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septembre 2020 – No 385

Sommaire


 

Article du Maître —

L’avènement d’un monde nouveau [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

La période qui s’annonce promet d’être déroutante pour beaucoup de gens, tant par la rapidité des changements qui se manifesteront sur les plans politique, économique et social, que par la fréquence de ces changements.

Face à ce déferlement, nombreux sont ceux qui se laisseront gagner par l’anxiété et la confusion. Intrigués ou alarmés par la nature et l’ampleur des transformations, beaucoup y verront les signes d’une société en transition, tandis que d’autres aborderont la nouvelle donne dans la crainte et l’hostilité. Partout les gens agiront avec circonspection, faute de connaître la bonne direction à prendre.

Mais cela ne durera pas. Bientôt les hommes s’apercevront que le monde dans lequel ils vivent change pour de bon, et confronte leurs croyances et leurs valeurs à des défis majeurs. Ils commenceront donc à construire un nouveau monde à partir de l’ancien, affirmant de plus en plus leur capacité à répondre aux défis de leur temps.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière toujours pertinente et intemporelle, et nombre de ces articles semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
L’article ci-dessus évoque les défis qui attendent l’humanité. Ecrit en mars 2015, il nous avertissait de la mutation rapide de notre monde et des importants défis que nous aurions à relever. La question qui se pose aujourd’hui, plusieurs années plus tard, doit être la suivante : combien de temps nous faudra-t-il pour « construire un monde nouveau à partir de l’ancien » ?

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Septembre 2020 [sommaire]

Rares sont ceux qui, de nos jours, n’ont pas réalisé que l’état du monde posait sérieusement question. Intitulé L’avènement d’un monde nouveau l’article du Maître de Benjamin Creme ne cherche pas à cacher la nature troublante de cette époque et met en avant les évolutions possibles, à partir de la situation difficile que vit l’humanité « affirmant de plus en plus sa capacité à répondre aux défis de son temps ». Le thème des réponses à apporter aux défis actuels sous-tend les articles et les interviews de ce numéro. Ils abordent par exemple la récession, le chômage et la pauvreté, tous aggravés par l’impact du coronavirus, et en réponses, prônent des idées comme celle d’un revenu de base universel (même temporaire) proposée par l’Onu. L’économiste français Sébastien Villemot indique que le partage est une véritable solution, quoi qu’en disent les financiers majoritaires.Une grande partie de la vie quotidienne est maintenant envisagée dans le contexte de la Covid-19 et, alors que la science étudie les origines du virus, nous présentons une interview de McNair Ezzard qui explore notre relation avec les animaux et la nature de leur conscience.Nous ne pouvions pas laisser passer le décès d’un héros des droits civiques comme le représentant au Congrès américain John Lewis sans lui rendre hommage, car ses valeurs reflètent si étroitement celles de Partage international. Dans l’éloge funèbre qu’il a prononcé, l’ancien président Obama a exhorté avec passion les Américains à honorer J. Lewis en assurant à tous les citoyens la possibilité de voter.

Dans notre contexte de difficultés économiques, le chroniqueur Graham Peebles nous demande d’imaginer ce qu’était, avant-même la pandémie, la détresse des marginaux – les réfugiés et les travailleurs migrants pour qui la vie est une lutte injuste.

Ce numéro espère transmettre l’aspiration à un monde meilleur, au service et à l’amélioration de notre planète, en exposant l’héroïsme de gens « ordinaires », que ce soit John Lewis, la députée Alexandria Ocasio-Cortez ou des militants écologistes indigènes. A. Ocasio-Cortez lutte contre les intérêts des conservateurs aux Etats-Unis tandis qu’en Amazonie, des militants sacrifient littéralement leur vie pour empêcher la marchandisation, l’exploitation et la destruction de la forêt amazonienne, comme le décrit notre correspondant au Brésil. L’entretien avec A. Ocasio-Cortez présente sa conception de l’idéalisme pratique et sa détermination à améliorer les conditions de vie de ceux qu’elle représente. A la question de savoir quelle attitude spirituelle elle trouve la plus propice à un travail efficace, elle répond : « L’approche spirituelle que je pratique le plus […] c’est le non-attachement […]. Ma mission est de faire avancer les principes d’un monde meilleur et si je suis trop attachée à mon siège, je ne peux pas faire mon travail. […] Je dois pratiquer le non-attachement à l’ego et à l’estime. Je ne peux pas m’attacher à l’acceptation par une petite classe de gens puissants et riches. Si j’essayais de m’intégrer à cette classe, qui, en fait correspond à mes collègues du Congrès, je ne pourrais pas faire mon travail. »

 

Point de vue

Onu : appel en faveur d’un revenu de base pour les plus pauvres [sommaire]

par Julia Conley,

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) demande que soient mises en place « des mesures sociales et économiques sans précèdent pour faire face aux circonstances exceptionnelles actuelles ». Dans ce cadre, il a appelé à la création d’un revenu de base temporaire (RBT) pour les 2,7 milliards de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans plus de 130 pays.

Selon un récent rapport du Pnud, un revenu temporaire garanti pour les personnes les plus pauvres au monde aiderait de manière significative les pays en voie de développement à atténuer la progression du coronavirus en permettant aux familles de rester chez elles.

Photo : public domain, pikist.com
Le Programme des Nations unies pour le développement demande la création d’un revenu de base temporaire (RBT) pour les 2,7 milliards de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans plus de 130 pays.

Cette mesure coûterait 199 milliards de dollars par mois, l’équivalent de 12 % de la totalité de l’aide financière prévue en 2020 pour la Covid-19 et l’équivalent du tiers du remboursement de la dette extérieure des pays en voie de développement en 2020.

« Le Pnud indique que ce revenu de base peut être entièrement financé en se réappropriant les paiements initialement prévus pour rembourser la dette extérieure, a tweeté l’économiste et anthropologue Jason Hickel. Sur le plan juridique, cette proposition n’est pas contestable et les leaders mondiaux pourraient la mettre en œuvre immédiatement. »

Le RBT donnerait aux familles pauvres de par le monde « les moyens de s’acheter de la nourriture et de payer les frais de santé et les dépenses scolaires », a indiqué le Pnud dans son rapport. Dans les pays en voie de développement où les cas ont augmenté ces dernières semaines, notamment en Ethiopie, en République Centrafricaine et au Zimbabwe, sept travailleurs sur dix gagnent leur vie dans l’économie « informelle » et n’ont guère accès aux programmes d’aide publique. Parmi les personnes le plus vulnérables qui seraient éligibles au RBT, se trouvent des femmes, des jeunes, des réfugiés ainsi que des personnes handicapées. Dans un tweet émis par le programme, il est expliqué que la proposition du RBT « offre des solutions réalistes et pratiques aux pays en voie de développement pour créer ou améliorer leur protection sociale »

Le Pnud a proposé de compléter les revenus existants par des transferts soit de sommes variables selon les niveaux de vie, soit de sommes forfaitaires accordées à tous les résidents d’un pays en voie de développement.

« Cette mesure est réalisable et devient urgente, avec la pandémie qui progresse actuellement à un taux de 1,5 million de nouveaux cas par semaine, en particulier dans les pays en voie de développement », a indiqué le Pnud.

Cette proposition reflète les mesures déjà prises dans certains pays, dont le Togo en Afrique de l’Ouest. Le gouvernement fédéral de ce pays a distribué près de 20 millions de dollars d’aide mensuelle à plus de 12 % de la population après le début de la pandémie, et en Espagne le revenu mensuel de 2,3 millions de personnes sera augmenté après que le dernier budget ait été voté.

« Les plans de sauvetage ne doivent pas viser uniquement le marché mondial et le monde des affaires, a déclaré Achim Steiner, administrateur du Pnud. Un Revenu de base temporaire peut aider les gouvernements à donner aux personnes en confinement une planche de salut financière. »

Alors qu’il faisait l’éloge du RBT, Jason Hickel a émis une suggestion au Pnud. « Que cela devienne permanent », a-t-il tweeté.

Source : sous licence Creative Commons Attribution Share Alike 3.0. Commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Courage et absence de peur [sommaire]

Quand les hommes saisiront la nécessité du changement, ils accepteront avec joie ce qui aujourd’hui les effraie : compréhension et courage vont main dans la main. Une tolérance nouvelle balaiera la défiance de naguère, les vieilles rivalités seront oubliées et la lumière de la sagesse, qui point à l’horizon, pénétrera leur esprit et leurs actions. Quand les hommes prendront conscience de leur unité, et la traduiront en actes, tout deviendra possible. [Un monde en mutation (Maître –)]

N’ayez pas peur, mes amis. Donnez avec courage et enthousiasme pour venir en aide à tous ceux qui en ont besoin. Ce faisant, vous pénétrez dans le domaine de la divinité dont vous êtes issus, car donner est le propre de la divinité elle-même.
Aussi, mes amis, n’attendez pas davantage la manifestation des grands changements qui doivent venir. Amenez-les par votre action.  [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Nous devons faire disparaître de la conscience humaine la peur qui s’exprime à travers la compétition. Comment faire ? Nous devons trouver un moyen. Nous pouvons suivre les conseils de Maitreya qui nous dit : « Faites-moi confiance, faites confiance à la vie, faites-vous confiance, faites confiance à votre divinité intérieure, et partagez les ressources de la Terre. » Dès que nous accepterons le principe du partage et créerons la justice dans le monde, à mon avis, nous en aurons fini avec la compétition.
Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l’avidité et la peur. L’avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s’exprimer. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Les peuples, lucides et résolus, ont tourné leur regard vers l’avenir : ils ont vu qu’il était possible de réaliser leurs aspirations à un monde de justice et de paix. Ils savent que ce monde ne se fera pas tout seul et que tous doivent ensemble, main dans la main, se doter des moyens d’accomplir leur destinée. Ils savent aussi que le chemin sera ardu et dangereux mais que leur objectif est trop précieux pour qu’ils puissent tolérer un échec : leur récompense sera la fraternité, la justice et la paix ; et une vie meilleure, plus simple et plus vraie pour tous. Ils savent qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour un tel but, et la mort elle-même ne les en détournera pas.
Ainsi les peuples du monde prendront-ils possession de l’héritage de liberté et de justice auquel ils ont un droit inaliénable. Ainsi leur voix se fera-t-elle entendre, toujours plus forte et plus claire, dans les mois et les années qui viennent. [La voix des peuples, messagère du futur (Maître –)]

Mon armée est en marche. Mes lieutenants connaissent le résultat de la bataille et le plan d’action. Cette action vous concerne tous, car c’est par votre intermédiaire, mes amis et frères, que doit se construire le nouveau monde. Alors, prenez part à ce vaillant travail et montrez votre courage. Mon Amour vous soutiendra. Ma Loi vous guidera. Mon cœur vous enveloppe en permanence. Mes amis, n’ayez pas peur, vous n’avez rien à craindre si ce n’est votre propre peur. [Message n° 45 (Maitreya)]

Personne n’est obligé de vivre dans la peur. La peur est un mirage comme un autre, sans doute le pire de tous ; à mon avis, elle sous-tend la plupart des autres mirages. Toute personne qui espère un jour se tenir devant l’Initiateur doit vaincre la peur.
On ne peut recevoir une initiation, devenir un initié, tant qu’on vit dans la peur. On ne peut devenir un Maître si l’on n’a pas non seulement du courage, mais une totale absence de peur. Il faut du courage pour s’attaquer à la peur et manifester dans sa vie cette vision, cette impulsion vers l’avant qui sont caractéristiques du vrai disciple. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Tous ces changements ne se feront pas d’un seul coup, mais les premiers assauts en faveur de la justice et de la liberté ne vont pas tarder à être lancés, dans un mouvement qui ira s’amplifiant. Finalement, tout sera transformé, et les peuples du monde entier respireront un air plus pur et plus sain. Il faudra du courage pour mener à bien cette tâche colossale. Nombreux sont les défis à relever. Il n’est pas aisé de transformer un monde de fond en comble pour en construire un nouveau sur les ruines du passé. Prenez votre courage à deux mains et mettez-vous au travail. Bannissez la peur et accueillez l’avenir à bras ouverts. [Le chemin de l’avenir (Maître –)]

Ma vérité simple, que Dieu et Amour sont Un, éveille l’homme à la promesse de l’avenir. Cela facilite ma tâche.
Mes amis, montrez-vous des hommes et des femmes prêts à agir en héros, en guerriers de longue date, remplis de joie et d’amour, prêts à assumer les tâches de secours et d’amour qui vous incomberont. N’ayez crainte, mes frères, j’affermirai vos épaules. [Message n° 99 (Maitreya)]

Il ne faut pas oublier qu’il n’est jamais demandé à quelqu’un plus qu’il ne peut faire – jamais. C’est une loi. Il n’est jamais demandé à quelqu’un de faire plus qu’il n’est capable de faire par sa constitution – c’est-à-dire de par sa structure de rayons, son niveau d’évolution, son éveil, sa santé, son âge, etc. C’est une chose dont il faut se souvenir. Les seules choses qui peuvent éventuellement vous empêcher de faire tout ce que vous êtes capables de faire sont la peur, la paresse, l’inertie, le sentiment de ne pas être à la hauteur – qui est une autre façon de nommer la peur. Le manque de courage est aussi une autre manière de nommer la peur. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Photo : Global Justice Now, CC BY 2.0, via flikr
Une certaine vision du changement inspire désormais les multitudes, qui bientôt captera l’attention du monde tout entier. Les hommes ont compris que, lorsqu’ils s’organisent et font preuve de courage, ils sont invincibles. Rien ne pourra arrêter l’actuel mouvement pour le changement.

Une certaine vision du changement inspire désormais les multitudes, qui bientôt captera l’attention du monde tout entier. Les hommes ont compris que, lorsqu’ils s’organisent et font preuve de courage, ils sont invincibles. Rien ne pourra arrêter l’actuel mouvement pour le changement. Il incarne les concepts de l’avenir et du Plan. Maitreya lui a prêté sa voix, qui maintenant est celle des peuples du monde. [La voie de l’unité (Maître –)]

Mes Maîtres eux-mêmes se préparent pour leur travail. En nombre croissant, ils entreront dans votre vie et enseigneront. Avec eux comme amis, frères et instructeurs, comment pourriez-vous faillir ? Avec leur présence parmi vous, comment pourriez-vous avoir peur ? Sachez cela, mes amis, et regardez l’avenir avec espoir. [Message n° 133 (Maitreya)]

Le disciple doit, par-dessus tout, faire preuve de courage, de fermeté, de patience, être capable de « rester là » et de ne pas fuir les difficultés qui sont placées devant lui pour l’obliger à tirer le maximum de lui-même. Nous rencontrons des difficultés dans la vie parce que l’âme arrange les choses de telle façon que, lorsque nous surmontons ces difficultés, nous progressons, nous faisons un pas en avant dans notre voyage d’évolution. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Maitreya aspire à élever l’homme jusqu’à l’héritage qui l’attend. Son dessein est d’inspirer la création d’un monde nouveau et plus heureux.  Le Grand Seigneur entend conférer un caractère digne et sacré à la vie de chaque être humain. Il veut délivrer le monde de la violence et de la guerre. Où trouvera-t-il ceux dont il a besoin pour lui prêter main-forte ?
Qui est prêt à répondre à son appel ? Qui a le courage de venir en aide au Seigneur de l’Amour ? Déjà, il connaît ceux sur qui il peut compter. Préparez-vous à le voir. Faites preuve d’une détermination nouvelle. Ne vous laissez pas abattre par l’immensité de la tâche. Agissez en toutes circonstances avec simplicité et avec cœur. Maitreya s’approche rapidement, chevauchant un coursier d’un blanc éclatant.  Il a pour mantram : n’ayez nulle crainte ! [Maitreya entre en scène (Maître –)]

Le Maître Djwah Khul (DK) explique également que tous les disciples doivent, d’abord et avant tout, faire preuve de courage. Le monde ne se débarrassera jamais de l’illusion si nous manquons de courage.
L’un des devoirs des véritables disciples, selon le Maître DK, est d’exprimer ouvertement leur désaccord avec n’importe quelle autorité – que ce soit dans le domaine scientifique, religieux, politique, ou autre – lorsqu’ils ne sont pas du même avis et ont une vision des choses plus profonde et plus claire.
Lorsqu’un disciple pense que quelqu’un a tort, il lui appartient de le dire. S’il se contente de s’esquiver en prétendant qu’il n’a pas d’avis sur la question, qu’il n’a rien de meilleur, de plus clair, de plus vrai à proposer, il n’a alors de disciple que le nom. Le vrai disciple est celui qui ne connaît pas la peur. [L’Art de vivre (Maitreya)]

Les hommes se tiennent au seuil d’une révélation qui balaiera bientôt toutes leurs discordes et leurs querelles. Ils percevront alors plus en profondeur le sens et le but de leur existence, et connaîtront les moyens par lesquels cette perception leur est transmise. Bientôt, très bientôt même, ils grandiront en conscience, presque d’un jour à l’autre. […] Vous n’avez rien à craindre. Un monde nouveau se prépare, qui restaurera la foi des hommes tout autant que leur courage. [Un don du Très-Haut (Maître –)]

Nombreux sont ceux qui m’attendent avec crainte, sans connaître la raison de leur désarroi. Mes amis, là où se trouve la peur, la confiance ne peut s’établir. Pourquoi, alors, s’en tenir à la peur ?  Ma présence est manifeste tout autour de vous. Eveillez-vous à ce fait. Ouvrez les yeux aux changements dans votre monde, dans votre propre cœur, dans la lumière de joie de votre regard d’enfant. Reconnaissez par ces signes que je suis avec vous, mes amis, et contribuez à sauver le monde. [Message n° 134 (Maitreya)]

Qu’ils soient petits ou grands, les changements sont toujours difficiles à supporter. Mais lorsqu’il s’agit de transformer le monde, ils deviennent du coup terrifiants pour beaucoup. Ce dont les gens n’ont pas conscience, c’est de la puissance de Maitreya le Christ, l’Instructeur mondial, qui est aujourd’hui physiquement présent parmi nous en compagnie d’un nombre important de ses disciples. Sous leur inspiration, les hommes se retrouveront et mettront ces changements en œuvre. Maitreya nous l’a dit : « N’ayez pas peur. La fin est connue depuis le commencement. Tout ira bien. Tout se passera bien. » [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Maitreya connaît déjà ceux sur qui il peut compter. Il sait que les hommes ont le cœur solide et fort, et qu’il peut se reposer sur eux. Il sait que son armée est prête à livrer la juste bataille pour le bien commun. Que les hommes et femmes de bonne volonté sentent partout sa présence, et répondent aux besoins du monde. Il ne craint pas que les hommes et femmes d’aujourd’hui puissent manquer l’opportunité que leur tend le destin, celle de se prononcer pour le bien de tous. Ils sont sans peur, prêts pour l’avenir, et aspirent à servir. [Le choix de l’humanité (Maître –)]

Mes amis, mes frères et sœurs, faites le point, voyez où vous en êtes. Etes-vous prêts à venir avec moi dans l’île bénie de l’Amour ? Etes-vous prêts à partager avec tous ce que vous avez ? Etes-vous préparés, mes amis, à faire bravement face à la vie et à la considérer comme un défi à relever ? Rien ne pourra vous retenir si vous venez avec moi. Rien ne subsistera de l’ancienne inertie, mais, empreints de lumière et d’amour, mes amis, vous pourrez connaître la joie d’être proches du Père, cette joie qu’il est mon privilège de vous accorder.
Alors, mes amis, prenez votre courage à deux mains et suivez-moi jusqu’à votre source. Rien de mal ne peut vous arriver, mes amis, Maitreya est avec vous ! [Message n° 86 (Maitreya)

 

De nos correspondants

Principes du partage économique [sommaire]

par Sébastien Villemot,

Le partage est la clé permettant de résoudre les problèmes auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée. Seul le partage permettra de réaliser la justice économique. A défaut, la persistance des injustices alimentera des divisions, des tensions, peut-être même des guerres. Mais qu’entend-on exactement par justice économique ? Quels sont les principes concrets qui doivent gouverner le partage des ressources ?

Echange équitable

Une des manières possibles de concevoir la justice économique s’incarne dans ce qu’on pourrait appeler le principe de juste rétribution. Cela correspond à l’idée qu’au sein de la grande entreprise collective qu’est une économie, chacun doit recevoir une part à proportion de sa contribution à l’ensemble. Ce principe est inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dont le premier article proclame : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Cette idée s’oppose à l’exploitation, qu’on peut définir comme une situation où certains reçoivent moins que ce qu’ils ont contribué, parce que d’autres en position de pouvoir se sont indûment approprié les fruits de leur labeur. S’il y a aujourd’hui un consensus large pour considérer ce principe comme désirable, il subsiste néanmoins un désaccord au sujet de sa signification concrète. Plus précisément, la question est de savoir à quelle aune mesurer la contribution de chacun.

La vision dominante, en particulier parmi les économistes, considère que ce qui importe est la productivité individuelle, c’est-à-dire la capacité à créer de la valeur économique. Dans cette optique, il est par exemple juste qu’un entrepreneur visionnaire gagne plus qu’un vendeur, car le premier contribue plus au PIB que le second. Dans la mesure où, dans le système actuel, les valorisations économiques sont principalement déterminées par des forces de marché, cette vision tend à être conservatrice : elle considèrera comme juste toute inégalité qui découle d’une compétition ouverte sur des marchés libres.

On peut cependant objecter que les valorisations de marché sont déformées, au sens où elles ne reflètent pas fidèlement la valeur sociale des activités. De façon intéressante, les mesures de confinement décrétées dans le cadre de la pandémie de Covid-19 ont mis en évidence le fait que certains emplois (par exemple dans le secteur de l’alimentation ou du soin aux personnes) sont d’une importance vitale, bien qu’étant de valeur relativement faible d’un strict point de vue économique, puisque les salaires y sont bas. Par conséquent, une autre interprétation du principe de juste rétribution implique que chacun doit recevoir en fonction de son utilité sociale, c’est-à-dire selon sa capacité à créer de la valeur d’usage, plutôt que de la valeur de marché.

Toutefois, cette vision peut elle aussi être critiquée au motif que certaines personnes naissent avec plus de talents que d’autres, et qu’il est injuste de récompenser le talent, puisqu’il n’est pas le résultat d’actions et de décisions individuelles. Une personne très douée sera capable de contribuer plus au bien commun qu’une personne moyenne, mais cela justifie-t-il une différence de revenu, si toutes deux ont travaillé avec la même intensité au cours de leur existence ? Ainsi, la troisième interprétation du principe de juste rétribution, la plus égalitaire, veut que les ressources soient distribuées en fonction de l’effort, lequel se définit comme l’inconfort ou le sacrifice personnel consenti au cours de la réalisation des activités économiques1.

En dépit de leurs différences significatives, ces trois variantes du principe de juste rétribution fournissent toutes un critère permettant de déterminer si un système économique donné est juste (celui dans lequel nous vivons, ou un autre système, historique ou hypothétique). Si un système est alors considéré comme injuste, l’implication logique est que celui-ci doit être transformé de façon à obtenir une distribution des ressources plus proche du principe d’équité. Cette redistribution peut être considérée comme un acte de partage. Mais le partage se restreint-il à un moyen de s’assurer que chacun reçoit à hauteur de sa contribution ? Intrinsèquement, en effet, cette règle renvoie à un principe de responsabilité individuelle, au sens où le destin de chacun devrait être strictement déterminé par ses actions individuelles. Le partage se limite-t-il vraiment à cela ? N’a-t-il pas également à voir avec notre responsabilité collective vis-à-vis de tout un chacun ?

 

Photo : United Nations, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr
Des centaines de millions de personnes n’ont pas accès à suffisamment de nourriture, sans parler de leurs autres besoins.

 

Satisfaire les besoins humains

Une autre façon de concevoir le partage fait intervenir ce qu’on pourrait appeler le principe de besoin, c’est-à-dire l’idée que chacun devrait recevoir selon ses besoins. Sa mise en œuvre implique que toutes les nécessités élémentaires doivent être couvertes pour tous : nourriture, soins de santé, éducation, habillement, transports, accès à Internet… Cela inclut également des besoins moins universels et qui peuvent varier selon les individus, soit en raison de handicaps ou d’accidents de la vie qu’il s’agit de compenser, soit à cause d’inclinations ou de capacités particulières qui demandent un investissement pour être pleinement développées et réalisées. Ce principe est consacré par l’article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays. »

En vertu de ce principe, les revenus d’un individu sont justifiés par le simple fait de partager la même humanité commune. Il s’agit de la traduction concrète de la fraternité, qui découle de la réalisation que l’humanité dans son ensemble est responsable du bien-être de chacun de ses membres. A n’en pas douter, ce principe de besoin est une expression supérieure et plus parfaite de l’idée de partage que ne l’est le principe de juste rétribution.

Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’historiquement, le principe de besoin a été formulé plus tardivement que le principe de juste rétribution. Cela s’explique probablement par le contexte de rareté dans lequel l’humanité a vécu pendant des siècles. Lorsque la production était à peine suffisante pour couvrir les besoins les plus élémentaires de la majorité, l’accent devait nécessairement être mis sur la responsabilité qu’avait chacun de travailler dur pour accroître les rendements, et le principe de juste rétribution apparaissait alors comme la plus haute manifestation possible de la justice économique. Aujourd’hui, la situation est radicalement différente, grâce aux formidables avancées scientifiques, technologiques et organisationnelles des deux derniers siècles. Au niveau agrégé, nous produisons maintenant bien plus que ce qui est nécessaire pour couvrir les besoins de base de toute l’humanité, et le principe de besoin est donc devenu un objectif réaliste.

Une autre raison qui justifie que l’accent soit mis sur les besoins est la crise écologique. Il apparaît clairement qu’au moins dans les pays riches, nous devons collectivement repenser nos schémas de consommation, en faisant le distinguo entre ce qui est véritablement nécessaire pour vivre une existence accomplie, et ce qui relève du superflu et qui peut donc être abandonné. Le principe de besoin joue donc un rôle plus large, définissant non seulement un seuil minimum de consommation pour certains biens et services, mais également un seuil maximum pour d’autres.

Si les principes de juste rétribution et de besoin apparaissent tous deux désirables, il faut néanmoins être conscient qu’il existe un certain degré de tension entre eux. Le premier implique une connexion la plus fidèle possible entre ce qu’on reçoit et ce qu’on contribue, tandis que le second appelle au contraire une déconnexion dans différentes situations. Cela signifie que, tant que la plupart de nos besoins ne pourront pas être satisfaits par des robots, une forme d’équilibre devra être réalisée entre ces deux principes. En effet, une situation où tout le monde verrait ses besoins satisfaits, mais où seuls certains effectueraient le travail socialement nécessaire, serait considérée comme injuste et ne serait pas politiquement viable. A notre stade actuel de développement, le système souhaitable est donc celui où le travail au service de la communauté reste la norme sociale et se trouve dûment rémunéré, tout en respectant les limites dictées par le principe de besoin (dans ses dimensions minimales comme maximales).

Comment notre système actuel se compare-t-il à cet idéal ? Indiscutablement, il viole de façon flagrante le principe de besoin : des centaines de millions de personnes n’ont pas accès à suffisamment de nourriture, sans parler de leurs autres besoins, tandis que des tonnes d’objets d’une utilité douteuse sont produits chaque jour. Il ne se conforme même pas aux interprétations restrictives du principe de juste rétribution. Le cœur de l’entreprise intellectuelle de Karl Marx a précisément consisté à montrer que les détenteurs de capitaux, du fait de leur position de pouvoir, sont en mesure de s’approprier une valeur qui a été produite par d’autres. Plus récemment, les féministes ont mis l’accent sur le fait que les femmes sont moins payées que les hommes à compétences égales et pour un même poste, sans même parler du travail domestique non rémunéré. Dans le domaine des relations internationales, la théorie de la dépendance, initiée par les économistes Raúl Prebisch et Hans Singer, a démontré comment les pays pauvres sont soumis à un échange inégal dans leur commerce avec les pays plus riches.

Une transformation significative de notre système économique est donc à l’ordre du jour si nous voulons mettre en œuvre le principe de partage. Qu’est-ce que cela implique pour les politiques publiques et les institutions ?

De la théorie à la pratique

Premièrement, le principe de besoin doit être mis en œuvre de façon à devenir une réalité effective pour tous les êtres humains. Fort heureusement, nous ne partons pas de rien : dans plusieurs pays, il existe déjà des institutions inspirées par ce principe. L’une d’elle est la sécurité sociale, dont la forme précise varie selon les pays, mais qui opère généralement des transferts monétaires pour s’assurer que les besoins restent couverts dans différentes situations de la vie (maladie, chômage, retraite, handicap, naissance d’enfants). L’autre est constituée par les services publics, qui fournissent un accès gratuit ou à bas coût à divers services essentiels (éducation, transports, infrastructures, sécurité physique). Ces dispositifs, qui sont actuellement attaqués par les politiques d’austérité, doivent au contraire être renforcés, élargis à d’autres besoins (la nourriture et le logement étant les candidats naturels) et étendus à tous les pays. Ils pourraient également être complétés par un revenu de base universel2.

Deuxièmement, si le principe de besoin doit avoir la prééminence, un équilibre doit être atteint avec le principe de juste rétribution, comme expliqué ci-dessus. En pratique, cela signifie que chacun doit avoir l’opportunité d’apporter une contribution significative au bien commun, et être récompensé pour cela. Cela pourrait prendre la forme d’un programme de garantie de l’emploi, qui permettrait de s’assurer que personne n’est involontairement privé d’emploi, et qui canaliserait de vastes réserves d’énergie créatrice vers la vie sociale des communautés locales et la restauration de l’environnement3. Une autre question centrale est celle des métiers ingrats, voire pénibles ; notre bien-être collectif est fortement dépendant de ces emplois, lesquels ne peuvent pas encore être entièrement automatisés. Aujourd’hui, ces tâches sont souvent effectuées par des travailleurs qui n’ont pas d’autre choix pour survivre. Mais, dans un monde où tous les besoins essentiels seront satisfaits et où le chômage aura quasiment disparu, qui sera disposé à les assumer ? La satisfaction d’être utile à la communauté sera-t-elle suffisante pour faire oublier les bas salaires et la pénibilité ? Il est donc nécessaire de repenser entièrement la sphère productive. Les travailleurs doivent avoir plus de pouvoir et de contrôle sur leurs conditions de travail. De plus, en accord avec le principe de rétribution en fonction de l’effort ou du sacrifice, ces emplois pénibles devront être bien mieux rémunérés qu’ils ne le sont actuellement ; peut-être même davantage que les tâches créatives et intellectuelles, ce qui impliquerait un renversement complet de la hiérarchie actuelle des salaires4.

Troisièmement, ces principes doivent non seulement gouverner les relations entre les individus, mais également celles entre les nations. Il reste beaucoup à accomplir dans ce domaine, car de nombreux pays ne sont pas encore capables de couvrir totalement les besoins de leur population. Les flux existants d’aide publique au développement, bien que théoriquement fondés sur un principe de partage, sont largement insuffisants et inefficaces en pratique. Un programme d’aide bien plus ambitieux, sous l’égide des Nations unies, est urgemment requis. Toutefois, si nécessaires qu’elles soient dans le court terme, ces relations d’aide unilatérale ne sont ni désirables ni soutenables sur le long terme, car elles reflètent des positions de pouvoir inégales. L’objectif doit donc être pour les pays du Sud global de renforcer leurs économies domestiques et d’atteindre une mesure d’autosuffisance, ainsi que de meilleurs termes de l’échange. Cela requiert en particulier une transformation des règles gouvernant le commerce international et les flux d’investissement, de façon à mettre un terme à l’échange inégal et à la prédation par les firmes multinationales.

  1. Au sujet de la distribution en fonction de l’effort ou du sacrifice, voir Robin Hahnel, Economic Justice, dans la Review of Radical Political Economy, 2005.
  2. Dans la mesure où le revenu universel n’est ni ciblé ni spécifique, il ne peut pas remplacer la sécurité sociale. Par exemple, il ne peut pas compenser un handicap, ni payer pour le coût d’un long séjour à l’hôpital. En outre, le fait qu’il puisse bénéficier aux personnes aisées est en contradiction avec le principe de besoin.
  3. Sur la garantie de l’emploi, voir notamment les travaux de Pavlina Tcherneva : https://www.pavlina-tcherneva.net/
  4. A noter qu’un taux de salaire plus élevé ne se traduit pas nécessairement par un salaire mensuel plus élevé ; il peut aussi entraîner une diminution des heures travaillées pour un même revenu, ce qui semble pertinent pour des emplois ingrats.

La forêt amazonienne et ses habitants en danger [sommaire]

par Thiago Staibano Alves,

La forêt amazonienne brésilienne s’étend sur 3,4 millions de km², soit à peu près la superficie de l’Inde, et produit 20 % de l’oxygène mondial. C’est la plus grande forêt tropicale humide du monde, et elle abrite environ 40 000 espèces de plantes et 1 300 espèces d’oiseaux. Cette forêt tropicale humide abrite également plus de 30 millions de personnes et plus de 10 % de la biodiversité mondiale. C’est l’un des plus grands « remparts » contre la crise climatique, car les arbres absorbent le dioxyde de carbone.

Le gouvernement Bolsonaro est responsable de la plus grande augmentation de la déforestation et des incendies en Amazonie dans l’histoire du Brésil. Il s’en prend aux lois de protection de l’environnement et néglige délibérément ses populations indigènes. Il a continué à menacer et à assassiner des militants écologistes et à éliminer les populations indigènes de la région. En juin 2020, le pays a connu une augmentation de 10,6 % de la dévastation des forêts par rapport à juin 2019. Au cours du premier semestre 2020, cette augmentation a été de 25 % par rapport à la même période de 2019, atteignant 3 069 km², soit une superficie équivalente à deux fois la taille de la ville de São Paulo, ou un peu plus que la taille du parc national de Yosemite (3 028 km²). En 2019, selon l’ONG Global Witness, le Brésil a connu un tiers de toutes les pertes de forêts tropicales dans le monde.

Photo : Mark Goble, CC BY 2.0, via flikr 
La forêt amazonienne est l’un des plus grands « remparts » contre la crise climatique, car les arbres absorbent le dioxyde de carbone.

Lois édulcorées, populations et forêts sacrifiées

La progression de la dévastation forestière est étroitement associée au relâchement ou à l’affaiblissement de certaines politiques environnementales rendues possibles sous la gestion actuelle du ministre de l’environnement, Ricardo Salles. Les amendements apportés aux lois suppriment la protection des populations indigènes de la région dont le mode de vie si étroitement associé à la forêt est l’un des principaux facteurs de conservation et de protection de la forêt tropicale. Parmi les mesures adoptées par le gouvernement actuel, il en est une qui permet l’occupation, l’exploitation et la commercialisation des terres indigènes. Une autre, mettant en danger les zones peuplées de la région, permet d’utiliser des pesticides à proximité de villages et autres agglomérations. Le gouvernement a également opposé son veto à un projet prioritaire visant à protéger les populations indigènes contre la Covid-19, exigeant que l’Etat fournisse l’eau potable, l’hygiène et lits d’hôpitaux à ces populations, ce qui rend la situation de ces communautés encore plus précaire en pleine pandémie. En outre, il a encouragé une diminution massive du budget du ministère de l’Environnement, ce qui limite le pouvoir des agences chargées de surveiller les brûlis illégaux et la déforestation.

Enfin, le Congrès brésilien examine toujours des lois qui, si elles sont approuvées, favoriseront un assouplissement des règles d’octroi de licences environnementales, afin de permettre l’exploitation de nouveaux projets de construction dans la région.

Il est important de noter que nombre de ces mesures ont été prises au beau milieu de la pandémie, le ministre de l’Environnement lui-même ayant déclaré que « l’on doit se servir de la pandémie pour « assouplir » les lois environnementales du pays », calculant que, l’attention des médias étant focalisée sur le nombre de décès et de nouveaux cas de virus dans le pays, peu d’attention serait accordée à ces mesures.

Des militants écologistes menacés de mort

En réponse, les organisations sociales et écologistes du Brésil ont commencé à s’opposer fortement aux politiques du gouvernement actuel, et des manifestations ont lieu depuis 2019 dans les principales villes du pays, souvent avec le soutien de manifestants d’autres régions du monde.

Malheureusement, cela a également conduit à une réaction violente de la part de ceux qui profitent de la déforestation : selon l’ONG Global Witness, le Brésil est le troisième pays au monde le plus meurtrier pour les militants et défenseurs de l’environnement. Rien qu’en 2019, on a dénombré 24 décès parmi les militants écologistes, dont 90 % dans la région amazonienne. L’un des cas les plus dramatiques est celui de Paulo Paulinho Guajajara, un important leader indigène guajajara, âgé de 26 ans, assassiné en 2019. En 2020, quatre autres dirigeants indigènes guajajaras ont été tués.

La nature du lien entre la destruction de l’environnement et la propagation des maladies zoonotiques est avérée. Les populations indigènes étaient déjà conscientes de la menace d’une pandémie avant même la Covid-19. Grâce à leurs connaissances traditionnelles et à leur relation avec le monde naturel, ils savent que la destruction de l’environnement peut contribuer à la propagation de maladies.

Il est important de protéger les peuples indigènes et leurs connaissances. Leurs territoires abritent 80 % de la biodiversité mondiale et ils peuvent nous apprendre beaucoup sur la manière de rééquilibrer notre relation avec la nature et de réduire le risque de futures pandémies.

Source : Ecowatch.com ; elpais.com ; businessinsider.nl

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Un ovni à Hobbie (Pennsylvanie) [sommaire]

Des signes en abondance

credit : mufon

Etats-Unis – Dans la nuit du 31 juillet 2020, à Hobbie (Pennsylvanie), un témoin a photographié un objet aérien lumineux triangulaire. « Il a survolé ma grange et ma maison à très basse altitude. Il est passé au-dessus de la route, a plané au-dessus d’un champ de blé, puis je l’ai perdu de vue », a-t-il raconté.

Source : mufon.com

Des ovnis aux Iles Shetland [sommaire]

credit : mufon

Grande-Bretagne – Dans l’après-midi du 19 avril 2020, une webcam dirigée vers les Iles Shetland, a surpris « quelques objets étranges dans le ciel… se déplaçant plus vite que tout ce que j’ai pu voir passer au-dessus du phare de Sumburgh », raconte la personne qui a diffusé l’enregistrement.

Source : mufon.com

Un agroglyphe près d’Ammersee en Bavière [sommaire]

Photographie prise par F. S.  © reproduit avec autorisation

Agroglyphe apparu près d’Ammersee en Bavière (Allemagne). Ammersee est un grand lac situé au sud-ouest de Munich.

Une flotte d’orbes au-dessus de Rome (Etat de New York) [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Dans la nuit du 25 juin 2020, à Rome (Etat de New York), un témoin a filmé « une flotte d’orbes au-dessus de la ville. Certaines se déplaçaient proches les unes des autres comme si elles étaient connectées. » 

Source : mufon.com

Un ovni à Jerome (Arizona) [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Le 11 juin 2020, un couple s’arrêta à un point de vue pittoresque à Jerome (Arizona). Le mari vit au loin un éclat inhabituel tandis que son épouse prenait une photo dans la même direction. Lorsqu’ils visionnèrent les photos, un objet aérien se trouvait sur l’une d’elles.

Source : mufon.com

Formations lumineuses à Amsterdam [sommaire]

Formations lumineuses à Amsterdam (Pays-Bas). Photo de C. de H., juin 2008.

Un autel préservé d’une explosion : signe d’espoir [sommaire]

« Vous pouvez me croire naïf mais j’ai pensé que c’était un message de Dieu me disant : « Je serai près de toi, je serai à tes côtés. Nous nous lèverons » », raconte le père Youil Nassif, prêtre de l’église orthodoxe grecque St Dimitrios à Achrafieh (Liban).

Le père Nassif fait référence au miracle qui semble s’être produit dans cette église qui se trouve à moins d’un kilomètre de l’énorme explosion qui eut lieu à Beyrouth, le 4 août 2020, et qui fut ressentie jusqu’à Chypre.

De la destruction causée par l’explosion est ressortie une vidéo remarquable, qui provient d’une caméra installée à l’intérieur de l’église St Dimitrios. La vidéo montre ce que le père Nassif a décrit. Il était dans l’église avec ses enfants et l’avait quittée 12 minutes avant que l’explosion ne se produise. Retournant immédiatement dans l’église pour vérifier les dégâts, il avait trouvé la nef en ruines.

Mais tandis qu’il approchait de l’autel il fut surpris par ce qu’il trouva, comme il l’explique : « L’autel était intact, vous pouvez voir les photos et aussi la vidéo. Le calice était intact, vous pouvez voir la Sainte Bible… la lampe à huile qui n’a pas bougé. Vous pouvez voir aussi les reliques des saints… même la vitre (d’une vitrine en verre) est intacte. »

Cette description est exacte ; la vidéo montre des débris tombant du toit et cependant sur l’autel rien ne semble avoir été touché par l’explosion, si mortelle et destructrice ailleurs dans la zone portuaire de la ville. La lampe à huile de l’autel semble vaciller mais la flamme ne s’est pas éteinte.

Le père Nassif continue : « Comme vous le savez, en temps de crise nous recherchons des signes, nous cherchons une lumière dans le noir. J’ai ressenti qu’il s’agissait d’un signe. Mais nous avons besoin de prières. Pas seulement notre église. Chaque citoyen ici au Liban – nous avons besoin de prières. Nous sommes dans une très mauvaise situation. S’il vous plaît priez pour nous. »

Note de la rédaction : Bien que nous ne puissions confirmer qu’il s’agit d’un miracle manifesté par les Maîtres, nous publions ce récit car il ressemble à d’autres relatant des miracles confirmés comme tels par le Maître de Benjamin Creme, où des lieux de culte, des icônes ou des statues étaient restés intacts dans des zones sinistrées. De tels signes nous sont donnés pour soutenir les témoins et pour inspirer l’espoir en des temps difficiles.

Source : bbc.com ; georivista.com ; ethicaleditor.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Au nom du règne animal [sommaire]

Interview de Marc Bekoff par McNair Ezzard,

Marc Bekoff, PhD, est professeur émérite d’écologie et de biologie évolutive à l’Université du Colorado. Avec Jane Goodall, il a cofondé Ethologists for the Ethical Treatment of Animals. Il est également ambassadeur du programme international Roots & Shoots de J. Goodall, dans lequel il travaille avec des étudiants, des personnes âgées et des personnes incarcérées. Ses domaines de recherche sont l’interaction entre l’homme et l’animal, la protection des animaux, l’écologie comportementale, l’éthologie, les émotions des animaux et la protection des espèces. Il est l’auteur de trente livres, dont Les Emotions des animaux (seul tradu  it en français). McNair Ezzard l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Comment avez-vous commencé à vous intéresser aux animaux et à leurs émotions ?
Marc Bekoff : Je me suis toujours intéressé aux animaux depuis que j’étais bébé, vers l’âge de deux ans. Ma mère avait un grand cœur et mon père était d’une nature très bienveillante. Il était très positif. Ça m’a structuré. Mes parents m’ont raconté que quand j’étais petit, je parlais aux animaux du quartier. Je m’intéressais à leurs sentiments et à ce qu’ils pouvaient penser.

 

Photo reproduite avec l’autorisation de Marc Bekoff
Marc Bekoff et Bessie

PI. Les émotions animales relèvent de la discipline scientifique appelée éthologie cognitive. De quoi s’agit-il ?
MB. Pour moi, c’est l’idée que les animaux sont capables de penser et de ressentir des émotions dans différentes situations. L’éthologie cognitive se développe rapidement aujourd’hui. De nombreuses recherches sont en cours. On voit clairement qu’un grand nombre d’espèces animales ont un mental actif et sont capables de sentiments.

PI. Comment définiriez-vous la conscience chez les animaux ?
MB. Exactement comme pour les humains. La définition simple serait qu’ils perçoivent ce qui se passe, réfléchissent à ce qui se passe. Ils font ensuite des choix sur ce qu’il faut faire dans une situation particulière. Les animaux sont capables d’observer les circonstances qui les entourent et décider de la meilleure chose à faire dans chaque situation. La flexibilité dans le comportement est un bon marqueur de la conscience.

PI. Leur conscience est-elle différente de la nôtre ?
MB. Cela dépend de la façon dont vous définissez la conscience. D’un point de vue biologique et éthologique, c’est la capacité à évaluer une situation et décider de l’action la plus adaptée. Leur manière de s’adapter aux diverses situations est différente de la nôtre parce qu’ils n’ont pas les mêmes capacités sensorielles et motrices. Sinon, la capacité à prendre la meilleure décision dans une situation donnée est une expression de conscience qui se retrouve chez les humains et les animaux.

PI. Dans un article du Seattle Times, vous avez dit que de nombreux animaux sont capables de distinguer le bien du mal. Est-ce qu’on pourrait dire qu’ils ont un sens moral ?
MB. Oui, on le voit lorsque les animaux jouent ; le jeu dégénère rarement en agressivité. Ils s’évaluent mutuellement. Ils sont d’accord sur certaines règles et obéissent à ces règles. Ils se jaugent en permanence. J’appelle cela « la mise au point en cours de route ». Si je jouais avec vous et que nous étions des chiens, je ferais quelque chose et penserais instantanément : « Comment va-t-il ? Est-il content de ce qui se passe ? Dois-je changer mon comportement ? Est-ce que je l’ai frappé trop fort ? Est-ce que je l’ai mordu trop fort ? » Vous pouvez également voir ce genre de décisions morales ou éthiques, si vous préférez, chez les animaux qui partagent de la nourriture ou qui aident une personne en danger. Pendant longtemps, les gens n’y ont pas prêté attention. Ils ont écarté ça comme si c’était impossible. Mais de plus en plus de recherches montrent que ces règles de partage et de justice existent chez une grande variété d’espèces animales.

PI. La conscience chez les animaux signifie-t-elle que les animaux ont une âme ?
MB. Je n’ai pas étudié ce sujet en profondeur, mais si nous admettons que les animaux humains ont une âme, il n’y a aucune raison de penser que les animaux non humains n’en ont pas. Une grande partie du débat provient des différences de positions religieuses ou théologiques. C’est un sujet intéressant, mais qui me dépasse. Que signifie avoir une âme ?…

PI. Quels sont selon vous les animaux les plus conscients ou les plus intelligents ?
MB. Je ne pose pas la question de cette façon. Les animaux doivent faire ce qu’il faut pour « avoir la carte » de leur espèce. Parler de différences d’intelligence d’un point de vue biologique n’a pas beaucoup de sens pour moi. Par exemple, les rats peuvent faire beaucoup de choses que les primates non humains ne peuvent pas faire. Les rats ont certaines facultés olfactives que les gorilles n’ont pas. Les rats peuvent résoudre des problèmes ou des labyrinthes et pas les gorilles, mais personne ne dirait que les rats sont plus intelligents que les gorilles.
Par contre, si les gorilles, les chimpanzés ou les chiens font quelque chose que les rats ne peuvent pas faire, la plupart des gens n’hésitent pas à dire qu’ils sont plus intelligents que les rats ou les souris. D’un point de vue biologique, nous devons examiner ce qu’un individu doit faire pour survivre et s’épanouir. Suite à mes recherches sur les chiens, on me demande toujours : « Les chiens sont-ils plus intelligents que les chats ? Ou les chats sont-ils plus intelligents que les chiens ? » Là n’est pas la question. Les chats font certaines choses. Les chiens font certaines choses. S’ils peuvent survivre et prospérer, alors c’est la preuve qu’ils se débrouillent bien en tant que membre de leur espèce.
Mais il existe des différences au sein d’une espèce. Des animaux apprennent mieux certaines tâches. On voit aussi des intelligences différentes au sein d’une espèce. Il y a des chiens qui ont de l’intelligence sociale par exemple et des chiens qui sont intelligents dans la rue ; des chiens qui sont capables de résoudre certains problèmes mieux que d’autres, mais je ne dirais pas qu’ils sont plus intelligents. Ce sont juste des types d’intelligence différents. Beaucoup de mes chiens étaient très brillants, mais seuls deux ou trois d’entre eux auraient bien réussi seuls dans la rue.

PI. Chez l’homme, on a démontré la réalité de moyens de communication non verbaux, ou extra-sensoriels, comme la télépathie. Cela existe-t-il dans le règne animal ?
MB. Ce que j’ai appris en passant d’innombrables heures à observer différentes espèces d’animaux, c’est que moi, en tant qu’humain, je ne partage pas  leurs mêmes capacités sensorielles. Je n’ai ni la capacité olfactive ni la capacité auditive d’un chien. Je ne vois pas ce que voient certains animaux. Je suis incapable de communiquer au niveau des ultrasons ou des infrasons. Les animaux utilisent des capacités sensorielles que nous n’avons pas. J’entends constamment des gens dire que leur chien ou leur chat est télépathe. En tant que scientifique, je vais laisser la porte ouverte et dire simplement : « Vraiment ? Je ne sais pas. »

PI. Les animaux éprouvent-ils le même genre d’émotions que les humains ?
MB. Nous, les humains, connaissons les émotions que sont la joie, le chagrin, l’embarras, la tristesse ou le bonheur, mais nous les manifestons de différentes manières. Je ne sais pas si votre joie est la même que ma joie, ou si votre chagrin est le même que mon chagrin, mais nous connaissons tous parfaitement ces émotions. De la même façon, il y a des différences d’une espèce animale à l’autre. Quand on me dit que les chiens, les chats, les rats et les épaulards ne ressentent pas la même chose que nous, je dis : « D’abord, on n’en sait rien. Ensuite cela n’a pas vraiment d’importance car vous et moi ressentons aussi les choses de manières différentes – le chagrin, la joie, la jalousie… »

PI. En 2012, des scientifiques se sont réunis à l’Université de Cambridge et ont publié un manifeste appelé la Déclaration de Cambridge sur la conscience. Ils ont conclu que les animaux non humains ont une conscience analogue à celle des animaux humains. Pensez-vous que cette conclusion a constitué une surprise pour le public non scientifique ?
MB. Non, je ne crois pas. La Déclaration de Cambridge sur la conscience était attendue depuis longtemps. J’espérais à l’époque qu’elle allait avoir un effet sur la façon dont nous traitons les animaux. Treize scientifiques distingués ont signé cette déclaration – dont un ou deux seulement ont étudié le comportement des animaux non humains. Stephen Hawking était là. C’était partout dans les médias.
Ce manifeste aurait pu porter tant de fruits… Mais ce fut une grande déception. Il n’a eu que très peu d’effet sur le bien-être des animaux utilisés pour la recherche, pour l’alimentation, les loisirs et la chasse. Cela n’a pas eu beaucoup d’impact sur la manière dont nous interagissons avec les autres animaux.

PI. Parlons du coronavirus SARS-CoV-2. On pense que le virus est parti de chauves-souris et a été transmis aux humains par l’intermédiaire d’autres animaux. Ce type de transmission de maladie indique-t-il une mauvaise relation entre nous et le règne animal ?
MB. On m’a beaucoup posé cette question mais je ne suis pas un expert. Ceci étant, il ne fait aucun doute que dans nos interactions avec d’autres animaux, comme sur les marchés d’animaux vivants en Chine et ailleurs, des virus peuvent être transmis des animaux à l’homme.
A la suite de cette histoire, beaucoup de gens qui n’étaient pas nécessairement végétariens ou végans ont décidé de changer leur régime alimentaire parce que cette relation avec les animaux n’est pas claire. La manière dont nous traitons les animaux et les consommons est un facteur important dans la perpétuation de cet horrible virus.

PI. Avez-vous de l’espoir pour l’avenir en ce qui concerne notre relation au règne animal ?
MB. J’ai bon espoir, mais cela va prendre du temps. Beaucoup de gens sont stressés et souffrent énormément pendant cette pandémie. Leur demander de changer d’attitude envers les animaux est difficile. On peut le leur suggérer mais il faudra du temps pour qu’ils changent. Mais ce changement devra se produire, sinon nous sommes condamnés. Nous ne pouvons pas continuer à tuer d’autres animaux, à nous en nourrir, à voler leurs habitats et penser que la Terre le supportera éternellement.

PI. Pourtant, nous faisons ces choses depuis si longtemps, en toute impunité…
MB. Oui, nous touchons les limites de ce rapport erroné au monde animal. Nous allons devoir changer, et j’ai bon espoir. J’ai eu l’occasion d’échanger avec des personnes qui ne connaissaient pas, par exemple, la relation entre les animaux et les humains et la transmission du virus SARS-CoV-2. Peut-être que l’un des aspects positifs de cette crise est que les gens changeront d’attitude et que les hommes et les animaux pourront mieux vivre ensemble.

PI. Parlez-moi de votre livre, The Animal Manifesto [Le Manifeste des animaux – non traduit].
MB. Le livre a été écrit du point de vue de ce que les animaux nous demanderaient de faire pour améliorer leur vie. Je présente l’idée de ce que j’appelle l’empreinte de compassion, à mettre en parallèle avec le concept d’empreinte écologique. Je soutiens que tout le monde a la capacité d’augmenter son empreinte de compassion et de mieux traiter les animaux. Nous devons les respecter pour ce qu’ils sont et respecter leurs besoins dans un monde dominé par les humains. Arrêtons de leur faire du mal et de les tuer. Ils sont nos frères.

PI. Pouvez-vous nous dire comment votre travail pour comprendre la conscience et les émotions des animaux vous a affecté personnellement et a affecté votre vision de la vie sur cette planète ?
MB. Quand je suis confronté à des animaux – et j’ai eu des rapports avec beaucoup d’animaux, des fourmis aux baleines, en passant par les abeilles, les chiens et les chats, les éléphants et les pingouins – j’essaie toujours de me mettre à leur place, de pénétrer leur esprit, leur cœur, et de comprendre ce qu’ils veulent vraiment. Ce sentiment de proximité m’aide à accéder à leur pensée, à leurs besoins, et à ce que moi et les autres humains pouvons faire pour améliorer leur vie dans un monde de plus en plus dominé par l’espèce humaine.
Notre époque est appelée l’anthropocène, l’âge de l’humanité. Moi je l’appelle la « rage de l’inhumanité ». C’est l’âge de la domination totale de la planète par l’homme. Quand je regarde l’incroyable destruction que nous provoquons sur cette planète, je pense que ce serait formidable si plus de gens se demandaient ce dont ils ont réellement besoin pour vivre heureux dans la paix et la sécurité. Ils s’apercevraient que les animaux ont exactement besoin des mêmes choses.

PI. Pourquoi pensez-vous que l’humanité a préféré adopter une relation de domination sur les règnes inférieurs – minéral, végétal et animal  plutôt que de les gérer avec sagesse et compassion ?
MB. La première raison est que nous avons la capacité et la liberté : de faire ce mauvais choix. Beaucoup de traditions religieuses affirment que seuls les humains ont été créés à l’image de Dieu et que nous avons le droit de dominer les autres règnes. Le règne animal se trouve sous la responsabilité des humains, mais cette responsabilité s’est transformée en domination, par opposition à une coexistence pacifique et une saine intendance. La domination n’est pas inéluctable. Il nous appartient de restaurer des rapports harmonieux avec le monde animal. Il n’y a pas d’autre voie.

Une force d’inspiration pour le bien [sommaire]

Interview de Alexandria Ocasio-Cortez

Extraits d’un entretien avec Alexandria Ocasio-Cortez 

Un nouveau podcast interactif a débuté en juin : The Tight Rope (La corde raide). Il est animé par Tricia Rose, directrice du Centre pour l’étude de la race et de l’ethnicité en Amérique à l’Université Brown, et par Cornel West, activiste politique, auteur et professeur de philosophie à l’Université de Harvard. L’émission du 23 juillet 2020 mettait en vedette la députée américaine Alexandria Ocasio-Cortez.

Tricia Rose : Nous sommes très chanceux d’avoir avec nous une éducatrice de la troisième génération dans le Bronx. Son ascension fulgurante a pris d’assaut la scène politique et les médias sociaux. Elle est aujourd’hui la représentante du 14e district de New York, dans le Bronx et le Queens : Alexandria Ocasio-Cortez, affectueusement appelée AOC. Je voudrais commencer par là où le Dr West s’apprêtait à aller… au sujet de la nature morale ou spirituelle de vos interventions politiques.

Alexandria Ocasio-Cortez : Une très grande partie du parcours dont j’ai eu la chance de bénéficier dans ma vie n’est pas tant le résultat d’un choix individuel, bien que cela ait certainement un rôle. Je ne suis qu’une personne faisant partie d’un contexte plus large ; je suis le résultat de vagues générationnelles de milliers, voire de millions de personnes qui ont lutté pour la justice, à leurs niveaux. Je ne suis qu’une partie de cette constellation. J’ai grandi dans une famille fière et indépendante. Notre identité consiste à essayer de faire au mieux avec les gens ordinaires et à distinguer le bien du mal, et vous ne pouvez pas permettre que votre identité soit en quelque sorte cachée par cette étiquette politique superficielle de rouge ou de bleu, ou par telle ou telle tribu. La façon dont mes parents m’ont élevée consistait à se demander : quelle est la bonne chose à faire ? Et comment pouvons-nous être plus conscients de nos actes ? Ce n’est pas : que voulez-vous être, mais comment voulez-vous être ? Et c’est ce qui a toujours guidé mes décisions.

Photo : Franmarie Metzler; U.S. House Office of Photography, Public domain, via Wikimedia Common
Alexandria Ocasio-Cortez

Cornel West : Je pense qu’une des choses sur lesquelles tout le monde s’accorde à votre sujet est votre sens profond de l’humanité, votre sens de l’humour et votre humilité. D’où viennent ces qualités ?
AOC. Vous savez, j’ai grandi dans un foyer très profondément spirituel et c’est drôle parce que mes parents pratiquaient de deux manières différentes. Mon père a été élevé dans la religion catholique et ma mère est pentecôtiste. J’ai en quelque sorte grandi entre deux mondes, de manières très différentes : entre le Bronx et Westchester, entre les Etats-Unis et Porto Rico, entre les riches et les pauvres, et spirituellement cela s’applique aussi.
Mon père était un homme profondément philosophe. Il était très fier d’être « du peuple » et de n’être au-dessus de personne. Quand personne ne regardait, il lisait la Bhagavad-Gita. J’ai grandi entourée de tous ces livres ; j’étais une vraie « fille à papa » et donc tout ce qu’il faisait, je voulais le faire. Donc, je lisais beaucoup quand j’étais enfant, même dans cette tradition chrétienne et catholique, j’ai grandi en me posant beaucoup de questions. J’ai toujours été très curieuse de connaître les innombrables façons de trouver Dieu, de trouver l’amour, de trouver la paix, de trouver et de chérir l’humanité et le monde. […]

CW. Donc, quand votre père est mort à 48 ans, vous étiez à l’université de Boston. Comment avez-vous fait face à cette situation et quel est le lien avec votre témoignage maintenant, en revenant à la question cruciale [de Tricia Rose] sur la dimension morale et spirituelle ?
AOC. Il était tout ce que j’avais… c’est difficile parce que quand quelqu’un comme ça meurt, on peut avoir l’impression de ne plus avoir de maison. L’année suivante, j’ai étudié à l’étranger et j’ai passé quatre mois en Afrique de l’Ouest. Le décès de mon père a joué un rôle important dans cette décision – qui, je pense, a été l’une des premières étapes qui m’ont mise sur une trajectoire plus large dans ma vie personnelle.
J’ai toujours su que je voulais étudier à l’étranger parce que, à part visiter ma famille à Porto Rico, je n’ai jamais vraiment eu la chance de voyager en grandissant, de voir d’autres pays. J’ai eu l’occasion d’aller au Niger. Tout le monde peut prendre l’avion et aller à Londres ou à Paris, si on a la chance d’en avoir les moyens. Mais pour visiter et passer du temps en communauté dans un endroit comme le Niger, il faut plus que des ressources financières. Il faut des gens. Il faut une communauté.
A l’époque, j’étais entrée à l’université en tant qu’étudiante en médecine et je m’intéressais à la santé publique. Donc, je suis allée au Niger pour travailler avec des sages-femmes. Ce fut une expérience profondément spirituelle et radicale, rien qu’en voyant la force de ces femmes et leur mode de vie, et je me souviens d’avoir ressenti à l’époque que les Américains étaient si « pauvres » par rapport à ces femmes. J’ai trouvé l’amitié ; toute la soirée se passait à préparer du thé sur le feu avec des amis, à parler et à écouter de la musique, et ce niveau de plaisir n’existe tout simplement pas dans la vie américaine. Mais c’est un mode de vie au Niger. Cette interaction était le « soleil » autour duquel la vie tournait ; notre fraternité et notre connexion les uns avec les autres. Aux Etats-Unis, en revanche, le travail est le « soleil », votre vie entière est organisée autour et tout le reste est en marge…
A l’époque, le Niger était classé dernier dans l’indice de développement des Nations unies. J’ai donc vu beaucoup de choses qui étaient assez traumatisantes, mais la force qui portait ces femmes était l’une des choses qui m’avaient tant touchée…. Il y avait une jeune femme de mon âge, 19 ans, qui était sur la table d’accouchement et son fils était mort-né. Cette expérience, le fait de lui tenir la main, d’essayer de faire revivre l’enfant, a été si transformatrice, parce que j’ai senti que si vous naissez avec un bon numéro, des parents aimants, ou dans un pays riche comme les Etats-Unis ; alors vous ne pouvez pas vous permettre de gaspiller cela, parce que la naissance elle-même est un privilège et cela s’applique aussi aux Etats-Unis, où les femmes noires ont un taux de mortalité maternelle parmi les plus élevés du monde développé.

TR. Comment cette expérience vous a-t-elle marquée et comment s’est-elle traduite dans vos engagements politiques ?
AOC. Quand je suis revenue, j’ai décidé que je voulais que mon travail prenne une direction plus « macro » et j’ai voulu me concentrer sur la guérison des systèmes malades. Je ne pensais pas vraiment à cela en termes de système ou d’analyse capitaliste ou quoi que ce soit d’autre. Je savais que notre société avait des symptômes de maladie et je ne savais pas ce que c’était. J’ai étudié l’économie, et j’ai tout de suite su que c’était la bonne décision. J’ai senti que c’était immensément gratifiant parce que j’ai commencé à avoir les outils, au moins dans un contexte très académique, pour analyser des systèmes.
J’ai aussi continué à étudier les relations internationales, donc j’ai obtenu un double diplôme. Mon expérience la plus enrichissante a probablement été de passer par le Howard Thurman Center for Common Ground (centre H. Thurman pour l’entente) de l’université de Boston, où Martin Luther King a obtenu son doctorat. C’est là que j’ai plongé très profondément dans les traditions de justice sociale aux Etats-Unis et dans le monde entier. A cette époque, je ne pensais pas que la politique était pour moi. Je ne pensais pas que c’était quelque chose qui serait un jour sur mon chemin. Je suis franche, comme les gens le savent. Je conteste certains des préceptes de base que notre société tient pour acquis. Je ne crois pas que le capitalisme soit la meilleure chose qui soit, et je ne pense pas qu’il puisse nous sortir de la pauvreté.
Mon premier travail a été dans la justice sociale. J’ai obtenu mon diplôme universitaire. Je suis retournée dans le Bronx et j’ai travaillé à l’Institut national hispanique avec des collégiens et des lycéens sur la façon de raconter des histoires où ils sont le héros et j’ai senti que c’était quelque chose de très profondément important. […] Ma mère était sur le point de perdre sa maison et donc le travail avec les jeunes, aussi immensément épanouissant soit-il, ne suffisait pas à payer les factures pour que nous puissions rester dans notre maison. C’est alors que j’ai commencé à être serveuse. Je pouvais gagner tout l’argent nécessaire, le ramener à la maison dans ma poche. Mais parfois, après des heures de travail avec 40 dollars dans mon sac à main, faire un travail éreintant sans pause, sans assurance maladie et sans avantages ni protections… J’ai travaillé pendant quatre ans dans l’un des environnements les plus exploiteurs du pays, à savoir le secteur alimentaire, et j’étais donc au coude à coude avec les sans-papiers.

CW. Et en même temps. Il est très clair que vous avez une vocation particulière. Vous avez un point de vue unique ; ce dialogue est tellement profond. Le monde a besoin de voir à quel point vous êtes riche en rejoignant l’intellect et la spiritualité, en réunissant le courage et la force d’âme, de sorte que vous n’apparaissez pas seulement comme un « politicien »… c’est un type particulier de femme d’Etat qui essaie d’être une force pour le bien, mue par des énergies morales et spirituelles.
AOC. Eh bien, je pense que dans ce contexte, l’approche spirituelle que je pratique le plus depuis que j’ai remporté les primaires, c’est le non-attachement. Et je pense que c’est la chose la plus importante dans ma position car, en politique, l’immense intimidation de la pression pour se conformer est entièrement basée sur votre attachement à diverses choses : si je peux menacer ce à quoi vous êtes attaché alors je peux vous faire faire ce que je veux que vous fassiez.
Ma mission est de faire avancer les principes d’un monde meilleur et si je suis trop attachée à mon siège, je ne peux pas faire mon travail. Et donc, vous savez, la première chose que je dois faire est de pratiquer le non-attachement à mon siège. J’ai pris des décisions au cours de ma première année au Congrès dès le premier jour, en participant à un sit-in dans le bureau de Nancy Pelosi, et je savais que cela entraînerait une opposition à mon égard, que des millions de dollars se déverseraient contre moi et mon élection, que je devais pratiquer le non-attachement, en me disant : « Je n’ai pas besoin de cela. Je n’ai pas besoin de cela si je veux faire avancer vers un monde meilleur. »
Je dois pratiquer le non-attachement à l’ego et à l’estime. Je ne peux pas m’attacher à l’acceptation par une petite classe de gens puissants et riches. Si j’essayais de m’intégrer à cette classe, qui, en fait correspond à mes collègues du Congrès, je ne pourrais pas faire mon travail. Cela en particulier était extrêmement pénible : imaginez que vous alliez travailler tous les jours et que vos collègues, avec lequel vous n’êtes peut-être pas d’accord mais que vous respectez, vous tournent le dos, à 90 %. Je subissais une sorte de « coup du lapin » : je rentrais chez moi le week-end et les gens me disaient : « Continuez ! Merci ! Continuez à vous battre ! », je reprenais l’avion ou le train pour Washington et j’étais traitée comme une mauvaise personne, c’était très dur.

CW. A l’église, on dit : « Etre dans le monde mais pas de ce monde ». Vous vous concentrez sur les besoins et les souffrances des gens ordinaires et vous trouvez de la joie à les servir, quel que soit votre travail, quel que soit votre poste, quelle que soit votre fonction.
AOC. Quand mon père est décédé, la dernière chose qu’il m’a dite, c’est : « Rends-moi fier. » J’avais dix-huit ans. Depuis lors, après ce moment, j’ai été extrêmement dure avec moi-même et c’était un poids que j’ai porté pendant très longtemps. A la fin des primaires, il y avait ces attentes extérieures insensées. Personne n’est un Messie ! Je voulais juste dire à tout le monde que je suis un être humain normal ! Et j’ai essayé de communiquer cela de toutes les façons possibles sur Instagram, même en essayant de préparer le dîner le soir – c’était moi qui essayais de toucher les gens. J’ai pris ces décisions de vulnérabilité intentionnelle. Je savais qu’en allant sur Instagram à 10 heures du soir pendant que je coupais des carottes, après une longue journée, j’allais dire quelque chose qui est peut-être grammaticalement incorrect ou politiquement incorrect ou autre, mais j’ai choisi de le faire quand même, parce que j’avais besoin de briser la mythologie de la perfection au sujet des gens qui détiennent le pouvoir. Parce que j’avais le sentiment que si les gens voyaient en moi une vulnérabilité ou un défaut, alors ils penseraient de même au sujet d’autres personnes en position de pouvoir qui tenteraient de le cacher. Si les gens me voient comme un être humain, peut-être verront-ils Nancy Pelosi ou Mitch McConnell comme des êtres humains prenant également des décisions.
Si vous lisez Dostoïevski, il y a tout ce passage où il parle du pouvoir à l’époque du Christ. Il y a toutes sortes de choses qui contribuent au pouvoir. Mais le pouvoir est surtout une question d’illusion, c’est entièrement une illusion. La manière dont vous entretenez l’illusion contribue à la force du pouvoir. Et je savais que j’étais dans une institution qui ne méritait pas le pouvoir qu’elle détenait, à cause de la corruption qui y règne. Et donc j’ai dû ouvrir le rideau.

Source :  YouTube : The Tight Rope : Alexandria Ocasio-Cortez is not understood for who she really is (n’est pas comprise pour ce qu’elle est vraiment)

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

John Lewis – une vie consacrée à la paix, à la justice et à la non-violence [sommaire]

John Lewis était un militant noir des droits civiques et un manifestant non-violent devenu représentant de la Géorgie au Congrès américain pendant les trente-trois dernières années de sa vie. Il était considéré comme la « conscience du Congrès ».

Né le 21 février 1940 de pauvres métayers de l’Alabama, il était décrit comme calme et sérieux. Lorsqu’il était chargé de s’occuper des poulets, il les « baptisait » et leur lisait des passages bibliques, déterminé à « sauver leurs âmes ». Sinon, il s’échappait fréquemment des travaux des champs pour trouver un endroit où lire.

Photo : Chambre des représentants des États-Unis , Domaine public, via Wikimedia Commons

J. Lewis fut galvanisé par la philosophie et la pratique de la désobéissance civile non-violente dans les années 1950, lorsqu’il fréquentait le séminaire théologique baptiste américain de Nashville, dans le Tennessee, et il contacta Martin Luther King Jr. après l’avoir entendu parler à la radio. Dans les années 1960, il marcha souvent avec le Dr King, et il fut le plus jeune orateur de la Marche sur Washington de 1963, où M. L. King a prononcé son fameux discours I Have a dream. En mars 1965, alors qu’il menait une marche de Selma à Montgomery, en Alabama, pour protester contre le déni du droit de vote des Afro-américains, J. Lewis eut le crâne fracturé par des coups assenés par des policiers.

L’indignation nationale suscitée par la violence subie par lui et d’autres militants à Selma déclencha l’adoption, en août 1965, de l’emblématique loi américaine sur le droit de vote, qui interdit la discrimination raciale dans le vote. A cette époque, J. Lewis avait déjà subi de nombreuses agressions, arrestations et emprisonnements brutaux en tant que fondateur et directeur du Comité de coordination étudiant non-violent, qui organisait la résistance pacifique contre la ségrégation et dirigeait les campagnes d’inscription des électeurs noirs dans le Sud. J. Lewis était également l’un des 13 premiers Freedom Riders – des militants noirs et blancs qui contestaient les restrictions racistes dans les transports dans le Sud.

J. Lewis fut arrêté 40 fois entre 1961 et 1966, et fut arrêté après avoir rejoint le Congrès en 1987. Malgré tous les abus subis, il était connu pour son attitude bienveillante, humble et tranquille mais déterminée, insistant sur la résistance non-violente mais n’ayant jamais peur de s’engager dans des situations personnellement dangereuses. Il qualifiait un tel activisme de « bon trouble ».

Un demi-siècle plus tard, il aura suivi le mouvement Black Lives Matter et les réactions nationales au meurtre de George Floyd, mais il souffrait trop d’un cancer du pancréas pour y prendre part. Son décès, le 17 juillet 2020, a ému la nation. Son cercueil a franchi en calèche le pont Edmund Pettus, à Selma, parsemé de pétales de roses rouges à l’endroit où son sang avait coulé pendant la marche de 1965. Il a ensuite été exposé à la rotonde du Capitole, à Washington. C’est la première fois que le corps d’un législateur noir y était exposé. Au dernier jour, un double arc-en-ciel est apparu au-dessus du Capitole, bien qu’il n’y ait pas eu de pluie.

Les anciens présidents américains Bill Clinton et George W. Bush ont pris la parole lors de ses funérailles le 30 juillet, et l’ancien président américain Barack Obama a prononcé son éloge funèbre. B. Obama a déclaré qu’il était là pour rendre hommage au meilleur disciple peut-être de Martin Luther King : « Ce que John Lewis nous enseigne, c’est d’où vient le vrai courage. Ce n’est pas en se tournant les uns contre les autres, mais en se tournant les uns vers les autres. Ce n’est pas en semant la haine et la division, mais en répandant l’amour et la vérité. Ce n’est pas en fuyant nos responsabilités pour créer une Amérique et un monde meilleurs, mais en assumant ces responsabilités avec joie et persévérance et en découvrant que dans notre communauté bien-aimée, nous ne marchons pas seuls. »

Certains collaborateurs de Partage international dans différents pays eurent le sentiment que l’événement avait des similitudes avec le décès de la princesse Diana où il y eut un adombement de Maitreya. Ils se sont demandés si une bénédiction similaire de Maitreya ne s’était pas produite (voir Partage international, octobre 1997).

Le New York Times a publié un essai que J. Lewis, alors qu’il sentait sa fin proche, avait écrit sur le mouvement Black Lives Matter, en demandant qu’il soit divulgué après ses funérailles. En voici quelques extraits :

« Bien que mon temps ici soit maintenant terminé, je veux que vous sachiez que dans les derniers jours et les dernières heures de ma vie, vous m’avez inspiré. En manifestant votre pouvoir pour changer notre société, vous m’avez rempli d’espoir pour le prochain chapitre de la grande histoire américaine. Des millions de personnes motivées simplement par la compassion humaine ont allégé le fardeau de la division. Partout dans le pays et dans le monde, vous avez fait abstraction de la race, de la classe, de l’âge, de la langue et de la nationalité pour réclamer le respect de la dignité humaine […]

Bien que je ne puisse pas être là avec vous, je vous exhorte à répondre à l’appel le plus élevé de votre cœur et à défendre ce en quoi vous croyez vraiment. Dans ma vie, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour démontrer que la voie de la paix, la voie de l’amour et de la non-violence était de loin la meilleure. A présent, c’est à votre tour de faire résonner la liberté.

Lorsque les historiens prendront la plume pour écrire l’histoire du XXIe siècle, je souhaite qu’ils puissent affirmer que votre génération aura enfin allégé le poids de la haine, faisant finalement triompher la paix sur la violence, l’agression et la guerre. Je vous dis donc, frères et sœurs, marchez avec le vent, et laissez-vous guider par l’esprit de paix et la force de l’amour éternel. »

Source : nytimes.com ; npr.org

L’hommage de Barack Obama à John Lewis [sommaire]

Barack Obama, l’ancien président des Etats-Unis, a prononcé une oraison funèbre pour John Lewis en l’église baptiste d’Ebenezer, à Atlanta, le 30 juillet 2020. Nous en publions ici quelques extraits.

« [John Lewis] croyait qu’en chacun de nous existe une capacité de dépassement, un désir ardent de faire ce qui est juste, une volonté d’aimer tous les humains, et de leur offrir le droit à la dignité et au respect que Dieu leur a donnés. Nous sommes si nombreux à avoir oublié ces principes. Notre culture nous enseigne le contraire. Nous avons l’impression qu’il vaut mieux ne pas étendre le cercle de ceux à qui nous témoignons de la générosité ou du respect ; que nous nous portons mieux si nous dominons nos semblables, si nous les regardons de haut, c’est même souvent ce que recommande notre culture.

[…] De nos jours, nous voyons de nos propres yeux des policiers écraser sous leur genou le cou des Noirs américains. […] Et alors même que nous sommes réunis ici, le gouvernement actuel décourage les citoyens de voter, en fermant certains bureaux de vote, en ciblant les minorités et les étudiants par des lois restrictives en matière de pièces d’identité, en restreignant notre droit de vote avec une précision chirurgicale, et même en sabotant le service postal à l’approche d’une élection pour que certains ne puissent pas voter par correspondance.

John Lewis savait que chacun d’entre nous dispose d’un pouvoir donné par Dieu ; le sort de cette démocratie dépend de la façon dont nous l’utilisons ; la démocratie n’est pas automatique, nous devons l’encourager, il faut s’en préoccuper, nous devons y travailler, et c’est difficile. Mais nous devons agir. Comme le Seigneur l’a recommandé à saint Paul : « N’aie pas peur, parle et ne te tais pas, je suis avec toi. Personne ne pourra s’attaquer à toi pour te faire du mal, car il y a dans cette ville un peuple nombreux qui m’appartient. » Il suffit que tout le monde aille voter. Comme John, nous devons nous battre encore plus fort en faveur de l’outil le plus puissant dont nous disposons : le droit de vote. La loi sur le droit de vote est l’un des couronnements de notre démocratie. C’est pour cela que John a franchi ce pont, et qu’il a versé son sang. Honorons-le en relançant la loi pour laquelle il était prêt à mourir. Une fois que nous aurons adopté la loi sur le droit de vote de John Lewis, il faudra continuer à la perfectionner.

En veillant à ce que chaque Américain soit automatiquement inscrit sur les listes électorales, y compris les anciens détenus, qui ont droit à une seconde chance. En ajoutant des bureaux de vote, en développant le vote par correspondance et en faisant du jour du scrutin un jour férié national. Ainsi, si vous travaillez dans une usine ou êtes une mère célibataire qui doit aller à son travail et n’a pas de temps libre, vous pourrez toujours voter. En garantissant à chaque citoyen américain une représentation égale au sein de notre gouvernement, à nos concitoyens qui vivent à Washington comme à ceux de Porto Rico.

Et pourtant, même si nous faisions tout cela – même si toutes les lois scélérates restreignant le droit de vote étaient abolies dès aujourd’hui  il faut être honnête avec nous-mêmes : trop d’entre nous choisiraient de ne pas exercer leur droit de vote ; trop de nos concitoyens croient que leur vote ne fera pas de différence, ou adhèrent au cynisme qui, soit dit en passant, est la stratégie centrale de la radiation d’électeurs, pour vous décourager, pour que vous cessiez de croire en votre propre pouvoir.

Nous allons donc devoir nous rappeler ce que John a déclaré : « Si vous ne faites pas tout ce que vous pouvez pour changer ces conditions, elles resteront les mêmes. On n’emprunte ce chemin qu’une seule fois. Vous devez donner tout ce que vous avez. » Tant que les jeunes manifestent dans la rue, en espérant que le vrai changement se produise, j’ai bon espoir, mais il ne faut pas les abandonner devant les urnes. Surtout lorsqu’aussi peu d’élections que celle-ci ont été aussi cruciales, à tant de niveaux. Nous ne pouvons pas considérer le vote comme une course à faire si nous avons un peu de temps. Nous devons le considérer comme l’action la plus importante que nous puissions entreprendre au nom de la démocratie. »

Covid-19 : la détresse des réfugiés et des travailleurs migrants [sommaire]

par Graham Peebles,

Dans un monde où le nationalisme et les clivages sociaux sont en augmentation, où le sectarisme gagne du terrain, les mots « réfugié », « demandeur d’asile » et « travailleur migrant » seraient-ils devenus des qualificatifs péjoratifs qui nourrissent les préjugés et l’intolérance ? Ces termes dessinent une image de « l’autre », séparé et différent, alimentent un esprit de clan et renforcent la suspicion, ce qui revient à nier notre humanité commune.

Sous la menace de la Covid-19, ceux qui vivent aux marges de la société se sont retrouvés encore davantage isolés : les réfugiés et les migrants du monde, qu’ils soient exilés à l’intérieur de leur propre pays ou en terre étrangère, les personnes qui vivent en zone de guerre, ainsi que les travailleurs migrants des Etats du Golfe, d’Inde, de Singapour et d’ailleurs.

Les réfugiés, les migrants et les travailleurs migrants font partie des plus exposés à la Covid-19, tandis qu’ils subissent de plein fouet l’impact économique de la pandémie et sont la cible de violences xénophobes en rapport avec le virus. Du Qatar à l’Inde, les travailleurs migrants (qui partout sont largement exclus des protections prévues par le droit du travail) sont discriminés, abandonnés et ignorés. Les migrants, en particulier ceux qui sont d’apparence chinoise ou japonaise aux Etats-Unis et ailleurs, subissent violence et maltraitance, tandis que dans les camps de réfugiés en Europe et au Moyen-Orient, dont Gaza, des milliers de personnes sont parquées dans des camps peu sûrs, sans assistance médicale.

Sans toit, affamés et menacés

Avant même l’apparition de la pandémie, être un réfugié, un migrant ou un travailleur migrant signifiait être regardé avec méfiance, être marginalisé et en danger. Qu’ils et elles soient femmes de ménage dans un Etat du Golfe, migrants à l’intérieur de leur propre pays, ou réfugiés dans un camp surpeuplé, ces hommes, ces femmes et ces enfants sont parmi les personnes les plus vulnérables au monde. En Europe, où des milliers de réfugiés (beaucoup en provenance de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan) s’entassent dans des camps, rongés par l’incertitude, la peur du virus représente un fardeau supplémentaire. Dépourvues d’installations sanitaires et de commodités de base, ces villes surpeuplées, seulement faites de bâches en plastique, sont des lieux dangereux. A titre d’exemple, le camp de réfugiés de Mória, sur l’île grecque de Lesbos, a été conçu pour 2 840 personnes, mais en abrite aujourd’hui 19 000, dont 40 % ont moins de dix-huit ans ; l’auto-mutilation et les suicides y sont monnaie courante. Facteur aggravant des risques engendrés par la Covid-19, les demandeurs d’asile en Grèce ont depuis juillet 2019 perdu l’accès gratuit au système de santé, hormis pour les soins d’urgence.

Dans le même temps, dans les pays accueillant de grandes populations de travailleurs migrants, la Covid-19 et l’impact économique de la pandémie rendent encore plus pénibles des existences qui étaient déjà très difficiles, non seulement pour les travailleurs eux-mêmes, mais également pour leurs familles. Selon les Nations unies, environ 800 millions de personnes dans le monde dépendent des fonds envoyés par les travailleurs migrants vers leurs pays d’origine. Des familles entières ont besoin de ces transferts monétaires pour payer leurs loyers et acheter de la nourriture ; lorsque ces flux s’interrompent, comme c’est le cas pour beaucoup maintenant, la pauvreté et le risque de famine s’en trouvent aggravés. La Banque mondiale s’alarme de la baisse d’environ 20 %, des transferts d’argent dans le monde, conséquence du ralentissement économique provoqué par la pandémie, qui selon elle impacte très durement les communautés dont les migrants sont issus.

Dans les Etats du Golfe, qui dépendent de millions de travailleurs en provenance d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, la Covid-19 aggrave les discriminations et la maltraitance dont sont victimes les employés domestiques migrants, notamment parce qu’elle cause des ruptures brutales de contrats. Au Koweït, les suicides ont explosé parmi les travailleurs migrants ; l’Arabie saoudite a expulsé des milliers de travailleurs éthiopiens (selon l’Onu, 2 968 migrants ont été renvoyés au cours des dix premiers jours d’avril), sans faire l’objet d’aucun examen médical, ce qui est « susceptible d’accélérer la propagation de la pandémie dans la région et au-delà », selon le coordinateur onusien des affaires humanitaires pour l’Ethiopie. Au Liban (où la majorité des travailleurs migrants sont éthiopiens) et ailleurs dans la région, des familles qui n’étaient plus en mesure de payer les salaires, de couvrir les frais alimentaires ou de fournir un hébergement, ont licencié leurs employés domestiques ; des travailleurs migrants se retrouvent ainsi exposés à un risque de travail forcé, notamment la prostitution.

Pire encore est la situation des travailleurs indépendants, non hébergés par leur employeur, dont l’activité est interrompue, et qui se retrouvent sans revenu, sans nourriture, ni endroit où aller. Au Qatar (l’un des pays les plus riches du monde, avec plus de deux millions de travailleurs migrants), où le taux d’infection par habitant est l’un des plus élevés, nombre de malades sont des travailleurs migrants. Les travailleurs étrangers en provenance du Népal, du Bangladesh ou des Philippines sont licenciés ou ne perçoivent plus leur salaire, en raison de l’impact économique du virus. Certains employés domestiques ont sombré dans le dénuement. A Singapour, généralement considéré comme un modèle de gestion de la pandémie, les travailleurs migrants, principalement embauchés par le secteur de la construction, ont été envoyés en première ligne. Et en Inde, suite à la décision précipitée du premier ministre Narendra Modi de confiner le pays le 25 mars (annoncée avec seulement quatre heures de préavis !), des millions de migrants internes au pays ont été expulsés par les propriétaires de leurs logements, et n’ont eu d’autre choix que de retourner dans leur village natal. Sans ressources financières, et dans un contexte d’interruption des transports, un très grand nombre d’entre eux ont été contraints de parcourir à pied les centaines voire milliers de kilomètres qui les séparaient de chez eux.

Sans toit, affamés et menacés par le coronavirus, les travailleurs migrants ont été ignorés par le régime de N. Modi. En réaction à cette négligence de masse, le rapporteur spécial des Nations unies pour l’extrême pauvreté et le droit au logement a déclaré le 4 juin : « Nous sommes consternés par le mépris affiché par le gouvernement indien à l’égard des travailleurs migrants internes au pays, en particulier ceux qui appartiennent aux minorités marginalisées et aux castes inférieures […]. Le gouvernement n’a pas remédié à leur situation humanitaire catastrophique ; il a au contraire aggravé leur vulnérabilité en se livrant à des violences policières [lesquelles sont courantes en Inde], ne cessant de les présenter comme des « vecteurs du virus ». »

Photo : Skala Sykamias, Ggia , CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Sous la menace de la Covid-19, ceux qui vivent aux marges de la société se sont retrouvés encore davantage isolés.

Esclavage moderne

La Covid-19 a révélé à quel point les inégalités sociales et les pratiques destructrices demeurent répandues à travers le monde. A mesure que ces problèmes remontent à la surface, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour des réformes ainsi que pour des changements d’attitudes et de pratiques.

Il est nécessaire de procéder à une refonte complète du droit du travail pour les travailleurs migrants, afin que ceux-ci bénéficient des mêmes protections que les employés locaux, en particulier en ce qui concerne l’accès aux soins, la durée du travail hebdomadaire, les salaires, les congés…

Le système de la kafala est pratiqué dans les Etats du Golfe, où les Nations unies estiment qu’il existe « 35 millions de migrants internationaux dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, ainsi qu’en Jordanie et au Liban, dont 31 % sont des femmes ». Sous le régime de la kafala, les travailleurs migrants, dont beaucoup sont des employés domestiques et restent donc invisibles, ne peuvent pas démissionner si leur employeur se montre violent, ni si la charge de travail s’avère excessive ou si les conditions de travail sont inacceptables. Amnesty International explique que ce système « lie le droit au séjour du travailleur à sa relation contractuelle avec l’employeur ». Ainsi, les employeurs sont quasiment propriétaires de leurs salariés, ayant un contrôle total sur leurs mouvements. Il faut immédiatement mettre fin à cette légalisation d’un esclavage des temps modernes.

Les réfugiés et les migrants sont des êtres humains qui généralement fuient des conflits violents, des persécutions et des difficultés économiques. Leur voyage traumatisant vers un futur inconnu est souvent périlleux et toujours incertain. L’inaction des gouvernements et des autorités régionales comme l’Union européenne, qui devraient traiter les demandes d’asile dans des centres dédiés et ouvrir des corridors de transit sécurisés, laisse le champ libre aux organisations criminelles qui contrôlent les routes migratoires et les modes de transport, lesquels sont dangereux et facturés à des tarifs exorbitants. Les décès sont fréquents, les violences et l’exploitation répandues. Lorsqu’ils parviennent à surmonter les dangers et à atteindre leur pays de destination, les migrants sont trop souvent regardés avec méfiance et hostilité, au lieu d’être chaleureusement accueillis. Ils sont rejetés dans l’ombre, aux marges de la société, reçoivent peu ou pas d’aides de l’Etat, et tout est fait pour qu’ils ne se sentent pas bienvenus.

Cela doit changer : toutes et tous doivent être acceptés, et pas seulement ceux qui ont des compétences recherchées sur le marché du travail. Décider de qui peut ou non entrer dans un pays sur la base d’un système de points discriminatoire, en fonction des besoins nationaux – comme le pratique l’Australie (un pays avec un bilan honteux en matière d’immigration), et que le gouvernement britannique voudrait instaurer – revient à réduire les êtres humains à des marchandises, certaines ayant plus de valeur que d’autres sur le « libre marché de l’immigration » ; cela est profondément abject.

Traitons les causes des migrations, et construisons un monde de paix en coopérant, en partageant, en tissant des relations. Rejetons la compétition et le nationalisme en faveur de l’unité et de la tolérance, et nous observerons une baisse spectaculaire du nombre de personnes forcées de quitter leur terre natale.

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Dans la rue [sommaire]

Un ami et moi étions devant la Friends House à Londres, pour assister à une conférence de Benjamin Creme. Alors que nous approchions de la porte, un jeune homme à l’air désemparé s’approcha de moi. Il me déclara qu’il n’avait pas d’argent et que s’il n’en avait pas assez à 20 h ce soir-là, il perdrait sa place et serait à la rue. Bien sûr, j’eus de la peine pour lui et lui donnai l’argent que j’avais sur moi. Et ce fut tout.

Une fois de plus, je me suis demandé si ce jeune homme (au beau visage) pouvait être Maitreya.

B. F., Surrey, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune homme désemparé » était Maitreya.

Double effet [sommaire]

Dans la soirée du 30 avril 2004 à Yotsukaido-shi (Japon), Akira, un membre de notre groupe de méditation de transmission rentrait chez lui en voiture et s’arrêta à un feu. A cet instant, sous ses yeux, B. Creme passa en portant un sac en plastique. Il semblait revenir d’un supermarché. Akira fut très surpris mais pensa immédiatement qu’il devait être Maitreya. Il sortit de voiture et tenta de le suivre. Mais il avait disparu. Etait-il Maitreya ?

M. O., Yotsukaido-shi, Chiba-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que c’était Maitreya.

Image miroir [sommaire]

Le 15 mai 2005, mon ami et moi prîmes le train pour Tokyo, pour nous rendre à la méditation de transmission en présence de B. Creme. En chemin, une dame d’une cinquantaine d’années, s’aidant d’une canne, monta dans le train avec son petit-fils. Tous les sièges étaient occupés. Mon ami s’inquiétant pour elle, déclara : « Oh, grand-mère, que puis-je faire pour vous ? Il n’y a plus de place libre. » Je lui cédai ma place. Elle me regarda droit dans les yeux en me remerciant. Elle s’inclina par deux fois et je vis son visage sans aucune expression si proche du mien. Je pensai : « Elle a l’air jeune. Elle n’est ni belle ni laide. Son visage est vraiment sans personnalité. »

D’après la conversation avec son petit-fils, elle s’était fracturé le bas du dos dans un accident à New York et avait été opérée. Maintenant, elle prenait souvent le train en guise d’exercice de rééducation. Elle parlait de façon débonnaire et lui expliquait : « A cette époque, j’ai vraiment été aidée par tant de personnes. »

Quelques stations plus loin, un siège se libéra à côté d’elle ; elle se déplaça et me pria de m’asseoir. Je me suis donc assise à côté d’elle et j’ai découvert que le visage de son petit-fils ressemblait à celui d’un enfant d’école primaire, mais qu’il était beaucoup plus grand que la moyenne des hommes adultes. Lorsqu’ils descendirent, elle me remercia à nouveau, en me regardant droit dans les yeux ; je constatai de nouveau que son visage était sans expression. A ce moment-là, je les ai trouvés ordinaires. Mais plus tard, en voyant mon visage dans un miroir il me rappela celui de la dame ! S’agissait-il de Maitreya et du Maître Jésus ?

M. O., Yotsukaido-shi, Chiba-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la dame était Maitreya et que son petit-fils était le Maître de Tokyo.

Illusion ? [sommaire]

Le samedi 8 avril 2006, j’étais à Paris avec une amie. A 11 h, en sortant du métro, au coin d’une rue, un homme qui marchait avec une béquille tomba sur le trottoir face contre terre (on aurait dit qu’il l’avait fait exprès). On ne pouvait pas voir son visage. Je me dis qu’il s’agissait d’un sans-abri et comme il était grand et costaud, je n’ai pas osé m’approcher de lui pour l’aider à se relever. Un passant fit quelques pas vers lui, mais avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, l’homme se releva. Il était maintenant appuyé contre un mur, avec sa béquille en main. Je pus alors voir son visage : c’était un jeune Noir, beau, souriant et même jovial. Il me remercia, bien que je ne l’eus pas aidé. J’eus l’impression que sa chute avait été simulée, comme s’il avait voulu attirer l’attention sur lui.

En poursuivant ma route, cette impression devint de plus en plus forte. Qui était-il ?

M. L., Bourgoin-Jallieu, France

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.

Nous savions qu’il savait [sommaire]

En juillet 2005, à Londres, en nous rendant à la conférence de Benjamin Creme, dans le métro, nous fûmes confrontés à deux coïncidences extraordinaires. A une station, un Noir bien habillé monta et s’assit face à nous. Il nous regarda avec tant d’amour et, soudain, son visage s’épanouit dans un large sourire. Nous vîmes dans ses yeux de l’amour, de la sagesse et de la compassion. Nous savions qu’il s’en était rendu compte. Il bougeait aussi ses doigts d’une manière particulière, comme s’il esquissait de légers gestes de soins. Mon ami Mats se mit alors à pleurer.

Une heure plus tard, alors que nous marchions dans la rue, nous rencontrâmes une étrange femme qui s’avançait vers nous et jouait de la flûte. Elle se plaça devant nous et nous sourit avec tant d’amour. Elle me regarda dans les yeux puis évoqua mon chemisier, etc.

Ces deux « rencontres » étaient vraiment étranges.

M. A. et S  B., Suède

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya. La femme était le Maître Jésus.

Au magasin de sport [sommaire]

J’étais assise dans un magasin de sport à Woking, en janvier 2005, avec mes deux petits garçons et mon mari, lorsque je me mis à bâiller. Un jeune homme de type indien passa et me demanda si j’étais fatiguée. Je répondis par l’affirmative. Il revint plus tard et se moqua de mes deux garçons espiègles. Une fois de plus, alors que j’étais à la caisse, je me retournai et réalisai qu’il était derrière moi, souriant. Alors que je quittais le magasin, mon plus jeune fils y retourna en courant pour récupérer un objet qu’il avait oublié et l’homme y était encore ; nous nous sommes souri et il m’a fait signe.

Depuis lors, je ne peux oublier son beau visage si doux, me demandant si cet homme qui me laissa une telle impression pouvait être Maitreya ? Je questionnai les gens du magasin mais ils ne le connaissaient pas et me confirmèrent qu’aucune personne de ce type ne travaille ou n’avait travaillé chez eux.

A. C., Surrey, Royaume-Uni

Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.

Du pain et des poisson [sommaire]

Il y a quelques années, alors que je parlais avec un de mes amis dans ma cuisine, j’entendis frapper à la porte. J’ouvris et vis une Noire américaine d’âge moyen qui me demanda de l’argent. Au même moment, je remarquai, sur le trottoir, un jeune garçon d’environ cinq ou six ans qui regardait sa mère mendier. Je ne pus supporter de voir l’enfant devoir regarder sa mère frapper à la porte d’un étranger pour mendier, alors je lui donnai rapidement de l’argent sans lui parler. Je ne voulais pas que le petit regarde sa mère mendier.

Quelques jours plus tard, la même femme revint frapper à ma porte, cette fois seule. Elle me dit qu’elle avait besoin de quelques dollars pour acheter un hamburger à son fils. Cette fois-ci, nous eûmes une petite conversation. Je lui dis qu’au lieu de lui donner l’argent pour un hamburger, je lui offrirais de la nourriture plus nutritive. Elle m’expliqua qu’ils vivaient dans un abri temporaire et qu’elle ne pouvait pas cuisiner. J’ai donc sorti une miche de pain (que je venais d’acheter), quelques boîtes de thon, un pot de mayonnaise et des cerises. L’air perplexe, elle s’exclama : « Oh, merci, mon fils adore les cerises. » Elle réclama quand même un peu d’argent car il aimait les hamburgers. Alors je lui donnai également de l’argent, et je lui offris même une opportunité d’emploi si elle revenait un peu plus tard. (Elle n’est jamais revenue.)

Je ne peux oublier le visage du petit garçon et ses yeux tristes qui me regardaient. Ai-je eu la chance de voir des personnes « spéciales » ?

M. I., Berkeley, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la mère était Maitreya et que le petit garçon était le Maître Jésus.

Une puissance magnétique [sommaire]

En 2003, je me suis rendue à Stockholm pour affaires et j’y suis restée pour le week-end. Le samedi matin, après le petit-déjeuner, dans le hall de l’hôtel, ayant l’intention de demander au réceptionniste comment me rendre au port, je vis une grande jeune femme lui poser exactement la même question et consulter une carte.

Je m’approchai d’elle, écoutai les instructions, puis il est devenu évident que je l’accompagnerai pour aller au port. Elle était grande, avait les cheveux noirs et portait un jean élégant. Nous commençâmes à marcher en direction du port. Elle avait vraiment une présence magnétique.

Nous visitâmes un musée pendant une heure, en souriant elle me dit s’appeler Eve, comme si c’était une boutade. A l’époque je souffrais d’un psoriasis grave, et elle me déclara qu’elle en souffrait aussi, et qu’elle vivait à Londres près de l’endroit où je me faisais soigner pour cette affection. Etait-ce une coïncidence ?

Je me souviens qu’elle donnait une impression de puissance agréable et retenue ; et que lorsque je lui serrai la main, celle-ci était musclée et agréable, très différente de la main d’une femme. Eve était-elle le Maître Jésus ?

D. A., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la femme était le Maître Jésus.

Une bonne action [sommaire]

En 2004, mon mari et moi nous rendîmes à Chinatown pour recevoir un traitement d’acupuncture. La clinique appartient à nos amis chinois de longue date. A l’occasion du Nouvel An chinois, nous leur offrîmes, en plus de nos bons vœux, un cyclamen. A notre départ, notre ami nous remit un sac cadeau plein de friandises chinoises, avec deux grosses mandarines.

Sur le chemin du retour, nous prîmes un raccourci par l’allée de Canton, qui était déserte, à l’exception d’un gentil sans-abri assis sur les marches d’une maison. Comme attirée par lui, je m’approchai et, dans un geste généreux, lui donnai un paquet de bonbons chinois qu’il prit avec délicatesse et bienveillance. Je lui offris une mandarine qu’il accepta également de la même manière, son visage exprimant une pureté enfantine et de l’émerveillement, comme s’il avait reçu un trésor.

En poursuivant mon chemin, un monsieur, ayant l’air d’un homme d’affaires, me doubla sur la droite en s’exclamant : « Vous venez de faire une bonne action. » Mes gestes furent spontanés, émanant librement de mon cœur qui fut inondé d’une joie pure. Puis-je demander, s’il vous plaît, si le « gentil sans-abri » était Maitreya, et le monsieur qui me doubla, le Maître Jésus ?

I. P., Seattle, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya était bien le sans-abri et l’homme d’affaires le Maître Jésus.

Si le bonnet me va [sommaire]

C’était un matin froid de mars 2020 et je cheminai dans le parc londonien de Hampstead Heath. Un vent du nord mugissait, et mes oreilles étaient glacées. Je me maudissais d’être sorti sans bonnet de laine. Comme je marchais en me frottant les oreilles, je vis un objet sur le sol juste devant moi ; c’était un très beau bonnet de laine. Il était propre et semblait neuf. Je le ramassai, me couvris les oreilles et remerciai celui qui avait entendu mes plaintes et qui eut pitié de moi.

G. P., Londres, Royaume-Uni

L’amour, haut et fort [sommaire]

Un samedi matin pendant le confinement, en passant à vélo devant Regents Park, je me sentais vraiment triste et déprimé. Le soleil brillait et il y avait beaucoup de cyclistes en tenue qui pédalaient sur la piste extérieure au parc. J’étais passé devant la mosquée centrale et juste avant de tourner en direction de Baker Street, une voix à ma gauche me cria : « Jésus vous aime ». C’était fort et direct. En me retournant, je vis un homme qui marchait seul, portant un sac à dos. Est-ce lui qui m’adressa ce message rassurant, ou est-ce que la voix jaillit de nulle part ? Dans les deux cas ce fut encourageant et cela montre une fois de plus à quel point les Maîtres sont proches de nous.

G. P., Londres, Royaume-Uni

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

La quête de la paix [sommaire]

Extrait de l’article du Maître de Benjamin Creme

par Le Maître –,

Autorisation  T. W.

 

« Les hommes doivent comprendre qu’ils ne sont pas séparés, ne l’ont jamais été et ne le seront jamais ; qu’ils font partie d’un tout indivisible qui les englobe tous et auquel tous, à leur manière propre, donnent le nom de Dieu. Les hommes doivent comprendre que Dieu est paix, justice, partage et confiance, et que leur peur est aussi celle de leurs frères. La mission de Maitreya est de leur présenter cette vérité, et de leur rappeler qu’au cœur de leurs aspirations se trouve la paix qu’ils désirent tous, et qui n’attend que leur action pour se manifester. »

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Lorsque vous utilisez le mot « synthèse » pour décrire la qualité des énergies du Verseau, qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’avenir ? [sommaire]

Au fur et à mesure que les énergies se renforcent, les gens deviennent de plus en plus réceptifs à la notion de synthèse ou de globalité. Les énergies du Verseau vont fusionner et mêler tous les peuples divers de cette planète, en un seul et même groupe gigantesque. Différentes cultures, couleurs, origines, religions, différents types de gouvernance – le tout assemblé en une synthèse. C’est l’essence du travail que nous accomplirons, nous l’humanité dans son intégralité, au cours des deux mille prochaines années. Ces nouvelles énergies sont colossales, cosmiques et subtiles, et leur qualité formera la civilisation. A l’avenir, au cours du prochain cycle de deux mille ans, nous construirons ensemble grâce à la coopération ; nous édifierons une civilisation unifiée, créant une unité, mais une unité faite de différences. Non pas une unité pour effacer les différences et supprimer l’individualité – mais cette individualité sera mise au service du plus grand groupe constituant l’humanité. De cette façon, les humains travailleront ensemble pour le bien de tous les peuples du monde, et non seulement au sein de pays œuvrant chacun séparément.

Pourriez-vous expliquer le phénomène du génie ? [sommaire]

Derrière chaque génie se tient un Maître. Bien que l’humanité n’en soit pas consciente, à chaque époque, les Maîtres sont les inspirateurs de la civilisation. Ce sont les Maîtres qui, par l’intermédiaire de leurs disciples, inspirent les innovations, quel que soit le domaine d’activité. Il peut s’agir de nouveaux modes de transport, de nouvelles formes artistiques, de nouvelles sciences, ou de l’éducation, en bref, de tout ce que nous croyons avoir découvert dans le domaine technologique, ou concernant de nouvelles façons de penser – tout cela est stimulé par les Maîtres. Et c’est ainsi que nous évoluons. En fait, c’est « notre travail dans la vie » – évoluer. Les Maîtres sont à l’origine des grandes réalisations et de l’inspiration des génies qui semblent avoir accompli tout le travail, par exemple, Léonard de Vinci, Michel-Ange et Rembrandt. Derrière chacun d’eux se trouvait un Maître qui a incité leur mental à créer tout ce qu’ils ont réalisé – bien sûr, non seulement dans l’art, mais dans tous les domaines de la vie humaine. Il y a des Maîtres qui s’occupent surtout des artistes, d’autres qui inspirent essentiellement les hommes politiques, d’autres encore qui se consacrent aux philosophes, aux chefs religieux, etc. Les Maîtres ont leurs spécialités.

Dans ce contexte, quel est l’objectif de Maitreya pour l’individu ? [sommaire]

Le but de Maitreya est d’amener l’humanité à Dieu, en termes de reconnaissance du divin en soi, en vous-mêmes, et de l’exprimer. Cela signifie vivre comme si vous étiez ce Dieu. Cela n’implique pas d’adhérer à une religion et de devenir une religieuse ou un moine, mais cela nécessite d’agir en relation avec toutes les personnes avec lesquelles vous êtes en contact comme si elles étaient vous-mêmes. Pour ce faire, nous devons vivre en paix, sans nous affronter et sans être en compétition. La compétition doit être bannie de nos idées pour vivre ensemble. Chaque personne est un Dieu en devenir et chaque individu a son propre rythme de progression – pour certains plus rapide, pour d’autres plus lent –, certains se développent selon une ligne, tandis que d’autres peuvent se réaliser différemment. Ainsi, tous les aspects de la vie sont englobés.

Que pensez-vous des réfugiés et des migrants ? [sommaire]

L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés un certain nombre de pays développés est celui de l’immigration – l’arrivée de migrants. Les Etats-Unis et certains pays de l’Union européenne ont érigé d’énormes barrières, des murs, le long des frontières. En fait, ils disent : « Ils n’ont pas le droit de venir ici. Nous ne voulons pas d’eux. Ils viennent ici et nous prennent nos emplois. Ils sont une nuisance et ils sont trop nombreux. Notre pays n’est pas assez grand pour que des milliers d’immigrants puissent y entrer. » En ce moment, de plus en plus de réfugiés et d’immigrants ne cessent d’arriver, à la recherche de travail. Ils viennent de pays en développement où ils n’ont pas de travail, vers les pays développés, dans l’espoir d’en trouver, soit légalement, soit illégalement.
De par son passé d’empire colonial, la Grande-Bretagne est au centre des nations du Commonwealth britannique. A une certaine époque, toute personne originaire d’un pays du Commonwealth était autorisée à rejoindre la Grande-Bretagne ; c’était presque comme si vous étiez britannique. Aujourd’hui, c’est devenu difficile et les ressortissants de ces pays sont obligés d’attendre pendant des années. Et il y a un mur ou des obstacles considérables entre nous et ceux qui souhaitent immigrer.
Mais tous les pays qui, au cours des siècles, ont accueilli des vagues successives d’immigrants ont été enrichis par leur présence. Les immigrés ont apporté une grande diversité dans la vie locale – une cuisine différente, des modes de pensée différents, des religions différentes, des différences à bien des égards insoupçonnées. Ils ont enrichi notre qualité de vie. Les immigrants ont façonné les Etats-Unis actuels.
Le travail de Maitreya est d’inspirer l’humanité à comprendre et à accepter que nous sommes Un et qu’il convient de vouloir vivre dans le monde unique comme un groupe, appelé l’humanité. Il doit enseigner à l’humanité une nouvelle façon de vivre et nous devons y répondre. Nous devons considérer cela comme nécessaire, comme si nous y avions pensé nous-mêmes. Maitreya a la tâche de conseiller l’humanité mais nous avons celle d’appréhender la réalité de ce qu’il dit. Il ne s’agit pas d’une simple idée de plus mais d’une action absolument essentielle que nous devons accomplir. Et nous devons le vouloir. Nous devons l’accueillir et en être heureux. Nous devons accepter le principe du partage et le mettre en pratique.

Y aura-t-il une nouvelle crise économique ou avons-nous déjà connu le pire ? [sommaire]

Elle n’est pas encore arrivée à son terme. Elle se poursuivra encore longtemps. Des hauts et des bas se succéderont. De légères améliorations se feront sentir, surtout dans le domaine monétaire, mais du point de vue de l’emploi et de l’industrie, un tel effondrement se produira, qu’il faudra des années et des années pour redresser la situation dans des pays comme les États-Unis et l’Europe. Des centaines de milliers d’emplois sont détruits chaque semaine. Demandez-vous ce qu’il en est dans les pays en développement.