a engendré une crise humanitaire.

Dans un monde idéal, nous n’aurions pas besoin de combustibles fossiles ; nous aurions déjà opéré une transition juste vers les énergies renouvelables. Mais tandis que Cuba s’efforce à une vitesse fulgurante de développer l’énergie solaire, la réalité actuelle est implacable : la population a toujours besoin de combustible pour cuisiner, transporter la nourriture, faire fonctionner les ambulances, alimenter les hôpitaux et maintenir les respirateurs en marche.

Une vue partielle de la flottille se rendant à Cuba

Face à cette escalade de la guerre économique menée par les États-Unis, la communauté internationale a répondu en renforçant sa solidarité. Des centaines de milliers de personnes à travers le monde se sont mobilisées pour envoyer de l’aide et condamner le blocus américain. En mars, Progressive International, CODEPINK et The People’s Forum ont lancé le convoi « Nuestra América », rassemblant plus de 600 personnes originaires de 33 pays. Nous sommes arrivés avec des millions de dollars d’aide, allant de fournitures médicales d’urgence à des solutions à plus long terme comme des panneaux solaires.

Tandis que nombre de mes amis s’envolaient pour La Havane, leurs bagages remplis à ras bord de médicaments, de produits d’hygiène, de vitamines et de matériel artistique, je me suis rendue au Mexique pour rejoindre l’équipage de la flottille. Nous avons passé quatre jours en mer ensemble, militants, journalistes et organisateurs. Certains avaient participé à l’organisation de la flottille « Gaza Sumud ». D’autres avaient pris part à des manifestations de masse en solidarité avec la Palestine.

Notre objectif était d’apporter une aide indispensable au peuple cubain. Mais il était tout aussi important de contester le discours dominant selon lequel les souffrances de Cuba seraient dues à son propre gouvernement, plutôt qu’à la politique cruelle menée par les États-Unis depuis des décennies.

Bien que le bateau fût rempli de journalistes couvrant le voyage, leurs caméras ne pouvaient saisir pleinement le sentiment de solidarité qui régnait entre des inconnus unis par une mission commune. Je me souviens avoir craint le froid et le mal de mer, mais en l’espace de quelques minutes, on nous offrait des bonbons au gingembre, des bracelets d’acupression et des vêtements de pluie.

Notre départ a été retardé par les conditions météorologiques, des réparations sur le bateau et la logistique du chargement de l’aide. En attendant, nous avons séjourné au Mexique chez des sympathisants qui ne pouvaient pas se joindre au voyage mais avaient trouvé d’autres façons de contribuer. Nous avons partagé un dîner d’adieu dans un restaurant égyptien dont le propriétaire avait suivi les flottilles pour Gaza. Il nous a confié sa fierté de voir une flottille à destination de Cuba partir de sa petite ville.

Sur le bateau, nous nous relayions pour cuisiner, faire la vaisselle et assurer les quarts de nuit, ce qui est une pratique courante dans les campements et les actions directes où les ressources sont limitées, mais où la créativité et la collaboration abondent. En mer, un simple petit-déjeuner composé de riz, de haricots, d’œufs, de guacamole et de pain grillé, avait des allures de festin. Nous dormions sous un ciel étoilé, nous nous réveillions au lever du soleil à l’horizon et, au coucher du soleil, nous improvisions de la musique avec ce que nous avions sous la main : une guitare, un seau en guise de tambour, des bouteilles remplies de haricots secs. Pendant ce temps, je restais en contact avec ceux qui voyageaient en avion, visionnant des discussions par chat entre groupes qui s’échangeaient des photos de sacs soigneusement préparés et des questions urgentes : qui peut emporter plus de provisions ? Combien de batteries solaires pouvons-nous transporter ? La coordination était constante, collective et inspirante.

Le blocus limite considérablement les marchandises pouvant parvenir à Cuba. Si les citoyens américains peuvent encore s’y rendre sous certaines conditions, ils sont soumis à des restrictions et risquent souvent d’être interrogés à leur retour. Mais la solidarité n’est pas du tourisme. Il ne s’agit pas simplement d’atterrir, de prendre des photos et de repartir. Il s’agit de tisser des liens, d’écouter et de s’engager dans une lutte continue depuis nos pays d’origine. A notre arrivée, nous avons reçu un accueil chaleureux du peuple cubain. Puis nous avons eu l’occasion de discuter de la situation actuelle directement avec des groupes communautaires. J’ai compris comment ils surmontent tant d’obstacles en privilégiant la communauté à l’individu.

L’empire américain est bel et bien en train de mourir, et il nous appartient non seulement de réinventer le monde meilleur dont nous avons besoin et que nous souhaitons, mais aussi de le mettre en pratique. En repensant à cette expérience, je me suis demandé : si nous pouvons transformer des flottilles néfastes en navires d’espoir et de solidarité, alors n’y a-t-il pas autre chose que nous pouvons changer ? Et si nous construisions des écoles à travers le monde au lieu d’envoyer des bombes ? Et si, comme les Cubains, nous financions la santé plutôt que la guerre, et envoyions des médecins pour soigner les gens plutôt que des soldats pour les tuer ?

Il n’est pas nécessaire d’embarquer sur un bateau chargé d’aide humanitaire pour exprimer sa solidarité. Les flottilles constituent une tactique parmi d’autres, et nous avons besoin d’une variété et d’une diversité de tactiques, aujourd’hui comme toujours. Vous pouvez agir chez vous en témoignant votre solidarité à vos voisins, aussi bien qu’à des voisins situés à 150 kilomètres de nos côtes. Car ce que nous construisons ensemble, en communauté – que ce soit par le biais d’une flottille pour la paix ou d’une entraide locale – est plus fort que tout ce qui a été bâti par la force.

Source : Common Dreams

Le pape Léon XIV dénonce la « poignée de tyrans » qui ravagent la Terre en semant la guerre [sommaire]

Dans une série de déclarations retentissantes, le pape Léon XIV a condamné les récentes justifications religieuses de la guerre invoquées par le gouvernement américain, et a déclaré aux dirigeants mondiaux : « Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! »

Le 25 mars, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a présidé un office religieux au Pentagone. Il a prié Dieu d’accorder aux troupes américaines une « puissance de frappe écrasante » contre l’ennemi iranien et a présenté le conflit comme une guerre sainte approuvée par Dieu, en inscrivant sur sa Bible le cri de guerre des croisés « Deus Vult » (« Dieu le veut »). La réponse du pape, publiée quelques jours plus tard, le dimanche des Rameaux, a été sans ambiguïté : « Dieu rejette les prières des dirigeants qui ont les mains couvertes de sang. »

Le 5 avril 2026, dans son premier discours de Pâques, le pape a lancé un appel direct aux dirigeants mondiaux : « Que ceux qui ont des armes les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais une paix obtenue par le dialogue ! »

 

Le pape Léon XIV

 

La mondialisation de l’indifférence

Le pape a tenu ces propos alors que l’humanité était confrontée à ce qu’il a qualifié de « mondialisation de l’indifférence » une acceptation anesthésiante de la violence perpétuelle. « Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents, a-t-il déclaré. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haine et de division que sèment les conflits. »

Deux jours après le dimanche de Pâques, en réponse à la menace du président Trump : « une civilisation entière mourra ce soir » en Iran, Léon XIV a réagi en quelques heures, qualifiant cette déclaration de « vraiment inacceptable » et a présenté le conflit comme une question fondamentalement morale concernant le bien-être des peuples du monde.

Lors d’une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre au Vatican quelques jours plus tard, le pape Léon XIV a médité sur la crise morale à laquelle le monde est confronté. S’adressant à des milliers de personnes rassemblées en prière, il a déclaré : « Finissons-en avec l’idolâtrie de soi et de l’argent ! Finissons-en avec l’étalage de puissance ! Finissons-en avec la guerre ! La véritable force se manifeste au service de la vie. »

 

Un monde uni par « une multitude de frères et sœurs solidaires »

Le 16 avril, au Cameroun, dans le cadre d’un pèlerinage pour la paix en Afrique, le pape a condamné ce qu’il a qualifié d’« illusion de toute-puissance » qui alimente des guerres sans fin, et a adressé une remontrance directe aux dirigeants qui manipulent la religion à des fins militaires. « Malheur à ceux qui manipulent la religion et le nom même de Dieu pour leur propre profit militaire, économique et politique, entraînant ce qui est sacré dans les ténèbres et la souillure, a-t-il déclaré. Le monde est ravagé par une poignée de tyrans, mais il est uni par une multitude de frères et sœurs solidaires. »

Le pape a poursuivi : « Ceux qui dépouillent votre terre de ses ressources investissent généralement une grande partie de leurs profits dans des armes, perpétuant ainsi un cycle sans fin de déstabilisation et de mort. C’est un monde sens dessus dessous, une exploitation de la création de Dieu qui doit être dénoncée et rejetée par toute conscience honnête. »

Le pape Léon XIV a été rejoint dans son pèlerinage pour la paix en Afrique par l’archevêque de Cantorbéry et le chef de l’Église d’Écosse. L’archevêque de Cantorbéry a écrit : « Je me tiens aux côtés de mon frère en Christ, Sa Sainteté le pape Léon XIV, dans son appel courageux à un royaume de paix. »

Face à l’escalade des attaques personnelles de la Maison Blanche, le pape est resté inébranlable dans ses convictions. « Je n’ai aucune crainte de l’administration Trump, a-t-il déclaré, ni de proclamer haut et fort le message de l’Évangile, ce qui, je crois, est ma mission ici-bas. »

 

Source : Word and Way, Catholic World Report, Catholic Standard, Politico, The Independent – UK, Al Jazeera, MSN News, The Guardian

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Imaginez que… [sommaire]

Une lectrice habituelle de notre revue Partage international, indignée par la barbarie et la cruauté du génocide perpétré contre les Palestiniens, nous a adressé le courrier suivant.

 

Chère rédactrice en chef,

Je suis frappée de constater que la guerre dévaste tout : elle tue des gens, elle les déplace aussi, mais même s’ils survivent, la guerre anéantit leurs rêves et leurs ambitions, le sens même de leur vie, et leur inflige un traumatisme durable. Une bombe israélienne détruit une université palestinienne et tous les dossiers sont perdus, toutes les ressources aussi ; dès lors, accéder à l’éducation devient pratiquement impossible. Parfois, j’imagine ce qui se passerait si ma ville natale, Londres, était rasée comme la ville de Gaza, ou Beyrouth, ou El Fashur. Tous mes projets d’avenir seraient détruits en un instant. Comment ferais-je face si toute ma famille était tuée, comment pourrais-je supporter cette douleur ? Comment les personnes qui ont perdu leurs proches sont-elles censées s’en sortir ? Comment cette femme médecin de Gaza qui a perdu 9 de ses 10 enfants continue-t-elle à vivre ? Comment les enfants, qui devraient être en train de jouer dehors avec leurs amis, d’apprendre ensemble à l’école, de lire un livre dans un lit chaud et sûr, font-ils face à l’insomnie, affamés et tremblants de froid dans une tente où la pluie s’engouffre et où l’on entend le bruit des bombes qui se rapproche ? Comment la nature elle-même parvient-elle à résister, chaque fois que le sol tremble et que le ciel s’assombrit sous l’effet d’une nouvelle explosion gigantesque ?

Manifestation de soutien à la Palestine, Londres (Royaume Uni), le samedi 6 septembre 2025 (Photo : indigonolan, Wikimedia Commons)

 

Comme beaucoup d’entre nous, je suis souvent frappée par ce décalage, alors que j’observe de loin depuis un pays qui semble (pour l’instant) épargné. Un instant, je vois sur mon téléphone des gens qu’on extirpe de décombres ; l’instant d’après, je vois des gens rire devant un restaurant chic. Quelle complaisance, quelle indifférence ! Quel effet cela a-t-il sur nous tous, de vivre dans un monde où les gens se comportent avec une telle cruauté les uns envers les autres ? Qu’est-ce que cela provoque chez ceux qui assistent au déroulement des évènements mais qui, pour une raison ou une autre, le cautionnent ainsi : « Israël a le droit de se défendre, la guerre c’est un sujet complexe… » Qu’est-ce que cela provoque chez ceux qui l’ignorent complètement ? Combien de temps un pays qui permet – en le finançant, en l’armant, en refusant de le condamner – un génocide peut-il s’en tirer comme ça ? Quand et comment le karma entre-t-il en jeu ?

À quel point nous devons tous être stupides ! Pourquoi nous incarnerions-nous si c’est pour nous entretuer et nous avilir ainsi ? Pourquoi permettons-nous tout cela ? Que pouvons-nous faire personnellement pour ne pas être complices ? La guerre va à l’encontre de la vie elle-même, elle va à l’encontre des Lois de la Vie – l’innocuité, la Loi de la réincarnation et la Loi de cause à effet. Elle va à l’encontre du fait que nous ne faisons qu’un.

Imaginons que nous agissions différemment. Imaginons qu’au lieu d’un ministre de la Guerre ou d’un ministre de la Défense, nous ayons un ministre de la Paix. Imaginons qu’après le 7 octobre 2023, les dirigeants, au lieu de justifier et de faciliter les attaques militaires, aient dit : « Ça suffit, voyons quelle injustice nous a menés là où nous en sommes et comment nous pouvons véritablement redresser la situation ». Imaginons qu’au lieu d’allouer encore plus d’argent aux bombes alors que des gens sont sans abri dans les rues ou privés de soins de santé, nous le dépensions en faveur de la vie !

Identité non communiquée, Londres Royaume-Uni

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Citations de dernière page [sommaire]

Rassemblement pour la paix à l’occasion de l’anniversaire de la guerre en Irak, à O’Donnell Park, Milwaukee (Wisconsin, Etats-Unis), 20 mars 2004 (Photo : Susan Ruggles, Wikimedia Commons)

Montrons ensemble au monde que la nécessité des guerres est révolue, que l’instinct de l’homme est de vivre et d’aimer, que la haine est engendrée par la séparation, que la loi de Dieu demeure en l’homme et est le fondement même de sa nature. Tout cela, je vous le montrerai. Travaillez avec moi et démontrez que cela est vrai. [Message n°53 (Maitreya)]

Une tâche considérable attend l’humanité à ce point tournant de son existence : purifier le monde des habitudes ancestrales de pensée et d’action incorrectes, changer totalement sa vie sociale de façon à ce que chacun soit libéré de la peur : peur du manque, de la guerre, de la maladie et de la mort. Tâche colossale en vérité, mais qui vaut vraiment la peine d’être entreprise, car elle conduira à un nouvel art de vivre, à des relations nouvelles et plus agréables entre les hommes, et à un monde gouverné par les principes de justice et de fraternité, de partage et d’amour. [Santé et Guérison deuxième partie (Le Maître)]

« J’ai dit que le contrôle des armes est une mission que nous assumons avant tout pour nos enfants et nos petits-enfants, et ils n’ont pas de groupe de pression à Washington. » « Déclaration du président aux femmes américaines concernant leur rôle dans la préservation de la paix mondiale (449) », 1er novembre 1963, Documents officiels des présidents : John F. Kennedy, 1963.

 

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Comment, à votre avis, peut-on améliorer le climat politique du Moyen-Orient et limiter le risque de guerre ? [sommaire]

Je pense qu’il faut commencer par organiser une conférence internationale dédiée aux problèmes de la région. La question israélo-palestinienne y joue un rôle primordial : tant que les Palestiniens ne disposeront pas d’un territoire à eux, la possibilité d’une paix durable sera très compromise. Les Israéliens n’en finiront pas de chercher des échappatoires, et il se pourrait bien que seule l’émergence de Maitreya amène ces peuples à se réconcilier. La récente prise de position de l’OLP en faveur de Saddam Hussein dans la guerre du Golfe n’a pas joué en faveur de la cause palestinienne, si juste soit-elle. Il semblerait que la direction de l’OLP ne rate pas une occasion de laisser passer sa chance ! Les Palestiniens ont le droit de leur côté et la plupart des nations concernées, y compris les États-Unis, ont fini par reconnaître ce droit.

Les Émirats autocratiques et les dictatures militaires de la région doivent céder la place à des régimes démocratiques et à une politique consensuelle. La Syrie, par exemple, est soumise à une dictature militaire particulièrement répressive et abjecte, remplie d’ambitions, qui n’a rien à envier en cela au régime de S. Hussein – mais on préfère l’ignorer parce qu’elle a fait le bon choix en se rangeant aux côtés des alliés contre l’Irak, son principal rival. Les familles gouvernantes du Koweït et d’Arabie Saoudite se sont fait une solide réputation de rapacité et de domination autocratique. C’est pourquoi la redistribution des richesses entre les habitants de la région doit être considérée comme une priorité. Si une transformation de cette importance risque de prendre des années, une chose peut être faite immédiatement : mettre fin à une vente insensée d’armes de haute technologie et de destruction massive, à travers un embargo total dans la région. Il est clair que ce commerce cynique – qui s’appuie sur les « forces du marché » ne fait qu’alimenter la guerre.

[Partage international, avril 1991]

En quoi les Nations unies ont-elles fait fausse route dans la crise bosniaque ? Comment la Hiérarchie la résoudrait-elle ? [sommaire]

Mon Maître a écrit un article, paru dans le numéro de juin 1993 de Partage international, que nous avons envoyé, sous forme de communiqué de presse, aux médias du monde entier. Il demandait l’instauration d’une Organisation des nations unies capable de « montrer les dents », avec un potentiel militaire suffisant pour faire face à des situations comme celles de la Bosnie ou du Rwanda et celles qui apparaissent dans l’ex-Union soviétique. Tant que l’Onu ne montrera pas plus de puissance, nous aurons toute une série de guerres de ce genre.

Des hommes tels que Milosevic, en Yougoslavie, et Karajdic, en Serbie, sont des aventuriers qui voient, dans la faiblesse de l’Onu et les divers déséquilibres mondiaux, l’occasion de créer des situations qui leur permettront de gagner des territoires et du pouvoir ; ce sont des hommes assoiffés de pouvoir. Ils ont profité de l’effondrement de l’Union soviétique, qui a provoqué une vague de nationalisme et une aspiration à la libre expression chez les différents peuples, pour acquérir ce pouvoir. Ce sont des dictateurs autoritaires, de type fasciste, qui ne sont pas réellement concernés par les aspirations nationales du peuple.

Face à de telles situations, l’unique parade est de doter l’Onu d’une armée suffisamment puissante, avec le soutien de toutes les nations qui doivent lui fournir soldats et armements suffisants. Ces soldats n’auraient pas pour mission de faire la guerre, mais simplement d’être présents, prêts à agir, empêchant ainsi le développement de telles situations qui, autrement, continueront à se produire dans le monde entier.

Nous en avons eu la preuve lorsque l’Onu a menacé de bombarder les forces serbes sur les pentes entourant Sarajevo : les Serbes se sont retirés et Sarajevo s’est transformée sur le champ en zone de « sécurité ». Cela aurait pu se répéter dans toute la Bosnie, mais les autorités, particulièrement en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, sont trop préoccupées par leurs petits problèmes politiques et leur propre économie. La dernière chose qu’elles soient disposées à faire est bien de rassembler les fonds et les forces nécessaires à une réaction efficace face à l’esprit de conquête des Serbes en Bosnie.

Les Nations unies doivent avoir suffisamment de pouvoir pour agir au nom de l’humanité. Les dangers sont trop grands aujourd’hui : il suffirait que l’un de ces aventuriers se procure une bombe nucléaire, (on en trouve à bon marché en ex-Union soviétique), pour que la situation devienne extrêmement dangereuse.

[Partage international, avril 1995]

Si l’on considère le karma dans une perspective beaucoup plus vaste, celle de groupes d’individus, de nations, ou même celle des habitants du monde entier, nous est-il possible, en tant que groupes, de déclencher certaines causes qui affecteront la vie de la planète ? [sommaire]

Oui, bien sûr, nous n’arrêtons pas de le faire. C’est ce que font les gouvernements. Des individus comme Hitler, par exemple, ont déclenché des guerres qui ont eu des effets dévastateurs sur la vie pendant des années. Les événements actuels en Bosnie ont été déclenchés par le chef des groupes rebelles serbes et le président de la Serbie. Ces deux hommes ont une énorme dette karmique envers des centaines de milliers de Bosniaques et de Croates qui ont souffert de leur fait. Des millions de personnes souffrent de la faim dans le tiers monde à cause des pays développés. Il y a environ 40 guerres en cours dans le monde au moment où nous parlons. Elles ne peuvent que se prolonger tant que les pays riches vendent les armes nécessaires pour cela.[La Mission de Maitreya tome III page 374 (Benjamin Creme)]

Existe-t-il d’autres façons d’influer sur la vie de la planète ? Avons-nous, par nos pensées et nos actions, une influence sur le climat et la météo ? [sommaire]

Eh bien, par exemple, nous avons une influence considérable sur le climat. Nos pensées destructrices perturbent les forces élémentales qui gouvernent les différents types de climats. Si nos pensées sont en déséquilibre, comme c’est très fréquemment le cas actuellement, ces forces élémentales perdent leur équilibre, provoquant ainsi des séismes, des orages, des tornades, des inondations, etc., qui dévastent en permanence de vastes zones de la planète. C’est nous qui en sommes responsables. Nous disons que c’est la main de Dieu, mais Dieu n’y est pour rien. C’est l’humanité qui, par ses pensées et ses actions négatives, perturbe les forces élémentales. Lorsque nous retrouverons l’équilibre, ces forces retrouveront le leur et le climat redeviendra normal.

[La Mission de Maitreya, tome III page 374 (Benjamin Creme)]

Il existe donc de bonnes raisons d’agir de manière juste ? Mais il semble également que cela soit bénéfique pour la société et le monde entier. [sommaire]

La bonne volonté est « rentable ». C’est la nature essentielle de notre être que d’exprimer la bonne volonté. Si nous exprimons la mauvaise volonté, nous récoltons le karma de cette mauvaise volonté. La bonne volonté est l’aspect inférieur de l’énergie d’amour que l’humanité dans son ensemble est capable de manifester. Il est essentiel de saisir cette idée et de la manifester autant que nous le pouvons. Pas seulement dans notre propre intérêt, bien sûr, même si, comme je l’ai dit, au niveau individuel, la bonne volonté est vraiment « rentable ». La bonne volonté engendre la bienveillance ; et peu à peu, la bienveillance peut se transformer en amour. La bonne volonté est le premier pas vers la manifestation de l’amour.

[La Mission de Maitreya tome III page 374 (Benjamin Creme)]

 

 

Quelle est la place de Dieu dans la Hiérarchie [spirituelle] ? [sommaire]

Eh bien, tout d’abord: où est Dieu ? Et ensuite: qu’est-ce que Dieu ? On ne peut pas vraiment définir Dieu, mais, du moins à mon sens, Dieu est la somme de toutes les Lois et de toutes les énergies manipulées par ces Lois qui constituent l’univers. Dans la Bible, on dit ainsi: « Dieu est un feu dévorant. » Dieu est énergie vibrant à différentes fréquences, selon différentes relations. Ces fréquences, ces relations, constituent l’univers manifesté. Je suis Dieu, tu es Dieu, ceci est Dieu. Il n’y a aucun endroit où Dieu n’est pas. Dieu est tout et tout, et tout l’espace entre les deux. En relation avec le Christ, il est lui-même Dieu en ce sens qu’il incarne un aspect de Dieu, l’aspect Amour. Il incarne le principe christique, l’énergie de l’évolution, et maintenant, il incarne aussi ici l’aspect Volonté de Dieu. Il est un Avatar formidable et puissant, bien plus grand que tout autre Avatar jamais venu sur Terre, et il a une tâche plus grande, des missions plus ardues à accomplir.

Pour certains, Dieu est peut-être un vieil homme barbu assis au ciel, vers qui l’on peut se tourner en disant : « S’il te plaît, Dieu, protège-moi » ou « Sauve mon ami de la maladie et de la mort ». Mais pour moi, ce n’est pas Dieu.

Dieu, pour moi, est un principe divin, et la différence entre le Christ et celui-là– Dieu – est que lui [Maitreya, le Christ] est totalement imprégné de ce principe. Nous n’en connaissons pas vraiment la nature. Ce n’est pas une réalité quotidienne pour la plupart d’entre nous. Peut-être que dans la méditation la plus profonde, nous prenons conscience d’un aspect de ce qu’est cette divinité, mais la plupart du temps, nous sommes trop occupés à gagner notre vie et à être avec notre famille et nos amis pour même commencer à percevoir ce qu’est Dieu. Mais nous pouvons croire que Dieu est une réalité très forte et toujours présente pour un Être de la stature du Christ, et qu’étant ainsi, Il peut interpréter cette réalité pour nous.

C’est la fonction des Enseignants : interpréter la nature de cette réalité que nous appelons Dieu, qui est nous-mêmes. Il n’y a pas de séparation, mais nous ne le réalisons pas parce que nous vivons dans ce « péché » – cette hérésie de la séparation. Il n’y a qu’un seul péché : le péché de la séparation. Rien n’est séparé au monde. Nous sommes tous des parties d’un seul tout et le Christ montrera que ce que nous appelons humanité, ce que nous appelons nature, ce que nous appelons Dieu, tout cela fait partie d’une même chose. Tout cela fait partie de la totalité de l’être et c’est notre nature.

[Share International, octobre 1996]

Dans ce numéro, l’ésotériste Aart Jurriaanse aborde avec « aplomb », voire avec « sang-froid », l’immense question de savoir qui ou ce qu’est Dieu, selon les enseignements de la Sagesse Éternelle. Nous présentons des éclairages supplémentaires apportés par Benjamin Creme et son maître sur cette question.

Le Plan du Logos prévoit-il des contacts avec d’autres systèmes solaires ?  [sommaire]

A court terme, il comporte certainement des contacts (qui existent déjà) avec d’autres planètes de notre système solaire et avec Sirius, le système solaire le plus proche de nous. Bon nombre de Maîtres, lorsqu’ils ont acquis la maîtrise, vont directement de la Terre sur Sirius.

C’est ainsi que Gautama, qui « joua le rôle » du Bouddha, Léonard de Vinci, Michel-Ange ou Jean-Baptiste sont tous sur Sirius. Jésus est sur Terre, mais Jean-Baptiste, qui lui a ouvert la voie, est actuellement sur Sirius. S’il était ici, il serait plus évolué que Jésus, car l’évolution sur Sirius est extraordinairement rapide.

Les Hiérarchies de toutes les planètes sont en communication permanente. Notre système solaire évolue en tant que système ; il ne s’agit pas seulement d’un ensemble de planètes suivant chacune leur propre chemin. Les Logoï des différentes planètes connaissent, dans une plus ou moins grande mesure, le Plan du Logos solaire, qui est « Dieu » pour notre système solaire. Leur travail consiste à accomplir la partie du Plan du Logos solaire qui concerne leur planète particulière.

A terme, ces contacts et ces communications constitueront l’héritage commun de chacun d’entre nous. A l’heure actuelle, ils sont réservés aux Maîtres et aux initiés supérieurs, mais le moment venu, grâce aux vaisseaux que nous appelons les ovnis (qui viennent principalement de Mars et de Vénus), tout le monde saura que ces relations entre les planètes sont bien réelles.

[Share International, octobre 1996, La Mission de Maitreya tome III  page 341]

Pensez-vous que les habitants des autres planètes représentent une menace ?  [sommaire]

Absolument pas. Leurs intentions sont totalement bienveillantes, et en fait, sans leur aide, notre planète ne serait plus vivable. Nous avons une énorme dette karmique à leur égard.

[Share International, octobre 1996, La Mission de Maitreya Tome III page 341]

Quelles sont les questions primordiales que les États-Unis devraient aborder dès maintenant ? [sommaire]

Le Maître. La tâche principale des États-Unis, à l’heure actuelle, est de découvrir leur âme et, avec elle, le besoin qui est le leur de servir le monde et non de le dominer. Les États-Unis sont pour l’instant si focalisés sur l’expression de leur personnalité que les décisions qu’ils prennent ne relèvent guère du désir véritable de servir. La séparativité, l’égoïsme et l’avidité conditionnent encore considérablement la politique de ce grand pays.

La disparition de l’Union soviétique, sa rivale dans les affaires internationales, n’a fait que renforcer ces mirages (illusions). La voie à suivre pour les États-Unis est de mettre toutes leurs forces, leurs ressources et leurs talents multiples à la disposition de la communauté mondiale, et d’amener ainsi les nations à créer un monde nouveau et plus vivable. Le monde vit dans cette attente. Il est fort possible, toutefois, que cet espoir doive attendre l’apparition du Christ et son acceptation par l’humanité pour se concrétiser.

 [Partage international septembre 1993, La Mission de Maitreya tome III  page 201]

Pourquoi Maitreya n’apparaît-il pas dès maintenant à la télévision afin d’empêcher une guerre contre l’Irak ? [sommaire]

Pour les Maîtres, le libre arbitre humain est sacro-saint. Ils ne l’enfreignent jamais. Maitreya établit un plan et il peut y avoir des milliers d’aspects différents à prendre en compte avant de décider quoi faire et quand le faire. Ce plan n’est pas immuable, il présente beaucoup de souplesse et de flexibilité, mais notre libre arbitre ne sera jamais enfreint.

Entamer une guerre contre l’Irak est une décision qui semble avoir été prise par le gouvernement américain (personne d’autre ne souhaite une telle guerre) et, aux yeux de Maitreya, apparaître ouvertement « pour l’empêcher » serait enfreindre notre libre arbitre, aussi malencontreuse et destructrice que puisse être une telle agression. Ce n’est pas à Maitreya de prendre des décisions pour nous, ni de les annuler. Par ailleurs, lorsqu’il apparaîtra, il n’aura pas immédiatement l’influence que notre correspondant semble imaginer.

La Loi doit être respectée. Les Maîtres sont des Maîtres parce qu’ils vivent selon la Loi, la Loi de la Vie, la Loi de l’évolution. Il existe des choses que l’on peut faire, que l’on doit faire, et d’autres que l’on ne doit pas faire. De notre côté, nous faisons n’importe quoi. Nous enfreignons mutuellement notre libre arbitre, nous assassinons, nous blessons, nous mutilons, en paroles ou en actions. C’est la raison pour laquelle nous avons des problèmes et connaissons la maladie et la souffrance.

 [Partage international, novembre 2002]

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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