Partage international no 437 / 438 - février 2025

SOMMAIRE

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Articles du Maître —

La coopération [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, décembre 1984

L’HUMANITÉ est aujourd’hui prête à faire un grand bond en avant vers un avenir où la nature essentiellement divine de l’homme se manifestera. Bien qu’il en soit lui-même peu conscient, l’homme devenu adulte a passé, et continue de passer avec succès, les épreuves qui lui permettront de recevoir la connaissance et les pouvoirs dont il a besoin pour façonner cet avenir. A l’heure actuelle, il se peut que cette réalité n’apparaisse clairement qu’à la vision intérieure des Guides de la race humaine, mais tel est bien le cas et c’est de bon augure pour les temps à venir.

Où que les hommes se rassemblent aujourd’hui, une conscience nouvelle de l’urgence des problèmes se fait jour, accompagnée d’un sens accru des responsabilités humaines envers la planète, son bien-être et celui de ses règnes. Ce n’est qu’aujourd’hui, à l’issue d’une lutte sans fin pour la survie et le progrès, qu’on peut considérer que l’homme a atteint sa maturité, maturité perceptible pour nous quoique bien cachée à l’homme lui-même. L’opportunité s’offre maintenant d’une avancée majeure pour l’humanité, avancée qui dépasse de loin, par sa rapidité et sa portée, toutes celles qui l’avaient précédée. Alors que, jusqu’à présent, une progression lente et régulière était souhaitable et même préférable, un rythme nouveau et dynamique se crée actuellement, qui par sa puissance projettera l’humanité dans l’avenir sur une vague de changement global.

Si grandes sont les tensions dans le monde divisé d’aujourd’hui que seul un rapide changement de cap permettra d’éviter une catastrophe. Un tel changement, à n’en pas douter, posera à beaucoup des problèmes d’adaptation, mais bien plus nombreux sont ceux qui l’accueilleront comme l’opportunité d’une nouvelle vie. Nous, qui travaillons dans les coulisses, sommes pleinement confiants, car nous savons que l’humanité mettra en œuvre la transformation radicale de ses structures. Celles-ci ne répondent plus aux besoins des hommes, et entravent l’émergence de ce qui doit voir le jour.

Pour notre part, nous observons et nous guidons, veillant sur tout.

Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l’humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence à se manifester. Ceci augure bien de l’avenir, car c’est par la coopération et elle seule que l’humanité survivra ; c’est par la coopération que la nouvelle civilisation sera construite ; c’est par la coopération que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité. La coopération est la résultante naturelle de relations justes. De même, les relations justes sont la conséquence d’une sage coopération. La coopération est la clé de tout effort de groupe couronné de succès, elle est une manifestation de la divine volonté de bien. Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle conduit à la synthèse de points de vue d’une grande diversité.

Coopération est synonyme d’unité. Unité et coopération sont des tremplins vers l’avenir, garantes du succès pour tous les hommes. De grandes réserves d’énergie restent dormantes au sein de l’humanité, qui n’attendent que la magie de la coopération pour se manifester. La compétition va à l’encontre de l’ordre naturel ; la coopération libère en l’homme la bonne volonté. La compétition n’a d’autre préoccupation que le soi personnel, alors que la coopération œuvre au plus grand bien de tous. La compétition mène à la séparation, origine de tous les péchés ; la coopération mêle et unit les fibres multicolores qui constituent la trame de l’unique Vie divine. La compétition a conduit l’homme au bord du précipice ; seule la coopération l’aidera à retrouver son chemin.

Les tenants du passé aiment la compétition ; les tenants de l’avenir embrassent avec joie la divine coopération. La population du monde se divise en deux catégories : ceux qui s’affrontent, et ceux qui coopèrent. Purifiez votre cœur des souillures de la compétition ; ouvrez votre cœur aux joies de la coopération.

La loi de renaissance [sommaire]

par Le Maître –,

 par l’entremise de Benjamin Creme, janvier 1985

Une grande confusion règne dans la façon dont l’homme comprend les lois gouvernant la renaissance. Cette confusion se reflète dans la diversité des enseignements et interprétations qui existent et qui ne font qu’enfoncer un peu plus l’humanité dans l’ignorance et dans la peur.

En Orient, depuis les temps les plus reculés, l’idée de vies successives gouvernées par une immuable loi du karma, a rarement été mise en doute. Il en résulte une acceptation servile des conditions de vie du moment, si dégradantes et inhumaines qu’elles puissent être. En Occident d’autre part, le concept d’incarnations répétées est resté oublié, n’attirant l’attention que de rares personnes depuis son exclusion des enseignements de l’Eglise au VIsiècle à l’instigation de l’empereur Justinien. Si les enseignements d’Origène avaient subsisté dans le corps de la doctrine chrétienne, la conception de la vie et de la mort serait aujourd’hui totalement différente en Occident.

Ce grand initié connaissait et enseignait la vérité sur les cycles d’incarnation inaugurés par le Seigneur du Monde sous l’impulsion de la loi du sacrifice et conformément à la loi de cause et d’effet. L’élimination de cette vérité des enseignements de l’Eglise a eu pour résultat l’ignorance et la peur omniprésentes aujourd’hui. Là où l’intérêt pour la réincarnation a survécu, il a pris, la plupart du temps, la forme d’un intérêt quasi exclusif pour les données personnelles que les gens pensent retrouver dans leurs vies antérieures.

Au cours de l’ère du Verseau qui arrive, on abordera la loi de renaissance sur des bases totalement nouvelle. La vieille acceptation fataliste de tous les événements de la vie comme conséquences de l’inexorable action du karma n’exercera plus son emprise en Orient, où elle condamne des millions d’êtres aux travaux pénibles et à la souffrance. En Occident, les hommes n’ignoreront plus les lois fondamentales qui gouvernent leur existence et la responsabilité personnelle qui en découle. Les hommes sauront qu’ils sont eux-mêmes créateurs, par leurs pensées et leurs actions, des circonstances de leur vie, mais que, par le jeu de ces mêmes lois, ils peuvent aussi transformer et améliorer leur propre nature et leurs conditions de vie.

Cela mènera à une réévaluation du sens et du but de la vie et à une conception plus saine de la mort. La compréhension de la continuité de toute vie, incarnée ou non, remplacera la crainte d’aujourd’hui ; la vieille phobie de la mort, considérée comme fin de toute chose, s’évanouira dans la nouvelle lumière qui viendra illuminer le mental des hommes. Eclairant les repaires les plus sombres de la superstition et de l’ignorance, cette nouvelle lumière brillera et éveillera les hommes à la conscience de leur divinité en tant qu’âmes immortelles.

La véritable compréhension de la maxime du Christ, selon laquelle on récolte ce que l’on a semé, transformera l’existence humaine sous tous ses aspects. Une tolérance et une innocuité jamais connues auparavant remplaceront la séparativité d’aujourd’hui, à mesure que les hommes reconnaîtront la justice et la logique de la Loi.

L’ère nouvelle ouvrira de nouvelles perspectives et l’homme considérera la vie comme l’aventure qu’elle est, un voyage sur le chemin de la découverte – découverte du fait que Dieu et l’homme sont uns ; que rien n’est séparé, si ce n’est dans la vision limitée du chercheur ; que tous les hommes suivent un chemin différent pour parvenir au même but, et que le but de tous nos efforts est la réalisation de la divinité qui attend en nous d’être reconnue.

Obéissant à la grande loi de renaissance, nous ne cessons de faire et refaire ce voyage, jusqu’au moment où enfin nous entrons dans la lumière de notre propre compréhension en tant que Fils de Dieu devenus parfaits.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Janvier 2025 [sommaire]

Ce premier numéro de 2025 vous apportera inspiration et réconfort et vous remémorera des trésors de sagesse peut-être oubliés. Notre sélection d’articles fait le lien entre la sagesse ancienne et les temps difficiles que nous vivons.

En premier lieu, le Maître de Benjamin Creme met en avant le besoin de coopération : « La coopération est la clé de tout effort de groupe couronné de succès, elle est une manifestation de la divine volonté de bien. Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle conduit à la synthèse de points de vue d’une grande diversité. »

Ensuite, de la destruction naissent des actes de générosité et de courage. Ainsi, des décombres de Gaza naît un effort collectif en faveur de la paix. L’article « L’entraide née des catastrophes favorise la paix » en montre les mécanismes.

Les articles suivants sont également émaillés de témoignages d’actions positives, d’actes de solidarité désintéressés et de bonne volonté : un adolescent bat un record du monde – un effort né d’un sentiment d’unité et d’empathie ; la maire de Mexico, qui n’est pas sans connaître la pauvreté, crée des centres de solidarité et l’idée prend de l’ampleur. Un médecin convaincu décrit comment l’homéopathie guérit les esprits blessés ; des militants et des citoyens déterminés travaillent ensemble pour la justice et l’unité. Plusieurs rapports et articles traitent du changement climatique et de militantisme.

La compilation de ce numéro s’intitule « Un monde en transition. » Soulignant la nature cyclique de la vie, elle traite de l’essor et du déclin des systèmes et des civilisations. Alors qu’une civilisation s’effondre, une autre fait son apparition, annonçant l’ère suivante.

Benjamin Creme et son Maître apportent un éclairage supplémentaire sur la puissante loi de cause et d’effet. Dans un article fondamental, Benjamin Creme explique la vie, la mort et la réincarnation, tandis qu’un autre article de son Maître traite de la loi de la renaissance. Pour tous ceux qui souhaitent expliquer ou comprendre la vie, la mort, la renaissance et la nature du karma, ce numéro s’avérera un excellent guide, apportant clarté et réconfort.

Nous ne pouvions pas omettre un dernier hommage à Jimmy Carter, dont la vie fut consacrée à la promotion de la paix et de l’unité. Nous avons reçu l’autorisation d’un jeune Néerlandais qui, lorsqu’il était étudiant, a écrit au président Carter pour lui poser diverses questions dans le cadre d’un projet scolaire. Il a eu la chance de recevoir une réponse manuscrite de l’ancien président, datée de 2017. A l’époque, J. Carter avait 93 ans. Voir un fragment de la lettre scannée avec les réponses manuscrites. Il est remarquable qu’un ancien président prenne le temps de répondre en personne ! S’il est un dirigeant qui a consacré sa vie à servir le peuple et le monde, c’est bien lui. En outre, J. Carter concevait l’unité dans une perspective plus vaste que celle des autres dirigeants de l’époque. Interrogé sur la vie sur d’autres planètes, il a répondu : « De mon point de vue, il n’y a rien à craindre. S’il y a de la vie là-haut, nous faisons tous partie du même plan d’ensemble. Les mains de Dieu sont assez grandes pour nous contenir tous. » En 1977, J. Carter a rédigé un message gravé sur les disques d’or embarqués sur les sondes spatiales du programme Voyager, qui continuent aujourd’hui encore d’explorer l’espace. Ces enregistrements constituent une capsule temporelle de la vie sur Terre à cette époque, destinée à informer les extraterrestres sur les peuples, les cultures et la nature de notre planète. Voici un extrait de ce message : « Nous tentons de survivre à notre époque afin de pouvoir vivre dans la vôtre. Nous espérons qu’un jour, après avoir résolu les problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous rejoindrons une communauté de civilisations galactiques. Cet enregistrement représente notre espoir et notre détermination, ainsi que notre bonne volonté à l’égard de cet univers immense et mystérieux. »

Dans son article « Coopération », le Maître de Benjamin Creme se veut rassurant dans les moments difficiles : « Coopération est synonyme d’unité. Unité et coopération sont des tremplins vers l’avenir, garantes du succès pour tous les hommes. De grandes réserves d’énergie restent dormantes au sein de l’humanité, qui n’attendent que la magie de la coopération pour se manifester. »

Enfin, notre quatrième de couverture reprend comme à l’accoutumée une citation inspirante et empreinte de sagesse, tirée d’un article du Maître de Benjamin Creme qui conseille :

« Libérez-vous de la peur et soutenez l’espoir de vos frères humains ; la peur et la joie sont également contagieuses. Manifestez l’amour et la joie et fermez pour toujours la porte au désespoir. Faites cela et vous aiderez l’humanité plus que vous ne sauriez l’imaginer. » [La joie de vivre, par le Maître de Benjamin Creme]

 

Point de vue

L’entraide née des catastrophes favorise la paix [sommaire]

par Dr Tareq Abu Hamed,

L’eau potable et l’énergie solaire ne sont pas les premières choses qui viennent à l’esprit lorsqu’on cherche des solutions aux conflits de longue date au Moyen-Orient.

Pourtant, dans cette région où les défis environnementaux s’intensifient chaque jour, les initiatives environnementales pourraient bien participer à la résolution du problème.

La nature ne connaît pas de frontières. Aujourd’hui, les Israéliens, les Palestiniens, les Jordaniens et les habitants de toute la région sont confrontés à un climat plus imprévisible qui menace les ressources naturelles. La situation géologique et écologique unique de la région la rend particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. La hausse des températures à elle seule entraînera de graves risques sanitaires, avec une augmentation des taux de mortalité, et posera des problèmes d’infrastructure dans toute la région.

La coopération environnementale n’est pas de la gesticulation politique. Les personnes qui vivent et travaillent dans la région reconnaissent qu’il s’agit d’une nécessité pratique pour le Moyen-Orient.

En outre, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord connaissent une sécheresse quasi continue depuis 1998, qui représente la période de sécheresse la plus sévère depuis neuf siècles. A mesure que la pénurie d’eau s’accentuera dans la région, la dégradation de l’environnement engendra probablement d’autres difficultés, menaçant les moyens de subsistance, intensifiant la concurrence pour les ressources et contribuant à l’augmentation du nombre de réfugiés climatiques, ce qui aurait un impact sur la stabilité régionale.

 

Exemple de coopération internationale

Bien que les défis politiques de la région soient difficiles à relever, je sais que la coopération est possible et je l’ai vérifié de mes propres yeux. L’institut d’éducation et de recherche que je dirige, l’Institut Arava pour les études environnementales, est basé dans la vallée de l’Arava, dans le désert du Néguev. Depuis 1996, nous avons réuni plus de 1 900 étudiants palestiniens, israéliens, jordaniens, américains et d’autres pays pour qu’ils apprennent les uns des autres et se côtoient.

Ce travail et cette coopération nous permettent de relever des défis pratiques, comme le développement de systèmes hors réseau qui utilisent l’énergie solaire pour l’irrigation et la purification de l’eau. Nous avons également mis au point des programmes de protection des plantes indigènes, notamment un palmier dattier cultivé à partir d’une graine de datte vieille de 2 000 ans.

 

Maintenir le dialogue

Mais ce travail n’est pas seulement une question d’environnement – c’est aussi l’occasion de faciliter la compréhension mutuelle, la confiance partagée et le dialogue civilisé entre des communautés qui sont en conflit depuis des années.

Bien sûr, les conflits ont interrompu notre travail au fil des ans. Ce fut le cas lorsque la guerre entre Israël et le Hamas a éclaté.

Mais plutôt que de rentrer chez eux, Israéliens et Palestiniens ont choisi de rester ensemble sur le campus pendant le 2semestre de 2023. Lorsqu’ils revenaient après un court séjour dans leur famille, les étudiants israéliens et palestiniens s’informaient mutuellement de la situation de leurs familles. Ils ont mené des campagnes de collecte de fonds pour aider à la fois les familles de Gaza et les familles des otages israéliens. Ils ont même écrit des chansons sur la paix.

Ces manifestations d’empathie et de compréhension n’ont été possible que parce que nos élèves ont eu l’occasion de reconnaître l’humanité présente en chacun avant que le conflit n’éclate. Dans le cadre de notre programme scolaire, nos élèves doivent participer à des séances hebdomadaires de dialogue au cours desquelles ils discutent de sujets importants pour leur identité, leur culture et leur histoire. Cela inclut des sujets émotionnels et difficiles comme la Nakba et l’Holocauste.

Dans une région où les solutions politiques sont souvent lentes à se concrétiser, les efforts qui commencent par les besoins humains fondamentaux, comme l’accès à l’eau potable et à l’énergie durable, peuvent ouvrir la voie à une diplomatie et à des solutions politiques authentiques.

Ces séances de dialogue ont permis de maintenir les lignes de communication ouvertes au-delà des clivages culturels dans le sillage du 7 Octobre et, en fin de compte, elles ont permis à nos étudiants, à notre corps enseignant et à nos partenaires de se consacrer à la construction d’un avenir plus durable pour la région.

 

Des solutions hors réseau

Depuis le début de la guerre, nous avons lancé l’initiative Redonner de l’espoir à Gaza, qui vise à établir des abris sûrs et autonomes pour 20 000 personnes dans la bande de Gaza. Ces abris intègrent des solutions hors réseau pour l’eau, l’assainissement, l’hygiène et l’énergie, garantissant la durabilité à long terme et l’indépendance des communautés déplacées. Dans ce cadre, l’Institut Arava et ses partenaires visent à déployer des systèmes de dessalement pour garantir un accès fiable à l’eau po- table, ainsi que de l’énergie solaire pour une énergie durable, un traitement des eaux usées hors réseau et des biodigesteurs pour convertir les déchets en énergie.

Nous avons déjà déployé quatre abris pilotes à Al-Mawasi Hamad et Dir Albalah, offrant un refuge et des services essentiels à plus de 5 000 personnes.

La reconstruction des infrastructures à Gaza prendra des années, mais ces solutions peuvent apporter une réponse immédiate en matière de santé publique, tout en facilitant la coopération entre les personnes de tous horizons dans la région.

Dans une région où les solutions politiques sont souvent lentes à se concrétiser, les efforts qui commencent par les besoins humains fondamentaux – comme l’accès à l’eau potable et à l’énergie durable – peuvent ouvrir la voie à une diplomatie et à des solutions politiques authentiques et centrées sur l’être humain.

Le travail accompli ici dans le désert du Néguev nous le rappelle avec force : dans les endroits où la politique stagne, les solutions peuvent commencer par quelque chose d’aussi universel que l’eau potable.

Source : commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Un monde en transition [sommaire]

Lorsque s’achève un âge et que débute un nouveau cycle cosmique, tout commence à se désintégrer. Les vieux modèles de société se révèlent de plus en plus insatisfaisants et ne répondent plus aux besoins d’une humanité en progrès. Les certitudes s’effondrent, le « connu » ne rassure plus, et les hommes, déconcertés et égarés, sont en proie à la peur. Ainsi en est-il aujourd’hui que nous nous tenons, perplexes, dans la phase de transition entre l’ancien âge des Poissons et le nouvel âge du Verseau.
L’ère du Verseau durera environ 2 350 ans et apportera aux hommes de nombreux bienfaits à mesure que ses énergies monteront en puissance au fil des siècles. Pour l’instant toutefois les vieilles habitudes des Poissons, dépassées mais pas encore abandonnées, conditionnent et déterminent toujours les pensées et les actions du plus grand nombre. Ainsi les multitudes restent-elles sous l’emprise des dirigeants des nations qui dominent actuellement la scène mondiale. Ainsi notre époque est-elle marquée par l’agitation et la tension, la discordance et le conflit.
Il ne fait aucun doute que cette époque troublée ne durera guère plus longtemps. Déjà, pour nous qui sommes vos Frères aînés, les signes de changement sont manifestes. Nous voyons clairement se profiler une situation totalement différente de celle qui prévaut actuellement. Nous voyons un monde en paix, où règne la justice et où la liberté embellit partout la vie des hommes et des femmes. Nous savons que les maux actuels sont transitoires et voués à disparaître, que le jour n’est pas éloigné où la lumière d’une aube nouvelle illuminera la vie des hommes, les stimulant à l’action. [Préparer l’avenir (Maître –)]

Bientôt, l’humanité dans son ensemble s’éveillera à ma présence et s’empressera d’accepter la transformation de ce monde qui est le nôtre.
Rappelez-vous que nous nous trouvons à la fin d’une civilisation et au début d’une autre, à un moment extraordinaire de l’histoire du monde ; ne vous étonnez donc pas que le changement soit pour beaucoup une épreuve.
Pour certains, il est une libération. Pour d’autres, il rime avec détresse et insécurité.
Mais mes frères, la souffrance n’aura qu’un temps, et nombreux sont ceux qui le savent déjà. Vous trouverez de l’aide en abondance pour franchir ce cap difficile. Accueillez avec joie l’âge qui commence, et sachez reconnaître les signes du renouveau. [Message de Maitreya mai 2016]

Il nous faut bien comprendre que la mort n’est que la mort de ce qui est physique, donc renouvelable. Nous sommes tous passés par un nombre incalculable d’incarnations physiques avant d’atteindre le stade qui est actuellement le nôtre, et nous en connaîtrons encore beaucoup d’autres avant de devenir des Maîtres. Le processus est inévitable, quel que soit le temps que nous mettons pour y parvenir. De la même façon, chaque civilisation nouvelle est bâtie sur les ruines de la précédente. Les formes anciennes se sclérosent, se dévitalisent ; et forcément, elles meurent. De nouvelles énergies émergent avec chaque nouvel âge, lesquelles ont besoin de formes nouvelles pour s’exprimer. L’humanité répond à ces énergies et à ces idées nouvelles et, âge après âge, reconstruit la culture et la civilisation. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Maitreya a affirmé : « Ma venue implique des changements. Et, également, la douleur de la perte des structures anciennes. Mais, mes amis, les vieilles bouteilles doivent être brisées: le vin nouveau mérite mieux.» Nous sommes témoins de la destruction de tout ce qui entrave la progression de l’homme, tout ce qui limite sa compréhension et empêche sa divinité innée de s’exprimer. Nous assistons à la formation de nouveaux schémas de pensée et de sensibilité, à la naissance d’une conscience nouvelle qui engendrera les nouvelles formes et structures propres à exprimer les espoirs et les aspirations des hommes. Cette transformation est maintenant en cours. [La pression monte nov. 1991 (Maître –)]

Puissiez-vous être prêts lorsque j’apparaîtrai devant vous. Puissiez-vous être prêts pour les changements qui s’ensuivront inévitablement. Puissiez-vous, joyeusement et promptement, accepter ces transformations et rénover ce monde. Rien sur Terre n’est figé à jamais, mes amis ; tout doit changer et mourir. Les restes d’un passé défunt doivent également se transformer en cendres. De ces cendres, surgiront le Temple de Dieu, la Cité de l’Amour. Puissiez-vous reconnaître ceci comme la Vérité. Je suis toujours avec vous. [Message n° 97 (Maitreya)]

La venue de Maitreya concerne les changements dans le monde : changement dans notre compréhension des besoins de la planète en vue d’un véritable équilibre écologique, changement dans nos systèmes économiques de sorte que tous les hommes soient nourris et traités correctement, changement dans les relations entre les hommes partout dans le monde. Si nous comprenons vraiment que l’humanité est une, la nécessité profonde de ces transformations s’imposera à nous. Il s’agit de la création d’un nouveau monde. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Sur les ruines du passé, une civilisation nouvelle sera construite de la main des hommes, sous l’inspiration de Maitreya et de son groupe. N’ayez pas peur, car l’issue ne fait aucun doute. L’humanité surmontera la crise actuelle pour inaugurer une relation nouvelle avec elle-même, sa planète et sa Source. Maitreya est venu pour rendre toutes choses nouvelles. Consciemment ou non, le monde est dans l’attente du renouveau. [Dans l’attente du renouveau (Maître –)]

Tout mon propos ce soir se rapporte à la création d’un nouveau mode de vie pour l’humanité. Une nouvelle civilisation doit être construite sur les ruines de l’ancienne. Ce qui est précieux et mérite d’être préservé le sera, mais tout ce qui entrave la manifestation de la véritable grandeur de l’homme doit être abandonné. Le temps approche, mes amis, où vous verrez autour de vous des villes de toute beauté, d’éclatantes créations de l’Amour, et toute la manifestation des rêves de l’homme, où il se perçoit comme dieu.
Il en sera ainsi. [Message n° 58 (Maitreya)]

Lorsqu’il s’agit de transformer le monde, les changements deviennent du coup terrifiants pour beaucoup. Ce dont les gens n’ont pas conscience, c’est de la puissance de Maitreya le Christ, l’Instructeur mondial, qui est aujourd’hui physiquement présent parmi nous en compagnie d’un nombre important de ses disciples. Sous leur inspiration, les hommes se retrouveront et mettront ces changements en œuvre. Maitreya nous l’a dit : « N’ayez pas peur. La fin est connue depuis le commencement. Tout ira bien. Tout se passera bien. » [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Une voix nouvelle se fait entendre dans les affaires des hommes, qui s’exprime à travers certains gouvernants à l’esprit ouvert et réceptif. De plus en plus, cette voix fera connaître les besoins primordiaux de notre temps : paix, tolérance, pardon des injustices passées, coopération et partage au profit de tous. Cette voix viendra du cœur et de l’esprit de tous ceux qui aiment leur prochain, suscitant une exigence invincible de reconstruction et de renouveau mondial. Cette voix est celle de l’ère nouvelle. C’est la voix de Maitreya. [La voix de Maitreya (Maître )]

Mes plans progressent rapidement, et galvanisent l’humanité. Où que vous puissiez regarder dans le monde aujourd’hui, vous trouverez du changement. La structure de l’ordre ancien et décadent se trouve bouleversée de fond en comble. Nous pouvons nous en réjouir, car, en dépit de la souffrance que ce processus entraîne, un monde nouveau et meilleur est en train de voir le jour. Aussi, mes amis, trouvez du réconfort à cette idée, et envisagez l’avenir avec confiance. [Message n° 130 (Maitreya)]

La qualité dominante de l’énergie du Verseau est la synthèse. Elle produira donc la fusion d’une humanité vivant à présent dans la division et la séparation. Un sens nouveau d’unité avec toute la création remplacera le sentiment de séparation qui prévaut actuellement. Dans les sphères sociale et politique, cela se concrétisera sous forme de fraternité, de justice et de partage. La peur et la confusion qui règnent aujourd’hui céderont la place à la liberté et à une nouvelle perception de la signification et de la finalité de la vie. Ce sera une ère où l’humanité – pour la première fois dans son ensemble – prendra conscience de sa divinité inhérente et la manifestera. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Nous devons tous nous engager et dire au monde ce qui se passe dans le monde, que cette époque est prodigieuse, qu’il n’y en a jamais eu de pareille dans l’histoire du monde. Vivre aujourd’hui est une bénédiction extraordinaire.
Avec la douleur et la souffrance qui existent dans le monde, c’est une opportunité fantastique pour l’humanité. [L’instructeur mondial pour toute l’humanité (B. Creme)]

1 – Message N° 82 (Maitreya)

 

De nos correspondants

Front commun pour la paix et la justice en Israël et en Palestine (1re partie) [sommaire]

par Monte Leach,

Standing Together est un mouvement populaire progressiste composé de citoyens juifs et palestiniens d’Israël mobilisés contre l’occupation, pour la paix, l’égalité et la justice sociale. Fondé en 2015 par une coalition d’activistes, il est devenu le plus grand mouvement populaire judéo-arabe en Israël.

Standing Together a organisé de nombreuses campagnes pour mettre fin à l’occupation, augmenter le salaire minimum et limiter les émissions de carbone. Récemment, certaines de leurs campagnes ont suscité un intérêt mondial, notamment celles visant à maintenir une présence protectrice aux carrefours routiers en Cisjordanie pour permettre aux camions d’aide de franchir sans encombre les manifestations de colons qui tentent de les bloquer, à manifester pour l’arrêt de la guerre et à recueillir de la nourriture auprès de la population en Israël pour l’envoyer à Gaza.

Alon-Lee Green, citoyen israélien juif et Rula Daood, citoyenne israélienne palestinienne, tous deux co-directeurs du groupe, se sont rendus aux Etats-Unis en décembre 2024 pour une tournée de conférences. Le 14 décembre à San Francisco, ils ont parlé de la raison pour laquelle le groupe avait été formé et de son travail, de la situation politique actuelle en Israël, ainsi que de la réponse du groupe à la suite des attaques du 7 octobre 2023.

Voici une transcription abrégée de leur intervention.

 

Une voix nouvelle dans la société israélienne

Alon-Lee Green : Il est important de dire que nous sommes ici aux Etats-Unis afin d’apporter notre voix depuis la Palestine et Israël pour appeler à un cessez-le-feu permanent immédiat à Gaza, pour appeler à la fin des massacres, de la famine, des destructions, à la libération des otages israéliens, à la fin de l’occupation israélienne en Cisjordanie, et à l’instauration d’une paix israélo-palestinienne dans laquelle tous les habitants de ce territoire soient égaux, libres et indépendants.

Ces principes, ces exigences sont le seul chemin possible pour aller de l’avant après les quatorze mois de désespoir, de chagrin et de tristesse déclenchés le 7 Octobre, mois au cours desquels les gens ont perdu leurs proches et tout espoir de futur dans ce pays. Il est dur, dur, dur, dur d’exister en ce moment à Gaza. Il est dur d’exister en Cisjordanie. Mais de différentes manières, il est également dur d’exister en Israël.

Reconnaissant que nous ne vivons pas des réalités symétriques, que nous ne souffrons pas de la même manière et que nous ne payons pas le même prix, mais comprenant que nous payons tous un prix pour ces misérables réalités, Standing Together prône un futur commun.

Cette voix existe-t-elle dans notre société ? Nous subissons peut-être la 15guerre de la décennie, dont la moitié se sont déroulées entre Israël et Gaza. A chaque fois, ils promettent la victoire et le retour de la sécurité. Mais la réalité c’est davantage de morts palestiniens. Déjà 45 000 Palestiniens déclarés morts à Gaza, dont 15 000 enfants. Mais ce n’est pas la première guerre. En 2014, 2 000 Palestiniens ont perdu la vie, dont beaucoup d’enfants.

Nous sommes-nous demandés : pourquoi ? Pourquoi devons-nous vivre dans ces incessants cycles de guerre ? Pourquoi n’y a-t-il pas quelque force politique, quelque leader s’adressant à nous en tant qu’Israéliens, pour dire qu’à présent les choses seront différentes ? Pour nous promettre quelque chose de totalement différent, sans cette succession de guerres entrecoupées d’expansions de l’occupation, ce qui attise la haine entre les peuples. Cette réalité peut se terminer grâce à une résolution pacifique.

A la suite des souffrances déclenchées par la guerre de 2014 et de ses répercussions en 2015 appelée par notre société l’intifada des couteaux, où de nombreuses attaques à l’arme blanche ont eu lieu, nous avons décidé d’assumer la responsabilité de prendre la parole par nous-mêmes. Si aucun leader ni aucun parti politique en Israël ne le faisait, nous devions le faire nous-mêmes.

Nous avons commencé par organiser des rassemblements de Juifs et de Palestiniens, à Jérusalem au début, là où c’était le plus difficile. C’était très tendu ; c’était très violent. Nous disions qu’il était possible d’être ensemble avec les Juifs et les Palestiniens au sein de notre société, mais aussi avec ceux de l’autre côté de la ligne verte (la frontière entre Israël, la Cisjordanie et Gaza). Nous pouvons exiger la fin de l’occupation. Nous pouvons exiger la paix, la fin du racisme et des provocations qui sévissent dans nos rues.

Il a été difficile de faire entendre cette voix. Mais nous sentions que nous devions le faire après tant de morts. Nous ne savions pas que nous allions faire face à encore plus de morts. Mais nous sentions que nous devions le faire et nous organiser.

 

Un rôle historique

Nous sommes passés d’une ville à l’autre. Nous avons organisé beaucoup de rassemblements et de manifestations. Des milliers de gens nous ont rejoints. Puis nous avons décidé que ce n’était pas suffisant. Il fallait s’organiser, en profondeur et avec constance et appeler les gens depuis l’intérieur de la société à devenir membre d’une famille politique pour créer un pouvoir autour de ces intérêts et de ces valeurs.

Ce fut le début de Standing Together. Nous ne savions pas que le mouvement prendrait une place historique par sa résistance, dans cette période où nos dirigeants nous appellent à perdre notre humanité. Mais nous sommes unis, Juifs et Palestiniens, dans notre société, et nous insistons sur cette humanité ensemble. Ce n’était pas planifié mais nous sommes très fiers de tenir ce rôle.

 

Réaction après le 7 Octobre

Rula Daood : Alon-Lee a expliqué comment le mouvement a démarré et comment nous avons compris qu’il ne suffit pas de mobiliser les gens dans les rues. Nous devons bâtir du pouvoir. Pour cela nous avons commencé à organiser des groupes à différents endroits dans tout le pays. Aujourd’hui il y a des sections d’activistes qui travaillent ensemble, qui descendent dans la rue ensemble, et qui réfléchissent également aux types de luttes locales qui pourraient être menées afin de véritablement parvenir à établir une société égalitaire.

S’il n’y avait pas eu un mouvement citoyen et s’il n’y avait pas eu avec nous des milliers de gens, à la fois juifs et palestiniens, après le 7 Octobre nous n’aurions pas pu nous exprimer pour exiger un cessez-le-feu, la fin de la guerre et un accord.

Concernant le 7 Octobre, et pardonnez-moi d’évoquer des sujets plus personnels, il est très important de comprendre que ce fut un jour où beaucoup de gens se sont réveillés sans vraiment comprendre, au début, ce qu’il se passait.

Je me suis réveillée chez moi à Jaffa, au son des sirènes, à 6 h 30 exactement. Les sirènes signifiaient que des missiles arrivaient de Gaza. Là où nous vivons, quand une guerre approche, nous le savons parce qu’il y a une période de montée en puissance qui la précède. On en parle au préalable. Les politiciens commencent à dire qu’il va y avoir une guerre, qu’Israël va bombarder Gaza et que le Hamas va tirer des missiles sur Israël.

Mais le 7 Octobre fut différent. Quand nous nous sommes réveillés avec les sirènes, une après une autre, après une autre, et que personne ne prenait la parole, pas même un membre du gouvernement israélien, ni même un seul media, sur ce qui se passait, les gens se sont sentis perdus. Au bout de deux ou trois heures, ils ont commencé à consulter les réseaux sociaux et à voir des images du sud au moment de l’attaque du Hamas. Ce fut douloureux pour beaucoup : de nombreuses personnes de notre connaissance ont perdu de la famille et des amis le 7 Octobre. Et c’était encore plus douloureux parce que nous avons pressenti les représailles à venir de la part de notre gouvernement contre la population de Gaza.

Et cela a commencé. Des bombes ont été lâchées. Des gens ont été tués, massacrés des deux côtés, et la douleur était tellement immense. En tant que mouvement comprenant des personnes ayant perdu leurs amis dans le sud d’Israël, et des personnes ayant perdu des membres de leurs familles à Gaza, nous avons décidé qu’il fallait se rencontrer. Nous avions besoin de comprendre. Que devions-nous faire ? Trois jours plus tard, la première chose que nous avons faite a été de rassembler les gens pour une rencontre par Zoom, parce qu’il n’y avait personne dans les rues. Nous avons donné de la place à la peur, à la douleur, et compris que cette peine était partagée par nous tous. Et cet acte lui-même, bien que simple, nous a donné le pouvoir de comprendre que nous devions faire quelque chose de différent.

Le lendemain, nous avons donc exigé une solution politique.

Nous avons exprimé qu’il fallait immédiatement un accord parce que nous savions où cette guerre allait mener. Personne ne pensait qu’elle durerait quatorze mois mais nous savions que les représailles contre la population de Gaza seraient si massives qu’elles aboutiraient à la mort de beaucoup de gens. Et c’est ce qui s’est passé.

Nous avons décidé que nous devions faire entendre une voix très différente de celle de notre gouvernement. Nous savons, nous voyons et nous vivons avec un gouvernement qui n’a pas honte de parler d’ambitions génocidaires, qui n’a pas peur de dire que Gaza devrait être rasé, qui n’a pas honte de dire qu’il n’y a pas d’innocents à Gaza. C’est le gouvernement qui est actuellement à la tête de la population qui vit en Israël. Et c’était, et c’est encore la seule voix forte qui s’exprime. Nous avons compris qu’il était nécessaire de leur faire de la concurrence, de faire quelque chose d’autre parce qu’il n’est pas possible que la seule voix forte et claire soit celle de gens messianiques (sionistes religieux qui croient que le peuple juif a une autorité divine pour gouverner du Jourdain à la Méditerranée) et fascistes.

Alors nous sommes descendus dans la rue. Nous avons organisé des manifestations. Nous avons réclamé un accord. Nous avons réclamé un cessez-le-feu. Et nous avons continué à descendre dans la rue, et nous le faisons encore aujourd’hui, avec les mêmes exigences, un cessez-le-feu, un arrêt de la guerre et un accord pour les otages.

Au fil des mois nous avons compris la nécessité de bâtir un pouvoir politique entre citoyens car pour que cette guerre s’arrête, la demande doit venir aussi du peuple d’Israël, de la société israélienne.

Alors nous sommes allés en groupes solidaires pour désamorcer la violence qui pouvait surgir dans les rues. Nous avons ouvert des permanences téléphoniques pour les étudiants, en particulier les étudiants palestiniens sur les campus, qui ont été persécutés après le 7 Octobre en raison de la photo apparaissant sur leur profil.

Nous avons organisé des manifestations chaque semaine dans les rues. Mais nous avons aussi compris la nécessité de montrer qu’à l’intérieur de notre société, davantage de gens demandent la fin de cette guerre que ce qui est perçu.

Nous avons donc lancé une campagne en août afin de collecter de l’aide humanitaire pour Gaza. Nous voulions faire quelque chose d’humanitaire en même temps que politique, qui manifeste que nous n’étions pas d’accord avec la famine infligée à Gaza. Nous allions d’une localité à une autre, et au bout d’un mois où des milliers de personnes sont venues donner de la nourriture, nous avons pu rassembler 400 camions de nourriture et de produits d’hygiène pour les femmes et les bébés. En fait, à ce jour, nous célébrons l’entrée de plus de 100 camions à Gaza. Nous avons collé des affiches dans nos rues montrant ce qui se passe réellement à Gaza. Ce que nous devons faire, et ce travail doit prendre place chez nous, c’est construire un pouvoir politique pour faire entendre une voix différente aux personnes vivant en Israël afin d’exiger un arrêt de la guerre. Mais pas seulement, pour exiger de vraies solutions de la part de nos politiciens.

La seule vraie solution est d’arrêter la guerre et de mettre fin à l’occupation, en comprenant que mon peuple mérite sa propre indépendance, de la même manière que les habitants d’Israël méritent leur propre sécurité. Cela ne peut être acquis que par une paix réelle entre Israël et la Palestine.

Source : Standing-Together.org/en

Les défenseurs de l’environnement criminalisés [sommaire]

par Cher Gilmore,

On pourrait penser que les citoyens qui protestent pacifiquement et tentent d’inciter les gouvernements à prendre des mesures responsables pour sauver la planète de la pollution toxique et du chaos climatique seraient honorés pour avoir accompli leur devoir civique. Malheureusement, la réaction opposée est de plus en plus fréquente. Selon une nouvelle étude réalisée par l’université de Bristol, au Royaume-Uni, la répression des manifestations en faveur du climat et de l’environnement s’est intensifiée dans les pays du Nord et du Sud. L’étude établit une distinction entre les manifestations environnementales et climatiques. Les manifestations environnementales visent des projets destructeurs tels que l’exploitation minière, les barrages ou la construction à grande échelle, tandis que les manifestations climatiques ont des revendications politiques plus larges. Les manifestations en faveur du climat sont un phénomène plus récent, qu’on rencontre principalement dans les pays du Nord. Si les manifestations des deux types ont augmenté, les données indiquent une forte hausse des manifestations climatiques à la fin des années 2010, lorsque des groupes de jeunes tels que Fridays for Future, Extinction Rebellion et le Sunrise Movement sont devenus actifs.

Selon l’ONG Global Witness, plus de 2 000 défenseurs de l’environnement ont été assassinés au cours de la période étudiée. Ce chiffre ne tient pas compte des nombreuses disparitions ou des décès non signalés, et est donc probablement très en deçà de la réalité. Dans certains pays, l’absence de registres publics empêche un décompte précis. Dans d’autres, la surveillance des droits de l’homme est interdite ou limitée. Un article de Busani Bafana paru dans le numéro de novembre de ce magazine (« Les défenseurs de l’environnement en ligne de mire ») fournit des informations sur ces atrocités.

Alors qu’une moyenne de 6,7 % de ces manifestations donnent lieu à des arrestations, l’étude révèle que les taux les plus élevés d’arrestation de manifestants écologistes se trouvaient dans le Nord, où 15,1 % conduisent à des arrestations en Norvège, 17 % en Grande-Bretagne et 20 % en Australie. Plutôt que de s’attaquer aux problèmes soulevés par les manifestants, les Etats se concentrent sur la répression de la dissidence. Telle est la stratégie actuelle. De nouvelles lois au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Australie et ailleurs ont créé de nouveaux délits, allongé les peines pour les manifestations non violentes et les actes de sabotage mineurs, et accordé à la police de nouveaux pouvoirs pour mettre fin aux manifestations en cours et avant qu’elles n’aient lieu.

En outre, des Etats partout dans le monde appliquent les dispositions existantes (comme la législation sur le crime organisé) contre les manifestants, créant ainsi une crise des droits humains. En Espagne, par exemple, 22 défenseurs du climat membres de Futuro Vegetal, l’un des principaux groupes environnementaux espagnols, ont été arrêtés et accusés de fonctionner comme une organisation criminelle et d’établir des liens internationaux avec d’autres « organisations criminelles ».

Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, a déclaré à l’agence de presse portugaise Lusa que la répression contre les défenseurs de l’environnement s’intensifiait dans de nombreux pays de l’Union européenne. « Je ne comprends pas pourquoi, mais le fait est que de plus en plus de politiciens, dans de plus en plus de pays, comparent des personnes qui sont en réalité des manifestants pacifiques à des terroristes violents », a-t-il déclaré, ajoutant que les gouvernements français et autrichien classent même les militants dans la catégorie des « éco-terroristes » ou des « talibans verts ».

A Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis), 61 militants pour le climat et la justice sociale opposés à la construction d’un immense centre d’entraînement de la police dans une forêt urbaine ont été inculpés de racket, un délit normalement prévu pour combattre le crime organisé.

Deux manifestants à New York – John Mark Rozendaal et Alec Connon – ont récemment été arrêtés et inculpés d’outrage criminel, un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement. M. Rozendaal jouait du violoncelle devant le siège new-yorkais de la Citibank, l’un des plus grands bailleurs de fonds du monde pour les combustibles fossiles, tandis que M. Connon l’abritait avec un parapluie.

Mary Lawlor, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs des droits humains, s’est penchée sur les cas de MM Rozendaal, Connon et d’autres personnes faisant l’objet de poursuites pénales ou civiles en raison de leur activité. « Les autorités devraient prêter l’oreille aux défenseurs, mais ce n’est pas le cas… Ces derniers sont confrontés à la criminalisation, a-t-elle constaté. La crise climatique est une crise des droits humains, mais les Etats ne réagissent pas comme il est souhaitable. »

Le déploiement du système judiciaire est devenu la tactique privilégiée contre les défenseurs de l’environnement et du climat, tant par les démocraties que par les Etats autocratiques. Un rapport de Climate Rights International publié en septembre 2024 condamne les gouvernements démocratiques qui font usage « de lois pénales de plus en plus sévères, à la portée trop large et au langage trop vague contre les manifestants et les activistes climatiques », notamment en imposant de longues peines de prison, en recourant à la détention préventive et en engageant des poursuites pénales pour des délits insignifiants. L’Australie, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Suède, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont spécifiquement cités pour leurs abus documentés du système de justice.

Les exemples abondent. Un citoyen britannique a été condamné à six mois de prison pour avoir marché lentement pendant 30 minutes lors d’une marche pour le climat sur une route londonienne (perturbation mineure d’une « infrastructure nationale clé »). Cinq manifestants britanniques ont été condamnés à des peines de prison sans précédent de quatre et cinq ans pour avoir conspiré en vue de causer une nuisance publique sur l’autoroute périphérique de Londres. Un Allemand a été condamné à 22 mois de prison ferme pour avoir participé à un sit-in de blocage ; un autre Allemand a été placé en détention préventive pendant 10 jours pour avoir eu l’intention de participer au blocage d’une route afin de protester pacifiquement contre un salon de l’automobile. De même, aux Pays-Bas, un acteur et militant néerlandais a encouragé ses abonnés sur les médias sociaux à se joindre à une manifestation pacifique à La Haye qui impliquait le blocage d’une route, et il a été arrêté et poursuivi pour sédition avant même que la manifestation n’ait eu lieu.

Le rapport indique également que dans certains cas, il est même interdit aux accusés de présenter les raisons qui les ont poussés à manifester, ce qui porte atteinte au droit à un procès équitable. De plus, de nouvelles lois draconiennes sont adoptées pour rendre illégales la grande majorité des manifestations pacifiques. En outre, les riches pays démocratiques du Nord ont l’arrogance de critiquer les tactiques similaires aux leurs qui sont utilisées dans le Sud !

Mary Lawlor, des Nations unies, identifie clairement la motivation de ces mesures de répression : « Ces défenseurs tentent essentiellement de sauver la planète et, ce faisant, l’humanité, explique-t-elle. Ce sont des personnes que nous devrions protéger, mais qui sont considérées par les gouvernements et les entreprises comme des menaces à neutraliser. En fin de compte, c’est une question de pouvoir et de politique économique. »

Source : The Guardian ; Global Witness ; aa.com.tr (Anadolu Agency) ; cri.org (Climate Rights International)

Adieu à Jimmy Carter, un artisan de la paix [sommaire]

par Cher Gilmore,

Jimmy Carter, le président américain ayant eu la vie la plus longue, est décédé le 29 décembre 2024 à l’âge de 100 ans. Son décès nous invite à retracer sa vie et son œuvre exceptionnelle.

Jimmy Carter est né en 1924, dans une famille qui, bien que riche pour la région, n’avait ni électricité, ni eau courante, ni équipement mécanisé à la ferme. J. Carter excellait dans des domaines allant de l’agronomie, de l’ingénierie nucléaire et de la technologie du sonar, à la peinture, à la menuiserie et à l’écriture de poésie. Il était également un astronome passionné, ce qui l’a peut-être incité à inclure dans son premier budget des fonds pour le programme qui a produit le télescope spatial Hubble. Il s’échappait souvent sur le toit de la Maison Blanche pour contempler les étoiles – une fois accompagné de l’astrophysicien Carl Sagan. Mais au-delà de ses compétences, on se souvient surtout de lui pour sa fibre morale, ses valeurs humanitaires et son intégrité. Ces qualités se sont exprimées dans ses choix politiques lors de sa présidence, ainsi que dans le choix de ses activités par la suite.

Président, il a négocié un accord de paix improbable entre le président égyptien Anouar el-Sadate et le premier ministre israélien Menahem Begin, accord qui est toujours en vigueur, et il a normalisé les relations de son pays avec la Chine. Il a également soutenu les traités qui ont cédé le canal de Panama aux Panaméens, empêchant un conflit de type vietnamien en Amérique centrale. Son choix a toujours été de négocier la paix plutôt que de recourir à la guerre. Fait significatif, il fut le premier président depuis Thomas Jefferson à ne voir se produire le déclenchement d’aucune guerre.

J. Carter a également été le premier président américain à comprendre la gravité de la crise climatique et à essayer d’agir pour y remédier. Il est bien connu pour avoir installé des panneaux solaires sur le toit de la Maison Blanche (immédiatement retirés par R. Reagan, le président suivant), mais au-delà de cela, il a créé le ministère de l’Energie et signé plus d’une douzaine de textes législatifs environnementaux majeurs. Ces textes visaient à minimiser les impacts environnementaux de l’extraction du charbon, à fournir des incitations pour l’énergie propre, à promouvoir les sources alternatives, les économies d’énergie et la dépollution des sites contaminés.

Lindsay Chervinsky, directrice de la bibliothèque présidentielle George Washington, soutient que J. Carter était très en avance sur son temps. « Ses contemporains se sont peut-être moqués de lui, a-t-elle déclaré, mais aujourd’hui, nous nous souvenons de J. Carter comme d’un président qui a posé les bases de la politique environnementale du XXIsiècle. »

Ses réalisations présidentielles ont été remarquables, mais son travail en tant qu’ancien président n’a pas d’égal. Il a joué un rôle central dans la promotion de l’ONG Habitat pour l’humanité, qui fournit des logements aux nécessiteux. Il a fondé le Centre Carter d’Atlanta avec sa femme Rosalynn et a parcouru le monde pendant des décennies pour promouvoir la démocratie, la paix et les droits de l’homme. Le Centre Carter est reconnu pour avoir presque éradiqué la maladie du ver de Guinée et pour des efforts similaires dans la lutte contre le trachome, la cécité des rivières et la filariose lymphatique. Pour J. Carter, chaque vie avait de la valeur et chaque vie méritait d’être sauvée.

Son livre visant à promouvoir la paix au Moyen-Orient, Palestine : la paix, pas l’apartheid, fut impopulaire et a scandalisé les juifs américains. Son appel à une patrie palestinienne a rencontré une résistance qui se poursuit aujourd’hui. Il n’a cependant jamais renoncé à caractériser la situation en Israël et en Palestine comme étant un apartheid. « L’apartheid, c’est quand deux personnes différentes vivent sur la même terre, et qu’elles sont séparées de force, et que l’une domine ou persécute l’autre. C’est ce qui se passe en Palestine : le mot est donc très, très précis. C’est une pratique largement utilisée, et quotidienne, en Israël. »

Lorsque le Centre Carter a appelé à un cessez-le-feu quelques jours après l’attaque du Hamas en octobre 2023, il a déclaré : « Nous n’apprendrons pas à vivre ensemble en paix en tuant les enfants des autres. » Une fois de plus, J. Carter était en avance sur son temps. En novembre 2024, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a été inculpé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale, aux côtés de son ancien ministre de la Défense et du chef militaire du Hamas, Mohammed Deif.

Lorsqu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 2002 pour « des décennies d’efforts inlassables » en faveur des droits de l’homme et du rétablissement de la paix, une phrase de son discours de lauréat a souligné sa vision du monde : « Les défis mondiaux doivent être relevés en mettant l’accent sur la paix, en harmonie avec les autres, avec des alliances solides et un consensus international. » Lorsqu’on lui a demandé quel était le plus grand défi auquel le monde était confronté, il a répondu : « J’ai décidé que le problème le plus grave et le plus universel était le fossé croissant entre les personnes les plus riches et les plus pauvres de la planète. […] Dans le monde industrialisé, il y a une terrible absence de compréhension ou d’intérêt pour ceux qui endurent une vie de désespoir. Nous n’avons pas encore pris l’engagement de partager avec les autres une part appréciable de notre excès de richesse. »

Il a écrit ailleurs : « Le lien de notre humanité commune est plus fort que les divisions issues de nos peurs et de nos préjugés. Dieu nous donne la capacité de choisir. Nous pouvons choisir d’atténuer la souffrance. Nous pouvons choisir d’œuvrer ensemble pour la paix. Nous pouvons faire ces changements – et nous devons le faire. »

[Sources : The Guardian ; The New York Times]

 

Un lycéen échange avec Jimmy Carter

Monsieur le Président,

Je prépare un exposé scolaire sur la guerre froide. Nous nous demandons si la guerre froide était vraiment une guerre froide, et nous voudrions donc obtenir autant d’informations que possible. Comme vous avez exercé le pouvoir aux Etats-Unis à l’époque de la guerre froide, j’aimerais vous poser quelques questions à ce sujet.

Réponse manuscrite de Jimmy Carter à Berend van de Bunt (voir traduction ci-dessous).

Question : Comment était-ce d’être président des Etats-Unis à cette époque ? Comment était-ce de diriger les Etats-Unis, de gérer l’économie et la situation avec l’Union soviétique ?
Jimmy Carter : C’était difficile mais agréable.

Q. Comment vous êtes-vous occupé de la guerre froide ? Et quelles ont été les conséquences de votre action ?
JC. J’ai préservé la paix et promu les droits humains.

Q. Quelle a été la réaction de la population à votre égard pendant cette période ? Etait-elle d’accord avec votre politique à l’égard de l’Union soviétique ?
JC. Certains pensaient que j’étais faible, mais la plupart m’approuvaient.

Q. Aviez-vous de bonnes relations avec le dirigeant de l’Union soviétique ?
JC. Oui.

Q. Combien de temps avez-vous passé en Union soviétique pendant votre présidence ?
JC. Je ne suis pas allé en Union soviétique. J’ai rencontré le président Brejnev en Europe de l’Ouest.

Q. Pensez-vous que la guerre froide était en quelque sorte la troisième guerre mondiale ?
JC. Oui, mais sans violence.

Q. Pensez-vous que le traité SALT (Accord de limitation des armes stratégiques) était un bon moyen de résoudre le problème des armes nucléaires entre les Etats-Unis et l’Union soviétique ?
JC. Oui.

Q. Comment avez-vous perçu la paix entre Israël et l’Egypte ?
JC. J’étais très heureux et plein de gratitude.

Q. Pourquoi avez-vous autorisé la CIA à fournir de l’aide et de l’équipement à une ville d’Afghanistan ?
JC. Pas à une ville, mais à ceux qui s’opposaient à l’invasion soviétique.

Q. Pourquoi avez-vous coupé l’aide militaire et économique américaine à l’Argentine et au Brésil ?
JC. Pour faire pression sur ces nations afin qu’elles ne développent pas l’arme nucléaire.

J’espère que vous aurez le temps de répondre à ces questions. Je vous en remercie d’avance.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de mes salutations distinguées,

Berend van de Bunt

L’eau, deuxième partie [sommaire]

L’eau – source de vie : la nécessité du partage

par Dominique Abdelnour,

La première partie a montré comment les propriétés physiques et chimiques de l’eau lui permettent d’assurer la vie sur Terre. Le présent article décrit les usages collectifs de l’eau et les enjeux pour l’humanité.

Elément essentiel de la vie sur Terre et molécule particulièrement stable dans le temps, l’eau se déplace, nourrit tous les êtres vivants et façonne le climat.

Selon les données de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), « deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 600 millions souffrent chaque année de maladies d’origine alimentaire ; 30 % des décès dus à des maladies d’origine alimentaire surviennent chez des enfants de moins de 5 ans. »

 

Le cycle de l’eau

Le cycle de l’eau commence dans l’océan. Propulsée par l’énergie solaire, l’eau s’évapore, laissant derrière elle ses sels minéraux. La vapeur d’eau douce est ensuite transportée par les vents, se refroidit et précipite sous forme de pluie ou de neige, qui retombe dans l’océan et sur la terre, où l’eau humidifie et s’infiltre dans le sol, alimentant les nappes phréatiques et les plantes.

Les nappes phréatiques alimentent à leur tour les rivières souterraines et une partie de l’eau captée par les plantes s’évapore à nouveau. Emportée par le vent, la vapeur d’eau retombe plus loin, alimentant d’autres plantes qui évaporeront l’eau par transpiration. C’est ainsi que des terres lointaines peuvent abriter des plantes et des animaux. Ce processus alimente les ruisseaux et les rivières qui se jettent dans la mer. Sur les continents, les deux tiers de l’eau de pluie proviennent du processus de transpiration des plantes. Un arbre adulte rejette 500 litres d’eau par jour grâce à la transpiration.

 

L’eau et le climat

Le réchauffement climatique accroît l’évaporation des océans, libérant de la vapeur d’eau, un gaz à effet de serre, qui augmente à son tour l’évaporation des océans dans une boucle de rétroaction auto-entretenue.

Les phénomènes météorologiques extrêmes – inondations, ouragans, sécheresses et incendies – se multiplient dans tous les pays, entraînant destruction, détresse et difficultés pour les populations comme pour les gouvernements, qui doivent en supporter les coûts.

La hausse des températures entraîne l’assèchement de certaines régions, ce qui a des conséquences sociales considérables. En 2010, par exemple, une vague de chaleur historique a entraîné une baisse de 40 % de la production de blé en Russie, ce qui a provoqué une explosion du prix du blé. Cette situation a été l’une des causes du « Printemps arabe » en Egypte et en Tunisie. Les sécheresses et les inondations excessives affectent l’agriculture dans le monde entier à des degrés divers.

Selon une étude citée par l’Onu, « un vaste système de courants océaniques connu sous le nom de circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC) – dont le Gulf Stream fait partie  représente un élément clé de la régulation du climat. Pourtant, son effondrement pourrait se produire dès 2057. A cette vitesse, et compte tenu de l’ampleur des répercussions qui en résulteraient, il serait pratiquement impossible de s’adapter. »

Une bonne gestion de l’eau joue un rôle fondamental dans l’équilibre du climat : transpirée par les plantes, l’eau fait baisser la température ; absorbée par les sols vivants, elle équilibre et nourrit la vie.

 

L’utilisation humaine de l’eau douce

En 2010, les Nations unies ont reconnu que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit humain fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». L’eau doit être considérée et gérée comme un bien commun.

Outre le problème de sa raréfaction, l’eau de la planète est extrêmement polluée. Pratiquement tout ce que nous produisons (mines, produits manufacturés, produits chimiques de synthèse) – que ce soit déversé dans les égouts, brûlé ou enfoui dans le sol –, finit dans les nappes phréatiques ou les rivières et, finalement, dans la mer. Ainsi, les nappes phréatiques et les océans qui nous paraissent si immenses souffrent déjà d’une sur-pollution inacceptable qui empoisonne notre alimentation.

Dans son livre L’EauCharlène Descollonges rappelle quelques chiffres clés de la consommation d’eau.

L’eau occupe 71 % de la surface de la terre ; 97,5 % de l’eau mondiale est salée et 2,5 % est douce. Seuls 1 % des 2,5 % d’eau douce sont accessibles à l’humanité, les 99 % restants se trouvant dans des continents gelés, comme l’Antarctique (d’une superficie de 14 millions de kilomètres carrés et recouvert d’une épaisseur moyenne de glace de 1,6 km), ou dans de profondes poches souterraines.

Entre 1900 et 2022, la population mondiale est passée de 1,7 à 8 milliards d’habitants, tandis que la consommation d’eau douce est passée de 600 milliards à 4 800 milliards de mètres cubes. La combinaison de la croissance démographique et de la consommation individuelle a ainsi multiplié la pression sur l’eau douce par un facteur 8 en cent ans. Cette consommation est très inégale : les pays riches consomment plus que les autres pays, et les ménages riches consomment plus que les ménages pauvres.

L’empreinte hydrique quotidienne moyenne – due à la consommation directe ou indirecte – d’un Congolais est de 1 500 litres, celle d’un Français de 4 900 litres et celle d’un Emirati de 8 600 litres.

Un Français utilise en moyenne 146 litres d’eau douce par jour à son domicile et consomme 4 754 litres d’eau douce par jour de façon indirecte, c’est-à-dire l’eau utilisée pour produire ce que nous consommons. La consommation indirecte d’eau est utilisée à 37 % pour la production de viande, 40 % pour les autres produits alimentaires et 14 % pour les produits industriels. Cette eau douce consommée indirectement est prélevée dans les pays qui produisent les aliments, le bétail et les produits industriels que nous importons.

L’agriculture est le plus grand consommateur d’eau au monde. En important des produits agricoles, nous importons de l’eau virtuelle. Il faut 16 mètres cubes2 d’eau pour produire 1 kilo d’amandes décortiquées en Californie, où la nappe phréatique s’épuise ; il faut 500 litres d’eau pour produire un avocat au Mexique, où les populations souffrent de pénuries d’eau. Il faut 2 mètres cubes d’eau pour produire un T-shirt en coton et 10 mètres cubes pour une paire de jeans. L’irrigation des champs de coton en Ouzbékistan a asséché la mer d’Aral, laissant derrière elle un désert salé et stérile. La fast fashion (mode rapide) est un odieux gaspillage.

En France, la moitié de l’eau douce prélevée est utilisée pour refroidir les centrales thermiques ou nucléaires.

L’industrie pétrolière est également une grande consommatrice d’eau, avec 171 milliards de mètres cubes par an ; l’eau est injectée dans les puits pour extraire le pétrole. En Arabie Saoudite, un million de mètres cubes d’eau est dessalé chaque jour et transporté sur des centaines de kilomètres jusqu’au champ de Ghawar [champ pétrolier situé dans le gouvernorat d’Al-Ahsa, province orientale de l’Arabie Saoudite]. Les industries de haute technologie consomment beaucoup d’eau pour produire des circuits intégrés, des batteries, etc. Par exemple, il faut 12 mètres cubes d’eau pour fabriquer un smartphone.

La consommation importée d’eau a de graves conséquences sociales dans les pays producteurs déficitaires, infligeant des souffrances aux populations locales car la pénurie augmente le prix de l’eau et crée des difficultés pour boire, manger, se laver, etc.

C. Descollonges conclut que la réduction de la consommation d’eau domestique (nos 146 litres quotidiens) est certainement utile pour sauvegarder la nappe phréatique locale mais il est également important de réduire notre empreinte hydrique due à la consommation d’aliments et des divers produits manufacturés. Cette consommation indirecte peut avoir un impact négatif important sur les populations fragiles, ailleurs dans le monde. Comme le dit C. Descollonges, «notre mode de vie moderne est un assoiffé, et sans eau, nous n’aurions rien ».

 

Partage de l’eau internationale

Dans le monde entier, l’eau douce est stockée et transportée dans des glaciers, des rivières, des aquifères et des nuages qui ne connaissent pas de frontières. Selon les Nations unies, « les fleuves, lacs et aquifères transfrontaliers représentent 60 % des flux d’eau douce de la planète, 153 pays se partagent des rivières, des lacs et des aquifères. » [Les Nations unies comptent 193 pays membres.]

Nous pouvons importer de la nourriture, des produits manufacturés et de la main-d’œuvre, mais nous ne pouvons pas importer l’eau dont les gens ont besoin pour leurs activités ; le volume serait trop grand. De plus, la question de la pénurie d’eau est trop vitale pour être ignorée.

Il existe de nombreux exemples de tensions sur le partage de l’eau dans les bassins hydrographiques internationaux. On peut citer l’Asie à propos du plateau tibétain, les tensions entre Israël et la Syrie, à propos du plateau du Golan qui alimente le Jourdain et le lac de Tibériade, et les tensions entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie à propos de l’utilisation des eaux du Nil.

Plus spécifiquement, la région Asie-Pacifique abrite 36 % des ressources en eau de la planète et environ 60 % de la population mondiale, sa disponibilité en eau par habitant est la plus faible du monde. Dans une analyse intéressante, RFI (Radio France Internationale) a indiqué que « le plateau tibétain abrite les sources des principaux fleuves d’Asie, dont le Mékong, le Brahmapoutre, l’Indus, le Yangtze et le fleuve Jaune, et ses eaux se déversent dans plusieurs pays, dont le Pakistan, l’Inde, la Chine, le Népal et le Bhoutan. Il approvisionne en eau 2 milliards de personnes. » Il est facile de comprendre pourquoi ce plateau présente un intérêt stratégique pour la Chine3. Ses glaciers fondent à un rythme alarmant.

L’augmentation de la population mondiale, les cultures à forte consommation d’eau, l’industrie et le changement climatique augmentent la pression sur les sources d’eau dans le monde entier ; l’eau est devenue rare.

Tout prélèvement ou barrage à un endroit a des conséquences pour les utilisateurs du bassin versant4, qui sont très souvent transfrontaliers et multi-utilisateurs. La gestion de l’eau ne peut donc se faire que par la coopération au sein d’un bassin versant ou d’un aquifère, entre les pays ou régions concernés, et entre toutes les catégories d’usagers (agriculteurs, industriels, résidents et touristes). La coopération entre ces acteurs est impérative et nécessaire pour réduire les tensions et les conflits.

Photo : Hamza Awan, via pexels
Selon l’OMS, 2 milliards de personnes manquent d’accès à de l’eau potable.

 

L’eau, bien commun

Jusqu’au 19siècle, l’eau était gratuite pour tous, avec des fontaines gratuites pour les pauvres. Elle était considérée comme un bien commun et chacun pouvait puiser de l’eau dans la rivière ou le lac. On consommait ce qui était présent localement et on mettait en place des solutions durables pour consommer ce qui était disponible, assurant ainsi la reconstitution des nappes phréatiques et le renouvellement des cours d’eau. Avec les évolutions techniques (captages, barrages, développement d’une agriculture gourmande en eau), la croissance démographique, la consommation de viande et l’exportation de produits fabriqués avec de l’eau, le renouvellement des nappes n’est plus assuré et les fleuves alimentant les grandes villes s’assèchent parfois (Rio Grande, Pô, Loire, Colorado, Fleuve Jaune, etc.), créant de grandes difficultés pour les populations.

L’économie de marché censée gérer tout cela est totalement défaillante et inefficace car elle ne valorise que les biens privés ou privatisés. L’eau des aquifères ou des rivières est gratuite tant qu’elle n’est pas captée par une entreprise privée, auquel cas elle devient une source de profit. Les grandes multinationales s’engouffrent dans ce marché juteux, soit pour le contrôle de l’eau potable, soit pour la vente d’eau en bouteille.

Le bien commun géré par des communautés de personnes devient alors la proie de prédateurs qui s’approprient les ressources, sans se soucier des besoins des populations indigènes, créant ainsi de graves tensions sociales. En Bolivie, par exemple, la privatisation de l’eau préconisée par la Banque mondiale a entraîné en 1999 une augmentation drastique du prix de l’eau, des émeutes et l’élection d’Evo Morales. En France, on peut citer les luttes des manifestants contre les méga-bassines, réservoirs d’eau géants où l’eau pompée dans la nappe phréatique en période d’abondance servira à alimenter des cultures gourmandes en eau, comme le maïs, pour quelques grandes exploitations en été, les petites exploitations restant soumises aux restrictions estivales.

Dans son livre La fin de l’eau ?, Simon Porcher examine les différentes façons dont les secteurs public et privé se partagent les rôles dans la gestion de l’eau et conclut que, si le secteur privé peut être utile pour ses capacités techniques et commerciales, il doit être contrôlé et guidé par les autorités publiques qui défendent les intérêts à long terme de l’ensemble de la population. « Nous avons besoin des compétences du secteur privé, pas de son capital », résume-t-il.

A une époque où la moindre dégradation de la propriété privée est punie par la loi, il est surprenant de constater le peu de réaction face à la pollution croissante des ressources en eau.

En conclusion, l’eau, qui joue un rôle fondamental dans le fonctionnement organique de chaque individu, joue également un rôle fondamental dans l’équilibre socio-économique et politique du monde. Facteur clé de notre climat et ressource essentielle pour la production de denrées alimentaires et de biens de consommation, l’eau se raréfie et se pollue. Sa répartition nécessite économie, dialogue et partage entre tous les usagers des différents pays et au sein de chaque pays.

1 – Charlène Descollonges, L’eau, Fake or Not, éditions Tana (2023).
2 –
1 mètre cube contient 1 000 litres.
3 – Située à plus de 4 000 mètres d’altitude, couvrant 2,5 millions de kilomètres carrés et comptant pas moins de 46 000 glaciers, cette région du monde est aussi appelée « le troisième pôle » car elle abrite la troisième plus grande concentration de glace au monde, après le pôle Nord et le pôle Sud. Ses glaciers les plus méridionaux fondent à une vitesse alarmante (RFI, Radio France Internationale).
4 -Un bassin versant est l’ensemble de la surface qui reçoit les eaux circulant vers un même cours d’eau ou vers une même nappe phréatique. Ses limites sont des frontières naturelles qui correspondent aux lignes de crêtes. La pluie tombant de part et d’autre de cette ligne de partage alimentera deux bassins versants situés côte à côte. [Source : cieau.com/connaitre-leau]

 

Extraits du rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau 2024, « L’eau pour la prospérité et la paix »

Ce rapport donne une vision éclairée de l’impact mondial du déséquilibre de l’accès à l’eau et de la nécessité urgente de s’attaquer à ce problème.
« Au niveau mondial, l’agriculture représente environ 70 % des prélèvements d’eau douce, suivie par l’industrie (un peu moins de 20 %) et les usages domestiques (ou municipaux) (environ 12 %).
Environ la moitié de la population mondiale est actuellement confrontée à une grave pénurie d’eau pendant au moins une partie de l’année.
Le stress hydrique a des répercussions importantes sur la stabilité sociale, et les déficits hydriques peuvent être liés à 10 % de l’augmentation des migrations dans le monde.
Les économies matures peuvent externaliser les processus de production à forte consommation d’eau vers les pays en développement.
Au fur et à mesure que les pays s’enrichissent, la pollution de l’eau ne disparaît pas mais évolue. Dans les pays à faible revenu, la mauvaise qualité de l’eau ambiante est principalement due aux faibles niveaux de traitement des eaux usées, tandis que dans les pays à revenu plus élevé, ce sont les eaux de ruissellement provenant de l’agriculture qui posent le problème le plus grave.
Les contaminants émergents comprennent les produits pharmaceutiques, les hormones, les produits chimiques industriels, les détergents, les cyanotoxines et les nanomatériaux.
Au cours de la période 2002-2021, les inondations ont causé près de 100 000 décès, affecté 1,6 milliard de personnes et causé 832 milliards de dollars de pertes économiques.
La poursuite du réchauffement climatique devrait intensifier le cycle de l’eau et accroître encore la fréquence et la gravité des sécheresses et des inondations.
Chaque dollar investi dans la restauration des écosystèmes peut générer jusqu’à 30 dollars de bénéfices financiers.
La restauration des écosystèmes est désormais reconnue comme un élément urgent et essentiel pour la résolution des conflits et la consolidation de la paix, ainsi que comme un outil permettant d’améliorer l’accès aux ressources, de gérer les risques de sécurité liés au climat, de réduire le recrutement par les groupes terroristes et d’alléger la pression migratoire. »

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Des motifs lumineux [sommaire]

Les miracles inonderont le monde

Il s’agit de motifs lumineux projetés sur le mur extérieur de notre lieu de travail (une école de bachotage) qui se trouve en face de notre maison. La lumière du soleil réfléchie par les quatre fenêtres du salon de notre maison projette ces motifs qui augmentent au fur et à mesure que le soleil se lève.

Ils sont toujours apparus en hiver depuis que je les ai découverts le 16 février 2023.

La photo ci-contre a été prise vers 8 h du matin le 28 décembre 2024.

M. M., Kesennuma (Japon)

Des cachets en forme de cœur apparaissent sur le filtre d’une hotte de cuisine [sommaire]

Après avoir pris la photo ci-dessus le 28 décembre 2024, j’ai soudain pensé : « C’est la fin de l’année, il faut que je nettoie la hotte de la cuisine. » J’ai levé les yeux vers la hotte et j’ai vu un petit cœur de 3 cm de côté, comme s’il était imprimé sur le filtre de la hotte.

Voici quelques photos du cachet en forme de cœur. Je vais pouvoir l’observer avec bonheur pendant longtemps.

M. M., Kesennuma (Japon)

Une statue de la Vierge Marie échappe aux incendies de Los Angeles [sommaire]

Une statue de la Vierge Marie a été retrouvée debout après que les incendies de Los Angeles en janvier 2025 ont complètement détruit la maison d’une famille à Altadena.

« C’était incroyable de voir comment tout a été consumé, mais la statue de la Vierge et celle de saint Joseph sont en parfait état », explique P. H., qui vivait dans cette maison depuis 37 ans avec sa femme, Jackie. Une vidéo de la famille H. chantant au milieu des ruines est devenue virale.

« Evidemment, elles sont un peu noircies, mais nous avons profité de cette occasion pour prier », a déclaré P. H. « Notre maison est dédiée au Sacré-Cœur de Jésus depuis toujours ainsi qu’à tous les membres de ma famille, ma famille élargie. Nous avons donc dit une prière au Sacré-Cœur de Jésus, puis nous avons chanté le chant dédié à la sainte Vierge que toute notre famille connaît depuis des décennies, c’était un moment poignant. »

Source : foxnews.com

Au sanctuaire de La Salette, la statue de la Vierge verse des larmes… [sommaire]

Le sanctuaire de La Salette est situé en Isère, dans les Alpes françaises, à près de 1 800 mètres d’altitude. Le 19 septembre 1846, dans les alpages au-dessus du village de La Salette, deux enfants bergers disent avoir rencontré une « belle dame » qui était « toute lumière ». Son message incite à la conversion et à la prière.

Après une longue enquête rigoureuse, l’Eglise a reconnu l’apparition.

 

… à nouveau

Le 8 décembre 2024, jour de la fête de l’Immaculée Conception, alors qu’il fait -2°C et qu’il neige, trois fidèles vont réciter le rosaire devant l’une des statues du sanctuaire, située sur le lieu de l’apparition. L’une d’entre elles a vu une larme couler de la statue et l’a filmée avec son téléphone portable. Les larmes se sont arrêtées lorsque le chapelet s’est arrêté.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

L’Onu instaure une Journée mondiale de la méditation [sommaire]

Le 6 décembre 2024, afin de sensibiliser le public à la méditation et à ses bienfaits, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 21 décembre Journée mondiale de la méditation. L’Inde a contribué à l’adoption unanime de la résolution. L’Assemblée générale a également reconnu le lien entre le yoga et la méditation en tant qu’approches complémentaires de la santé et du bien-être. La Journée internationale du yoga est célébrée le 6 juin.

Plusieurs intervenants ont souligné les bienfaits de la méditation, qui permet de cultiver la compassion et le respect d’autrui, et de promouvoir le calme, la paix et le bien-être en ces temps de souffrances et de conflits dans le monde. Le secrétaire général adjoint, M. Khare, a souligné « l’impact profond de la méditation sur les soldats de la paix des Nations unies ».

Source : Onu ; communiqué de presse de la mission permanente de l’Inde

Des Amish au secours de victimes d’un ouragan [sommaire]

Fin septembre 2024, l’ouragan Hélène, l’une des tempêtes les plus meurtrières du 21siècle aux Etats-Unis, a frappé la Caroline du Nord avec des pluies diluviennes, des vents violents et des tornades, laissant sur son sillage une série de destructions, d’inondations et de glissements de terrain. La tempête a touché plus de 4,6 millions de personnes dans les 39 comtés déclarés sinistrés, soit plus de 40 % de la population de l’Etat, et plus de 100 personnes ont perdu la vie.

Prenant conscience de cette dévastation, des Amish de Pennsylvanie centrale, mus par leur traditionnel esprit communautaire, se sont portés au secours des sinistrés de la communauté de Boone, à l’ouest de la Caroline du Nord, après avoir contacté Andy Owens (lequel avait établi un camp de base dans la région de Meat Camp, dans le comté de Watauga). Ensemble, ils ont collecté des fonds, des fournitures et réunis des volontaires pour soutenir cette communauté de Boone.

Le 17 décembre, 62 Amish, hommes, femmes et enfants, sont arrivés en bus, suivis d’une caravane de cinq camions remplis de matériaux de construction, d’outils et d’équipements, et se sont immédiatement mis au travail. Les hommes et les adolescents se sont attelés à des travaux de construction, tandis que les femmes et les jeunes filles préparaient et servaient des repas pour les travailleurs, distribuant également des jouets et des vêtements à ceux qui en avaient besoin. En moins de deux jours, ils ont érigé douze structures d’habitation temporaires, offertes par une entreprise amish. De plus, ils ont fait don de 20 bonbonnes de propane, de nombreux outils et de fournitures pour les pompiers locaux. Au total, A. Owens indique que ces dons représentaient une valeur de 300 000 dollars. Selon lui, « chaque centime a été donné par les Amish. Ces gens n’aiment pas attirer l’attention sur eux et ne font jamais rien pour se mettre en valeur. Ils sont seulement venus en tant que bénévoles pour aider les personnes déplacées par l’ouragan. J’espère au moins qu’ils sont repartis en sachant qu’ils ont apporté une contribution significative à la vie ici, en Caroline du Nord. »

Source : nexsbreak.com

Le pape François exhorte à devenir des « pèlerins de l’espérance » [sommaire]

La veille de Noël 2024, le pape François a ouvert la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre à Rome, inaugurant ainsi l’année jubilaire 2025 devant permettre aux catholiques du monde entier de raffermir leur foi. Le thème central de cette année jubilaire est l’espérance.

Le jour de Noël, lors de son adresse annuelle « Urbi et Orbi », le pape a appelé instamment à tout faire pour que cette année jubilaire soit une opportunité exceptionnelle : « J’invite chaque individu, chaque peuple et chaque nation à avoir le courage de devenir des pèlerins de l’espérance, afin de faire taire les armes et de surmonter toutes les divisions. Puisse le bruit des armes s’estomper dans l’Ukraine dévastée, puissent les protagonistes trouver en eux assez d’audace pour se rencontrer, ouvrir le dialogue et aboutir enfin à des négociations débouchant sur une paix juste et durable.
Et puissent les armes se taire également au Moyen-Orient ! Mes pensées vont aux communautés chrétiennes d’Israël et de Palestine, et en particulier à celles de Gaza, où la situation humanitaire est extrêmement grave […]. Puisse-t-il y avoir un cessez-le-feu, puisse la libération des otages avoir lieu, et puisse toute l’aide nécessaire être apportée sans entraves aux populations minées par la faim et la guerre. »

Le pape a également abordé les nombreux conflits en Afrique : « Que la naissance du Sauveur apporte une nouvelle ère d’espérance aux familles de milliers d’enfants qui meurent d’une épidémie de rougeole en République Démocratique du Congo, ainsi qu’aux habitants de l’Est de ce pays, et à ceux du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Mozambique. Ces pays sont principalement affectés par des conflits armés et par le fléau du terrorisme, sans oublier les effets dévastateurs du changement climatique : tout ceci entraîne la perte d’innombrables vies humaines et le déplacement de millions de personnes.

Mes pensées se tournent également vers les peuples des nations de la Corne de l’Afrique, en faveur desquels j’implore les dons de paix, de concorde et de fraternité. Que le Fils du Très-Haut soutienne les efforts de la communauté internationale pour faciliter l’accès à l’aide humanitaire de la population civile du Soudan et pour initier de nouvelles négociations en vue d’un cessez-le-feu. »

Les années jubilaires, une ancienne coutume hébraïque, étaient régulièrement proclamées pour effacer les dettes et libérer ceux qui étaient réduits en esclavage.

Dans son discours, le pape François a également appelé à l’annulation des dettes : « Frères et sœurs, que le Jubilé soit une opportunité de pardonner les dettes, en particulier celles qui pèsent sur les pays les plus pauvres. »

Source : Agence France Presse ; Associated Press ; Reuters ; vatican.va news

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

L’histoire oubliée de l’homéopathie aux Etats-Unis (deuxième partie) [sommaire]

Interview de Jerry Kantor par Jason Francis,

Jerry Kantor est acupuncteur et homéopathe, spécialisé en pédiatrie, maladies mentales, troubles du spectre autistique, affections auto-immunes et infertilité. Il vit près de Boston, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Pour un asile différent – les succès de l’homéopathie avant que la psychiatrie perde la tête(2022) et Les racines émotionnelles des maladies chroniques : l’homéopathie face au stress existentiel 2 (2023).

Dans la première partie de son entretien avec Jason Francis, pour Partage international, J. Kantor a évoqué les fondements de l’homéopathie, à savoir la loi des « similitudes », la manière dont les remèdes homéopathiques sont élaborés, l’âge d’or de l’homéopathie aux Etats-Unis du milieu des années 1800 au début des années 1900, les raisons de son déclin et la raison pour laquelle l’homéopathie prospère encore aujourd’hui dans ce pays malgré les nombreuses attaques dont elle est l’objet.

Dans cette deuxième partie, J. Kantor explique comment les personnes atteintes de maladies mentales étaient traitées par l’homéopathie aux Etats-Unis dans des asiles spécialisés, et comment nous pourrions avantageusement associer l’homéopathie à la médecine conventionnelle dans le champ de la science officielle.

 

Les asiles homéopathiques aux E.-U.

Partage international : Comment les médecins homéopathes traitaient-ils leurs patients dans les asiles de l’époque ?
Jerry Kantor : A l’hôpital, les médecins prescrivaient couramment divers remèdes homéopathiques. A cette époque, les troubles mentaux n’étaient pas catégorisés comme aujourd’hui. On parlait par exemple de dementia precox pour la schizophrénie. Il y a également eu une période où, malheureusement, l’eugénisme [une approche raciste largement condamnée visant à favoriser certaines caractéristiques génétiques d’une population] a influencé les pratiques médicales. Beaucoup de patients étaient aussi alcooliques ou atteints de sénilité. De nombreux remèdes étaient utilisés dans ce contexte. Ces hôpitaux fonctionnaient en réalité comme des asiles.
L’objectif n’était pas de droguer les patients puis de les renvoyer chez eux. Un asile était un lieu de repos, où l’on pouvait se nourrir convenablement, s’éloigner d’un environnement familial toxique et se remettre lentement du stress, notamment celui causé par la guerre. Il n’y avait pas de méthode thérapeutique spécifique. Je pourrais vous fournir des pages entières sur les remèdes utilisés en fonction des symptômes, mais cela ne vous apprendrait pas grand-chose. Vous trouverez ces informations dans mon livre Sane Asylums[1].

PI. Pouvez-vous nous relater comment est née la psychiatrie homéopathique ? Son développement a-t-il été concomitant à celui de la médecine homéopathique dans son ensemble ?
JK. Oui, tout est lié. Dans la médecine conventionnelle, on crée des cases séparées bien distinctes. Samuel Hahnemann (fondateur de l’homéopathie moderne) ne considérait pas la psychiatrie comme une discipline à part entière. Il pratiquait juste l’homéopathie. Même dans l’acupuncture, qui est une médecine totalement holistique, il n’y a pas de catégorie distincte pour les maladies mentales.
L’acupuncture est une méthode holistique qui consiste à examiner la langue, à prendre le pouls et à poser toutes sortes de questions. Le diagnostic repose sur un déséquilibre du chi (énergie vitale), du sang ou de l’accumulation de flegme, qui englobe les symptômes mentaux ou émotionnels. Tout cela est associé dans un même tableau pathologique.
Dans mon livre Sane Asylums, j’ai créé un répertoire des perspectives sur la folie, qui est une sorte de contrepoint au DSM-5 [dernière édition de l’ouvrage de référence de l’Association américaine de psychiatrie sur la santé mentale et les troubles liés au cerveau]. J’ai tenté d’établir une liste encyclopédique des diverses perceptions de la folie. Beaucoup sont contradictoires. Nombre d’entre elles reflètent les préjugés religieux et la peur des « fous », ainsi que les diagnostics farfelus qui ont été utilisés.
C’est pourquoi les infirmières de ces asiles ne se limitaient pas à diagnostiquer une maladie et à administrer des médicaments. Elles pratiquaient également à l’époque ce que l’on appelle « l’hygiène morale ». Elles dialoguaient avec les patients pour essayer de les raisonner sur leurs croyances bien ancrées, alors qu’ils se remettaient de leur stress.
La folie résulte d’une combinaison de choc, d’épuisement et d’une croyance qui évolue en une opinion forte, puis en une conviction rigide et obsessionnelle. Avec cette définition, on n’a plus besoin d’inventer des termes comme la schizophrénie et de leur accorder une grande importance. Il est possible de ramener quelqu’un à la raison en travaillant sur ses obsessions et croyances et sur le niveau d’énergie afin qu’il puisse retrouver un type de comportement qu’il avait perdu depuis longtemps. C’est un avantage considérable, beaucoup plus humain et efficace à long terme que d’affirmer : « Vous avez cette maladie et vous êtes coincé dedans pour toujours. »
Le mouvement des « soins moraux » propose divers modèles. Il s’est inspiré d’une ville belge, Geel, où les fous étaient placés dans des familles d’accueil. Personne n’essayait de les soigner. Ils étaient tolérés et traités avec affection. Ce mode de fonctionnement a inspiré de nombreux asiles.

Photo : Librairie du Congrès National Photo Company Collection, Public domain, via Wikimedia Common
Un hôpital homéopathique à Washington DC (Etats-Unis). La photo est datée entre 1910 et 1926.

 

Le mouvement des soins moraux

PI. Pourriez-vous nous en dire plus sur le « mouvement des soins moraux » et sur la manière dont il a influencé les soins offerts dans les hôpitaux homéopathiques ?
JK. Le mouvement des soins moraux est un courant apparu à la fin du XVIIIsiècle et au début du XIXsiècle, en réaction aux traitements brutaux infligés aux personnes atteintes de troubles mentaux. Il prônait une approche plus humaine, respectueuse et compatissante envers les patients.
L’idée de traiter les « fous » avec respect, sans les stigmatiser ni les maltraiter, est naturellement liée à l’homéopathie. A cette époque, les soins moraux étaient même pratiqués dans certains hôpitaux psychiatriques qui n’étaient pas spécifiquement homéopathiques.
Ce mouvement est né d’une prise de conscience, notamment à Bedlam en Angleterre, qu’il était erroné de considérer les personnes atteintes de troubles mentaux comme des animaux, des âmes tourmentées ou des êtres sans espoir. En Angleterre, il était courant que les gens visitent les asiles le dimanche après-midi pour observer les « fous », comme s’ils allaient au zoo. Ces personnes subissaient toutes sortes de traitements horribles, contre lesquels le mouvement des soins moraux a vigoureusement lutté.
Les Quakers, en particulier, ont affirmé que les personnes qualifiées de « folles » devaient être traitées avec respect. Ce sont des êtres humains, et chacun de nous peut sombrer dans cet état. Comme je l’ai déjà mentionné, je soutiens que c’est la combinaison d’un épuisement, d’un choc et de la fixation d’une croyance spécifique qui engendre la plupart des maladies mentales. Ces trois facteurs peuvent être surmontés grâce à l’attention, au respect et à la création d’opportunités de développement personnel. L’homéopathie s’inscrit parfaitement dans cette dynamique, car elle agit en profondeur sur le subconscient, libérant ainsi le patient.
Malheureusement, le mouvement des soins moraux a régressé dans les années 1920 et 1930, avec l’émergence de l’eugénisme, de la médecine allopathique, et la surcharge des hôpitaux. Le niveau des soins a décliné, et l’homéopathie a été attaquée. Aujourd’hui, les traitements psycho-pharmaceutiques destinés aux malades mentaux produisent des effets déplorables.

 

Homéopathie et nanomédecine

PI. Dans votre livre Sane Asylums, vous parlez du Dr Iris Bell. Elle est psychiatre, docteure en sciences neurologiques et bio comportementales. Elle est également une chercheuse de premier plan dans le domaine des médecines complémentaires et alternatives depuis une trentaine d’années. Pourriez-vous parler de son travail et de la manière dont il pourrait contribuer à réintégrer l’homéopathie dans les soins de santé conventionnels et la science reconnue ?
JK. Le Dr Bell a joué un rôle déterminant dans une action en justice d’une importance capitale. En 2015, des plaignants ont réclamé 250 millions de dollars de dommages et intérêts à Hylands Inc. et à sa maison-mère, la Standard Homeopathic Company, les accusant de commercialiser leurs produits homéopathiques comme bénéfiques pour la santé, tout en sachant que ces produits ne contenaient pas d’ingrédients actifs en quantités suffisantes pour produire un effet thérapeutique, en violation présumée des lois sur la protection des consommateurs.
Après une brève délibération de la Cour fédérale, les défendeurs ont été acquittés et déclarés non coupables. C’est un exemple typique de tentative visant à discréditer l’homéopathie devant les tribunaux, mais cette attaque a été repoussée de manière spectaculaire. Le Dr Iris Bell a joué un rôle clé en tant qu’experte dans cette affaire.
Il faudrait davantage de victoires en justice de ce type, même si elles sont coûteuses, car l’industrie pharmaceutique dispose de ressources quasi illimitées pour lancer des attaques répétées. En Angleterre, trois grandes maisons d’édition réputées – Elsevier, Thieme et Springer – publiaient des manuels d’homéopathie depuis des décennies. Elles ont finalement choisi de se désengager et d’abandonner la promotion de l’homéopathie. C’est regrettable et profondément dommage.
Le Dr Bell a publié un article intitulé Les réseaux adaptatifs en nano médecine : un modèle intégré pour expliquer la médecine homéopathique, dans lequel elle propose une explication du fonctionnement de l’homéopathie fondée sur les nanoparticules et la réponse hormétique du corps. L’hormèse est un concept en toxicologie qui décrit l’adaptation de l’organisme à de faibles doses de substances potentiellement nuisibles.
En résumé, Iris Bell soutient que les remèdes homéopathiques contiennent des nanoparticules formées lors du processus de fabrication (broyage, succussion) et que ces particules possèdent des propriétés uniques : meilleure biodisponibilité, capacité d’adsorption accrue, ainsi que des caractéristiques électromagnétiques et quantiques spécifiques. A faibles doses, ces nanoparticules agiraient comme des signaux d’alerte pour l’organisme, déclenchant une réponse de stress bénéfique, connue sous le nom d’hormèse. L’effet thérapeutique viendrait donc d’une stimulation de la capacité d’adaptation du corps plutôt que d’une action pharmacologique directe.
Ses détracteurs ont tenté de soutenir que ce travail manquait de fondement scientifique. Pourtant, lorsque le Dr Bell a témoigné devant le tribunal, elle a brillamment démontré que ses recherches relevaient bel et bien de la science.

 

Investir dans la santé mentale

PI. Pourriez-vous nous expliquer ce que vous entendez par « investir dans la santé mentale » ?
JK. C’est peut-être un fantasme, mais j’aimerais que l’on recrée les asiles homéopathiques d’autrefois et que l’on cesse de classer les patients selon des diagnostics rigides. Traitons-les simplement avec respect et considération. Le problème, c’est que ce type d’approche exige beaucoup de personnel qualifié.
Mais les valeurs qui prévalaient au milieu du XIXsiècle et au début du XXsiècle, lorsque l’homéopathie était en plein essor, étaient admirables. Les gens prenaient le temps de s’entraider, d’approfondir les problèmes et de prendre soin les uns des autres.
Beaucoup de ces pratiques relèvent du simple bon sens. Aujourd’hui, nous accablons les personnes souffrant de troubles mentaux avec des traitements médicamenteux lourds qui engendrent de nouveaux problèmes. Il est nécessaire de renouer avec les soins moraux, en les enrichissant de l’homéopathie.
Dans les asiles, les patients pouvaient s’adonner à la menuiserie, au jardinage, à la lecture, ou encore écrire des poèmes. On leur confiait des tâches et on les encourageait à explorer ce qui les passionnait et à guérir de leurs blessures, même si cela demandait du temps. Les remèdes homéopathiques ont été extrêmement précieux dans ce processus, mais ils n’agissaient pas seuls. Les soins empreints de compassion et de bon sens jouaient également un rôle essentiel. C’est cela, pour moi, « investir dans la santé mentale ». Mais cela nécessiterait de déconstruire une grande partie du système actuel.

 

Un avenir radieux

PI. Quel est, selon vous, l’avenir de l’homéopathie dans le système de santé américain ?
JK. Je veux être optimiste. Je pense que les soins conventionnels sont en train de s’autodétruire, malgré les efforts de l’industrie pharmaceutique pour prouver le contraire. En dépit des nombreuses attaques, l’homéopathie continue de prospérer. Les pharmacies rapportent une nette progression des ventes. Un jour ou l’autre, quelque chose changera.
Nous avons besoin de plus d’écoles d’homéopathie et d’une évolution de l’enseignement médical. J’ai écrit Sane Asylums. C’est absolument honteux qu’un amateur comme moi ait dû écrire ce livre faute d’universitaires prêts à aborder le sujet. J’ai consulté les programmes d’histoire de la médecine : personne ne s’intéresse à l’homéopathie, c’est un sujet totalement tabou. Cela dérange inévitablement les intérêts du lobby pharmaceutique, qui domine aujourd’hui le monde médical. Il faut que cela change.
Comme pour l’acupuncture, quelque chose d’aussi populaire et efficace ne peut pas disparaître. L’acupuncture était autrefois illégale dans ce pays. Il était interdit de planter une aiguille sans être médecin. On nous qualifiait de guérisseurs vaudous et de bien d’autres termes péjoratifs. Aujourd’hui, je vois des diplômés des plus grandes universités américaines affirmer qu’ils vont devenir acupuncteur. C’est désormais autorisé dans tous les Etats de l’Union. Et cela n’a rien à voir avec une validation scientifique de l’acupuncture. C’est simplement la volonté du peuple.
Il en ira de même pour l’homéopathie, qui est bien moins ésotérique et plus accessible que l’acupuncture. Bien sûr, elle continuera de susciter l’opposition des investisseurs, car elle ne génère pas autant de profits que la recherche biomédicale conventionnelle, motivée avant tout par le gain financier plutôt que par la santé des individus. Mais tant que les gens chercheront à se sentir mieux et comprendront que cela dépasse les enjeux économiques, ils seront attirés par l’homéopathie et en demanderont davantage. J’ai confiance en l’avenir.

1 – Sane Asylums: The Success of Homeopathy before Psychiatry Lost Its Mind (non traduit).
2 – The Emotional Roots of Chronic Illness: Homeopathy for Existential Stress (non traduit).

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Un adolescent bat un record en distribuant 21 600 paires de chaussures [sommaire]

Augustus Holm, récemment diplômé d’un lycée de San Diego (Etats-Unis), vient d’établir un record du monde. Avec un groupe à but non lucratif qu’il a fondé, le Youth Philanthropy Council (YPC le conseil philanthropique de la jeunesse), il a organisé un événement d’une journée au cours duquel 21 600 paires de chaussures ont été distribuées à des femmes et des enfants dans le besoin au sein de sa communauté.

A propos de cet exploit, A. Holm écrit : « Nous sommes très fiers d’avoir pu battre un record du monde et d’avoir géré un événement d’une telle ampleur, entièrement organisé par des jeunes. Cela prouve qu’en dépit des doutes initiaux de beaucoup, la détermination et la persévérance nous permettent d’accomplir n’importe quoi. »

Ce n’est que son dernier accomplissement depuis qu’il a commencé ses activités bénévoles à l’âge de 13 ans. A l’époque, Pat Salas, la mère de l’adolescent, présidait un dîner de gala de collecte de fonds pour une clinique communautaire locale et lui avait demandé de l’aider. Durant cette expérience, A. Holm et ses amis ont appris des astuces pour persuader les gens de faire des dons pour une bonne cause. En tant qu’enfants, ils ont compris qu’ils avaient un avantage et se sont mis au travail, collectant finalement 130 000 dollars dans les mois précédant le dîner. En encourageant davantage de dons durant l’événement, ils ont recueilli 100 000 dollars supplémentaires pour la clinique.

« Le moment est venu, plus que jamais, d’agir en accord avec vos idéaux déclarés, et de rendre manifeste la vision sertie dans votre cœur. Sachez que vous n’êtes pas seuls ; que des millions d’autres embrassent les mêmes idéaux. Formez une chaîne avec tous ceux qui aspirent à se rendre utiles et tissez un filet de lumière qui couvrira le monde. Rappelez-vous que vous êtes dans le monde pour servir, et que ce n’est qu’ainsi que vous pourrez grandir. Rappelez-vous que vous êtes responsables du bien-être de vos frères, et qu’il vous appartient de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien. Proposez-vous, comme jamais auparavant, comme canaux à travers lesquels nous puissions travailler, et comme transformateurs de ces énergies colossales qui bientôt s’écouleront à travers vous. »
[Extrait de Une grande opportunité, par le Maître ]

« Nous avons tellement aimé ce que nous avions accompli que nous nous sommes dit que nous devrions continuer », explique Augustus Holm. Et c’est dans cet esprit que l’organisation à but non lucratif YPC a été fondée, avec A. Holm comme président. Grâce aux projets de YPC, il a compris que la philanthropie ne se résumait pas à la collecte de fonds : elle impliquait aussi la planification logistique et la prise de parole en public. Lui et ses amis ont ainsi acquis une expérience précieuse en travaillant ensemble. Comme en témoigne le jeune : « Notre mission principale repose sur l’idée que les enfants aident les enfants. Peu importe votre âge ou vos origines, nous devrions tous utiliser la puissance de notre voix pour faire une différence dans nos communautés. On se répète qu’on est assez naïfs de penser que nous pouvons tout faire, mais assez ambitieux pour croire que nous le ferons. »

Lors de sa collecte annuelle de chaussures en 2024, le groupe a redoublé d’efforts pour dépasser ses résultats de l’année précédente. En partenariat avec une marque de chaussures fondée par des femmes à Los Angeles, Jellypop, ils se sont fixé pour objectif de donner 17 000 paires de chaussures, d’une valeur de plus d’un million de dollars. Lorsqu’ils ont découvert que le record mondial était de 17 526 paires, ils ont décidé de le dépasser. L’événement, baptisé St Nick’s Kicks, a été annoncé dans les médias locaux comme un événement en direct : « Personne n’avait jamais réussi à organiser un événement de don en direct d’une telle ampleur et dirigé par des jeunes, impliquant des milliers de bénéficiaires dans les villes les plus fréquentées du monde» Augustus Holm a expliqué : « En faisant volontairement de cet événement une expérience en direct, nous espérons non seulement offrir de nouvelles chaussures aux femmes et des jouets aux enfants, mais aussi créer une expérience unique pour nos jeunes bénévoles, tout en sensibilisant et en inspirant les futures générations de donateurs. » Avant cet événement, les bénévoles de YPC ont récupéré environ 3 000 cartons contenant 21 604 paires de chaussures dans l’entrepôt du donateur Evolution Design Lab à Los Angeles, et les ont transportés jusqu’au lieu de l’événement, le Spectrum Center de San Diego. Sur place, les chaussures ont été déballées et préparées pour être données lors de l’évènement. Le lendemain, chaque paire a été distribuée. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude et leur soulagement de pouvoir obtenir des chaussures, souvent très coûteuses, gratuitement, que ce soit pour leurs proches, leur travail ou leur activité sportive. Une femme présente a raconté à A. Holm qu’elle travaillait comme femme de ménage et avait besoin de remplacer ses chaussures de travail usées, tout en cherchant des cadeaux pour ses enfants qu’elle n’aurait pas pu s’offrir autrement.

Depuis l’établissement du record Guinness, la popularité de YPC a augmenté, et le groupe a reçu 3 000 dollars de dons – argent destiné à un concours d’innovation sociale appelée YPC Labs, une collecte de fournitures scolaires et une initiative d’accompagnement associant des jeunes à des personnes âgées, explique le jeune président. Ayant tout juste obtenu son diplôme de lycée, il met de côté sa première année d’université pour développer une application destinée à faciliter l’accès à Medicare, le programme fédéral d’assurance maladie, aux personnes âgées de 65 ans et plus ou aux personnes handicapées. Il affirme que l’application, CheckRx, a déjà attiré 750 000 dollars d’investissements, pour une valorisation de 8,8 millions de dollars. Augustus Holm espère que cette réussite permettra à YPC et à ses autres projets, ainsi qu’aux personnes qu’ils cherchent à aider, de passer au niveau supérieur. « C’est un peu égoïste, en fait, de faire cela parce que ça me fait du bien, considère A. Holm, mais j’aime pouvoir aider ma communauté, et je n’ai pas l’intention de m’arrêter de sitôt. »

Source : coronadotimes.com ; theguardian.com

Utopies à Mexico [sommaire]

De nos jours, les hommes politiques de nombreux pays, lorsqu’ils sont élus, se focalisent sur la promotion des intérêts des élites fortunées qui ont alimenté leur campagne de sommes extravagantes. Ce n’est pas le cas de la nouvelle maire de Mexico, Clara Brugada, qui a prêté serment en octobre 2024.

C. Brugada n’est pas étrangère aux classes populaires : elle a grandi à Iztapalapa, le quartier le plus pauvre et le plus peuplé de la capitale. La plupart des deux millions d’habitants de la zone travaillent pour un salaire inférieur au salaire minimum et n’ont guère accès à un cinéma, une bibliothèque ou un terrain de sport. En outre, le quartier a toujours été le lieu de construction de projets non désirés, tels que la décharge de la ville et une grande prison.

En 2018, lorsqu’elle est devenue maire d’Iztapalapa, elle a entrepris de créer des centres de promotion de la santé, du bien-être et de la culture pour les habitants de ce quartier défavorisé. Elle a baptisé ces centres « Utopias », acronyme espagnol pour « Unidades de Transformación y Organización Para la Inclusión y la Armonía Social » (Unités de transformation et d’organisation pour l’inclusion et l’harmonie sociale).

Utopia Libertad (Utopia de la liberté), l’un des 15 Utopias que compte Iztapalapa, constituée autrefois de 40 000 mètres carrés de terrain vague, offre désormais l’accès à des machines à laver, un planétarium, des jardins et un zoo pour enfants, une cantine proposant des repas sains et bon marché, une salle de concert de 400 places où sont dispensés des cours de musique classique, ainsi qu’un sauna aztèque traditionnel. Dans les villes d’Amérique latine, ces installations de qualité sont souvent inabordables ou réservées aux élites.

L’attraction la plus populaire des Utopias est la maison pour personnes âgées, une structure géante ressemblant à un tipi où les femmes peuvent suivre des cours de danse, faire de l’exercice pour améliorer leurs capacités cognitives, bénéficier d’une stimulation pour prévenir de maladies comme la démence et recevoir des conseils pour atténuer les traumatismes, les dépressions et les chagrins. Le centre propose également des cours gratuits de tai chi, de yoga, d’aromathérapie et des massages pour les femmes, dont la plupart ont perdu un proche et sont immobilisées par le chagrin et la solitude. Michelle Rodríguez, une psychologue qui supervise le programme, déclare : « Ils sont comme une famille maintenant, ils se soutiennent les uns les autres. »

Maria Luisa Ruiz Estrada, 80 ans, en est un bon exemple : « J’ai perdu mon mari après 64 ans de mariage. Imaginez ce que j’ai ressenti, ce que j’ai souffert. Je ne voulais pas venir ici. Mes filles m’ont forcée. Maintenant, je ne veux plus en partir. »

 

Réduction de la criminalité

Environ 21 000 personnes utilisent les 15 Utopias chaque jour. L’idée est qu’en transformant la vie des populations stratégiques, en particulier des femmes, qui sont l’épine dorsale des communautés, les changements se répercuteront sur l’ensemble des quartiers. Et cela semble être le cas. Autrefois, Iztapalapa voyait se produire un meurtre sur cinq dans la ville de Mexico. Aujourd’hui, les crimes graves tels que les agressions, les vols et les meurtres ont diminué de 25 % à 74,1 %, selon l’Utopia.

Les Utopias ont également permis de réduire les inégalités dans la ville. Auparavant, les habitants d’Iztapalapa disposaient de 5,5 fois moins de services culturels à trente minutes de chez eux que les résidents des quartiers les plus riches de la ville. Aujourd’hui, cette disparité a été réduite de plus de moitié. C’est un grand pas dans la bonne direction et, en tant que maire de Mexico, C. Brugada souhaite construire 100 Utopias pour que chaque quartier en ait une.

En dehors du Morena, le parti de gauche de C. Brugada, certains ont critiqué le projet, suggérant que le modèle est trop idéaliste et qu’il dépense les impôts de manière insoutenable. En effet, la construction de chaque Utopia coûte en moyenne 5 millions de dollars à construire et leur entretien revient à 500 000 dollars par an, d’autres cependant affirment qu’en raison de l’énorme sous-investissement observé pendant des décennies, l’investissement en capital est justifié à 100 %.

Miguel Robles-Durán, professeur à la Parsons New School for Design de New York, répond à ces plaintes en observant : « Vous savez que le programme fonctionne lorsque les riches se plaignent que les pauvres disposent d’un gymnase et d’une piscine. En l’occurrence, il s’agit d’un programme pionnier : une économie politique entièrement nouvelle prévoyant que chaque citoyen, aussi pauvre soit-il, ait accès à ces services. Et c’est la première fois depuis vingt ou trente ans que le Mexique rompt avec le dogme néolibéral selon lequel il n’y a pas d’argent pour cela. C’est la preuve vivante que si vous le voulez, vous pouvez dépenser de l’argent pour les pauvres. »

C. Brugada l’affirme : « Nous voulons une ville qui génère de l’emploi et lutte contre la pauvreté, une ville pour tous ; une ville où les murs qui ont divisé […] sont abattus. Une ville où les pauvres sont prioritaires, les femmes aussi. »

Source : The Guardian ; Wikipedia

L’année 2024 a connu aussi de grandes avancées [sommaire]

par Angus Hervey et Amy Rose,

Certains s’en étonneront peut-être mais en dépit des choses terribles qui se produisent dans le monde, 2024 a connu des avancées majeures dans différents domaines. En matière de santé, de grands progrès ont été enregistrés dans le traitement du VIH, et plusieurs pays ont annoncé la fin de très anciennes maladies. Les efforts dans la protection de l’environnement ont rencontré des succès inattendus, de la baisse record de la déforestation en Amazonie au discret renouveau de la population de baleines.

La démocratie s’est montrée remarquablement résiliente et des millions d’enfants supplémentaires ont pu recevoir une éducation et un vrai repas à l’école. La transition énergétique s’est accélérée au-delà des attentes, les installations solaires ayant explosé et la Chine ayant atteint ses objectifs d’énergie propre avec six ans d’avance. De nombreuses victoires légales pour les femmes, les enfants et la communauté LGBTQ+ ont été gagnées, tandis que des percées scientifiques, de la thérapie génique aux interfaces cerveau-machine, ont ouvert de nouvelles portes.

Bien sûr, nous savons que beaucoup de choses affreuses sont aussi survenues cette année. Mais faites l’expérience de consulter la liste des actions soutenues par fixthenews.com et voyez si votre ressenti quant à l’état du monde se modifie.

Il y est question des nouvelles étonnantes sur les droits reproductifs dans le monde, des bonnes nouvelles à propos de l’obésité, des 90 millions d’enfants supplémentaires nourris à l’école, de la percée médicale de 2024, des victoires LGBTQ+ en Thaïlande et en Grèce, de l’achèvement par la Chine de son « Grand Mur vert », des histoires d’espoir secrètes de Gaza et de l’Ukraine, de pourquoi 2025 sera une grande année pour l’Amazonie, de comment la transition vers une énergie propre nourrit l’espoir pour le futur, de la plus énorme histoire environnementale de l’année, des victoires incroyables pour les animaux, et pourquoi les récits de progrès ont plus d’importance aujourd’hui que jamais.

La liste de cette année est constituée de six parties dont une sur la science et la technologie pour la toute première fois. Voici pour chacune d’entre elles nos préférées :

 

Un remède contre le HIV qui change la donne : l’histoire la plus importante de 2024

Dans ce que la revue Science a appelé « la percée de l’année », des chercheurs ont révélé en juin qu’à l’issue de quatre décennies de recherche, un médicament à prise semestrielle, le lenacapavir, lors d’un essai en Afrique, a réduit les infections dues au HIV à zéro, une stupéfiante efficacité de 100 % qui se rapproche le plus d’un vaccin. La situation a évolué rapidement. En octobre, Gilead, le fabricant du remède, a accepté d’en produire une version abordable pour 120 pays aux ressources limitées et en décembre des essais étaient en cours pour en produire une version qui ne requerrait qu’une injection par an.

 

Environ un quart des enfants dans le monde ont bénéficié de repas à l’école

Près de 480 millions d’écoliers sont maintenant nourris à l’école contre 319 millions avant la pandémie, et 104 pays ont rejoint une coalition mondiale qui promeut les repas scolaires. Les politiques de repas scolaires sont maintenant en place dans 48 pays d’Afrique et le Nigéria a annoncé cette année le projet de les élargir à 20 millions d’enfants supplémentaires d’ici fin 2025.

Le Kenya s’est engagé à élargir son programme de deux à dix millions d’enfants d’ici la fin de la décennie, et l’Indonésie a promis, dans ce qui sera le plus grand programme de fourniture de repas gratuits, de pourvoir aux déjeuners de ses 78 millions d’étudiants.

 

En deux ans la déforestation en Amazonie est réduite de moitié

Pour la deuxième année consécutive, l’agence spatiale brésilienne a confirmé une réduction de la déforestation dans l’Amazonie brésilienne. Cela signifie que les taux de déforestation ont globalement été réduits de moitié sous la présidence de Lula (Luiz Inácio Lula Da Silva) et se rapprochent à présent des taux les plus bas. En Colombie, la déforestation a chuté de près 36 %, chiffre le plus bas depuis 23 ans. La Bolivie a créé quatre nouvelles aires protégées. Un nouveau parc national immense a été créé au Pará, dans le nord du Brésil, pour protéger certaines des espèces d’arbres les plus vieilles et les plus grandes de l’Amérique tropicale. Et une nouvelle étude révèle que la protection de l’Amazonie est plus étendue que ce qu’on en croyait, avec 62,4 % de la forêt tropicale qui bénéficie à présent d’un programme de gestion de la préservation.

Photo : Felipe Werneck/Ibama , CC BY SA 2.0, via flickr
Opération de l’agence environnementale brésilienne contre l’extraction minière illégale dans le nord de l’Etat du Parā en mars 2024.

 

Les installations chinoises d’énergie propre ont battu de nouveau tous les records

La Chine a surpris les analystes avec le déploiement sans précédent de sources d’énergie propres avec des années d’avance sur le programme. Cette année le pays installera 100 GW d’éolien, plus de 230 GW de solaire, et plus de trois millions de points de recharge pour véhicules électriques, tandis que la mise en service de centrales à charbon décélère rapidement. En milieu d’année, la capacité de production éolienne et solaire a surpassé celle du charbon pour la première fois et le pays a atteint, en avance de six ans sur son programme, une production de 1 200 GW grâce à ses installations éoliennes et solaires.

 

Les leaders mondiaux déterminés à éradiquer la violence envers les enfants

Début novembre, tandis que les yeux du monde entier étaient rivés sur les élections américaines, est survenu un évènement qui pourrait se révéler être bien plus important pour l’humanité. Cinq pays se sont engagés à bannir les punitions corporelles dans tous les contextes, deux supplémentaires ont promis de l’interdire dans les écoles, et douze autres dont le Bangladesh et le Nigéria ont accepté les recommandations de bannir les punitions corporelles sur les enfants dans tous les contextes. Au total, plus de 100 pays en 2024 se sont engagés à différents niveaux à éradiquer la violence envers les enfants. Additionnés, ces pays comptabilisent des centaines de millions d’enfants. L’Organisation mondiale de la santé a qualifié ce progrès de « changement fondamental ».

 

Une lente avancée vers la compréhension de la nature de la réalité

Un nouveau candidat a été identifié dans la chasse à la matière noire, la théorie sur la relativité générale d’Einstein a été validée (encore), et des expériences ont débouché sur de nouvelles informations sur la structure du proton. Les mouvements des électrons enregistrés à une résolution extrêmement haute ont permis de répondre à des questions non résolues depuis les années 1980, et en 2024, l’humanité, pour la première fois, devient capable de voir la forme précise d’une particule de lumière, la première image claire d’atomes se comportant comme une vague et des atomes ultra-froids flottant librement. Le monde continue de tourner… et l’humanité continue de faire des découvertes fondamentales sur ses propriétés.

Source : Fix the News

Le Vietnam, un modèle de lutte contre la pauvreté [sommaire]

Le Vietnam, autrefois classé parmi les pays les plus pauvres, est devenu l’une des économies à la croissance la plus rapide. Entre 1989 et 2023, son PIB par habitant a été multiplié par 40, et en deux décennies, plus de 40 millions de personnes ont été sorties de la pauvreté, si bien que le pays a atteint plus tôt que prévu l’objectif des Nations unies pour la réduction de la pauvreté, s’attirant ainsi l’approbation de toute la communauté internationale.

Le Vietnam est l’un des 30 premiers pays au monde (et le premier pays d’Asie) à avoir adopté une approche multidimensionnelle de réduction de la pauvreté visant à assurer un niveau de vie minimum et à permettre l’accès aux services sociaux de base. Entre 2016 et 2020, le pays a également adopté une approche plus globale et holistique de l’évaluation de l’état de son économie, ce qui lui a permis de mieux surveiller ses progrès par rapport aux objectifs des Nations unies concernant le développement durable. Selon l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle, publié le 15 juillet 2023, le Vietnam est l’un des 25 pays à avoir réussi à réduire de moitié cet indice de pauvreté en quinze ans. De plus, il a mis en œuvre des politiques visant à améliorer ses infrastructures rurales, augmentant ainsi de façon remarquable sa productivité économique et la qualité de vie des habitants.

Source : en.vietnamplus.vn ; UNDP

Le rôle essentiel des mangroves dans la protection contre les inondations [sommaire]

Photo : Anton BielousovCC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Mangroves du parc national de Sundarban (Inde)

 

Dans une étude réalisée en 2020 (dont les auteurs sont M. Menendez et Michael Beck, directeur du Centre pour la résilience climatique des côtes), les chercheurs ont déterminé que, sans les mangroves, 15 millions de personnes supplémentaires dans le monde subiraient des inondations chaque année. L’étendue des forêts de mangroves, ainsi que la taille, la forme et la densité des arbres, contribuent à réduire l’impact des vagues. Leurs racines stabilisent également le sol et préviennent ainsi l’érosion. Les mangroves poussent le long des eaux côtières dans les régions tropicales et subtropicales. Elles prospèrent dans des sols à faible teneur en oxygène et sont même capables de pousser dans l’eau salée.

Outre les avantages liés à la protection contre les inondations, l’organisation sans but lucratif Conservation International a indiqué qu’un kilomètre carré de mangroves peut absorber des émissions de carbone équivalentes aux émissions d’environ 35 000 voitures.

Dans un nouveau rapport, les chercheurs estiment que la valeur économique des mangroves en tant que protection contre les inondations s’élève à environ 855 milliards de dollars au niveau mondial, la valeur monétaire la plus élevée étant celle des mangroves de Chine, du Viêt Nam, d’Australie, des Etats-Unis et de l’Inde. Le rapport, qui utilise une modélisation avancée des risques d’inondation sur 700 000 kilomètres de côtes subtropicales dans 121 pays, révèle à quel point il est important de préserver les forêts de mangroves.

Un rapport publié en 2024 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a révélé que plus de la moitié des écosystèmes de mangrove de la planète pourraient s’effondrer d’ici à 2050, ce qui augmenterait les risques d’inondation et la teneur en CO2 dues à la perte de ces puits de carbone.

« Protéger et restaurer les mangroves n’est pas seulement bon pour l’environnement, c’est aussi un choix économique intelligent, a déclaré M. Beck dans un communiqué. Ces écosystèmes fournissent des services inestimables qui contribuent à renforcer la résilience face aux menaces croissantes du changement climatique. »

Source : www.ecowatch.com

La couverture 2025 de Partage international [sommaire]

Voici la nouvelle illustration de la couverture de la revue de 2025. C’est une peinture de Benjamin Creme intitulée « Soleil spirituel central ». Il s’agit d’une œuvre petite mais très puissante, si dynamique qu’elle semble vibrer d’énergie. Elle ne mesure que 30 x 25,4 cm et est datée de 1975. Il pourrait s’agir d’une esquisse préliminaire pour le grand tableau du même nom qu’il a peint par la suite.

Un détail amusant de cette peinture est que Benjamin Creme l’a peinte sur une enveloppe ! Sur la peinture d’origine, reproduite ici (voir ci-contre), les lignes de pliage de l’enveloppe sont clairement visibles. La retouche d’image par informatique nous a permis de supprimer ces plis (voir ci-dessous) et d’en faire la couverture de la revue pour cette année.

Plus tard, cette œuvre a été collée sur une toile et encadrée pour être exposée.

Benjamin Creme a expliqué cette œuvre de la manière suivante : « La Bible affirme que « Dieu est un feu dévorant ». Notre système solaire, dont le noyau est le Soleil, est la manifestation de notre Logos solaire. Selon l’enseignement ésotérique, le Soleil est triple. Il incarne et irradie trois Feux différents : le Soleil extérieur physique qui émet le feu par friction ; le Cœur du Soleil qui émet le feu solaire, cette énergie que nous nommons Amour ; et enfin le Soleil spirituel central qui émet le feu électrique incarnant la Volonté ou le Dessein de Dieu.

L’interaction de ces trois feux, électrique, solaire et par friction, crée tout ce que nous voyons, connaissons, touchons et expérimentons dans notre monde physique. »

 

Gayatri mantra

Nos lecteurs connaissent peut-être le Gayatri mantra, une ancienne invocation au véritable Soleil spirituel.

O Toi, qui soutiens l’Univers,
de qui toute chose procède,
auquel toute chose retourne,
dévoile-nous la face du véritable Soleil spirituel,
caché par un disque de lumière dorée,
afin que nous puissions connaître la vérité
et accomplir tout notre devoir
alors que nous cheminons vers tes pieds sacrés.

L’espoir réside dans la beauté de notre humanité [sommaire]

Souvenez-vous de ce pasteur chrétien palestinien rassemblant des débris autour d’un « petit Jésus », emmailloté dans un keffieh, dans une église de Bethléem, à Noël 2023, alors que l’horreur infligée par Israël à Gaza venait de commencer. Cela a rendu Israël furieux, propulsant la voix de sagesse et d’humanité du révérend Munther Isaac sur la scène mondiale.

Depuis lors, le pasteur a fait preuve d’une détermination et d’un courage admirables. En 2024, il s’est rendu aux Etats-Unis, pays allié d’Israël, pour sensibiliser l’opinion aux conditions des Palestiniens, où qu’ils vivent, et adresser trois messages clés aux chefs religieux et à leurs communautés :

La crise actuelle à Gaza n’a pas commencé le 7 octobre 2023, mais en réalité avec l’occupation et l’apartheid.

« Le silence est une complicité », en particulier le silence des dirigeants des églises occidentales.

Nous devons dire la vérité au pouvoir, sinon rien ne changera.

De plus, dans le message de vingt minutes qu’il a adressé à sa congrégation de Bethléem la veille de Noël 2024, il a insisté sur la nécessité de placer l’espoir au-dessus du désespoir. Andrew Mitrovica a commenté sur Al Jazeera : « Je pense que l’intention du révérend Isaac était d’assurer au reste d’entre nous – croyants ou non  – que l’espoir existe et persiste ; il ne peut être éteint par les pourvoyeurs de la mort et de la destruction. […] Si un Palestinien endeuillé peut créer une étincelle de lumière malgré l’obscurité ambiante, alors moi aussi je peux le faire. »

Dans son sermon, le révérend Isaac a fait référence aux menaces de Donald Trump de « faire vivre l’enfer » si les otages ne sont pas libérés d’ici son investiture, mais les Palestiniens, a déclaré le révérend, vivent déjà un enfer, « le génocide n’a pas cessé ». Leur humanité non plus.

« Ces 440 jours ont également été marqués par la résilience et même la beauté, a-t-il ajouté. Oui, je pense à tous les héros de Gaza, les médecins, les soignants, les infirmières, les secouristes, les bénévoles. Ceux qui sacrifient tout pour leurs semblables. » Il a fait l’éloge des enseignants et des musiciens qui aident à redonner le sourire aux enfants palestiniens traumatisés. « Oui, la perte est énorme. Mais nous n’avons pas perdu notre foi et notre humanité collective. C’est de cette beauté dont je parle. »

Il a qualifié la résignation, l’apathie ou le désespoir d’« indifférence », de « trahison de l’humanité ». « Nous ne devons ni nous reposer ni nous lasser. Cela reviendrait à abandonner non seulement la population de Gaza, mais aussi notre propre humanité. C’est pourquoi nous devons continuer de dénoncer à Gaza […] l’oppression et les massacres systématiques jusqu’à ce que cela cesse » ; jusqu’à ce que les responsables soient tenus de rendre des comptes.

« Chaque Hérode passera, chaque César s’effacera, car les empires ont une fin […] et rappelons-nous que, selon Jésus, ce sont les doux, et non les puissants, qui héritent de la terre. »

Source : Al Jazeera ; Comité Quaker auprès des Nations unies

Une résistance exemplaire [sommaire]

Daoud Nassar, un chrétien palestinien, dont la famille est propriétaire de terres agricoles situées juste à l’extérieur de Bethléem depuis des générations et possède les documents qui le prouvent, espère toujours remporter la bataille juridique qui l’oppose depuis trois décennies au gouvernement israélien et empêcher son expulsion.

Bien que leur ferme ait été attaquée à plusieurs reprises, que leur famille ait été agressée par des colons et que, plus récemment, leur approvisionnement en eau et en électricité ait été coupé, ils restent attachés au dialogue et à la résistance non violente, collaborant activement avec des ONG juives et israéliennes.

Comme l’a rapporté The Tablet en décembre 2024, D. Nassar affirme que la devise de leur ferme, « Nous refusons d’être des ennemis », est ce qui leur permet de continuer à vivre malgré le caractère apparemment désespéré de la situation.

Source : The Tablet

La loi de cause et d’effet – Le karma [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Au cours de ces articles une brève mention a été faite à plusieurs reprises à la loi de cause et d’effet, sans doute mieux connue sous sa désignation orientale de « karma ». L’ensemble de l’existence humaine et de son évolution est si intimement liée à plusieurs aspects de cette loi qu’il est conseillé à l’étudiant de se familiariser avec ces enseignements, ses principes jouant un rôle dominant dans la construction de la vie quotidienne de l’homme.

Le karma individuel est le résultat cumulé de toutes les actions et les pensées de l’homme, non seulement de sa vie actuelle mais également de ses innombrables existences précédentes. Ce karma individuel est en lui-même un domaine des plus compliqués et difficile à saisir dans sa totalité. Cependant, le sujet est plus complexe encore. En effet, en plus du résultat des actes de l’individu, sa vie est également soumise à plusieurs autres types de karma sur lesquels il n’a pas de contrôle direct et qui peuvent l’amener à considérer qu’il n’est qu’une simple marionnette ou un atome insignifiant dans les destinées cosmiques. Il est, par exemple, également soumis au karma universel ou cosmique, au karma du monde ainsi qu’au karma de l’humanité, de la race, de la nation, du groupe et de la famille, pour n’en mentionner que quelques-uns. Tous ces différents types de karma sont entremêlés et interagissent d’une manière si inconcevable et inextricable que l’ensemble dépasse de loin la conception qu’en a l’humanité.

La complexité du karma a été soulignée parce que les étudiants ont parfois tendance à simplifier à l’excès ce sujet. Chaque être humain est gouverné par des forces bien au-delà de sa conscience, l’entraînant lui, ses associés et son environnement dans des situations incompréhensibles qui s’avèrent inéluctables et qu’il doit apprendre à accepter.

En dépit de cette image relativement sombre, l’homme conserve son libre-arbitre, grâce auquel, dans une certaine mesure, il peut contrôler sa destinée, ou, en d’autres mots « l’homme peut créer ou détruire sa propre vie ». Il peut initier des actions qui produiront des résultats notables et être ainsi dans une large mesure l’architecte de son propre futur et conduire ses propres affaires. Il sera certainement le point focal de nombreuses forces qui sont en dehors de son contrôle, mais beaucoup d’entre elles peuvent être manipulées et transformées pour servir ses propres objectifs en fonction des circonstances et de l’environnement.

Au cours du développement humain, survient toujours une vie dans laquelle la personne devient consciente du fonctionnement pratique de la loi de cause et d’effet. A partir de ce stade elle apprend à reconnaître le karma dans les évènements de la vie et à évaluer les faits avec une considération curieuse et par conséquent une compréhension plus vaste. L’individu commence à étudier la qualité radiative de sa vie et les possibles effets karmiques de ses actions, et à construire et façonner ainsi consciemment sa propre destinée et son futur. Désormais ses réactions aux évènements de la vie cessent d’être purement émotionnelles. Il entreprend consciemment et mentalement l’étude et l’analyse des causes possibles responsables des circonstances évoquées. Une approche et une perspective sur la vie totalement nouvelles sont engendrées lorsqu’il en vient à reconnaître que le karma est source de tous les évènements et situations et qu’il est l’instrument utilisé par l’âme pour donner forme au développement de l’évolution.

Le dilemme auquel le disciple explorateur est si souvent confronté tient à ce que beaucoup d’évènements karmiques proviennent d’activités ayant leur origine dans de précédentes incarnations dont il n’a aucun souvenir conscient, et qu’il ne peut donc relier à aucune situation présente. Cela est plus encore compliqué par les situations karmiques émanant de sources externes totalement en dehors de son entendement et de sa compréhension.

La loi de cause et d’effet enseigne que chaque action est enregistrée dans le domaine éthérique et doit inévitablement être suivie d’une réaction d’une puissance comparable. Cependant, il ne faut pas déduire de cela que les vibrations mises en mouvement par l’action causale ont été annulées ou neutralisées par la réaction. Aucune vibration ne peut jamais être définitivement effacée, elle peut seulement être transformée en une vibration plus haute ou plus basse ou détournée dans une nouvelle direction. Au sens strict, aucune action nouvelle ne peut jamais être initiée, il est seulement question de dévier l’énergie existante vers d’autres canaux, donnant ainsi naissance à d’autres vibrations et par conséquent à une séquence d’évènements différente. Toute la fantasmagorie de phénomènes dans lesquels l’homme est pris bon gré mal gré, doit être envisagée comme le schéma complexe d’un système de réactions en chaîne qui s’entremêlent et interagissent, chaque action menant à une réaction puis de nouveau à une autre réaction…à l’infini !

Malgré la confusion, demeurent toujours un dessein et un plan systématiques qui sous-tendent l’ensemble, menant à la Destinée planifiée, Une destinée, concernant l’homme, qui disparaît dans l’infini et continue de disparaître à jamais, malgré sa perception en constante expansion et la découverte d’horizons sans cesse élargis.

Bien que beaucoup de ces pensées puissent paraître paradoxales, le fait demeure que l’homme conserve un degré considérable de libre arbitre et la capacité de diriger dans une large mesure le cours de sa propre vie et de sa destinée. Il lui a même été accordé le pouvoir de neutraliser ou d’effacer certains mauvais karmas accumulés par le passé, en engageant une action correcte et rédemptrice dans la vie présente. Un des moyens les plus efficaces pour cela est de vivre une vie de sacrifice et de service dévoué et aimant envers son prochain, ainsi « ce que l’homme a fait il peut le défaire ». L’humain n’a jamais été destiné à être la victime impuissante des circonstances, car vie après vie, l’âme revient, utilisant un instrument physique pour acquérir de l’expérience et entraîner cet outil à devenir l’arbitre intelligent de son propre sort et le représentant conscient de la divinité qui réside en lui.

Dans le passé, au sujet de la loi de karma, les humains insistaient trop sur son aspect négatif. Il faut donc corriger et expliquer qu’il y a autant de bon que de mauvais karma le tout dépendant de la focalisation des activités de l’individu. A mesure que le disciple avancera sur le Sentier il y aura un changement correspondant dans sa motivation et ses objectifs et sa réserve de mauvais karma accumulé sera systématiquement évacuée et réduite et sera remplacée par un stock proportionnel de bon karma.

La vie après la mort et la renaissance [sommaire]

par Benjamin Creme,

L’attitude de nos contemporains face à ce phénomène récurrent que nous appelons la mort constitue une des grandes tragédies de notre temps. Pour la plupart, nous portons sur la mort un regard empreint de peur et de dégoût, cherchant par tous les moyens à lui résister, et prolongeant, souvent bien au-delà de son utilité, l’activité du corps physique, comme garantie de la « vie ». Notre peur de la mort n’est en fait que la peur de l’inconnu, la peur d’une dissolution complète et définitive, la peur de ne plus être. En dépit des multiples témoignages rassemblés au fil des ans par un grand nombre de groupes spirituels, attestant que la vie se poursuit après la mort, sous une forme ou sous une autre ; en dépit de l’acceptation intellectuelle répandue que la mort n’est que l’éveil à une vie nouvelle et plus libre ; en dépit de la croyance croissante en la réincarnation, et malgré les enseignements reçus, à travers les âges, des Instructeurs les plus sages, notre approche de ce grand passage continue d’être empreinte de peur et d’agitation.

Ce qui rend cette attitude si tragique est qu’elle est tellement éloignée de la réalité qu’elle est source de bien des souffrances inutiles. Notre peur de la mort n’est autre que la peur de voir notre identité anéantie. C’est cela qui nous terrifie. Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel, ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, de plus, nous réalisions que ce que nous appelons la mort est en fait l’entrée dans une lumière nouvelle dont la clarté nous confère une conscience plus aiguë de notre identité, et nous révèle certains aspects plus élevés de notre Etre jusque-là occultés, toute notre attitude envers la mort changerait, pour notre plus grand bien.

La mort et la vie sur le plan physique seraient alors considérées comme les étapes d’un cheminement sans fin vers la perfection, la mort n’étant qu’une porte d’accès vers un champ d’expérience beaucoup plus vaste. Libérée des limitations du plan physique, notre conscience verrait s’ouvrir à elle de nouvelles et vastes perspectives de connaissance, d’intelligence et de beauté jusque-là inaccessibles. Dans un proche avenir, les Maîtres et leurs disciples enseigneront la vérité au sujet de cette expérience que nous appelons la mort, et ainsi offriront à chacun une liberté nouvelle. Nous apprendrons à accepter la mort pour ce qu’elle est : la restitution de nos véhicules à leur source initiale, « les cendres à la cendre et la poussière à la poussière », et une ouverture à une vie nouvelle, plus riche de significations.

 

Le processus de la mort

Il commence lorsque l’âme retire son énergie du corps physique dense. Cela peut prendre plus ou moins de temps. Une série de crises cardiaques ou l’aggravation continue d’une maladie peuvent signifier que l’âme a amorcé ce processus. Dès que la mort survient, les corps subtils – les corps astral et mental situés au sein du véhicule éthérique – se retirent du corps physique dense. Ceci peut, également, se faire plus ou moins rapidement, et les Maîtres conseillent d’attendre trois jours avant la mise en terre, ou de préférence la crémation, ceci pour être assuré que le corps éthérique s’est bien complètement retiré de sa contrepartie physique.

Dès lors, la conscience de l’individu subsiste à l’intérieur du corps éthérique qui, à son tour, se verra également abandonné. Les particules de substance constituant ce corps retournent alors dans l’océan d’énergie éthérique qui nous entoure. La rapidité de ce processus de désintégration dépend du karma individuel. Une fois le véhicule éthérique rejeté, l’enveloppe astrale de la personne lui confère une conscience sur l’un des sept sous-plans du plan astral, celui qui s’harmonise le mieux à sa nature astrale, sous-plan sur lequel elle vivra un certain temps, afin d’être confrontée aux désirs qui ont imprégné son corps astral durant sa vie terrestre et aux filets desquels elle se laisse encore prendre. Bien souvent, cette confrontation va l’absorber à un tel point que la vie sur ce plan devient pour elle une réalité. Si sa conscience est surtout focalisée sur l’astral et très peu sur le mental, une telle personne peut vivre sur le plan astral pendant une longue période – notion de temps toute relative si l’on considère que le temps tel que nous le percevons sur le plan physique cesse d’exister en même temps que le cerveau.

Sur le plan astral, chacun fait ce que normalement il aurait fait en incarnation. Mais, bien que cette vie sur le plan astral ait l’apparence de la réalité, tout comme la vie sur le plan physique dense, elle n’en est pas moins une illusion. Tous nos espoirs, nos peurs, notre agressivité, nos haines, nos jalousies et nos vices constituent de puissantes formes-pensées qui tôt ou tard doivent être dissoutes. C’est pourquoi le seul enfer qui existe est celui que nous nous sommes nous-mêmes créés sur le plan astral. L’enfer auquel nous sommes confrontés est celui de nos propres désirs, de notre propre cruauté, de notre séparatisme, de nos ressentiments et de nos peurs qui demeurent sur le plan astral. C’est pour cette raison que les Maîtres ne cessent de nous répéter d’apprendre à contrôler nos pensées et nos réactions émotionnelles.

 

Mourir consciemment

Pour cette même raison, il est important qu’au moment de la mort, le niveau de conscience soit aussi élevé que possible, afin que les derniers réflexes nerveux servent à propulser la conscience à travers les niveaux de l’astral et du mental inférieur jusqu’aux sphères mentales les plus élevées, de la manière la plus rapide et la plus consciente possible. D’où l’importance d’une préparation délibérée à la mort. A l’avenir, nous apprendrons comment mourir consciemment, comment gérer ce « passage ». Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l’idée qu’ils s’en font : celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre : la personne décédée découvre qu’elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s’est accrue incommensurablement. Elle perçoit simultanément deux mondes : celui des formes qu’elle vient de quitter et le monde nouveau qui s’ouvre à elle, lieu de plus grande liberté, où des êtres familiers viennent l’accueillir, mais où elle peut encore partager les sentiments et les pensées de ceux qu’elle a laissés derrière elle. Loin d’être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d’une façon si douce qu’ils ne réalisent pas qu’ils sont morts, à tel point que de l’autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience. Ainsi, sur le plan astral, des disciples, des initiés et certains Maîtres interviennent afin de les protéger et de leur faire prendre conscience de leur mort.

Après la mort du corps physique, la personne défunte séjourne sur le plan de l’astral qui correspond au niveau de développement qu’elle a atteint au cours de sa vie terrestre. A ce niveau subtil d’existence, notre faculté de perception est libérée des processus de la pensée et du raisonnement qui sont le fait du cerveau physique. Toute connaissance et expérience peut alors être directement vue, entendue, touchée et connue dans sa pleine signification. Perception, connaissance et beauté sont simultanément appréhendées et engendrent une sensation de joie et une libération inconnue sur le plan terrestre.

 

Le ravissement

Sur les sous-plans de l’astral supérieur, cette expérience directe revêt un caractère plus extatique. Elle provoque des émotions plus nobles et plus raffinées, correspondant aux niveaux astraux supérieurs du centre du cœur, aux plus hauts niveaux de l’astral. Un être parvenu à un certain degré d’évolution avant sa mort fait sur ces plans l’expérience d’une joie indicible et d’une extase presque constante. Il perçoit toute la beauté et l’harmonie qui sont, sur ce plan, l’expression de bouddhi, c’est-à-dire l’amour-sagesse. En fait, bouddhi est un état de ravissement qui peut être expérimenté sur le plan physique lorsqu’au cours de la méditation, on parvient à un degré élevé de contact bouddhique.

Un être qui a atteint un certain niveau de concentration mentale reste peu de temps sur le plan astral, car son véhicule astral est alors si raffiné et harmonieux qu’il se dissout rapidement, afin que ses particules puissent retourner dans le réservoir de matière ou d’énergie astrale, tout comme les particules du corps éthérique sont retournées au plan éthérique.

L’expérience vécue sur le plan mental est d’une nature différente, plus mentale. Là, le ravissement laisse place à la connaissance et à la sagesse. L’expérience spécifique de ce plan n’est plus seulement la joie extatique mais plutôt l’intelligence du sens profond des choses, de leur véritable signification. L’être suffisamment évolué, doté d’un niveau d’intuition élevé, peut alors comprendre cela, ainsi que le Dessein et la Volonté de Dieu.

Pour les êtres plus évolués, l’existence sur le plan mental constitue la dernière avant le retour en incarnation. Mais il se peut aussi que le corps mental se dissolve à son tour, l’être entre alors en état de pralaya, en devachan. Cet état d’existence ni mental, ni astral, ni physique, est un état intermédiaire entre la vie et la mort. C’est un état d’être, hors incarnation, où toute pulsion vitale est suspendue. C’est un état d’éternelle béatitude, de paix parfaite. L’être en pralaya n’est pas inconscient, mais aucun processus d’apprentissage conscient ne peut avoir lieu avant le retour en incarnation. C’est une sorte d’absorption dans l’Absolu, d’où l’on s’abstrait, selon la Loi, lorsque le besoin du groupe le réclame.

L’état de pralaya est le monde propre aux âmes, où elles n’ont d’autre but que d’être elles-mêmes. Dépourvue de tout véhicule inférieur, l’âme en pralaya ne fait aucune nouvelle expérience, contrairement à l’existence sur les autres plans. Ainsi, les progrès spécifiques ne sont possibles que sur les plans inférieurs. L’âme vient en incarnation par décision du Logos, en fonction des besoins du groupe et du Plan. C’est pour l’âme un grand sacrifice que de descendre sur le plan physique et de s’incarner. Elle le fait sous l’impulsion de son esprit d’abnégation. Cette volonté altruiste qui émane de l’âme est une puissante source d’inspiration. L’âme en pralaya n’éprouve aucun désir de s’incarner. Elle y reste, suivant les cas, de quelques dizaines à plusieurs milliers d’années, jusqu’au moment où un groupe d’âmes en pralaya est envoyé en incarnation, parce que le moment est propice et les circonstances favorables. C’est de cette manière que le corps de l’âme, ou corps causal, s’enrichit de nouvelles expériences. Le corps causal reçoit davantage de connaissance et de conscience de l’âme à mesure que ses véhicules s’affinent.

 

Les atomes permanents

Cet affinement des véhicules de l’âme (que sont les corps éthérique, astral et mental) s’opère par le truchement de ce que l’on appelle les « atomes permanents ». Il s’agit d’atomes de matière physique, astrale et mentale autour desquels s’organisent les corps en vue d’une nouvelle incarnation. Ces atomes permanents gardent la mémoire du taux vibratoire auquel l’individu est parvenu au moment de sa mort. Si cette personne a fait de grands progrès, les corps de ses incarnations suivantes seront plus raffinés, en harmonie avec la vibration de cet atome permanent qui, grâce au travail magique de l’âme, attirera toujours davantage de matière de nature subatomique. Ainsi, les atomes permanents parviennent à des fréquences vibratoires toujours plus élevées. Et comme un corps attire toujours à lui de la matière ayant un taux vibratoire semblable, les progrès réalisés de vie en vie créeront un corps chaque fois plus raffiné, d’une vibration toujours plus élevée. Les atomes permanents constituent donc les noyaux qui attirent les particules atomiques dont sont composés, en premier lieu le corps mental, puis le corps astral, enfin le corps physique éthérique, ce après quoi le corps physique dense est « précipité ».

Les atomes permanents d’un être sont liés au corps causal de l’âme et ne sont influencés par aucune expérience faite hors incarnation. Le corps causal se situe sur le plus élevé des quatre plans du mental, et on peut le considérer comme une sorte de réservoir de tout ce qui a été perçu, connu et expérimenté dans les domaines du physique, de l’astral et du mental. Une « corde d’argent » relie l’âme et son corps aux trois atomes permanents. Dans ce cordon, la conscience est continue, de telle sorte que lorsqu’il est temps pour l’âme de s’incarner à nouveau, des particules de matière de taux vibratoire analogue sont, magiquement, attirés autour des atomes permanents. Ceux-ci ont conservé la même fréquence que dans la vie qui a précédé, et sont imprégnés de la conscience et de la vibration des énergies de ces niveaux.

Au début des incarnations suivantes, lorsque les véhicules sont prêts, l’âme forme ses enveloppes mentale, astrale et physique. La connaissance et l’expérience accumulées, gagnées au cours d’une succession de vies précédentes, s’écoulent du niveau de l’âme dans le cerveau physique qui en retient tout ce qu’il peut consciemment absorber, utiliser et connaître. Cette connaissance ne peut être véritablement utilisée avant que les centres du cerveau n’aient été suffisamment éveillés. Lorsque c’est le cas, nous nous trouvons devant ce que l’on appelle un « génie ».

L’âme est le miroir de la Monade, ou volonté spirituelle, de bouddhi, l’intuition spirituelle, et de manas, le mental supérieur. La personne qualifiée de génie, est à même d’accorder ses vibrations avec celles émanant du niveau de l’âme ainsi que de la conscience manasique ou bouddhique, c’est-à-dire la pensée. Là se trouve la source de cette connaissance supérieure et de ce talent prééminent hérités de l’expérience acquise au cours des vies passées. Un génie est celui qui jouit d’un contact étroit et instantané avec l’âme et peut, de ce niveau, faire descendre la sagesse et la connaissance jusqu’au cerveau physique, dans la mesure où les centres du cerveau, qui pour la plupart des gens demeurent inutilisés, ont été ouverts.

Dans le processus de l’incarnation, le facteur important se trouve dans le fait que nous nous incarnons, non pas individuellement, mais en groupes. Si naturellement, l’incarnation individuelle a réellement lieu, elle n’est qu’incidente par rapport à l’événement de plus grande portée qu’est l’incarnation de groupe. Cette renaissance en groupe se produit cycliquement, selon certaines lois gouvernant la manifestation des énergies ou rayons, et se trouve, également, liée au niveau d’évolution des groupes concernés.

On pose souvent la question de la longueur du temps séparant deux incarnations. Et l’on a écrit là-dessus, bien des choses erronées et qui ne sauraient être, en tout cas, que spéculatives. Le fait est qu’il existe d’énormes différences dans la longueur des périodes passées hors incarnation, aussi bien à un niveau individuel qu’au niveau des groupes. Certaines âmes connaissent une succession d’incarnation et de période de pralaya extraordinairement rapide, tandis que d’autres passent des éons entre une vie sur Terre et la suivante. Il n’y a pas de temps « moyen ». Souvenons-nous toujours que nous parlons en termes de temps du plan physique. Hors du cerveau physique, le temps n’existe pas. Il est cependant possible de donner un tableau généralisé qui, compte tenu de nombreuses variations, rend compte du schéma d’incarnation de trois principaux groupes composant l’humanité, sous l’impact de trois Lois.

 

La loi de l’évolution

Les masses, aujourd’hui, sont largement focalisées dans le véhicule astral ou émotionnel – leur conscience est encore essentiellement celle de la quatrième race-mère, l’atlante, dont le but évolutif était le perfectionnement du corps astral. Des millions de personnes actuellement incarnées faisaient partie de cette race atlante, dont elles montrent encore puissamment les tendances émotionnelles.

Pour ces individus, les moins avancés, la période hors incarnation est généralement courte. Etant de « jeunes » ego, ils ont encore beaucoup à apprendre, et sont magnétiquement attirés vers la vie du plan physique par les formes-pensées qui les lient au plan de l’existence terrestre, ainsi que par le flux et le reflux karmique qui émane de notre Terre. Eux-mêmes n’ont pas beaucoup à dire sur la question, mais selon la loi de l’évolution, ils sont poussés, cycliquement, encore et encore, à s’incarner, à apprendre, à faire des expériences, et, par leurs essais et leurs erreurs, par la douleur et la souffrance, à prendre finalement librement la décision de retourner consciemment, hors de la matière, vers l’esprit et la libération.

Ceux qui sont un peu plus évolués tendent à rester plus longtemps hors d’incarnation, car ils n’ont pas créé des liens terrestres aussi forts. Ils sont plus souples, plus libérés, et ont une plus grande focalisation mentale. En outre, du fait de leur expérience personnelle plus riche, ils ont également besoin de plus de temps pour absorber et assimiler ce qui ne peut être pris et intégré que sur les plans supérieurs, hors incarnation.

Comme je l’ai déjà dit, les ego plus évolués passent une « période » plus ou moins longue en pralaya, cet état d’existence entre la mort et la renaissance dans lequel il n’y a pas d’impulsion de se réincarner à nouveau. Le pralaya, ou l’expérience dans le devachan, correspond à l’idée chrétienne du paradis. Là, ces âmes attendront, parfois de brèves périodes, parfois pendant des éons, que le besoin de la présence de leur groupe particulier se fasse à nouveau sentir sur le plan physique.

Toutes les âmes se situent sur l’un ou l’autre des sept courants d’énergie – les sept rayons – et lorsque ces rayons viennent en manifestation, les groupes d’âmes qui appartiennent à ces rayons s’incarnent également. Ces ego plus avancés ne viennent pas individuellement, ils ne sont pas non plus les jouets aveugles de la loi d’évolution, comme le sont leurs frères moins avancés. Ils s’incarnent en obéissant à la loi de groupe dans le but de remplir un certain objectif, sous l’influence d’un rayon d’énergie spécifique, et en rapport avec un certain aspect du Plan. Chaque génération amène en incarnation un groupe équipé de la connaissance et de l’habileté nécessaires pour régler plus ou moins les problèmes de cette époque. C’est de cette façon que se développe et se déploie graduellement le Plan, par le travail des groupes successifs qui viennent en incarnation, encore et encore, et peuvent ensuite disparaître à la fin d’une ère pour ne plus revenir en incarnation pendant des éons.

 

La loi du service

Un autre groupe également entre très rapidement en incarnation. Ce sont les êtres les plus avancés, les disciples et les initiés. Ce n’est ni la loi d’évolution ni la loi de groupe qui gouverne leur retour, mais celle du Service. Ils choisissent consciemment et en toute liberté de s’incarner. Connaissant le Plan et désirant le servir, ils décident, sous l’impulsion de leur Maître personnel ou non, de la meilleure manière de le faire. Mais comme ce sont des initiés, le Maître, qui connaît le sentier les conduisant vers leur but, les surveille et les conseille dans le choix des circonstances de leur réincarnation. L’initié veut également revenir sur Terre afin de poursuivre sa tâche là où il l’a laissée, et aussi pour continuer à servir. Il s’incarne de façon répétée et rapide pour franchir les dernières étapes du sentier de l’initiation. L’initié a pour objectif de se dégager rapidement de son karma, afin d’être libre et apte à un plus grand service. L’âme imprime à son véhicule ce désir au cours de l’incarnation, ce qui neutralise toute aspiration du disciple pour la félicité du pralaya connue dans le devachan.

Il existe une autre raison aux cycles rapides d’incarnation, qui peut être la nécessité de « perfectionner » l’équipement du disciple en concentrant ses activités dans une direction très précise, et cela sur plusieurs vies, en vue d’acquérir une qualité qui lui manque, ou d’apporter une qualité spéciale, parfaitement développée en lui, au travail d’un groupe ou d’une nation particulière.

 

Les groupes d’âmes

Toutes les âmes s’incarnent et se réincarnent sous la loi de renaissance. Les groupes d’âmes viennent ensemble, dans le but d’épuiser le karma créé dans le passé. Cette loi donne donc l’occasion de rembourser de vieilles dettes, de reconnaître des amis de longue date et de travailler, d’accepter d’eux des anciennes responsabilités et des obligations, et d’amener en manifestation des talents et des qualités acquises depuis bien longtemps afin de les utiliser. Quelle beauté et quel ordre, dans cette loi qui gouverne notre apparition sur le plan terrestre !

En résumé, nous pouvons dire que la réincarnation dépend de la destinée particulière de l’individu. S’il n’est pas suffisamment développé, il n’y a pas encore véritablement de destinée. L’individu est simplement ramené en incarnation. Lorsque l’homme ou la femme a progressé un peu plus, sa destinée devient une destinée de groupe. Dans le cas d’un disciple ou d’un initié, cependant, les cycles d’incarnation sont gouvernés par leur destin individuel et, par-dessus tout, par leur désir de servir.

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un message au bon moment [sommaire]

Il y a de nombreuses années (vers 1980), je m’étais arrêté à un feu rouge. Alors qu’il passait au vert, j’ai clairement entendu une voix intérieure me dire : « Ne démarre pas, attends. » Heureusement, j’ai suivi cette injonction et, quelques secondes plus tard, une voiture franchissait le feu rouge à toute allure. Votre Maître pourrait-il me donner des explications ?

R. M., Los Angeles, Californie, Etats-Unis.

Le Maître de Benjamin Creme a expliqué que l’avertissement venait du Maître Jésus.

Lumières dans le ciel [sommaire]

Le 28 mars 2000, j’ai travaillé tout l’après-midi dans le jardin jusqu’à 20 heures. J’étais assez fatiguée et, après avoir mangé un peu, j’ai voulu faire le ménage dans la cuisine, mais j’eus soudain l’inspiration de monter dans ma chambre. Il était 20 h 50 et je voulais juste finir de nettoyer la cuisine rapidement, mais je n’y suis pas parvenue car l’envie était si forte de tout quitter et de monter tout de suite à l’étage !

En entrant dans la chambre, j’ai vu au dehors, juste devant mes yeux par la fenêtre de toit, une immense croix de lumière vert et or qui traversait le ciel. Elle était si grande qu’elle remplissait toute la fenêtre du haut en bas. Je suis restée bouche bée. Je n’en croyais pas mes yeux. Je savais maintenant pourquoi on m’avait « appelée » à l’étage.

Immédiatement, je me dis : « Oh Maitreya ! Mon Seigneur ! Quel miracle se produit dans ma maison, en moi et à l’extérieur. Je vous remercie du fond du cœur pour ce merveilleux cadeau. » J’étais tellement excitée et je suis restée là, stupéfaite.

J’aurais voulu aller chercher mon appareil photo, mais malheureusement, il n’était pas prêt. La veille, j’avais eu l’idée de vérifier mon vieil appareil photo, car je risquais de l’utiliser dans un avenir proche. Mais je ne l’avais pas fait.

J’ai ressenti une énergie et une joie très fortes et très stimulantes. La croix a ensuite disparu, mais je savais que je devais rester et attendre. Elle pourrait revenir. En effet, un point de lumière est apparu dans le ciel et s’est transformé en une très grande croix lumineuse, comme si on l’avait dessinée. Sur la gauche, un peu plus haut, une deuxième croix de lumière apparut exactement de la même manière ; toutes deux, à nouveau, vertes et dorées.

J’ai contemplé ce spectacle divin et ressenti une joie et un bonheur incommensurables. C’est une expérience merveilleuse que de sentir son cœur et sa conscience s’élargir encore et encore. J’étais pleine d’amour et de béatitude – c’était d’une beauté indescriptible. Au bout d’un moment, ces phénomènes se sont réduits à deux points lumineux et disparurent.

Une fois de plus, j’eus la forte intuition de rester et d’attendre. En fait, une grande lumière est apparue et, sur le côté gauche, un peu plus haut, une deuxième, comme deux boules de feu dorées d’un rayon d’environ 30-40 centimètres et une grande aura étincelante. De là, elles se sont dirigées directement vers ma maison, silencieusement et très rapidement. « Oh mon Dieu ! Quel merveilleux spectacle se déroule en ce moment ! »

J’étais si heureuse, pleine d’amour, de joie et de puissance, et je me demandais ce qui allait se passer ensuite. Tout à coup, avant d’arriver près de la maison, elles restèrent stationnaires un moment, puis elles sont descendues et se sont à nouveau arrêtées ; elles sont remontées, puis se sont arrêtées ; elles sont descendues en zigzag, puis se sont arrêtées ; elles sont remontées et, après un certain temps et des instants indescriptibles, elles se sont dissoutes en deux points de lumière et ont disparu.

Le ciel était tout illuminé par ce spectacle de lumière divine des plus merveilleux. J’étais submergée par l’amour, la lumière, la joie et la félicité. Tout mon corps vibrait et rayonnait. J’ai fusionné avec le Divin à l’intérieur et à l’extérieur. J’ai fait l’expérience de l’unité avec Dieu et tous les êtres, et j’ai pu embrasser tout ce qui a été, est et sera. « Merci, Seigneur, pour cette expérience merveilleuse et extraordinaire et pour votre grâce. Que tous les peuples du monde entier soient heureux ! Om shanti shanti shanti. »

J’étais consciente de la bénédiction dont j’étais l’objet, ainsi que toute la région, et je me demandais si les deux boules de lumière qui sont apparues après les croix de Maitreya étaient des ovnis ou si elles venaient aussi de Maitreya ?

R. G., Bergdietikon, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’ensemble de ce phénomène lumineux avait été manifesté par Maitreya.

Une époque difficile pour les jeunes [sommaire]

Un soir, je rentrais chez moi lorsque soudain je vis Maria, que j’avais rencontrée pour la dernière fois en 2009. Elle discutait avec sa fille et j’ai attendu qu’elle m’adresse la parole. Au bout d’un moment, elle m’a souri.

Lorsque je l’avais rencontrée auparavant, elle nous avait donné, à mon collègue Josef et à moi-même, des conseils pour aider mon fils. A l’époque, le Maître de Benjamin Creme avait indiqué qu’elle était une disciple du Maître Jésus. Cette fois-ci, trois ans plus tard, elle m’a demandé des nouvelles de mon fils. J’ai répondu qu’il allait bien, qu’il étudiait les sciences politiques et l’économie depuis deux ans et qu’il allait au Rwanda pour un stage pratique. Elle m’a répondu : « C’est très bien. » Je me suis sentie heureuse. C’était comme une confirmation que les choses allaient bien après des années de problèmes.

Elle m’a posé des questions sur les membres du groupe dont elle se souvenait et sur le fils de Josef. Nous avons ri ensemble et je lui ai dit que j’étais si heureuse d’avoir eu cette conversation avec elle et que cela avait vraiment aidé mon fils à obtenir son diplôme. Elle m’a dit qu’il était extrêmement difficile pour les jeunes de passer le cap de l’école à cette époque. En souriant, elle a demandé à sa fille : « Est-ce très difficile ? Ou est-ce facile pour les jeunes ? Qu’en penses-tu ? » Sa fille reconnut que cela semblait plus difficile aujourd’hui. « Oui, c’est tellement difficile pour eux ! » renchérit Maria.

Pendant notre conversation je me suis sentie le cœur léger. Et à la fin, elle me prit les mains et me regarda dans les yeux en disant : « Prends bien soin de toi ! »

Je me demande maintenant s’il s’agissait d’une rencontre avec une disciple de Jésus, et qui était sa fille ?

D. M., Regensberg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Maria » et sa « fille » étaient toutes deux des disciples du Maître Jésus.

Plus qu’ordinaire [sommaire]

Le 23 mai 2013, je me trouvais dans la rue Kings Langley High Street. Je revenais de la pharmacie du quartier. En retournant à ma voiture, je vis un grand jeune homme brun qui marchait à grands pas sur le trottoir du côté opposé de la chaussée, en tenant son vélo à la main. Il souriait. Je crois qu’il portait une chemise bleue à rayures.

Mes yeux se sont concentrés sur cet instant, attirés par ce qui semblait tout à fait ordinaire et étrange à la fois. Je me souviens d’avoir été conscient qu’il dégageait une force intérieure bien au-delà de son apparence physique. Je me demandais si mon instinct était fondé – qu’il était Maitreya – ou s’il s’agissait d’une erreur de ma part ?

P. K., St Albans, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

Un visage familier [sommaire]

Le 14 juin 2014, tôt le matin, je suis arrivé à la gare d’Orsay, près de Paris, pour me rendre à un week-end de méditation de transmission organisé à l’occasion de la Fête du Christ. En sortant de la gare, je consultai la carte qu’on m’avait envoyée. A ce moment-là, un vieil homme s’approcha de moi et me demanda : « Puis-je vous aider ? » Je lui répondis : « Euh, oui, je cherche la Clarté-Dieu. »

Pendant qu’il m’expliquait comment m’y rendre, je jetai un coup d’œil à son visage et remarquai qu’il ressemblait à Benjamin Creme, mais en un peu plus jeune et avec les cheveux bruns.

Y. D.-M., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.

Une nouvelle proposition d’aide [sommaire]

Le 15 juin 2014, [en revenant du même week-end de méditation de transmission] j’ai essayé de valider mon ticket de train à la gare d’Orsay mais la machine ne fonctionnait pas. Très surpris je fis une nouvelle tentative sans succès. Je me préparais à acheter un autre ticket lorsqu’un Noir d’une cinquantaine d’années s’est approché de moi et m’a demandé : « Puis-je vous aider ? » Je répondis poliment : « Non merci. »

Y. D.-M., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.

Une apparence qui interpelle [sommaire]

Il y a longtemps, un matin à Paris, à la station de métro Belleville, au moment de monter dans la rame, une personne à l’allure vraiment étrange se tenait debout, le dos appuyé à l’une des fenêtres.

Il était très grand (au moins deux mètres) et mince ; la peau de son visage était très blanche, il avait des cheveux blonds, courts et des yeux plutôt sombres. Il fixait le sol, perdu dans ses pensées. Nous étions seuls de ce côté du wagon. J’ai tout de suite senti qu’il ne voulait pas vraiment être dérangé. Cet homme n’exprimait rien, on aurait même dit qu’il n’y avait rien dans ce grand corps. Je me suis assis et je l’ai observé discrètement. Spontanément, j’ai pensé que cet être était un extraterrestre, qu’il ne pouvait pas être humain.

Y. D.-M., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.

Un homme très intéressant [sommaire]

En janvier 2002, je rentrais chez moi par le train après un entretien d’embauche lorsque je remarquai un homme d’âge moyen assis sur un siège voisin. Il a attiré mon attention parce qu’il faisait beaucoup de bruit. Il ouvrait et fermait continuellement son sac de voyage, prenant et remettant des objets. Cela m’a un peu agacé. Avec une telle agitation, je n’arrivais pas à me concentrer sur ma lecture.

A mi-chemin, le train s’est arrêté et nous avons dû attendre, sans savoir pourquoi. On nous a dit que cela ne s’était jamais produit. Un peu plus tard, on a mis un autre train à notre disposition. Lorsque nous avons pu monter dans le nouveau train, je me suis dirigé vers la première voiture et je me suis assis au centre, car c’était l’endroit où il y avait le moins de vibrations, où il n’y avait pas de passagers bruyants et où l’on pouvait lire confortablement.

Je venais de m’asseoir lorsque l’homme bruyant de l’autre train est réapparu. Il s’est assis à côté de moi et m’a dit qu’il s’asseyait normalement à cet endroit car c’était la partie la plus calme du train. A partir de ce moment et pendant tout le reste du voyage de quelques heures, il n’a pas cessé de parler de choses intéressantes. Il m’a posé des questions sur ma profession, sur le travail de mon père, et m’a dit qu’il voyageait pour donner des conférences sur divers sujets, dont la théologie.

Au cours de la conversation, un détail a attiré mon attention : il portait une veste en cuir toute neuve, sans un seul pli, à l’exception du col qui était très vieux et usé.

Je suis descendu à ma station. Il allait au bout de la ligne et j’aurais aimé l’accompagner car c’était un homme très intéressant. Pouvez-vous faire un commentaire sur cette rencontre ? Je pense que c’était une personne très spéciale. Etait-ce le cas ? Je vous remercie.

ADZ, Valence, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme dans le train était le Maître Jésus.

On l’a échappé belle [sommaire]

En août 2012, ma famille s’est rendue à Rogla, une station de ski slovène, pour un voyage d’agrément. Ma femme voulait rentrer à la maison en VTT, en passant par le mont Pohorje. J’avais prévu de faire de la course à pied et que mes parents rentreraient en voiture avec notre petit garçon. Après avoir passé quelques heures à Rogla à marcher et à admirer la vue, ma femme et moi sommes partis – ma femme sur son vélo et moi en courant.

Après seulement quelques kilomètres, je l’ai trouvée assise sur la route, entourée de quelques personnes qui l’aidaient. J’ai tout de suite compris qu’elle avait eu un grave accident. Apparemment, elle était tombée de son vélo. Elle était totalement désorientée, avec des signes apparents de commotion cérébrale et un menton enflé. Personne ne savait ce qui s’était passé. C’est ainsi que les gens l’avaient trouvée. Un passant avait appelé une ambulance et la police, mais j’ai décidé de l’emmener immédiatement dans la vallée avec ma voiture et de la confier à l’ambulance pour ne pas perdre de temps, surtout parce que je craignais un traumatisme cérébral ou une hémorragie.

Alors que nous roulions vers la vallée, son état a semblé se détériorer presque jusqu’à l’absence de réaction. Après que l’ambulance l’ait emmenée, j’ai demandé l’aide de Maitreya et je suppose que mon père l’a fait aussi.

Elle s’est lentement rétablie à l’hôpital, mais aujourd’hui encore, elle ne se souvient pas de l’événement. Elle s’était cassé la clavicule mais, en quelques semaines, elle s’est complètement rétablie. Maitreya l’a-t-il aidée après l’accident ? Quelle était la cause de son accident ?

A. N., Maribor, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a expliqué que la femme d’A. avait dérapé et était tombée de son vélo ; elle a été aidée par le Maître Jésus.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

La joie de vivre [sommaire]

par Le Maître –,

« Libérez-vous de la peur et soutenez l’espoir de vos frères humains ; la peur et la joie sont également contagieuses. Manifestez l’amour et la joie et fermez pour toujours la porte au désespoir. Faites cela et vous aiderez l’humanité plus que vous ne sauriez l’imaginer. » 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme
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Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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