Partage international no 448 - décembre 2025

SOMMAIRE


 

Articles du Maître —

Le rôle de l’homme [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, décembre 1985

Avec le temps, l’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cœur le rôle de gardien de leur évolution. Cela mènera à une transformation des différents aspects de l’élevage et de l’agriculture, de l’exploitation forestière et de la pêche. Les méthodes actuelles motivées par l’appât du gain – déforestation, dégradation des sols, surexploitation des terres appauvries, destruction irresponsable de nombreuses espèces animales, pêche intensive – disparaîtront à jamais.

Il faudra bientôt mettre un terme à la guerre infernale qu’on mène contre la nature. Les hommes ne doivent plus accepter l’empoisonnement de la terre et de l’eau qui menace l’espèce humaine et le règne animal. Il faut renoncer aux méthodes d’élevage privant les animaux des droits fondamentaux qui sont les leurs, comme la liberté de mouvement, l’accès à l’air et à la lumière. La cruelle exploitation, à des fins expérimentales, d’innombrables créatures, doit céder la place à des méthodes plus saines de recherche et de connaissance.

Nombreux sont ceux aujourd’hui qui se soucient de ces questions et appellent au changement. L’esprit humain s’est engagé dans la bonne direction et rien ne saurait arrêter cette évolution. Néanmoins d’immenses changements sont nécessaires pour maintenir l’équilibre écologique de la planète. Lorsque la Terre sera considérée comme une entité vivante, complète dans toutes ses parties, chacune étant essentielle à l’ensemble, une vision nouvelle et plus saine de la vie prévaudra. Les hommes finiront par se considérer comme les garants d’un ordre naturel, préordonné pour fonctionner dans l’harmonie et la beauté, chaque règne étant relié au règne supérieur et au règne inférieur, en accord avec le Plan.

Aujourd’hui des sommes considérables sont dépensées dans la recherche sur les lois de la nature. Dans le même temps, d’énormes ressources sont gaspillées ou mal utilisées. Si ces ressources étaient utilisées pour stabiliser l’équilibre naturel, un monde nouveau apparaîtrait. L’homme se retrouverait en possession de secrets qui lui ont longtemps été cachés. Il aurait accès à des champs de connaissance jusqu’à présent fermés à son mental avide de savoir. La nature dévoilerait ses mystères et l’homme commencerait à collaborer avec le Logos créateur, prenant ainsi la place qui lui revient de droit en tant que gardien du Plan.

L’homme a le pouvoir de renouveler toute chose ou de détruire le monde. Jamais auparavant il n’avait eu pareille puissance. L’utilisation correcte d’un tel pouvoir exige l’expression d’une sagesse peu commune aujourd’hui, mais que l’homme doit trouver en lui-même, faute de quoi il disparaîtra.

Heureusement pour la race humaine, l’homme n’est pas seul. Sortant des coulisses, le groupe de ceux qui Savent entre maintenant en scène ; ce sont des hommes doués de tous les attributs de Dieu. A travers eux s’écoulera un flux de sagesse immémoriale qui guidera et préservera l’homme le long du sentier.

Sous leur inspiration, l’homme reviendra sur ses pas et prendra un nouveau départ. Sous leur sage tutelle, il commencera son ascension vers le divin, afin de manifester sa divinité potentielle, mais jusqu’à présent inexprimée.

Ainsi, avec le temps, les hommes deviendront-ils eux aussi ceux qui Savent, les serviteurs du Dessein divin. A travers eux s’écoulera alors un courant de sagesse universelle qui leur permettra de nourrir l’humanité toute entière et de poursuivre ainsi la mise en œuvre du Plan.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Décembre 2025 [sommaire]

L’article du Maître de Benjamin Creme intitulé le Rôle de l’homme nous rappelle que l’humanité est investie d’une mission. Cette mission, cette responsabilité touche à notre vie et à toute forme de vie sur cette planète. Nous avons l’opportunité de préserver notre maison commune, d’en prendre soin et, ce faisant, d’évoluer en inclusivité et en conscience. « Lorsque la Terre sera considérée comme une entité vivante, complète dans toutes ses parties, chacune étant essentielle à l’ensemble, une vision nouvelle et plus saine de la vie prévaudra. Les hommes finiront par se considérer comme les garants d’un ordre naturel, préordonné pour fonctionner dans l’harmonie et la beauté, chaque règne étant relié au règne supérieur et au règne inférieur, en accord avec le Plan. »

Ce numéro est consacré aux idées et aux attitudes qui renforcent notre capacité à accomplir cette tâche : éliminer les obstacles qui se dressent sur notre route, nous aider à surmonter les difficultés qui entravent notre progrès. Ce qui peut nous éloigner ou nous détourner de notre chemin : tout ce qui engendre la confusion, tout ce qui déforme la réalité, les faits, la science, les vérités éternelles – en bref, tout ce qui nous détourne de notre voix intérieure, de notre sens des objectifs et de notre potentiel de service en tant qu’âmes incarnées. Et, bien sûr, tout ce qui va à l’encontre de notre expérience ou de notre intuition.

L’intelligence artificielle trouve certainement sa place dans la catégorie de ce qui peut nous détourner de notre chemin, dans un contexte où le monde se demande dans quelle mesure l’IA ou l’intelligence virtuelle est positive. Où se situe la ligne de démarcation rationnelle entre les divers types d’IA et leurs applications ? Charles Eisenstein réfléchit aux ramifications de cette question tandis que le professeur Richard Wolff examine les signes du déclin de l’empire américain. Yanis Varoufakis esquisse son éveil politique et social inspiré par les femmes dans sa vie. Enfin, nous publions un texte de feu l’ésotériste Aart Jurriaanse qui examine les phénomènes liés à la guidance.

Nous revenons également sur des questions non résolues qui obligent l’humanité à répéter les expériences traumatiques jusqu’à ce qu’elle comprenne et accepte les différentes tendances et faiblesses de sa propre nature. Une sélection brève mais révélatrice de différents articles du Maître de BC retrace les tendances qui pourraient mettre en danger le monde, tant la communauté internationale que les plus petites collectivités. Il met en garde : « L’homme a le pouvoir de renouveler toute chose ou de détruire le monde. Jamais auparavant il n’avait eu pareille puissance. L’utilisation correcte d’un tel pouvoir exige l’expression d’une sagesse peu commune aujourd’hui, mais que l’homme doit trouver en lui-même, faute de quoi il disparaitra. »

Malgré tout, le professeur Sachs et Sybil Fares affirment qu’« il y a encore une lueur d’espoir, car la réalité est tenace ». Nous devons être reconnaissants que la réalité soit tenace et que, tôt ou tard, la clarté et la vérité finissent par dominer même les plus aveuglés et les plus égarés. Nous pourrons alors renouer avec notre intuition et notre sentiment d’unité, revenir à la réalité et trouver des moyens de servir le Plan de l’Evolution.

Alors que nous clôturons cette année, nous souhaitons à nos lecteurs de recevoir les véritables bénédictions de Maitreya et des Maîtres. « Rappelez-vous que Maitreya ne doute pas un instant du triomphe ultime de ceux qui se tiennent derrière lui et qui ont pour valeurs la paix et la justice, la liberté et l’amour. Il sait que ce sont là les raisons d’être de l’existence humaine et vient pour les voir consacrées en tous les hommes. »

 

Point de vue

La recherche de la paix à Gaza et en Ukraine, faux-semblant ou réalité ? [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs et Sybil Fares,

Le 23 octobre 2025,

Une paix véritable exige la reconnaissance d’un Etat palestinien, la neutralité de l’Ukraine et le courage de s’opposer au lobby de la guerre. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, se présente comme un artisan de la paix.

Dans ses discours, il s’attribue le mérite des efforts visant à mettre fin à la guerre à Gaza et en Ukraine. Pourtant, derrière cette rhétorique grandiloquente se cache un manque de substance, du moins jusqu’à présent.

Le problème n’est pas le manque d’efforts de D. Trump, mais son manque de compréhension des enjeux. Il confond la paix avec des cessez-le-feu qui, tôt ou tard, dégénèrent en guerre. De fait, depuis Lyndon Johnson, les présidents américains ont été soumis au complexe militaro-industriel qui profite des guerres sans fin. D. Trump ne fait que suivre cette voie en évitant une véritable résolution des conflits à Gaza et en Ukraine.

La paix n’est pas un cessez-le-feu. Une paix durable s’obtient en résolvant les différends politiques latents qui ont mené à la guerre. Cela exige de se confronter à l’histoire, au droit international et aux intérêts politiques qui alimentent les conflits. A défaut de s’attaquer aux causes profondes de la guerre, les cessez-le-feu ne sont qu’une simple pause entre deux vagues de massacres.

 

Les conditions de la paix à Gaza

Trump a proposé ce qu’il appelle un « plan de paix » pour Gaza. Cependant, ce qu’il esquisse se résume à un simple cessez-le-feu. Son plan ne traite pas la question politique fondamentale de la reconnaissance d’un Etat palestinien. Un véritable plan de paix lierait quatre objectifs : la fin du génocide palestinien par Israël, le désarmement du Hamas, l’adhésion de la Palestine aux Nations unies et la normalisation des relations diplomatiques entre Israël et la Palestine. Ces principes fondamentaux sont absents du plan de D. Trump, ce qui explique pourquoi aucun pays ne l’a approuvé, malgré les insinuations contraires de la Maison Blanche. Tout au plus, certains pays ont soutenu la « Déclaration pour une paix et une prospérité durables », un geste palliatif.

Le plan de paix de D. Trump a été présenté aux pays arabes et musulmans afin de détourner l’attention de la dynamique internationale en faveur d’un Etat palestinien. Ce plan américain vise à freiner cette dynamique, permettant à Israël de poursuivre son annexion de facto de la Cisjordanie, ses bombardements continus sur Gaza et les restrictions imposées à l’aide humanitaire d’urgence sous prétexte de sécurité. L’ambition d’Israël est d’anéantir toute possibilité d’Etat palestinien, comme l’a clairement affirmé le premier ministre Benjamin Netanyahu à l’Onu en septembre. Jusqu’à présent, D. Trump et ses alliés n’ont fait que promouvoir le programme de Netanyahu.

Le « plan » de D. Trump est déjà en train de s’effondrer, à l’instar des accords d’Oslo, du sommet de Camp David et de tous les autres « processus de paix » qui ont considéré la création d’un Etat palestinien comme une aspiration lointaine plutôt que comme la solution au conflit. Si D. Trump souhaite réellement mettre fin à la guerre, ce qui reste à vérifier, il devrait rompre avec les géants de la tech et le reste du complexe militaro-industriel, bénéficiaires de vastes contrats d’armement financés par les Etats-Unis. Depuis octobre 2023, les Etats-Unis ont octroyé 21,7 milliards de dollars d’aide militaire à Israël, dont une grande partie est retournée à la Silicon Valley.

D. Trump devrait également rompre avec sa principale donatrice, Miriam Adelson, et le lobby sioniste. Ce faisant, il représenterait davantage le peuple américain (qui soutient un Etat palestinien) et défendrait les intérêts stratégiques américains. Les Etats-Unis rejoindraient ainsi le consensus international écrasant qui soutient la mise en œuvre de la solution à deux Etats, fondée sur les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu et les avis de la CIJ.

 

A l’origine de la guerre en Ukraine

Le même échec des efforts de paix de D. Trump se vérifie en Ukraine. Durant sa campagne, il a affirmé à plusieurs reprises pouvoir mettre fin à la guerre « en 24 heures ». Or, ce qu’il propose, c’est un cessez-le-feu, et non une solution politique. La guerre continue donc.

La cause de la guerre en Ukraine n’est pas un mystère, si l’on s’éloigne du discours convenu des médias traditionnels. Le casus belli fut la volonté du complexe militaro-industriel américain d’étendre sans cesse l’Otan, y compris à l’Ukraine et à la Géorgie, et le coup d’Etat soutenu par les Etats-Unis à Kiev en février 2014, qui porta au pouvoir un régime pro-Otan et déclencha la guerre. La clé de la paix, hier comme aujourd’hui, réside dans le maintien de la neutralité de l’Ukraine, qui peut jouer un rôle de médiateur entre la Russie et l’Otan.

En mars-avril 2022, alors que la Turquie menait une médiation pour un accord de paix dans le cadre du processus d’Istanbul, fondé sur le retour de l’Ukraine à la neutralité, les Américains et les Britanniques ont poussé les Ukrainiens à se retirer des négociations. Tant que les Etats-Unis n’auront pas clairement renoncé à l’intégration de l’Ukraine à l’Otan, aucune paix durable ne sera possible. La seule voie à suivre est un règlement négocié, fondé sur la neutralité de l’Ukraine et prenant en compte la sécurité mutuelle de la Russie, de l’Ukraine et des pays membres de l’Otan.

Le théoricien militaire Carl von Clausewitz a décrit la guerre comme la continuation de la politique par d’autres moyens. Il avait raison. Cependant, il est plus juste d’affirmer que la guerre est l’échec de la politique qui conduit au conflit. Lorsque les problèmes politiques sont ignorés ou niés, et que les gouvernements échouent à négocier sur les questions politiques essentielles, la guerre éclate trop souvent. Une paix véritable exige le courage et la capacité de s’engager en politique et de s’opposer aux profiteurs de guerre.

Depuis John F. Kennedy, aucun président n’a véritablement œuvré pour la paix. Nombre d’observateurs attentifs de Washington estiment que l’assassinat de Kennedy a irrémédiablement placé le complexe militaro-industriel au cœur du pouvoir. Par ailleurs, l’arrogance de la puissance américaine, déjà pointée du doigt par J. William Fulbright dans les années 1960 (à propos de la malencontreuse guerre du Vietnam), est un autre facteur aggravant. D. Trump, comme ses prédécesseurs, croit que l’intimidation, la désinformation, les pressions financières, les sanctions et la propagande américaines suffiront à contraindre Vladimir Poutine, le président russe, à se soumettre à l’Otan et le monde musulman à accepter la domination définitive d’Israël sur la Palestine.

D. Trump et le reste de l’establishment politique de Washington, inféodé au complexe militaro-industriel, ne se départiront pas de leurs illusions. Malgré des décennies d’occupation israélienne de la Palestine et plus d’une décennie de guerre en Ukraine (qui a débuté par le coup d’Etat de 2014), les conflits se poursuivent malgré les efforts constants des Etats-Unis pour imposer leur volonté. Pendant ce temps, l’argent continue d’alimenter les caisses de la machine de guerre.

 

Une lueur d’espoir

Néanmoins, une lueur d’espoir subsiste, car la réalité est parfois têtue. Lorsque D. Trump se rendra prochainement à Budapest pour rencontrer le président russe V. Poutine, son hôte, le premier ministre hongrois Viktor Orban, fin connaisseur et réaliste, pourra l’aider à saisir une vérité fondamentale : l’élargissement de l’Otan doit cesser pour instaurer la paix en Ukraine. De même, les interlocuteurs de confiance de D. Trump dans le monde islamique – le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président indonésien Prabowo Subian-to – peuvent lui expliquer l’absolue nécessité de l’adhésion de la Palestine à l’Onu, condition sine qua non du désarmement du Hamas et de la paix qui ne doit plus rester une vague promesse de fin du monde. Trump peut instaurer la paix s’il renoue avec la diplomatie. Certes, il devra affronter le complexe militaro-industriel, le lobby sioniste et les bellicistes, mais il aura le soutien du monde et celui du peuple américain.

Source : aljazeera.com

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Yanis Varoufakis (2025) (1) : Les origines d’un résistant [sommaire]

par Phyllis Creme,

Y. Varoufakis dédie son livre « aux femmes intrépides qui transforment les murmures en rugissements qui élèvent l’âme ».

Les femmes dont l’histoire est racontée ici :
Eleni, mère de Varoufakis, mariée à Yorgo, son père ;
Anna, mère de Yorgo, mariée à Yango ;
Trisevgeni, mère d’Eleni ;
Georgia, grand-mère de Margarita, la première femme de Varoufakis ;
Danae, deuxième épouse de Varoufakis.

Ce livre m’a attirée à la fois par son titre, Raise your Soul (Elève ton âme) et de par son auteur, Yanis Varoufakis, dont les écrits sont connus de nombreux lecteurs de Share International. Intrigant, me suis-je dit : le titre incite-t-il le lecteur à considérer notre « âme » comme une partie de nous-mêmes ? L’auteur ne le dit pas. Cependant, il m’a semblé que le message clé du livre était le suivant : lorsque nous souffrons, face à la brutalité des puissants, nous devons laisser notre âme s’élever au-dessus de tout cela, dans la liberté et la joie. Varoufakis se souvient du dernier message transmis par Radio Athènes avant sa fermeture par les nazis en 1941 : « Frères et sœurs, gardez haute votre âme. »

Ce livre raconte l’histoire de cinq femmes insoumises de différentes générations, toutes liées à l’auteur. Le contexte : la politique de la Grèce du début du XXe siècle à aujourd’hui, en 2025, en particulier pendant et après la Seconde Guerre mondiale, qui a vu le pays d’abord occupé par l’Allemagne nazie, puis divisé par la guerre civile et par ses propres dictateurs aidés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne : un pays pauvre, en proie à des troubles et à des divisions.

C’est un ouvrage facile à lire, narré de manière captivante, à mi-chemin entre l’histoire, la biographie et même l’autobiographie. C’est aussi un commentaire et, en partie, une explication historique de la croissance effrayante du fascisme à notre époque – « l’animosité massive contre les réfugiés, les migrants, les « autres »», ainsi qu’une sorte de traité féministe. Comme l’indique le résumé du livre, chaque femme « affronte les forces obscures de l’autoritarisme qui hantent encore l’Europe et au-delà, ravivant en nous tous l’espoir de nous relever une fois de plus ». Et dans le prologue, l’auteur dit qu’il espère que les lecteurs auront senti leur âme « s’alléger, ne serait-ce qu’un peu ».

Eleni, la mère de Varoufakis, a été élevée par des parents aimants aux moyens modestes et a eu une enfance heureuse jusqu’à l’occupation allemande de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a entraîné la famine, la peur et autres contraintes extrêmes. Eleni a appris à avoir confiance en elle, à faire ce qu’elle estimait juste, grâce à un prêtre qui leur rendait visite à l’époque. Il était devenu prêtre, disait-il, parce que cela lui semblait juste : « La liberté, c’est faire des choses extraordinaires, sans raison, simplement parce qu’elles semblent justes. » Très instruite et intelligente, Eleni a épousé Yorgo et s’est lancée dans la politique en Grèce après 1974 (à la fin du régime fasciste des « colonels »), après avoir essuyé d’innombrables refus d’emploi parce qu’elle était une femme. Elle était « un mélange de moquerie tendre, de franc-parler et de compassion ».

Anna, mère de Yorgo et épouse de Yango, était également engagée politiquement, féministe à une époque où les femmes n’avaient pas les mêmes droits que les hommes. Yango et Anna restèrent politiquement éloignés l’un de l’autre, mais ils passèrent de bons moments en Egypte dans les années 1920, avant le krach financier de 1929. Pendant tout ce temps, Anna tenait secrètement des journaux intimes rebelles et assistait à des réunions de femmes et de syndicats. Elle s’engagea dans de nombreuses activités politiques interdites qui finirent par mettre son mari en danger, et leur mariage prit fin. Elle veilla également à ce que son fils grandisse en tant que militant politique. Pendant la guerre civile en Grèce (1946-1949), remportée par les fascistes nationalistes, Yorgo a été emprisonné et détenu dans des conditions épouvantables pour avoir refusé de signer un document dénonçant ses camarades. A la mort d’Anna en 1951, Eleni a dit à Yorgo : « Viens, la vie est devant nous. Maintenant, élève ton âme. »

Trisevgeni, la mère d’Eleni, semble être le pilier du livre et de la famille. Issue d’un milieu pauvre, elle était intègre, intelligente et déterminée. Nous la rencontrons pour la première fois alors qu’elle téléphone à Yorgo pour lui demander de venir épouser Eleni, juste avant la mort de son mari. Elle a aidé les frères Panayis et Yorgo à échapper à la police du dictateur de l’époque en les envoyant dans son village natal et, plus tard, lorsque le jeune Varoufakis a eu des ennuis, elle a fait en sorte qu’il puisse partir en Angleterre.

La dernière femme de son passé que Varoufakis présente est Georgia, la grand-mère de sa première femme. Mariée à un tyran qui admirait Hitler, elle l’a apparemment accepté comme mari. Georgia est présentée comme une femme différente des autres, incapable d’être féministe – elle était de son temps, mais dévouée et prête à souffrir pour ses enfants. Dans sa vieillesse, elle se trouva isolée ; coupée de tout contact avec le monde ; elle avait perdu la mémoire et a fini dans une maison de retraite. Enfin, nous arrivons à l’épouse actuelle de Varoufakis, Danae, artiste plasticienne aventureuse et intrépide. Ils se sont rencontrés sur une de ses expositions illustrant « notre assaut collectif contre notre planète ». Elle le persuade de l’accompagner dans une tournée des « barrières », notamment le mur de Berlin et le mur de béton en Cisjordanie : des murs, des barrières, des obstacles de toutes sortes, physiques et psychologiques, qui divisent les peuples à travers le monde.

Dans l’épilogue, Varoufakis réfléchit à l’importance de ces cinq femmes remarquables. Il se rend compte qu’elles partageaient une « vertu rare : celle de ne pas se laisser décourager par les difficultés rencontrées sur les chemins les plus difficiles, ceux qui donnent de l’espoir en ce monde désespéré et pessimiste. »

Ce livre inspirant nous invite à vaincre la peur face à la terreur et au mal. Il nous rappelle que nous pouvons nous élever au-dessus des événements banals de notre vie quotidienne pour nous rapprocher un peu de ce que nos âmes nous souhaitent.

1. Yanis Varoufakis, Raise your Soul (Elève ton âme – non traduit), 2025

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Surmonter le mirage et l’illusion [sommaire]

Le mirage est une chose que tous les groupes doivent affronter. C’est tellement vrai que le Maître Djwhal Khul a écrit tout un ouvrage sur le mirage, le Mirage : un problème mondial (Lucis Trust). C’est le problème majeur. Il est à l’arrière-plan de tous les maux et toutes les souffrances. La meilleure chose que vous puissiez faire pour le monde, c’est d’élever votre conscience au niveau du plan mental, devenir polarisé sur ce plan, et ainsi clarifier quelque peu le brouillard général du mirage.
Le mirage de groupe est le résultat du mirage individuel. Nous avons affaire à des groupes, aussi est-il préférable de traiter du mirage dans le sens où il affecte le groupe. Ne vous imaginez pas qu’aujourd’hui, demain, au cours de ce week-end, nous aurons résolu les problèmes du mirage de groupe. Ils sont sans fin et ne seront pas résolus au cours de ce siècle. Il ne nous reste plus que quelques mois d’ici la fin du siècle (mai 1999), mais nous pouvons commencer.
L’un des facteurs les plus importants pour vaincre le mirage est l’honnêteté, être capable d’utiliser le plan mental d’une manière honnête, afin de parvenir à l’honnêteté du mental. Si vous êtes victime d’un mirage et si vous refusez de le regarder honnêtement, vous ne vous en débarrasserez jamais. Mais si vous le regardez honnêtement, à partir du plan mental, il disparaît de lui-même. Lorsque vous en devenez conscient, le mirage disparaît.
Le mirage, c’est l’obscurité, le manque de lumière. C’est la source de toute ignorance. Nous sommes supposés nous diriger de l’obscurité vers la lumière, de l’ignorance vers la sagesse. C’est pourquoi il est d’une importance fondamentale que chaque disciple qui commence à fouler le sentier s’attaque à ses mirages, simplement, honnêtement, sans jugement ni auto-condamnation. Il s’agit simplement de se voir de manière objective. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]

En essence, le mirage trouve son origine dans l’appareil qui donne à l’homme sensibilité et sensualité – le corps astral ou émotionnel –, et dans la propension humaine à s’identifier à l’activité de ce véhicule. En s’identifiant à tort avec ses sentiments et émotions – sa nature désirante – l’homme s’est entouré d’un épais brouillard d’illusion et d’irréalité dans lequel il s’est perdu. C’est ce brouillard qui constitue le mirage dans lequel la majorité des gens passent leur existence entière. Le mirage est l’illusion sur le plan des émotions. Il représente le principal obstacle sur le chemin du progrès, pour les individus comme pour l’espèce humaine dans son ensemble. Il sème une multitude d’erreurs de jugement sur le chemin de celui qui n’y prend garde, et son emprise s’exerce tout autant – si ce n’est davantage – sur le plus noble idéaliste que sur le cynique le plus endurci. […]
Que faire pour libérer l’humanité d’une servitude si ancienne, inhérente en partie à la nature de la substance elle-même ? Comment l’homme peut-il s’affranchir de cette funeste identification, et de la tyrannie des formes-pensées qu’il a lui-même créées ? En focalisant son attention non plus sur le moi mais sur le groupe, et en s’identifiant davantage avec son âme, en relation avec toutes les âmes. La lumière de l’âme, par l’intermédiaire du mental, est la grande dissipatrice du mirage, et, à une époque lointaine, le Bouddha a enseigné comment vaincre le désir en pratiquant la noble voie du milieu entre les paires d’opposés. [Le mirage (Maître –)]

Le problème avec le mirage, c’est qu’il est terriblement contagieux. C’est comme une maladie infectieuse qui peut se répandre à travers le groupe tout entier et le détruire. Lorsque le mirage a trait à des idées fausses, il est très destructeur pour l’unité de groupe car certains considéreront ces idées comme justes. Leur propre mirage s’accommode du mirage de l’idée mensongère et ils n’y voient rien qui cloche. D’autres qui ont davantage de discernement peuvent voir immédiatement grâce à leur faculté de discrimination, qui vient de l’âme à travers le mental, qu’il s’agit de mirage, que ce n’est pas vrai, et ils ne veulent pas en entendre parler. Et ainsi la désunion naît au sein du groupe. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]

Qu’est-ce que le sens commun ? De toute évidence, il n’a rien de commun. Il est même rare, particulièrement dans les groupes new âge. Le sens commun est l’intelligence innée de la race humaine, rehaussée et affinée par la qualité de l’âme, dans la mesure où celle-ci peut agir sur le facteur manasique, celui de l’intelligence. Ce n’est pas exactement l’intuition, mais il partage certaines des qualités de la véritable qualité d’intuition qui vient de l’âme. C’est une sorte de conscience intelligente qui donne avant tout le sens des proportions. Il est non seulement utile mais absolument essentiel pour vaincre les mirages. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]

Il est vrai qu’on trouve sur le plan astral des formes-pensées puissantes de Maîtres connus, construites au fil des années par des aspirants et des disciples dévoués. Bien des personnes, sensibles au niveau astral, contactent ces « Maîtres » illusoires et reçoivent en retour les « enseignements », de nature astrale, qui au moins jusqu’à un certain point provenaient à l’origine de Maîtres réels, à travers des disciples polarisés mentalement et focalisés au niveau de l’âme. Il existe actuellement un grand nombre d’enseignements de cette nature, dont certains sont très connus et respectés. […]
La pierre de touche est l’objectivité et l’absence de mirage. Je peux dire que mon Maître n’a jamais fait la moindre remarque qui puisse nourrir les illusions ou l’ambition de quelqu’un, qu’il s’agisse de moi-même ou d’un autre. Au contraire, de nombreux disciples ont été grandement enrichis par ses sages conseils, donnés objectivement, mais avec amour.
Les conseils que j’aimerais donner aux aspirants sont les suivants : recherchez l’objectivité, car la clé est le discernement ; méfiez-vous de ceux qui vous offrent les initiations des Maîtres, avec ou sans diplôme ! Méfiez-vous de ceux qui vous disent que les Maîtres ont particulièrement besoin de votre aide, habituellement financière, pour leurs plans. Méfiez-vous de ceux qui, sans être eux-mêmes très évolués, prétendent être en contact avec les Chohans (des initiés du sixième degré), et méfiez-vous de toute communication qui, destinée à d’autres personnes ou à vous-mêmes, pourrait nourrir votre ego et vos illusions et vous donner ce sentiment d’importance que tous désirent et peu méritent. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]

Il faut du courage pour s’attaquer à ses mirages. Il faut du courage pour changer. Le mirage, comme la lumière, a une émanation – tout comme la sagesse ou l’amour ont une émanation. Il est très facile de voir les mirages des autres, mais pas les siens. Si d’autres ont des mirages, vous pouvez être certain que vous en avez vous-même. Vous en avez nécessairement quelques-uns. Si vous en avez, vous avez besoin de courage pour les reconnaître. Il faut même du courage pour admettre leur existence. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]

Lorsque les brouillards du mirage sont dispersés par la lumière du plan mental, la polarisation de la conscience change progressivement. […] Par conséquent, tout ce qui focalise le mental, qui le met en action dans chaque situation ou réaction, accélère le processus de polarisation. La méditation, quel qu’en soit le type – excepté cet état de rêverie négative que l’on prend si souvent à tort pour la méditation – est un premier élément qui pousse dans cette direction. Il y a également la détermination appliquée à observer d’une manière aussi impersonnelle et honnête que possible toutes ses réactions, quelle que soit la situation, spécialement celles qui dérangent le plus ; de même qu’une compréhension de sa propre structure de rayons – et par conséquent de ses mirages. Enfin, la consécration de sa vie au service de l’humanité conduira, en se tournant vers les autres, à se détourner de soi-même. Autant d’attitudes qui aident à polariser la conscience sur le plan supérieur, amenant ainsi la lumière de l’âme dans toutes les situations de la vie quotidienne. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]

L’illusion
Q. Quelle est la différence entre le mirage et l’illusion ?
R. Il s’agit essentiellement de la même chose – d’une absence de clarté, de lumière, de révélation, de sens. Lorsque notre mental est fermé à la vérité, ou obscurci, nous vivons dans l’illusion. Si l’expérience se manifeste en tant qu’émotion, c’est du mirage ; si c’est une conception mentale ou une idée, c’est une illusion. Le mirage est l’illusion qui s’exerce sur le plan astral/émotionnel. L’illusion proprement dite s’exerce sur le plan mental. Elle implique l’âme car celle-ci utilise le corps mental, qui doit être clair. S’il n’est pas clair, l’âme ne peut porter un regard clair sur le monde. Elle le voit à travers une foule d’illusions, dont l’individu n’est pas conscient. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]

L’illusion de chaque plan (physique, émotionnel ou mental) est vaincue par l’action du niveau qui se trouve juste au-dessus. Ainsi l’illusion du plan physique, appelée maya, est surmontée par l’aspiration du corps émotionnel. Lorsque l’aspiration est suffisamment élevée, elle exerce un contrôle sur l’activité des élémentaux physiques. L’illusion du plan astral, que nous appelons mirage, est surmontée par la lumière de l’âme, focalisée sur elle depuis le plan mental. L’illusion du plan mental est appelée tout simplement illusion. Elle est dispersée par la lumière de l’âme que nous appelons intuition. Grâce à un usage correct de l’intuition, l’aspect illusoire du plan mental est surmonté. Un autre nom pour l’intuition, qui détruit l’illusion, est bouddhi. Elle vient du niveau bouddhique de la triade spirituelle de l’âme. La fonction de bouddhi sur le plan mental est de mettre un terme au sentiment de séparation. L’illusion de toute sorte, qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale, résulte de l’erreur fondamentale qui nous fait croire que nous sommes séparés alors qu’il n’en est rien. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]

Q. Il semblerait que bon nombre de mirages et d’illusions découlent de la grande illusion que nous sommes séparés les uns des autres. Est-ce que« faire comme si », ou être conscient intellectuellement de l’âme et, par conséquent, du lien qui nous unit aux autres, est suffisant pour transcender cette illusion ?
R. Non, ce n’est pas suffisant pour transcender l’illusion, mais cela peut constituer un pas dans la bonne direction. Savoir de manière théorique que nous sommes une âme ne nous empêche pas d’être rempli de mirages et d’illusions. Savoir en théorie que nous faisons partie d’une race humaine qui n’est pas une entité séparée, mais est au contraire liée à toutes les particules de l’ensemble du cosmos, ne suffit pas en soi à nous libérer de l’illusion. Il faut que la conscience entre en jeu. La seule chose qui libère de l’illusion est une conscience en éveil. Celle-ci vient de l’expérience de soi en tant qu’âme – vous devez en faire réellement l’expérience. Lorsque vous faites l’expérience de vous-même en tant qu’âme, vous vous conduisez comme une âme. Vous cessez de construire toutes sortes d’idées imaginaires, toute une fantasmagorie illusoire. Votre vision devient claire et vous ne connaissez plus les mêmes difficultés. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]

Q. Quelle est la manière la plus rapide de dépasser l’illusion que nous appelons la vie et de faire l’expérience directe de la réalité, de Dieu ? (juil. 2000)
R. Maitreya dit que la manière la plus simple de le faire est de s’identifier à ce que nous sommes réellement : le Soi ou Dieu. Il dit : « Posez-vous la question : Qui suis-je ? » Vous constaterez que vous vous identifiez avec votre corps physique, vos émotions ou vos pensées. « Mais vous n’êtes rien de tout cela », dit-il. Vous vous identifiez à ces différents aspects de vous-même, mais ils ne sont pas vous. Vous êtes le Soi, un être immortel. Nos problèmes, notre douleur, notre souffrance sont le résultat du fait que nous nous identifions avec tout ce qui n’est pas le Soi immortel.

Maitreya a donné au monde une Prière pour le nouvel âge. Répétée quotidiennement, elle développe progressivement la conscience du Soi. Cette conscience aboutit finalement à la Réalisation du Soi, qui est la perfection.
Cette prière est très simple :
Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout vient de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit et le corps sont mes temples,
Pour que le Soi réalise en eux
Mon Etre suprême et mon Devenir.

Dites cette prière avec une attention soutenue autant de fois par jour que vous le souhaitez. Peu à peu vous aurez une conscience différente de vous-même. Vous commencerez à devenir plus détaché. Vous commencerez à vous rendre compte que vous n’êtes pas le corps, les émotions ou le mental. Vous n’êtes pas cette mémoire qui vous relie en tant que personne à votre travail et à votre famille. Vous serez de plus en plus en relation avec le Soi. [Le grand retour (Benjamin Creme)]

 

De nos correspondants

L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York [sommaire]

par Cher Gilmore,
Photo : Dmitryshein , CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
Zohran Mamdani

En novembre 2025, Zohran Mamdani, socialiste démocrate de 34 ans, est devenu le 111maire de New York, et le premier maire musulman de cette ville. Cette victoire semble être une bonne nouvelle isolée, mais on peut y voir la preuve de l’existence d’un nouveau courant de pensée.

Après la victoire de Donald Trump en 2024, les experts avaient émis l’hypothèse que les électeurs américains voulaient revenir à la « bonne vieille époque » de la domination masculine, de la discrimination raciale, des structures familiales bibliques et du conservatisme. Cependant, les élections qui ont eu lieu depuis le début de son second mandat, y compris celle de Z. Mamdani, suggèrent fortement que les électeurs n’ont pas adhéré au supposé retour aux valeurs en vigueur dans les années 1950. Des démocrates ont battu les républicains à plate couture, des démocrates progressistes et socialistes ont battu les modérés, et le taux de participation a été sans précédent pour des scrutins se déroulant entre deux présidentielles.

Plus important encore, les démocrates ont en grande partie gagné grâce aux votes d’électeurs qui n’aiment pas le parti démocrate dont la cote de popularité est au plus bas. La mobilisation contre la politique de D. Trump est devenue beaucoup plus contestataire et de gauche. Les électeurs ont désormais une opinion bien plus positive du socialisme démocratique que les dirigeants du parti démocrate. Ce changement a ouvert la voie à la campagne de Z. Mamdani, qui a montré comment ramener efficacement les mécontents dans le giron politique.

Mamdani s’est efforcé de convaincre des centaines de milliers de non-votants de se rendre aux urnes, des jeunes aux communautés d’immigrants laissées pour compte. Il a formé une coalition fondée sur la classe sociale, remportant les suffrages de toutes les races, mobilisant les locataires à faibles revenus et les usagers des transports publics qui font prospérer la ville, face aux riches, tant libéraux que conservateurs. Pour la première fois, l’électorat qui s’est rendu aux urnes reflétait réellement la démographie de cette ville, plutôt que principalement les propriétaires âgés habituels.

Ben Davis, qui a travaillé dans l’équipe chargée des statistiques pour la campagne de Bernie Sanders en 2020, affirme que le chiffre le plus important de la campagne de Z. Mamdani est 100 000, soit le nombre de personnes qui se sont portées volontaires pour participer activement à la campagne. « Ils ont reconnu que la politique était un acte vivant et concret d’appartenance à une communauté, au-delà du simple fait de se présenter pour cocher une case tous les quatre ans. Ce ne fut pas le cas pendant des décennies, mais la campagne de Z. Mamdani et les socialistes démocrates américains tentent, avec succès, de reconstruire cette communauté et cette solidarité, et de restaurer l’action politique de la classe ouvrière. » Il appelle cela le début d’un changement de cap.

Comment Z. Mamdani a-t-il réussi ? Tout d’abord, il a centré son message sur des questions importantes pour les New-Yorkais, principalement liées à leurs moyens financiers, en raison des énormes inégalités de revenus dans cette ville. Il a appelé à la construction de logements plus abordables, à l’augmentation du salaire minimum à 30 dollars de l’heure, à la gratuité des bus et à l’augmentation des impôts pour les habitants les plus riches de la ville. Il a utilisé les réseaux sociaux de manière personnelle, directe et sincère, plutôt que d’adopter une approche marketing sophistiquée.

Il a réussi à financer sa campagne en bénéficiant d’une formule de participation populaire mise en place par la ville il y a plusieurs années, appelée « financement public par petits donateurs ». Ce programme bénéficie aux candidats qui s’appuient sur de petites contributions de citoyens ordinaires, plutôt que sur de grosses sommes fournies par des milliardaires ou des entreprises. Grâce à ce fonds, il a réussi à récolter 13 millions de dollars, une somme suffisante pour faire passer son message. Même s’il a dépensé quatre fois moins que ses adversaires, le fonds de petits donateurs lui a fourni les moyens dont il avait besoin pour être efficace au cours de cette campagne.

Sera-t-il en mesure d’apporter les changements qu’il a promis ? L’économiste Richard Wolff évoque plusieurs facteurs qui jouent en sa faveur, notamment le fait qu’il a été élu avec plus de 50 % des voix, cette victoire nette lui conférant un mandat et un pouvoir d’influence. Il dispose également d’alliés parmi les sénateurs et députés socialistes de l’Assemblée de l’Etat de New York, ce qui lui donne suffisamment d’influence pour que les milliardaires le prennent au sérieux. Au niveau national, il bénéficie du soutien du sénateur Bernie Sanders et de la députée Alexandra Ocasio-Cortez.

Au-delà des résultats électoraux globaux, un autre indice montrant que la victoire de Z. Mamdani marque le début d’une nouvelle ère politique est un rapport publié par Run for Something (Se battre dans un but), organisation politique progressiste qui aide les jeunes candidats à se familiariser avec les rouages de la politique. Selon ce rapport, plus de 10 000 personnes se sont inscrites pour avoir des informations sur la manière de se présenter aux élections après la victoire de Z. Mamdani.

Comme pour anticiper cette élection, un Maître de Sagesse avec lequel Benjamin Creme a collaboré pendant plus de cinquante ans a prédit, dans les années 1990, qu’un nouveau courant politique et économique – le socialisme démocratique ou la social-démocratie – se répandrait à travers le monde, incluant une pleine participation de toutes les couches de la population au sein des centres de pouvoir politique. C’est déjà le cas à petite échelle aux Etats-Unis, et, contribuant à cet élan populaire, de nouvelles organisations dont la priorité est l’humain, telles que Indivisible, qui a organisé les grandes manifestations No Kings, et Vote Common Good (Pas de roi et Voter pour le bien de tous), apparaissent pour joindre leurs forces à celles qui sont déjà actives dans l’espace politique.

D’un autre point de vue, l’historien Peter Turchin constate, à partir de ses recherches approfondies sur le déclin des empires, que lorsqu’un empire se désintègre, comme c’est le cas actuellement aux Etats-Unis, la structure qui le remplace est généralement une forme de gouvernance que les citoyens connaissent déjà. Autrement dit, les dictatures militaires ont tendance à être remplacées par de nouvelles dictatures militaires, les dirigeants autoritaires par de nouveaux dirigeants autoritaires, et les démocraties Enfin, à un niveau cosmique, chaque jour nous rapproche davantage des énergies de l’ère du Verseau, dont les qualités sont la synthèse, la fraternité et la coopération. Comme l’a dit Z. Mamdani au début de son discours de victoire : « Le soleil s’est peut-être couché sur notre ville ce soir, mais comme l’a dit un jour Eugene Debs : «  Je vois poindre l’aube d’un jour meilleur pour l’humanité. » »

Physique quantique, l’unification des théories (3e partie) [sommaire]

par Dominique Abdelnour,

Cette série de trois articles sur la physique quantique a commencé par présenter quelques principes et expériences caractéristiques de la physique quantique. Ce dernier article évoque quelques théories qui tentent d’unifier les principales théories physiques en un tout cohérent.

« L’unité de la vie sera un fait connu et scientifique, et la vie dans la matière ne sera plus une théorie mais un fondement de la science. » Alice A. Bailey.

« Le but sous-jacent de toute vie est la création de l’unité, exprimant ainsi l’interconnexion de tous les atomes – c’est, je pense, la déclaration la plus extraordinaire qu’ait faite mon Maître », écrit Benjamin Creme dans l’Art de la coopération.

Dans son livre Rien ne va plus en physique !, Lee Smolin écrit : « Comme dans un mauvais roman d’amour, le désir le plus cher des physiciens est l’unification. »

Depuis des milliers d’années, les scientifiques tentent d’unifier les phénomènes physiques au moyen de lois prédictives et réfutables.

 

Unification des théories physiques

Lee Smolin décrit comment, pendant des siècles, la science a progressé en essayant de trouver des concepts unifiant les différents phénomènes physiques. Au XVIsiècle, Giordano Bruno a unifié le soleil et les étoiles en affirmant que le soleil est une étoile comme tant d’autres, ce qui lui a valu d’être brûlé vif par l’Église. Au XVIIsiècle, Newton a unifié la gravité qui nous maintient sur Terre avec la gravité qui fait tourner les planètes autour du soleil. Au XIXsiècle, James C. Maxwell a unifié l’électricité, le magnétisme et la lumière en tant que manifestations d’ondes électromagnétiques qui se propagent.

En 1905, Einstein a concilié les contradictions apparentes entre la mécanique newtonienne et la théorie de Maxwell sur l’électromagnétisme (constance de la vitesse de la lumière). Il a alors publié sa théorie de la relativité restreinte, remettant en question notre conception de l’espace et du temps. En 1915, en voulant unifier la théorie de la gravité de Newton et sa théorie de la relativité restreinte, Einstein a décrit la relativité générale, dans laquelle l’espace se courbe autour de la matière.

Depuis le début du XXsiècle, les scientifiques s’efforcent d’unifier les théories des différentes forces connues (gravitation, électromagnétisme, forces nucléaires faibles et fortes) avec la mécanique quantique, et de les réunir toutes dans une seule loi universelle. Un exemple en est la théorie de l’électrodynamique quantique, développée notamment par Richard P. Feynman, qui unifie l’électromagnétisme (équations de Maxwell) et la mécanique quantique.

À ce jour, la théorie la plus aboutie et la plus validée par l’expérience est le modèle standard des particules, qui présente une vision unifiée de l’électromagnétisme, des interactions nucléaires faibles et fortes et de la mécanique quantique. Cependant, cette théorie n’inclut pas la gravité et n’explique pas non plus la matière noire et l’énergie noire (95 % des forces gravitationnelles de l’univers).

Photo : Jarrokam , CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
Représentation visuelle de la mousse quantique : dessin basé sur des calculs de Wheeler illustrant ce à quoi pourrait ressembler la réalité quantique à l’échelle de Planck.

Unifier la gravité et la physique quantique

Trouver une théorie qui unifierait la gravité et la physique quantique est un défi majeur.

La physique quantique régit les phénomènes à l’échelle de Planck, soit 10-35m (1 mètre divisé par 10, 35 fois). La relativité générale traite des problèmes à l’échelle de l’univers observable, soit des dizaines de milliards d’années-lumière. Aucun instrument ne peut mesurer une telle gamme de longueurs.

De plus, ces deux théories ont une conception profondément contradictoire de l’espace.

C. Rovelli décrit l’espace de la relativité générale comme « quelque chose de dynamique […] un immense mollusque mobile dans lequel nous sommes immergés, qui se comprime et se tord ». L’espace gravitationnel est continu, lisse, s’incurvant doucement autour des objets massifs et déformant le temps. L’espace de la physique quantique, en revanche, est plat avec des ondulations violentes à très petite échelle (dues au principe d’incertitude). La mousse quantique illustre ce phénomène.

En 1918-1919, G. Nordström et Theodor Kaluza ont cherché à unifier la gravitation et l’électromagnétisme en introduisant une nouvelle dimension cachée de l’espace. Cette dimension supplémentaire est un cercle minuscule qui contiendrait le champ électromagnétique. Mais la théorie ne résout pas toutes ses contradictions.

Photo : Historicair, Rogilbert , Domaine public, via Wikimedia Commons
Dimensions enroulées en espaces de Calabi-Yau, dans le contexte de la théorie de Kaluza-Klein.

Espace et plans de conscience

H. P. Blavatsky écrit : « [la science] peut collecter, grouper, classifier, généraliser les phénomènes ; mais l’occultiste, […] déclare que l’explorateur audacieux qui voudrait sonder les plus intimes secrets de la Nature devrait franchir les limites étroites des sens et transférer sa conscience dans la région des Noumènes, et dans la sphère des Causes primordiales. »

A. A. Bailey écrit : « La matière du système solaire est divisée par les occultistes en sept plans ou états d’être ; le plus élevé d’entre eux étant le plan atomique. De même, chacun de ces sept plans est divisé en sept sous-plans, dont le plus élevé porte le nom de sous-plan atomique. Il y a donc quarante-neuf sous-plans et sept d’entre eux sont « atomiques ». […] Nous avons vu que le temps et l’espace sont simplement des formes d’idées exprimant l’activité cyclique d’une entité. »

L’espace est généralement défini comme ayant trois dimensions physiques (hauteur, largeur, profondeur) pour localiser les objets, auxquelles s’ajoute une dimension temporelle pour définir un événement.

Une contribution fondamentale de l’ésotérisme, à travers H. P. Blavatsky, Djwhal Khul et B. Creme, a été la conceptualisation d’une quatrième dimension de l’espace, la dimension vibratoire des plans de conscience. Les événements se produisent sur les différents plans, avec une interrelation entre les plans.

Ces plans de conscience sont intimement liés à notre monde connu. Le ciel est en nous. Et les plans supérieurs sont la source des causes.

 

La théorie des cordes

Les deux théories qui ont suscité le plus d’intérêt parmi les tentatives d’unification de la gravité et de la mécanique quantique sont la théorie des cordes et la gravité quantique à boucles.

Dans le deuxième tome de la Mission de Maitreya, B. Creme déclare : « Selon un axiome occulte fondamental, tout est énergie ; rien d’autre n’existe dans la totalité de l’univers manifesté, que de l’énergie, vibrant selon certaines fréquences, certaines longueurs d’onde, et ces fréquences particulières, ainsi que leurs interconnections, sont à l’origine des formes que nous appelons la matière. Ce principe est désormais tellement accepté que les scientifiques construisent des modèles d’atomes. » Dans le troisième tome de la Mission de Maitreya, il explique :« La distance n’existe pas davantage que le temps. Temps et distance ne sont que des expériences du mental. Nous nous trouvons tous sur une tête d’épingle ; les 5,5 milliards d’êtres incarnés et les 55 milliards d’êtres désincarnés sont tous sur cette minuscule tête d’épingle. C’est cela, la distance. Cette planète que nous appelons Terre a la taille d’une épingle si petite qu’on ne pourrait même pas la voir au microscope. C’est cela, la réalité. La totalité du cosmos existe sur cette tête d’épingle ; tous les gens, toutes les planètes, la totalité de l’univers, existent sur cette petite tête d’épingle. Voilà la réalité de la distance. Elle n’existe pas. […] »

« Dans le Soi, la distance n’existe pas. Le Soi est en deçà et au-delà de toute distance. La distance, comme le temps, n’est qu’une expérience du cerveau physique, une chose à laquelle nous avons été conditionnés. Bien sûr, il faut du temps pour aller de San Francisco à Londres ou à Tokyo, mais cela est dû au plan physique dense, non au temps ou à la distance. Pour un Maître, cela ne prend pas de temps du tout. »

Selon la théorie des cordes, l’univers tout entier est constitué de minuscules cordes vibrantes qui forment la matière et les forces. B. Green explique : « [La théorie des cordes] déclare identiques « l’étoffe » de toute la matière et celle de toutes les forces. Chaque particule élémentaire se compose d’une seule corde, […] et toutes les cordes sont rigoureusement identiques. La différence entre les particules provient des différents modes de vibration de leurs cordes respectives. Les différentes particules élémentaires sont en fait les différentes « notes » d’une corde fondamentale. L’univers, composé d’une quantité immense de ces cordes vibrantes, est une symphonie cosmique. »

Pour fonctionner, la théorie des cordes a besoin d’au moins dix dimensions : nos trois dimensions spatiales, six dimensions dites enroulées (de l’ordre de la longueur de Planck) et le temps. Les espaces de Calabi-Yau expriment les dimensions supplémentaires. (Image III)

Étonnamment, B. Green souligne la possibilité que tous les phénomènes de notre univers macroscopique habituel puissent se produire de la même manière dans ces minuscules dimensions supplémentaires enroulées. D’une certaine manière, il pourrait y avoir un reflet de notre univers connu dans l’univers de ces minuscules dimensions enroulées.

Il écrit : « […] Il n’y a aucun moyen de distinguer ces deux univers géométriquement distincts. Toute expérience menée dans l’un des deux a sa correspondance dans une expérience qui peut être faite dans l’autre univers, et qui conduira exactement au même résultat. »

En réponse à une question, Benjamin Creme a indiqué que la théorie des cordes correspondait plus ou moins à la réalité. Il convient de noter que cette théorie présente des similitudes avec l’ésotérisme :

  • Toute matière et toute énergie sont des vibrations, car constituées de minuscules cordes vibrantes.
  • La théorie des cordes prédit au moins cinq dimensions minuscules enroulées. B. Creme a déclaré que sur les plans supérieurs, la distance et le temps n’existent plus : « La totalité du cosmos existe sur cette tête d’épingle. »

Récemment, une équipe de chercheurs, dont Michael J. Kavic, a émis l’hypothèse suivante : « Dans notre modèle, l’énergie noire provient de la courbure de l’espace-temps double. »

 

Gravité quantique à boucles

De nombreux chercheurs se tournent vers une autre théorie : la gravité quantique à boucles. Cette théorie cherche à concilier la quantification de l’énergie décrite par la mécanique quantique et la courbure de l’espace décrite par la relativité générale. Cela conduit à la définition des quanta d’espace : une échelle minimale en dessous de laquelle il n’y a rien. C.  Rovelli décrit « un monde qui n’existe pas dans l’espace et n’évolue pas dans le temps. Un monde fait uniquement de champs quantiques en interaction, dont le pullulement de quanta engendre […] espace, temps, particules, ondes et lumière ».

 

Conclusion : L’unité

Les nouvelles théories qui cherchent à unifier la théorie quantique et la gravité remettent complètement en cause notre vision du monde. Pour l’instant, elles restent à l’état de conjectures, car non vérifiées par l’expérience. En cherchant constamment les lois qui sous-tendent l’unité de la manifestation, les scientifiques tentent d’appréhender l’univers dans sa globalité. Il leur reste à montrer l’existence des plans de conscience et la vie dans la matière.

Source : Brian Greene, l’Univers élégant ; Carlos Rovelli, Par-delà le visible ; Lee Smolin, Rien ne va plus en physique ! ; Michael J.  Kavic, Dynamical Dark Energy, Dual Spacetime, (Energie noire dynamique, espace-temps double) ; https://arxiv.org/abs/2503.20854)

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

« Signes » au jardin ? Des vœux exaucés [sommaire]

Rose trémière jaune pâle

Le 22 juillet de cette année, avec ma femme Rose-Marie nous avons eu une surprise en allant au jardin : une rose trémière qui jusque-là produisait des fleurs jaune pâle s’était parée de deux magnifiques fleurs de couleur rose, voisines l’une de l’autre.

Nous sommes allés voir de plus près s’il ne s’agissait pas d’un autre plant de rose trémière qui aurait pu pousser juste à côté du premier — hypothèse improbable mais qui aurait pu expliquer la différence de teinte des fleurs. Il n’en était rien : les fleurs roses poussaient sur la même tige que les jaunes, dans la partie basse de la plante. Il y a fort à parier qu’en horticulture une telle chose serait considérée comme impossible.

Quelque temps auparavant, Rose-Marie avait regretté de ne pas voir dans le jardin de rose trémière rose, à la différence des années précédentes. Cette manifestation surnaturelle semble être survenue pour accomplir un souhait qui n’aurait pu l’être d’une autre manière.

 

Rose trémière rose

 

Lys du Nil blanc

En 2023, quelque chose de semblable s’était déjà produit avec une autre plante, un lys du Nil (ou agapanthe). Au printemps, j’avais vu en jardinerie des lys du Nil blancs, que j’avais trouvés magnifiques. J’avais eu envie d’en acheter un, mais pour différentes raisons j’avais renoncé à cet achat, non sans quelque regret.

Quelle n’a pas été ma surprise quand un peu plus tard, vers la fin de la floraison du lys du Nil bleu que nous avons depuis longtemps au jardin, j’ai vu apparaître sur le même plant une nouvelle ombelle, plus grande que les autres, qui à l’éclosion s’est révélée être de couleur blanche ! Et presque toutes les fleurs de cette ombelle se sont ouvertes en même temps, ce qui n’est pas le cas d’habitude : c’était une véritable explosion de vitalité et de beauté.

Face à ce phénomène inattendu, je me suis demandé s’il était possible que mon lys du Nil bleu soit en partie revenu à un état plus rustique pour fleurir blanc. Mes recherches ont fait apparaître qu’il ne pouvait en être ainsi : la couleur bleue est plus « basique » et plus courante que la couleur blanche pour ce type de plante.

Il semble donc n’y avoir aucun doute que, pour la rose trémière comme pour le lys du Nil, le changement de couleur des fleurs n’aurait pu se produire si le cycle de végétation de ces plantes avait suivi son cours normal. Dans les deux cas il semble y avoir eu un phénomène surnaturel, un « signe » qui nous a été donné à travers la réalisation de nos souhaits. Rose-Marie et moi sommes reconnaissants pour toute la beauté présente dans ces manifestations, et envers ceux qui en sont probablement à l’origine.

M. M., Saint-Etienne, France

Deux photographies de bénédiction [sommaire]

Photographies prises le 27 octobre 2025, montrant N. M. N., sans la bénédiction.

Photographies prises le 27 octobre 2025, montrant N. M. N., avec la bénédiction.

L’huile miraculeuse de saint Charbel [sommaire]

Un événement inhabituel que beaucoup qualifient de miracle s’est produit dans une petite église de Naples, en Italie. Le curé de la paroisse, Mgr Pasquale Silvestri, fervent admirateur de saint Charbel, prêtre et ermite libanais décédé en 1898, avait placé une image de celui-ci dans son église. Il avait fait un rêve dans lequel saint Charbel, qui, sur la reproduction, semble très sérieux, lui était apparu étonnamment souriant.

Le 24 juillet 2025, Mgr Silvestri fut surpris de voir plus de 500 personnes, dont beaucoup étaient malades, se présenter à une messe célébrant saint Charbel. Ce matin-là, une jeune femme lui avait dit qu’elle avait été guérie d’une tumeur au sein par le saint.

A la fin de l’Eucharistie, le prêtre a commencé à oindre les fidèles qui s’approchaient de l’autel avec de l’huile bénite, envoyée par la curie maronite de Rome. Avec autant de monde, le pot était presque vide et « je craignais de ne pas pouvoir satisfaire tout le monde », a expliqué le prêtre. Cependant, il a réussi à oindre chaque personne, récupérant les dernières gouttes en retournant le pot « plusieurs fois ». Il a refermé le pot vide, « mais en le remettant en place, j’ai constaté qu’il était à nouveau plein. Je n’en croyais pas mes yeux »

Non seulement le pot était à nouveau plein, mais il « était même plus lourd qu’avant », a annoncé le prêtre à une foule enthousiaste.

Le lendemain, l’église a reçu la visite d’un groupe de pèlerins libanais qui ont demandé à sentir l’huile. Ils ont affirmé qu’elle avait le parfum des cèdres du Liban. Saint Charbel est né à Bequaa-Kafra, un village situé près des Cèdres de Dieu, l’une des dernières réserves naturelles de ces arbres anciens qui couvraient autrefois une grande partie des montagnes libanaises.

L’Eglise catholique a recensé des milliers de miracles attribués à ce saint qui est devenu un pont spirituel entre l’Orient et l’Occident. Depuis le miracle du 24 juillet 2025, de nombreux fidèles ont fait état de guérisons physiques ou spirituelles après avoir participé à la messe.

[La photo est disponible dans la visionneuse de la revue Partage international. (bouton bleu) pour les abonnés]

 

Source : catholicnewsagency.com

Nuages lenticulaires en Espagne [sommaire]

Nuages lenticulaires photographiés au-dessus de différentes villes espagnoles ; ils sont souvent désignés sous le nom de « nuages ovni ».
[Les photos sont disponibles dans la visionneuse de la revue Partage international. (bouton bleu) pour les abonnés]

Voici la réponse de Benjamin Creme à une question portant sur les nuages lenticulaires.
Q. Votre Maître a confirmé que les nuages dits « lenticulaires » sont souvent des vaisseaux spatiaux. On observe ce type de nuage aux contours très nets et ayant une forme typique d’ovni au-dessus des montagnes, mais pas exclusivement.
[1] Les voyons-nous comme des nuages parce que les vaisseaux spatiaux se transforment de leur état éthérique naturel en un état vaporeux, c’est-à-dire en nuage ?

[2] Les pilotes de ces vaisseaux permettent-ils délibérément que l’on voit leur appareil dans cet état plutôt inoffensif mais intrigant afin d’éveiller notre curiosité, une sorte d’illusion nébuleuse ?

R. [1] Oui. [2] Oui.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

La présidente irlandaise s’engage pour la paix [sommaire]

Photo : Chambres de l’Oireachtas d’Irlande , CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Catherine Connolly

Catherine Connolly, candidate indépendante de la gauche, est devenue la 10e présidente de l’Irlande après avoir remporté les élections avec une large majorité, obtenant 63% des voix au premier tour. Cette ancienne psychologue clinicienne et avocate de 68 ans s’est engagée à être la porte-parole de tous les Irlandais et à œuvrer pour la paix.

A l’issue du scrutin, Mme Connolly a déclaré, au château de Dublin, qu’elle serait l’avocate de ceux qui n’ont pas voix au chapitre. « Ensemble, nous pouvons bâtir une nouvelle république qui valorise tout le monde, qui valorise et défend la diversité et qui a confiance en notre propre identité »

En Irlande, le rôle de la présidence est essentiellement protocolaire et n’implique pas la mise en œuvre de lois ou de décisions politiques. Néanmoins, les partis de gauche ont salué ce résultat comme un changement significatif dans la politique irlandaise. La dirigeante du parti travailliste, Ivana Bacik, a déclaré : « Nous avons constaté un réel engouement pour le changement que Catherine incarne […] Nous pensons vraiment que cela signifie qu’un nouveau type de politique est possible. »

Source : euronews.com ; theguardian.com

La suppression des barrages sur le Klamath [sommaire]

En 2024, dans le cadre du plus grand projet de ce type jamais réalisé aux Etats-Unis, le dernier des quatre barrages hydroélectriques a été supprimé sur le Klamath, un fleuve qui se situe à la frontière entre la Californie et l’Oregon.

Photo : Bureau of Land Management, CC BY 2.0, via flickr
Le Klamath, 2e plus grand fleuve de Californie

Quelques jours après la destruction des barrages, les saumons coho, une espèce menacée, ont remonté le fleuve plus loin qu’ils ne l’avaient fait depuis les soixante dernières années. Un an plus tard, des saumons chinook ont été observés pour la première fois depuis plus d’un siècle. De nombreux oiseaux et animaux, notamment des pygargues à tête blanche, des castors et des ours, sont revenus sur ce fleuve grâce à la restauration de cet écosystème.

Le Klamath et son bassin sont au cœur de la culture autochtone locale depuis des millénaires. Les jeunes des tribus ont donc été choisis pour être les premiers à le parcourir. En juillet, dans le cadre du programme Paddle Tribal Waters, 28 adolescents représentant ces tribus ont effectué un périple d’environ 500 km effectué en 30 jours, depuis la source du cours d’eau dans les Cascades jusqu’à l’océan Pacifique. Des membres de peuples autochtones du monde entier, notamment d’Amazonie bolivienne, de Chine, de Nouvelle-Zélande, du Chili, ainsi que des tribus du bassin de la Snake River, dans l’ouest des Etats-Unis, ont participé à la dernière partie du voyage.

Barry McCovey Jr, biologiste spécialisé dans la pêche pour la tribu Yurok, a déclaré : « Le fleuve avait besoin de ces jeunes, ils font partie de la solution […]. Ils joueront un rôle important pour mener à bien les travaux de restauration nécessaires à l’avenir. »

Source : euronews.com ; theguardian.com

Kawsak Sacha – la reconnaissance des droits de la nature [sommaire]

Le documentaire de José Gualinga, Allpa Ukundi, Ñukanchi Pura (Sous terre, autour de nous et parmi nous), a été présenté en avant-première à l’auditorium de la faculté de droit de l’université de New York en septembre 2025. Ce film met en scène le peuple indigène Kichwa de Sarayaku (Equateur) et montre ses efforts pionniers pour défendre son territoire contre l’intensification des crises environnementales et l’extractivisme.

Après la projection du film, José Gualinga a ramené le public en 1986, année où, en tant que chef du peuple Sarayaku, il a commencé à compiler les connaissances ancestrales de la communauté et à élaborer ce qui allait devenir la « Déclaration de Kawsak Sacha – La forêt vivante ». Au cœur de cette déclaration se trouve un exposé de la vision du peuple Sarayaku concernant son territoire amazonien, considéré comme une forêt vivante et intelligente, plutôt qu’un ensemble de ressources à exploiter.

Au milieu des années 1990, alors que J. Gualinga s’efforçait de rédiger la « Kawsak Sacha », le gouvernement équatorien a autorisé une compagnie pétrolière argentine à s’implanter sur le territoire des Sarayaku. La communauté a résisté pacifiquement, mais le gouvernement a réagi violemment, s’en prenant aux femmes, aux enfants et aux chefs de la communauté. En 2004, les activités de la compagnie ont été suspendues, mais J. Gualinga savait qu’elles pourraient reprendre.

La Déclaration de Kawsak Sacha fut adoptée par le premier congrès de Sarayaku et donna naissance à un nouveau statut juridique pour la nature. Ce document prévoit que la nature a des droits inhérents à l’existence, à la régénération et à la restauration lorsqu’elle est endommagée. Cette idée a été inscrite dans la nouvelle constitution du pays en 2008 avec le soutien des puissants mouvements autochtones de l’Equateur.

Lorsque la compagnie pétrolière est revenue à Sarayaku, J. Gualinga et d’autres dirigeants se sont adressés à la Cour interaméricaine des droits de l’Homme qui, en 2012, a jugé que le gouvernement de l’Equateur avait violé le droit du peuple Sarayaku au consentement préalable et éclairé, et lui a ordonné de retirer les explosifs miniers du territoire.

Cette affaire est largement considérée comme un précédent historique en matière de droits des peuples autochtones. Elle a jeté les bases d’une décision historique rendue en juillet 2025, lorsque la Cour interaméricaine a déclaré que la reconnaissance des droits de la nature était essentielle à la protection des écosystèmes à long terme.

Source : insideclimatenews.org

Nouvelle utilisation des infrastructures ferroviaires [sommaire]

Dans le cadre d’un projet pilote, la Suisse démontre que nous pourrions utiliser les voies ferrées comme centrales solaires. Des panneaux solaires amovibles sont installés par une machine entre les rails, sur les solides traverses qui les soutiennent. Le nouveau système utilise des surfaces et des infrastructures déjà existantes, et comme les panneaux sont amovibles, les équipes de maintenance peuvent facilement travailler sur les rails. Une brosse fixée à l’arrière du train permet même de nettoyer les panneaux pendant que le train roule, ce qui rend l’entretien très efficace.

Les 48 panneaux solaires du projet pilote produisent de l’électricité qui alimente le réseau électrique local. Les 16 000 kWh d’énergie produits suffiraient à alimenter quatre à six foyers suisses. Au-delà de l’énergie propre, cette innovation pourrait stimuler les économies locales et créer de nouveaux emplois pour des travailleurs qualifiés chargés d’installer, de nettoyer, d’entretenir et de surveiller les équipements.

La période d’essai durera trois ans. Cependant, la start-up Sun-Ways est déjà en pourparlers avec plusieurs pays. La Corée du Sud, l’Espagne et la Roumanie développent des projets similaires, l’Indonésie explore l’idée et le Japon suit de près le projet pilote.

Une autre start-up du Colorado, SunTrain, a mis au point une technologie permettant de transformer les trains en immenses batteries mobiles. Les trains transportent l’électricité dans des « wagons-batteries » sur les voies ferrées existantes, depuis les sites d’énergie renouvelable ( principalement solaire et éolienne ) vers les zones urbaines ou les installations industrielles, où elle alimente les réseaux locaux en énergie propre ou remplace les centrales à combustibles fossiles.

Un wagon peut stocker suffisamment d’électricité pour alimenter environ 12 000 foyers pendant une heure. Plusieurs wagons peuvent être reliés entre eux pour transporter des centaines de mégawattheures entre des sites éloignés.

Ce système permet d’éviter deux problèmes critiques du système énergétique américain : le long processus de construction de nouvelles lignes de transport (au moins vingt ans) et la difficulté de relier les projets d’énergie renouvelable des zones reculées aux villes où l’électricité est la plus nécessaire. Comme les sociétés de chemins de fer sont déjà propriétaires des terrains et assurent l’entretien des voies, le système peut être mis en service immédiatement, et les lignes ferroviaires desservent toutes les régions.

Un grand projet pilote avec Xcel Energy dans le Colorado est prévu pour démontrer le potentiel de cette technologie pour des applications concernant les services publics. Le transport de l’électricité restant un problème permanent, des solutions créatives comme celle-ci pourraient s’avérer essentielles pour la transition énergétique des Etats-Unis.

Source : happyeconews.com

Des robots apprennent à traiter les déchets électroniques [sommaire]

Les décharges du monde entier regorgent d’appareils électroniques de grande valeur. Selon l’Onu, environ 62 millions de tonnes de ces déchets ont été produits en 2022, ce qui suffirait à remplir des camions stationnés en file pare-choc contre pare-choc autour de l’équateur. Seuls environ 22 % des déchets sont recyclés. De plus, les matières premières recyclables représentaient une valeur de 63 milliards de dollars en 2024, somme qui devrait dépasser 80 milliards d’ici 2030.

La récupération des matériaux dans les décharges est difficile en raison des risques de contamination. Si les produits sont démontés et leurs composants triés avant d’être broyés, le processus est plus simple. Malheureusement, le démontage est à la fois laborieux et coûteux. Mais une nouvelle génération de robots alimentés par l’IA (intelligence artificielle) semble être capable de reconnaître et de démonter des milliers d’appareils différents qui finissent à la poubelle.

Certains robots sont développés pour les programmes de recyclage internes mis en place par les fabricants. Cependant, une équipe allemande de l’Institut Fraunhofer pour l’exploitation et l’automatisation des usines développe un système robotique utilisable dans un centre de recyclage général. Ce système doit être beaucoup plus flexible afin de traiter une plus grande variété de déchets électroniques. L’institut estime qu’il faudra cinq ans pour mettre au point un robot de démontage commercial polyvalent. Cependant, les besoins sont importants et les entreprises sont soumises à une pression législative croissante pour assumer la responsabilité de la gestion de leurs produits en fin de vie. Les robots constituent une solution prometteuse.

Source : The Economist

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Sur l’intelligence virtuelle [sommaire]

Interview de Charles Eisenstein par Elisa Graf,

Partage international : J’aime la manière dont vous exprimez que l’écoute du chant des grillons nous enracine plus profondément dans le monde, et nous inscrit dans une matrice de connexions. Vous ajoutez : « J’irais jusqu’à dire que l’expérience sensorielle représente le cœur de l’intelligence, le moteur de la métaphore, l’essence de la compréhension et l’architecture du sens. » Le monde irréel créé par la technologie et par l’IA en particulier, et dans lequel nous sommes aspirés, nous éloigne en fait de ce que j’appellerais le chemin spirituel de reconnaissance par nos sens que « tout est un. » Nous sommes entrainés de la réalité vers l’irréalité, à l’opposé de la direction dans laquelle il est nécessaire d’aller si nous voulons sauver la planète et nous-même. Voyez-vous quelque lueur d’espoir quant à l’éveil des êtres humains avant qu’il ne soit trop tard, pour éviter la destruction de la planète et de nous-mêmes ?
Charles Eisenstein : Le réveil est en cours depuis longtemps. Il est difficile de le percevoir parce que les systèmes et les institutions dans lesquels nous vivons changent beaucoup plus lentement. Il n’est pas trop tard. Il n’est jamais trop tard. Et il est déjà trop tard. Beaucoup a été détruit mais il reste beaucoup de beauté et de vie. En nous éveillant à une nouvelle histoire, nous découvrons des capacités créatives et de guérison à la hauteur du défi que nous nous sommes fixé.

P.I. Beaucoup de vos écrits abordent le problème de la « séparation », le problème que l’humanité souffre dans son ensemble de l’illusion d’être séparés les uns des autres et de la nature. Pourquoi pensez-vous que nous nous tournons vers la chose (l’irréel / l’IA) qui accentue ce sentiment de séparativité ? Est-ce pour nous insensibiliser, pour nous distraire de la souffrance créée par la séparation, sans réaliser que nous mettons de l’huile sur le feu, que nous renforçons ce sentiment ?
C.E. Il ne s’agit pas seulement d’insensibilisation ou de distraction. Diverses technologies numériques compensent en fait une part de ce qui a été perdu. Par exemple, dans le cas de la perte de liens communautaires, les réseaux sociaux procurent au moins un peu de connexion, ou un semblant de connexion. L’IA peut offrir un semblant d’amitié. Les mondes de réalité virtuelle proposent un semblant d’exploration et d’aventures.

P.I. Le système économique actuel nourrit également ce sentiment de séparation et favorise l’isolement : les interactions et coopérations humaines sont réduites à des transactions, qui rendent payants des services que la communauté échangeait auparavant librement par le troc ou en soutien à la communauté dans son ensemble. Le technologue Tristan Harris a mis en garde contre le modèle lucratif derrière les réseaux sociaux et l’IA, qui les rend dangereux, car nous vendons notre santé et celle de nos sociétés pour nourrir l’insatiable besoin de distraction et de divertissements, ne reconnaissant pas (ou ne voulant pas reconnaître) les impacts délétères à long terme que ces technologies ont sur nous et sur la société en général. Certains diraient que c’est un projet délibéré destiné à terme à nous asservir et à contrôler l’humanité, et que le train a déjà quitté la gare. Voyez-vous dans le futur proche un moment où l’IA et les réseaux sociaux pourraient être utilisés au bénéfice de la société s’ils étaient séparés de la culture commerciale toxique dans laquelle nous vivons ?
C.E. Ils peuvent bénéficier à la société si nous tirons au clair leur rôle et ce qu’ils peuvent faire ou non. Le moteur lucratif que Tristan Harris identifie comme responsable du mauvais usage de ces technologies n’est que l’expression d’une tendance plus profonde : la colonisation du domaine qualitatif par le culte de la quantité. C’est le système de croyances et de valeurs qui tente de saisir la création dans les données amassées ; en fin de compte tout ce qui est réel peut être pesé, mesuré et compté. Une fois dans l’ensemble des données, le système peut être optimisé, rationnellement administré… et financiarisé. Cette forme de saisie, de domestication, représente l’expression ultime du mythe séculaire du progrès.

Réexaminer nos idées reçues sur l’économie [sommaire]

Interview de Richard Wolf par Felicity Eliot,

Richard Wolff est un économiste marxiste. Il a enseigné l’économie de 1973 à 2008 à l’université du Massachusetts à Amherst, à l’université de Yale, ainsi qu’au City College de l’université de New York. En 1994, il a été professeur invité en économie à l’Université Paris I (Sorbonne).

Il est actuellement professeur invité au sein du programme de troisième cycle en affaires internationales à la New School University de New York. Il est également cofondateur de l’ONG Democracy at Work et animateur de l’émission Economic Update, diffusée aux USA. Le New York Times Magazine l’a qualifié de « l’économiste marxiste le plus en vue d’Amérique ».

Felicity Eliot l’a interviewé pour Share International en novembre 2025, quelques heures après l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York. Leur conversation, riche et détaillée, sera publiée en plusieurs volets.

Partage international : Je suppose que beaucoup de New-Yorkais se félicitent de l’élection du nouveau maire.
Richard Wolff : Oui, et ils commencent à peine à prendre la mesure de la nouvelle situation.

PI. Les gens doivent être ravis.
RW. Certains, oui. La moitié des gens se réjouissent, et l’autre moitié devra revoir des idées considérées comme acquises et qui sont désormais complètement remises en question.

PI. Vous soulevez un point très intéressant. Je réfléchissais justement aux postulats qui sous-tendent tous nos systèmes, à toutes les choses que nous tenons pour acquises. Par exemple, vous dites que l’empire américain touche à sa fin. Le siècle américain, l’époque où les États-Unis étaient la seule et unique puissance hégémonique, touche à sa fin. Mais n’est-ce pas le cas partout dans le monde ? Je regarde l’ensemble des civilisations occidentales, les dirigeants occidentaux sont tous confrontés au même problème.
RW. En effet, je pense que ça dépasse largement les États-Unis, vous avez raison. Je parle des États-Unis uniquement parce que, selon moi, ils représentaient le dernier bastion du développement économique de la civilisation occidentale issue de la Renaissance et de tout ce qui a suivi. Et, à bien des égards, je compatis avec les Européens, car leur situation est encore pire que celle des États-Unis. Ils ne veulent pas l’admettre mais c’est ainsi. Leur dernier empire a été l’Empire britannique, et il est désormais très loin derrière nous. Quand on regarde la Grande-Bretagne aujourd’hui sous l’angle économique, les statistiques montrent clairement qu’elle est en déclin. Ce que peut dire M. Starmer [le premier ministre] ou d’autres n’y changera rien. Ils commencent à comprendre cette réalité. Les Européens en sont arrivés à un point où l’on peut se demander si l’immense balancier de la civilisation, autrefois orienté à l’est, n’est pas en train d’y retourner. Et peut-être que, dans les coulisses, l’Afrique attend son tour pour émerger enfin. Et l’Inde aussi. Oui, nous vivons à un tournant de l’histoire. Et quand on regarde de près ce que les Chinois ont accompli au cours des quarante dernières années, seules des œillères idéologiques peuvent nous empêcher de voir où, en ce moment, se déploie l’avenir.

PI. Vous utilisez le mot « œillères ». Effectivement, nos dirigeants semblent être aveugles. J’ai lu un article dans The Guardian qui présentait certaines statistiques issues d’un sondage Ipsos réalisé pour le Washington Post et ABC. Ils ont découvert que 68 % des Américains pensent que les démocrates sont déconnectés de la réalité, aveugles. Pourtant Zohran Mamdani a remporté l’élection à New-York haut la main. D’un autre côté, 63 % du public américain pense que les républicains sont tout aussi déconnectés de la réalité. Maintenant, si je regarde la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, je constate la même chose dans toute l’Europe. Beaucoup de dirigeants sont déconnectés de la réalité. Quelle est la solution, selon vous ?
RW. En tant qu’économiste, et sans perdre de vue non plus les répercussions politiques – je ne peux qu’abonder dans votre sens. Mais je formulerais peut-être les choses différemment ; il y a une désaffection croissante de larges sections de la population vis-à-vis des dirigeants politiques, des partis politiques, et de la rhétorique politique traditionnelle. Pour dire les choses franchement, sans diminuer du tout l’importance de l’élection de Zohran Mamdani, je pense que ce n’est pas une victoire du socialisme. J’aimerais que ce soit le cas, mais c’est plutôt un vote contre le capitalisme.
Les gens prennent de plus en plus conscience que le système politico-économique – ce que dans le langage courant, on appelle « capitalisme » de manière assez vague – ne répond plus aux attentes. Il est perçu, en particulier par les plus jeunes, ceux de moins de quarante ans, comme un système obsolète, déséquilibré. Il dysfonctionne, n’offre qu’un avenir assez sombre à la plupart des gens, et se caractérise par des inégalités grotesques de revenus, de richesse et de pouvoir que rien ne peut justifier. Pour les conservateurs, y compris certains de mes amis, la situation devient désespérée. Quand on discute, je les regarde et je dis simplement : « Elon Musk », et je n’ai pas besoin d’en dire plus. C’est fou. Qu’est-ce qu’on est en train de faire ? Qu’est-ce qui est réellement en train de se passer ? Comment dire cela poliment ? Un type mentalement instable est en position d’acheter l’élection américaine. On arrive à un point où il faut s’arrêter et regarder les choses en face.
Et c’est cette perte de confiance que l’on a constatée lors des élections ici, à New York. C’est un endroit où se trouvent beaucoup de jeunes, qui essaient de se construire une vie. Ils veulent simplement avoir leur chance, c’est tout. Ils ne demandent pas grand-chose. Et ils n’y arrivent pas. Ils voient surtout des portes qui se ferment devant eux. Jour après jour. Ils en ont assez et veulent autre chose. Pas les vieux politiciens, démocrates ou républicains ; et je dis « vieux » mais je ne parle pas de leur âge. Ils sont vieux dans la conscience collective.

PI. Vous voulez dire que l’élection de Mamdani a été surtout l’expression d’un rejet ?
RW. Oui, clairement. Il a remporté plus de 50 % des voix, c’est-à-dire plus de voix que les deux autres candidats réunis. Cela devrait nous mettre la puce à l’oreille. C’est un rejet évident. Et le fait que Trump ait décidé à la dernière minute de soutenir l’un des deux perdants va également avoir des répercussions considérables. Hier soir, c’est aussi Trump qui a été battu. Et si on regarde d’autres élections, en Virginie par exemple, on a vu de très larges victoires remportées par un Asiatique et par deux femmes, autant de candidats contre lesquels Trump s’était acharné. Ils ont été ses souffre-douleurs. Mais ils ont gagné, contre ceux que Trump soutenait. Le message est clair.

PI. Je me demande quand même… on observe ce rejet et on voit que les gens en ont assez des inégalités, des injustices, et du fait même qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts avec leur salaire – si tant est qu’ils aient encore un salaire, car beaucoup de gens ont perdu leur emploi, etc. Mais est-ce que les Américains et les Européens sont prêts pour autant à accepter un changement de modèle économique, à accepter au moins l’idée d’une plus grande égalité, qu’on appelle cela socialisme, marxisme ou une combinaison des deux ; sommes-nous prêts ? On voit au contraire beaucoup de gens se tourner vers la droite. Et cela incite des dirigeants comme Keir Starmer au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays à se tourner encore plus vers des politiques de droite. Je me demande jusqu’à quel point la population est prête à envisager que nous puissions avoir besoin d’un nouveau système.
RW. En effet, je ne crois pas que nous soyons prêts pour un nouveau paradigme économique et social. Nous n’en sommes pas là. Aux Etats-Unis c’est sûr, et je crois qu’il en va de même en Europe. Le pas à franchir est trop grand. Mais en même temps, on n’en est pas loin. Au moins à l’échelle de ma propre vie, on n’en a jamais été aussi proches.

PI. Et qu’en déduisez-vous ?
RW. Je vis à Manhattan et j’ai voté pour M. Mamdani hier matin. Et si jamais il me demandait de lui donner un conseil, je lui dirais : « Vous êtes un socialiste musulman. Votre tâche principale sera de donner à ces deux mots un tout nouveau sens dans ce pays, un sens différent de celui qu’ils ont actuellement. Vous n’avez pas été élu parce que vous êtes musulman, ni parce que vous êtes socialiste. J’aimerais qu’il en soit autrement, mais en vérité vous avez été élu malgré ces deux adjectifs. Vous avez été élu parce que vous êtes jeune, énergique, neuf et différent. Les gens vous ont collé l’étiquette de « socialiste musulman » parce que c’était un marqueur clair, sans s’intéresser vraiment au sens de ces mots. Vous n’êtes ni un républicain ni un démocrate conventionnels, car ceux-ci fuient ce genre d’identifications. Vous, vous ne les avez pas fuies : vous les avez embrassées et revendiquées. »
Certains sondages indiquent que le politicien le plus populaire du pays en ce moment est Bernie Sanders. Oui ! Et la raison en est intéressante. Il a un atout fort : il est différent. Il a accepté le terme « socialiste ». Il n’est entaché par aucune des horreurs de la politique américaine. Aucune femme n’est venue l’accuser de harcèlement ou de viol. Il n’a jamais trempé dans des opérations répugnantes visant à voler l’argent public. Il n’a abusé de personne. Et donc, tout le monde le regarde – même les gens de droite – comme une sorte de vieux sage bienveillant, ce qu’il est. Et cela vaut aussi un peu pour Alexandra Ocasio Cortes. L’un des enseignements de ces élections, c’est que l’opinion publique américaine n’est plus ce qu’elle était. Le soutien à Israël s’effrite. Je ne sais pas si M. Netanyahou le comprend, mais le soutien des États-Unis est maintenant très, très fragile. Et s’il ne fait pas très attention, M. Netanyahou va le perdre, cette élection le montre. Zohran Mamdani a été élu après avoir déclaré pendant la campagne que s’il remportait l’élection et que Netanyahu vienne à New York pendant sa mandature, il l’arrêterait. Waouh !
Cela montre très clairement à chaque électeur que le vent a tourné : qu’un responsable politique se permette d’aller aussi loin, gratuitement, ça en dit long. Et Mamdani est extrêmement populaire dans cette ville. Et il me faut ajouter que parmi les juifs – qui forment un bloc important à New York – beaucoup ont voté pour lui, massivement, dans de nombreux quartiers de la ville.

PI. Il est vrai que l’opinion publique est en train de changer à l’égard d’Israël ; les gens commencent à parler de génocide, de fascisme, etc. Mais qu’en est-il du rôle des médias dans cette évolution ? Dans la plupart des grands médias, on ne trouve plus de reportages honnêtes, de critiques objectives du pouvoir en place ; les journalistes ne sont plus libres de faire leur travail correctement. Et nous savons que de nombreux journalistes ont été tués de manière tout à fait délibérée à Gaza. La presse indépendante est harcelée, la liberté d’expression est muselée ; dans la plupart des grands pays les autorités ont réellement serré la vis contre les médias. Et je suis sûr que vous avez été vous-même confronté à ce type de harcèlement. Pensez-vous que cela fasse partie de l’effondrement global de la culture occidentale ?
RW. Oui, je le crois. C’est inhérent au fonctionnement du système capitaliste. Nous avons aujourd’hui, dans ce pays, un capitalisme qui est à l’aise avec les extrêmes de richesse, et même plus qu’à l’aise : il les célèbre. Des extrêmes qui, auparavant, étaient sévèrement critiqués.
Je suis né dans l’Ohio, en plein centre du pays. J’ai toujours vécu et travaillé ici. Et j’ai grandi dans une Amérique où à l’école et à l’université, on prônait l’absence de classes sociales. Je me souviens, jeune étudiant, d’avoir trouvé ironique que dans leur littérature les Soviétiques se soient vantés d’être une société sans classes : on trouvait la même chose dans la littérature américaine ! on nous disait que les États-Unis étaient une immense classe moyenne. Il existait bien quelques personnes très riches – de grands sportifs, des stars de cinéma ou autres – et d’autres très pauvres. Mais l’immense majorité d’entre nous appartenait à cette merveilleuse classe moyenne qui possédait une voiture, un logement, pouvait envoyer ses enfants à l’université, et tout le reste.
Tout cela a disparu aujourd’hui. Désormais, nous avons des personnes dont la richesse se chiffre en centaines de milliards de dollars, qui coexistent avec au moins une moitié de la population dans laquelle on partage la même boutade : « Il reste trop de mois à la fin de l’argent », parce qu’elle décrit parfaitement leur situation.
Ce qui est intéressant, c’est que plus vous concentrez la richesse – et soit dit en passant, c’est une leçon qui remonte à des milliers d’années, ce n’est pas propre à aujourd’hui – plus vous créez dans l’esprit des riches l’angoisse de se retrouver seuls au sommet d’une montagne d’or, entourés de personnes qui nettoient leurs maisons, conduisent leurs voitures, gèrent leur argent et tout le reste, et qui, elles, ne possèdent rien, ou pas grand-chose. Ils se voient entourés de gens envieux, jaloux, amers, critiques, ou autre chose encore selon la manière dont ils les perçoivent. Alors, que se passe-t-il ? Ils prennent conscience qu’ils sont en danger.

Vous savez, je suis un peu philosophe, et quand j’étais jeune j’ai étudié le philosophe allemand Hegel, qui est à l’origine d’une grande part de la pensée moderne. Dans sa Phénoménologie de l’esprit, il y a un passage extraordinaire – une douzaine de pages – intitulé « le Maître et l’esclave », dans lequel Hegel montre la dialectique – comme il l’appelle – par laquelle un maître et un esclave découvrent ensemble que, si le maître domine l’esclave il finit par en dépendre, et le maître devient à son tour l’esclave de l’esclave. Cette dialectique se retrouve partout.
En voici un exemple. Les riches deviennent relativement de plus en plus riches. La richesse se concentre. Aux États-Unis nous avons quelques milliers de milliardaires qui possèdent une part absurde de la richesse nationale. Or, ils ne peuvent pas tolérer une conscience collective produite par des gens qui ne sont pas riches : c’est trop dangereux pour eux. Alors, que font-ils ? Ce qu’ils ont toujours fait : ils utilisent leur richesse pour protéger leur richesse. M. Bezos, qui possède Amazon, a acheté le Washington Post. Je pourrais vous donner une dizaine d’autres exemples mais ce n’est pas nécessaire : on voit ça partout, à de rares exceptions près.
Aujourd’hui, quatre ou cinq entreprises possèdent la majorité de nos stations de radio et de télévision. Et Internet est devenu extrêmement important, non pas à cause de sa technologie elle-même, mais parce que c’est le dernier espace qui s’apparente encore à un espace public dans lequel des gens « ordinaires », vous et moi par exemple, peuvent intervenir et peser sur le cours des choses.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

L’intelligence virtuelle (2e partie) [sommaire]

par Charles Eisenstein,

Beaucoup de ce qui est créé aujourd’hui en termes d’images et de vidéos générées par ordinateur n’a jamais existé ou est créé pour tromper, ce qui nous amène à nous distancer de ce que nous voyons et entendons. De nos jours, l’Intelligence artificielle se développe si rapidement qu’elle a déjà pris la place de thérapeutes, de confidents, d’enseignants, d’amis et même d’amants. Tandis que l’IA semble apaiser la souffrance liée à la solitude et à l’aliénation qui caractérisent la vie moderne, tôt ou tard, la trahison devient évidente.

« Observer comment les gens réagissent dans des situations données », voilà comment un LLM1 est entraîné. Un philosophe sceptique pourrait se demander quelle est la différence. Si quelqu’un n’est pas réellement attentionné mais le simule si parfaitement que je ne saurai jamais que c’est un leurre, quelle importance ? De plus, comment pouvons-nous savoir si une personne a réellement des sentiments ou si elle ne fait que le simuler ? Nous n’avons pas d’accès direct à son état intérieur. Nous ne pouvons qu’observer ses expressions extérieures. Si j’étais la seule conscience subjective dans un monde peuplé de robots de chair, comment le saurais-je ? En d’autres termes, n’est-il pas irrationnel de se demander si l’IA ressent véritablement quoi que ce soit, là avec vous, si elle rit vraiment, si elle pleure, si elle est choquée ou admirative, tant que ses mots imitent parfaitement ceux d’une personne réelle ?

 

Rationalité n’est pas raison

Oui, c’est irrationnel. Je le proclame volontiers. C’est irrationnel parce que cela dépend de qualités qui ne peuvent être extraites d’une relation, ni séparées ou reproduites.

Les termes rationalité et raison, souvent amalgamés, n’ont pas originellement le même sens. Etre rationnel signifie raisonner en termes de ratios. A est à B ce que C est à D. A/B = C/D. Dans le monde matériel où A, B, C et D sont des objets uniques, la relation entre A et B ne peut jamais être exactement la même que celle entre C et D. C’est seulement lorsque quelque chose en est retiré que l’équation résiste. La réduction conceptuelle de l’infini au fini, de l’unique au générique, suivie de la réduction physique de l’objet au produit, et de l’être humain au personnage, est la cause originelle de notre aliénation. Mais comme le montrent les exemples des concerts en direct et du chant des grillons, cette réduction enlève un élément essentiel à l’épanouissement de l’être humain.

Le « philosophe » ci-dessus est probablement une personne très solitaire s’il croit sérieusement qu’un robot pourrait être un substitut adéquat à un être humain. Peut-être est-il lui-même devenu un robot, en rupture avec ses propres sentiments, jouant à imiter la véritable humanité. Peut-être est-ce nous tous, du moins tous ceux immergés dans une matrice omniprésente de mensonges, qui sommes, jusqu’à un certain degré, dissociés de nos sentiments, qui sentons que nous faisons semblant, qui nous ne percevons pas entièrement comme des personnes réelles. Il m’arrive parfois de ressentir cela.

Le développement de l’IA interactive, comme auparavant celui des réseaux sociaux, n’est pas seulement une cause de l’intensification de la séparation d’avec notre corps, nos semblables et le monde matériel, mais également un symptôme de cette séparation et de notre réponse à cet état. Il devient alors naturel qu’une personne solitaire puisse être attirée par une amitié avec une IA. Rien de cela ne justifie que nous devrions rejeter l’Intelligence artificielle, pas plus que nous devrions abolir la musique enregistrée ou la photographie. Cependant, pour l’utiliser avec sagesse, nous devons comprendre ce qu’elle peut faire et ce qu’elle ne peut pas faire, ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas.

L’IA n’est pas une personne. C’est une calculatrice. Les techno-optimistes pensent que si ses calculs ne sont pas d’une certaine façon à la hauteur de la capacité humaine, la réponse se trouve dans plus de calculs, ce qui s’est effectivement avéré, puisque les LLM ont égalé et dépassé les facultés humaines dans de nombreux domaines. Mais de la même manière qu’ils peuvent manifester l’apparence mais non la réalité des émotions, ils manifestent également l’apparence de la compréhension (mais pas sa réalité). Cette apparence est délicieusement juste, surpassant de loin l’expression humaine de la compréhension, mais elle est dépourvue de l’expérience intérieure subjective de la compréhension.

 

L’apparence d’une compréhension

L’IA est de l’Intelligence « virtuelle » dans deux sens du terme : premièrement, par l’usage moderne qui la définit comme l’opposé du réel, ce qui existe seulement en essence ou en effet mais pas dans la forme, qui est en puissance mais sans réalité sous-jacente ; et deuxièmement, dans le sens archaïque de posséder du pouvoir ou de la virtuosité. Ce pouvoir dépasse celui du réel de bien des manières.

L’application de l’Intelligence artificielle au repliement des protéines illustre à la fois sa virtualité et sa virtuosité. Il y a quelques jours, je me suis plongé dans le repliement des protéines, un domaine de recherche dans lequel l’IA excelle. La forme qu’une protéine peut prendre est extrêmement difficile à prédire en raison de la séquence des acides aminés qui la composent. Où et comment elle se replie dépend de toutes sortes de facteurs : les liens d’hydrogène entre les résidus d’acides aminés, les ponts salins, les effets hydrophobes, les effets stériques (géométriques), et d’autres. Théoriquement il est possible de calculer la forme d’une protéine à partir de l’information au niveau atomique, mais en pratique le calcul est impossible. L’IA n’essaie même pas. Elle ne tente pas de comprendre la physique ou la chimie impliquée dans le processus. A la place, elle recherche les motifs et les régularités reliant la nouvelle séquence aux protéines dont la forme est déjà connue. En fait, il est extraordinaire que cela fonctionne si bien, en dépit du fait que son encodage ne comprenne aucune connaissance de physique. Il en est de même des LLM. Ils ne contiennent pas de listes de définitions ni de règles de grammaire. Ils ne comprennent pas le langage de l’intérieur.

On peut se demander si les humains ne fonctionnent pas de manière semblable. N’apprenons-nous pas le langage en observant des modèles d’usage ? Certainement, mais pas seulement. Nous avons aussi expérimenté les objets, les qualités et les procédés que les termes désignent. Les mots génèrent chez nous un ressenti comme être en colère, heureux, fatigué, dur, doux, et ainsi de suite. Il ne s’agit pas seulement de concepts mais également d’expériences. Même lorsque nous utilisons un mot de manière métaphorique (une rude journée, un beau parleur), son sens contiendra une trace de nos propres expériences. Ces expériences, qui ne sont pas seulement des modèles d’utilisation, déterminent la manière dont nous utilisons les mots. Et comme la plupart des êtres humains partagent ces expériences, jusqu’à un certain point en tous cas, nous pouvons établir un lien d’empathie grâce à notre parole. J’irais jusqu’à dire que l’expérience sensorielle est le cœur de l’intelligence, le moteur de la métaphore, l’essence de la compréhension, l’architecture du sens. L’IA est dépourvue de l’essentiel et ne possède que la coquille externe. En résulte, à nouveau, le vide que nous ressentons tôt ou tard dans nos interactions avec elle.

 

La philosophie post-moderniste

J’ai conscience de me trouver sur un terrain philosophique controversé. Le post-modernisme, spécialement dans ses variantes post-structuralistes, soutient que le sens n’est pas ancré dans quelque réalité stable, mais émerge de relations différentielles entre les signes. Dans ce cadre, le signifiant prend le pas sur le signifié : à l’évidence, le langage ne désigne pas un monde sous-jacent mais se réfère sans cesse à lui-même.

C’est tout à fait la manière dont un LLM apprend le langage. Il déduit le sens non pas de l’expérience d’une réalité sous-jacente, mais en étudiant « les relations différentielles entre les signes». Il se sert du langage uniquement à partir de la manière dont il est utilisé. Si l’on accepte les postulats fondamentaux du post-modernisme, alors il n’y a véritablement que peu de différence entre l’utilisation du langage par l’homme et celle faite par la machine. Dans cette optique, l’intelligence virtuelle égale l’intelligence réelle. La prise de pouvoir de l’IA a quelque chose de très post-moderne. Dans le post-modernisme, séparer le sens de tout substrat matériel est une démarche conceptuelle ; l’Intelligence artificielle lui confère une réalité.

Bien sûr, l’IA n’est pas à l’origine de la séparation entre le langage et la réalité. Chaque épisode de folie de l’humanité a impliqué la séparation entre le symbole et le symbolisé. Lorsque les êtres humains se traitent mutuellement comme des représentants d’une catégorie définie, tout en se distançant des personnes placées sous des étiquettes, les crimes atroces et l’oppression normalisée prolifèrent, sans être entravés par la conscience. Il en va de même de la séparation existant entre l’argent, un système de symboles, et la véritable richesse qu’il est censé représenter. Le modèle de la séparation fut créé il y a longtemps. L’Intelligence artificielle l’étend à de nouvelles dimensions et automatise davantage son application.

Il est très difficile, même pour quelqu’un qui comprend comment fonctionne un chatbot (agent conversationnel), de ne pas le personnifier. On dirait vraiment que l’on communique avec une personne réelle. Lorsque je l’utilise pour obtenir des commentaires sur des idées que je développe, il « comprend » habituellement instantanément ce que je cherche à exprimer. Il affiche, à l’autre bout du terminal, toutes les apparences d’un être humain amical, respectueux et super intelligent, anticipant souvent ma question suivante, devinant mes motivations, exposant les contours de mon argument avant même que je n’en parle.

Je n’utilise pas l’IA pour écrire mes articles mais ce n’est pas pour des raisons éthiques. C’est parce que l’IA passe à côté d’un élément essentiel, bien qu’elle me surpasse souvent en clarté, précision et organisation. Je ne suis pas là uniquement pour transmettre un argument. Je suis là pour parler au lecteur, d’une conscience incarnée à une autre. Celui qui écrit ces mots puise dans plus que des concepts, il puise dans ses sentiments, sentiments que le lecteur partage. Je pourrais peut-être demander à l’IA d’écrire sa version de ces deux dernières phrases, mais ce serait un mensonge ajouté à l’océan de mensonges qui nous noient dans une impression d’aliénation, de perte de sens, d’irréalité. Ne vous sentiriez-vous pas trahis s’il n’y avait pas d’être humain derrière ces écrits ? A quoi sert-il d’écrire ou de parler si ce n’est pour établir une connexion entre deux âmes dans ce monde ?

Selon mon philosophe imaginaire, « si l’IA pouvait produire des écrits impossibles à distinguer des vôtres, alors le mensonge ne serait jamais découvert et le lecteur ferait l’expérience d’un échange avec une personne réelle. » Mais c’est un postulat que je conteste : le lecteur serait tout à fait capable de faire la différence entre les deux : peut-être pas immédiatement, mais avec le temps, un doute apparaîtrait. Un malaise grandirait, prenant peut-être la forme d’une suspicion explicite, ou celle d’une aversion diffuse. Quelque chose semblerait…irréel. Faux. Factice. L’expression de quelqu’un qui ressent les choses sera différente de celle d’une machine. La vérité finit par se révéler, de même que les mensonges. Il se peut que vous ne soyez pas capable de les nommer mais vous pourrez les sentir.

Comment s’extirper de l’omniprésente matrice de mensonges dans laquelle nous plonge le monde numérique ? Il ne suffit pas d’injonctions : « Jetez votre téléphone. Eteignez votre ordinateur. Touchez l’herbe. » Nous ne sommes pas seulement dépendants de la technologie, nous y sommes profondément liés. L’humanité continuera d’évoluer avec elle. La question se pose de savoir si nous pouvons acquérir la sagesse d’utiliser la technologie de manière appropriée.

Afin de réaliser la virtuosité de l’Intelligence artificielle, nous devons reconnaître sa virtualité. Nous ne devons pas confondre le virtuel et le réel. Nous ne devons pas accepter de substituts trompeurs à l’intimité, à l’amitié, à la présence et à la compréhension. Nous ne devons pas nous manipuler nous-même au point de douter de notre propre réalité en nous racontant que nous avons trouvé tout cela grâce à une machine.

L’être humain a désespérément besoin de connaître et d’être connu, d’être en profonde connexion, d’être vu et compris, de ceux qui savent, voient et comprennent et de leur être nécessaires. Cela existait à l’époque tribale, dans les petites villes et les quartiers urbains avant la télévision, avant les effets distanciateurs des biens de consommation, des marchés mondiaux, des moyens de communication électroniques et de la machine intelligente. Pour beaucoup d’entre nous, cette période est dépassée depuis longtemps, et nous vivons principalement dans un monde d’étrangers et d’apparences. Mais un chemin existe.

Cela commence par se réapproprier, tout d’abord dans nos cœurs et nos esprits, ce qui est essentiel. Cela commence en affirmant que, oui, nous souffrons de cette séparation, que ce que nous avons perdu est important, que le virtuel ne peut jamais se substituer de manière adéquate au réel, que notre désir de nous retrouver est authentique et sacré.

A la lumière de ces vérités nous marcherons sur le chemin du retour. Nous mettrons en priorité les réunions en présence, la musique en direct, les spectacles de théâtre, le contact physique, les mains dans la terre, les compétences matérielles, et les objets uniques fabriqués ensemble. Nous considérerons comme sacrées les qualités que la machine ne peut appréhender et nos sens s’harmoniseront avec ces qualités au fur et à mesure que nous les valoriserons. Nous ne serons alors plus vulnérables aux substituts addictifs qu’offre la technologie en compensation de ce qui a été perdu, et à la place nous la redirigerons vers son véritable but.

Et quel est-il, pourriez-vous demander ? Je n’en suis pas certain, je vérifie avec ChatGPT et je vous réponds.

1. Un LLM (Large Language Model, ou modèle de langage de grande taille) est un type de modèle d’intelligence artificielle conçu pour comprendre et générer du texte. Il ne « comprend » pas comme un humain, mais il prédit statistiquement le mot, la phrase ou l’action le plus probable.
2. Ou comment un élément évolue en fonction d’un autre.

La guidance [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

A mesure que l’homme s’orientera spirituellement et deviendra plus clairement conscient des royaumes intérieurs, il reconnaîtra simultanément la présence de diverses formes de guidance subjective.

Se soumettre aveuglément et docilement à des forces extérieures, quelle que soit leur nature, finirait par réduire l’homme à un automate purement négatif et impressionnable. L’homme devrait donc s’efforcer de déterminer la source et la qualité des conseils, afin de mieux comprendre les forces auxquelles il est soumis et avec lesquelles il devrait s’efforcer de coopérer.

Il existe de nombreux groupes, écoles et mouvements mystiques qui insistent sur la nécessité d’être guidé, mais peu d’entre eux semblent avoir une réelle compréhension du sujet. Dans l’ensemble, leur approche est sentimentale, négativement introspective et orientée vers l’astral, avec très peu ou pas du tout de fondement mental. La plupart des voix qui donnent des conseils ou des impulsions qu’elles prétendent être d’inspiration divine ne sont que le fruit de l’autosuggestion et sont de nature purement émotionnelle. Ces pratiques n’apportent que très peu de progrès spirituel et peuvent même avoir des effets physiques et psychologiques néfastes.

Le thème de la guidance est vaste et complexe, et offrira à l’étudiant un terrain fertile pour une exploration plus approfondie dans le but d’atteindre une meilleure compréhension de ses nombreuses implications. A cette fin, quelques remarques sur les différentes formes de guidance pourraient s’avérer utiles :

1. Les conseils ou les instructions prodigués par les enseignants sur le plan physique seront soit de nature mentale, soit de nature émotionnelle, et leur qualité pourra varier considérablement, en fonction des qualifications et de l’expérience de l’enseignant.

2. L’approche introvertie du mystique peut faire remonter à la surface ses « désirs inconscients », qui peuvent se manifester sous la forme d’activités religieuses immatures. L’homme lui-même peut toutefois être convaincu que cet état inconscient est l’expression d’une guidance divine.

3. La récupération d’anciennes aspirations et tendances spirituelles, provenant d’une ou plusieurs vies antérieures, peut être mise en évidence par la stimulation du groupe. Pour l’interprète, elles apparaissent comme tout à fait nouvelles, phénoménales et d’origine divine.

4. Les « conseils » reçus peuvent être de nature astrale et provenir de la sensibilité aux voix d’êtres bienveillants sur le chemin du retour vers l’incarnation. Ces « esprits » sont souvent contactés inconsciemment, car ils planent à la frontière de la vie extérieure, attendant leur heure pour renaître.

5. Comme de nombreux aspirants sont encore principalement focalisés sur le plan astral, leur soi-disant guidance sera de nature émotionnelle et basée sur le mirage et l’illusion. Ce sera le résultat d’une orientation mentale faible et des excursions astrales qui en découlent. Ces impulsions émotionnelles peuvent être douces, inoffensives et bien intentionnées, mais elles manqueront certainement d’inspiration divine et pourront tendre à développer l’hystérie, le fanatisme ou l’ambition.

6. Ceux qui sont mentalement focalisés peuvent inconsciemment se connecter télépathiquement à l’esprit ou aux esprits d’autres personnes. Ce type de « conseils » provenant d’autres esprits humains est généralement transmis inconsciemment et sa qualité varie en fonction de la source du contact.

7. Les formes-pensées produites par l’humanité dans son ensemble se manifestent à la fois sur les plans mental et astral, et peuvent être captées par l’homme à l’un ou l’autre de ces niveaux. Le contenu des formes-pensées du plan mental sera encore augmenté par les pensées qui y ont été placées par la Hiérarchie pour guider l’humanité. La qualité des formes-pensées contenues dans le plan mental variera donc dans une large mesure, et les pensées provenant de cette source devraient par conséquent être utilisées avec discernement.

8. Les conseils peuvent donc provenir d’êtres incarnés ou désincarnés de toutes sortes et leur caractère peut varier de supérieur à trivial, voire malsain. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’aucun véritable initié ou guide ne cherche jamais à dominer qui que ce soit, ni ne donne jamais l’ordre formel d’entreprendre une action particulière.
De plus, bon nombre des impressions ou des enseignements enregistrés par télépathie peuvent être reçus sous une forme déformée ou très vague, ou être mal interprétés par l’esprit. Lorsqu’une ligne de guidance est captée par plusieurs individus, chacun y apportant sa propre interprétation et chacun étant convaincu de la justesse de sa version particulière, des malentendus sont inévitables.

9. Ce qu’on appelle la guidance peut également être le produit de la personnalité puissante et intégrée d’un homme. Ses ambitions, ses désirs et ses plans orgueilleux seront donc principalement inspirés par l’astral et pourront descendre du corps mental et impressionner le cerveau, mais en laissant à l’homme l’impression que ces impulsions proviennent de sources extérieures sous forme de guidance. Cela peut le laisser dans un état de grave soumission au mirage.

10. La source la plus importante de véritable guidance divine est l’âme même de l’homme. Grâce à l’autodiscipline, à l’étude, à la méditation et au service de ses semblables, le « Pont de Lumière » entre l’âme et le cerveau s’établira progressivement via le mental. Lorsque cet alignement sera clair et sans obstruction, la véritable guidance s’écoulera à travers le Soi divin, le Christ intérieur. Avec un mental développé et un caractère purifié, qui n’est plus gouverné par les émotions et les désirs d’une personnalité dominée par l’astral, la voix intérieure sera véritablement interprétée et fournira au disciple une guidance infaillible. Une fois que la guidance de l’âme aura été fermement établie et sera devenue une partie normale du fonctionnement du mental, la révélation pourra se dérouler de manière systématique et sans restriction excessive. Comme l’âme individuelle fait partie de la Surâme, la véritable conscience de l’âme mènera finalement à la conscience universelle. C’est à travers l’âme que le Maître, en tant que membre de la Hiérarchie, pourra transmettre les rudiments du Plan, qui conduiront le disciple à des révélations successives, jusqu’à ce qu’il prenne finalement conscience de la Lumière suprême.

La résurgence de difficultés passées [sommaire]

Extraits d’articles du Maître de Benjamin Creme

Peut-être ne s’agit-il pas tant d’une répétition de l’histoire que d’une question de karma. Les problèmes non résolus dans notre vie, tant collective qu’individuelle, reviennent jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, qu’un nouvel équilibre soit atteint et qu’une libération d’énergie nous permette d’avancer vers un nouveau cycle. Nous appelons cela l’évolution, cette éternelle poussée vers la croissance de la conscience. Selon la loi du karma, les défis, les difficultés et les faiblesses sont liés à des cycles de répétition jusqu’à ce qu’ils soient affrontés, compris, et que des solutions soient mises en œuvre.

Gardant cela présent à l’esprit, au moment où le monde est aux prises avec des nœuds de tendances anciennes et des enchevêtrements karmiques récurrents, nous présentons une fois de plus un certain nombre d’idées, d’analyses et de solutions données à plusieurs reprises par le Maître de Benjamin Creme. Nous espérons qu’au moins dans cette petite zone, une lumière sera projetée qui contribuera à nous permettre de démêler les nœuds karmiques.

Voici donc une sélection limitée d’extraits d’articles qui, malheureusement, sont toujours d’actualité. Même si les circonstances évoquées appartiennent au passé, ces problèmes continuent de tourmenter le monde et exigent d’être résolus. Les noms, les lieux et les événements peuvent être différents, mais les tendances et les situations complexes nécessitent toujours qu’on les confronte. Il suffira, pour transposer les événements et tendances du passé à notre époque, de remplacer les noms et les faits d’autrefois par ceux d’aujourd’hui.

 

Agir pour la paix

Il arrive fréquemment qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent comme le bien général, des pays causent des ravages à l’échelle mondiale. Leurs actions sont tellement noyées dans les brouillards du mirage, leurs pensées si marquées au sceau de l’illusion, qu’il peut en résulter un mal, une douleur et une souffrance considérables pour les meilleures raisons du monde.

Tel est le cas aujourd’hui. Ces derniers temps, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan et l’Irak, causant la mort de milliers de civils et faisant d’énormes dégâts dans l’infrastructure de ces deux pays.

Aujourd’hui, l’attention du gouvernement américain s’est tournée vers la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord, qui ont été sommés de changer d’attitude, sous peine de devoir encourir la colère et affronter la puissance des défenseurs de la « paix » et des champions de la « liberté ».

Ainsi l’Amérique plonge-t-elle le monde dans une atmosphère de tension et de peur, elles-mêmes génératrices d’épidémies et de catastrophes naturelles qui, à leur tour, ont pour effet d’augmenter la peur et la tension.

Que peut-on faire pour ramener la stabilité dans cette situation dangereuse ? Comment les autres nations peuvent-elles contenir les Etats-Unis ? Par quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions auxquelles on ne peut apporter de réponses simples. Elles requièrent une sagesse peu commune et une approche coordonnée.

Tout d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les Etats-Unis sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie néfaste qui gouverne leurs actions et met ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule en eux le mirage du pouvoir à l’échelle internationale et menace la paix du monde. Elle a ses avant-postes en Israël et en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice provient de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle, et dont les hommes se croyaient désormais à l’abri.

On voit donc bien combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un État viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au désastre.

Il faudra toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et de l’humanité pour venir finalement à bout de cette force maléfique. Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les Etats-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre leur voix et exiger la paix. L’avenir leur appartient et, pour le construire, la paix leur est indispensable.

Nous, les Maîtres, vos Frères aînés, jouerons notre rôle, mais notre action est entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au point. Agissez sans crainte. Faites preuve de sagesse et de diligence dans vos actions et tout ira bien.

Partage international, juillet/août 2003

 

Le triomphe ultime

Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la Loi qui unit toutes les nations dans le respect de leurs responsabilités et de leurs besoins mutuels. Cette maturité accrue se signale précisément par le respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre en paix ensemble.

De temps à autre, il peut advenir qu’une nation se sente assez puissante pour ignorer la loi qui fait obstacle à ses ambitions dominatrices, et qu’elle se lance dans la guerre en dépit des avertissements de ses amis et de leurs incitations à la prudence. C’est ainsi qu’aujourd’hui les Etats-Unis, devenus l’unique « super-puissance », sont source de contrariété et de préoccupation pour les peuples des nations plus mûres qui connaissent d’expérience la folie des actions unilatérales menées hors du cadre de la loi.

Jeune « superpuissance » trop sûre d’elle-même, l’Amérique cherche tellement à en imposer qu’elle outrepasse ses capacités. Plus tôt elle sera confrontée à ses limites, mieux ce sera pour la sécurité du monde. D’ores et déjà, le chaos sans cesse croissant lève un lourd tribut de vies humaines, tant américaines qu’irakiennes. On a brisé le sceau de la boîte de Pandore, dont il est sorti un monstre que personne ne peut maîtriser. Bien entendu, le gouvernement américain fait tout ce qu’il peut pour faire bonne contenance, mais en coulisse il est des plus inquiet et cherche désespérément comment se retirer sans perdre la face.

En attendant, l’armée irakienne vaincue mène un combat de guérilla qui lui rapporte quelques succès, tandis que les groupes religieux profitent de l’occasion pour attiser les tensions en appelant à la guerre civile. Ainsi l’aventure suprême du président américain, conçue pour démontrer l’invincibilité des Etats-Unis, non seulement n’a guère de résultats à faire valoir mais ne pourra qu’amener des pertes encore plus lourdes.

Quand enfin le gouvernement des Etats-Unis comprendra la démence de cette guerre aussi insensée qu’inutile, il se gardera bien sûr de le reconnaître devant le monde. Il recherchera plutôt le soutien des Nations unies pour échapper tant bien que mal aux conséquences d’une bévue embarrassante et, si possible, en faire porter à d’autres la responsabilité.

Lorsque, parmi les nations, l’autorité de la loi est bafouée, c’est le monde entier qui en souffre. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la tension dont s’est accompagnée cette futile démonstration de force militaire affecte des millions d’hommes innocents de toute destruction et de tout terrorisme. Le monde subit maintenant toutes sortes d’épidémies parce que le système immunitaire humain ne parvient plus à résister au stress. Si seulement les va-t-en-guerre prenaient conscience des effets karmiques de leurs actions irréfléchies, ils chercheraient sans doute à se racheter et à changer de cap.

Pendant ce temps, Maitreya observe attentivement cette situation discordante, prêt à intervenir s’il le faut, prêt à émerger quand ce sera possible. Rappelez-vous qu’il ne doute pas un instant du triomphe ultime de ceux qui se tiennent derrière lui et sont attachés à la paix et à la justice, à la liberté et à l’amour. Il sait que ce sont là les raisons d’être de l’existence humaine et vient pour les voir consacrées en tous les hommes.

Partage international, avril 2004

 

Nouvelles réflexions sur l’Unité

A quelques exceptions près, les nations du monde aspirent à l’Unité. S’il est vrai que leurs actes semblent parfois le démentir, au moins sur le plan des intentions elles s’efforcent de tendre vers l’expression de l’unité avec leurs amis et alliés.

Toutefois, certaines d’entre elles accordent une plus grande importance à la réalisation de leurs objectifs individuels qu’à l’unité du monde, seule garante de la paix. Une telle attitude est susceptible de changer de manière soudaine ou graduelle, mais à l’heure actuelle elle semble caractériser plus particulièrement les nations suivantes :

Israël (Rayon 3 à l’âme, 6 à la personnalité), après avoir usurpé les terres du peuple palestinien par le terrorisme, vit maintenant dans l’obsession de sa propre sécurité, à l’exclusion de toute autre considération et au péril de la paix mondiale. Protégé des résolutions des Nations unies par le veto américain au Conseil de sécurité, il affiche au Moyen-Orient une arrogance sans borne. Grâce à l’appui des États-Unis, il possède la bombe atomique et menace de l’utiliser le cas échéant contre l’Iran. Si le peuple d’Israël est des plus ancien, la nation elle-même est très jeune, effrontée et portée à la témérité.

Les États-Unis (Rayon 2 à l’âme, 6 à la personnalité) éprouvent, sous l’influence de leur âme, un profond et sincère désir d’unité et de paix pour le monde. Également jeune, cette nation vaste et puissante est sous l’emprise des mirages de sa personnalité. Elle a pour idéal l’unité et la paix, et s’imagine que telles sont les qualités qu’elle manifeste dans le monde : quand le monde entier suivra le leadership américain dans les domaines économique, politique et religieux, la paix en découlera immanquablement — du moins le croit-elle. Dans cet esprit, les États-Unis ont cherché à dominer le monde et ont à plusieurs reprises fait la guerre au nom de la paix (Corée, Vietnam, Iraq et Afghanistan). Le monde attend qu’ils surmontent ce mirage, et que leur âme de Rayon 2 commence à exercer son influence dans les affaires mondiales.
Quand en effet cela se produira (probablement pas avant le jour de Déclaration du Christ), la profonde aspiration à l’unité qui caractérise leur âme les poussera à l’action, et la notion de service envers l’ensemble de la planète remplacera leur actuel besoin de domination. La reconstruction du monde fera l’objet d’une vaste entreprise dans laquelle une multitude de gens s’investiront. Aux États-Unis, le désir de se rendre utile succédera à l’actuel sentiment de supériorité en tous domaines, et il s’ensuivra une véritable ère de paix.

L’Iran possède une civilisation très ancienne et un peuple plein de talents, aujourd’hui déchiré entre le désir d’un gouvernement laïque et modéré, et un régime islamique de tendance extrémiste et fanatique. L’Iran suscite une antipathie et une méfiance profondes de la part des États-Unis, car ses scientifiques sont en train de parvenir à la maîtrise de la technologie nucléaire. Il n’a jamais été dans ses intentions de développer un arsenal nucléaire mais, face à la menace constante d’Israël et des États-Unis il ne voit aujourd’hui, à contrecœur, aucune autre solution. Les Rayons de l’Iran sont le 2 à l’âme et le 4 à la personnalité. Son peuple à la fois mûr, cultivé et pacifique, a beaucoup offert à d’autres, en particulier à l’Inde.

La Corée du Nord (Rayon 6 à l’âme, 4 à la personnalité) résulte de la division encore récente de la péninsule de Corée, et elle est la plus jeune de toutes ces nations. Elle est aussi celle dont les intentions sont les plus difficiles à saisir, car elle est tout absorbée par le désir de prouver sa grandeur au reste du monde. Hélas, elle a développé un certain potentiel nucléaire, alors même qu’elle se caractérise entre les nations par son isolement et son imprévisibilité. Il est bien connu que ses gouvernants la dominent plus qu’ils ne la dirigent, et les Nations unies dans leur ensemble doivent avoir l’œil sur elle. Son peuple a soif de reconnaissance et faim de nourriture, et les nations du monde doivent avoir la générosité de partager l’une et l’autre avec la Corée du Nord.

Peut-être ces considérations seront-elles source de crainte et de préoccupation pour qui s’en tient aux apparences. Pourtant ce que voient les Maîtres, c’est un monde prêt pour le changement, un monde qui aspire avant tout à la justice ; cette justice sera garante d’une unité nouvelle et réelle entre les nations, et assurera la paix que toutes appellent de leurs vœux.

Partage international, août 2012

Vers un cessez-le-feu partiel au Soudan ? [sommaire]

par Patricia Pitchon,

Quelque 150 000 personnes ont perdu la vie pendant la guerre civile au Soudan, qui a débuté en avril 2023. Les anciens alliés, après avoir coopéré lors du coup d’État qui a renversé le dirigeant Omar Al Bashir (et après un autre coup d’État visant à renverser un autre candidat) se livrent depuis cette date une lutte meurtrière pour le pouvoir. Il s’agit du général Al Burhan des Forces armées soudanaises (FAS), et du général Dagalo des Forces de soutien rapide (FSR), un puissant groupe paramilitaire. Un récent rapport des Nations unies (Mission d’enquête indépendante sur le Soudan) accuse à la fois les FAS et les FSR d’avoir commis des crimes de guerre, tels que des attaques directes et massives contre des civils, la destruction de marchés, de denrées alimentaires et d’eau, et le refus de fournir à la population de la nourriture, des installations sanitaires et des soins médicaux. Des prisonniers ont également été torturés.

Selon ce rapport, quelque 12 millions de personnes ont été déplacées, certaines plus d’une fois, et ont cherché à survivre soit dans d’autres régions du Soudan, soit dans les pays voisins, en particulier au Tchad, où les camps de réfugiés ont besoin d’une aide beaucoup plus importante de la part de la communauté internationale. En Égypte, sur un total de 4 millions de Soudanais vivant actuellement dans le pays, environ 1,2 million y sont entrés depuis le début du conflit en avril 2023.

Ce rapport de l’ONU affirme que le Soudan, un grand pays de 50 millions d’habitants, compte davantage de personnes vivant dans des conditions de famine que le reste du monde pris dans son ensemble.

Un rapport récent intitulé « Une guerre contre les populations », publié par Médecins sans frontières (MSF), une organisation qui travaille depuis de nombreuses années au Soudan, détaille les immenses souffrances endurées par le peuple soudanais et ce que l’organisation a pu accomplir, malgré la violence du conflit et en l’absence d’autres sources d’aide.

Du 15 avril 2023 au 15 avril 2024, les hôpitaux, les centres de santé et les cliniques mobiles soutenus par MSF ont accompli les actions suivantes :

1. plus de 500 000 consultations ;
2. prise en charge de plus de 100 000 patients atteints de paludisme ;
3. traitement de plus de 2 000 personnes atteintes de choléra, ainsi que de milliers de cas de rougeole ;
4. assistance à la maternité pour plus de 8 400 accouchements et réalisation de 1 600 césariennes ;
5. soins à des milliers de blessés de guerre (tirs d’artillerie, bombardements et éclats d’obus) ;
6. soutien thérapeutique à plus de 30 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë ;
7. intervention au Tchad et au Soudan du Sud, où plus d’un million de personnes ont trouvé refuge.

Le rapport de MSF souligne que pendant cette guerre civile au Soudan, des violences sexuelles et sexistes ont été perpétrées, ainsi que des violences à l’encontre de groupes tribaux autochtones qui ne sont pas considérés comme arabes. Si certaines différences ethniques sont clairement définies, d’autres le sont moins. On estime qu’il existe entre 300 et 500 groupes ethniques, dont beaucoup ne sont pas arabes.

Souvent, les gens ne se sentent en mesure de s’exprimer qu’une fois qu’ils ont quitté le pays. MSF cite comme exemple des membres de la tribu Masalit. Un témoin Masalit a expliqué : « Ils nous ont dit que ce n’était pas notre pays et nous ont donné deux options : partir immédiatement pour le Tchad, ou mourir. Ils ont emmené certains hommes, et je les ai vus les abattre dans la rue, sans que personne ne puisse enterrer les corps. » Le responsable des programmes d’urgence de MSF au Tchad a rapporté en juin 2023 que des miliciens arabes les prenaient pour cible et leur tiraient dessus à El Geneina simplement parce qu’ils étaient Masalit. Les témoins ont ajouté que les violences se poursuivaient dans les villages et aux postes de contrôle le long de la route menant au Tchad, « les hommes de la communauté Masalit étant systématiquement pris pour cible ».

En ce qui concerne les violences sexuelles et sexistes, plusieurs organisations constatent que les victimes ne se sentent pas en sécurité et n’osent pas signaler ces abus. Elles estiment par conséquent que ce type de crime est sous-déclaré. A titre d’exemple, parmi 135 survivantes de violences sexuelles prises en charge entre juillet et décembre 2023 par les équipes de MSF dans des camps de réfugiés au Tchad, 90 % ont été agressées par un homme armé et 40 % ont été violées par plusieurs agresseurs ; 50 % ont été agressées chez elles, les autres lors de leurs activités quotidiennes ou alors qu’elles fuyaient le conflit. Environ 13 survivantes de ce groupe ont déclaré avoir été enlevées pour une nuit, voire pour plusieurs mois dans certains cas, puis ligotées et violées durant la nuit. Lorsque des proches étaient présents et tentaient de leur porter secours, ils étaient blessés ou menacés de mort, et les victimes étaient de plus battues.

Le 26 octobre 2025, lorsque les FSR ont pris la ville d’El Fasher, capitale du Darfour-Nord, les Forces armées soudanaises se sont retirées. Mais la fin du siège de 19 mois mené par les FSR a été suivie d’une occupation brutale au cours de laquelle les FSR ont commencé par tuer quelque 2 000 personnes. Plusieurs chaînes d’information télévisées ont reçu des images montrant des taches rose-rougeâtres au sol près de ce qui semblait être des corps, à proximité d’habitations ; il s’agirait probablement de traces de sang.

Le 8 novembre 2025, Al Jazeera et d’autres agences ont rapporté que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Soudan dispose d’informations selon lesquelles des attaques brutales se poursuivent dans la ville, et il semblerait que quelque 200 000 personnes soient toujours prises au piège. Selon Li Fung, représentante des Nations unies pour les droits de l’homme au Soudan, des femmes, des enfants et des blessés ont été tués alors qu’ils tentaient de trouver de l’aide et un refuge dans des hôpitaux et des écoles. Elle ajoute que « des familles entières ont été décimées alors qu’elles fuyaient. D’autres ont tout simplement disparu. » Quelque 16 000 personnes sont arrivées dans la ville de Tawila, et Médecins sans frontières signale des niveaux extrêmement élevés de malnutrition chez les enfants et les adultes. Des tentes de fortune ont été installées, mais certaines personnes ne prennent qu’un seul repas par jour.

L’Agence France-Presse a appris d’un responsable du Conseil norvégien pour les réfugiés au Soudan que des enfants arrivent avec des personnes qui ne sont pas leurs parents, ce qui signifie que leurs parents ne sont probablement plus en vie. Cette situation a été corroborée par Sheldon Yett, représentant de l’Unicef au Soudan, lors d’une interview accordée le 9 novembre 2025 à John Yang sur PBS News Hour : « Nous entendons parler de nombreux enfants non accompagnés qui doivent retrouver leur famille. » Il a ajouté qu’au cours de ses trente années d’expérience dans ce domaine, il n’a jamais rien vu d’une telle ampleur que ce qui se passe actuellement au Soudan.

Noël et son avenir : une réponse de Benjamin CREME [sommaire]

Q. La dimension commerciale de noël ne cesse de s’accentuer. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre ?
B.C. L’aspect mercantile de la fête de Noël s’est encore accru depuis que le Maître Djwhal Khul, par l’entremise d’Alice Bailey, la décrivait déjà à son époque comme une période « favorable au commerce »
A terme, estime-t-il, cette célébration est appelée à disparaître.
Evidemment, la présence de Maîtreya, ainsi que du Maître Jésus, modifiera profondément votre approche de Noël.

L’illusion [sommaire]

Extraits d’une conférence de Benjamin Creme (2003)

Selon le Maître Djwhal Khul (DK) : « L’illusion est principalement de nature mentale, et caractéristique de l’attitude d’esprit de ceux qui sont plus intellectuels qu’émotifs. Ils ont dépassé le mirage tel qu’on le comprend généralement. Ils sont surtout coupables d’une compréhension erronée des idées et des formes-pensées, et de fausses interprétations […]. L’illusion est aujourd’hui si puissante qu’il y a peu de gens au mental tant soit peu développé qui ne soient sous l’emprise de ces grandes formes-pensées illusoires qui ont leurs racines, et trouvent leur subsistance, dans la vie inférieure de la personnalité et les désirs des masses. »

Nous vivons dans un monde où règnent les illusions. Chaque pays a les siennes. S’il s’agit d’un grand pays, comme la Russie ou les Etats-Unis, les gens ont généralement des illusions de grandeur. Ils cherchent à dominer, à s’agrandir. Plus on est grand, plus on cherche à s’agrandir. C’est bizarre. On pourrait croire que des pays comme la Russie ou les Etats-Unis sont las d’être aussi grands. Ils pourraient avoir l’impression d’être difficiles à gérer et mal organisés. Mais non, ils aimeraient le devenir encore plus. On pourrait croire que ce vaste territoire appelé les Etats-Unis, près de 5 000 km d’est en ouest et plus de 3 000 du nord au sud, devrait suffire à satisfaire la plupart des gens. Mais non. D’où viennent le Texas, le Nouveau-Mexique, la moitié de la Californie ? Les Etats-Unis les ont volés au Mexique. Le désir d’être le plus grand et le meilleur, de s’agrandir, de créer cette forme-pensée de supériorité, est une immense illusion existant chez les Américains. Aujourd’hui, sous l’administration républicaine actuelle, les Etats-Unis semblent tendre à la création d’un système politique et économique mondial qui serait sous leur domination.

 

Le courage du disciple

Le Maître DK explique également que tous les disciples doivent, d’abord et avant tout, faire preuve de courage. Le monde ne se débarrassera jamais de l’illusion si nous manquons de courage. L’un des devoirs des véritables disciples, selon le Maître DK, est d’exprimer ouvertement leur désaccord avec n’importe quelle autorité – que ce soit dans le domaine scientifique, religieux, politique, ou autre – lorsqu’ils ne sont pas du même avis et ont une vision des choses plus profonde et plus claire. Lorsqu’un disciple pense que quelqu’un a tort, il lui appartient de le dire. S’il se contente de s’esquiver en prétendant qu’il n’a pas d’avis sur la question, qu’il n’a rien de meilleur, de plus clair, de plus vrai à proposer, il n’a alors de disciple que le nom. Le vrai disciple est celui qui ne connaît pas la peur. L’absence de peur est essentielle à tous les disciples.

Selon le Maître DK, le problème du mirage ne peut être surmonté qu’à travers le corps mental, l’âme révélant le mirage à travers celui-ci. Et il ajoute : « C’est déjà beaucoup que vous ayez reconnu l’existence du mirage et de l’illusion. La majorité des gens ne sont pas conscients de leur présence. » Il vous suffit de parler à la plupart des individus pour constater que c’est vrai. Ils sont généralement totalement inconscients du fait qu’ils vivent dans le mirage et l’illusion. « Un grand nombre de braves gens ignorent leurs mirages, et vont même jusqu’à les déifier. » Ils les déifient ! Ils pensent qu’ils sont merveilleux : « Ce que je possède de mieux est ce mirage », quel qu’il soit. Et ils « considèrent leurs illusions comme des possessions de haute valeur et chèrement payées ». [A. Bailey – Le mirage : problème mondial [MPM]

 

La recherche de pouvoir et de contrôle

Les gens rejoignent des partis politiques et des organisations. Ou bien ils se joignent à un groupe qui n’est pas une organisation, et le transforment en une organisation dans laquelle ils occupent une position de pouvoir. Cela leur donne une illusion de grandeur, d’importance. C’est une manière cachée d’exercer un contrôle. Il y a là une illusion majeure qui domine toute la société. Tous les partis politiques, tous les soi-disant groupes spirituels, tous les groupes où qu’ils se trouvent s’efforcent de parvenir à une situation où ils seront en mesure d’exercer un contrôle. Il se peut que ce ne soit pas le cas du groupe dans son ensemble, mais d’individus en faisant partie. Ce contrôle leur donne un sentiment de pouvoir. C’est le pouvoir qui les intéresse, non pas le service qu’ils pensent apporter, que ce soit dans le domaine politique, spirituel ou religieux. Consciemment ou inconsciemment, ils recherchent le pouvoir. C’est le grand mirage et l’énorme illusion de leur vie. Ils peuvent gaspiller des années à lutter pour parvenir à une position importante et la conserver aux dépens des autres dans leur groupe particulier, qu’il soit religieux, politique, social, scientifique ou académique. Toute institution que vous puissiez citer, tout groupe auquel vous puissiez faire allusion, est aujourd’hui confronté à ce problème.

Le Maître DK dit : « L’illusion est le mode sur lequel la compréhension limitée et la connaissance matérielle interprètent la vérité, la voilant et la cachant derrière un nuage de formes-pensées. Ces formes-pensées deviennent plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent par conséquent la manière dont l’homme aborde la réalité. » Il existe de nombreux problèmes dans le monde, mais le problème de la conscience est précisément que plus vous êtes éduqué, plus vous occupez une position sociale élevée, et plus il est vraisemblable que vous viviez dans l’illusion, car votre profession constitue le cadre dans lequel votre désir de contrôle peut être assouvi. Une institution, qu’elle soit religieuse, politique ou académique, procure une structure permettant d’accéder à une position de plus en plus élevée de pouvoir et de contrôle. Vous avez peu à peu de l’avancement, ce qui vous donne un pouvoir sans cesse accru, une possibilité de plus en plus grande d’exercer un contrôle sur les événements, l’argent et les gens, au sein de cette institution. C’est un mirage majeur qui sévit partout, depuis le Pentagone jusqu’aux marchés boursiers. Il s’agit du même mirage, de la même illusion, que tout ceci a un sens. L’idée que gagner de l’argent apporte le bonheur, que gagner encore davantage d’argent apporte un bonheur encore plus grand est une illusion. Si vous vivez dans des conditions désespérées, si vous avez à peine de quoi vous nourrir, de quoi vêtir et éduquer vos enfants, il est évident que de meilleurs revenus vous soulageront de ce stress. Mais l’idée que vous avez besoin de devenir millionnaire, et, une fois millionnaire, de devenir milliardaire, et que la manière d’y parvenir est d’investir en Bourse, est une illusion.

[…] Ces formes-pensées obscurcissent et envahissent notre vie. Il ne s’agit pas de situations imaginaires. Tout ce que j’ai dit sur l’illusion se passe en ce moment même et constitue la vie de la plupart des gens. Par ailleurs, et ceci est peut-être encore plus triste : « Cette forme d’illusion devient de plus en plus répandue parmi les disciples et parmi ceux qui ont passé les deux premières initiations. […] Le sens de leur accomplissement les envahit, ainsi que le sentiment de leur responsabilité et de leur connaissance. De nouveau, ils se surestiment, se considérant eux-mêmes et leur mission comme uniques parmi les fils des hommes. Leurs exigences ésotériques et subjectives de reconnaissance entrent en jeu et gâtent ce qui, autrement, aurait pu être un service fructueux. Tout accent mis sur la personnalité peut déformer très facilement la pure lumière de l’âme qui cherche à se déverser à travers le soi inférieur. Tout effort fait pour attirer l’attention sur la mission ou la tâche qu’entreprend la personnalité détourne de cette mission et handicape l’homme dans cette tâche jusqu’au moment où il est en mesure de n’être plus qu’un canal à travers lequel l’amour peut se déverser et la lumière briller. Cet influx et cette radiation doivent être spontanés et sans référence au soi. » [MPM]

Combien de fois voyons-nous ou entendons-nous parler de groupes dirigés par tel ou tel individu qui pendant quelque temps, un an ou deux peut-être, occupe une position en vue ? On le voit, on l’a beaucoup vu, ici aux Etats-Unis. Chaque fois que je suis venu depuis 1980, j’ai entendu parler de quelque « gourou » ou instructeur célèbre à la tête d’un vaste groupe. Ils vivaient dans une retraite privilégiée, à la campagne ou à la montagne, dans des endroits merveilleux. Ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer m’ont paru imprégnés de mirage à un niveau vraiment pénible. J’essayais de ne pas le montrer, naturellement, et les choses en restaient là.

Six mois ou un an plus tard, on n’entendait plus parler du groupe en question, ou bien on apprenait qu’il avait des difficultés financières, après avoir dilapidé 400 000 dollars à aménager des bâtiments prêtés par quelque bienfaiteur qui désormais en reprenait possession. Il y avait toujours quelque magouille, en général des histoires d’argent. […] L’individu qui avait lancé le groupe avait probablement un certain sens du service, ou bien il avait vécu une expérience particulière. Peut-être était-il sensitif au niveau astral, en contact avec quelque entité, sur le cinquième ou le sixième plan astral par exemple, et recevait-il des pensées et des idées belles et cohérentes sur ce plan. Ces idées attiraient le genre de personnes qui répondent à ce qui vient du plan astral, mais elles n’intéressaient pas ceux qui demandent plus de clarté, plus de contact avec le monde extérieur, le monde de la réalité, et pour finir le groupe cessait de lui-même ses activités et on n’entendait plus parler de lui. Ceci est arrivé à maintes reprises. […] Toutes sortes de faits horribles ont marqué l’histoire de certains de ces groupes « spirituels » les plus bizarres. Mais ce « spirituel » est basé dans 99 % des cas sur une immense illusion – celle du fondateur et de ceux qui l’ont suivi […].
[BC – L’art de vivre]

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Une rose blanche sur un vélo pour le partage [sommaire]

Le soir du 7 juillet 2025, alors que je me sentais submergée par les problèmes, j’entendis une voix intérieure me dire que j’allais faire une rencontre en sortant avec notre « vélo publicitaire » (un vélo que nous utilisons pour promouvoir les idées de partage, de justice, de paix, etc.). J’étais heureuse d’y aller. Le lendemain matin, en me levant, j’entendis à nouveau le même message. Lorsque je l’avais entendu pour la première fois la veille au soir, je m’étais dit que j’avais imaginé cette idée et que rien ne s’était passé.

Mais le matin du 9 juillet, je réalisai que j’avais effectivement vécu une expérience. Je me souvins de la conversation que j’avais eue avec une jeune femme d’une vingtaine d’années qui portait un T-shirt de Médecins sans frontières. Elle s’approcha de moi. Je ne l’avais pas vue arriver. Elle me demanda de lui expliquer les inscriptions sur mon vélo. Elle s’appuya contre une barrière, je fis de même, et nous discutâmes comme de vieilles amies. Je lui expliquai l’idée de partager les ressources mondiales, comme un système de troc au niveau des Nations unies.

Me regardant droit dans les yeux, elle me demanda si j’y croyais. Je répondis : « Oui, même si nous vivons une période difficile. » Elle me répondit qu’un nouveau système de troc ne verrait pas le jour avant 300 ou 400 ans, car les gens sont trop inactifs. Il y a aussi de la corruption dans les systèmes. Elle me déclara qu’elle devait travailler dans la rue pour pouvoir payer son logement et que, comme pour les interventions de Médecins sans frontières en République démocratique du Congo, l’expression « troc mondial » serait également la bienvenue pour les Congolais. Elle m’affirma que beaucoup de jeunes sont favorables à l’autosuffisance et que c’est ce vers quoi elle souhaite tendre. Elle n’a rien contre l’argent, mais elle veut sortir de ce système égoïste. Nous avons discuté de l’inertie. Elle m’a répété à deux reprises que les « slogans » sur le vélo n’avaient été repris par aucune organisation ou association. Avant de partir, elle me donna une rose blanche qu’elle accrocha au panneau du vélo, en déclarant que c’était très joli : fleur blanche sur fond vert. La rose était très belle.

Avant de partir, elle me demanda mon âge. Je compris qu’elle me posait cette question parce que je ne verrais pas les changements que j’avais décrits. Puis elle retourna à son travail. Cependant, je ne la vis pas sur les grands boulevards, ni le groupe de Médecins sans frontières. A ce moment-là, rien ne me sembla sortir de l’ordinaire.

En démontant le vélo, je me demandai si j’allais garder la rose, car elle serait fanée le temps que je rentre chez moi. Elle est chez moi, dans un vase. Je ressens de l’énergie quand je la regarde. La rose blanche symbolise la pureté des sentiments, l’harmonie et l’espoir.

C’est la deuxième fois que je ressens que le contact avec les Maîtres de Sagesse est différent des rencontres passées. Ils n’apparaissent plus de la même manière, c’est comme s’ils se fondaient dans la vie quotidienne avec le public. La sensation est également inhabituelle. C’est comme s’il n’y avait plus d’identité ou de reflet personnalisé qui permette de les reconnaître d’une manière ou d’une autre. Ils se fondent dans le public et l’environnement comme une personne normale. J’ai également l’impression que les Maîtres de Sagesse s’intéressent particulièrement aux activités basées sur le partage. Ce n’était pas quelqu’un d’ordinaire, alors qui était-elle ? Ce n’était pas non plus Jésus sous une autre apparence. Mais qui était-elle ?

PS. Plusieurs semaines plus tard, la rose n’est toujours pas fanée.

M. A., Paris (France)

Mais qui était-ce ? [sommaire]

Le vendredi 2 mai 2025, à Paris, après avoir distribué le flyer annonçant la rencontre en ligne Qui suis-je ? du samedi 17 mai, j’ai pris le tramway pour rentrer chez moi. Je me suis assise sur un siège côté couloir. Il n’y avait personne à ma droite.

Une dame âgée est arrivée, le dos très voûté, les cheveux teints en brun, ayant visiblement des difficultés pour se déplacer. Je me suis poussée pour lui laisser ma place ; elle m’a souri, s’est assise et a mis son gros sac à mains sur les genoux. Je me suis alors aperçue qu’elle avait notre flyer, sur le dessus de son sac. Elle le maintenait même à la verticale avec sa main, sans le lire pour autant. Elle portait une bague de couleur très vive sur chacun des doigts, ce qui était très étonnant pour une femme de cet âge. Si elle avait voulu attirer mon attention, elle n’aurait pas pu faire mieux.

Sur le moment, j’étais assez fatiguée par ma distribution et je n’ai pas ressenti d’énergie particulière, mais le soir dans mon lit m’est revenue, en mémoire, cette femme étrange. Je ne pouvais plus l’oublier. J’ai eu l’impression que c’était quelqu’un de particulier qui était venu me soutenir. A noter que la distribution avait été assez difficile, beaucoup de personnes refusaient le flyer, du fait que c’était un public de foire commerciale. De plus, un autre co-worker, qui avait fait la distribution avec moi, ne se souvenait pas plus que moi de lui avoir remis un flyer.

Avec le recul, en pensant à l’humour des Maîtres, je me suis dit que c’était un peu comme si, en tenant le flyer ostensiblement, elle posait aussi la question : « Qui suis-je ? »

L. M., Groupe de Paris

Un messager [sommaire]

Le 31 août 2025, une réunion a eu lieu au Centre d’information de Share international à Amsterdam. Nous étions nombreux et l’atmosphère était agréable et détendue. Tandis que nous parlions de Maitreya et des Maîtres, nous avons senti l’énergie affluer.

Comme depuis quelque temps déjà, la question revint de savoir que faire des informations que nous avons, compte tenu des circonstances changeantes dans le monde. Devions-nous faire de la publicité, donner des conférences, etc., ou attendre de voir comment la situation mondiale évolue et ne rien faire pour le moment ?

A la fin de la réunion, un homme est entré. C’était un grand homme noir avec un accent du Surinam. Il raconta qu’il était né avec des lésions cérébrales mais qu’il avait tout de même obtenu ses diplômes. Sa mère était décédée l’année précédente et il était grand-père de deux petits-enfants. Il avait faim et demandait de l’argent pour un repas chaud. Il déclara : « Soyez gentils les uns avec les autres, ne vous critiquez pas. Tout se passera bien, il y a une solution à tout, tout sera résolu. Soyez leader, pas spectateur. »

Il demanda quel genre d’institution nous étions, peut-être une église, suggéra-t-il ? Il possédait une aura énergétique particulière et je l’ai remercié pour ses mots pleins de sagesse.

N. de G., Amsterdam (Pays-Bas)

Une tension plus basse [sommaire]

Il y a peu de temps (juillet 2025), nous avons acheté un tensiomètre. Bien que Jeannette et moi-même ayons trouvé cela excessif, nous avions décidé de contrôler régulièrement notre tension. Nous le faisons le dimanche matin après notre méditation personnelle.

Par ailleurs nous participons tous deux aux sessions mensuelles de méditation de groupes via Zoom. Et nous nous sommes aperçus qu’après la méditation par Zoom, nous avons tous les deux une tension significativement plus basse. Il semble que la méditation en groupe via Zoom a un effet sur notre tension artérielle.

J. et A. K., Amstelveen (P.-B.)

Une experience qui remue [sommaire]

Mon travail implique principalement d’être assis devant un ordinateur. Ces dernières années, en raison d’un tassement de vertèbres, cela m’est devenu de plus en plus difficile et douloureux.

Mais cela a changé : au réveil, un matin de cette année 2025, tandis que j’étais encore au lit, mon corps a commencé à bouger de sa propre initiative. Du côté gauche, là où la douleur était la plus intense, les muscles semblaient bouger de haut en bas puis remonter. Cela n’a pas duré longtemps. Je me suis ensuite senti relaxé, et encore aujourd’hui, j’ai la sensation qu’il y a un peu plus d’espace à l’intérieur. Depuis, je n’ai plus de douleur et rester assis n’est plus un problème.

Je suis si heureux et reconnaissant. Un grand merci à Celui qui m’a offert cette guérison. Pour moi, cet épisode confirme que quel que soit ce qui nous attend, comme nous l’avons lu dans Partage international à propos des « plans qui ont changé », les Maîtres sont ici et le seront toujours, prêts à nous aider si le karma le permet et sinon à nous donner la force de persévérer.

Anonymat préservé, Pays-Bas

Des signes sur le chemin [sommaire]

Vers 2012, je projetais de retourner à l’université pour étudier les arts visuels avec l’espoir de devenir peintre un jour. Etant dans la quarantaine, c’était une décision difficile. Aussi, j’ai listé toutes mes préoccupations et écrit une question pour Maitreya, lui demandant ce que je devais faire. Puis je l’ai lue à voix haute en gardant mon attention sur la photo de sa main. Je ne savais pas si j’avais besoin de faire tout cela mais je ne voulais pas juste poser la question de manière désinvolte. Je supposais qu’en étant le plus sérieux, concentré et reconnaissant possible en demandant son aide, j’aurais plus de chances d’obtenir une réponse. Le temps passant, ne voulant rien manquer, je me suis efforcé d’essayer de maintenir une attention et une ouverture à une potentielle réponse qui pourrait me parvenir. La réponse ou l’aide de Maitreya serait peut-être subtile.

Plusieurs semaines plus tard, un membre de ma famille avec lequel je vis, se promenait sur un sentier dans la forêt derrière notre maison. Il trouva un sac bleu affichant le nom de notre université locale et à l’intérieur un tissu avec des motifs floraux. J’ai pensé que c’était la réponse que j’attendais. Pour en être sûr, j’ai faxé à Londres pour demander à Benjamin Creme si le sac et le tissu avaient été manifestés par Maitreya. Peu de temps après, le bureau de Londres m’a envoyé la réponse de Benjamin. Le sac et le tissu avaient bien été manifestés par Maitreya. J’ai envoyé une autre lettre demandant si Maitreya soutenait mon retour à l’université ou seulement mon désir d’être un artiste. Benjamin répondit que Maitreya soutenait à la fois mon retour à l’université et mes études artistiques. Benjamin écrivit également sur le fax en retour que je devrais aller à l’université si je le désirais vraiment.

Cependant, j’ai choisi pour plusieurs raisons de ne pas retourner en cours. Comme je n’avais pas eu de réponse immédiate de Benjamin, j’avais sauté sur la conclusion que le sac et le tissu n’avaient pas été manifestés par Maitreya mais seulement oubliés par quelqu’un et à mon grand regret, je les ai jetés.

Mes courriers n’ont jamais été publiés, s’agissant de correspondances personnelles. Cependant, je vous envoie ce témoignage à l’intention des collaborateurs qui pourraient être intéressés.

Anonymat préservé, E.-U., juin 2025

Accueil amical [sommaire]

Le 13 août 2025, la plupart des participants avaient annulé pour diverses raisons leur participation à la transmission, nous laissant seuls mon collègue et moi-même. Bien que nous n’ayons été que deux, nous voulions tout de même venir au bureau pour méditer ensemble.

En descendant les escaliers menant au bureau, je fus très surprise de voir la porte grande ouverte ! Il en était de même pour la porte des toilettes sur la gauche, et les lumières étaient allumées partout, bien que cette journée d’été fût claire et chaude. J’étais très surprise parce que peu de personnes avaient une clé du bureau et personne ne l’aurait laissé ainsi !

Mon collègue est arrivé peu de temps après moi et fut également très surpris. Mais nous avons senti tous deux comme un amical signe de bienvenue et nous avons ri. Quelques chaises étaient même arrangées en cercle, nous invitant à nous asseoir, mais la disposition était différente de celle que nous avions faite le mercredi précédent. Nous étions profondément surpris et sentions de plus en plus que les Maîtres nous avaient préparé un accueil spécial.

La méditation fut très très intense, comme si de nombreuses personnes étaient présentes. C’était vraiment solennel.

Avant de partir, nous avons vérifié, juste pour être sûrs, la grande boite ouverte posée sur l’étagère, contenant de l’argent. L’argent était toujours là.

Cette merveilleuse énergie m’a accompagnée toute la journée. Et lorsque j’y repense aujourd’hui, je ne peux quasiment pas me retenir de rire, et de me sentir vraiment bien. Merci pour ce cadeau !

M. K., Munich, Allemagne

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Citations [sommaire]

 

Message de Maitreya

« Donnez-moi la possibilité de vous aider ; c’est pour cela que je suis venu. Si vous m’acceptez, je vous conduirai à votre destinée, au destin qui est le vôtre depuis le commencement de ce monde. Tout dépend de vous : vous devez prendre les mesures qui le permettent. Nous devons nous considérer comme des frères et sœurs qui ne font qu’un, et travailler ensemble pour le bien de tous. Nous ne sommes pas séparés, en dépit des apparences, nous formons un groupe, dont je fais partie, et pour lequel je travaille à chaque instant de ma vie. Sachez qu’en ce moment ma Bénédiction est sur vous. Acceptez ma Bénédiction et vivez dans la simplicité et l’amour. Ces qualités sont chères à mon cœur. »

Message reçu par l’entremise de Benjamin Creme, à la fin d’une interview
qu’il donnait sur Radio Ici et Maintenant, à Paris, en mars 2010.

 

L’humanité face à un choix

« Des événements d’importance majeure se préparent, qui mettront les hommes face à un choix inéluctable. Il incombe à chacun, sans exception, de bien peser la nature de ce choix, et d’y répondre du fond du cœur. Les hommes ne peuvent plus se tenir à l’écart et laisser les événements suivre leur cours souvent tragique. L’heure est venue de prendre fièrement position pour l’unité et pour la vie, pour le bon sens et pour la paix. Maitreya est en chemin, et vous demandera de choisir, de répondre à son plaidoyer. Sachez que vous êtes ici précisément pour vivre cette période, et ne doutez pas, aujourd’hui, du pouvoir de votre décision. »

Extrait de Au royaume de la vérité (par le Maître –), avril 1996

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Alice Bailey fut-elle un bon canal de transmission ? Peut-on dire qu’elle fut infaillible ? [sommaire]

Non, et je ne pense pas non plus qu’elle l’ait prétendu elle-même. Même les Maîtres ne se disent jamais infaillibles. Mais je pense que nous pouvons être rassurés par le fait que, si un Maître de Sagesse, le Maître D.K., ne cessa pendant trente ans de travailler par l’entremise d’Alice Bailey, c’est qu’il dut être satisfait de sa collaboration en tant qu’intermédiaire. [MM2]

Pourquoi le nom de votre Maître n’est-t-il pas révélé ? [sommaire]

Il m’a demandé de ne pas le faire dans l’immédiat, ceci pour deux raisons dont voici la principale : si je révélais son nom, les groupes avec lesquels je travaille se focaliseraient continuellement sur lui, ce qui, par télépathie, détournerait son attention. Qu’il « neutralise » ce contact ou qu’il y réponde, cela lui ferait perdre, dans les deux cas, du temps et de l’énergie – ce dont les Maîtres se gardent en toutes circonstances. [B. Creme – La Mission de Maitreya, tome 2 (MM2)]

M. Creme ne révèle pas le nom de son Maître afin d’éviter que des individus n’attirent son attention (et donc son énergie) pour satisfaire leur égoïsme, ce qui conduirait à une mauvaise utilisation de son temps et de son énergie. Cette remarque ne peut-elle également s’appliquer à Maitreya ? [sommaire]

Les deux situations sont complètement différentes. Maitreya incarne ce que nous appelons le principe ou la conscience christique. Cette énergie est librement accessible à tous, au degré ou à la puissance que chacun peut absorber et utiliser. Lorsque nous manifestons cette énergie dans une activité de service, nous attirons automatiquement une plus grande quantité de cette énergie provenant de Maitreya. C’est de cette manière, par notre action, qu’il peut transformer le monde. Aucune approche purement émotionnelle, ou dévotionnelle, de Maitreya ne peut affecter sa fonction de Christ.

Serions-nous capables de contacter personnellement les Maîtres ? [sommaire]

Vous ne pouvez pas contacter un Maître par vous-même ; vous pouvez être contacté par un Maître s’il voit une raison de le faire.
Avant tout, vous devez être polarisé mentalement. Votre conscience doit se situer sur le plan mental supérieur, car les Maîtres travaillent sur le plan de l’âme. Cependant, si vous êtes un serviteur du monde suffisamment objectif, ouvert et altruiste, ils peuvent vous contacter.
Des gens sont contactés depuis le début des temps. Les grands artistes, penseurs, poètes, écrivains, musiciens, ainsi que les grands hommes d’Etat et les scientifiques qui font progresser la science – tous sont disciples des Maîtres. Ils ont toujours travaillé sous leur supervision – comme je le fais moi-même – en répondant, fût-ce intérieurement, subjectivement, à ce qui leur est transmis sur le plan de l’âme. Ainsi nos civilisations et nos cultures ont-elles évolué depuis la nuit des temps !

J’essaie d’entrer en contact avec un Maître ou un Instructeur sur les plans intérieurs depuis des années, sans succès. [sommaire]

Le seul désir d’entrer en contact avec un Maître n’est pas suffisant. L’aspirant ou le disciple doit montrer par ses capacités, son objectivité et son désir de servir qu’il peut être utile au travail du Maître. Il existe un ancien adage qui dit : « Lorsque l’élève est prêt, le Maître apparaît. »
Les contacts avec des « guides » ou « enseignants » du plan astral ne demandent d’autre qualité qu’une certaine forme de médiumnité qui, selon moi, devrait être écartée. [MM1]

Les « esprits-guides » sont-ils une réalité ? Sont-ils nos âmes ? [sommaire]

Il existe assurément un grand nombre d’entités désincarnées sur les différents niveaux des sept plans de l’astral ou sur le plan mental inférieur, donnant sur le plan physique, des « directives » à travers des médiums et des personnes sensitives. Ces « directives » vont des futilités les plus banales aux enseignements les plus inspirés et les plus exaltants. Ce ne sont pas nos âmes – qui elles, se trouvent sur le plan causal, le plus élevé des quatre plans du mental. C’est à ce niveau que les Maîtres communiquent avec leurs disciples. [MM1]

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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