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février 2023 – No 413

Sommaire


 

Article du Maître —

Le rôle de l’homme [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, décembre 1985

Avec le temps, l’humanité en viendra à comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon gré le rôle de gardien de leur évolution. Cela mènera à la transformation complète des pratiques liées à l’élevage et à l’agriculture, à l’exploitation forestière et à la pêche. Les méthodes actuelles, motivées par la cupidité des hommes, disparaîtront à jamais, et avec elles leurs conséquences : déforestation, dégradation des sols, surexploitation de terres déjà appauvries, pêche intensive et destruction de nombreuses espèces animales.

Il faut au plus vite mettre un terme à la guerre sans merci que l’on mène contre la nature. Les hommes ne doivent plus accepter l’empoisonnement de la terre et de l’eau, qui met en péril à la fois leur vie et celle des animaux. Il faut renoncer aux méthodes d’élevage qui privent les bêtes de leurs droits fondamentaux : liberté de mouvement, accès à l’air et à la lumière. L’exploitation cruelle, à des fins expérimentales, d’innombrables créatures doit céder la place à des méthodes d’investigation plus saines.

Nombreux sont ceux aujourd’hui qui se soucient de ces questions et réclament des changements. L’esprit humain s’est engagé dans la bonne direction et rien ne saurait arrêter cette évolution. Néanmoins d’immenses changements sont nécessaires sans délai pour maintenir l’équilibre écologique de la planète. Lorsque la Terre sera considérée comme une entité vivante formant un tout dont chaque partie est indispensable à l’ensemble, une vision nouvelle et plus saine de la réalité prévaudra. Les hommes en viendront à se considérer comme les gardiens d’un ordre naturel prédestiné à fonctionner dans l’harmonie et la beauté, ordre au sein duquel chaque règne est lié à ceux qui lui sont supérieurs et inférieurs, en accord avec le Plan.

On dépense aujourd’hui des sommes considérables dans la recherche sur les lois de la nature. Parallèlement, d’énormes ressources sont gaspillées ou mal utilisées. Si ces ressources étaient utilisées pour restaurer l’équilibre naturel, un monde nouveau ferait son apparition. L’homme se retrouverait en possession de secrets qui lui ont longtemps été cachés. Il aurait accès à des champs de connaissance qui jusqu’à présent lui sont restés inaccessibles. La nature dévoilerait ses mystères et l’homme commencerait à collaborer avec le Logos créateur, prenant ainsi la place qui lui revient de droit en tant que gardien du Plan. L’homme a la capacité de faire toutes choses nouvelles, ou de détruire le monde. Jamais auparavant il n’avait disposé d’un tel pouvoir. Le bon usage de ce pouvoir exige une sagesse peu commune, mais l’homme devra trouver cette sagesse en lui-même s’il ne veut pas disparaître.

Par bonheur, il n’est pas seul. Émergeant des coulisses de notre quotidien, le groupe de « Ceux qui savent » entre maintenant en scène. Ils sont dotés de tous les attributs de la divinité. À travers eux s’écoulera un flux de sagesse immémoriale qui guidera et accompagnera l’homme au fil de son chemin. Sous leur inspiration, l’homme deviendra conscient de ses errements passés et prendra un nouveau départ. Sous leur sage tutelle, il commencera son ascension vers le divin, afin de manifester sa divinité potentielle, jusqu’ici inexprimée. Ainsi, avec le temps, les hommes deviendront-ils eux aussi « Ceux qui savent », les serviteurs du Dessein divin. À travers eux s’écoulera alors un courant de sagesse universelle qui nourrira l’humanité tout entière dans la mise en œuvre du Plan.


Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière intemporelle, et nombre de ces textes semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Janvier-février 2023 [sommaire]

Le sommaire de ce mois-ci laisse penser que Partage international a actionné le bouton « avance rapide » pour emmener le lecteur dans le futur.

Le Retour de Lula au pouvoir : l’Amazonie peut respirer indique un changement immédiat pour restaurer la grande forêt tropicale – un pas urgent dans la bonne direction pour sauver le poumon de la planète.

L’article Nous avons besoin de la paix maintenant plus que jamais constitue un appel urgent à la paix immédiate pour sauver l’humanité.

Dans Le rôle de l’homme, le Maître conseille et décrit le futur travail de l’humanité pour sa sauvegarde et préserver la Terre.

Une vision réaliste pour un avenir durable pour le bien de tous est dépeinte dans Un modèle pour l’avenir.

L’article La dimension spirituelle du revenu de base universel montre que le militantisme spirituel passe aussi par l’économie, afin d’assurer la justice sociale pour tous dès que possible.

Enfin La décroissance rencontre le communisme décrit la fin du capitalisme et son impact sur la nature – dans l’espoir d’établir la justice économique.

Bien que la période des fêtes semble loin, peut-être qu’en ces temps incertains, un plus grand nombre de personnes s’arrêtent pour réfléchir à ce pour quoi elles ont rendu grâce en novembre ; pour penser à la signification de Noël marquant la naissance de Jésus ; pour espérer et faire des plans pour cette nouvelle année, alors que nous nous dirigeons vers 2025, date importante où les Maîtres se réunissent en conclave spécial à la fin des vingt-cinq premières années de chaque siècle pour évaluer le passé, considérer le présent et planifier l’avenir.

Le passé, le présent et l’avenir, ainsi que notre situation dans le temps, sont mis en évidence par des scènes des pérégrinations de Jésus dans le Nouveau Monde, révélées dans le compte-rendu de Bette Stockbauer, Il a parcouru les Amériques. Comme de nombreux lecteurs le savent, le Maître Jésus est l’un des Maîtres qui sont actuellement présents dans le monde moderne et qui travaille en étroite collaboration avec Maitreya. « Le Maître Jésus jouera un rôle important. Sa tâche est de reconstruire les groupes chrétiens selon des lignes plus porteuses et de les préparer à leur rôle de centres d’enseignement et de guérison. En cela, il travaillera en étroite collaboration avec le Christ, mais la mission de Maitreya embrassera tous les aspects de la vie des hommes. Son énergie et son inspiration stimuleront tous les domaines et les hommes le reconnaîtront comme l’Instructeur mondial qu’il est. Sous sa direction, les hommes refaçonneront le monde selon des principes plus justes et plus spirituels et commenceront ainsi leur ascension vers le sommet de la réussite. » (B. Creme, PI – Numéro spécial, 1989)

Nous attirons également l’attention sur le rôle crucial et la destinée des Etats-Unis dans le bien-être du monde aujourd’hui et dans les décennies à venir. « L’enseignement de Maitreya éveillera et invoquera l’âme idéaliste des Etats-Unis, guidant les meilleurs citoyens de ce grand pays vers la lumière qu’ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils s’accorderont avec leurs frères et sœurs des autres nations et, dans l’unité, sous l’inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix au monde qui attend. » (Le Maître de B. Creme, extrait de Le monde en attente, 2003)

Partage international souhaite à ses lecteurs une année 2023 inspirante et inspirée. Puissions-nous, nous l’humanité, jouer ensemble notre rôle et concrétiser nos plus hautes aspirations.

 

Point de vue

Retour de Lula au pouvoir : l’Amazonie peut respirer [sommaire]

par Amy Goodman et Denis Moynihan,

La forêt amazonienne est souvent appelée le poumon de la planète, couvrant plus de 5,5 millions de km² dans neuf pays d’Amérique du Sud. C’est un immense puits de carbone, qui capte le dioxyde de carbone de l’atmosphère, le stocke sous forme de biomasse et libère de l’oxygène. D’autres forêts tropicales humides font de même, du bassin du Congo à la Nouvelle-Guinée, mais l’Amazonie agit à une toute autre échelle et, avec l’activité humaine entraînant un réchauffement climatique catastrophique, la protection de l’Amazonie avec son pouvoir de guérison du climat est vitale.

C’est pourquoi la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva lors des récentes élections présidentielles au Brésil pourrait être l’un des événements les plus marquants de l’histoire du monde moderne. Connu sous le nom de Lula, il a été réélu pour un troisième mandat après qu’il ait quitté ses fonctions il y a plus de dix ans. Il s’est engagé à protéger l’Amazonie et les communautés indigènes qui ont longtemps géré la forêt. Lula a battu le président sortant Jair Bolsonaro, raciste d’extrême droite, un autocrate qui a fait de la déforestation effrénée de l’Amazonie et de l’élimination des zones indigènes protégées un pilier central de son unique mandat. Avant l’investiture de Lula ce 1er janvier, J. Bolsonaro est parti à Orlando, en Floride, et n’a pas assisté à la passation de pouvoir.

Photo : Antônio Cruz/ABrCC BY 3.0 BR, via Wikimedia Commons
Le président Lula (à gauche) en visite en Amazonie, en 2010. Sa réélection pourrait être l’un des événements les plus marquants de l’histoire du monde moderne.

« C’est la première fois qu’un président, depuis la fin de la dictature au Brésil, n’était pas là pour passer l’écharpe présidentielle au nouveau président, a déclaré le journaliste indépendant Michael Fox sur Democracy Now!. C’est en fait un groupe témoignant de la diversité des Brésiliens – un éboueur noir, un cuisinier, un militant handicapé – qui ont transmis cet insigne à Lula, et cela a montré que le peuple brésilien se rassemblait. C’était fantastique. »

Lula était métallurgiste et militant syndical pendant la dictature militaire brésilienne. Co-fondateur du Parti des travailleurs, il a été élu président pour la première fois en 2002. Au cours de ses deux mandats successifs, les politiques qu’il a défendues comme le programme Faim Zéro ont sorti des millions de Brésiliens de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire. Sa successeure, Dilma Rousseff, membre du Parti des travailleurs et ancienne guérillera, a été destituée lors d’un coup d’Etat législatif en 2016. Lula lui-même a été emprisonné à partir de 2018 pendant 580 jours sur de fausses accusations de corruption. Il a été libéré lorsqu’un tribunal a jugé que le juge chargé de son affaire avait un parti pris contre lui.

Bolsonaro, a refusé de concéder sa défaite électorale, affirmant que « seul Dieu » pouvait le démettre de ses fonctions. Les inquiétudes concernant la violence potentielle de ses partisans lors de l’investiture de Lula ont incité la Cour suprême brésilienne à interdire les armes à feu légales de la capitale Brasilia jusqu’après l’événement.

« Ces dernières années, nous avons sans aucun doute vécu l’une des pires périodes de notre histoire, une ère sombre, de doutes avec beaucoup de souffrances, a déclaré Lula dans son discours d’investiture. Mais ce cauchemar a pris fin avec le vote souverain lors de l’élection la plus importante depuis le retour du pays à la démocratie, une élection qui a montré l’attachement du peuple brésilien à la démocratie et à ses institutions »

 

Le gouvernement de Lula s’écarte radicalement de l’autoritarisme de Bolsonaro

Les principales nominations ministérielles incluent la lauréate du prix Goldman Marina Silva, une défenseure de la forêt amazonienne, en tant que ministre de l’Environnement et du Changement climatique ; la militante, journaliste et éducatrice noire Anielle Franco en tant que ministre de l’Egalité raciale – en 2018, dont la sœur, Marielle Franco, militante des droits de l’homme et membre du conseil municipal de Rio de Janeiro, a été assassinée en 2018 ; et Sônia Guajajara en tant que toute première ministre brésilienne des peuples autochtones.

En septembre 2019, Sônia Guajajara était à New York, participant à la grève climatique menée par les jeunes. « L’Amazonie brûle, déclarait-elle à Democracy Now! Beaucoup de territoires sont en feu. Nous attribuons l’augmentation des incendies à la rhétorique du gouvernement de Jair Bolsonaro, qui incite aux attaques, aux violations et à la déforestation. Les pratiques du gouvernement Bolsonaro consolident ce gouvernement comme le plus grand ennemi des peuples autochtones et de l’environnement. » Elle poursuivait : « Nous sommes dans une période d’éveil […] Il est urgent de lutter pour l’environnement. Pour cela, il faut que les gens aient une conscience politique et écologique, qu’ils interpellent et fassent pression sur les gouvernements de leurs pays pour qu’ils adoptent des politiques durables ».

Le Brésil est le plus grand pays d’Amérique latine et la douzième économie mondiale. La présidence de Lula avec un gouvernement historiquement diversifié ouvre la porte à un changement progressif, pour défier la vague mondiale montante de l’autoritarisme et du fascisme.

Photo : André Deak , CC BY 2.0 , via Wikimedia Commons
Sauver la forêt amazonienne est l’un des principaux objectifs de Lula, mais la tâche est trop vaste et trop urgente pour une seule nation ou une seule administration.

Sauver la forêt amazonienne est l’un des principaux objectifs de Lula, mais la tâche est trop vaste et trop urgente pour une seule nation ou une seule administration. L’Amazonie atteint un point de basculement et nous devons tous nous attaquer ensemble à cette menace existentielle.

Source : commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Kohei Saito : Le capital dans l’anthropocène* [sommaire]

La décroissance rencontre le communisme

par Jun Tanaka,

A l’ère de la crise environnementale, alors que les activités économiques de l’humanité détruisent la planète, un livre sorti en 2021 au Japon est devenu un best-seller. Il explique « l’économie de rapide décroissance » d’une civilisation qui a abandonné le capitalisme. Sa traduction anglaise (Capital in the Anthropocene) est attendue en 2023. Cet ouvrage est très populaire parmi les jeunes japonais qui ont connu une situation inéquitable pendant la pandémie.

L’auteur, Kohei Saito, né en 1987, est titulaire d’un doctorat en philosophie de l’université Humboldt de Berlin et actuellement professeur associé à l’Université de Tokyo. Il est spécialisé dans la pensée économique et sociale de Karl Marx.

K. Saito a décelé une solution à la crise du capitalisme dans les dernières œuvres de Marx, et il entend restituer cette idée dans Le capital dans l’anthropocène, qui diffère de l’interprétation conventionnelle de Marx.

L’impact de l’activité économique humaine est si important que le prix Nobel de chimie Paul Crutzen a déclaré que, géologiquement parlant, la Terre est entrée dans une nouvelle ère, qu’il a appelée l’anthropocène. Les bâtiments, les usines, les routes, les terres agricoles et les barrages ont recouvert la surface de la planète, et les micro-plastiques flottent en grande quantité dans les océans. Les artefacts modifient radicalement la Terre. En particulier, le CO2 atmosphérique augmente de façon spectaculaire en raison des activités humaines. Ce n’est qu’avec la révolution industrielle, lorsque le capitalisme a pris son essor, que les émissions de CO2, qui provoquent un changement climatique rapide sur la planète, ont commencé à augmenter de manière significative. Karl Marx est le penseur qui a réfléchi au rôle du capital peu de temps après.

L’auteur cite la déclaration bien connue de K. Marx, « La religion est l’opium du peuple », et affirme : « Les ODD (Objectifs de développement durable) en sont la version moderne, car ils n’apportent pas de solution fondamentale au changement climatique, mais servent uniquement à détourner l’attention de la crise actuelle. » La cause profonde du changement climatique et de la crise environnementale actuelle, selon K. Marx et K. Saito, est le capitalisme. Les pays développés (du Nord) ont maintenu leur « style de vie impérial en transférant les coûts de production et de consommation de masse vers le Sud et en rendant la contradiction invisible. » La détérioration des conditions de vie des populations du Sud est une condition préalable au capitalisme mondial, et ces privations et ce transfert de coûts sont considérés comme normaux dans « la vie des affaires ». La cible des déprédations capitalistes s’étend désormais à l’ensemble de l’environnement mondial. Le capitalisme, qui traite les êtres humains comme des outils d’accumulation du capital, considère également la nature comme un simple objet de pillage. Cependant, l’anthropocène, où l’activité économique humaine couvre désormais l’ensemble de la planète, est aussi une ère où le monde naturel a été épuisé pour être pillé et privatisé.

L’auteur critique également le New Deal vert (qui selon lui s’aligne sur les ODD), qui vise à utiliser le changement climatique comme une opportunité pour poursuivre une croissance économique toujours plus importante. Il affirme que le « découplage », qui tente de minimiser les impacts environnementaux grâce aux nouvelles technologies, n’est pas réalisable, et que la compatibilité entre la réduction des émissions de CO2 et la croissance économique n’est qu’une illusion. Cependant, le rapport 2022 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) des Nations unies dépeint un scénario fondé sur des technologies incertaines telles que les NET (technologies à émissions négatives), qui éliminent le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Ce n’est rien d’autre qu’un « jeu intellectuel » et ce que les experts de haut niveau doivent faire, c’est éduquer le public sur ce qu’il doit faire pour arrêter la crise et expliquer aux politiciens et aux bureaucrates pourquoi ils doivent prendre des mesures plus audacieuses.

Selon l’auteur, « ce que le New Deal vert devrait vraiment viser, c’est la réduction et le ralentissement de l’économie, et non une croissance économique qui mène à la catastrophe. » Pour commencer à discuter du type de décroissance nécessaire à l’ère de l’anthropocène, l’auteur évoque le concept de l’« économie du donut » de Kate Raworth, qui a travaillé sur les problèmes Nord-Sud à Oxfam pendant de nombreuses années. L’idée est qu’une société durable et juste pourrait exister en concevant un système économique qui place autant de personnes que possible entre les deux cercles du beignet, avec les « fondations sociales » de base que sont l’eau, le revenu et l’éducation comme bord intérieur et le « plafond environnemental » comme bord extérieur. Toutefois, K. Saito se demande si une répartition équitable des ressources peut être réalisée de manière permanente dans le cadre du capitalisme. En termes d’équité globale, le capitalisme ne fonctionne pas. Par définition, capitalisme et décroissance forment un couple incompatible.

Réhabiliter Marx

L’auteur affirme qu’une réhabilitation de Marx est nécessaire pour envisager un avenir post-capitaliste. Le marxisme est perçu comme dépassé et dangereux à cause de l’image de la dictature du parti unique et de la nationalisation de tous les moyens de production en Union soviétique et en Chine, mais K. Saito présente une nouvelle image de Marx pour l’anthropocène, basée sur des écrits récemment découverts.

L’un des concepts clés de la réinterprétation de Marx est l’idée de « communs communs » ou « communs regroupés ». Par commun ou communs, il entend la richesse qui doit être socialement partagée et gérée par le peuple. Ce n’est « ni la marchandisation de tout, comme dans le cas du capitalisme de marché, ni la nationalisation de tout, comme dans le cas du socialisme de type soviétique. La troisième voie, la voie commune, vise à la gestion démocratique de choses comme l’eau, l’électricité, le logement, les soins de santé et l’éducation en tant que biens publics, à gérer démocratiquement par nous-mêmes. »

En fait, pour Marx, le communisme ne vise pas la dictature d’un parti unique et un système étatique comme l’Union soviétique, mais plutôt une société dans laquelle les producteurs gèrent et exploitent conjointement les moyens de production en tant que « bien commun ». En outre, Marx envisageait le communisme comme une société dans laquelle les gens géreraient non seulement les moyens de production mais aussi la Terre en tant que « commun ».

Ces dernières années, une nouvelle édition des Œuvres complètes de Marx et d’Engels, appelée Mega, a été publiée, et K. Saito participe à ce projet international. Cette collection, qui devrait à terme dépasser les 100 volumes, comprendra les notes de recherche de Marx dans les dernières années de sa vie. Selon K. Saito, le recueil contient les pensées de K. Marx sur une nouvelle forme de communisme basée sur la durabilité et l’égalité sociale, surmontant la vision historique progressiste de la suprématie des forces productives et de l’eurocentrisme. Il appelle cette vision, à laquelle Marx est parvenu dans ses dernières années, « le communisme de décroissance ».

K. Saito explique que c’est le « commun » qui remplacera le capitalisme et apportera une « abondance radicale » au XXIe siècle. Par exemple, l’électricité devrait être un « bien commun » parce que les gens de notre époque ne peuvent pas vivre sans elle. « Comme l’eau, l’électricité doit être garantie comme un droit humain et ne peut être laissée au marché, car le marché n’accordera pas le droit d’accès à l’électricité à ceux qui n’ont pas d’argent. » Un exemple de la façon dont l’énergie durable peut être gérée est la promotion des énergies renouvelables par le biais du pouvoir citoyen et des coopératives énergétiques. Il appelle cela la « gestion par les citoyens », par opposition à la privatisation.

Les écrits de K. Saito mettent l’accent sur les coopératives de travailleurs comme une tentative de faire des moyens de production un « bien commun ». K. Marx lui-même a fait l’éloge du mouvement coopératif ouvrier, affirmant qu’il montrait que le capitalisme actuel, qui crée la pénurie, peut être remplacé par une « société libre et égale de producteurs unis ».

Aux Etats-Unis, bastion du capitalisme, les efforts des citoyens pour revitaliser leurs communautés prennent de l’ampleur, avec la coopérative Evergreen à Cleveland (Ohio), la coopérative Buffalo (New York), et Corporate Jackson (Mississippi), entre autres, qui s’attaquent à des problèmes tels que le logement, l’énergie, l’alimentation et la collecte des ordures.

Le communisme de décroissance

Les graines du communisme de décroissance se multiplient dans le monde. K. Saito s’appuie sur la perspective de K. Marx dans ses dernières années pour valider certains des efforts novateurs en cours. « Villes sans peur » est un mouvement mondial informel de militants, d’organisations, de conseillers municipaux et de maires qui s’efforcent de radicaliser la démocratie, de féminiser la politique et de conduire la transition vers une économie qui prend soin des gens et de notre environnement. Le 15 janvier 2020, la ville de Barcelone a déclaré une urgence climatique et a accéléré une série de changements impliquant tous les acteurs de la ville. Un manifeste a mis en avant un plan d’action pour la décarbonation d’ici 2050, à la fois complet et concret. Il désigne la compétition sans fin pour le profit et la surconsommation du capitalisme comme la cause du changement climatique. Il est important de noter que cette déclaration n’est pas le résultat des efforts de fonctionnaires municipaux, mais l’aboutissement de plus d’une décennie d’efforts persistants de la part des citoyens. Le réseau des « villes sans peur », lancé par Barcelone, comprend 77 villes d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie.

K. Saito affirme que les mouvements pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire sont au cœur de l’initiative des villes sans peur et qu’ils remettent en question les modes de vie occidentaux. Il affirme que nous devons être prêts à apprendre des mouvements de résistance innovants comme ceux des Zapatistes et de la Via Campesina dans le Sud. Les réformes fondées sur la théorie de gauche en vigueur qui maintient le cadre capitaliste ne suffisent pas. L’auteur conclut : « A l’ère de la crise climatique, nous devons aller un peu plus loin que le changement de politique et aspirer à une transformation du système social. L’opulence radicale qui peut être atteinte en sortant du capitalisme et en réalisant la décroissance est la véritable contre-proposition de feu K. Marx. »

 

Note éditoriale :

Share International souhaite ajouter les commentaires suivants qui témoignent de la future structure économique conseillée par le Maître de B. Creme. Il est évident, au vu des crises auxquelles l’humanité est confrontée, que les gens sont frustrés et en colère. L’impatience croissante face à la lenteur du changement, associée aux efforts continus de la part des « gros investisseurs » pour maintenir le statu quo quel qu’en soit le coût pour la santé de notre planète, est à l’origine d’une nouvelle vague de critiques de nos systèmes économiques. Beaucoup voient maintenant la fin du capitalisme brut. Cela dit, nous devons éviter une dislocation abrupte de la société – tout changement prend du temps et l’acceptation du changement nécessite une transition ordonnée et mesurée.

Les Maîtres préconisent une approche équilibrée et inclusive de l’économie du futur. Le Maître de Benjamin Creme conseille un équilibre entre 70 % de socialisme et 30 % de capitalisme. Cela répondra aux besoins de tous et rendra possible une évolution régulière, et non une révolution. Maitreya, lui aussi, a dit que tout changement réel prend du temps.

Par l’intermédiaire d’organismes internationaux, tels que les Nations unies et d’autres organisations humanitaires, l’humanité formule ses idéaux les plus élevés, puis s’emploie à les mettre en œuvre. Les objectifs de développement durable (ODD) en sont un bon exemple : bien que leur réalisation universelle soit douloureusement lente (et qu’il soit possible de considérer qu’ils détournent l’attention d’autres problèmes), ils n’en sont pas moins précieux en ce qu’ils présentent à la communauté internationale des idées qui pourraient changer le monde. Selon le professeur Jeffrey Sachs : « Les ODD sont le test suprême de la politique. Les gouvernements du monde consacreront-ils la petite fraction de la richesse mondiale nécessaire pour mettre fin à la pauvreté et sauver la planète, ou trop de gouvernements continueront-ils à favoriser les riches et à détruire la planète ? Le choix est ouvert et les enjeux ne pourraient pas être plus importants. » (unsdgadvocates.org)

*L’anthropocène désigne la période la plus récente de l’histoire de la planète, où se fait sentir l’impact de l’activité humaine sur le climat et les écosystèmes.

Il a parcouru les Amériques (1) [sommaire]

par Bette Stockbauer,

De la Polynésie à la côte Est des Etats-Unis, du Canada à l’Amérique du Sud, il fut appelé par différents noms : le Guérisseur, le Prophète, le Thaumaturge, le Dieu de la lumière de l’aube, le Dieu du Vent, l’Instructeur, le Maître à la robe blanche… Bien que les noms diffèrent, les légendes renvoient toutes le même écho.

Les Polynésiens racontent que trois grands bateaux arrivèrent de l’ouest, d’où apparut un homme vêtu de blanc qui vint vers eux en marchant sur les flots. Il avait le teint clair, et sa barbe jetait des reflets dorés dans le soleil levant. Quand il atteignit la terre, tous virent que sa robe était sèche. Ils surent alors qu’il était Dieu. Les spécialistes considèrent que cette légende date du Ier siècle de notre ère.

Chez les Toltèques, dans ce qui est aujourd’hui le Mexique, vécut un prophète aux yeux gris-verts et aux sandales dorées. Entouré de douze disciples, il enseigna au peuple sa religion de paix.

Les bâtisseurs de tumulus d’Amérique du Nord témoignent d’un grand guérisseur, capable même de ressusciter les morts. Circulant parmi le peuple, il levait les mains en signe de bénédiction – chacune de ses paumes portant une mystérieuse croix.

Telles sont les histoires que murmurent depuis près de deux mille ans les saints et les gardiens de légendes d’Amérique et d’Océanie.

 

Découvrir les légendes sacrées

En 1918, Lucile Taylor Hansen, était une jeune étudiante en séjour dans une tribu Ojibwés du Michigan. Son intérêt allait au-delà de ses seules études : la langue, les danses, la culture et la religion de cette tribu toucha profondément son âme. Elle sut gagner, par sa sympathie et son intérêt véritable pour ses coutumes et son histoire, la confiance de son chef, Tonnerre noir. Celui-ci partagea beaucoup de son savoir avec elle et révéla qu’un saint homme, dans les temps anciens, rendit visite à la tribu. Cet homme vint aux « Indiens » à l’époque où leur empire était uni et que les grandes cités s’étalaient sur des kilomètres. Partout où il allait se produisaient des miracles, et toujours il parlait du Royaume de son Père.

Dans cette brève histoire, Lucile Hansen sentit le germe d’une histoire plus grande. Cet été là, une assemblée des tribus fut convoquée, afin que toutes confient leurs légendes sacrées à la jeune étudiante. Le travail de cette dernière consisterait à consigner leurs récits dans un livre et de les sauver de l’oubli. Ainsi naquit le projet de son ouvrage, He Walked the Americas1 (Il a parcouru les Amériques), dont elle collectera les éléments quarante-cinq années durant sur deux continents. Ce qui suit est le récit que L. Hansen a recueilli au début de son aventure. Il est centré sur un thaumaturge au teint clair, à la robe blanche, dont les yeux gris-verts semblaient sonder l’avenir.

A l’aube de l’ère chrétienne

L’ouvrage commence par décrire les civilisations qui, de l’avis de bon nombre de spécialistes, florissaient sur ce continent au début de notre ère. Elles avaient alors quelque mille ans d’avance sur celles d’Europe. L. Hansen donne à voir un tableau brillant de ces temps. Dans une grande partie de l’Amérique du Nord, les Indiens formaient alors un empire unifié et prospère, dont la capitale se situait à l’emplacement de l’actuelle Saint-Louis (Missouri) et leur ville sacrée se trouvait au Michigan. C’était la civilisation des bâtisseurs de tumulus, dont les artefacts et l’histoire ont été préservés dans la terre. Leurs rues et leurs temples étaient bordés de verts parterres de fraisiers. Les mines de cuivre fournissaient à trois nations un métal solide.

Photo : Arian Zwegers, CC BY 2.0, via flickr
Atlantes de Tula, capitale toltèque

En Amérique centrale, l’empire toltèque prospérait ; il avait pour capitale Tula (que certains rapprochent du site archéologique de Teotihuacán) et pour cité sacrée Cholula. La civilisation toltèque, réputée pour ses savants et ses artisans, construisit de splendides palais et temples aux murs ornés de magnifiques peintures multicolores et comprenait les sciences de la terre et des cieux.

Enfin, les hauts plateaux andins d’Amérique du Sud accueillaient une civilisation aussi avancée. Ils nous ont laissés des pictogrammes géants et mystérieux, si impressionnants vus des airs, qui paraissent dater de cette époque. Toutes ces civilisations entretenaient probablement entre elles des relations multiples, notamment commerciales, par mer et par un réseau de grandes routes terrestres qui maillait alors le continent.

Mais aussi avancées qu’elles fussent, leur pratique de l’esclavage et des sacrifices humains, avec leurs conséquences inévitables que sont la guerre et le vol, constituait une grave menace pour leur stabilité et engendrait parmi ces peuples un climat d’insécurité. C’est pour guérir cette grande plaie que vint le Prophète.

Le voyage aux Amériques

Il commença son long voyage par la Polynésie où, selon des traditions que certains spécialistes font remonter aux premiers siècles de notre ère, il admonesta le peuple afin qu’il abandonne les armes et que soient résolues les inimitiés. Les habitants se prosternèrent humblement devant lui, honteux que les premiers mots de celui qu’ils considéraient comme Dieu soient des mots de colère. D’île en île, il répandit sa religion d’amour et à son départ, les peuples étaient unis, comme ils le sont toujours à ce jour, par la culture et la tradition.

Photo :  Xauxa (étant donné la revendication de droit d’auteur).CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Temple de la Lune, site archéologique de Pachacamac, Pérou

 Il se rendit ensuite à Pachacamac, au Pérou. Ayant déjoué, par la protection spéciale dont il semblait jouir, les tentatives d’assassinat du clergé jaloux, il nettoya les temples et gagna si bien le cœur du peuple qu’il dut, au moment de partir enseigner aux tribus guerroyantes du Brésil, lui expliquer par cette parabole les raisons de son départ : « Si vous aviez un troupeau de lamas et que l’un d’eux soit tombé dans un canyon, n’iriez-vous pas le chercher, en réponse à ses cris ? Ainsi dois-je aller sauver mes lamas, car ce sont les affaires de mon Père. » Il reviendra des années plus tard dans le pays, en tant que dirigeant toltèque, pour y poursuivre ses enseignements et sa réforme des temples.

Du Brésil, il voyagea vers le Nord par les Caraïbes et le Golfe du Mexique, s’arrêtant dans les ports maritimes chemin faisant. C’est pendant ce temps qu’il reçut un de ses nombreux noms – Hurukan – pour avoir calmé les vents d’une violente tempête qui balayait la côte.

Initialement, les dirigeants étaient effrayés par son pouvoir, mais une réputation croissante de sainteté le précédait lors de ses voyages. Les marchands qui sillonnaient le continent rapportaient ses miracles de plus en plus nombreux (guérisons, apprivoisements de bêtes féroces, etc.). Bientôt, son nom fût murmuré partout et les peuples attendaient sa venue bien avant que ses sandales n’aient touché le sol de leur pays.

Son chemin l’entraîna plus au Nord, et remontant le Mississipi il parvint au Canada. A ce jour, les tribus qu’il visita se souviennent de sa venue – les Cherokees, les Chippewas, les Cris, les Algonquins, les Dakotas, les Chaouanons, les Pawnees, les Chactas et les Sénécas. Ils voient encore sa longue robe blanche ornée de croix noires aux ourlets. Ils se remémorent affectueusement la façon dont il bénissait les petits enfants.

On disait qu’il connaissait mille langues, car chaque fois qu’il devait séjourner dans l’une de ces nations, il commençait par en apprendre la langue. Dans les villes, il réaménagea les temples, les décorant de riches couleurs et de symboles des quatre directions. Il transforma et renouvela les anciennes cérémonies, remplaçant, en particulier, le sacrifice d’enfants par le baptême, et la danse totémique par la danse du soleil, dont il fit un rite de pénitence et d’expiation. Il donna une nouvelle signification à la hutte de sudation, à la hutte médicale ainsi qu’au rite du calumet. Il enseigna à prier le Père, chanté en cadence, dont l’écho s’entendait dans les temples, et la Règle d’Or : « Ne tuez ni ne blessez votre prochain, car ce n’est pas à lui que vous faites du tort, mais à vous-même ; faites-lui du bien, au contraire, et augmentez ses jours de bonheur ; vous augmenterez ainsi les vôtres. »

Partout où il séjournait, il s’entourait de douze disciples – qu’il formerait soigneusement, tout au long de son séjour, à ce nouvel enseignement. Les symboles et les cérémonies restent profondément ancrés dans la vie des Amérindiens actuels, tel un rappel quotidien de ses enseignements. Dans les petits villages, il distribua des graines qu’il avait apportées avec lui et montra aux villageois de nouvelles manières de les planter. A ce sujet, il enseigna : « Quand les peuples sont affamés, plutôt que faire la guerre, priez le Père, que vos besoins soient comblés. »

Chaque matin avant que l’étoile du Matin n’apparaisse (c’est-à-dire Vénus), il était de notoriété que le Guérisseur se tenait silencieusement en prière, attendant sa lumière. Pour les Indiens, elle devint son étoile, et c’est en se fondant sur son cycle qu’il créa un nouveau calendrier pour ces peuples. A l’époque de la Conquête de l’Ouest [américain], les pionniers savaient que les tribus indiennes ne faisaient jamais la guerre lorsque l’astre éclairait le ciel.

 

Note de la rédaction :
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le Maître Jésus avait enseigné pendant de nombreuses années en Polynésie et en Amérique (du Nord, Centrale et du Sud), au cours des VIet VIIsiècles.]

Q : Vous avez signalé que Jésus s’était précédemment incarné parmi les Indiens d’Amérique. Pourriez-vous nous fournir plus d’informations à ce propos ?
Benjamin Creme : Jésus enseigna aux autochtones « Indiens » d’Amérique aux VIe et VIIe siècles, prédisant la venue d’un grand instructeur en provenance de l’Orient. Différentes formes du nom de Jésus étaient connues, au moins jusqu’à ces derniers temps, dans la tradition orale des différentes tribus indiennes, au nord et au sud de l’Amérique. Jésus se rendit ensuite en Polynésie, où il enseigna aux peuples de ces îles. Les Mormons sont le seul groupe, que j’ai rencontré, à connaître l’existence de ces faits. (PI, novembre 1988)

1 – Lucile Taylor Hansen, He Walked the Americas (Il a parcouru les Amériques, non traduit), Amherst Press, Amherst, Wisconsin, 1963, Etats-Unis.

La seconde partie de cet article paraîtra dans notre prochain numéro de mars.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Le destin et le rôle des Etats-Unis [sommaire]

Le monde attend vraiment que l’âme des Etats-Unis se manifeste. Lorsqu’elle le fera, les Etats-Unis prendront à cœur les besoins du monde dans sa totalité. Pour la première fois, ils élargiront leur vision des choses sous l’influence des enseignements de Maitreya. Celui-ci invoquera l’aspect âme du pays et inspirera aux Etats-Unis le partage des ressources qu’ils détiennent en abondance. Il en résultera un nouveau plan Marshall à l’échelle mondiale. C’est là l’un des plus grands espoirs que vous puissiez entretenir en tant que membres de cette nation. La nation américaine est une grande nation. Elle a fait un certain nombre de choses terribles, mais c’est le cas de toutes les nations. C’est une nation jeune, aussi doit-on s’attendre à ce qu’elle soit parfois incontrôlable ; mais elle est si puissante, si vaste, si riche, qu’elle a une énorme influence dans le monde. Cette influence est le résultat naturel de l’intelligence et de l’inventivité de son peuple. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Ce n’est pas seulement en Amérique mais dans le monde entier que les gens s’éveillent à la nécessité et à la possibilité du changement. Pour qualifier la situation actuelle, politiciens et économistes parlent de « ralentissement » et de « récession ». En vérité, nous sommes témoins des derniers soubresauts d’un ordre mourant. Les hommes prennent massivement conscience que la cupidité et la compétition sans frein ne sont pas le chemin le plus sûr, que les doctrines matérialistes créent une « pente savonneuse » pour les inconscients et finissent par engendrer des crises internationales comme celle que nous connaissons aujourd’hui. […]
Les peuples des nations sont mûrs, et prêts pour le changement. Ils réclament ce changement et une vie qui ait du sens. Maitreya leur rappellera les fondements sans lesquels il n’y a pas d’avenir pour l’homme : la justice et la paix. Et le seul chemin qui conduise à l’une comme à l’autre est celui du partage. [La première interview de Maitreya (Maître –)]

Lorsque vous me verrez, vous apprendrez à connaître la nature de Dieu, en tant que Lumière, Amour et Volonté.
Puissiez-vous refléter ces aspects divins. Lorsqu’il en sera ainsi, je pourrai travailler à travers vous. J’ai besoin de vous tous pour participer à la reconstruction de ce monde, pour rendre à l’homme sa foi et sa joie, pour libérer les ressources vitales indispensables à ceux qui sont dans le besoin et, ainsi, rétablir l’équilibre sur cette Terre.
Ma tâche consiste à vous montrer la méthode à suivre ; la vôtre est d’agir et de mettre en œuvre mon plan. Je sais que je peux vous faire confiance et faire appel à vous. Mon amour vous étreint tous. [Message n° 76 (Maitreya)]

Les Etats-Unis (Rayon 2 à l’âme, 6 à la personnalité) éprouvent, sous l’influence de leur âme, un profond et sincère désir d’unité et de paix pour le monde. Egalement jeune, cette nation vaste et puissante est sous l’emprise des mirages de sa personnalité. Elle a pour idéal l’unité et la paix, et s’imagine que telles sont les qualités qu’elle manifeste dans le monde : quand le monde entier suivra le leadership américain dans les domaines économique, politique et religieux, la paix en découlera immanquablement – du moins le croit-elle. Dans cet esprit, les Etats-Unis ont cherché à dominer le monde et ont à plusieurs reprises fait la guerre au nom de la paix (Corée, Vietnam, Iraq et Afghanistan). Le monde attend qu’ils surmontent ce mirage, et que leur âme de Rayon 2 commence à exercer son influence dans les affaires mondiales.
Quand en effet cela se produira (probablement pas avant le jour de la Déclaration du Christ), la profonde aspiration à l’unité qui caractérise leur âme les poussera à l’action, et la notion de service envers l’ensemble de la planète remplacera leur actuel besoin de domination. La reconstruction du monde fera l’objet d’une vaste entreprise dans laquelle une multitude de gens s’investiront. Aux Etats-Unis, le désir de se rendre utile succédera à l’actuel sentiment de supériorité en tous domaines, et il s’ensuivra une véritable ère de paix. [Nouvelles réflexions sur l’Unité (Maître –)]

Donnez-moi la possibilité de vous aider ; c’est pour cela que je suis venu. Si vous m’acceptez, je vous conduirai à votre destinée, au destin qui est le vôtre depuis le début de ce monde. Tout dépend de vous : vous devez prendre les mesures qui rendent cela possible. Nous devons nous considérer comme des frères et des sœurs qui ne font qu’un et travailler ensemble pour le bien de tous. Nous ne sommes pas séparés, en dépit des apparences, nous formons un groupe, dont je fais partie, et pour lequel je travaille à chaque instant de ma vie. Sachez qu’en ce moment ma Bénédiction est sur vous. Acceptez ma Bénédiction et vivez dans la simplicité et l’amour. Ces qualités sont chères à mon cœur. [Message de Maitreya, reçu par B. Creme par télépathie mentale, lors de son interview à Radio Ici et Maintenant, à Paris, le 26 mars 2010.]

Le sixième rayon d’idéalisme domine la vie américaine. Les Etats-Unis vivent dans le véhicule de la personnalité. Telle est la réalité d’aujourd’hui. Le principe de désir est extrêmement puissant tel qu’il s’exprime à travers le peuple américain : désir de richesse, d’argent, désir de tout contrôler, d’être le meilleur, le plus grand, de gagner. Tous ces désirs émanent de la personnalité. L’aspiration de l’âme des Etats-Unis, qui est de deuxième rayon, est tout à fait différente : elle est de servir le monde, d’aider, d’améliorer la vie des hommes. Cette aspiration n’a guère la possibilité de se faire entendre car la personnalité est si puissante, si envahissante, que l’aspect âme ne s’exprime que de temps en temps, comme ce fut le cas par exemple avec le Plan Marshall, l’aide économique américaine pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. [L’Art de vivre (Maitreya)]

L’enseignement de Maitreya éveillera et invoquera l’âme idéaliste des Etats-Unis, guidant les meilleurs citoyens de ce grand pays vers la lumière qu’ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils s’accorderont avec leurs frères et sœurs des autres nations et, dans l’unité, sous l’inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix au monde qui attend. [Le monde attend (Maître –)] mai 2003

Bientôt, vous me verrez en personne. Ma présence deviendra un fait connu de vous et, si votre réponse est telle que je l’espère, nous nous rencontrerons et travaillerons ensemble comme des amis. Mon intention est de placer devant vous les réponses au dilemme de l’homme, de vous montrer que l’avenir renferme, pour tous les hommes, une promesse extraordinaire. Avec mes Frères, les Maîtres de Sagesse, je vous montrerai comment libérer votre divinité et recevoir votre héritage. Mon projet est d’éveiller l’humanité à sa véritable valeur, à sa véritable capacité, et de lui montrer qu’à l’intérieur de tous les hommes, demeure un divin fils de Dieu. [Message n° 24 (Maitreya)]

Quelles sont les questions primordiales que les Etats-Unis devraient aborder dès maintenant ?
La tâche principale des Etats-Unis, à l’heure actuelle, est de découvrir leur âme et, avec elle, le besoin qui est le leur de servir le monde et non de le dominer. Les Etats-Unis sont pour l’instant si focalisés sur l’expression de leur personnalité que les décisions qu’ils prennent ne relèvent guère du désir véritable de servir. La séparativité, l’égoïsme et l’avidité conditionnent encore considérablement la politique de ce grand pays. La voie à suivre pour eux est de mettre toutes leurs forces, leurs ressources et leurs talents à la disposition de la communauté mondiale, et d’amener ainsi les nations à créer un monde nouveau et plus vivable. Le monde vit dans cette attente. Il est fort possible, toutefois, que cet espoir doive attendre l’apparition du Christ et son acceptation par l’humanité pour se concrétiser. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Il n’existe plus désormais qu’une seule superpuissance, les Etats-Unis, et la responsabilité leur incombe de créer un monde différent. Cela ne sera possible que lorsque se manifestera le 2rayon d’Amour, qui est celui de l’âme de cette nation. Comment peut-il se manifester ? Il ne le peut que par l’intermédiaire des disciples et des initiés, car ils sont les seuls à exprimer l’aspect de l’âme d’une nation. C’est à eux qu’il appartient de mettre en avant les idées, les enseignements, les formes-pensées qui inspireront la coopération à une échelle mondiale, en accord avec la mondialisation créée par les Etats-Unis dans le domaine économique, mais non dans le domaine politique. Pour l’instant, il n’existe pas suffisamment de bonne volonté entre les nations pour créer cette contrepartie politique et c’est pourquoi l’esprit de compétition, à travers les forces du marché, règne en maître dans notre vie. Si les forces du marché sont supposées dominer le mode de vie de la communauté mondiale, celui-ci sera nécessairement basé sur la compétition car les forces du marché reposent sur elle.
La crise spirituelle de l’humanité, la recherche du sens et du but de notre vie, se focalise aujourd’hui dans le domaine politique et spécialement dans le domaine économique, et c’est là qu’il faudra trouver la solution. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

C’est en grande partie à l’Histoire que le monde occidental doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, ainsi qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt par le jeu agressif des forces du marché. Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient. Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. Le terrorisme continuera de couver et donnera naissance à une guerre qui menacera la survie des peuples de la Terre.
Nous, vos Frères aînés, ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à apporter à l’humanité. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde. [Le choix de l’Amérique (Maître –)]

Je leur parlerai du besoin d’amour et de justice dans les affaires des hommes, dans celles des Etats, dans les relations entre les peuples. Je leur montrerai que, sans cet amour divin et cette justice, tous les hommes périront. J’espère, non, mes frères, je sais, que l’humanité répondra à mon appel. Je sais qu’il en sera ainsi. Je sais qu’en chaque homme demeure un être divin dont le dessein est de faire triompher l’amour et la justice. Comme il en est ainsi, l’issue est certaine. [Message n° 77 (Maitreya)]

Ce que nous attendons, si nous nous référons à ce qu’a affirmé le Maître Djwal Khul par l’intermédiaire d’Alice Bailey, c’est la manifestation du 2rayon d’Amour de l’âme des Etats-Unis. Lorsque cet aspect se manifestera, il débarrassera le monde de la compétition. Jusqu’à présent, c’est l’aspect de sa personnalité qui s’est largement manifesté, par son avidité, sa présomption et sa lourdeur, sa facilité à imposer la loi, son puissant esprit de compétition venant de l’énergie du 6rayon. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Lorsque Maitreya sera davantage accepté et que l’opinion publique sera galvanisée, ceux qui résistent au changement se découvriront bientôt minoritaires. Des millions d’Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour réclamer le changement et la justice. Un nouveau type d’action du genre plan Marshall sera instauré pour sauver les millions d’êtres qui meurent de faim dans le monde. Un immense et spectaculaire programme d’aide tel qu’il n’en a jamais existé sera organisé et mis en œuvre par l’intermédiaire des agences des Nations unies. Cela aura un profond retentissement sur l’opinion mondiale, y compris aux Etats-Unis. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Combien y a-t-il d’initiés susceptibles de contribuer à la manifestation de l’énergie de l’âme des Etats-Unis ?
Environ 3 000. C’est-à-dire des initiés du deuxième, troisième et quatrième degré. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est suffisant pour que le travail puisse être accompli. L’un d’entre eux, un initié de quatrième degré, qui fut auparavant Abraham Lincoln, vit à Washington. Il occupe un poste peu important dans l’administration. Il va sortir des coulisses, même si sa véritable identité restera ignorée, et apporter son pouvoir, sa profondeur de vue et son expérience passée à ce groupe d’initiés. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

 

De nos correspondants

L’opinion publique se retourne contre l’exploitation minière en eaux profondes [sommaire]

par Elisa Graf,

Les océans du monde sont aujourd’hui confrontés à une menace sans précédent, en raison de la surpêche, de la pollution et des pressions exercées par le changement climatique. Les experts affirment que la vie y est grandement menacée. Pour l’industrie minière, les fonds marins représentent la dernière frontière et, ces dernières années, elle a exercé de fortes pressions pour être autorisée à exploiter ces environnements riches en minéraux.

Toutefois, l’opposition de la société civile et des gouvernements est de plus en plus forte. Lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique en Egypte en novembre dernier, le président français E. Macron a appelé à une interdiction totale de l’exploitation minière en eaux profondes. La technologie actuelle de l’exploitation minière en eaux profondes utilise des navires dragueurs qui aspirent le sable des fonds marins et le filtre pour en extraire les minéraux ou métaux précieux. Bien que cette méthode soit similaire à celle utilisée pour extraire du sable afin de fabriquer du béton ou de réapprovisionner les plages publiques, dans le cas de l’exploitation minière en eaux profondes, le sable résiduel est rejeté dans l’eau, provoquant un « panache de sédiments » qui étouffe la vie marine. Outre la destruction de la faune et de la flore marines, d’autres impacts potentiels suscitent de vives inquiétudes, comme les effets du bruit des machines sur les habitats marins et les innombrables conséquences potentielles à long terme sur les chaînes alimentaires marines complexes.

Les experts s’accordent à dire qu’il n’y a pas assez de recherches sur les habitats des fonds marins pour quantifier le véritable coût environnemental de l’extraction des ressources de ces écosystèmes fragiles, et que ces études prendraient probablement des décennies. Dans Muddying the Waters (Rendre l’eau boueuse), les auteurs Margarida Mendes et João Martins expliquent : « Le manque de connaissances sur les systèmes océaniques, leur complexité et leur richesse écosystémique est flagrant. Et, comme le montre d’autres exemples d’extraction de ressources telles que le fracking, une fois qu’une technologie devient commercialement viable et qu’elle a le soutien des lobbies industriels et des gouvernements nationaux, il n’y a pas de retour en arrière possible. »

L’Autorité internationale des fonds marins (ISA) est un organisme autonome représentant 167 pays et l’UE. Elle est chargée de mettre en œuvre la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (Unclos), qui reflète l’idée d’un « patrimoine commun de l’humanité », c’est-à-dire que l’abondance naturelle des fonds marins appartient à l’ensemble de l’humanité. Sa charte prévoit le contrôle de toutes les activités liées aux ressources minérales dans l’océan. A ce jour, aucune opération minière n’a été lancée dans le monde, mais cela changera si et quand la première licence sera autorisée – et cela pourrait arriver dès 2024, car l’ISA est en train de rédiger un code minier mondial.

A ce jour, l’ISA a approuvé 30 contrats d’exploration, impliquant 22 pays et couvrant plus de 1,3 million de kilomètres carrés de fonds marins. Ces explorations sont entreprises pour recueillir des informations sur l’emplacement et la qualité des minéraux des fonds marins, ainsi que pour collecter des données environnementales. Mais les pays qui possèdent d’importants gisements de minéraux dans les fonds marins sur leur territoire font pression aux côtés des compagnies minières pour autoriser l’exploitation des fonds marins.

Au cours de l’été 2021, la minuscule nation insulaire de Nauru, qui a des liens avec The Metals Company (TMC), basée au Canada, a déposé une demande d’exploitation minière des fonds marins auprès de l’ISA. Cette démarche a déclenché une clause de délai de deux ans dans la charte de l’ISA établissant « que les 36 parties du Conseil doivent rédiger les règles, règlements et procédures d’exploitation dans les deux ans suivant la soumission d’une demande d’approbation ». Même en l’absence de code minier, le Conseil « doit néanmoins examiner et approuver provisoirement la demande ».

Selon passblue.com, si le règlement de l’ISA doit être approuvé par consensus des 36 membres du Conseil, ou au moins par une majorité des deux tiers des 25 Etats membres, ce seuil est loin d’être atteint, à la lumière des déclarations nationales lues lors du 40e anniversaire de l’adoption de la Convention, au siège des Nations unies à New York les 8 et 9 décembre 2022. Plusieurs membres du Conseil de l’ISA ont demandé une pause ou un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, notamment l’Allemagne, l’Espagne, le Chili, la Nouvelle-Zélande, le Costa Rica, le Panama, le Chili, Palau, Fidji, Samoa et la Micronésie. En mars, l’ISA devrait rencontrer les nations membres et l’exploration en eaux profondes et ses réglementations seront discutées.

Greenpeace rapporte que « le soutien public à un moratoire de la part des grandes entreprises technologiques et de véhicules électriques Rivian, Renault, BMW, Volkswagen, Volvo Group, Scaria, Google et Samsung SDI soulève la question de l’existence même d’un marché pour ces minéraux ». Ils notent également que « TMC perd certains de ses investisseurs. Le plus grand gestionnaire d’actifs privés de Norvège, Storebrand, s’est désengagé de l’entreprise et l’exclura de ses investissements à l’avenir. Storebrand est la 9e banque à exclure les investissements dans l’exploitation minière en eaux profondes. L’initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement a exhorté les investisseurs à éviter cette industrie. »

James Hita, militant de Greenpeace Aotearoa, qui était au Mexique pour le retour du Hidden Gem – le navire d’exploitation minière en eaux profondes commandité par TMC – pour un essai d’exploitation minière dans l’océan Pacifique, déclare que la chute du cours de l’action et l’avis de radiation de la cote sont un autre signal clair pour les investisseurs de The Metals Company que l’opinion publique se retourne contre l’exploitation minière en eaux profondes. J. Hita a commenté : « Nous voyons s’ouvrir un avenir où l’océan qui nous relie et nous nourrit tous reste florissant. Un avenir où le mode de vie des gens est protégé et où leur lien spirituel avec l’océan est respecté. L’exploitation minière en eaux profondes n’a pas sa place dans cet avenir. »

Source : passblue.com ; greenpeace.org

Un modèle pour l’avenir – la pensée utopique (2) [sommaire]

par Corné Quartel,

Dans la première partie, ont été abordées l’efficience de la justice et l’interdépendance de toutes choses. Dans cette deuxième partie, nous aborderons le concept de civilisation idéale.

La vision de Raphaël

Dans son livre From the Mundane to the Magnificent (du banal au magnifique), l’auteure Vera Stanley Alder décrit des événements autobiographiques qui se sont déroulés dans l’Angleterre rurale au cours de la Seconde Guerre mondiale : des rencontres régulières avec un être humain avancé appelé Raphaël (voir encadré ci-dessous). Ce dernier lui a montré comment « quitter son corps » pour voir et explorer les structures énergétiques similaires d’un atome, d’un corps humain aussi bien que d’un système solaire, illustrant le fait que tout est interconnecté, vivant, et que la conscience est partout, à divers niveaux d’expression. Il lui a également donné une vision de la vie lorsque les gens vivront comme des serviteurs bienveillants de la nature au lieu d’en être les exploiteurs ignorants.

V. Alder décrit sa vision : un paysage de campagne magnifique où aucune haie ne marque les limites des propriétés. Il ne semble pas y avoir de champs labourés ni de bétail. Ici et là, on voit des animaux errer en liberté. Pas de villes hideuses, de panneaux d’affichage ou de nœuds ferroviaires, car le transport ferroviaire est entièrement souterrain.

Le dirigeable dans lequel V. Alder et son compagnon ont voyagé était propulsé par une forme d’énergie atomique propre, silencieuse, sans fumées et très économique, une énergie « tirée de l’air lui-même et stockée et libérée par la manipulation des vibrations et des rayons de couleur », comme l’a expliqué Raphaël. Les voies publiques sont de belles « routes-jardins », bordées d’herbes, de céréales, de salades et de plantes aromatiques, que tout le monde cultive avec joie et enthousiasme. Des vergers de buissons et arbres portant des fruits sont flanqués de forêts avec une prépondérance d’arbres à noix. Il n’existe aucune culture à grande échelle. La biochimie de toutes les plantes et leur action sur le sol sont soigneusement étudiées, et les plantations sont toujours mélangées, de sorte que les plantes soient en synergie les unes avec les autres. Cela permet d’éviter naturellement les parasites et de maintenir l’équilibre des sols. Dans ce paysage idyllique, plein d’abeilles, de papillons et d’oiseaux, on voit partout des gens heureux, prenant soin de leur terre commune.

Aucun animal n’est exploité pour servir de nourriture ou se vêtir ; ils ont simplement leur juste place dans « l’économie de la nature ». L’homme ayant longtemps été lui-même une bête de proie, cela conditionnait le comportement des animaux. Le devoir de l’homme est désormais de modifier entièrement sa relation au monde animal et d’éradiquer également l’instinct de prédation au sein du règne animal. Les jeunes animaux sauvages sont capturés, élevés en famille avec un régime sans viande, entraînés à ne pas endommager les cultures et relâchés lorsqu’ils sont presque adultes. Cette activité est considérée comme gratifiante pour tous, jeunes et vieux, et on peut constater que dès que les animaux cessent de s’attaquer les uns aux autres, la nature réduit le taux de natalité en conséquence. Un tel résultat pourrait-il s’observer aussi chez les humains ?

V. Alder put observer une petite ville composée de bâtiments disposés en forme de grandes fleurs : un grand bâtiment en son centre, d’où partent des bâtiments plus petits, comme des pétales, abrite tous les services sociaux, un club et un centre de loisirs, les services de santé, un atelier, une salle de prière et l’école. On y trouve aussi la chaufferie et une blanchisserie. Il n’y a pas de cuisine comme chez nous car les gens se nourrissent essentiellement de fruits, de noix, de salades et de céréales germées. Raphaël explique que tous les gens sont des artisans d’une certaine manière, fabriquant de belles choses pour les autres. C’est la raison pour laquelle les magasins sont rares. Les gens sont autonomes, se débrouillent sans argent et contribuent au gouvernement de leur pays et aussi au gouvernement mondial. Tout excédent de production de nourriture et de biens est échangé contre des choses qu’ils ne peuvent pas produire. Les déplacements locaux ne sont guère nécessaires car tout est géré facilement « par télévision », comme l’éducation ou le fait de boire du thé ensemble. [Les événements décrits dans le livre se sont déroulés pendant la Seconde Guerre mondiale].

Photo : Sylvia Stanley , CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Vera Stanley Alder

« Mais est-ce qu’on vivra un jour sur Terre d’une façon aussi merveilleuse ?

— Bien sûr, s’exclama Raphaël, et même bientôt ! Il suffira de briser le système monétaire mondial. Nous sommes tous esclaves de l’argent à l’heure actuelle, parce que nous sommes avant tout esclaves de la peur – principalement la peur de manquer. Nous oublions l’adage : « Cherchez d’abord le Royaume des Cieux et tout le reste vous sera donné de surcroît. »

Vue du ciel, Londres ressemble à un immense jardin, s’étendant sur les toits plats des immeubles, avec des enfants qui jouent et des gens qui cultivent leurs plates-bandes. Pas de rues animées, pas de circulation bruyante ; de l’air pur et à de rares endroits, de grands bâtiments. Une vie saine, en plein air. Mais qu’en est-il du climat britannique ? Grâce à toutes ces plantations d’arbres, le climat est revenu à ce que la nature avait prévu à l’origine.

« Un boisement correct régule l’humidité, disperse les vents et atténue la chaleur et le froid, explique Raphaël. Lorsque ce sera appliqué dans le monde entier, sous la supervision du gouvernement mondial, le climat s’améliorera beaucoup. Ce sera la solution à l’érosion des sols, aux sécheresses, aux déserts, aux famines, aux inondations et aux ouragans. Tout cela semble tout-à-fait simple et évident pour ces gens, maintenant qu’ils l’ont réalisé ! »

Sur les rives de la Tamise, des gens s’occupent d’arbres fruitiers et un groupe danse. Sur les plages de sable artificiel, des enfants bronzés et robustes jouent, se baignent ou lisent.

« Raphaël, tout cela paraît merveilleux, mais qu’est-ce qui pourrait provoquer un tel bouleversement par rapport à la situation actuelle ? »

Raphaël explique que l’évolution se poursuivra et, bien que l’humanité, avec son libre arbitre, ait fait le choix d’apprendre ses leçons par la méthode douloureuse, l’augmentation de la souffrance et la dégradation de la situation presque intolérables ainsi engendrées provoqueront tôt ou tard une prise de conscience. Le constat de l’état actuel du monde étant facile à faire, une grande réaction mondiale se produira et mettra fin à notre terrible complaisance. « La puissance de cette révolution spirituelle réorientera en profondeur nos comportements à tel point que l’atmosphère – ou l’aura – du monde changera. Ce changement permettra au plus grand événement de l’histoire du monde de se produire. »

Pour Raphaël, il est extraordinaire que les gens restent endormis face aux choses les plus vitales de la vie :

« C’est censé être un pays chrétien. Le Christ nous a dit qu’il reviendrait. Les Juifs croient en la venue du Messie ; en Orient, ils attendent le Bouddha Maitreya. Les anciens Egyptiens avaient tout prévu dans leur étonnante astrologie. Ils parlaient de Celui qui revient, qui apparaît dans chaque ère du zodiaque, pour apporter à l’humanité de nouveaux enseignements. Pourtant, nous restons aveugles et endormis face au fait que la « fin de l’âge » dont le Christ a parlé est proche ; par conséquent, sa seconde venue ne saurait tarder, le pouls de la destinée s’accélère, les civilisations obsolètes seront toutes détruites. Partout, l’humanité sera chahutée. Mais des débris et des cendres renaîtra le phénix du nouvel âge. Une génération d’enfants libres de conditionnements viendra au monde pour construire le nouvel âge. »

V. Alder et Raphaël quittent ensuite le vaisseau et entrent dans une grande et belle salle d’université où des gens rassemblés dans le plus grand silence regardent un écran géant. Dans une lumière dorée flamboyante émanant de l’écran, apparaît un personnage qui, s’exprimant lentement et avec très peu de mots, semble communiquer principalement par télépathie. Il s’agit d’un événement mondial, qui a lieu régulièrement et qui est le point culminant de la vie des gens. Des réunions de méditation régulières sont organisées dans tous les pays pour étudier et mettre en pratique le nouvel enseignement.

« En quoi consistent ces enseignements, Raphaël ?

— Ils donnent la compréhension du but de la vie sur cette planète, et des techniques pour aider à l’évolution de tous les règnes de la nature, pour améliorer les relations internationales, promouvoir la nouvelle économie mondiale et des modes de vie conduisant à une sorte d’organisme mondial plutôt qu’un gouvernement mondial et à une religion dans laquelle chaque foi trouvera sa juste place. »

A la question de ce qu’elle (V. Alder) pouvait faire pour aider, Raphaël répondit qu’il faut faire connaître cela par l’écriture et la parole – mais seulement à destination de ceux qui cherchent et se posent des questions.

Question : Le Raphaël de From the Mundane to the Magnificent [Du banal au magnifique] de Vera Stanley Alder est-il un Maître de Sagesse ? [2] Etait-il le disciple d’un Maître travaillant sur les plans intérieurs ?
Réponse de Benjamin Creme : [1] Non. [2] Oui.

Le Rapport Brandt

Au début des années 1980, un ancien chancelier allemand et lauréat du prix Nobel de la paix, Willy Brandt, a formé une commission indépendante, composée de personnalités de premier plan de l’économie et de l’industrie, afin d’étudier en profondeur les problèmes du sous-développement et de la pauvreté dans le monde, à la demande de la Banque mondiale.

Il s’agissait d’une étape importante pour parvenir à « mettre de l’ordre dans nos affaires », une condition préalable demandée à l’humanité par les Maîtres avant leur retour parmi nous (voir la première partie de cet article). Le résultat fut et reste probablement l’analyse la plus complète et la plus pratique des problèmes économiques de ce monde. Le rapport est intitulé Nord-Sud : un programme de survie, plus connu sous le nom de Rapport Brandt. Il présente le besoin de changement vers une économie mondiale de partage, non seulement comme un impératif moral mais aussi pour prévenir l’instabilité à long terme et l’appauvrissement du monde.

Quelques recommandations du rapport Brandt :

Les problèmes du monde sont l’affaire de tous les pays, pas seulement d’un petit groupe de nations riches (le G8).

Une « société des nations » devrait être créée et la question de la paix mondiale et du désarmement devrait figurer en bonne place à l’ordre du jour.

Les dirigeants mondiaux devraient organiser la fourniture généralisée de biens de première nécessité tels que la nourriture, l’eau potable, et les soins de santé.

L’intérêt égoïste des nations riches doit être sacrifié à court terme si elles veulent assurer leur propre survie ainsi que celle des pays en développement. Un transfert de fonds à grande échelle des pays riches vers les pays en développement aurait un effet anti-inflationniste sur le Nord, aiderait l’économie mondiale à sortir de la récession à court terme et contribuerait à une plus grande croissance à long terme.

Le rapport Brandt fut à l’époque très médiatisé, mais quarante ans plus tard, les inégalités et l’exploitation n’ont fait qu’augmenter. Selon Oxfam, des milliers de nouveaux milliardaires ont émergé de la crise du coronavirus et de la guerre en Ukraine. Les recommandations du rapport n’ont jamais été adoptées en raison de la guerre froide et d’un manque collectif de volonté politique parmi les dirigeants mondiaux, peut-être aussi parce que le public n’est pas suffisamment informé de la réalité des faits – comme le suggère le rapport1.

Ce point précis pourrait être le nœud du problème, car aucun gouvernement ne peut résister à la force d’une opinion publique bien informée ; cela rejoint les questions posées dans la première partie, que le public aurait besoin de voir clarifiées pour pouvoir avancer : « Ces visions de l’avenir sont-elles bénéfiques pour tous, y compris pour les personnes économiquement privilégiées ? », et « Ces visions de l’avenir sont-elles réalisables ? »

Conclusion

De telles visions ne pourront devenir réalité que lorsque nous, le peuple, serons bien informés et déciderons, de notre plein gré, d’exiger la justice dans la gestion des ressources du monde et des conflits entre nations. Repenser les priorités de la vie, adopter un mode de vie plus sain et plus simple, contribuera à la prospérité mondiale, et la vie deviendra réellement plus facile et plus agréable pour tous, libérés de l’insécurité, du stress et des soucis. Des plans pratiques pour une économie mondiale équitable et durable existent déjà et sont prêts à être mis en œuvre. Un tel changement ne signifie pas que les pays riches doivent devenir pauvres, puisqu’il n’y a aucun risque de pénurie. Même avec l’inefficacité actuelle du capitalisme, la FAO affirme que le monde produit de la nourriture en quantité plus que suffisante. Elle est juste mal répartie. Il est logique que l’extrême richesse des 1 %, qui est égale à la richesse combinée de la moitié de la population mondiale, soit remise en question. En outre, le fossé grandissant des inégalités n’est tout simplement pas une option durable. Il ne peut mener qu’à une instabilité croissante, à de graves conflits internationaux et finalement à l’autodestruction.

Le destin de l’humanité est glorieux, affirme Raphaël. Les hommes apprennent à devenir des dieux… Nous devrons traverser toutes les épreuves engendrées par un mode de vie erroné, telles que la guerre, la maladie, l’ignorance – jusqu’à ce que notre révolte ultime se produise, et que nous réalisions que nous devons exiger la justice. »

Nous sommes arrivés au point crucial de notre évolution où nous réalisons que nous devons cesser d’accepter la douleur et le chagrin comme inévitables et chercher courageusement à abandonner les méthodes du passé. Ensemble, nous devons parvenir à comprendre que la solution n’est ni le communisme ni le capitalisme, mais la voie du milieu – la justice et la liberté  la seule voie efficace à long terme : partager les ressources du monde, non pas comme un dogme ou une contrainte, mais comme l’expression sincère de cette force de cohésion appelée amour. Pour citer Nelson Mandela : « Cela paraît toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »

Références : (1) www.sharing.org

Source : Stefan Denaerde, Operation survival Earth. Pocket Books, New York, 1969. George Adamski, A l’intérieur des vaisseaux de l’espace, Michel Moutet, 1979. Vera Stanley Alder, From the mundane to the Magnificent, Ryder & Company, London, 1979.

Notre cerveau est piraté par le smartphone [sommaire]

par Nobuko Itoh,

Anders Hansen est l’auteur du best-seller mondial Insta-Brain (Le cerveau-écran : comment le cerveau est désynchronisé par les écrans), qui a bouleversé la Suède et qui est devenu un phénomène de société. A. Hansen est un psychiatre suédois qui a étudié la médecine au prestigieux institut Karolinska (université de médecine), où siège le comité de sélection du prix Nobel de physiologie et de médecine. Il a publié de nombreux documents et articles. Dans cet article, Nobuko Itoh se penche sur les idées développées par A. Hansen et les rapproche de tendances similaires observées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

En Suède, plus d’un adulte sur neuf prend actuellement des antidépresseurs, et on trouve des statistiques comparables dans d’autres pays. Le nombre de jeunes recevant un traitement pour des troubles du sommeil dans la plupart des pays développés a explosé au cours de la dernière décennie, et en Suède, par exemple, le nombre de jeunes qui consultent un médecin pour insomnie a été multiplié par huit depuis 2000 environ. Quelle est la cause de ce phénomène qui se produit parallèlement à l’augmentation du niveau de vie ? Pourquoi tant de gens se sentent-ils anxieux et seuls ? Insta-Brain montre comment le changement de comportement le plus rapide dans l’histoire de l’humanité, qui s’est produit au cours de la dernière décennie, a affecté notre esprit, notre santé, notre sommeil et notre concentration.

L’auteur explique que les gens manipulent leur smartphone plus de 2 600 fois par jour et le consultent en moyenne une fois toutes les dix minutes. Et une personne sur trois (dont la moitié sont des 18-24 ans) consulte son smartphone au moins une fois pendant la nuit. Les gens en sont devenus si dépendants qu’ils pensent que « leur monde » s’effondrerait sans lui. Comment cela nous a-t-il transformés ? Il semble que cela ait beaucoup à voir avec le fonctionnement du cerveau.

Le smartphone, notre nouvelle drogue

La dopamine, l’un des neurotransmetteurs, est appelée substance de récompense et son rôle le plus important est de nous faire choisir ce sur quoi nous allons nous concentrer. Lorsque nous apprenons quelque chose de nouveau, le cerveau libère de la dopamine. Certaines cellules du cerveau ne produisent de la dopamine qu’en réponse à la nouveauté ; elles ne réagissent pas aux choses qui leur sont familières, mais lorsqu’elles voient quelque chose de nouveau et d’inconnu, les cellules dopaminergiques s’activent immédiatement. Il s’agit d’une fonction cérébrale essentielle à notre survie depuis les temps anciens. Le système de récompense du cerveau s’est développé sur des millions d’années, et le cerveau humain n’a pas changé de fonction depuis des milliers d’années.

Photo : 玄史生, CC0, via Wikimedia Commons
Les troubles du sommeil ont explosé chez les jeunes et vont de pair avec l’utilisation du smartphone la nuit. (Photo prise à Taïwan).

Et même dans l’environnement moderne, lorsque nous recevons de nouvelles informations – que ce soit sur un site d’information, un courriel ou un réseau social – le système de récompense du cerveau est activé. Le même mécanisme est à l’œuvre que lorsque nos ancêtres découvraient de nouveaux lieux et environnements.

Les réseaux sociaux alimentent les centres de récompense

Le comportement de recherche de récompense (qui désire une récompense), et le comportement de recherche d’information (qui désire une information) sont si étroitement liés dans le cerveau qu’il est parfois difficile de faire la distinction entre les deux. C’est l’anticipation d’une expérience qui active intensément le système de récompense. La pensée d’un « peut-être » dans un cerveau qui adore les « peut-être » produit le désir de saisir le smartphone.

Les éditeurs de jeux, les fabricants de smartphones, les médias et réseaux sociaux ont exploité avec succès ce mécanisme cérébral. Beaucoup de ces entreprises conçoivent délibérément leurs applis pour rendre les gens dépendants et engagent des experts en sciences du comportement et du cerveau pour s’assurer que les applis percutent le système de récompense du cerveau aussi efficacement que possible pour maximiser la dépendance.

Facebook et Instagram diffèrent parfois les pouces levés ou les cœurs. Il s’agit de distribuer la stimulation progressivement, afin de maximiser l’anticipation des récompenses numériques et d’attendre le moment où nos systèmes de récompense sont chargés à leur maximum.

Justin Rosenstein, le développeur du bouton « J’aime », a fait remarquer récemment : « Il est normal que lorsque je développe un produit, je fasse de mon mieux. Mais cela a eu un impact négatif que je n’avais jamais envisagé – et je ne l’ai réalisé que plus tard. » Il a avoué avoir limité son temps passé sur Facebook et abandonné Snapchat une fois pour toutes, car la nature addictive des réseaux sociaux serait comparable à celle de l’héroïne.

Il convient de noter que de nombreux chefs d’entreprises informatiques ne donnent pas de smartphones à leurs propres enfants. Par exemple, Steve Jobs, le fondateur d’Apple, limitait le temps pendant lequel son enfant adolescent pouvait utiliser son iPad. Bill Gates n’a pas non plus autorisé l’usage de smartphone à ses enfants avant l’âge de 14 ans.

Les smartphones abrutissent les enfants

Photo : CC0 1.0, via pixabay
Plus de la moitié des enfants de deux ans utilisent Internet tous les jours.

La plus grande étude jamais réalisée sur les habitudes d’utilisation d’Internet en Suède au cours des vingt dernières années, Swedes and the Internet, 2017, a présenté des résultats époustouflants. L’impact des appareils numériques sur la vie des enfants est colossal. C’est comme s’ils étaient obsédés par leur smartphone.

Un nourrisson sur quatre, c’est-à-dire jusqu’à l’âge de 12 mois, qui ne sait même pas encore parler, utilise Internet, et plus de la moitié des enfants de deux ans, tous les jours. La plupart des enfants de sept ans le font quotidiennement et 98 % des enfants de 11 ans ont leur propre smartphone. Cela n’est pas seulement vrai en Suède, mais aussi au Royaume-Uni, où les enfants et les adolescents passent six heures par jour sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur ou devant la télévision. Aux Etats-Unis, les adolescents passent neuf heures par jour sur Internet.

Jean Twenge (du département de psychologie de l’Université de San Diego), professeure de psychologie et chercheuse sur le comportement des adolescents, a remarqué un changement de comportement remarquable en 2012, au moment où ils ont pu accéder à Internet depuis leurs smartphones. A partir de ce moment, le taux de dépendance aux smartphones est devenu très élevé et le nombre de jeunes souffrant de problèmes de santé mentale dus à une utilisation excessive des smartphones a rapidement augmenté.

Les smartphones détruisent le cerveau

Au Japon, les recherches du professeur Ryuta Kawashima, directeur de l’Institut du développement, du vieillissement et du cancer de l’Université de Tohoku, qui a travaillé à l’Institut Karolinska et est l’auteur de Smartphones destroy the brain (Les smarphones détruisent le cerveau), ont prouvé les dommages au cerveau d’un point de vue neurologique.

L’étude du professeur R. Kawashima a analysé le développement du cerveau de 7 000 enfants de Sendai sur une période de sept ans et a révélé une relation entre l’utilisation des smartphones ou des médias sociaux et les résultats scolaires. Une étude IRM de leur cerveau a clairement démontré que le développement cessait chez les enfants qui avaient l’habitude d’utiliser des smartphones et des tablettes. Dans certains cas, les cerveaux sont restés pratiquement non développés jusqu’à trois ans.

La raison pour laquelle cet effet apparaît avec l’utilisation des smartphones serait un problème en rapport avec une fonction psychologique : la fluidité mentale. Celle-ci désigne un phénomène dans lequel le temps passé à se concentrer sur une chose devient extrêmement court en raison d’interruptions répétées : « Vous êtes concentré sur quelque chose, une perturbation survient et vous vous mettez à faire autre chose. »

On avait déjà remarqué ce problème aux Etats-Unis avant l’utilisation généralisée des smartphones, à peu près au moment où les réseaux sociaux ont débuté. Après avoir analysé le cas de nombreux étudiants, on a constaté que ceux qui passaient de Facebook à d’autres sites de réseaux sociaux tout en étudiant avaient tendance à avoir de moins bons résultats universitaires et étaient également plus sujets à la dépression. Nous sommes maintenant à l’ère des smartphones, et le passage d’un site à l’autre se fait à tout moment et en tout lieu. Comme les smartphones sont conçus pour passer facilement d’une chose à l’autre, « le cerveau est dans un état où il ne peut pas se concentrer sur quoi que ce soit » pendant son utilisation.

Les recherches du professeur R. Kawashima ont également confirmé l’existence d’une différence entre la « rétention de mémoire » analogique et numérique. Il y a une différence significative dans le fonctionnement du cortex préfrontal entre la consultation d’un dictionnaire papier et la recherche avec un smartphone, et il y a également un écart dans la conservation de cette mémoire. Bien que rechercher avec un smartphone fonctionne, l’utilisateur n’engage pas son esprit.

Une équipe de recherche dirigée par le professeur Kuniyoshi Sakai de l’Université de Tokyo (sciences du langage et du cerveau) a également confirmé que l’apprentissage sur papier est meilleur pour la mémorisation. Des recherches similaires ont également été menées aux Etats-Unis. Lorsqu’on a demandé à des étudiants d’enregistrer le contenu d’un cours, on a demandé à certains d’entre eux d’enregistrer leurs notes sur du papier avec un stylo, tandis que les autres ont été invités à enregistrer leurs notes sur un ordinateur. Les étudiants qui ont écrit sur papier ont mieux compris le contenu de la conférence.

Toujours au Japon, en 2019, des médecins et des chercheurs ont mis en garde contre le « déclin cognitif » causé par l’utilisation excessive des smartphones, et la surcharge cérébrale lors de leur utilisation pendant de longues périodes tout au long de la journée. Si on observe ces effets néfastes chez les adultes, les effets négatifs sur le cerveau des enfants pendant leurs phases de développement sont particulièrement préoccupants.

On a démontré que les cerveaux des enfants qui utilisent des smartphones et d’autres appareils pendant de longues périodes présentent un retard dans le développement de la « matière blanche », l’ensemble des fibres nerveuses qui relient l’ensemble du cerveau.

Existe-t-il une parade aux effets négatifs ?

Un équilibre entre numérique et analogique peut garantir la santé physique et mentale. Selon le professeur R. Kawashima, la lecture est le moyen le plus efficace de se remettre de la surcharge cérébrale causée par l’utilisation excessive des smartphones et des réunions à distance.

Les activités traditionnelles, non numériques, qui consistent à chercher des informations dans un dictionnaire, à avoir des conversations en tête-à-tête, à faire la lecture aux enfants et à lire des livres sont essentielles pour nourrir la sensibilité humaine naturelle et enrichir l’imagination, en particulier pour les enfants pendant leur période de croissance.

Sur la base des résultats de diverses expériences, l’auteur d’Insta-Brain préconise l’incorporation d’exercices physiques. A une époque où nous semblons nous noyer dans un flot d’informations numériques, les exercices physiques sont le meilleur moyen de contrer ce phénomène, affirme-t-il. L’activité physique améliore la santé mentale et physique et le fonctionnement de toutes les facultés intellectuelles – la mémoire et la concentration –, et rendent les gens plus résistants au stress.

Insta-Brain a été publié en Suède en 2019, alors que l’on avait mené des études dans de nombreux pays sur les effets nocifs des smartphones et que ceux-ci suscitaient diverses inquiétudes.

Mme Kuyama, traductrice japonaise de ce livre, vit en Suède. En 2020, elle a décidé d’envoyer un lien vers les conférences TED de A. Hansen à tous les parents lors de la première rentrée de leurs enfants à l’école. Désormais, à l’école, les smartphones sont déposés tous les matins et leur utilisation est interdite à l’intérieur de l’établissement. Les écoles suédoises n’ont pas tardé non plus à prendre des mesures telles que la mise en place de vingt minutes d’exercice physique par jour avant les cours.

Au Japon, de nombreux psychiatres, médecins et scientifiques, dont le professeur R. Kawashima, multiplient les avertissements depuis plusieurs années, mais le problème n’est pas encore reconnu publiquement.

La menace semble être la même partout dans le monde, et si nous ne faisons pas le nécessaire dès que possible, il sera trop tard. Les cerveaux des adultes, ainsi que ceux des enfants et des jeunes en pleine croissance, continueront d’être harcelés.

La dimension spirituelle du revenu de base universel (1) [sommaire]

par Anne Marie Kvernevik et Anja Askeland,

Lorsque tous les gens auront un accès adéquat à la nourriture et pourront vivre librement, en tant que membres pleinement acceptés de l’humanité, il y aura de la justice dans le monde. Lorsqu’il y aura la justice, il y aura la vraie paix, s’il y a la vraie paix dans le monde, il y aura un avenir pour le monde et pour nous tous – pour paraphraser les conseils de Maitreya sur la façon de réaliser la justice sociale.

En temps de crise, ce sont les pauvres et les groupes les plus faibles qui sont le plus durement touchés. On l’a observé lors du krach boursier qui a précédé la Seconde Guerre mondiale, lors de la crise immobilière et bancaire de 2008, lorsque la pandémie de la covid-19 était à son comble, et c’est encore le cas aujourd’hui alors que la guerre fait rage en Europe. Nos gouvernants, les politiciens, les chefs d’entreprise, les sociétés multinationales et autres, privilégient leurs besoins et leurs profits. En même temps, les plus pauvres sont négligés et se retrouvent dans des situations désespérées. Le fossé entre les riches et les pauvres, tant ici en Norvège que dans le reste du monde, se creuse et devient visible pour tous.

Nous sommes allés trop loin dans notre individualisme, nous sommes tellement concentrés sur notre propre identité que nous ne voyons pas l’unité de la vie. Cette « auto-identification » nous a conduits à créer un paradigme et des systèmes fondés sur des principes erronés : la compétition, la division, le séparatisme, l’inégalité et la guerre. Ceci est en opposition directe avec la réalité intérieure, que l’humanité est sur le point d’expérimenter, et qui est l’unité des êtres humains. La plus grande division sur Terre aujourd’hui est l’inégalité économique entre le Nord et le Sud  entre les nations industrielles et les pays émergents. Mais il existe aussi des divisions de classe et des différences dans l’accès aux ressources dans chaque pays.

Il est donc nécessaire de mettre en place un système tel que le revenu de base universel (RBU) qui puisse répartir les ressources de manière plus équitable et contribuer à un changement de paradigme. Nous avons besoin d’un changement vers la spiritualité ; vers un paradigme qui fait de la place et stimule l’unité humaine, la compassion, qui voit l’humanité de manière holistique – comme une partie de la nature. Les Enseignements de la Sagesse éternelle décrivent en profondeur comment changer notre réalité physique basée sur la séparation, l’avidité et la compétition, pour des systèmes fondés sur le partage et la justice qui contribueront au développement de tous les aspects de la conscience. Avec un tel changement, nous ferons l’expérience d’un véritable sens de la communauté et de l’égalité, et d’une perspective de la spiritualité où l’objectif central est de prendre soin à la fois des personnes et de la nature pour la croissance et le développement. Un tel changement évitera que les pauvres n’aient à supporter le plus gros fardeau en temps de crise.

Plusieurs leaders bien connus ont plaidé en faveur du RBU. Dans les années 1960, Martin Luther King, militant des droits civiques, a plaidé en sa faveur. Il a parlé de la pauvreté et de ce qui est nécessaire pour vivre une vie décente. Non seulement les besoins fondamentaux des gens devraient être satisfaits, mais chacun devrait avoir la possibilité de vivre et de participer pleinement à la société.

En 2020, le pape François a appelé à la mise en œuvre d’un RBU dans son nouveau livre intitulé Un temps pour changer (Flammarion) : « Reconnaître pour la société la valeur du travail des personnes qui ne gagnent pas d’argent est un élément essentiel de notre réflexion dans le monde post-covid. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’explorer des concepts tels que le RBU […] : un paiement forfaitaire inconditionnel à tous les citoyens, qui pourrait être distribué par le biais du système fiscal. Le RBU pourrait remodeler les relations sur le marché du travail, en garantissant aux gens la dignité de refuser des conditions d’emploi qui les enferment dans la pauvreté. Il donnerait aux gens la sécurité de base dont ils ont besoin, supprimerait les stigmates de l’assistanat et faciliterait la mobilité entre les emplois, comme l’exigent de plus en plus les modèles de travail basés sur la technologie. Des politiques comme le RBU peuvent également aider à libérer les gens pour qu’ils puissent combiner le fait de gagner un salaire avec celui de donner du temps à la communauté. » (https://basicincome.org/news/2020/12/pope-francis-advocates-basic-income-in-new-book/)

 

Photo : Patrick Maynard , CC BY-SA 2.0 , via Wikimedia Commons
Une marche en faveur du revenu de base universel.
L’application de cette mesure pourrait amener plus de justice dans la société, et à ce titre, serait spirituelle.

Qu’est-ce que le RBU ? Cinq critères

Le Réseau mondial pour le revenu de base définit le revenu de base par cinq critères :

Périodique Il est versé à intervalles réguliers (par exemple tous les mois), et non sous la forme d’une allocation unique. Il offre une certaine prévisibilité et le ménage peut planifier son budget et sa vie.

Paiement en numéraire – Il est versé dans un moyen d’échange approprié, permettant à ceux qui le reçoivent de décider de son utilisation. Il n’est donc pas versé en nature (comme de la nourriture ou des services) ni sous forme de bons dédiés à un usage spécifique.

Individuel – Il est versé sur une base individuelle – et non, par exemple, aux ménages. Ce point est important car il répartit le pouvoir au sein des ménages, ce qui est particulièrement important pour les femmes qui gagnent en indépendance et en pouvoir d’achat. Les personnes handicapées et les personnes âgées gagnent également en indépendance.

Universel – Il est versé à tous, sans condition de ressources. L’universalité garantit que tout le monde en bénéficie, et que nous reconnaissons l’égalité et le droit à la vie de chacun.

Inconditionnel – Il est versé sans obligation de travailler ou de démontrer sa volonté de travailler. Les gens ont des besoins différents, des talents différents et des opportunités différentes. Les gens savent eux-mêmes ce dont ils ont besoin. Il ne faut pas non plus collecter des données sur les habitudes de consommation ou conduire à une quelconque forme de contrôle social. Vous avez droit à un revenu de base parce que vous êtes un être humain vivant.
Il est difficile de dire quel doit être le montant du RBU et le Réseau n’en fait pas un critère, mais il devrait au moins être suffisant pour que chacun puisse mener une vie digne et participer activement à la vie de la communauté.
Le RBU est un droit de l’homme. Sa généralisation sera un acte de compassion et un cadeau de bienvenue à tous les enfants nés dans notre monde.

La Sagesse éternelle

Ces enseignements présentent une spiritualité qui s’intéresse au développement et au bien-être de l’homme, et non au lien qu’il entretient avec la religion ou le divin au sens traditionnel du terme. Fondamentalement, la Sagesse éternelle enseigne que toute vie est une, a une conscience, est divine et évolue. Les êtres humains sont des âmes en incarnation et se développent à travers des vies successives, jusqu’à ce qu’ils atteignent finalement la perfection, comme l’ont atteinte les Maîtres de Sagesse.

Benjamin Creme, qui a fondé la revue Share International (Partage international) est, à ce jour, le dernier d’une longue lignée d’auteurs, dont H.P. Blavatsky, A. Bailey, H. Roerich et A. Besant, qui ont transmis et actualisé cet enseignement. B. Creme a présenté des informations sur Maitreya et les Maîtres de Sagesse. Maitreya est notre frère aîné sur notre planète. Il a suivi le chemin du développement d’un être humain, est devenu un Maître de Sagesse, et est à la tête des Maîtres de Sagesse. Il représente l’énergie d’amour qui est envoyée sur notre planète en provenance des sources cosmiques.

L’enseignement de Maitreya porte sur l’unité, la fraternité et la compassion. La tâche de Maitreya et des Maîtres de Sagesse est, entre autres, de nous inciter à distribuer équitablement les ressources du monde et à prendre soin de la nature. De cette façon, nous pouvons créer une société planétaire « où personne ne manque de rien » pour vivre une vie épanouie, et nous pouvons apprendre à vivre dans de justes relations les uns avec les autres. Nous pouvons tous prendre part à ce processus de changement et contribuer à un changement de paradigme indispensable pour la justice et la paix sur Terre.

L’énorme énergie d’amour de Maitreya contribue grandement au processus de changement et donne de l’espoir. Il se préoccupe des grands problèmes de notre époque et propose les priorités suivantes pour le monde : un accès approprié à la nourriture pour tous, un logement pour tous, un accès aux soins de santé pour tous, une éducation pour tous et le rétablissement d’un équilibre écologique dans le monde. La répartition équitable des ressources mondiales est à la base de toute possibilité de paix sur notre planète. Les priorités de Maitreya sont en parfaite adéquation avec les objectifs des Droits de l’homme et les Objectifs de développement durable des Nations unies.

Qu’entend-on par spiritualité ?

Les groupes religieux se sont appropriés le terme « spirituel », mais l’homme est un être spirituel à part entière, indépendamment de son appartenance à une religion. Le thème de la spiritualité est abordé ici dans la perspective des enseignements de la Sagesse éternelle. Dans ce contexte, le mot spirituel est défini comme suit : « Toute activité qui fait avancer l’homme vers une forme de développement – physique, émotionnel, intuitif, social –, s’il y a progrès par rapport à l’état actuel, est fondamentalement de nature spirituelle. » (Le Maître Djwal Khul, par Alice Bailey, Education dans le nouvel âge, Lucis Trust, 1987)

Nous avons tous la possibilité d’opérer un changement dans notre conscience et d’inclure tous les aspects de notre vie dans cette définition du « spirituel ». L’énergie d’amour de Maitreya nous inspire à faire des choix importants en faveur de l’unité et de la justice, nous aidant à opérer ce changement, à la fois en interne et en externe. Maitreya est là pour tout le monde, religieux ou non religieux.

Toutes nos structures devraient être basées sur l’unité intérieure de l’humanité et refléter cette réalité. Toutes les âmes sont une seule entité. Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette spiritualité de s’exprimer sur le plan physique. Maitreya nous assure que le chemin vers une vie spirituelle est suffisamment large et varié pour inclure toutes les personnes, religieuses ou non. Un revenu de base universel inconditionnel peut y contribuer.

Pour plus d’information : https://basicincome.org/ ; La Mission de Maitreya, tome III

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Ovni à Las Vegas (Nevada) [sommaire]

Des miracles inonderont le monde

Crédit : mufon.com
Etats-Unis – Le 9 octobre 2022, un habitant de Las Vegas (Nevada), a pris une photo panoramique de nuages d’orage surplombant le paysage. En la visionnant par la suite un objet volant en forme de cloche émettant de la vapeur ou de la lumière est apparu sur la photo (image agrandie).

L’« étoile » à Manchester ? [sommaire]

Crédit : mufon.com
Etats-Unis – La nuit du 6 octobre 2022, un habitant de Manchester (New Hampshire) a photographié un objet brillant ressemblant à une étoile, qui planait et se déplaçait légèrement par intermittence. Selon ce témoin l’objet a été visible presque chaque nuit durant trois semaines, mais à un endroit différent du ciel.

Cercles de lumière à San Francisco [sommaire]

Cercles de lumière pris par F. F. en mars 2022, sur la façade d’un garage d’hôpital à San Francisco, Etats-Unis.

Signes à Saint-Etienne [sommaire]

Trois lettres de la même personne :

Cœur dans une bougie

[1] Nous avons l’habitude d’allumer une petite bougie (bougie chauffe-plat) pendant la méditation de transmission, et lorsque la nuit vient plus vite, en fin d’automne et l’hiver, nous en allumons parfois deux ou trois.
A la fin d’une Transmission, je voulais éteindre les bougies, mais comme je ne trouvais pas l’éteignoir, j’ai utilisé une autre bougie pour étouffer les flammes.
Lors d’une méditation ultérieure, je préparai de nouvelles bougies et j’allais mettre celle que j’avais utilisée comme éteignoir lors d’une séance précédente dans un bougeoir quand, à ma surprise, j’ai constaté qu’il y avait une forme de cœur dessinée à sa surface. C’était très étonnant, car la bougie aurait dû être beaucoup plus noire étant donné l’usage que j’en avais fait… Peut-être qu’un Maître a donné un signe et ainsi manifesté sa présence à la fin de la Transmission ?
Nous (les membres du groupe de transmission) avons été heureux de voir ce cœur dessiné dans la bougie.

 

 

Cœur dans une pastèque

[2] En août 2022, après une réunion de groupe dans la région, j’ai reçu à la maison une amie du groupe, Françoise.
Nous étions trois pour le repas du soir, et en guise d’entrée, j’ai proposé de manger une pastèque. Michel a coupé les deux extrémités, et quelle surprise de voir, sur l’une une forme de cœur, et sur l’autre une sorte d’étoile. Je dois dire que je mange souvent de la pastèque pendant l’été, et habituellement les extrémités n’ont pas ces formes.
Cela nous a rempli de joie, nous rappelant un signe similaire reçu en 2012. J’étais très heureuse de partager ce moment avec Françoise qui avait traversé une période difficile ces derniers temps.
En pensant plus tard à ces signes, j’ai ressenti une grande gratitude et j’ai pensé qu’il était utile de les partager, car cela renforce le sentiment de l’omniprésence de Maitreya.
(Voir Partage international, novembre 2012, à propos des signes dans une pastèque. Le Maître de Benjamin Creme avait confirmé qu’il s’agissait d’un signe manifesté par Maitreya).

 

 

Fleur d’ipomée en forme de croix

[3] Au printemps 2022, j’ai semé des graines d’ipomée dans le jardin, près de la terrasse, et pendant l’été, certainement à cause de la grande chaleur, elles n’ont produit que des feuilles. En octobre, elles ont commencé à fleurir abondamment. Et j’ai eu la surprise de découvrir quelques fleurs en forme d’étoile et une en forme de croix. J’ai été très émue en découvrant ces fleurs magnifiques, venant en écho d’une autre floraison de ce type que le Maître de Benjamin Creme avait attribuée à Maitreya.
(Voir Partage international, juillet 2006. Le Maître de Benjamin Creme avait confirmé que les pétales en forme d’étoile à cinq branches étaient un signe de Maitreya. L’étoile à cinq branches est le signe du Christ).

R.-M. CM, Saint-Etienne, France

Bénédictions à Coin, près de Malaga [sommaire]

Ces deux photos, prises en février 2022 dans un centre de guérison appelé El Nazareno (le Nazaréen), à Coin, près de Malaga (Espagne), montre un guérisseur très connu, Stephen Turoff, pendant une guérison. Il dit de lui-même qu’il est simplement le canal des énergies guérisseuses. Publié avec la permission de S. Turoff (© Mr Stephen Turoff) dans la revue Partage international de janvier-février 2023.

Ovni à Westerly [sommaire]

Crédit : mufon.com
Etats-Unis – Le 2 janvier 2020, un témoin marchant le long de la plage de Westerly, Rhode Island, photographiait des mouettes quand un engin brillant, en forme de disque surmonté d’un dôme, traversa la scène à basse altitude.

Un rayon bleu au lac de IJmeer [sommaire]

Photo prise par E. S. tandis qu’il faisait du canoë sur le lac de IJmeer (Pays-Bas), le 25 septembre 2022. Il vit un rayon bleu descendre tout droit du ciel sur l’eau qui apparut entre deux fortes bourrasques de pluie. Il remarqua qu’il n’y avait pas d’arc-en-ciel ou d’avion qui auraient pu causer ce phénomène. Envoyé par Mme S. O., Pays-Bas.

Ovni à Talence [sommaire]

Crédit : mufon.com
France – Une nuit de novembre 2022, une caméra extérieure de sécurité à Talence a enregistré un objet aérien éthéré de forme allongée, volant à toute allure à basse altitude. 

Ovni à Albuquerque [sommaire]

Crédit : mufon.com
Etats-Unis – Le 8 août 2022, un habitant d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, a pris plusieurs photos d’un orage avec éclairs. En les revisionnant plus tard, un objet brillant en forme de cigare se trouvait sur l’une des photos.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

La COP15 : un tournant pour la biodiversité [sommaire]

Le 19 décembre 2022, la COP15, qui s’est tenue pendant douze jours à Montréal (Canada) sous les auspices de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, a achevé ses travaux en adoptant le Cadre mondial pour la biodiversité (CMB) de Kunming-Montréal. Ce document de 14 pages est le premier accord international à reconnaître que tous les aspects de la nature – animaux, plantes, rivières, montagnes, sols, etc. – ont des droits égaux à ceux des êtres humains. Les droits de l’homme – une question autrefois éludée dans les accords sur la biodiversité – ont également été abordés de front, les droits des peuples indigènes, des communautés locales et l’égalité des sexes étant mentionnés tout au long du document.

La Bolivie, qui fait partie des pays qui reconnaissent les droits de la nature, a mené la bataille diplomatique pour concrétiser cette philosophie dans le plan final. Diego Pacheco Balanza, le principal négociateur bolivien, a exprimé son opposition à l’idée de considérer la nature comme une ressource à exploiter, en déclarant : « La Bolivie considère qu’il est urgent de changer le paradigme anthropocentrique du capitalisme afin d’enrayer la crise environnementale et les autres crises multiples dans le monde. »

Photo : Boris Smokrovic borisworkshop, CC0, via Wikimedia Commons

L’objectif primordial du CMB est que les gens « vivent en harmonie avec la nature » d’ici 2050 et, pour y parvenir, inverser la perte de biodiversité d’ici 2030. Ces objectifs ont été abordés sous la forme de quatre grands objectifs mondiaux et de 23 objectifs mineurs à atteindre d’ici 2030. L’ambition souvent citée du « 30×30 », qui consiste à protéger 30 % des terres émergées et 30 % des océans d’ici à 2030, est l’un des objectifs les plus importants, de même que le deuxième « 30×30 » : les pays développés ont accepté de mobiliser 30 milliards de dollars pour les pays en développement d’ici à 2030.

Le CMB est un tournant pour la biodiversité mondiale, mais ce n’est pas la panacée. En effet, aucune disposition de l’accord n’est contraignante et bon nombre des objectifs sont relativement généraux et vagues « Le diable se cache dans les détails », a indiqué l’un des négociateurs. Il appartiendra aux gouvernements de veiller à ce que les plans soient mis en œuvre tout en protégeant les droits humains et ceux des autochtones dans le processus. L’une des critiques au texte actuel concerne le manque de clarté de l’accord sur les recours possibles en cas de violation des droits tribaux par les gouvernements.

Un autre point d’achoppement majeur a été le financement de l’aide aux pays en développement pour la protection de leur biodiversité, alors qu’ils sont très peu responsables de l’extraction des ressources et de l’activité industrielle à l’origine de la disparition des espèces. Le dernier jour, cependant, une stratégie finale de mobilisation des ressources a été adoptée, prévoyant la création du Fonds du Cadre mondial pour la biodiversité, doté de son propre organe directeur et prêt à recevoir des financements de toute provenance.

Parvenir à un accord n’était pas gagné d’avance, et les négociations ont parfois été tendues, accompagnées de manifestations éparses menées par des jeunes autochtones. Au final, 196 pays ont signé l’accord. Les Etats-Unis, où la Convention sur la diversité biologique n’a jamais été ratifiée, ont été le seul Etat membre des Nations unies à ne pas pouvoir voter. Ils ont participé en tant qu’observateurs.

Avec le CMB, nous disposons désormais d’objectifs de biodiversité adoptés d’un commun accord et d’une feuille de route complète pour les atteindre. Il comprend également un plan de mise en œuvre qui, à l’instar de l’accord de Paris, comporte trois étapes clés : la présentation, la révision et le contrôle. L’examen et l’ajustement des objectifs auront lieu tous les deux ans, lors des prochaines Conférences des Parties (COP) sur la biodiversité. Une fois ces outils en place, le dernier facteur de réussite, comme toujours, est la volonté politique d’agir, et le plus tôt sera le mieux.

Comme pour enfoncer le clou, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté les pays à « tenir leurs engagements », ajoutant dans son discours de clôture : « Nous commençons enfin à forger un pacte de paix avec la nature. »

Source : insideclimatenews.org ; carbonbrief.org ; Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.

Les méfaits des majors pétrolières [sommaire]

Une émission du service public de radiodiffusion américain, Frontline (En première ligne), diffusée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni (BBC2) en 2022, intitulée The Power of Big Oil (le pouvoir des majors pétrolières) s’est penchée sur le déni du changement climatique tel qu’il est pratiqué et financé par l’industrie des combustibles fossiles, en particulier Exxon Mobil et Koch Industries. En trois épisodes, elle retrace une campagne systématique et coordonnée de désinformation et de dissimulation qui a débuté dans l’industrie et a été adoptée par les groupes politiques conservateurs. Les reportages décrivent la façon dont les entreprises manipulent la science, l’opinion publique et les politiciens.

Photo : Domaine public, via rawpixel

Jane McMullen, réalisatrice du premier épisode de la série, a déclaré que les recherches ont révélé comment, alors qu’il devenait plus difficile de nier les preuves accablantes du réchauffement planétaire, l’industrie a changé de stratégie. « Ils ont réalisé qu’ils étaient en train de perdre sur les arguments scientifiques, surtout après la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [Giec] de 1995, qui affirmait l’existence d’une influence humaine perceptible. Ils se sont donc tournés vers l’économie. C’est devenu un fait presque accepté que la lutte contre le changement climatique coûtera à l’économie. En contre-argument, considérons le coût des dommages auxquels nous sommes confrontés actuellement [dus à l’extraction des énergies fossiles]. »

La série dresse l’inquiétant tableau sur la façon dont les grandes entreprises pétrolières peuvent influencer les politiciens et l’opinion publique. Cependant, en révélant leurs pratiques, elle incite les téléspectateurs à soutenir d’autres sources d’énergie qui ne privilégient pas les profits au détriment de l’environnement.

Source : www.pbs.org ; nytimes.com ; theguardian.com

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

De l’eau potable à un prix abordable [sommaire]

Jean-Paul Augereau est un ingénieur en mécanique et en électricité français. Il fut un homme d’affaires très actif, travaillant dans le monde entier et s’intéressant peu aux problèmes des autres. Puis, en 2002, il s’est lavé les dents avec de l’eau du robinet en Egypte, a contracté une septicémie et a souffert d’un burn-out pendant deux ans.

Ce fut le début d’une démarche consciente vers la nécessité d’aider les autres. Après cet événement, il a découvert que sa mission était d’aider des enfants et des êtres humains à avoir une vie meilleure. Il consacre maintenant sa vie à apporter de l’eau potable aux personnes pauvres. Il gagne le salaire minimum et déclare qu’il n’a jamais été aussi heureux.

J.-P. Augereau a développé une approche innovante de l’assainissement de l’eau. Le Safe Water Cube (cube à eau saine) est un système économique simple et robuste pour purifier l’eau. Cette fontaine peut assainir toute eau de surface contaminée par des bactéries et des virus. Elle ne nécessite aucune énergie ou de produit chimique, son entretien est très bon marché et elle est adaptée à toute population vivant le long d’une rivière. Il suffit d’une personne pour faire fonctionner la pompe et d’un peu d’eau et de vinaigre pour nettoyer les filtres de temps à autre.

Le système peut filtrer jusqu’à 1 000 litres par heure, grâce à ses cinq filtres, le plus fin étant calibré à 0,02 microns, il filtre les bactéries et les virus, mais laisse passer les minéraux nécessaires à la vie.

L’ONG Agir ensemble se charge de former des villageois à l’entretien très simple de ces fontaines. Elles changent la vie des villageois, dans ces régions reculées, elles entraînent une forte diminution de l’absentéisme scolaire (- 85 %), car la plupart des maladies des enfants de ces populations vulnérables sont dues à l’eau non potable.

Agir ensemble a installé 236 fontaines dans le monde dans 20 pays comme Madagascar, les Philippines, la Côte d’Ivoire, Haïti, le Togo, la Guyane, apportant de l’eau potable à 250 000 personnes.

Dans un monde où 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, ce système peut certainement aider.

Source : Francetvinfo ; Guyane soir ; www.safewatercube.com

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Lever le voile sur les expériences de mort partagée (1) [sommaire]

Interview de William J. Peters par Jason Francis,

William J. Peters est psychothérapeute spécialiste de la fin de vie, du chagrin et du deuil considérés comme moyen d’évolution psycho-spirituelle. En 2011, il a fondé le Shared Crossing Project (Projet de transition partagée), basé à Santa Barbara (Californie). Cette association cherche à éduquer le public sur l’expérience de mort partagée (EMP), où proches et soignants participent au passage d’une personne dans l’au-delà, de manière similaire à une expérience de mort imminente. Elle vise également à transformer les idées reçues sur la mort et le décès, et à partager les guérisons que les EMP peuvent procurer à ceux qui les vivent. W. Peters est l’auteur de At Heaven’s Door : What Shared Journeys to the Afterlife Teach About Dying Well and Living Better, 2022 (A la porte des cieux : ce que les voyages partagés dans l’au-delà nous apprennent sur la façon de bien mourir et de mieux vivre.). Jason Francis l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Comment avez-vous commencé à vous intéresser à l’expérience de mort partagée ?
William J. Peters : J’ai eu un certain nombre de ce que j’appelle des expériences spirituelles formatrices. J’ai eu ma première expérience de mort imminente à l’âge de 17 ans, lors d’un accident de ski à grande vitesse. Cette expérience a été profonde dans le sens où, à l’impact, j’ai été catapulté hors de mon corps.
Au début, tout était sombre, mais j’étais conscient de l’obscurité parce que j’avais un aspect conscient et observateur de moi-même qui regardait et ressentait l’obscurité. Puis, tout d’un coup, la lumière a commencé à devenir plus vive et j’ai réalisé que je bougeais. Je sentis un mouvement gravitationnel qui m’éloignait de la Terre. Je vis la piste de ski et ensuite le lac Tahoe où je me trouvais. Puis je vis les Rocheuses du Colorado et la baie de San Francisco. J’étais très enthousiaste.
Ensuite je vis notre planète. Tout cela était très agréable, sublime et passionnant. En même temps, je faisais le bilan de ma vie, réalisant que toutes les actions que j’avais entreprises dans ma vie étaient enregistrées d’une certaine manière et qu’elles avaient de l’importance. Mes actions avaient eu des répercussions. C’était une vraie leçon de karma.
J’étais émerveillé par la beauté de l’univers. Puis je me suis retrouvé dans une sorte de tunnel, au travers duquel je voyais toujours l’univers, le système solaire. Je vis une belle lumière pulsée au loin et j’ai réalisé, « oh mon Dieu, je suis en train de mourir ». J’en fus bouleversé. J’étais en colère parce que je ne voulais pas mourir. Je me souviens avoir supplié cette lumière, en m’exclamant que je n’avais pas terminé ce pour quoi je m’étais incarné dans cette vie.
Cependant, je finis par entrer complètement dans la lumière, en ressentant de la félicité en permanence. A ce moment-là, je demandai à Dieu : « Je ne veux pas mourir. Je n’ai pas accompli ce que je suis venu faire dans cette vie. S’il vous plaît, laissez-moi revenir. » Je le suppliais. Et Dieu était comme une lumière puissante et aimante. Le mot « puissance » ne convient pas. C’était la connaissance pure, la divinité et le sacré. C’était la force derrière toute la création.
A un moment donné, je me mis à m’éloigner de la lumière et à revenir vers notre planète. J’eus le sentiment que ma demande avait été exaucée. Je m’exclamai : « Oh, merci. » Cette lumière me répondit : « Fais bon usage de ta vie. » Cela m’a vraiment marqué et me marque encore, en réalité. Je traversai tout le système solaire, par le même chemin que j’avais pris à l’aller. J’étais sur une ligne énergétique qui me ramenait à mon corps sur la piste de ski.
J’ai eu une autre expérience de mort imminente environ treize ans plus tard. Ce sont les deux expériences les plus formatrices pour moi, mais il y en a eu d’autres.

Introduction aux expériences de mort partagée

PI. Comment ces expériences vous ont-elles conduit à travailler sur les expériences de mort partagée ?
WP. Pendant l’épidémie de sida à San Francisco, j’ai souvent aidé des homosexuels qui avaient contracté le VIH. Ils étaient largement ostracisés par la communauté et, dans certains cas, par le système médical lui-même. Ils mouraient donc souvent entourés de leurs proches dans leur communauté. J’entendais des histoires impressionnantes, spectaculaires et très spirituelles sur ces proches qui aidaient les mourants dans leur progression. Ils voyaient les mourants, dans l’au-delà, en bonne santé et heureux.
J’étais travailleur social dans le quartier de Tenderloin à San Francisco, celui des clochards, où de nombreuses personnes démunies vivent en marge de la société.
Brad, un de mes habitués, y était une sorte d’accoucheur de la mort – on les appelle aujourd’hui des doulas de la mort – il aidait les mourants à faire leur transition – il aidait ses frères, comme il appelait souvent sa communauté d’hommes qui avaient contracté le VIH. Il les aidait vraiment, sur le plan rituel, spirituel et psycho-émotionnel, à « préserver l’espace » dans lequel l’un des leurs allait effectuer sa transition.
Un jour, il est arrivé bouleversé et fatigué. Il annonça que Randy était mort la nuit précédente. Je lui dis que j’étais vraiment désolé. Il répondit : « Je le suis aussi, mais c’était si beau. » Je lui demandai de me dire pourquoi. Il m’expliqua qu’au moment de sa mort, Randy était sorti de son corps, avait emprunté un cylindre de lumière et s’était arrêté juste au-dessus du lieu de rassemblement de la communauté fraternelle qui le soutenait. Il s’est incliné devant tous les frères et les a remerciés. Puis il s’est éloigné, a traversé ce cylindre de lumière et a disparu.
Cependant, Brad expliqua que Randy avait l’air plus jeune, en très bonne santé, sans aucun signe de VIH, et heureux. Brad eut donc le sentiment très fort et la certitude, comme il l’a dit, que Randy était bien vivant quelque part et qu’il continuait à vivre dans l’au-delà. Cette expérience m’a donc beaucoup ému.
Je n’avais parlé de mon expérience de mort imminente à personne à ce moment-là. L’expérience de Brad s’est produite après ma première expérience de mort imminente, mais juste avant ma deuxième. A ce moment-là, j’étais très préoccupé par les questions de la mort et du décès.
Plus tard, j’ai travaillé au Zen Hospice Project à San Francisco. C’est un projet très progressiste, basé sur des principes bouddhistes. J’étais bouddhiste pratiquant à l’époque et je le suis toujours. Une grande partie de mon travail de bénévole consistait à m’asseoir au chevet des mourants et à les soutenir, eux et leurs proches. Il s’agissait d’un grand hospice avec 24 lits dans un service ouvert de l’hôpital. Il était donc très facile d’accéder aux personnes mourantes. Les besoins étaient considérables, car la plupart des patients de cet hôpital public étaient indigents, vivaient en marge de la société et ne bénéficiaient pas toujours d’un grand soutien. Comme d’autres bénévoles, j’ai eu beaucoup de contacts avec les personnes du service de soins palliatifs et développé assez rapidement des relations avec elles.
Un après-midi [en 2000], je lisais à Ron L’appel de la forêt de Jack London. Il adorait les histoires d’aventure. Alors que je lisais, je sortis de mon corps et vis le sommet de ma tête et moi-même en bas. J’étais au-dessus de Ron qui était allongé sur le lit et n’était plus conscient depuis plusieurs jours. J’étais resté avec lui depuis un certain nombre de jours alors qu’il était dans cet état d’inconscience.
A ce moment-là, en regardant mon propre corps et celui de Ron, je me sentais bien et en paix. Et j’étais à nouveau ce moi qui observait et témoignait clairement – une conscience désincarnée et n’ayant aucun lien, à ma connaissance, avec qui que ce soit. Puis, et ce fut le plus frappant, je me suis tourné vers ma droite et Ron était là. Il était lui aussi hors de son corps, un grand et beau visage, des yeux brillants de bonheur et il était en paix. C’était presque comme s’il m’invitait dans cet espace. J’étais si reconnaissant d’être là avec lui.
J’ai d’abord été choqué, puis j’ai réalisé que j’étais déjà venu là auparavant, lors de mes propres expériences hors du corps et de mort imminente. Une fois l’expérience terminée, je suis retourné dans mon corps. Peu après, j’en ai parlé à mon référent. En bon praticien bouddhiste, il m’a dit de m’en détacher, ce que j’ai fait, mais j’ai eu de nombreuses autres expériences similaires. C’est ainsi que j’ai vraiment commencé ce travail.

Poursuite des investigations

PI. Ce type d’expérience faisait-il l’objet de livres ou d’articles à l’époque ?
WP. A ce stade, il n’y avait pas encore de nom pour cette expérience de mort partagée. Il n’y en aura pas avant 2009. C’est alors que j’ai rencontré le Dr Raymond Moody [médecin, psychiatre et auteur qui a mené des recherches pionnières sur les expériences de l’au-delà] lors d’une conférence. Il a décrit l’expérience de mort partagée, qui est très similaire à l’expérience de mort imminente, à l’exception du fait que la personne qui la vit est en contact avec un mourant. Il s’agit habituellement d’un soignant ou d’un être cher, mais dans certains cas, il s’agit simplement d’un spectateur, comme un professionnel de santé.
J’ai ensuite créé le Shared Crossing Project (projet de transition partagée) pour faire prendre conscience de ces expériences. J’espérais que la connaissance de ces expériences mystiques et transcendantales en fin de vie contribuerait à transformer la relation des gens avec la mort et le décès, en passant de la peur et de l’anxiété à l’émerveillement, à la curiosité et peut-être même à une perspective réellement positive (autant qu’on puisse en avoir) sur la question de la mort et du décès.
J’ai ensuite commencé à animer des groupes, des ateliers et des cours sur toutes sortes de sujets liés à la mort et au décès, y compris l’expérience de la mort partagée et d’autres expériences mystiques de fin de vie. Je me suis rendu compte qu’il existait tout un éventail d’expériences de fin de vie. J’en ai pris connaissance dans ma pratique clinique de psychothérapeute, car les gens ont commencé à affluer dans mon bureau lorsqu’ils ont su que j’étais disposé à parler de la mort et du processus de décès, ainsi que des expériences spirituelles qui y sont liées.
Mes patients m’ont beaucoup appris sur leurs expériences. J’ai effectué des recherches documentaires et j’ai constaté que ces expériences de fin de vie étaient répertoriées, mais sous différentes appellations et dans des présentations très disparates, si l’on prend la documentation dans son ensemble. Différentes disciplines ont présenté des bribes de ces expériences et avec des interprétations différentes. Mais il n’existait pas vraiment de cohésion dans la façon dont les communautés universitaire et médicale traitaient ces expériences de fin de vie.
En ce qui concerne la communauté médicale, elle les a également regardées d’un œil un peu circonspect, comme si elle ne voulait pas vraiment s’en occuper, faute de savoir les expliquer. C’est un problème dans les sciences médicales lorsqu’elles ne peuvent pas expliquer les phénomènes. Ces expériences ne correspondaient pas à leur vision de la conscience, qui devait être, et est toujours pour elles, un produit du cerveau. Quand le cerveau meurt, on n’est pas censé avoir ces expériences. Ainsi, l’expérience de mort partagée, comme l’expérience de mort imminente, est un défi pour les sciences médicales car il s’agit de cas où la conscience survit à la mort physique. Et la science médicale ne le voit pas de cette façon. Elle ne dispose pas de données pour étayer son point de vue, mais, empiriquement, l’expérience de mort partagée est une expérience de conscience au-delà de la mort humaine, car les proches font l’expérience de leurs défunts dans une autre dimension. Ils ne sont plus en vie dans le monde des humains mais dans un autre monde.

Pour plus d’informations : www.sharedcrossing.com

William J. Peters, At Heaven’s Door : What Shared Journeys to the Afterlife Teach About Dying Well and Living Better. (A la porte des cieux ; ce que les voyages partagés vers l’au-delà enseignent sur le fait de bien mourir et de mieux vivre, non traduit) Simon & Schuster, 2022.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Des Israéliens appellent à la paix et à la cohabitation [sommaire]

Quelques jours après la prestation de serment du gouvernement le plus à droite et le plus religieusement conservateur des 74 années d’existence d’Israël, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tel-Aviv, dans un appel pour la paix et la cohabitation entre Juifs et Palestiniens.

Durant la marche, dirigée par l’aile gauche et les parlementaires arabes de la Knesset, on pouvait lire sur les bannières : « Démocratie en danger », « Unis contre le fascisme et l’apartheid », « Le gouvernement colonisateur est contre moi », « Logement, nécessaire vital, espoir ». Certains manifestants brandissaient des drapeaux arc-en-ciel et israéliens.

D’autres portaient une banderole arborant « crime minister » (ministre criminel), une référence au « prime minister » (premier ministre) B. Netanyahu, qui a été inculpé pour corruption en 2021 mais ne peut plus être poursuivi maintenant qu’il est de nouveau au pouvoir. Position rendue possible seulement par un accord avec l’extrême droite politique.

Les manifestants en appelaient à la paix et à la cohabitation entre les résidents juifs et palestiniens du pays. « Nous pouvons déjà observer beaucoup de propositions de lois être défendues contre les minorités LGBTQ, les Palestiniens et les minorités les plus importantes en Israël », a déclaré Rula Daood de Standing Together (Debout ensemble), un mouvement populaire de Palestiniens et de Juifs. « Nous sommes là pour dire haut et fort que nous tous, Arabes et Juifs ainsi que diverses communautés en Israël demandons la paix, l’égalité et la justice. »

Le gouvernement est accusé de déclarer la guerre au système juridique et de saper ses garde-fous et ses contre-pouvoirs en donnant un pouvoir absolu à la nouvelle coalition gouvernementale.

« Nous sommes réellement effrayés que notre pays perde sa démocratie et se dirige vers la dictature, juste parce qu’une personne veut se débarrasser de son procès », a commenté Danny Simon, 77 ans, manifestant venu de Yavne, au sud de Tel-Aviv.

Source : Al Jazeera ; Voanews ; France 24)

Extinction Rebellion : une nouvelle approche [sommaire]

Le mouvement Extinction Rebellion (XR) a pour but de changer les consciences face à l’urgence climatique, par des actions directes (parfois illégales). Il a notamment attiré de jeunes activistes et ses manifestations ont conduit à des perturbations publiques, des arrestations et, pour certains, a du temps passé en prison.

Début 2023, XR a annoncé un changement temporaire de tactique : fini les perturbations publiques, qui lui ont aliéné des soutiens, place aux grandes manifestations pacifiques. Ce revirement permet de construire des liens avec des groupes toujours plus radicaux comme Just Stop Oil (Arrêtez le pétrole). XR va continuer à cibler les « piliers du pouvoir ». Ils appellent 100 000 personnes à participer à une grande manifestation devant le Parlement du Royaume-Uni, le 21 avril, pour protester contre l’inaction du gouvernement face à la crise climatique.

Comme l’a déclaré Extinction Rebellion dans son dernier manifeste : « C’est un moment au potentiel énorme […]. Pourquoi cela marchera-t-il ? Le pouvoir du peuple.

Il y a un seuil numérique, d’énergie humaine, à partir duquel le pouvoir du peuple ne peut plus être arrêté. C’est ce que nous visons. Chacun a un enjeu pour demander la fin de l’ère des combustibles fossiles. C’est le moment. »

Source : Extinction Rebellion

Infirmières en grève au Royaume-Uni [sommaire]

Pour la première fois de l’histoire, The Royal College of Nurses, le seul syndicat d’infirmières, a décidé de se mettre en grève pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail. De manière inhabituelle, le public et les médias soutiennent cette grève, alors qu’ils y sont généralement opposés. L’action des infirmières s’inscrit dans le cadre d’une vague soudaine de grèves des travailleurs du secteur public au Royaume-Uni, qui protestent contre les désinvestissements récurrents de l’Etat dans les services publics.

Source : theguardian.com

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

Le marché libre : quelque chose a mal tourné [sommaire]

Lord Maurice Saatchi, fidèle partisan du parti conservateur britannique dont il fut président de 2003 à 2005, a fondé sa carrière politique sur la publicité.

Le 5 novembre 2022, la BBC lui a demandé où, en tant que publicitaire [Saatchi & Saatchi], il pensait que son parti se situait aujourd’hui. Il a répondu : « On peut résumer la politique britannique en trois phrases Les conservateurs sont efficaces mais cruels. Les travaillistes sont bienveillants mais incompétents. Mais à l’heure actuelle l’efficacité des conservateurs ne fonctionne pas. Quelque chose a mal tourné avec la conception que Mme Thatcher avait du marché libre. Cela devait être un référendum perpétuel où chaque jour les gens « se seraient rendus aux urnes » et où, de la compétition pour gagner leurs « voix » aurait émergé de meilleurs produits et services. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné de la sorte. Le marché libre a été récupéré par des cartels de sociétés multinationales géantes. Le déséquilibre entre le pouvoir du consommateur individuel et celui de la multinationale est tel que les grandes sociétés sont maintenant pires que la bureaucratie des gouvernements. Au moins avec les gouvernements, vous pouvez changer le patron de temps à autre, mais avec ces grandes sociétés vous ne sauriez par où commencer. Voilà la question fondamentale pour le parti conservateur. »

Source : BBC, Royaume-Uni

Royaume-Uni : la pauvreté s’accroit [sommaire]

Alors que la controverse fait rage au Royaume-Uni sur la manière de stimuler la croissance et sauver l’économie dont le déficit annuel est estimé à 177 milliards de livres sterling (201 milliards d’euros), le rapporteur des Nations unies sur l’extrême pauvreté, Olivier de Schutter, a fait part de sa profonde inquiétude face à l’accroissement de l’austérité qui sera générée par le nouveau budget dévoilé le 17 novembre 2022. Déjà, 22 % des Britanniques, soit 14,5 millions de personnes vivent dans une relative pauvreté, selon la Fondation Joseph Rowntree.

Photo : Walt Jabsco, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr
Une manifestation contre le gouvernement conservateur du Royaume-Uni.
La pancarte centrale déclare :
« Un million a recours aux banques alimentaires ». Une étude estime que 14,5 millions de britanniques vivent dans une relative pauvreté en 2022.

O. de Schutter a averti : « C’est le pire moment pour imposer de telles restrictions. Vous n’imposez pas des mesures d’austérité lorsque la population dans son ensemble doit faire face à une crise du coût de la vie. Ce qu’il faut faire, c’est taxer les riches, les grandes sociétés.

Dans le cadre des obligations relatives aux droits de l’homme, il est clairement requis de ne pas adopter des mesures régressives. […] Ne pas aligner les prestations sociales ou les salaires minimum sur l’augmentation du coût de la vie est une mesure régressive. Le gouvernement violerait ses obligations internationales en matière de droits de l’homme s’il en venait à réduire les prestations sociales en valeur réelle. Et c’est pourtant ce à quoi nous pourrions assister. »

Source : The Guardian, UK

Les super-riches accaparent encore plus de richesses [sommaire]

Alors que les dirigeants et les élites du monde entier se sont réunis à Davos, en Suisse, l’ONG Oxfam a publié un nouveau rapport le premier jour du Forum économique mondial. Intitulé La Loi du plus riche, ce rapport révèle que l’extrême richesse et l’extrême pauvreté ont augmenté simultanément pour la première fois en 25 ans.

– Les 1 % les plus riches ont capté de près des deux tiers de toutes les nouvelles richesses créées depuis 2020, d’un montant de 42 000 milliards de dollars. C’est presque deux fois plus d’argent que ce qui est resté aux 99 % les plus pauvres de la population mondiale.

– Les super-riches augmentent leur mainmise sur les nouvelles richesses, puisqu’ils en accaparaient 50 % au cours de la dernière décennie.

– La fortune des milliardaires augmente de 2,7 milliards de dollars par jour, alors même qu’au moins 1,7 milliard de travailleurs vivent désormais dans des pays où l’inflation progresse plus vite que les salaires.

– Un impôt taxant 5 % de la fortune des multimillionnaires et des milliardaires du monde entier pourrait rapporter 1 700 milliards de dollars par an, ce qui suffirait à sortir 2 milliards de personnes de la pauvreté.

 

Photo : Kecko , CC BY 2.0, via Flickr
Hélicoptères affrétés par le Forum économique mondial de Davos pour les participants.

« Alors que les gens ordinaires font des sacrifices quotidiens sur des produits essentiels comme la nourriture, les super-riches ont dépassé leurs rêves les plus fous. En seulement deux ans, cette décennie s’annonce comme la meilleure pour les milliardaires – un boom digne des années folles (1920) pour les plus riches du monde », a déclaré Gabriela Bucher, directrice générale d’Oxfam international.

« L’imposition des super-riches et des multinationales est la porte de sortie aux crises actuelles qui se succèdent. Il est temps de briser le mythe opportuniste selon lequel les réductions d’impôts accordées aux plus riches ont pour effet de faire profiter tout le monde de leur richesse par « ruissellement ». Quarante ans de réductions d’impôts pour les super-riches ont montré que la marée montante ne soulève pas tous les bateaux – seulement les super-yachts. »

Au cours des années de pandémie et de crise du coût de la vie depuis 2020, 26 000 milliards de dollars (63 %) de toutes les nouvelles richesses ont été captées par les 1 % les plus riches, tandis que 16 000 milliards de dollars (37 %) sont allés au reste du monde réuni. Un milliardaire génère environ 1,7 million de dollars pour chaque dollar de nouvelle richesse mondiale gagné par une personne appartenant aux 90 % les plus pauvres. Les fortunes combinées des milliardaires ont augmenté de 2,7 milliards de dollars par jour. Ces chiffres viennent s’ajouter à une décennie de gains historiques – le nombre et la richesse des milliardaires ayant doublé au cours des dix dernières années.

Dans le même temps, au moins 1,7 milliard de travailleurs vivent aujourd’hui dans des pays où l’inflation dépasse les salaires, et plus de 820 millions de personnes – soit environ un habitant de la planète sur dix – souffrent de la faim. Les femmes et les filles mangent souvent le moins et en dernier, et représentent près de 60 % de la population affamée dans le monde. Selon la Banque mondiale, nous assistons probablement à la plus forte augmentation des inégalités et de la pauvreté dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale. Des pays entiers sont menacés de faillite, les pays les plus pauvres dépensant désormais quatre fois plus pour rembourser leurs dettes aux riches créanciers que pour les soins de santé. Les trois quarts des gouvernements du monde prévoient de réduire encore davantage les dépenses du secteur public en raison de l’austérité – notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation – à hauteur de 7 800 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

Source : Communiqué de presse Oxfam ; theguardian.com

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

La nouvelle économie mondiale [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs,

Belém, Brésil

En cette nouvelle année, j’inaugure une série de chroniques, avec un nouveau départ pour le Brésil : l’investiture du président Lula da Silva. Ses partisans ont afflué de tout le pays dans un regain d’espoir pour le pays après quatre années de règne désastreux sous la houlette de son prédécesseur d’extrême droite, Jair Bolsonaro, qui a fui le Brésil pour la Floride la veille de l’investiture de Lula. J. Bolsonaro a laissé derrière lui une foule qui a saccagé les immeubles de bureaux du gouvernement avant d’être appréhendée en grand nombre par la police.

Le véritable problème n’est pas la foule, mais les changements profonds dans le monde qui génèrent des tensions croissantes dans la politique et l’économie mondiales. Ils ne peuvent être ni ne seront contrés par des émeutiers. Notre défi est de les comprendre afin de pouvoir les gérer pour le bien commun.

Le plus grand bouleversement est d’ordre géopolitique. On n’est plus dans un monde dirigé par les Etats-Unis, ni divisé entre Etats-Unis et leur rival chinois. On est déjà dans un monde multipolaire, où chaque région a ses propres enjeux et son propre rôle dans la politique mondiale. Aucun pays ne peut plus déterminer le sort des autres. Il s’agit d’un environnement complexe et perturbé, où aucun pays, aucune région ni alliance n’est maître du destin du monde.

Le retour de Lula à la présidence est très important car le Brésil sera un acteur régional et mondial clé dans les années à venir. Lula collaborera avec des présidents progressistes partageant les mêmes idées en Amérique du Sud. Le Brésil assurera également la présidence du G20 en 2024, dans le cadre d’une série de quatre années au cours desquelles les principales économies émergentes tiendront la présidence du groupe (Indonésie en 2022, Inde en 2023 et Afrique du Sud en 2025).

Photo : Alicia Nijdam, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Le Brésil est l’un des pays avec les plus fortes inégalités économiques au monde. Au premier plan, les favelas de Rio de Janeiro.

Renouer le dialogue

La gestion d’un monde multipolaire est semée d’embûches. Il faut renforcer le dialogue avec les autres pays et dépasser la propagande de nos gouvernements. L’Occident est bombardé de récits officiels ridicules, la plupart provenant de Washington : la Russie est le mal absolu, la Chine est la grande menace pour le monde et seule l’Otan peut nous sauver.

Ces histoires débitées sans fin par le département d’Etat américain, constituent un obstacle majeur à la résolution des problèmes mondiaux. Elles nous enferment dans des mentalités erronées, voire dans des guerres qui n’auraient jamais dû avoir lieu et auxquelles il faut mettre fin par la négociation.

Lorsque l’on accepte la réalité d’un monde multipolaire, on est en mesure de résoudre les problèmes qui nous ont échappés. On comprend que les alliances militaires telles que l’Otan n’offrent aucune réponse aux défis auxquels on est confronté. Elles sont un anachronisme dangereux, et non une véritable source de sécurité nationale ou régionale. La tentative américaine d’étendre l’Otan à la Géorgie et à l’Ukraine a déclenché les guerres en Géorgie (2010) et en Ukraine (depuis 2014). Le bombardement de Belgrade par l’Otan (1999), ou la mission ratée de quinze ans en Afghanistan, ou le bombardement de la Libye (2011), n’ont pas atteint leurs objectifs.

La Chine n’est pas la grave menace dépeinte en Occident. Les Etats-Unis prétendent que l’on vit toujours dans un monde dirigé par les Etats-Unis et que la Chine est un dangereux imposteur qu’il faut arrêter. Mais la réalité est différente. La Chine est une civilisation ancienne de 1,4 milliard d’habitants (près d’un sur cinq dans le monde) qui vise un niveau de vie élevé et l’excellence technologique. On ne résoudra pas les problèmes mondiaux en essayant vainement de contenir la Chine, mais en commerçant et coopérant avec elle et en lui faisant concurrence sur le plan économique.

D’autres grands défis mondiaux se situent ailleurs : les profonds dangers d’une catastrophe écologique, les inégalités croissantes dans nos propres sociétés et le déferlement de nouvelles technologies peuvent bouleverser le monde si elles ne sont pas correctement maîtrisées et contrôlées.

Le Brésil est l’épicentre du défi écologique. L’Amazonie, constitue la moitié des forêts tropicales du monde, peut-elle être sauvée ? Lula est arrivé au pouvoir en promettant de le faire. Il a remporté le vote des Etats amazoniens du Brésil. Au niveau mondial, l’Europe est à la pointe en matière d’environnement avec le New Deal vert européen. Elle a l’opportunité géopolitique d’encourager d’autres régions, telles que l’Union africaine, la Chine, l’Inde, les Amériques et d’autres, à adopter leurs propres accords verts audacieux. C’est une bien meilleure tâche pour l’Europe plutôt que d’étendre l’Otan, de mener une guerre sans fin en Ukraine ou d’affronter la Chine.

Le Brésil est un épicentre des inégalités, avec l’un des degrés d’inégalité les plus élevés au monde. Cette inégalité a été créée par l’impérialisme européen qui a opprimé les peuples indigènes et réduit des millions d’Africains en esclavage. Leurs descendants continuent d’en payer le prix. La justice sociale est la vocation de Lula, et notre vocation mondiale, après des siècles d’injustice raciale et sociale.

Le Brésil peut être l’épicentre des nouvelles technologies, en tant que leader de la nouvelle bioéconomie, dans laquelle les merveilles de la biodiversité de l’Amazonie et du Brésil ne sont pas détruites pour créer de nouveaux élevages de bétail, mais pour produire de nouveaux remèdes qui sauvent des vies, des aliments nutritifs (comme l’açaï, en plein essor) ou des nouveaux biocarburants pour l’aviation verte.

L’évolution technologique est le moteur du changement mondial. On a besoin des nouvelles technologies pour faire face aux crises du changement climatique, de la faim, de l’éducation et de la santé. Pourtant on souffre des technologies numériques mal utilisées, pour mobiliser des foules ou utiliser des drones tueurs en Ukraine. Les biotechnologies avancées pourraient être à l’origine du coronavirus. Chaque jour, on est confronté aux perturbations et aux inégalités causées par l’intelligence artificielle et le bouleversement rapide des emplois.

La confluence des changements, des perturbations et des dangers est stupéfiante. Les solutions résident dans la compréhension, la coopération et la résolution des problèmes. Une meilleure compréhension de la nouvelle économie mondiale sera l’objectif de cette chronique dans les mois à venir.

Source : Traduction de l’article publié dans La Repubblica.

Exxon veut bloquer la taxe exceptionnelle de l’Union européenne [sommaire]

par Jake Johnson,

Exxon a affiché des profits sidérants de 19,7 milliards de dollars au cours du troisième trimestre 2022 alors que les consommateurs continuaient à subir la hausse des prix de l’énergie. Le 28 décembre 2022, peu après avoir réalisé les profits trimestriels les plus élevés de son histoire, le géant pétrolier américain Exxon Mobil a lancé une action en justice contre l’Union européenne, afin d’empêcher celle-ci de mettre en œuvre sa taxe sur les bénéfices exceptionnels récemment approuvée et qui cible les grandes sociétés pétrolières et gazières.

Photo : WClarke, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia
La raffinerie Exxon Mobil de Baton Rouge, Louisiane, Etats-Unis.

Le Financial Times, qui a en premier révélé l’existence de cette action en justice, explique qu’elle vise à invalider la capacité légale du Conseil européen à « imposer cette nouvelle taxe – pouvoir historiquement réservé aux pays souverains – ainsi que son recours à des pouvoirs exceptionnels afin de garantir l’accord des Etats membres pour la mise en œuvre de la mesure. Cette nouvelle taxe doit prendre effet à partir du 31 décembre et prélèvera au moins 33 % des profits taxables réalisés en 2022-23 qui excéderont de 20 % les profits moyens réalisés entre 2018 et 2021 », a relaté le journal.

Casey Norton, porte-parole d’Exxon, déclare que la société reconnait que des coûts de l’énergie exorbitants « pèsent lourdement sur les familles et les entreprises », mais affirme que la taxe « entamerait la confiance des investisseurs, découragerait les investissements et accroîtrait la dépendance aux importations d’énergie. »

Le 28 décembre, Reuters a rapporté que le directeur financier d’Exxon a estimé que cette taxe coûterait environ deux milliards de dollars à la société d’ici la fin de l’année prochaine – une fraction des profits de la société en 2022, évalués à 58 milliards de dollars.

Approuvée fin septembre alors que la crise du coût de la vie en Europe prenait de l’ampleur, cette taxe exceptionnelle a été présentée comme une initiative visant à générer des revenus supplémentaires afin « d’apporter un soutien financier aux ménages et aux entreprises » qui devaient faire face à des coûts de l’énergie élevés. Des sociétés pétrolières et gazières comme Exxon ont été accusées de profiter du chaos actuel des marchés de l’énergie causé par la guerre en Ukraine pour augmenter leurs profits et consolider leurs résultats financiers.

En octobre, Exxon a annoncé qu’il avait réalisé 19,7 milliards de dollars de profits de juillet à septembre, le meilleur résultat trimestriel de son histoire. La société a aussi annoncé qu’elle augmenterait ses dividendes et élargirait son programme de rachat d’actions, récompensant ainsi les riches investisseurs alors que les consommateurs continuent à subir des prix élevés à la pompe.

Selon certaines révélations récentes, Exxon a aussi récompensé ses hauts dirigeants en boostant par exemple le salaire annuel du PDG Darren Woods de 1,70 million de dollars à 1,88 million pour l’année à venir.

Source : commondreams.org

Equilibre [sommaire]

Texte accompagnant la couverture pour 2023

Le tableau de couverture peint par Benjamin Creme en 1972 est sans titre. Après mûre réflexion, il a été décidé de l’appeler Equilibre. B. Creme décrit le processus créatif consistant à atteindre équilibre et harmonie.

« L’équilibre c’est l’harmonie que l’artiste recherche. L’œuvre peut ne pas sembler particulièrement harmonieuse au public, suivant le peintre ou le compositeur, mais l’artiste lui-même cherche à atteindre le point où il sait qu’il a réussi à créer ce qui est pour lui une harmonie, une vie, dans sa toile ou sa musique, le moment où sa création obéit aux règles de l’art, où elle est achevée, et où il sait que la moindre touche de couleur, la moindre note supplémentaire l’abîmerait, en détruirait l’équilibre.

L’artiste est sans cesse à la recherche de l’équilibre. Il peut ne pas le faire consciemment, mais s’il est bon peintre ou bon compositeur, il le fait inconsciemment. C’est son intuition qui le guide dans l’application des couleurs et des formes, car il n’y a personne d’autre pour remplir cette fonction. Il n’a que son intuition pour le guider. S’il la suit, il tend à l’achèvement et cet achèvement est l’unité. Si déséquilibrée que son œuvre puisse paraître au premier abord, il doit créer un équilibre. On n’obtient pas l’unité en maintenant l’œuvre dans un état statique. On peut obtenir l’unité en créant une situation non statique, puis en l’amenant à l’équilibre. Cet équilibre est la vie du tableau ou de la composition musicale, de la même façon qu’il est la vie de la communauté dans laquelle on travaille.

Lorsque l’humanité pourra créer un équilibre dans tous les aspects de sa vie, alors nous saurons que nous créons de justes relations entre les hommes. Les relations justes sont fondées sur l’innocuité et l’équilibre. L’équilibre est une harmonisation. Nombreux sont les facteurs qui interviennent dans la vie, nous devons les harmoniser, de la même façon que les nombreux facteurs qui interviennent dans un tableau ou une sculpture. Nous devons le faire de façon qu’en fin de parcours nous ayons créé un équilibre, pas une stabilité dénuée de vie. C’est de cette façon que l’on crée une structure vivante. Quand on désire une harmonie dans la couleur, on peut tout peindre d’une seule couleur. Mais quand on veut utiliser de nombreuses couleurs, de nombreuses facettes, de nombreuses tonalités, il faut travailler davantage, utiliser son intuition pour amener tous ces facteurs à un état d’équilibre. L’équilibre n’est pas quelque chose de statique. La vie est vie lorsqu’il y a équilibre. Quand il n’y a pas équilibre, elle est destructrice ou statique, c’est-à-dire sur le point de mourir. La vie statique n’est statique que pendant une fraction de seconde. Le statu quo n’existe qu’au dernier moment, mais ce dernier moment est immédiatement dépassé. Le statu quo n’existe donc pas. Il y a toujours mouvement, et ce mouvement est à la recherche de stabilité. Il recherche l’unité, qui est un autre mot exprimant la notion d’équilibre. » (L’Art de vivre, pp 37-38, B. Creme, Partage Publication)

Nous avons besoin de la paix maintenant plus que jamais [sommaire]

par Brett Wilkins,

Photo : Foreign and Commonwealth OfficeCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
António Guterres

Dans son discours du Nouvel An, António Guterres, secrétaire général de l’Onu l’affirme : « Nous avons besoin de la paix maintenant plus que jamais. En 2023, mettons la paix au cœur de nos paroles et de nos actions. »

Le 29 décembre, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté l’humanité de « faire de 2023 une année où la paix sera restaurée dans nos vies, nos foyers et notre monde », un message qui intervient alors que des dizaines de guerres et de conflits armés font rage dans le monde.

« Chaque nouvelle année est un moment de renaissance. On balaye les cendres de l’ancienne année et on se prépare à un jour meilleur, a déclaré A. Guterres dans son discours. En 2022, des millions de personnes dans le monde ont littéralement balayé les cendres. De l’Ukraine à l’Afghanistan en passant par la République démocratique du Congo et au-delà, les gens ont quitté les ruines de leurs maisons et de leurs vies à la recherche de quelque chose de meilleur.

En 2023, on a besoin de paix, maintenant plus que jamais, a-t-il insisté. La paix les uns avec les autres, par le dialogue pour mettre fin aux conflits. La paix avec la nature et notre climat, pour construire un monde plus durable. La paix à la maison, pour que les femmes et les filles puissent vivre dans la dignité et la sécurité. La paix dans les rues et dans nos communautés, avec la pleine protection de tous les droits de l’homme. La paix dans nos lieux de culte, dans le respect des croyances de chacun. Et la paix en ligne, à l’abri des discours de haine et des abus. En 2023, mettons la paix au cœur de nos paroles et de nos actions », a ajouté A. Guterres.

Dans un discours prononcé au début du mois, A. Guterres a noté que « les divisions géopolitiques ont rendu la résolution des problèmes mondiaux toujours plus difficile – parfois impossible ».

Toutefois, le chef de l’Onu a souligné que « on ne peut accepter les choses telles qu’elles sont. On doit aux gens de trouver des solutions, de se battre et d’agir […] pour relever les plus grands défis de l’humanité, des guerres à l’urgence climatique. »

Il poursuit : « En Ethiopie, les efforts de l’Union africaine pour négocier la paix sont une raison d’espérer. Une cessation des hostilités et des accords de mise en œuvre sont en place. Une voie d’accès à l’aide dans la partie nord du pays se dessine. »

En République démocratique du Congo, les efforts diplomatiques menés par l’Angola et la Communauté d’Afrique de l’Est ont créé un cadre de dialogue politique pour résoudre la crise dans la région orientale du pays.

La trêve au Yémen a apporté de réels dividendes aux populations. Depuis lors, même si elle est très fragile, il n’y a pas eu d’opérations militaires majeures dans un conflit où des personnes innocentes ont payé le prix fort. Les vols civils ont repris à partir de Sanaa. Des fournitures vitales arrivent enfin par le port d’Al-Hodeïda.

Et même dans la guerre brutale en Ukraine, nous avons vu le pouvoir d’une diplomatie déterminée et discrète pour aider les gens et s’attaquer à des niveaux sans précédent d’insécurité alimentaire mondiale. Malgré les difficultés persistantes, l’Initiative céréalières de la mer Noire, qui vise à faciliter les exportations de denrées alimentaires et d’engrais en provenance d’Ukraine, et un protocole d’accord pour l’exportation sans entrave de denrées alimentaires et d’engrais russes vers les marchés mondiaux, font la différence.

« Je suis plus déterminé que jamais à faire de 2023 une année pour la paix, une année pour l’action. »

Source : commondreams.org

L’expansion de conscience [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

L’évolution de l’homme spirituel au moyen de l’incarnation physique est simplement un processus de reconnaissance progressive de nouveaux aspects de la Vérité, chacune de ces reconnaissances menant à une nouvelle expansion de conscience. Gagner de l’expérience dans le monde matériel signifie élargir son point de vue, ce qui conduit inévitablement à une ouverture de conscience. Si cette démarche est poursuivie, elle produit une modification de notre perception de la nature de ce qui nous entoure, menant à de nouvelles expériences, à d’autres phénomènes, et de nouveaux états d’être. Ainsi, la spirale de l’expérience et de l’expansion de conscience continue, atteignant des niveaux toujours plus élevés.

La rapidité du développement varie d’une vie à l’autre, mais aussi au cours d’une vie donnée. Des périodes d’apparente stagnation alterneront des périodes de rapide développement de la perception, mais la tendance sera toujours au développement. Une fois le disciple entré sur le « chemin du retour », il ne peut plus interrompre sa marche en avant ; il ne pourra jamais plus se reposer et aura à s’ajuster constamment aux nouvelles conditions, à se réadapter sans cesse, jusqu’à ce que sa conscience se stabilise dans le Soi.

Aux premiers stades de son développement, le disciple identifie l’âme à la forme et prend son apparence physique pour le Soi, considérant que cette forme constitue l’intégralité de l’existence. Le stade suivant est la reconnaissance de la dualité, quand le soi qui habite la forme devient conscient de lui-même, et qu’il commence à distinguer entre le Soi supérieur ou âme, et la forme, ou non-soi. Il réalise alors que l’humain est constitué de l’âme et des trois aspects de la personnalité, par laquelle il fonctionne et gagne de l’expérience dans le monde de l’expression physique.

Cette perception de la dualité de l’être pourra se poursuivre pendant une longue période, couvrant souvent plusieurs vies, où la conscience sera largement focalisée dans la forme avec seulement d’épisodiques et faibles prises de consciences de la présence de l’âme. Cependant, cet équilibre se modifiera par la réalisation, de plus en plus forte, de la pression que l’âme commence à exercer sur les attitudes de la vie et sur les décisions. Il s’ensuivra une période de vacillements et d’incertitude, mais peu à peu, l’âme acquerra une plus grande prédominance, jusqu’à ce que, finalement, le disciple parvienne à la réalisation qu’il n’existe rien que l’âme travaillant par un instrument répondant parfaitement à ses ordres.

La volonté de bien

Alors que le disciple progresse sur le Sentier, chaque expansion de conscience accroît ses capacités et donc ses responsabilités, ce qui indique également un service efficace à ses semblables d’une portée toujours plus grande. Dans les premiers stades, il reste quelques mesures d’égoïsme dans son effort de développement, mais au cours du temps, cette attitude passera. La volonté de bien commencera à intervenir, et tous les intérêts de la personnalité s’estomperont. Les efforts visant à atteindre une plus grande expansion de conscience, et plus de lumière sur le Sentier, indiqueront désormais l’intention de devenir un canal plus efficace pour les énergies de l’âme, et ainsi un instrument de service plus efficace.

Il est important de comprendre que dans ses progrès, le disciple ne se déplace pas nécessairement vers un nouvel environnement. Le processus est littéralement celui d’une expansion de conscience, reconnaissant ainsi que « tout ce qui EST, est éternellement présent1 ». Cela signifie que l’homme obtus, entouré des brouillards déformants du monde astral, et séparé des domaines subjectifs par le réseau éthérique, est empêché de voir ce qui existe éternellement. Ces miasmes astraux et le voile qui sépare ne peuvent être dissipés qu’en focalisant la lumière du mental et de l’âme sur les régions obscures. Entre-temps, les portails donnant accès à de fertiles terrains de recherches, de découvertes et de subséquentes expansions de conscience restent grands ouverts, et il ne tient qu’à l’explorateur de profiter des opportunités.

La continuité de conscience

Le disciple avancé devrait s’efforcer d’atteindre la continuité de conscience. Il s’agit de la capacité de maintenir constamment et séquentiellement le souvenir et la conscience des deux mondes physique et astral – la vie extérieure et intérieure. A mesure que, progressivement, les énergies du mental et de l’âme dissolvent le réseau éthérique séparant les deux mondes, il deviendra pleinement conscient des activités des sphères astrales, ce qui lui permettra d’y participer. Il sera alors entièrement conscient, vingt-quatre heures par jour, des événements dans ces deux sphères de la vie humaine.

La majorité des disciples en entraînement sont activement engagés dans quelque domaine de service sur le plan astral pendant leurs heures de sommeil, mais, jusqu’à présent, ils n’en sont pas conscients dans leur mémoire physique. Avec la destruction du réseau éthérique, ces activités seront enregistrées par le cerveau, et le disciple parviendra ainsi à un contact constant avec le monde astral.

Evidemment, la continuité de conscience dissipera toute peur de la mort, et quand le temps de la transition arrivera, elle sera effectuée sans rupture de conscience. Pour autant que sa conscience soit concernée, la personne qui « part » se connaîtra exactement comme elle était avant, la seule différence étant qu’elle ne sera plus limitée et entravée par le véhicule physique.

La méditation ésotérique soutenue est la méthode la plus sûre pour aider à « jeter un pont de conscience », d’abord entre l’âme et les corps inférieurs, puis entre la personnalité infusée par l’âme et le mental supérieur. La persévérance dans le travail de construction de ce « pont de lumière » garantit que la continuité de conscience sera finalement atteinte.

1 – Alice Bailey – La télépathie et le corps éthérique.

Source : Bridges, ISBN 3-929345-11-0, Bridges Publishing

 

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

La séparation n’existe pas [sommaire]

En 2003, je faisais mes courses, plutôt distraitement, dans le magasin Fresh and Wild de Camden, à Londres. Un homme avec un panier à provisions me demanda : « Je cherche de la crème pour mes fraises. » Il mesurait environ 1,80 m, avait des cheveux noirs crépus, de beaux yeux foncés et une peau cuivrée, un peu à la manière des Sud-Américains. Il avait une grosse turquoise à l’oreille gauche et un foulard drapé artistiquement autour du cou. Avant que je ne puisse répondre, il fit un pas en arrière et demanda : « Etes-vous guérisseuse ? Vous êtes si ouverte. » Je répondis que non et que je faisais de la méditation de transmission. Il déclara alors : « Oh, je sais. C’est Maitreya. N’est-ce pas ? C’est lui qui dit que la séparation n’existe pas. » Il posa ensuite sa main doucement sur ma joue. Je ne me souviens pas comment nous nous sommes séparés.
C’était un message spécifique pour moi, car je me sentais très seule. Cet homme attentionné pouvait-il être Maitreya ?

C. C., Londres, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

Une œuvre au long cours [sommaire]

En octobre 2010, j’étais en vacances avec mon mari au Japon. Nous visitions Kyoto pour admirer les magnifiques temples qui s’y trouvent. Ils sont principalement situés dans les collines en bordure de la ville et on y accède par des ruelles bordées de boutiques de souvenirs, de maisons de thé et de restaurants. En descendant l’une de ces rues animées, mon mari repéra un artiste au travail dans un espace situé devant une maison. Je le suivis pour voir ce que l’homme peignait.
C’était un Japonais d’environ cinquante ans. Il parlait un peu anglais et ils échangèrent quelques mots.

Je fus surprise par la peinture. Elle était habile, mais avait un côté enfantin. Elle représentait une nuée de gens de toutes les nations descendant la rue où nous nous trouvions. Une vraie merveille à regarder. Mais les bâtiments étaient très différents, même s’il s’agissait de la même rue.

J’étais sur le point de poser des questions, quand il se mit à expliquer qu’il peignait ce tableau depuis seize ans ! Pendant ce temps, les enfants avaient grandi, les familles avaient déménagé, les magasins avaient changé de propriétaires – d’où le changement de décor. Ensuite, il prit un morceau de bois, le plaça sur la toile et, avec de la peinture blanche au pinceau, il réalisa habilement un bord parfait le long d’un toit, tout en soupirant et en « tapotant » comme s’il était très insatisfait de son travail.

Deux autres hommes nous rejoignirent brièvement pour regarder le tableau, émirent des sons admiratifs puis partirent. Mon mari le quitta également. Alors seule en conversation avec l’artiste et son anxiété apparemment croissante, je trouvai ses gestes faciles à comprendre, de même que son anglais limité. Entre autres il déclara : « Je l’ai commencée en 1994. » Il ôta son chapeau et ébouriffa ses cheveux gris, soulignant le fait qu’ils avaient blanchi pendant qu’il essayait de réaliser son œuvre. Il dirigea ses bras vers le sol de façon spectaculaire et déclara qu’il mourrait à cet endroit s’il ne la terminait pas rapidement !

Je ne sus pas vraiment comment réagir à cet emportement. Je touchai son bras en espérant qu’il se calme, puis je me dis que je devais lui dire au revoir. Il me fit tranquillement ses adieux. Je rattrapai mon mari un peu plus loin, mais je me sentis soudain obligée d’y retourner pour voir si l’artiste était toujours là. Je jetai un coup d’œil à travers les buissons, constatai qu’il se tenait en retrait de son œuvre et qu’il observait les gens tout en se versant de l’eau claire d’une gourde dans une tasse.

Le Maître pourrait-il me dire si cet artiste était Maitreya ou quelqu’un d’autre ? Merci beaucoup.

H. S., Oxford, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l’artiste » était Maitreya.

Exposition photos à Villebougis [sommaire]

A Villebougis, à moins de 100 km au sud-est de Paris, le 18 septembre 2022, j’eus l’opportunité d’accrocher des photos de l’exposition des quatrièmes de couverture de la revue Partage international. En les sortant de leur boîte, j’ai vu et senti une énergie me brûler agréablement la main. C’était comme une cocotte-minute dont on enlève le couvercle et dont la vapeur sort. C’était la même chose avec les photographies. Malgré la difficulté pour les mettre en place, je réussis à les accrocher dans la salle de yoga aux emplacements prévus. L’exposition devait rester là pendant un mois. Chaque fois que je les touchais, j’avais des flashs de lumière blanche et cela me faisait pleurer. Nous avons également placé deux photos dans notre stand sous chapiteau lors du Salon du bien-être de Villebougis.

Lorsque nous sommes revenus du déjeuner, je remarquai que l’énergie de notre emplacement avait complètement changé. Et chaque fois que je touchais les photos, je percevais cette énergie et cela me faisait pleurer. Cependant, je ne m’attendais pas du tout à la suite. En effet, chaque fois que je parlais avec des collègues pour mettre en place des activités ou des choses similaires, quel que soit le collègue, je m’interrompais pendant que je leur parlais et je ne cessais de fondre en larmes. Cela m’arriva très fréquemment et dure jusqu’à ce jour, alors que j’écris – c’est-à-dire trente jours après avoir eu cette expérience énergétique de Maitreya avec l’expo photos. J’ai raconté mon expérience à d’autres personnes du groupe, en leur expliquant que j’avais eu des impressions mentales de mots-clés. Il m’est très difficile de traduire en mots l’expérience que j’essaie d’exprimer. Le mot « partage » ne m’a jamais quitté lorsque j’étais en contact avec le groupe.

En dehors de ces moments, ma vie est tout à fait normale. J’ai rappelé aux autres que je savais qu’il s’agissait de partager notre « vie extérieure », mais aussi la vie intérieure du groupe. Ces deux aspects ne sont pas séparés.

J’ai souvent eu le sentiment d’une « rupture » dans les membres du groupe. J’essayais de dire que le moment était venu de mettre en œuvre le partage dans nos pensées, nos paroles et nos actions, tant dans le groupe qu’en dehors. Je continuais à penser que je devais organiser d’autres expositions malgré mes problèmes personnels. Cette idée a pris le dessus, y compris la nuit où j’avais proposé de monter l’exposition lorsqu’un collègue actif était absent en novembre. J’eus le sentiment que je devais le faire MAINTENANT. Je continuais donc à partager mes sentiments en faisant appel au bon sens du groupe, en disant de faire appel à l’énergie de la main de Maitreya pour les problèmes personnels, mais de ne pas invoquer l’énergie de l’exposition accordée par Maitreya, bien que ce soit la même énergie pour le bien collectif. Ce mot « partage » était très présent dans le groupe et à l’extérieur. J’ai souvent entendu des commentaires suggérant que les gens n’étaient pas prêts à partager, que ce n’était pas le bon moment, mais je ne me laisserai jamais aller après cette expérience, car je sens que le partage n’a jamais été aussi présent que maintenant.

Bien sûr, le partage a toujours été pertinent, mais ne me demandez pas pourquoi maintenant, car je ne peux pas vous répondre. Mais je le sais depuis cette expérience.

En réalisant une exposition photos intitulée Le partage sauvera le monde, des quatrièmes de couverture de la revue, j’ai acquis la conviction, grâce à diverses expériences énergétiques, qu’il nous était demandé d’utiliser plus souvent ce support, dans le but d’ouvrir les cœurs au fait que « le partage sauvera le monde », ce qui inclut également le partage entre nous, les nombreux lecteurs de notre revue.

M. A., Paris, France

Exposition à Paris : le partage sauvera le monde [sommaire]

Nous avons accroché dans une boutique éphémère l’exposition de photographies Le partage sauvera le monde, du 31 octobre au 7 novembre 2022, à Paris. Le 1er novembre, alors que je lisais dans la boutique, je me dis que je devrais consulter rapidement un ophtalmologue car je voyais comme un brouillard blanc de plus en plus épais. Ce que je croyais être un problème de vue était en fait l’énergie que je perçus en raison de ce qui a suivi. Tout d’un coup, j’entendis clairement dans ma tête : « Voilà Maitreya qui passe la porte ! » Je levai la tête, et vis un passant, mais ce n’était pas lui. Par contre, c’était clairement une silhouette éthérée que je vis passer à travers la porte (comme quand Maitreya est apparu en dansant lors d’une cérémonie avec des sabres, à Kerbala). Tout d’un coup, je sentis une puissante énergie au niveau du cœur et au sommet de la tête.

Alors qu’il commençait à faire froid, j’essayais le plus possible de laisser la porte de la boutique grande ouverte, pour inciter les gens à rentrer, mais là, elle était bien fermée comme verrouillée. Et bien que ce soit impossible, j’entendis un déclic comme pour la déverrouiller. Après cette expérience et malgré le froid, nous avons laissé la porte grande ouverte tous les jours. Je ne souhaitais pas revivre l’inconfort que j’avais vécu le 18 septembre 2022 (voir courrier précédent), mais ce ne fût pas le cas. Par contre, quand cette silhouette éthérée passa la porte, j’ai senti une douleur au niveau du cœur comme s’il s’agissait d’un déchirement de plus en plus prononcé entre les riches et les pauvres. Dans la minute qui suivit, un visiteur rentra en me disant « Merci » sans avoir vu les photographies, ni lu les citations. C’est comme s’il était perdu sans savoir pourquoi il était rentré. Cet homme « ordinaire » avait dû ressentir quelque chose. Quand il a franchi le seuil, il avait l’air de se demander pourquoi il était rentré. L’énergie arrivait régulièrement par vague et s’écoulait de l’expo photos.

M. A., Paris, France

Un partage enrichissant [sommaire]

Le 1er novembre 2022 après-midi, je donnai une conférence sur le thème du partage dans le cadre de l’exposition photos de Paris. J’étais un peu soucieuse car j’avais eu très peu de temps pour me préparer. Etonnamment, les idées vinrent spontanément et dans un ordre précis au fur et à mesure du déroulement de la conférence. C’était comme si je me voyais penser clairement pendant que je parlais. Je n’avais jamais été aussi détendue avec si peu de préparation. Je suis sûre que je fus aidée et que l’énergie de Maitreya était là. Je le compris lorsque la collaboratrice qui a organisé cet événement me raconta son expérience du matin (voir courrier précédent). Et je suis certaine que cette exposition de photos a été énergétisée ou bénie.

F. M., Paris, France

Des photos et des énergies puissantes [sommaire]

Il y a quelques semaines, j’allai voir pour la deuxième fois en quelques jours l’exposition photos Le partage sauvera le monde sur le partage, la pauvreté et la famine. Ces phrases proviennent de textes attribuées à Maitreya et à diverses personnes connues.

Je ressentais très fortement l’énergie de Maitreya dans la petite galerie, en particulier devant la photo d’un petit garçon éthiopien béni par Maitreya, au point que je ne voulais pas partir – mais j’avais des tâches à accomplir. La galerie est située dans un quartier très chic de Paris, avec de nombreuses boutiques et magasins de luxe.

C’était un samedi après-midi et les rues débordaient de gens, tous chargés de leurs achats. Je ressentis une énergie très désagréable et commençai à me sentir très mal, physiquement (je me sentais toute étourdie), émotionnellement (je ressentais une profonde tristesse), et mentalement (j’étais vraiment désorientée au point de ne pas trouver mon chemin). C’était comme si je sentais dans mon corps l’énergie des forces du matérialisme. Je regardais les gens dans la rue et c’était comme si je voyais leur esprit, qui était complètement fermé à la notion de partage. Je m’assis un moment pour trouver mon chemin pour me rendre au métro. J’attendais au feu rouge pour traverser, quand je vis, sur le trottoir d’en face, un monsieur d’origine africaine d’une soixantaine d’années, qui me fixait. Je ne pouvais pas m’empêcher de le regarder. Lorsque le feu passa au vert et que nous avons traversé, il continua à me fixer droit dans les yeux, et je me souviens même que nous nous arrêtâmes quelques secondes. A ce moment précis, mon malaise et mes vertiges disparurent complètement.

Depuis, je pense presque chaque jour à cette rencontre et à son regard puissant et profond.

J. J., Paris, France

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Citation de l’ancien président américain Jimmy Carter [sommaire]

Photo : Fibonacci Blue from Minnesota, USACC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Manifestation contre les guerres en Afghanistan et en Irak, à St Paul, Minnesota (Etats-Unis). Sur la banderole on peut lire : « Pas un mort de plus ! Pas un dollar de plus ! »

 

 

« Nous ne pouvons pas être à la fois le champion mondial de la paix et le premier fournisseur d’armes de guerre. »

 

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Serions-nous capables de contacter personnellement les Maîtres ? [sommaire]

Vous ne pouvez pas contacter un Maître par vous-même ; vous pouvez être contacté par un Maître s’il voit une raison de le faire.
Avant tout, vous devez être polarisé mentalement. Votre conscience doit se situer sur le plan mental supérieur, car les Maîtres travaillent sur le plan de l’âme. Cependant, si vous êtes un serviteur du monde suffisamment objectif, ouvert et altruiste, ils peuvent vous contacter.
Des gens sont contactés depuis le début des temps. Les grands artistes, penseurs, poètes, écrivains, musiciens, ainsi que les grands hommes d’Etat et les scientifiques qui font progresser la science – tous sont disciples des Maîtres. Ils ont toujours travaillé sous leur supervision – comme je le fais moi-même – en répondant, fût-ce intérieurement, subjectivement, à ce qui leur est transmis sur le plan de l’âme. Ainsi nos civilisations et nos cultures ont-elles évolué depuis la nuit des temps.

Lorsque les Maîtres-Instructeurs se manifesteront au grand jour, leur message sera donc un message d’unité ? [sommaire]

Absolument. Maitreya dit que la première étape, le pas absolument essentiel que doit franchir l’humanité, c’est de se considérer comme une, comme les frères et sœurs d’une seule humanité sous un Dieu unique.

Vous avez parlé d’affairisme. Si je comprends bien, notre véritable ennemi est le mercantilisme de Madison Avenue [la publicité] ? [sommaire]

Maitreya dit que notre véritable ennemi est l’avidité. Les forces du marché ne sont que l’expression de la rapacité humaine, qui n’est elle-même que l’expression du plus grand péché cardinal : celui de la séparation. Tous les autres péchés en découlent. Nous ne sommes pas « séparés ». Ce n’est qu’un mythe, une illusion absolue, car nous sommes en essence des âmes incarnées dans une personnalité physique. Sur le plan de l’âme, aucune âme n’est séparée. C’est impossible. Chaque âme est une partie individualisée d’une grande âme universelle. Telle est la réalité intérieure. L’apparence extérieure de séparation n’est qu’une illusion à laquelle chacun d’entre nous doit s’éveiller un jour – c’est même pour cela que nous sommes en incarnation.
Les Maîtres ont reconnu ce fait. Leur conscience est exclusivement une conscience de groupe. Ils n’ont aucune conscience d’être des personnalités séparées. Sur notre planète, ils sont le centre qui manifeste l’amour de Dieu. Ils démontrent cet amour par leur conscience de l’unité.

Vous dites que Maitreya sera prêt à se manifester quand il y sera invité. Il me semble que vous en appelez ici à Ted Turner, afin que la CNN diffuse votre information. [sommaire]

Deux événements se sont produits. D’une part, la CNN a déjà interviewé Maitreya pendant une demi-heure, en vue d’une émission rassemblant quatre interviews de même durée. Les trois autres devaient donner la parole à des théologiens fondamentalistes, et je pense que les journalistes espéraient contrer Maitreya grâce à l’expérience et l’habileté de ces théologiens. En tout cas, cette émission n’a jamais été diffusée.
D’autre part, l’un des techniciens de CNN, venu spécialement à Londres pour cette émission, fut si impressionné par Maitreya qu’il réalisa ensuite avec lui seul – et l’aide de quelques collègues – une interview de deux à trois heures, qu’ils présentèrent aux principales chaînes des Etats-Unis. L’une d’elles prit une option pour six mois, qu’ils voulurent renouveler ensuite, sans jamais la diffuser. Maitreya a donc bien donné des interviews. (Interview radio de Benjamin Creme du 23 juin 1992 à Détroit, Michigan)

Maitreya et ses 63 autres Maîtres semblent faire preuve à l’occasion d’un sens de l’humour très développé… [sommaire]

C’est vrai. Mon Maître m’a souvent fait mourir de rire. Lorsque les gens verront les Maîtres, ils verront des hommes parfaits. Ce sont des hommes comme nous qui ont évolué jusqu’à la perfection. Ils n’ont pas d’émotions, ils ne sont qu’amour inconditionnel. Telle est la nature de leur être.

Selon le Maître Djwal Kuhl, le cancer est une maladie inhérente à l’humanité. Que doit-il se produire dans l’évolution de l’humanité pour la protéger du cancer ? [sommaire]

Il est nécessaire que l’humanité atteigne un niveau plus élevé de polarisation. Ce terme « polarisation » désigne le point prédominant de focalisation de la conscience et le niveau à partir duquel une personne travaille et considère la vie.

A propos du corps, que pensez-vous des transfusions sanguines ? [sommaire]

Beaucoup de Scientistes chrétiens refusent les transfusions sanguines. Je pense que cette attitude témoigne d’une fausse conception de la fonction du corps humain. Cela revient en quelque sorte à considérer le corps physique comme une personne.
Pour moi, le corps humain est simplement la demeure de la véritable personne, l’être spirituel – l’âme – durant une vie particulière. Puis, lors de la mort du corps, cet être spirituel se retire du corps et se régénère avant de former un nouveau corps et de se réincarner. Le corps physique n’est donc pas l’alpha et l’oméga de la vie et il n’est pas nécessaire de le préserver à tout prix.
D’un autre côté, c’est un mécanisme sur lequel la chirurgie et les médicaments peuvent agir, et sans l’efficacité de la chirurgie et de la médecine moderne, je crois que notre monde serait bien plus terrible. (Interview radio du 19 juin 1993 à Lincoln, dans le Nebraska)