Les enseignements du Christ et la vie dans le nouvel âge – [sommaire]
par Benjamin Creme,
Nous allons assister à de profondes transformations de nos institutions et de nos structures politiques, économiques, religieuses, sociales, scientifiques, éducatives et culturelles. Ces transformations interviendront tandis que, peu à peu, l’humanité saisira son unité essentielle et adoptera les mesures nécessaires pour mettre en œuvre cette unité.
Pour l’humanité, la première des priorités consiste à sauver les millions d’êtres qui meurent de faim dans le tiers monde. Il conviendra de lancer un programme d’aide d’urgence à l’échelle mondiale pour les libérer de ce fléau. Aucun effort ne devrait être épargné pour alléger la souffrance qui sévit dans les endroits les plus pauvres de la planète ; rien n’est plus urgent ni plus important actuellement. Tout le reste doit passer après cette première nécessité.
La solution est évidente : il faut partager les ressources de ce monde d’abondance. C’est le premier pas essentiel vers l’établissement de justes relations humaines. Le Christ le fera clairement comprendre et incitera l’humanité à passer à l’action en vue d’atteindre ce but. Son appel au partage et à la justice – représentant la seule voie possible vers une paix véritable, condition de la perpétuation de la race et du salut du monde – est essentiellement un appel à l’établissement de justes relations humaines. Il nous demande de renoncer aux sources d’injustice dans le monde : la compétition et l’avidité individuelles, nationales et internationales ; la haine et la violence, plus puissantes que jamais ; la séparativité et l’exclusion, l’adhésion fanatique à ses propres idéaux ; toute l’amertume et la méfiance qui nous ont amenés au bord de l’autodestruction.
Des changements économiques
Le Christ nous demande d’accepter le principe du partage : de redistribuer les ressources mondiales – nourriture, matières premières, énergie et technologie – aujourd’hui largement usurpées et gaspillées par les nations développées.
Lorsque nous aurons accepté le principe du partage, qui sera imposé aux gouvernements par l’opinion publique mondiale, il sera demandé à chaque pays de céder à un organisme neutre, pour le bénéfice de toute l’humanité, ce qu’il produit en excédent sur ses propres besoins. Chaque pays sera prié de faire un inventaire de ses biens et de ses besoins. Ces données permettront à une agence des Nations unies prévue à cet effet, d’organiser une redistribution rationnelle des ressources planétaires. Ainsi pourra se réaliser un meilleur équilibre entre pays en voie de développement et pays développés. Il a été estimé que deux à trois ans seront nécessaires pour mettre sur pied ce plan de redistribution des ressources. Des plans et des projets existent depuis longtemps, conçus par des initiés avancés de grande envergure – économistes, financiers et industriels n’attendant que la demande de l’humanité pour être mis en œuvre. Un système sophistiqué d’échange, de troc, remplacera les systèmes économiques existants.
Certains des membres les plus privilégiés de la société s’y opposeront, voyant dans ces transformations une perte de leur statut traditionnel et de leur pouvoir ; pourtant, la nécessité du changement deviendra si évidente qu’ils seront de moins en moins en mesure de s’y opposer.
Depuis plusieurs années, dans cinq grands centres (New York, Londres, Genève, Darjeeling et Tokyo), un Maître forme des groupes à la législation particulière qui orientera nos structures politiques, économiques et sociales chaotiques selon une direction plus rationnelle et plus spirituelle. On peut s’attendre, dans les années à venir, à des transformations d’une portée considérable, avec un minimum de clivage, un minimum de rupture dans les structures sociales existantes. Le système démocratique sera maintenu, et lorsqu’il sera véritablement orienté vers le bien commun, il sera considéré comme juste et efficace. La participation de l’ensemble de la société à l’édification d’un nouvel ordre social assurera l’adoption rapide des mesures nécessaires à sa mise en œuvre.
La clé d’un climat politique plus harmonieux se trouve dans l’acceptation du principe du partage. Les systèmes communistes aussi bien que démocratiques connaissent une période de transition et, en se transformant, deviendront moins exclusifs qu’ils ne le paraissent actuellement. Une meilleure harmonie mondiale en résultera.
L’Assemblée des Nations unies deviendra le grand corps législatif international. Son travail a jusqu’à présent été paralysé par le manque de soutien des grandes puissances, notamment des Etats-Unis et de la Russie, et du fait de l’existence du Conseil de sécurité et de son droit de veto. Ce conseil n’a plus de raison d’être et doit céder la place à la voix plus représentative de l’Assemblée des Nations unies. L’Onu servira de modèle au futur gouvernement d’un monde composé d’Etats fédérés indépendants.
Le plan divin ne prévoit pas de placer les nations sous un même système politique. La démocratie, tout comme le communisme, sont des expressions, plus ou moins déformées, d’une idée divine. Par la suite, chacun de ces systèmes, ayant atteint la perfection, présentera un modèle d’organisation sociale adapté aux différents peuples, et aux circonstances. L’« unité dans la diversité » sera la caractéristique des futurs groupements politiques.
De nouvelles approches du travail
Déjà, l’avènement de la microtechnologie provoque de profonds changements dans les pays industrialisés. Des machines de plus en plus sophistiquées assureront désormais la production. Le problème du chômage cédera la place à celui des loisirs, dont l’organisation sera d’importance capitale. Finalement, toute la production de notre civilisation sera assurée par des machines, libérant l’homme pour lui permettre d’explorer sa véritable nature et sa raison d’être. Avec le temps, ces machines seront produites par un acte de volonté créatrice de l’homme ; nous n’avons, jusqu’à présent, qu’effleuré le potentiel du mental humain.
Il est urgent de transformer les méthodes de travail, afin de libérer d’une activité mécanique et ingrate des millions d’individus qui ne connaissent rien d’autre que leur travail quotidien : « Laissez-moi vous montrer le chemin vers une vie plus simple où personne ne manque de rien, où chaque jour est différent, où la joie de la fraternité se manifeste à travers tous les hommes. » [Maitreya, message n° 3]
La venue du Christ et l’émergence des Maîtres de Sagesse amèneront un sentiment d’immense soulagement et une diminution de la tension dans le monde. Le bien-être physique et émotionnel en sera considérablement accru. La grande majorité des maladies d’aujourd’hui sont d’origine psychique : le stress, les tensions et les peurs inhérents à notre société et à notre monde divisé. L’état général de l’humanité s’améliorera lorsqu’on lui redonnera espoir en l’avenir.
Dans un autre ordre d’idées, de nouvelles approches seront utilisées pour découvrir les causes des maladies. Les ésotéristes ont depuis longtemps admis l’existence des plans éthériques de la matière, c’est-à-dire d’une matière moins dense que le gaz et habituellement invisible. Ce sera le prochain domaine d’investigation de nos scientifiques exotériques. La photographie Kirlian et le travail de Wilhelm Reich ont déjà montré la voie. On prendra conscience que la santé du corps physique dépend entièrement de son « double », de sa « contrepartie », le corps éthérique. Les centres de force qui focalisent le flux éthérique, les « chakras », comme on les appelle en Orient, ont quant à eux leur contrepartie sur le plan physique dans les différentes glandes du système endocrinien. Nous commençons à peine à comprendre l’importance pour notre bien-être d’un système endocrinien fonctionnant correctement. Celui-ci dépend, à son tour, du bon fonctionnement du corps éthérique, corps vital qui le soutient.
La maladie et la mort
Les médecines alternatives d’aujourd’hui, soi-disant marginales, mais qui sont en fait très anciennes, trouveront leur place aux côtés des méthodes plus classiques. Des équipes de médecins et de guérisseurs de différentes disciplines travailleront ensemble, chacun apportant ses dons et sa vision, pour le plus grand bien du patient. Les Maîtres sont, sans exception, des adeptes de l’art de la guérison ésotérique, comme l’a démontré d’une manière si spectaculaire le Christ en Palestine. Leur inspiration et leurs conseils accéléreront le rythme de l’expérimentation et des découvertes, engendrant des résultats à présent inconcevables.
Il existe une autre grande ligne d’évolution, parallèle à celle de l’homme, celle des Anges (appelés aussi Dévas en Orient), qui a beaucoup à offrir et à enseigner à l’humanité en ce qui concerne la maladie et sa guérison. Dans un avenir relativement proche, de réels contacts s’établiront entre ces deux lignes d’évolution, aboutissant pour l’homme à une grande expansion de la conscience de sa véritable nature et de sa place dans l’ordre des choses. C’est un sujet profondément ésotérique et complexe que l’on ne peut approfondir ici.
Certaines maladies comme la syphilis, la tuberculose et le cancer sont endémiques dans l’humanité et incroyablement anciennes. Un temps assez long s’écoulera avant que le monde ne soit débarrassé de ces fléaux, mais ce temps viendra. En attendant, des progrès extraordinaires seront réalisés dans leur maîtrise et dans l’atténuation de leurs effets. L’adoption universelle de la crémation, comme seule méthode hygiénique de restitution du corps à la terre après la mort, accélérera ce processus. Pendant des siècles, les maladies ont été absorbées par le sol du fait de la pratique de l’inhumation, pour être ensuite réabsorbées par les cellules végétales et animales. Cela se produit depuis si longtemps que la terre elle-même est contaminée.
C’est dans notre approche de la mort que se produira l’un des changements les plus profonds. L’homme ne la craindra plus. L’humanité acceptera et comprendra la loi de renaissance, elle considérera la mort du corps comme une transition vers un état nouveau et plus libre, sachant que, dans son long voyage d’incarnation, l’âme prend des véhicules successifs pour se refléter sur le plan physique. Toute terreur de la mort disparaîtra. Lorsque le corps sera usé et qu’il aura perdu sa force, la mort sera accueillie avec joie comme passage vers de nouvelles expériences.
La loi du karma
Le Christ confirmera l’évolution lente et graduelle de l’homme par le processus de la réincarnation, ou loi de renaissance et, grâce à notre compréhension de cette loi et de sa relation avec la loi de causalité, appelée loi du karma en Orient, les bases de justes relations humaines seront établies. Nous réaliserons que nos pensées et nos actions engendrent sans cesse des causes dont les effets font de nos vies ce qu’elles sont, en bien ou en mal. Nous comprendrons la nécessité de l’innocuité vis-à-vis des autres, basée sur la « volonté de bien », s’exprimant par la bonne volonté.
Le Christ proclamera l’existence sur Terre du Royaume de Dieu. Celui-ci a toujours existé, incarné par la Hiérarchie spirituelle des Maîtres et des Initiés, et un jour, par l’intermédiaire du Christ, tout son peuple en deviendra membre. Les anciens mystères seront rétablis, et l’homme se reconnaîtra lui-même comme l’Etre divin qu’il est.
Tous les hommes, même ceux qui ne sont pas engagés dans une voie religieuse, partageront finalement le sentiment de l’existence d’une même base spirituelle à la vie. Tous, quel que soit leur domaine d’activité, la politique, la science, l’éducation ou les arts, s’efforceront d’exprimer cette vérité intérieure qu’ils ressentent, et construiront une culture et une civilisation reflétant, de manière directe, leur expérience de l’unité de Dieu, de la nature et de l’homme. Alors, les révélations succèderont aux révélations, jusqu’à ce que nous nous trouvions en possession de cette connaissance qui nous ouvrira les secrets de la vie elle-même et nous permettra de devenir des créateurs et des collaborateurs conscients de Dieu. Cela sera possible lorsque la volonté de l’humanité et celle de Dieu deviendront une. Un échange créatif pourra alors s’établir entre Dieu et l’homme, et la véritable nature de l’évolution humaine, comme le vrai dessein qui la sous-tend, deviendront apparents.
Ceci aboutira à l’extériorisation de la Science divine. Seuls les Maîtres de Sagesse la connaissent, mais cette science deviendra, à travers l’homme lui-même, l’instrument permettant de maîtriser et d’utiliser les forces de l’univers au service du Plan divin au profit de l’évolution de tous les règnes de la nature. Grâce aux conseils de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres, l’homme sera à même de maîtriser des forces et des énergies à la merci desquelles il se trouve aujourd’hui, et dont il est totalement inconscient. Par la puissance de sa pensée, il pourra transcender le temps et la distance, et créer des moyens de transport si stables et silencieux que le fait de voyager n’entraînera plus aucune fatigue. Grâce à la puissance du son, il créera ses moyens de production et maîtrisera son environnement.
Tout ceci dépendra de notre aptitude à renoncer à notre petite volonté séparée et à nous aligner sur la Volonté et le Dessein de Dieu. Le Christ et les Maîtres de Sagesse travailleront à cette fin. Leur tâche est de nous montrer le chemin, afin de nous amener à accomplir cette renonciation avec joie, à la lumière de la vision qu’a notre propre âme de la portée et de la majesté du Plan.
Une nouvelle ère de paix et de bonne volonté est en train de naître dans le monde. Rien ne peut nous empêcher d’entrer dans cette ère de calme et d’équilibre. Les forces cosmiques, libérées par le Christ, se manifestent sans conteste sur le plan physique et continueront à le faire avec une puissance grandissante. Ces forces entraîneront des résultats jusqu’ici inconcevables. Ces énergies vont conditionner de plus en plus notre façon de penser et nos sentiments, aboutissant finalement à cet état désiré de fusion et de synthèse qui sera la note dominante de l’ère du Verseau. Alors nous reconnaîtrons le fait, si longtemps caché et non-manifesté, que l’humanité est une et qu’elle est l’un des aspects d’une Vie unique.
Les énergies de l’adombrement enregistrées sur pellicule – [sommaire]
Au commencement et à la fin de ses conférences, Benjamin Creme est adombré par Maitreya, qui transmet ses énergies à l’auditoire par son intermédiaire. De nombreuses personnes rapportent avoir vu Benjamin Creme entouré d’un brillant halo de lumière, ou même « disparaître » derrière un rayonnement doré qui remplit la pièce. C’est le résultat des énergies libérées par Maitreya durant le processus d’adombrement, et pour de nombreuses personnes cela fournit une preuve de la validité des déclarations de Benjamin Creme. Il semblerait que ce phénomène ait été enregistré sur film. Ces deux photographies font partie d’une série, celle de gauche ayant été prise quelques instants seulement avant celle de droite. L’énergie dorée de la photographie originale en couleur est malheureusement perdue sur cette reproduction noir et blanc.
Voir les photographies dans la version imprimée du numéro spécial de la revue Partage international, page 11.
Jésus de Nazareth et Maitreya, le Christ – [sommaire]
par Peter Liefhebber,
Jésus de Nazareth n’est pas le Christ ! Cette affirmation en rapport avec l’émergence de Maitreya, l’Instructeur mondial, est pour de nombreux chrétiens l’une des plus difficiles à accepter. Elle nécessite donc de plus amples explications.
En fait, le terme « Christ » ne désigne aucune personne précise. C’est le nom d’une fonction dans la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, cette fraternité d’Etres évolués qui guident, depuis les coulisses, l’évolution de l’humanité.
Connu en Occident comme le Christ et en Orient comme le Bodhisattva, quiconque se tient à la tête de la Hiérarchie devient automatiquement l’Instructeur mondial pendant la durée de sa charge. Maitreya, qui incarne l’énergie que nous appelons le « principe christique », occupe cette charge depuis plus de deux millénaires et c’est lui qui, en Palestine, s’est manifesté en tant que Christ afin d’inaugurer l’ère des Poissons qui commençait alors. La méthode qu’il utilisa est appelée adombrement spirituel ; ce fut sa conscience qui instruisit son disciple Jésus, le guida dans ses actes et inspira ses enseignements. Ce fut donc la conscience du Christ, Maitreya, que virent et ressentirent ceux qui se trouvaient alors autour de Jésus.
Un initié du quatrième degré
En vérité, Jésus était un initié du quatrième degré et l’un des disciples les plus anciens des Maîtres de Sagesse. Il s’était incarné précédemment, dans les temps bibliques, comme Joseph, le fil de Nun, puis comme Josué dans le livre de Zaccharie. Il fit, en Palestine, le grand sacrifice de permettre à Maitreya de l’utiliser afin que celui-ci puisse remplir sa mission durant les trois années qui suivirent le baptême dans le Jourdain.
Pendant sa vie et de manière symbolique, Jésus mit également en scène les cinq initiations qui conduisent à la Maîtrise. La crucifixion de Jésus représente la quatrième initiation (sa naissance, le baptême et la transfiguration sur la montagne symbolisant les trois premières), tandis qu’au même moment Maitreya recevait une initiation plus élevée. Les événements de la vie de Jésus, ainsi que ses paroles, ont été extrêmement mal interprétés, en raison de l’ignorance de la relation existant entre son travail et celui du Christ Maitreya. Cette mauvaise interprétation est à l’origine du vieil affrontement théologique : Jésus était-il Dieu ou un homme, ou peut-être les deux à la fois ? La réponse est que Jésus était un homme qui, grâce au processus de l’évolution, devint un Fils de Dieu, de la même manière que chacun d’entre nous le deviendra finalement. D’autres avaient emprunté ce sentier avant lui et, depuis lors, beaucoup l’ont suivi. Les chrétiens, qui croient qu’il n’est donné à personne d’essayer d’imiter les œuvres de Jésus (qu’ils considèrent comme « Dieu » ou, tout au moins, comme son Fils unique), sont contredits par ses propres paroles : « Devenez parfaits comme le Père lui-même dans les Cieux est parfait », et : « Vous ferez des choses plus grandes que je n’ai faites. »
La mort de Jésus représenta l’accomplissement de sa tâche pour cette vie-là, et ce fut Maitreya qui ressuscita le corps du tombeau (en tant que symbole de la cinquième initiation, tout comme l’« Ascension » fut symbolique de la sixième initiation).
Cette présentation d’une ancienne connaissance occulte sous une forme symbolique est l’une des méthodes employées par la Hiérarchie pour instruire l’humanité et transmettre la connaissance à « ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir ». On peut trouver des événements symboliques similaires dans les vies de Bouddha, de Mithra et de Krishna. Les fameux travaux d’Hercule ne sont rien d’autre qu’une partie du processus de l’initiation, exprimée de manière symbolique.
Le disciple Jésus d’il y a deux mille ans est aujourd’hui l’un des Maîtres les plus anciens de la Hiérarchie : le Maître Jésus. Il atteignit son état de perfection durant sa vie suivante en tant qu’Apollonius de Tyane. Beaucoup de ceux qui avaient suivi Jésus durant sa vie étaient encore vivants lors de cette nouvelle incarnation et furent convaincus qu’il était à nouveau parmi eux. Ce fut Apollonius qui entreprit un voyage en Inde et qui donna naissance à la légende selon laquelle Jésus ne mourut pas sur la croix mais serait allé en Inde et serait mort au Cachemire à un âge très avancé. Actuellement, le Maître Jésus est incarné dans un corps syrien depuis environ 640 ans. Il est décrit comme suit dans Initiation humaine et solaire (Alice A. Bailey) : « C’est un personnage plutôt martial, strict en matière de discipline, un homme de grande autorité et d’une volonté de fer. Il est grand et maigre, avec un visage assez mince et allongé, des cheveux noirs, un teint pâle et des yeux bleus perçants. »
Il a vécu en Palestine la plupart de ce temps mais, depuis 1984, il vit à Rome. Son intention est d’essayer d’élever les Eglises chrétiennes au-dessus de leur état de cristallisation et de rivalité et, s’il y est invité, de prendre la tête d’une nouvelle Eglise unifiée. Ce faisant, il espère résoudre les nombreuses contradictions et malentendus qui se sont élevés au cours des siècles à propos de son rôle historique et des enseignements qu’il propagea durant la période où il fut le véhicule de Maitreya.
Jésus est décrit dans la Hiérarchie comme « Le Grand Leader, le Général et le Sage Exécutant ». Dans Initiation humaine et solaire, il est écrit : « Personne n’est en contact aussi étroit avec ceux qui encouragent tout ce qu’il y a de meilleur dans les enseignements chrétiens, et personne n’est aussi conscient des nécessités de l’heure présente. »
Un rôle majeur
Avec l’émergence de Maitreya, le Maître Jésus joue pour la seconde fois un rôle essentiel dans l’exécution du dessein du Christ. De la même manière, les apôtres Pierre et Jean qui étaient, il y a deux mille ans, des initiés du troisième degré, se sont maintenant vu confier un aspect significatif de la réalisation du Plan en tant que Maître Morya et Maître Koot Hoomi, ce dernier devant succéder à Maitreya comme Christ dans environ 2 500 ans. Cette collaboration, ouverte à la vue de tous, mettra fin à tous les doutes subsistant encore à propos de la relation réelle existant entre le Christ Maitreya et son disciple, le Maître Jésus.
Ceux parmi les chrétiens pour qui il est difficile d’accepter que leur « Maître » ne soit pas le plus haut leader de l’humanité pourront se consoler en considérant que Jésus et Maitreya le Christ sont un, en ce sens qu’ils travaillent ensemble, dans une concordance parfaite, à l’élaboration du Plan divin.
L’histoire de l’Evangile et le sentier de l’initiation – [sommaire]
par Benjamin Creme,
Le voyage évolutif dans lequel nous sommes engagés est jalonné de cinq grandes crises, cinq expansions majeures de la conscience qui sont cinq étapes vers la Libération et la Maîtrise. Ce sont les cinq initiations planétaires au terme desquelles nous n’avons plus besoin de nous incarner sur Terre. Tous les Maîtres ont reçu ces cinq initiations, certains ayant même reçu des initiations supérieures, et leur présence dans ce monde est due à leur décision consciente de servir le plan de l’évolution, et non à une nécessité de s’incarner qui serait liée à un karma personnel.
Le processus ésotérique que nous nommons « initiation » est un processus artificiel de stimulation, introduit sur notre planète vers le milieu de l’époque atlante dans le but d’accélérer l’évolution. Sans ce processus, nous serions parvenus à un stade d’évolution identique au nôtre des millions d’années plus tard. En cette période reculée survint, dans une autre partie de ce système solaire, une crise qui requit la présence de certains des membres les plus avancés de notre Hiérarchie planétaire, membres qui, à l’époque, venaient de Vénus. Le processus de l’initiation fut donc introduit pour soumettre les membres les plus avancés de l’évolution terrestre à une stimulation qui les qualifia pour occuper les postes inférieurs de la Hiérarchie, libérant ainsi les Maîtres plus anciens pour d’autres tâches.
L’Evangile est l’histoire de l’initiation. Cette histoire fut présentée de bien des manières à l’humanité, longtemps avant le christianisme. Le récit de la vie de Jésus est la représentation symbolique du voyage menant l’initié vers la perfection. La première initiation, appelée la « Naissance du Christ », se trouve symbolisée par la naissance du disciple Jésus à Bethléem. Lorsque l’énergie évolutive que nous nommons le principe christique s’éveille dans le cœur d’un individu (le centre spirituel du cœur situé du côté droit de la poitrine), cette personne est alors en mesure de recevoir la première initiation.
Avant de se présenter devant l’Initiateur, on est déjà un initié. Par l’expérience de la vie et la méditation, l’âme humaine, qui est le premier Maître, amène son véhicule au stade où l’initiation peut être reçue. Alors le Maître (de la Hiérarchie) intervient et, par la combinaison du stimulus, des épreuves et du service, prépare le candidat à venir se présenter devant le Hiérophante, afin de recevoir l’impact de l’énergie du sceptre d’initiation. Le Christ, Maitreya, est le Hiérophante des deux premières initiations, la troisième et les suivantes étant reçues en présence du Seigneur du Monde, Sanat Kumara, à Shamballa. « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. » « Nul ne peut connaître le Père sinon à travers moi. » Ces paroles du Christ sont ésotériquement vraies, mais elles ont été mal interprétées par les Eglises, comme signifiant que le christianisme, ou plus exactement ce qu’en ont fait les Eglises, est la seule voie religieuse, et que seul peut connaître Dieu celui qui a accepté les dogmes (créés par l’homme) et les doctrines de l’Eglise chrétienne. Le Christ incarne le principe christique sur cette planète. Ce principe est une énergie qui s’écoule à travers lui jusqu’à nous. C’est sous l’action de ce principe que nous nous « réorientons » et que nous abordons le sentier de l’initiation. En ce sens, le Christ est bien la « Voie ». De même, ce n’est qu’après s’être présenté devant le Christ pour les deux premières initiations que l’on peut s’ouvrir aux énergies de la Monade, l’Esprit, le Père dans les Cieux, qui conduisent à la troisième initiation.
Les groupes de chrétiens qui se disent « nés à nouveau » ont une vague idée de la vérité, dans la mesure où ils croient que la première initiation correspond à la « seconde naissance » de la Bible. Mais c’est, évidemment, une expérience que partagent des millions d’êtres dans le monde, et pas seulement ces chrétiens « nés à nouveau ».
La première initiation démontre la maîtrise du corps physique, et celle des petits dévas ou vies élémentales qui composent ce corps. La deuxième initiation témoigne de la maîtrise du corps astral ou émotionnel, c’est-à-dire des vies élémentales qui le forment. C’est l’initiation du Baptême, symbolisée pour nous par le baptême de Jésus dans le Jourdain. La troisième initiation, première véritable initiation de l’âme, est celle de la Transfiguration, symbolisée par la transfiguration de Jésus sur la montagne. Elle montre la maîtrise du corps mental et des vies élémentales de ce plan, permettant à l’homme d’entrer pour la première fois en contact avec la Monade ou l’Esprit, le « joyau dans le cœur du Lotus », et d’en recevoir l’énergie.
Jésus naquit à Bethléem en tant qu’initié du troisième degré. Il ne fit donc que symboliser pour nous ces trois phases de croissance. Il lui fallait recevoir la quatrième initiation et il la passa de façon très concrète sur le plan physique afin de représenter, d’une manière spectaculaire et symbolique, l’expérience de la Renonciation. En Occident, cette initiation est celle de la Crucifixion. Les orientaux la nomment le Grand Renoncement, car on y renonce à tout, position, famille, et même parfois à la vie, pour la vie spirituelle supérieure.
Vient ensuite (et c’est le cœur de l’Evangile) la cinquième initiation, celle de la Résurrection, symbolisée par la résurrection du corps de Jésus après la Crucifixion. Chaque initiation attire dans les corps de l’initié des particules de matière subatomique qui sont littéralement de la lumière. A la quatrième initiation, les véhicules de l’initié sont aux trois quarts composés de matière subatomique, ou de lumière. Ce processus s’achève au moment de la cinquième initiation, celle de la Résurrection, lorsque l’initié est délivré à tout jamais de l’attraction de la matière, étant devenu un Maître parfait. Le Maître ayant terminé son expérience de la vie sur cette planète, le but de l’évolution a été atteint. Le choix de rester sur Terre pour servir le Plan de notre Logos planétaire n’appartient qu’à lui seul.
Il existe des initiations supérieures, à la préparation desquelles travaillent les Maîtres. L’Ascension, symbolisée par l’ascension du Christ après sa manifestation devant ses disciples dans le corps ressuscité de Jésus, constitue la sixième expérience initiatique et confère la conscience cosmique, ainsi que l’immortalité du corps du Maître ascensionné. L’Evangile donne à l’humanité la promesse de la divinité, une divinité non seulement accessible à un homme extraordinaire, le « Fils de Dieu », mais une divinité réalisable par tous ceux qui sont prêts à faire l’effort pour étendre leur conscience jusqu’aux niveaux spirituels, à travers le processus scientifique dont le Christ et les Maîtres sont les gardiens : celui de l’initiation.
par Jeanine Miller,
On ignore en général que le Nouveau Testament contient des références impliquant sans équivoque le concept de la réincarnation. Beaucoup se demandent pourquoi la Bible mentionne si peu le concept de réincarnation alors qu’il est tellement important du point de vue religieux. Une réponse évidente est que la réalité de la réincarnation allait de soi à l’époque du Nouveau Testament. Examinons les éléments qui mènent à cette conclusion.
Le premier indice montrant que cette idée « allait de soi » se trouve dans Matthieu, 11 : 13-14-15 ; 16 : 13. Jésus demande à ses disciples : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » (Mat. 16 : 13) et les disciples répondent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste, les autres Elie, d’autres encore Jérémie ou l’un des prophètes. » Comment pouvait-on penser que Jésus fût l’un d’eux, sinon dans une vie précédente ? Elie et Jérémie avaient vécu des siècles auparavant. Quant à Jean-Baptiste, puisqu’il venait d’être mis à mort, il ne pouvait s’agir de lui, mais il semble que, pour certains, son esprit avait pu inspirer Jésus. Si les gens parlaient ainsi, c’est qu’ils considéraient le concept de la réincarnation comme allant de soi. Le fait que Jésus ait posé la question montre qu’il avait conscience de l’existence de cette doctrine. Jésus lui-même révéla à ses disciples sous quelle identité Jean-Baptiste avait vécu dans le passé : « Tous les prophètes et la Loi ont prophétisé jusqu’à Jean ; et, si vous voulez comprendre, il est cet Elie qui doit revenir. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » (Mat. 11 : 13-14-15). Ainsi Elie, selon Jésus, revint sur Terre sous la personnalité de Jean-Baptiste. Ceci est répété ou confirmé dans Mat. 17 : 12-13 : « Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, et qu’ils ne l’ont pas reconnu. » Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. »
Il n’y a matière ni à équivoque, ni à polémique, puisque les mots sont du Maître lui-même. Quant à son identité passée, Jésus n’éprouve pas d’intérêt à la faire connaître. Il est beaucoup plus intéressé de découvrir ce que les disciples pensent : « Mais, pour vous, qui suis-je ? » (Mat. 16 : 15). Et la réponse de Simon, disant que Jésus est le Christ, le fils du Dieu vivant, et que rien d’autre ne compte, plut au Christ qui fit immédiatement de Simon-Pierre la « pierre angulaire » de son Eglise. De fait, nos existences antérieures n’ont aucune importance et chercher nos identités passées n’est que la preuve d’un attachement inapproprié à la personnalité.
Le concept de la réincarnation n’est important, au niveau de la personnalité, que dans la mesure où il nous apprend que de nombreuses opportunités nous sont offertes sur cette Terre de pouvoir nous perfectionner. Attacher une importance excessive à la réincarnation présente de sérieux inconvénients. Cela peut soit encourager la paresse : « Je ferai un effort dans la prochaine vie », soit causer un attachement à la personnalité « J’étais Jules César » ou « Cléopâtre ». Cette attitude qui ne fait que renforcer l’ego est préjudiciable à la vie spirituelle, qui nécessite l’élimination de toute focalisation sur l’ego.
On trouve une autre allusion à la réincarnation dans une question concernant un aveugle. Le disciple demande à Jésus : « Qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jean 9 : 2-3). Comment un homme pourrait-il pécher avant sa naissance, si ce n’est dans une autre vie ? Les apôtres ne demandent pas quelle sorte de péché a été à l’origine de la cécité, mais qui a péché, tenant pour certain que c’est l’acte de pécher qui a engendré ce résultat. Le péché aurait pu être commis soit par l’homme dans une existence précédente, soit par ses parents, ce qui implique à la fois que l’enfant sera puni pour les péchés des parents, conformément à la doctrine biblique, et que l’âme préexiste et payera donc pour les transgressions venant de vies antérieures.
Jésus ne rabroue pas une telle question. S’il avait tenu le concept de réincarnation pour erroné, il leur aurait répondu qu’ils disaient des absurdités. Sa réponse : « Ce n’est pas que lui ou ses parents ont péché ; mais c’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu » (Jean 9 : 3) implique que la doctrine du karma (et donc de la réincarnation) n’est pas bien comprise et que les calamités qui s’abattent sur les hommes ne doivent pas nécessairement leur être imputées. « Que les œuvres de Dieu soient manifestées » pourrait être interprété de façon superficielle comme faisant référence au propre ministère de guérison de Jésus, afin qu’il soit démontré que lui, en tant que Dieu incarné, peut tout guérir, même la cécité de naissance. Cependant, il me semble que sa réponse a plusieurs niveaux de signification beaucoup plus profonds. Une des interprétations possibles serait que la cécité de cet homme (si nous la prenons pour une cécité physique) ne fut pas causée par le péché mais par un choix délibéré de l’âme pour son développement. De cette expérience, l’âme sortirait triomphante grâce à sa foi parfaite et sa confiance dans le « Christ » – lequel pourrait être aussi bien l’aspect extérieur, Jésus-Christ, que divinité intérieure à laquelle saint Paul fait référence quand il dit : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. » (Gal. 4 : 19)
Ainsi, la doctrine du karma et celle de la réincarnation ont été trop souvent utilisées, dans les temps bibliques, comme un palliatif pour résoudre des problèmes insolubles, de même qu’elles le sont encore aujourd’hui dans certaines cultures ou communautés. Une telle déduction est plausible à la lecture de cet extrait du Lévitique : « Si un homme blesse un compatriote, comme il a fait on lui fera : fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent. Tel le dommage que l’on inflige à un homme, tel celui que l’on subit. » (Lev. 24 : 19-20 ; cf. Ex. 21 : 24, Deut. 19 : 21) Dans cette expression juive de la loi, il ne semble pas y avoir place pour la transformation de l’homme, ce changement du cœur et de l’esprit qui amènerait une réaction différente. Jésus semble avoir essayé de contrebalancer cette notion d’une loi inexorable ne laissant aucune place à un changement d’attitude en l’homme, par son nouveau commandement : « Aimez-vous les uns les autres » qui prit la place de tous les autres, et qui est la Loi des lois. Il transmet la compassion, le pardon et la grâce, et implique donc la possibilité de transformation.
On trouve un passage intéressant dans Luc, concernant le karma, à propos des « Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs victimes » (Luc 13 : 1) Dans son commentaire, Jésus déclare : « Croyez-vous que, parce qu’ils ont souffert de la sorte, ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ? Non, je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous également. » (Luc 13 : 2-3). Cette phrase nous enseigne que les calamités ne sont pas réservées à ceux qui ont péché plus que d’autres, mais que nous sommes tous concernés et que ce sont nos mauvaises attitudes qui nous conduisent d’une manière ou d’une autre vers quelque infortune.
Changer ses attitudes est le but que Jésus désigna à ses disciples par ses paraboles. L’enseignement des évangiles a trait à la transformation de l’être intérieur. Dans son sens ésotérique, la remarque de Jésus à Nicodème : « Il te faut naître à nouveau », ne peut pas être interprétée comme faisant allusion à la réincarnation, mais bien à cette transformation intérieure, équivalente à une nouvelle naissance. Cela seul peut nous transmuer en des êtres nouveaux, capables d’entrer dans cet état spirituel appelé le Royaume des cieux. Tel est le rôle des évangiles et des enseignements de Jésus.
L’évolution de l’humanité a commencé il y a plus de 18 millions d’années – [sommaire]
par Aart Jurriaanse,
L’histoire du genre humain est beaucoup plus ancienne qu’il n’est généralement admis. Les enseignements de la sagesse éternelle posent comme postulat que l’individualisation de l’homme-animal a débuté il n’y a pas moins de 18,5 millions d’années. L’article qui suit est un bref résumé de quelques-uns des faits les plus marquants de cette évolution.
Il y a environ 21 millions d’années, l’homme-animal fit son apparition sur la planète, en tant qu’espèce séparée au sein du règne animal. Ce spécimen, bien qu’ayant l’apparence et la constitution physique d’un être humain primitif, doit cependant être considéré comme un animal puisqu’il n’avait pas encore d’intellect.
Quelque 2,5 millions d’années plus tard, il y a donc 18,5 millions d’années, un groupe d’êtres en provenance d’autres systèmes planétaires, en particulier de Vénus, vint sur la Terre dans le but d’aider à éveiller le principe mental chez l’homme-animal et de l’amener à l’individualisation. Ce groupe forma le noyau d’Etres supérieurs qui fut connu plus tard comme la Fraternité blanche ou la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Leur quartier général, que les ésotéristes appellent « Shamballa », fut établi sur des niveaux éthériques. Quoique situé sur le plan éthérique, Shamballa occupe une position bien précise dans le désert de Gobi.
Un million et demi d’années plus tard, il y a donc 17 millions d’années, il fut décidé que des résultats encore plus efficaces seraient obtenus si des représentants de la Fraternité prenaient des corps physiques denses et travaillaient sur le plan matériel, ce qui leur permettrait de servir de guides pratiques et de chefs à la race en évolution. Le premier avant-poste de la Fraternité fut établi dans un endroit connu alors sous le nom d’Ibez, situé quelque part dans les régions centrales de l’Amérique du Sud. Longtemps après, des restes de cette culture originelle pouvaient encore être retrouvés dans les anciennes institutions maya. Une seconde branche s’établit en Asie, donnant naissance, entre autres, à l’apparition et au travail des Adeptes de l’Himalaya et de l’Inde du Sud. A ce sujet, le Maître Djwal Khul, connu sous le nom du Tibétain, a prophétisé que nombre des mystères entourant encore la préhistoire en général, et l’histoire primitive du Proche-Orient, du désert de Gobi et de l’Asie centrale en particulier, seraient révélés grâce à la découverte de certains monuments et documents anciens. Certains seront trouvés à la surface du sol, d’autres dans des caches souterraines où beaucoup de ces chroniques anciennes sont encore intactes et ont été préservées, sans dommage, en tant que témoignages convaincants de la véracité de ces antiques faits historiques.
Historiquement, les hommes de la race originelle sont connus sous le nom de Lémuriens, d’après le nom de leur pays, la Lémurie. Ce pays, situé quelque part dans la portion du globe occupée maintenant par l’océan Pacifique, s’étendait probablement à certaines parties de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud. Après une période prolongée de quelque trois millions d’années d’un lent développement, la plus grande partie de la Lémurie fut détruite et disparut sous la mer, par suite d’une activité volcanique qui ne laissa que de nombreuses petites îles là où, auparavant, se trouvait un vaste continent. Cependant, quelques membres de la race survécurent et devinrent les fondateurs de la future race atlante dont l’origine remonte à environ 12 millions d’années. Alors que la Lémurie se trouvait à l’ouest des Amériques, l’Atlantide se situait principalement à l’est de ces continents, comprenant une région aujourd’hui essentiellement couverte par l’océan Atlantique, et s’étendant loin des Amériques vers l’Europe et l’Afrique du Nord.
Nous disposons de peu de connaissances détaillées sur ces deux races humaines primitives, mais suffisamment pour donner une description générale des différentes étapes de leur développement. L’étincelle d’intelligence, le premier attribut distinctif de l’âme, servit à hisser les Lémuriens du règne animal jusqu’au règne humain mais resta pendant longtemps quelque peu en sommeil. Au fil du temps, un éveil graduel produisit des hommes conservant encore largement leurs tendances animales. Seules les formes primitives d’émotions, telles que le désir sexuel et la peur de la douleur physique, étaient jusqu’alors apparentes.
L’éveil des capacités de désir et d’émotion indiquait l’approche de la phase atlantéenne dans laquelle l’homme ne se contenta plus de la simple existence physique ou animale. Dans ces premiers temps de la Lémurie et de l’Atlantide, les masses primitives étaient guidées par des prêtres rois, assistés d’adeptes, d’initiés et de disciples, descendants directs de l’ancienne Fraternité blanche, laquelle formait encore la seule source réelle de conseils spirituels et intelligents. La Hiérarchie arriva finalement à la décision de ramener ses représentants à des niveaux éthériques. Ainsi qu’il était advenu précédemment pour la Lémurie, la destruction de l’Atlantide et de la majeure partie de sa population fut le résultat de convulsions cataclysmiques de l’écorce terrestre qui se terminèrent par la submersion de la plus grande partie de ce continent.
Selon H. Blavatsky dans la Doctrine secrète, l’inondation du continent atlante se produisit il y a plusieurs millions d’années. Quelques grandes îles purent toutefois survivre au désastre, et procurèrent un sanctuaire à quelques groupes, sélectionnés et plus avancés, qui furent épargnés afin de servir de noyaux pour la restauration partielle et la régénération de la race humaine, ainsi que pour éviter une interruption excessive du processus d’évolution de l’homme.
Environ 98 000 ans avant l’époque actuelle, la plus grande partie de ces îles fut à son tour engloutie par la mer à l’exception d’un vestige relativement petit, à l’ouest des « colonnes d’Hercule », que Platon nommait Poseïdonis (ou Atlantide). Ce fragment subsistant disparut finalement à son tour sous les eaux vers 15 000 ou 16 000 av. J.‑C., mais pas avant qu’une partie de sa population n’ait pu s’échapper. Par la suite, ces survivants introduisirent la civilisation là où ils allèrent s’établir, dans des régions connues aujourd’hui comme l’Europe, le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient. C’est la submersion de l’Atlantide qui donna naissance à la chronique biblique symbolique du Déluge et de l’Arche de Noé.
par Felicity Eliot,
A travers les âges, l’humanité s’est vue présenter successivement de nouveaux aspects de la réalité, et ce processus se poursuit aujourd’hui avec l’émergence de Maitreya, le Christ.
En Occident, notre connaissance se limite plus ou moins au christianisme. Pourtant, enfoui dans les mythes et les légendes du passé et plus tard dans les écritures saintes, sont conservés les récits de la vie, de la présence et des enseignements d’autres Instructeurs ou Avatars plus anciens. L’accent mis sur les réalisations de Jésus en Palestine obscurcit notre appréciation de la contribution d’autres Avatars et d’autres croyances. Cette vision limitée du déroulement de l’évolution humaine rend l’apparition d’un nouvel Instructeur difficilement acceptable pour de nombreux Occidentaux. Chaque Avatar a apporté un certain enseignement qui, correctement appréhendé et appliqué graduellement par l’humanité, accroît notre compréhension et représente la prochaine étape de notre développement.
L’un de ces premiers Instructeurs apparut dans un temps tellement reculé qu’il est impossible de dire à quelle époque il vécut. Cependant, d’anciennes légendes conservent le souvenir de ses réalisations : Hercule, « héros-instructeur », a représenté « sous la forme d’un drame mondial imagé et symbolique, la vision d’un but suprême, ne pouvant être atteint qu’à travers la lutte et la difficulté » (Alice Bailey, le Retour du Christ, Lucis). Il présenta à l’humanité le concept de tests et d’épreuves sur le chemin du retour vers le Père, le périple de l’évolution, illustré et préservé dans le récit des douze travaux d’Hercule qui représentent les tests auxquels on est soumis avant chaque initiation.
Vyasa fut un autre grand Avatar qui apporta à l’humanité ce message : la mort n’est pas la fin. L’impact d’une telle idée, apparemment simple, fut considérable puisqu’elle signifiait qu’il était désormais possible de s’identifier avec un soi immortel supérieur, plutôt qu’à la vie sur le plan physique.
Il y eut de nombreux autres Instructeurs mineurs entre l’époque de Vyasa et celle du Bouddha. Mais ce dernier fut un Instructeur exceptionnel qui s’incarna en Orient, et apporta des éclaircissements et des réponses aux nombreuses questions qui tourmentent l’humanité et la laissent perplexe sur la signification de sa propre existence. Il vint « pour poser les bases d’une attitude plus éclairée envers la vie, et il transmit l’enseignement préparant le travail du Christ, qui, il le savait, suivrait ses traces » (A. Bailey, le Retour du Christ, éd. Lucis). En donnant les quatre Nobles Vérités, il répondit à cette interrogation que l’homme se pose : « Pourquoi ? » Il enseigna que chacun souffre par sa propre faute, que la focalisation du désir sur le matériel et l’éphémère engendre le désespoir, la haine et la compétition, et que c’est la raison pour laquelle « l’homme vit dans le royaume de la mort, le royaume de la vie physique… » Sa vie, son exemple et ses enseignements ont préparé le chemin du Christ. Venu approximativement 500 ans avant lui, le Bouddha fut une manifestation de l’aspect Sagesse de Dieu, tout comme le Christ est l’incarnation de l’aspect Amour. Ces deux grands Avatars travaillent toujours ensemble, le Bouddha aide et soutient Maitreya, le Christ, dans sa mission actuelle dans le monde.
Le Bouddha a travaillé par l’intermédiaire de son disciple, le prince Gautama, d’une manière semblable à celle par laquelle Maitreya, détenteur de la fonction de Christ, adombra le disciple Jésus, qui fut son véhicule en Palestine. Dans le Retour du Christ, le Maître DK déclare que vers l’époque du retour du Christ, le Bouddha enverra deux disciples entraînés pour réformer le bouddhisme (au moment même où le Maître Jésus prendra les mesures pour reprendre le contrôle de son Eglise). Le bouddhisme attend la venue d’un autre grand Instructeur connu sous le nom de Maitreya, le cinquième Bouddha dans la ligne continue de la révélation divine.
Sri Krishna et Sankaracharya, deux grands Avatars, furent des incarnations précédentes de Maitreya. Krishna vint environ 3 000 ans av. J.‑C. et Sankaracharya vécut vers 800 ap. J.‑C. Sankaracharya transmit « un enseignement profond sur la nature du Soi » alors que sri Krishna, en démontrant la nécessité de contrôler la nature émotionnelle/astrale, ouvrit la porte à la deuxième initiation.
Une comparaison de toutes les religions montre leurs éléments communs. « Une nouvelle religion mondiale sera instaurée, qui réalisera une fusion et une synthèse des approches de l’Orient et de l’Occident. Le Christ fera la synthèse du christianisme et du bouddhisme, ainsi que celle du concept de Dieu transcendant, en dehors de sa création, et celui de Dieu immanent dans toute la création, en l’homme et en toute chose. » Ces deux approches fusionneront dans une nouvelle religion fondée sur les Mystères de l’initiation et une connaissance profonde de la science de l’invocation de la Déité.
Gautama avait annoncé Maitreya
« Alors, en ces temps-là, mes frères, surgira dans le monde un Etre de haut rang, du nom de Maitreya (le Bienveillant), un Arhat, un Etre totalement éclairé, doté de sagesse et de vertu, un Etre heureux, qui connaît le monde, le Conducteur sans pareil des hommes à éduquer, l’Instructeur des dévas et de l’humanité, un Bouddha comme moi.
Lui, grâce à ses propres pouvoirs supranormaux, comprendra et fera connaître ce monde et les sphères déviques, avec leurs Maras, leurs Brahmas, la foule des reclus et des brahmanes, des dévas comme des hommes, précisément comme je le fais maintenant. Il instituera la norme fondée sur l’amour à tous les niveaux. Il fera connaître la vie totalement parfaite de droiture dans toute sa pureté, dans l’esprit et dans la lettre, précisément comme je le fais maintenant. Il dirigera un Ordre de plusieurs milliers de Frères, précisément comme je suis maintenant à la tête d’un Ordre de plusieurs centaines de Frères. »
Gautama Bouddha, dans Digha Nikaya
Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu,
Que la Lumière afflue dans la pensée des hommes,
Que la Lumière descende sur la Terre.
Du point d’Amour dans le Cœur de Dieu,
Que l’Amour afflue dans le cœur des hommes.
Puisse le Christ revenir sur Terre.
Du centre où la Volonté de Dieu est connue,
Que le Dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.
Du centre que nous appelons la race des hommes,
Que le Plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.
Que Lumière, Amour et Puissance
restaurent le Plan sur la Terre.
La Grande Invocation fut utilisée pour la première fois par le Christ en juin 1945. Il la transmit à l’humanité afin de permettre à l’homme d’invoquer les énergies qui transformeront notre monde, et rendront possible son retour et celui de la Hiérarchie.
Lorsqu’elle est pratiquée en formation triangulaire, la Grande Invocation peut être rendue encore plus puissante. Si vous désirez travailler dans ce sens, entendez-vous avec deux amis pour la prononcer quotidiennement à voix haute. Il n’est pas nécessaire de se trouver au même endroit, ou de la dire au même moment de la journée. Vous unissant mentalement avec les deux autres personnes, visualisez un triangle de lumière blanche circulant au-dessus de vos têtes, et voyez-le relié à un réseau de triangles semblables recouvrant le monde.
ez-le relié à un réseau de triangles semblables recouvrant le monde.
Partout dans le monde, plusieurs fois par semaine, des groupes se réunissent régulièrement et s’assoient pendant plusieurs heures en silence : ils transmettent les énergies spirituelles dirigées vers eux et à travers eux par la Hiérarchie spirituelle.
Tout est énergie, rien n’existe si ce n’est l’énergie. Les Maîtres et le Christ, leur Maître, sont les gardiens de toutes les énergies pénétrant cette planète. La Hiérarchie travaille avec ces énergies en les équilibrant et en les envoyant dans le monde afin de faire progresser l’humanité, car c’est grâce à leur stimulus que toute vie évolue.
L’humanité se tient au point médian, entre le règne le plus élevé, le règne spirituel, et les règnes moins évolués, animal, végétal et minéral. Le véritable rôle de l’être humain est d’agir comme transformateur des énergies descendant du règne supérieur vers les règnes inférieurs. La relation entre les Maîtres et nous est la même que celle qui existe entre nous et les règnes inférieurs. Consciemment ou non, nous transmettons tous de l’énergie à quelque degré que ce soit.
Depuis des années, Benjamin Creme a encouragé la création de groupes de transmission partout où il a fait des conférences. Il existe maintenant des centaines de groupes qui travaillent de cette manière, coopérant avec les Maîtres et aidant à l’évolution de toute vie sur la planète. Il s’agit là d’un acte de service et d’une forme de méditation, simples et efficaces. « Je ne connais aucun autre moyen de servir le monde d’une telle puissance, d’une telle valeur, d’une telle importance, qui soit aussi nettement dans la ligne du Plan d’évolution », déclare Benjamin Creme. L’énorme bénéfice individuel qu’en retirent ceux qui ont la volonté d’agir en tant que canal pour les énergies, représente un autre avantage de la méditation de transmission. Les membres des groupes de transmission connaissent un développement spirituel rapide grâce à l’effet des énergies qu’ils absorbent et transmettent.
En réalité, la transmission des énergies n’a pas commencé avec Benjamin Creme. Les Maîtres, et leurs prédécesseurs, sont impliqués depuis des millions d’années dans la transmission des énergies à travers des groupes de personnes dans le monde entier. Par « groupe », nous entendons soit l’ensemble de l’humanité elle-même, soit des groupes plus petits : juifs, hindous, chrétiens, etc. Depuis toujours, que les célébrants en aient été conscients ou non, tous les actes de culte, dans les temples, les églises ou ailleurs, furent en même temps des transmissions plus ou moins puissantes des énergies en provenance de la Hiérarchie.
Pour tout renseignement sur les différents aspects du travail de méditation de transmission, consulter l’ouvrage : la Transmission – une méditation pour le nouvel âge, de Benjamin Creme (ISBN 2-9510974-7-6, Partage Publication).