Partage international


Les articles en lien sont consultables gratuitement. Les autres articles et le numéro en cours sont réservés à nos abonnés (connectés à leur compte). Nos abonnés ont également accès à une version feuilletable (visionneuse) des numéros les plus récents de la version papier.
Diffusion de l’information et droits de reproduction © Share International/Partage international. Tous droits réservés. Nos contenus ne peuvent être reproduits ou postés en ligne, sous quelle que forme que ce soit, sauf autorisation formelle de notre part. Nous encourageons bien sûr nos lecteurs à faire connaître nos contenus, et à les commenter avec leurs propres mots. Idéalement, il sera fait mention d’un titre, suivi de quelques phrases de l’article suivies d’un lien « lire la suite » pointant vers le site PartageInternational.org ou indiquant un numéro de la revue.

avril 2020 – No 380

Sommaire


 

Article du Maître —

L’avenir nous appelle [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

En différentes occasions j’ai évoqué la nécessité de promouvoir un esprit de partage, qui amènerait une répartition plus équitable des ressources du monde. Il s’ensuivrait une réduction des tensions, et une diminution considérable de la souffrance humaine. Il en résulterait aussi un nouvel élan donné à la vie et à l’activité économique dans les nations déjà développées.

L’énergie vitale de la planète doit circuler. Les économies des pays riches ne pourront sortir de la stagnation que par la reconnaissance du droit des pays pauvres à jouir eux aussi d’un niveau de vie acceptable. Seul le partage le permettra.

De jour en jour il devient plus clair pour tous que le monde est un, que l’humanité est un organisme dont le bien-être dépend de la santé de chacune de ses parties, et qu’il n’est plus possible ni sage d’ignorer les signes de danger et de maladie. Nombreux sont ceux qui en sont conscients et qui lancent aujourd’hui un appel à la justice, mais seul le cri d’une humanité enfin éveillée délogera les puissants des positions qu’ils ont conquises par cupidité. Bientôt, le monde saura de manière certaine qu’il n’a d’autre choix que partager ou périr.

Maitreya ne tardera pas à faire comprendre à tous que telle est la vérité. Il montrera que le monde appartient à tous, riches et pauvres, puissants et démunis, hommes blancs et de couleur. Il soulignera la nécessité d’une action concertée pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée, et indiquera la direction à prendre. Il appellera les hommes à accepter la nécessité du changement ; il stimulera leur aspiration à la justice et focalisera leur volonté de l’instaurer partout dans le monde.

Ainsi réunira-t-il tous ceux qui cherchent à mettre en place les formes à travers lesquelles la nature divine de l’homme pourra s’exprimer ; et de la multitude de ceux qui le suivront s’élèvera un cri jamais encore entendu sur la Terre ‒ un appel à la justice et à la vérité, à la liberté et à la paix. Alors les dirigeants répondront et, à une vitesse croissante, ce monde se transformera. Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya posera-t-il les fondations de la nouvelle civilisation de partage et d’amour.

Ne sentez-vous pas le nouveau rythme qui pénètre dans votre vie ? Qui peut ignorer le nouvel élan qui pousse les hommes à l’action ? Tout sera reconstruit, et l’obscurité ne tardera pas à laisser place à une lumière révélatrice.

Tous ceux qui peuvent répondre aux besoins du moment trouveront leur place. C’est là ce que garantit la Loi de service. Quiconque aspire à servir peut être assuré qu’il trouvera un objectif à atteindre, une tâche à accomplir, et qu’il sera guidé par ceux qui ont plus d’expérience. Nous vous aiderons à restaurer la santé de ce monde, travaillerons comme des frères à vos côtés, et déblaierons les débris du passé.

Bientôt le monde verra se produire de grands changements, et saura que le nouvel âge a commencé. Le passé meurt, et l’avenir appelle l’humanité. Nul ne doit craindre cet avenir car il porte en lui la promesse que l’homme prendra possession de son héritage divin, et qu’il verra s’accomplir en tous lieux la Volonté de Dieu.

Servez, et réalisez cet avenir pour vous-mêmes et pour vos frères. Servez, et sachez que vous travaillez à l’unisson de la Volonté divine. Servez avec joie et sagesse, et connaissez la liberté et la félicité. [Mars 1983]

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. L’article ci-dessus, paru en 1983, a été choisi afin de souligner l’interdépendance de toute vie sur notre planète et le rôle particulier que l’humanité, collectivement et individuellement, peut jouer dans la création d’un avenir juste avec l’aide de Maitreya et des Maîtres.

 

Editorial

Aucun article pour cette rubrique

 

Ce mois-ci dans Partage international

Avril 2020 [sommaire]

On sait maintenant que le monde ne sera plus jamais le même. Les lecteurs de Partage international ont toujours su qu’ils vivent une époque extraordinaire ; c’est aujourd’hui plus évident que jamais.Alors que les médias rendent compte quotidiennement de la crise mondiale, on comprendra aisément pourquoi l’article du Maître de Benjamin Creme intitulé L’avenir nous appelle, a été choisi pour ce numéro d’avril. « De jour en jour il devient plus clair pour tous que le monde est un, que l’humanité est un organisme dont le bien-être dépend de la santé de chacune de ses parties, et qu’il n’est plus possible ni sage d’ignorer les signes de danger et de maladie.

Nombreux sont ceux qui en sont conscients et qui lancent aujourd’hui un appel à la justice, mais seul le cri d’une humanité enfin éveillée délogera les puissants des positions qu’ils ont conquises par cupidité […]. Maitreya ne tardera pas à faire comprendre à tous que telle est la vérité. »

Ces idées trouvent écho dans les déclarations et les conseils des rabbins ultra-orthodoxes qui affirment que le Messie est parmi nous et sur le point de se révéler (voir notre rubrique Signes des temps : Le Messie est parmi nous, affirment des grands-rabbins). Ils exhortent les gens à prier, à observer leurs pratiques religieuses, à se préparer et à guetter les signes de sa présence. Leurs conseils sont un appel à évaluer les priorités, les valeurs et à faire le point.

Notre revue de ce mois tient des propos similaires, tandis que des articles comme L’épreuve climatique exige de nous un changement d’orientation mondiale et une interview axée sur le recyclage présentent des défis et des solutions. D’autre part, il est encourageant d’apprendre que 3,5 % de la population participant à des manifestations pacifiques suffisent à provoquer un changement radical. Cela concrétise la possibilité de créer dès maintenant un changement fondamental à partir des dramatiques circonstances actuelles.

La réponse du monde au coronavirus pourrait être le nouveau départ que la plupart des gens attendent avec impatience. Bien que nous soyons invités à nous isoler et à éviter tout contact avec les autres, ce moment pourrait être le déclencheur d’une expérience commune d’unité. Il pourrait nous pousser à accepter la simplicité et la sobriété, le partage et la justice sociale universelle.

« Ne sentez-vous pas le nouveau rythme qui pénètre dans votre vie ? Qui peut ignorer le nouvel élan qui pousse les hommes à l’action ? Tout sera reconstruit, et l’obscurité ne tardera pas à laisser place à une lumière révélatrice.[…] Quiconque aspire à servir peut être assuré qu’il trouvera un objectif à atteindre, une tâche à accomplir, et qu’il sera guidé par ceux qui ont plus d’expérience. Nous vous aiderons à restaurer la santé de ce monde, travaillerons comme des frères à vos côtés, et déblaierons les débris du passé. » (L’avenir nous appelle)

Le Message n° 13 de Maitreya nous encourage : « Donnez-vous pour mission d’assumer les tâches de réorientation, de reconstruction et de changement. Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Préparez votre lampe pour qu’elle brille et montre la voie. Tous sont utiles, chacun d’entre eux. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. »

 

Point de vue

Distanciation sociale vs paix et justice sociale [sommaire]

par Kevin Martin,

Retirons toutes les troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan, instaurons la paix avec l’Iran, et préoccupons-nous des vraies menaces pesant sur la sécurité humaine comme les pandémies et la crise climatique.

La « distanciation sociale » (ou peut-être plus exactement « l’espacement physique approprié ») est une mesure que l’humanité doit pratiquer à court terme pour surmonter la crise du Covid-19. Et ce ne sera probablement pas la dernière fois, malheureusement, qu’une pandémie nous menacera.

Photo : U.S. Navy photo by Photographer’s Mate 2nd Class Johansen Laurel, Public domain, via Wikimedia Commons
Surmontons cette crise, et ensuite réduisons la distance qui nous sépare, abattons les murs que nous érigeons entre nous.

Mais dans un sens plus large, la « distanciation sociale » n’est-elle pas un problème grave et endémique ? Nous sommes trop « distants » de la plupart des gens, à l’exception de notre famille et de nos amis proches, en termes de compréhension, de respect, de solidarité et d’empathie. D’ailleurs, nous sommes également trop éloignés des autres espèces et de notre monde naturel, notre mère la Terre. La culture dominante « autrifie » les personnes jugées différentes par leur couleur de peau, nationalité, religion, classe sociale, orientation sexuelle, culture et autres caractéristiques qui pourtant renforcent, plutôt qu’elles ne ne divisent la famille humaine. Surmontons cette crise, et ensuite réduisons la distance qui nous sépare, abattons les murs que nous érigeons entre nous.

Pratiquer le rapprochement serait indéniablement bénéfique au sein du pays, mais également en matière de politique étrangère et militaire des Etats-Unis.

La semaine dernière, les Etats-Unis ont procédé à un bombardement contre la milice soutenue par l’Iran en Irak, en représailles du meurtre de deux soldats américains et d’un soldat britannique. Apparemment, bien qu’il y ait des rapports contradictoires, les frappes ont également tué trois soldats irakiens, deux officiers de police et un travailleur civil, et ont frappé un aéroport civil.

En quoi ce cycle sans fin de violence favorise-t-il la sécurité des Etats-Unis ou de cette région du monde ? Des frappes similaires ont failli déclencher une guerre avec l’Iran, il y a à peine deux mois, et cette région déjà en proie à des troubles constants, dus en grande partie à des erreurs militaires américaines, ne peut en supporter plus.

Nous ne le pouvons pas non plus. Personne ne pose la question, mais combien ont coûté ces frappes militaires et comment allons-nous les payer ? Le prix en est certainement dérisoire comparé aux 6 400 milliards de dollars que les Etats-Unis ont gaspillés en Irak et en Afghanistan au cours des dernières décennies, sans résultats probants, alors que de nombreux Irakiens, sinon la plupart, veulent notre départ et que nous essayons de construire une paix fragile en Afghanistan.

En raison des incertitudes liées à l’épidémie de Covid-19, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont judicieusement reporté les énormes exercices militaires qui devaient initialement commencer fin mars. Le report est une bonne chose, mais l’annulation serait préférable et pourrait contribuer à relancer les pourparlers de paix avec la Corée du Nord, car même le président Trump a reconnu que les exercices militaires étaient coûteux et provocateurs. Cette semaine encore, le Pentagone a annoncé la réduction des plus grands exercices militaires en Europe depuis une génération, et là encore, l’annulation serait préférable. La Russie sait sans aucun doute à quel point l’alliance militaire Etats-Unis/Otan est redoutable, nous n’avons pas besoin d’en faire la démonstration moyennant un coût économique, humain et environnemental considérable.

Alors que le monde est confronté à la redoutable pandémie du Covid-19, nous avons besoin d’une coopération mondiale, et non d’une escalade militaire. Les ressources gaspillées dans des conflits militaires continus et stériles seraient mieux dépensées pour la santé humaine, aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Les sanctions économiques américaines aggravent la grave crise liée au coronavirus en Iran, c’est tout simplement cruel et, là encore, ça ne sert aucun objectif de sécurité légitime pour les Etats-Unis ou cette région du monde.

Les présidents George W. Bush et Barack Obama avaient assoupli les sanctions économiques américaines et les restrictions à l’aide humanitaire en Iran après les tremblements de terre dévastateurs qui s’y sont produits en 2003 et 2012.

Dans la conjoncture actuelle, le président Trump (qui a stupidement retiré les Etats-Unis de l’Accord multilatéral sur le programme nucléaire iranien) devrait faire de même, pour aider le système médical iranien à faire face à la crise.

Nous pourrions, peut-être tirer des enseignements de l’expérience de l’Iran, car les pandémies ne connaissent pas de frontières et certains pays peuvent avoir des qualités ou des caractéristiques dont nous pouvons tous tirer des leçons.

Retirons les troupes d’Irak et d’Afghanistan, faisons la paix avec l’Iran, et préoccupons-nous des vraies menaces à la sécurité humaine comme les pandémies et la crise climatique. La poursuite d’une guerre n’est jamais une bonne solution, et cela a encore moins de sens à l’heure actuelle.

 

Compte rendu de lecture

Aucun article pour cette rubrique

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
Aucun article pour cette rubrique

 

De nos correspondants

Changements politiques radicaux : 3,5 % de la population suffisent [sommaire]

L’efficacité de la non-violence – panorama

par Dominique Abdelnour,

Depuis quelques dizaines d’années, on voit fleurir à travers le monde des mouvements populaires réclamant liberté, justice, réformes politiques et protection de l’environnement. La plupart sont non-violents et durent plusieurs mois. Certains amènent une flambée de violence. Une question se pose : la non-violence est-elle efficace ou bien est-ce simplement une obligation morale ? La non-violence peut-elle amener des transformations radicales ? Cet article présente un panorama historique du développement du pouvoir des peuples.

La non-violence est une pratique personnelle et collective d’innocuité vis-à-vis des autres et de soi en toutes circonstances. Ces dernières années, c’est aussi devenu une méthode courante pour obtenir des changements politiques et sociaux.

Photo :Dinodia Alamy Stock,  Elliott & Fry , Public domain, via Wikimedia Commons
Mahatma Gandhi

Les causes de la violence

La cause profonde de la violence est le non-respect des lois spirituelles et l’oubli que nous sommes des âmes en incarnation. Nous négligeons le fait que nous sommes des « frères et des sœurs » en incarnation, tous parties d’une Sur-Âme ; nous sommes incapables de respecter les valeurs de notre âme.

Sociologiquement, la violence est causée par l’injustice, le non-respect de l’identité. Les gens se battent pour leurs droits, la justice, pour être respectés en tant qu’individu, et aussi en tant que nation. Lorsque la peur de l’oppression ne peut plus contenir le besoin de justice et de liberté, le désespoir se transforme en violence. Seul le respect des lois spirituelles pourra mettre fin à l’oppression.

Religion et philosophie

Dans l’hindouisme, le jainisme, le bouddhisme et le sikhisme, la non-violence est appelée ahimsa, parfois traduit comme « innocuité » ; elle s’applique à toute créature et est reliée à la croyance en la réincarnation et au végétarisme.

Jésus a transformé le vieux précepte « Œil pour œil, dent pour dent », en : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la joue gauche. » Cette parole a transformé la conscience collective, c’est une base de la non-violence.

Le Coran prescrit aussi le pardon, la retenue de la colère et proscrit la vengeance. Même si ces préceptes religieux de non-violence sont souvent bafoués, ils ont été ancrés dans la conscience collective comme un idéal à atteindre et ils ont inspiré des figures telles que Tolstoï, Gandhi ou Martin Luther King. Ces idéaux religieux sont confortés par la doctrine du karma et la loi de cause et d’effet. La violence crée la violence. Jésus a dit : « Celui qui vit par l’épée périra par l’épée  (Matthieu, 26-52). »

La philosophie de la non-violence a été exprimée tout au long de l’histoire, notamment par Socrate, Lao-Tseu, Étienne de La Boétie et Henry D. Thoreau dans des théories métaphysique ou morale, évoquant l’antimilitarisme, le concept de non-coopération avec le « tyran », et l’affirmation du droit à la désobéissance civile lorsque notre conscience le demande.

Photos : Dick DeMarsico , Public domain, via Wikimedia Commons
Martin Luther King

Gandhi et Martin Luther King

Lorsqu’on pense à la non-violence, les noms de Gandhi et Martin Luther King viennent immédiatement à l’esprit.

Gandhi l’appelait « satyagraha » ce qui signifie « la vraie force ». Dans cette doctrine, le but d’un conflit non-violent est de convertir l’opposant, de gagner son esprit et son cœur et de le convaincre du bien-fondé de son point de vue. Ce n’est pas la doctrine du faible ; dans la non-violence on fait face au danger. On cherche à éliminer les antagonismes et non pas les antagonistes.

De même, Martin Luther King affirmait que la non-violence consiste à gagner « l’amitié et la compréhension » de l’opposant et non pas à l’humilier. On doit s’opposer au mal et non aux personnes qui font le mal. Le Docteur King affirmait : « La non-violence est la plus puissante des armes. »

Rétrospective historique de la résistance non-violente

Il existe de nombreux exemples de campagnes non-violentes dans le passé, et leur nombre s’est considérablement accru ces dernières années.

1500 : en Nouvelle-Zélande, les Moriori (une branche des Maoris) développèrent une tradition de non-violence et de résolution rituelle des conflits.

A la fin du XIXe siècle, les Maoris ont utilisé la résistance passive pour contrer l’occupation de terres confisquées par les Européens.

1830 : en France, les « casserolades » (on frappe bruyamment et pacifiquement sur des casseroles) furent utilisées pour protester contre la royauté. Elles sont maintenant largement pratiquées en Espagne, en Argentine, au Canada et au Chili.

1850 – 1950 : Les Suffragettes exigèrent le droit de vote des femmes.

1896 – 1954 : aux Etats-Unis, le mouvement des droits civiques utilisa des tactiques de résistance non-violente pour obtenir droits civiques et l’égalité pour tous les Américains.

1930 – 1947 : en Inde, Gandhi popularisa le mouvement de désobéissance civile qui déboucha sur l’indépendance de l’Inde.

1955 – 1965 : Martin Luther King conduisit d’importants mouvements contre la ségrégation : le boycott des bus à Montgomery (1955), la marche sur Washington (1963) les marches de Selma à Montgomery (1965).

1970 : pendant la guerre du Vietnam, de nombreux jeunes Américains choisirent de résister à la conscription en refusant de coopérer avec le système de sélection du service militaire.

1970 : en France, des fermiers bloquèrent l’extension du camp militaire du Larzac.

1980 et les années suivantes : de nombreux mouvements non-violents amenèrent des changements drastiques dans les gouvernements de l’Europe de l’Est. Pologne avec Solidarnosc (1980), la voie Balte (1989), une chaîne humaine de deux millions de personnes longue de 675,5 km traversant les trois Etats Baltes – Estonie, Lettonie et Lituanie ; 1989 : la chute du mur de Berlin, ainsi que les gouvernements polonais, tchèques, hongrois dans un effet domino (1989).

1986 : des millions de Philippins descendent dans les rues de Manille lors de protestations pacifiques accompagnées de prières dans une « révolution du pouvoir populaire ». Le gouvernement du président Marcos est renversé.

2003 : mouvement des Femmes pour la paix au Libéria.

2003 : révolution des Roses en Géorgie.

2005 : révolution orange en Ukraine.

2005 : révolution du Cèdre au Liban.

2006 : révolution en Jean en Biélorussie.

2010 : le Printemps arabe, la révolution tunisienne du jasmin (2010), la révolution égyptienne (2011), soulèvement au Bahreïn (2011 à ce jour), soulèvements en Arabie saoudite (1979 à ce jour).

2011 : en Libye et en Syrie des mouvements démarrent pacifiquement et débouchent sur une violence sans fin.

2011 : Inde, mouvements anti-corruption.

2014 : Hong-Kong, révolution des parapluies.

2018 : France, manifestations hebdomadaires des gilets jaunes.

2019 à ce jour, Algérie, manifestations hebdomadaires anti-gouvernementales.

2013 : Black Lives Matter (la vie des Noirs est importante) commence aux Etats-Unis et se répand internationalement.

2018 : Extinction Rebellion, mouvement environnemental international.

2018 : la grève de l’école pour le climat, initiée par Greta Thunberg, s’étend au monde entier.

2018 à ce jour : mouvements de masse à Porto Rico, en Equateur, en Haïti, en Irak, en Iran et en Inde.

En examinant l’histoire, on constate que les protestations pacifiques et non-violentes ont toujours existé, et qu’elles augmentent singulièrement en nombre et en puissance depuis la fin du XXe siècle.

« La violence engendre la violence, c’est inévitable. »

(Benjamin Creme, Le grand retour)

« Une grande partie de la violence actuelle est due en réalité au fait que l’homme ignore sa véritable nature, qu’il ne réalise pas qu’il est réellement, fondamentalement, une âme, une âme en incarnation ; que cette personnalité est un véhicule pour une grande entité : l’âme.

La violence dans le monde d’aujourd’hui est le résultat du déséquilibre existant entre la connaissance intérieure de soi en tant qu’âme, et l’incapacité à manifester cette connaissance sur le plan extérieur, en raison du conditionnement dû à la société, du manque d’éducation dans ce sens, et du niveau d’évolution de la majorité de l’humanité. Cela provoque une situation où l’homme est en guerre avec lui-même et, de ce fait, avec la société dont il fait partie. C’est la cause d’une grande partie de la violence qui règne dans le monde. » (B. Creme, La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse)

« Une autre grande entité qui se tient derrière le Christ est l’Esprit de Paix ou d’Equilibre. Elle adombre le Christ d’une façon semblable à celle dont lui-même adombra le disciple Jésus en Palestine et travailla à travers lui. Elle œuvre étroitement avec la loi d’action et de réaction, et sa fonction est de transformer la discorde, la confusion, le chaos, le désordre qui règnent dans le monde, en leur opposé, afin que nous puissions entrer dans une ère de tranquillité et de paix, dans la même proportion que la discorde actuelle.

La violence et la haine d’aujourd’hui seront transmuées en bonne volonté d’une intensité égale. Ainsi fonctionne la grande loi d’action et de réaction.

D’après cette loi, action et réaction sont égales et opposées. Et cette Grande Entité cosmique, l’Esprit d’Equilibre, agit maintenant à travers le Christ, mettant en œuvre la transformation du monde. » (B. Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse)

 

Les méthodes non-violentes

Les mouvements non-violents utilisent des méthodes bien étudiées et coordonnées pour obtenir satisfaction. Ils utilisent des tactiques de résistance telles que : information via les réseaux sociaux, piquets de grève, marches, distribution de prospectus, protestations artistiques, éducation populaire, événements marquants, lobbying, désobéissance civile, boycotts, campagnes de désinvestissement, grèves de la faim, grèves générales. La non-violence se distingue du pacifisme car elle est proactive et interventionniste.

Les méthodes non-violentes sont décrites dans le livre de Gene Sharp De la dictature à la démocratie ; un cadre conceptuel pour la libération. Ce livre a été traduit en 34 langues. Il est utilisé dans le monde entier.

Efficacité de la non-violence

La non-violence est souvent considérée comme inefficace, car elle est moins visible que la violence et que les livres d’histoire et les médias ne lui accordent que peu de place. Scilla Elworthy « bâtisseuse de la paix », trois fois nominée pour le prix Nobel de la Paix, pose la question : « Face à la violence extrême, comment gère-t-on une brute sans devenir un voyou ? » La réponse est claire : la non-violence est efficace. Elle cite un exemple magnifique pendant la guerre en Irak. Un lieutenant colonel américain et ses troupes furent brusquement entourés par une foule en colère qui hurlait. Les soldats étaient terrifiés. L’officier Hughes marcha au milieu de la foule avec son arme pointée vers le ciel, et il ordonna à ses soldats de s’agenouiller. Ils se mirent à genoux maladroitement, un silence complet s’établit et chacun rentra calmement chez soi. « Ceci est la sagesse en action », « Utilisez des méthodes qui relient les gens entre eux », commenta S. Elworthy.

3,5 pour cent de la population suffisent à provoquer des changements radicaux

Erica Chenoweth, politologue de l’université de Harvard, a commencé son doctorat en pensant que le pouvoir était au bout du fusil, et que face à des régimes autoritaires, seule la violence permettait d’amener des changements radicaux. Elle jugeait la non-violence bien intentionnée mais naïve. L’International Center of Nonviolent Conflict (ICNC) (Centre international des conflits non-violents) l’a mise au défi de prouver sa théorie. Pendant deux ans, E. Chenoweth accumula les données sur les principales campagnes violentes et non-violentes s’étant déroulées dans le monde entre 1900 et 2006. Elle étudia 323 cas. Les résultats l’étonnèrent. Les campagnes non-violentes ont deux fois plus de chance de succès que les campagnes violentes. Et cette tendance s’est accrue avec le temps. En 2006, les insurrections violentes eurent moins de 20 % de succès et se raréfièrent, tandis que les campagnes non-violentes furent de plus en plus couronnées de succès, plus fréquentes et atteignirent un taux de succès de 70 %. Ces constatations restent valables dans le cas de régimes brutaux et violents.

Pourquoi la résistance non-violence est-elle plus efficace ?

Les chercheurs pensent généralement qu’aucun gouvernement ne peut survivre si 5 % de la population se soulève contre lui. L’étude d’E. Chenoweth montre que pas une seule campagne n’a échoué après qu’elle eut atteint une participation active et soutenue de seulement de 3,5 % de la population. Et de nombreuses campagnes ont réussi avec moins que cela. Les campagnes non-violentes sont généralement quatre fois plus massives que les campagnes violentes. Elles sont plus ouvertes à tous les âges, occupations, sexes, orientations politiques.

Résister avec violence nécessite de plus grandes capacités physiques, une planification secrète, et beaucoup de gens ne participeront que s’ils peuvent se cacher dans la foule. Les actions violentes génèrent de la peur et gagnent de nombreuses personnes au régime en place dans une soif de protection. Par contraste, les actions non-violentes sont visibles, morales, et donc les personnes indécises sont plus à même d’accepter leur point de vue. Une fois qu’un nombre important de personnes est impliqué, ces personnes ayant des liens avec des fonctionnaires, des policiers, des soldats, des élites, des politiciens, ceux-ci commencent à changer d’avis et font pression sur le gouvernement. Des pays sujets à des campagnes non-violentes sont bien plus susceptibles de voir un changement vers un gouvernement démocratique. C’est le pouvoir du peuple1.

1 – TEDX : The success of non-violent civil resistance, conférence d’Erica Chenoweth.

Source : Wikipedia.com ; Psychologytoday

Alexandra David-Néel : la volonté en action (première partie) [sommaire]

par Alexandre Guibert,

La vie d’Alexandra David-Néel (1868-1969) est certes remarquable par sa longévité exceptionnelle d’un siècle, mais elle l’est davantage encore par le foisonnement de ses activités et de ses centres d’intérêt, et par la multiplicité de ses voyages dans un Orient encore largement méconnu, mystérieux et difficilement pénétrable. Orientaliste et tibétologue, chanteuse d’opéra et féministe, journaliste et anarchiste, écrivaine et exploratrice, franc-maçonne et bouddhiste, c’est avec une volonté indomptable qu’elle mène sa vie débordante.

Photo : Preus museum, CCO , via flick.com
Alexandra David-Néel

A la recherche de la liberté

Louise Eugénie Alexandrine Marie David naît en 1868 près de Paris de l’union d’un père français, protestant, républicain et franc-maçon, et d’une mère belge et catholique. Alors que la famille s’installe près de Bruxelles, Alexandra suit ses études dans un pensionnat calviniste puis catholique. Fascinée et enthousiasmée par la lecture des récits de l’écrivain français Jules Verne et d’un atlas offert par son père, elle rêve très tôt de voyages. D’ailleurs, à l’occasion de vacances familiales passées sur la côte belge, elle fugue et entreprend son premier voyage à l’âge de 15 ans. Après avoir rejoint les Pays-Bas, elle doit renoncer à gagner le Royaume-Uni faute d’argent et retrouve sa famille.

Dès son enfance, Alexandra se découvre un intérêt grandissant pour la spiritualité. Elle étend sa lecture des textes religieux chrétiens aux textes philosophiques antiques. C’est dans la Bible qu’elle trouve sa devise qui, effectivement, sera sa règle de conduite durant toute sa vie :
« Marche comme ton cœur te mène et selon le regard de tes yeux. » (L’Ecclésiaste, XII, 1).

Adolescente, elle suit une discipline spirituelle rigoureuse inspirée par la lecture de la biographie de saints, en pratiquant notamment le jeûne et des pratiques corporelles austères.

L’entourage familial permet à Alexandra d’être précocement confrontée aux idéologies socialiste, anarchiste et féministe, notamment grâce à la fréquentation du géographe libertaire et militant anarchiste français Elisée Reclus. Lors de réunions et dans des journaux sous le pseudonyme de Mitra, Alexandra s’exprime en faveur de l’émancipation économique des femmes.

Le XIXe siècle voit la confrontation de deux idéologies dominantes : le christianisme qui prône alors un puritanisme étroit et autoritaire et le matérialisme scientiste emmené par le Français Auguste Comte. Une troisième voie apparaît sous la forme du spiritisme et de l’occultisme qui connaissent un développement important. Alexandra se sent attirée par ces mouvements aux idées nouvelles. Lors d’un séjour à Londres, elle découvre la Société théosophique dont elle devient l’un des membres. Il s’agit d’une organisation ésotérique fondée par l’occultiste russe Helena Blavatsky en 1875 à New York qui promeut la fraternité universelle de l’humanité, l’étude comparée des religions, des philosophies et des sciences, et l’étude des lois de la nature et des pouvoirs latents dans l’être humain.

Parallèlement, elle intègre la franc-maçonnerie au sein de laquelle elle participe à la fondation de la première obédience mixte du monde, le Droit Humain international.

Alexandra trouve sa vocation d’orientaliste lors d’un séjour à Paris. La visite du musée Guimet consacré aux arts asiatiques constitue une révélation pour elle. Le bouddhisme devient son centre d’intérêt principal. Elle décide de suivre des cours pour apprendre le sanskrit et le tibétain.

En 1889, à l’âge de vingt-et-un ans, c’est-à-dire à sa majorité, Alexandra se convertit au bouddhisme. Plutôt qu’une religion, elle y voit une philosophie qu’elle fait sienne. Femme indépendante ayant une forte volonté, elle est séduite par cette doctrine qui affirme : « Soyez à vous-même votre propre lumière. Soyez à vous-même votre propre refuge. »

Désormais majeure, Alexandra prend son indépendance financière vis-à-vis de ses parents en devenant cantatrice. Après avoir étudié le piano et le chant au conservatoire royal de Bruxelles où elle reçoit un premier prix de chant (son seul diplôme !), elle exerce la profession de chanteuse d’opéra sous le nom d’Alexandra Myrial à Hanoï en Indochine, à Athènes en Grèce, puis à Tunis en Tunisie. Lors de ce dernier séjour, elle rencontre Philippe Néel de Saint-Sauveur qui devient son mari en 1904. Son activité de cantatrice, puis de directrice artistique du casino de Tunis, ne la détourne en rien de son intérêt viscéral pour l’Orient et le bouddhisme à propos desquels elle commence à écrire et publier des articles dans les journaux.

A la découverte de l’Orient

En 1911, Alexandra part seule en voyage d’étude en direction de l’Orient. Elle laisse son mari à qui elle promet de revenir dans dix-huit mois. Leurs retrouvailles s’effectueront en 1925, quatorze ans plus tard ! Leur éloignement est compensé par une abondante correspondance. Philippe joue également le rôle important de soutien financier qui permet à Alexandra d’assouvir sa soif inextinguible de découverte et d’apprentissage.

Alexandra arrive en Inde en 1912. Elle s’intéresse autant à l’hindouisme qu’au bouddhisme. Elle visite de nombreux temples et monastères et y discute avec les religieux afin de parfaire sa connaissance de ces deux religions. Elle lit de nombreux textes religieux afin de comprendre l’essence de leur doctrine et pratique régulièrement la méditation.

Lors de son séjour au Sikkim, Alexandra se lie d’amitié avec le fils aîné du souverain appelé à prendre la succession. Ce dernier souhaite réformer le royaume et se montre à l’écoute des conseils d’Alexandra. Celle-ci vit plusieurs années dans la région où elle reçoit l’enseignement de Lachen Gomchen Rinpoché, le supérieur d’un monastère bouddhiste tibétain.

Elle pratique intensivement la méditation et s’exerce aux méthodes des yogis tibétains, comme la pratique du toumo qui permet de produire de la chaleur interne. Son maître lui donne le nom religieux de Yéshé Tömé, c’est-à-dire « Lampe de Sagesse », qui lui permet d’être reconnue par les autorités bouddhistes lors de ses voyages.

Alexandra rencontre le treizième dalaï-lama Thubten Gyatso qui est fortement intrigué par cette femme occidentale convertie au bouddhisme et demandeuse de nombreuses explications sur l’enseignement du Bouddha. Il lui conseille l’apprentissage du tibétain, ce qu’elle fera. Alexandra suit les traces du Bouddha en visitant les différentes étapes de sa vie au Népal et en Inde.

En 1914, Alexandra rencontre Aphur Yongden, un adolescent de quinze ans qui devient son compagnon de voyage et dont elle fait son fils adoptif en 1929.

En 1916, Alexandra part pour le Tibet. Elle visite le monastère de Tashilhunpo à Shigatsé où elle est reçue par le panchen-lama qui lui décerne les titres honoraires de lama et de docteur en bouddhisme tibétain.

Du fait de la Première Guerre mondiale qui fait rage en Europe, Alexandra décide de se rendre de nouveau en Inde, au Japon, en Corée, en Chine, en Mongolie, avant de retourner au Tibet. Après ce voyage de plusieurs années, Alexandra entre finalement à Lhassa en 1924 déguisée en pèlerin. A son retour en France en 1925, Alexandra découvre l’extraordinaire célébrité résultant de son entrée dans la ville interdite aux étrangers.

Alexandra fait un autre voyage entre 1937 et 1946 où elle se rend en Chine pour y étudier le taoïsme. Toutefois, la guerre sino-japonaise l’oblige à fuir les combats. Elle part au Tibet où elle effectue une retraite de cinq ans. Elle finit par rejoindre l’Inde et rentrer en France.

A l’âge de 100 ans, Alexandra demande le renouvellement de son passeport, comme si elle envisageait de nouveaux voyages.

Selon le Maître de Sagesse dont Benjamin Creme fut le disciple, Alexandra fut une initiée ayant passé la première initiation et commencé la polarisation mentale (1,7). Ce stade de développement spirituel, associé à sa discipline spirituelle et à sa détermination inlassable, expliquent probablement son placement sous la tutelle d’un véritable Lama. Alexandra apprit certaines pratiques ésotériques, comme la création par la pensée d’un « familier ». C’est ainsi qu’elle créa un gros moine jovial qui finit par échapper à son contrôle et dut être dématérialisé. Ces techniques exigent une concentration et un contrôle mental considérables.

Un partage de la connaissance

En 1928, Alexandra fait l’acquisition d’une petite maison à Digne-les-Bains, dans les Alpes françaises, qu’elle fait agrandir et transforme en sanctuaire lamaïste. Elle baptise son ermitage Samten-Dzong, c’est-à-dire « forteresse de la méditation ». C’est ici qu’elle écrit bon nombre de ses livres relatant ses voyages et expliquant le bouddhisme sous diverses facettes.

La parution du récit Voyage d’une Parisienne à Lhassa contribue largement à la renommée d’Alexandra, et l’amène à effectuer de grandes tournées de conférences en France et en Europe.

Ses livres constituent une sérieuse source d’informations sur le bouddhisme bien sûr, mais également l’hindouisme et le taoïsme. Ils nous informent aussi sur la vie des peuples des pays traversés. C’est donc une œuvre aussi bien religieuse et spirituelle qu’anthropologique qu’Alexandra lègue à ses nombreux lecteurs.

Le bouddhisme reste le cœur de son œuvre littéraire. A travers des livres tels que Le Bouddhisme du Bouddha, Alexandra montre une véritable maîtrise de l’histoire, de la doctrine et des développements de cette philosophie qui a profondément et durablement marqué son existence. Peut-être peut-on regretter que les universitaires ne reconnaissent pas à sa juste valeur l’œuvre de cette chercheuse infatigable et érudite qui n’appartient pas à leur milieu.

En dépit des contraintes idéologiques de son époque plaçant la femme dans une position d’infériorité et de dépendance vis-à-vis de l’homme, en dépit des obstacles majeurs rencontrés tout au long de ses voyages au bout du monde, Alexandra David-Néel a toujours fait preuve de constance dans son opiniâtreté à devenir et rester une femme libre, à affirmer ses idées personnelles qui étaient souvent novatrices voire révolutionnaires, à aller à la rencontre de la connaissance spirituelle afin de la comprendre, de la pratiquer et de la partager. Son destin hors du commun ne constitue pas nécessairement un exemple à suivre, mais il demeure l’incarnation d’une vérité essentielle : tout être humain peut librement choisir sa voie et affronter l’inévitable adversité en étant sa propre lumière.

Alexandra David-Néel a écrit plus de trente livres sur la religion orientale, la philosophie et ses voyages.

La seconde partie de cet article se concentrera sur certains des écrits de Mme David-Néel, en soulignant ses intuitions spirituelles et en explorant leur signification.

Source : Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Librairie Académique Perrin, 1985. Joëlle Désiré-Marchand, Alexandra David-Néel. Vie et voyages. Itinéraires géographiques et spirituels, Arthaud, 2009.

L’épreuve climatique exige de nous un changement d’orientation morale [sommaire]

par Wanja Amling,

Depuis près de trente ans, les gouvernements du monde se réunissent chaque année pour forger une réponse commune à l’urgence climatique. En vertu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, chaque pays sur Terre est lié par traité pour « éviter les changements climatiques dangereux » et trouver les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale de manière équitable. Mais, à ce jour, les émissions mondiales continuent d’augmenter et les impacts du changement climatique frappent plus fort que jamais et plus vite que nous l’attendions. Les avertissements des scientifiques sont confirmés par la fonte des glaces sans précédent au Groenland et les incendies de forêt en Australie. En fait, jusqu’à présent, les nations ont très peu accompli pour éviter une catastrophe imminente et entièrement prévisible. Qu’est-ce qui empêche nos élus et l’humanité dans son ensemble de modifier sa marche vers son apparente autodestruction ? Alors qu’il existe des solutions bon marché, que l’opinion publique est mobilisée et que les impacts deviennent évidents, pourquoi l’action politique ne suit-elle pas ?

Photographie reproduite avec la permission de Claire Jamieson de Sandinyoureye
Une masse critique de personnes peut inspirer et galvaniser les hommes et les femmes du monde entier jusqu’à ce qu’un point de basculement social soit atteint ou les gens rejoignent un mouvement mondial.

La science nous dit encore et encore qu’à défaut de mesures supplémentaires, il sera pratiquement impossible de contenir le changement climatique dans des limites sûres. Pourtant, la 25e édition de la Conférence des Parties (COP25), qui s’est tenue à Madrid à la fin de 2019, a vu les délégués de près de 200 pays se battre pour parvenir à un accord sur les questions clés du cadre sur lequel repose l’Accord de Paris sur le climat. Toutes les questions pertinentes et urgentes telles que l’élaboration de règles sur un marché du carbone ont été reportées au prochain sommet sur le climat en novembre 2020, marquant une nouvelle occasion manquée de renforcer les ambitions en matière d’action climatique. L’échec stupéfiant du leadership international est d’autant plus flagrant lorsqu’on considère la pléthore de nouvelles études qui mettent en évidence l’urgence d’agir rapidement.

Nous pourrions énumérer une myriade de raisons pour lesquelles nos dirigeants semblent échouer à nous faire atteindre le double objectif d’un modèle de développement sobre en carbone et résilient au changement climatique : de l’inertie bureaucratique à la résistance idéologique ; de nations comme les Etats-Unis ou le Brésil, qui menaçaient de se retirer de l’Accord de Paris, compromettant ainsi l’efficacité des négociations internationales sur le climat ; aux puissantes sociétés multinationales, qui pèsent de tout leur pouvoir accumulé pour poursuivre leurs activités comme d’habitude tout en détruisant la terre et en polluant l’air. Ce qu’ils ont tous en commun, c’est une conception superficielle du changement climatique, qui fait elle-même partie du problème : elle rend le changement climatique insoluble et le réduit aux combustibles fossiles et aux émissions, au lieu de mettre davantage l’accent sur la planète en tant qu’être vivant.

Déplacer le centre d’attention

La mondialisation et ses failles ont fait des ravages sur les organes et les tissus mêmes de cet être, comme les écosystèmes, la biodiversité, les zones humides et les récifs coralliens. La dégradation de la biosphère rend la planète beaucoup moins apte à surmonter des problèmes tels que l’élévation du niveau de la mer. Même si nous pouvions réduire les émissions de carbone du jour au lendemain et trouver des solutions pour sortir de la crise climatique grâce à des technologies innovantes et à un empilement de lois et règlements, la planète continuerait de mourir sous les innombrables coups qui lui sont portés. Tant que le modèle de pensée dominant ne s’oriente pas vers une approche plus holistique de la régénération, de la conservation et de la guérison de la planète sous toutes ses facettes, nous éludons le problème central et retardons notre devoir moral de prendre soin de la Terre.

Cela met l’accent sur l’urgence environnementale au niveau local où elle est beaucoup plus tangible car les dommages causés à nos rivières, sols et forêts sont sous nos yeux Le phénomène du changement climatique devient également beaucoup plus concret lorsque nous pouvons agir ici et maintenant. Cependant, cela nécessite un changement fondamental dans notre relation au monde matériel et une reconnaissance croissante de notre rôle individuel dans celui-ci, car c’est là que réside le vrai problème : notre crise spirituelle ! Des crises comme l’effondrement imminent du climat ne sont que les symptômes et l’expression de cette cause principale. Notre échec collectif se trouve dans notre perception matérialiste et égoïste de la vie, profondément ancrée dans le mode de vie qui l’accompagne, ainsi que dans la complaisance qui refuse de changer et de réduire le luxe auquel nous nous sommes habitués, surtout dans les pays développés, qui est à l’origine de la crise climatique. Rejeter la faute sur les autres comme des boucs émissaires ne mène qu’à une impasse et détourne l’attention des vraies solutions.

En ce sens, la crise climatique nous force presque à réaliser notre interdépendance, car les pertes que nous constatons nous relient à toute vie sur Terre. Tant que nous ne manifesterons pas et ne mettrons pas en pratique quotidiennement un sentiment de camaraderie locale et mondiale et n’exprimons pas des principes de partage et de confiance, nous ferons inévitablement face à des menaces existentielles.

Comme l’a dit Einstein : « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui avec le niveau de pensée qui les a créés. » Si elle n’est pas réalisée avec un ensemble de valeurs et de motivations différentes, la réduction des émissions globales de carbone ne fera que transférer notre problème réel vers un autre terrain de jeu. Le sujet d’inquiétude sous-jacent est donc celui de la conscience et du motif juste. La boussole morale de l’humanité doit être alignée sur son interconnexion inhérente avec tous les êtres vivants.

Surmonter la tyrannie du marché

Les structures sociales, politiques et économiques que nous avons créées au cours des dernières décennies inhibent plus que jamais l’expression des comportements altruistes et maintiennent ainsi l’humanité sous emprise. La crise climatique telle que nous la connaissons aujourd’hui est inexorablement liée à notre système économique dominé par la concurrence et la cupidité.

La marchandisation s’est infiltrée dans presque tous les aspects de la vie, corrompant l’esprit et le cœur de beaucoup. Des murs se construisent entre les gens, les éloignant les uns des autres. La vérité est que nous vivons sous la dictature du marché mondial où le profit économique et le pouvoir règnent et où les décisions, locales ou globales sont biaisées pour gagner toujours plus d’argent et augmenter le pouvoir, trop souvent au détriment de millions de personnes qui portent le poids de décisions injustes et inéquitables. La crise climatique ne fait pas exception.

Comme le dit Maitreya, « la marchandisation est plus destructrice que n’importe quelle bombe atomique », car les niveaux affectés ne sont pas simplement de nature physique, mais infiltrent les niveaux plus subtils de pensée et de sentiment des gens, nous conduisant à croire que nous sommes en concurrence les uns avec les autres.

La voix du peuple est le critère ultime

La politique ne changera que si la conscience des gens partout dans le monde s’oriente vers un sentiment d’unité plus authentique et partagé avec toute l’humanité, nos frères et sœurs car les politiciens tardent lorsqu’ils craignent que les risques de l’action l’emportent sur les risques de l’inaction. La voix du peuple est le critère ultime pour mesurer les changements positifs. La vérité intrinsèquement ressentie que chacun mérite une vie digne pousse déjà des millions de personnes à exiger des changements, qu’ils soient liés à la crise climatique ou à d’autres maux de la société moderne. L’élan s’accélère de la part de ceux qui ressentent une profonde envie de transformer un système profondément injuste, car leur quête innée d’une vie plus épanouie ne résonne plus avec les structures désuètes d’aujourd’hui.

Une masse critique de ces personnes peut inspirer et galvaniser les hommes et les femmes du monde entier jusqu’à ce qu’un point de basculement social soit atteint où les gens rejoignent un mouvement mondial, capable de surmonter les impasses actuelles dans tous les domaines. Les gens trouveront alors plus facile de faire de même et de défendre ce qu’ils savent intérieurement être vrai et conforme à leur nature spirituelle, affirmant que le partage et la justice sont le seul moyen naturel d’engendrer la confiance et un monde plus sûr pour tous.

C’est là que l’épreuve initiatique du changement climatique peut nous mener, « initiatique » dans le sens où elle pourrait nous forcer vers de nouvelles voies plus coopératives.

Les processus multilatéraux existants comme la CCNUCC peuvent fournir une plate-forme au monde pour se rassembler et faire face à la crise climatique d’une manière véritablement coopérative, digne de notre origine spirituelle.

 

Dossier

Aucun article pour cette rubrique

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Le Messie est parmi nous, affirment des grands rabbins [sommaire]

Des rabbins israéliens influents annoncent aux fidèles la présence du Messie. Le très vénéré rabbin Chaim Kanievsky a indiqué que non seulement le Messie était parmi nous mais que lui-même était en contact avec Celui qui vient. En fait, le rabbin affirme déjà participer à des rencontres avec le Messie.

Début février 2020, C. Kanievsky a annoncé à plusieurs rabbins que le Messie était sur le point de se révéler. Les Juifs religieux prennent cette annonce très au sérieux car C. Kanievsky est considéré comme l’un des plus grands rabbins par la communauté juive ultra orthodoxe en Israël.

Le rabbin Kanievsky avait transmis l’information à un autre rabbin, Yaakov Zisholtz, qui fut récemment interviewé sur Radio 2000, un média religieux en Israël. Dans un entretien de trois heures Y. Zisholtz expliqua aux auditeurs qu’ils devaient se tenir prêts, se préparer pour le Messie qui se révèlerait bientôt. Au cours de l’émission, le rabbin Zisholtz a déclaré : « Le processus de rédemption va très bientôt commencer et suivre un rythme rapide. Il est important que les gens restent calmes et prêts à agir convenablement en temps voulu.

Il existe un Messie potentiel à chaque génération et certains hommes justes savent précisément qui il est. Ceci est évidemment vrai pour cette génération.

Diffuser le message maintenant que le Messie est plus proche que jamais est une question de vie ou de mort [….]. La situation actuelle est plus explosive que vous ne pouvez l’imaginer. Chacun doit savoir s’il est au-dedans ou s’il sera mis à l’écart. »

Un autre éminent spécialiste de la Torah attire l’attention sur ce qu’il considère comme des « signes » de la présence du Messie : « Regardez les signes, le Messie arrive ! Il est déjà à la porte », avertit Shlomo Amar, ancien chef rabbin sépharade d’Israël.

Selon S. Amar, la liste des signes ne peut être ignorée : « Il se produit des choses dépassant nos rêves les plus fous ! Comment peuvent-elles exister si ce n’est pour préparer la venue du Messie ? »

Le rabbin Amar a poursuivi : « Tous les grands-rabbins de cette génération affirment que le Messie est sur le point de se révéler. Tous les signes donnés par les prophètes, tous les signes prédits dans la Gémara, la Mishna, la Midrash [analyse et interprétation rabbinique de la Torah], tout se met en place. Tout ce qu’il faut c’es  rester forts pendant encore un peu de temps. »

Puis il incita les Juifs de toutes parts à s’engager à observer la Torah, en particulier à observer le sabbat.

De tels conseils, naturellement, n’ont pas à se limiter au judaïsme. Ils peuvent concerner les fidèles d’autres religions et les étudiants des Enseignements de la Sagesse éternelle qui, bien que non religieux, appellent tous les êtres à être en paix avec leur conscience, à vivre selon leurs propres idéaux les plus élevés et à se battre pour la justice, la tolérance et de bonnes relations humaines.

Comme nos lecteurs le savent, Benjamin Creme passa quarante ans à informer du « retour » de l’Instructeur mondial – pour toute l’humanité, sans distinction de croyance ou d’attentes culturelles.

L’appel de Rabbin Amar fait écho à celui de Yeshua ou Jésus : « Soyez prêts à l’action, gardez votre lampe allumée, soyez comme des hommes qui attendent le retour de leur maître à la maison après un mariage, afin de lui ouvrir la porte sans tarder quand il frappera. Vous devez vous tenir prêts, car le Fils de l’Homme viendra quand vous ne vous y attendrez pas. » (Luc 12:35-40)

Préparez-vous, priez et étudiez

Les annonces de C. Kanievsky mettent en lumière l’étendue de la conviction selon laquelle c’est l’heure du Messie.
A la suite de rabbin Amar, le rabbin Avner Efghin, l’un des grands-rabbins spécialiste de la Kabbale, chef spirituel respecté en Europe et aux Etats-Unis, a exprimé un point de vue similaire dans un entretien avec la chaîne d’information religieuse israélienne Kikar Hashabbat. Lui aussi croit que « ce qui s’est passé ici depuis un an est assurément un signe [de la venue] du Messie. Il est conseillé [en ce moment] d’étudier la Torah et de prier. »
Son conseil a reçu le soutien du rabbin ultra-orthodoxe Ron Chaya qui encourage les fidèles à se préparer à l’arrivée du Messie. « Tous les signes annonciateurs de la venue du Messie sont là, et il serait tragique de rester indifférent », déclare-t-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux vue plus de 50 000 fois. [Sources : timesofisrael.com ; israeltoday.co.il]

De la tradition de l’orthodoxie moderne aux Etats-Unis nous vient un autre message vital du rabbin Yosef Kanefsky, de la congrégation B’nai David-Judea de Los Angeles, qui attire notre attention sur « une expression nouvelle de nos conversations quotidiennes : « la distanciation sociale. » « Je voudrais humblement suggérer que nous utilisions le terme lui-même avec parcimonie, voire pas du tout. Le langage façonne très puissamment la pensée. Et la dernière chose dont nous avons besoin actuellement, c’est un état d’esprit de distanciation mutuelle.
En réalité, il nous faut penser d’une manière tout à fait opposée : chaque main que nous ne serrons pas doit devenir un appel téléphonique que nous passons.
Chaque accolade que nous évitons doit devenir une expression verbale de chaleur et de préoccupation. La distance que nous plaçons physiquement entre nous et l’autre, doit se transformer en réflexion sur la manière de lui venir en aide si le besoin s’en faisait sentir.
Il est évident qu’une « distance », mal employée ou comprise, aurait de lourdes conséquences non seulement sur la force et la résilience de notre communauté, mais sur l’intégrité même et le sens de notre engagement spirituel. Et qui sait si ce fut pour ce moment que nous nous engageâmes à marcher sur les traces de Dieu.
La façon dont nous nous protégerons et nous sauverons nous-mêmes passe par la protection et la sauvegarde des autres, cela est toujours vrai […].
Soyez prudents, et rapprochez-vous d’une façon nouvelle. » [Source : forward.com]

Si proche, maintenant [sommaire]

Rentrant à pied après mon travail, je réfléchissais à la situation mondiale et à la Réapparition, et me sentais pleine d’espoir, positive, malgré les problèmes évidents, et songeais que l’humanité semblait prête pour la venue de Maitreya. Passant devant cette inscription à la craie rose sur le trottoir, (so close now, si proche maintenant), je réalisai que c’était important et revins sur mes pas pour revoir ce message (voir photo). Je me suis sentie si inspirée pendant le reste de ma marche, et ce sentiment continua de m’accompagner bien longtemps après.

O. C., Palm Springs, Etats-Unis

Des ovnis à Hurst (Texas) [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Le 8 janvier 2020, à Hurst (Texas), un témoin a observé plus d’une vingtaine d’objets aériens scintillants volant à basse altitude et formant occasionnellement des motifs géométriques. « J’en reste interloqué », confie-t-il.

Source : mufon.com

Une boule de lumière à San Felice del Benaco (Italie) [sommaire]

Une boule de lumière apparut soudainement devant M. K. tandis qu’elle visitait l’église Santuario, à San Felice del Benaco, sur le lac de Garde (Italie), en octobre 2012. Elle décrit la boule de lumière comme rebondissant sur le sol devant elle. Photo envoyée par M. C. K. (Suisse).

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Aucun article pour cette rubrique

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Le « véto des rues » aide les sans-abri à garder leurs animaux de compagnie [sommaire]

Kwane Stewart est un vétérinaire qui habite au Sud de la Californie et qui est connu comme étant le « vétérinaire des rues ». Il a commencé par pratiquer une « médecine haut de gamme » pour des clients qui pouvaient se permettre les meilleurs soins pour leurs animaux. Toutefois, après la récession qui a frappé en 2007, il a constaté que de plus en plus de gens ne pouvaient plus se permettre financièrement de faire soigner leurs animaux. Modesto, la ville de Californie où il travaillait en tant que vétérinaire, avait été touchée de plein fouet par la crise. « On a été très sévèrement touchés par les pertes d’emploi et de domicile, et les gens abandonnaient leurs animaux de compagnie dans les refuges », a-t-il déclaré. Le nombre d’animaux qui vivaient dans les rues a augmenté proportionnellement au nombre de personnes dans la même situation. Le Dr Stewart a décrit ce moment comme étant une « révélation » dans le cadre de sa carrière.

Kwane Stewart, un vétérinaire qui habite au Sud de la Californie, a soigné gratuitement plus de 400 animaux depuis 2011.

En 2011, avec son fils et son amie, il a installé une table de soins dans le cadre d’une soupe populaire pour soigner gratuitement les animaux de compagnie. Il se remémore : « J’ai eu à peine le temps de m’en rendre compte qu’il y avait déjà une file d’attente. D’une certaine manière j’aimais ça. Et plutôt que d’avoir des sans abri qui faisaient la queue devant ma table, j’ai décidé d’aller directement dans la rue et d’aller vers eux. » Où qu’il aille, le Dr Stewart a toujours sa sacoche médicale et des friandises pour les animaux ; il s’arrête dès qu’il repère une personne sans abri accompagnée d’un animal. Il parcourt le quartier de Skid Row à Los Angeles [un quartier avec un grand nombre de sans abri] et va à San Diego le week-end à la recherche de personnes à la rue avec leur animal de compagnie.

Sur la chaîne YouTube du Dr Stewart, un homme sans abri parle de sa chienne : « Elle est comme ma fille, meilleure amie et consolatrice. Lorsque je traverse une période difficile, elle me regarde comme pour me dire : « C’est OK. » Un autre a sauvé un chat d’une benne à ordures et il témoigne : « De toute ma vie, il est de loin ce qu’il m’est arrivé de mieux. » Le Dr Stewart a constaté que souvent les gens comptaient sur leurs animaux de compagnie autant que ceux-ci comptaient sur eux.

K. Stewart finance lui-même les vaccins, les médicaments et la nourriture des animaux qui en ont besoin. Toutefois, pour les animaux qui ont besoin d’opérations chirurgicales qui peuvent être coûteuses, il gère un site web de financement participatif qui a déjà collecté plus de 43 000 dollars. A ce jour, il a soigné plus de 400 animaux.

Une série télévisée Dr Kwane : The Street Vet, diffusée dans plus de 30 pays, est née de son action.

Aller à la rencontre des personnes sans abri a mis en lumière beaucoup de préjugés qu’il avait sur cette communauté : « Comme beaucoup de gens, j’avais mes propres préjugés sur les sans abri avant que je commence ce travail. » Selon lui, mieux vaut n’avoir aucun préjugé sur des personnes dont on ne sait rien : « Vous vous rendez très vite compte que vous n’avez aucune idée de ce qui les a amenés là. » Il a également été témoin des mauvais traitements endurés par les personnes sans abri, que ce soit le harcèlement de la police, ou des gens qui leur crachent dessus ou qui leur lancent de la nourriture depuis leurs voitures.

En ce qui concerne la résolution de la crise des sans abri, le Dr Stewart a déclaré : « Par-dessus tout, j’ai compris que cette crise pouvait être résolue si nous avions vraiment la volonté de le faire. Nous l’avons créée nous-mêmes. » Ainsi, il a un travail qui est « rempli de belles histoires et d’amitiés » avec aussi « beaucoup de larmes de joie, d’embrassades et de nombreuses leçons de vie. »

Source : cnn.com ; YouTube : Dr Kwane: The Street Vet

 

Vers un meilleur avenir pour tous

Aucun article pour cette rubrique

 

Entretien

Crise de l’eau en Nouvelle-Zélande [sommaire]

Interview de Dr Mike Joy par Gunda Tente et Steven Robinson,

Mô tâtou, â, mo kâ uri â muri ake nei (Pour nous et nos enfants après nous) (Proverbe maori)

Le Dr Mike Joy écologiste de l’eau douce, scientifique de l’environnement, éducateur et militant respecté en Nouvelle-Zélande, est reconnu pour son engagement contre le déclin de la qualité de l’eau douce et des écosystèmes dans son pays. Il est chercheur à l’Institut d’études sur la gouvernance et les politiques de l’université Victoria de Wellington. G. Tente et S. Robinson l’ont interviewé pour Partage international.

La Nouvelle-Zélande est confrontée à une crise de l’eau douce qui s’est développée au fil des décennies. Les ressources en eau du pays se sont détériorées dans des proportions alarmante sous l’effet des changements dans l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture, l’horticulture, la foresterie, le développement urbain et d’autres activités humaines, ainsi que du manque de réglementation, de surveillance et d’une application assez rigoureuse de la législation.

De nombreuses rivières sont impropres à la baignade, 74 % des poissons d’eau douce sont menacés d’extinction et 90 % des zones humides ont été drainées pour l’agriculture et la construction pavillonnaire. Au cours des deux dernières décennies, le nombre de vaches laitières en Nouvelle-Zélande a augmenté de 69 % (atteignant 6,5 millions de têtes) et dans certaines régions jusqu’à 500 %. La situation s’est aggravée avec le changement climatique et l’augmentation des sécheresses, qui réduisent les débits fluviaux et intensifient la pollution.

Malgré l’accumulation de données scientifiques depuis des années, de preuves et de rapports, ce n’est que maintenant que l’appel à l’action pourrait conduire aux changements nécessaires. Le gouvernement néo-zélandais est en train d’étudier les moyens pour améliorer la gestion de l’eau douce. En septembre 2019, le gouvernement a lancé un plan d’action, Action pour des cours d’eau en bonne santé, publié par le ministre de l’Environnement David Parker et le ministre de l’Agriculture Damien O’Connor. Ce plan entend « arrêter la dégradation de nos rivières et de nos lacs, atteindre une amélioration notable en cinq ans et restaurer nos cours d’eau en une génération ».

Le Dr Joy a été nommé membre du groupe consultatif sur l’eau douce qui a élaboré le plan d’action en étroite collaboration avec le gouvernement.

Partage international : Pourriez-vous expliquer pourquoi vous avez décidé de devenir écologiste et spécialiste de l’environnement ?
Mike Joy : Je suis allé à l’université à l’âge de 33 ans. J’avais été chauffeur de taxi, chauffeur de camion et producteur laitier. J’ai traversé le Pacifique et travaillé en Australie dans des élevages de moutons. En étudiant les eaux douces, les sciences de l’environnement et l’écologie (j’avais des conférenciers vraiment inspirants), j’ai commencé à réaliser la gravité de la situation et ce qui arrivait à la planète.
La situation s’est rapidement dégradée en quelques années, pendant que je poursuivais en maîtrise puis en doctorat sur l’eau douce. J’ai pu constater cette intensification massive de l’élevage (augmentation du nombre d’animaux pâturant par hectare, en ajoutant de l’irrigation et des engrais), et des changements dans l’urbanisation ayant un effet considérable sur les cours d’eau. C’est par indignation que je suis devenu un militant de l’environnement.

PI. Selon vous, quels sont les changements les plus cruciaux pour résoudre la crise de l’eau douce en Nouvelle-Zélande ?
MJ. Nous devons réduire l’intensité de l’agriculture. Nous nous sommes complètement lancés dans l’agriculture industrielle, très nocive pour l’environnement, en particulier les eaux douces. Nous pourrions faire de grands pas dans ce sens en réduisant drastiquement le nombre d’animaux d’élevage et en diversifiant les fermes vers un mélange de foresterie agricole et d’agriculture au sein de fermes beaucoup plus petites, afin de réparer les dégâts occasionnés ; en changeant complètement les systèmes agricoles de manière à ce qu’ils s’inspirent de la permaculture et de l’agriculture régénératrice1, pour retirer de nos systèmes alimentaires tous les combustibles fossiles industriels et les engrais synthétiques à base de combustibles fossiles. Nous devons le faire rapidement.

PI. Quels sont les principaux polluants ?
MJ. Les plus importants sont les nutriments, principalement les nitrates, et les sédiments, par une mauvaise gestion des terres, de l’agriculture et de la foresterie aux mauvais endroits. Retenir les sols sur place est d’une importance cruciale, tout comme prendre soin des sols et rétablir leur santé, retirer les animaux domestiques des parcelles afin de cesser de compacter les sols. Au départ, l’azote provient principalement d’engrais artificiel. Fondamentalement, ce que nous faisons actuellement, c’est fabriquer du lait à partir de combustibles fossiles.

PI. Pourriez-vous donner plus de détails sur les toxines ?
MJ. Nous utilisons de l’azote dans les exploitations pour faire pousser l’herbe que mangent les vaches et la majeure partie de l’azote ressort dans l’urine. La région de Canterbury (sur l’île du Sud) en est un bon exemple. Dans les sols légers et perméables, l’urine, qui est principalement de l’azote, pénètre dans les nappes phréatiques. Celles-ci sont reliées aux rivières, donc l’azote et l’urine entrent dans les eaux souterraines. Presque tout le monde à Canterbury boit ces eaux. Les niveaux de nitrate ont augmenté au point où beaucoup, sinon la plupart des habitants des régions rurales de Canterbury ont un risque beaucoup plus élevé de cancer colorectal. Les résultats d’études montrent que les nitrates et le cancer sont liés. En Nouvelle-Zélande, nous avons les taux de cancer colorectal les plus élevés au monde, et les plus élevés en Nouvelle-Zélande se trouvent à Canterbury.
Un autre problème concerne les bactéries résistantes aux antibiotiques car de nombreux antibiotiques sont maintenant utilisés en agriculture d’élevage. Des souches résistantes aux antibiotiques se trouvent en grand nombre dans les cours d’eau à proximité des zones d’élevage intensif, ce qui a des effets collatéraux sur la santé humaine.
Compte tenu de la santé de l’écosystème, ces nitrates de la même manière qu’ils font croître l’herbe et les prairies – nourrissent également les algues dans les ruisseaux, les lacs, les estuaires et l’océan. Il en résulte une croissance excessive d’algues qui commence à provoquer des fluctuations des niveaux d’oxygène dans l’eau, qui peuvent entraîner, non des effets létaux toxiques de l’azote, mais des effets létaux secondaires car il n’y a plus assez d’oxygène pour permettre à la vie de respirer. C’est à ce moment-là que l’azote commence à avoir un impact sur l’environnement, et que la sédimentation s’emballe, remplissant tous les espaces entre les pierres et les rochers où vit la majeure partie des organismes. Ces espaces interstitiels, dans les ruisseaux, sont des habitats cruciaux, donc lorsque des sédiments fins remplissent ces espaces, l’habitat est perdu. Il y a donc à la fois des problèmes de santé humaine et de santé des écosystèmes. L’un ne va pas sans l’autre.

Faire en sorte que le gouvernement et les entreprises changent la donne

PI. Comment amener le gouvernement et les entreprises vers une action responsable en matière de changement environnemental ?
MJ. Les gouvernements ne feront que maximiser leurs chances d’être élus et les entreprises maximiseront leurs bénéfices jusqu’à ce que nous les arrêtions. Un exemple actuel : un chiffre souvent cité par ce gouvernement avance que 80 % des Néo-Zélandais pensent que l’eau douce est notre plus grand problème environnemental, alors celui-ci propose des changements majeurs pour la protection de l’eau douce. C’est ainsi que les gouvernements font la différence – mais seulement lorsque nous les obligeons à le faire.
C’est la même chose avec les entreprises. A l’heure actuelle, nous subventionnons les entreprises pour nuire à l’environnement. Comme par exemple ces fermes laitières : sur deux sites touristiques réputés en Nouvelle-Zélande, le lac Taupô et le lac Rotorua, les agriculteurs sont payés des millions de dollars par exploitation pour ne pas cultiver près de l’eau afin de protéger ces lacs. Mais ils ne paient pas pour les préjudices qu’ils causent à l’environnement. Cela a été laissé aux générations actuelles et futures. Maintenant, nous avons contaminé l’eau et nous devons trouver des sources d’eau alternatives pour des centaines de milliers de personnes.

PI. A quelles actions avez-vous participé pour convaincre le gouvernement au niveau local, régional et national de changer ses méthodes ?
MJ. Principalement en rendant tout aussi public que possible. En écrivant des articles scientifiques et d’opinion dans les journaux, les réseaux sociaux, tous les moyens possibles pour motiver le public. J’ai été un témoin expert de nombreux changements de plan concernant la qualité de l’eau et les demandes de dérogation pour polluer les rivières. Je fais partie de groupes de travail du ministère de l’Environnement concernant ces changements proposés et j’ai probablement rédigé près d’une centaine de rapports techniques pour des assemblées et le gouvernement sur la façon de mettre en œuvre les changements.

PI. Quelles réalisations avez-vous constaté concernant l’amélioration des politiques environnementales du gouvernement ?
MJ. Nous espérons une réussite – la promesse du ministre néo-zélandais de l’Environnement, David Parker, de faire quelque chose pour assainir l’eau douce dans ce pays. Il a mis en place tous ces groupes de travail dont j’ai fait partie. Nous lui avons maintenant donné nos conseils, il y a un processus de contributions, puis, espérons-le, au début de 2020, il va publier la nouvelle politique (déclaration de politique nationale pour la gestion de l’eau douce).

PI. Quel rôle le pouvoir des peuples a-t-il joué et joue-t-il dans la réalisation de ces changements de politique environnementale ?
MJ. Le pouvoir du peuple a été représenté par tout le travail de plaidoyer de personnes comme la militante pour l’eau propre Marnie Prickett et des organisations non gouvernementales telles que Choose Clean Water (Choisir l’eau propre, un groupe dirigé par des étudiants faisant campagne pour une politique forte en matière d’eau douce) et Forest & Bird (Forêt et oiseaux), mettant en évidence les problèmes de l’eau. Les gens ont clairement exprimé dans les sondages leur préoccupation pour l’eau douce. J’ai fait des centaines de conférences, animé des tables rondes, des émissions de télévision et de radio, des podcasts, pour accroître la compréhension du public et accroître la pression du public sur le gouvernement.

PI. En examinant l’ensemble du changement climatique mondial, un rapport récent a déclaré qu’une réponse mondiale à l’échelle de la mobilisation d’urgence de la Seconde Guerre mondiale est nécessaire.
MJ. Pour changer sérieusement, je suis d’accord que l’échelle et l’engagement devraient être du même ordre pour mettre fin aux préjudices que nous causons et nous concentrer sur la résolution des problèmes. Dans notre système économique actuel, chaque dollar de produit intérieur brut (PIB) est lié à l’énergie fossile, et bien sûr, les émissions, l’utilisation de combustibles fossiles et le PIB sont connectés. C’est juste une indication de l’extrême nécessité du changement pour que nous ayons l’espoir de survivre. Au moins 30 000 scientifiques ont signé le document Avertissement à l’humanité publié en 1992. Le changement climatique n’est qu’un symptôme des limites de la croissance. C’est formidable de voir des jeunes agir maintenant, mais nous tous, tous sur la planète, devons changer. La Terre Mère nous le fait savoir. Ce qu’il faut, c’est une inversion complète du système actuel.

1. « Les pratiques régénératrices sont essentiellement des méthodes améliorées de production biologique et de permaculture qui ne font appel ni aux pesticides, ni aux semences OGM, ni aux techniques de l’agriculture industrielle. Les pratiques régénératrices s’attachent à l’amélioration de la santé des sols, de la rétention d’eau et de la conservation des eaux de pluie ; elles font appel à la rotation des cultures et des pâturages, ainsi qu’à l’agroforesterie – l’objectif étant de séquestrer du carbone atmosphérique. » (Extrait de Agriculture régénératrice, réduction de la pauvreté et inversion du flux migratoire, par Ronnie Cummins, PI, décembre 2017)

Changer nos habitudes : de l’abondance à la sobriété [sommaire]

Interview de Metka Magdalena Sori et Denis Bele par Alenka Zupan,

Le Mahatma Gandhi a déclaré que la Terre était assez riche pour subvenir aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire la cupidité de chacun. Il a également déclaré : « Un certain degré de confort physique est nécessaire, mais au-dessus d’un certain niveau, il devient un obstacle. Croire que l’on peut avoir un nombre illimité de désirs et les satisfaire est une illusion et un piège. Les Européens devront modifier leur vision de la vie s’ils ne veulent pas périr sous le poids du confort dont ils deviennent esclaves. »

Malgré ces avertissements, associés à de nombreux autres, un nouveau concept a trouvé sa place dans l’industrie manufacturière depuis les années 1920 : « L’obsolescence planifiée ». Cette limitation délibérée de la durabilité des biens est devenue la norme, stimulée et confortée par une « illusion » encore plus puissante « l’obsolescence de la désirabilité ». Grâce à la publicité, on a réussi à inculquer chez le consommateur un sentiment d’insuffisance ou d’échec personnel s’il ne parvenait pas à acquérir le produit le plus à la mode, le plus récent, le plus innovant, le « meilleur ».

Nous sommes aujourd’hui pris dans ce piège et les effets de la cupidité générale sont suffisamment clairs pour la plupart des observateurs éclairés. La Terre souffre et, comme l’écrit l’économiste Jeffrey Sachs : « Le monde a atteint les limites dans son utilisation des ressources globales. Nous ressentons chaque jour le choc des inondations catastrophiques, des sécheresses et des tempêtes – et de la flambée des prix qui en résulte. Notre sort dépend d’une alternative : ou nous apprenons à coopérer, ou bien nous succombons à notre cupidité autodestructrice. »

La notion de durabilité appliquée le plus largement possible est partout à l’ordre du jour. Les petits projets citoyens au niveau local ont produit des normes pratiques qui se sont progressivement transformées en politiques publiques au fur et à mesure que les institutions locales et nationales se les sont appropriées. La société du jetable est en train de devenir ce que l’on appellera peut-être un jour le « post-consumérisme », avec le recyclage, la réparation et la réutilisation comme critères clés d’une nouvelle gestion responsable des ressources de la planète.

La Slovénie joue un rôle de premier plan dans la révolution du recyclage et de la gestion des déchets. Sa capitale, Ljubljana, a été nommée Capitale verte européenne en 2016. La réutilisation des objets figure également en bonne place sur l’agenda slovène et l’interview qui suit en est un exemple à petite échelle mais tout-à-fait significatif.

Le Centre des objets utiles (Cup) à Izola, une ancienne ville de pêcheurs sur la côte adriatique, est un exemple pratique révélateur des changements des habitudes d’achat des consommateurs et de la lutte contre l’hyperconsommation. Il contribue également à la création d’un nouveau paradigme de partage d’objets qui sont toujours utiles, de réduction du volume des déchets, et de sensibilisation du public à sa capacité à se créer un environnement propre et sain. Ce ne sont là que quelques-uns des impacts positifs du Cup sur la vie quotidienne des résidents.

Alenka Zupan a interviewé pour Partage international Metka Magdalena Sori, cheffe de projet du Cup et Denis Bele, directeur général des services de la ville d’Izola.

Partage international : Aujourd’hui, Izola (16 000 habitants) est une ville propre et agréable, où le pourcentage de tri des déchets est bien supérieur à la moyenne nationale et à celui des autres stations balnéaires. D’où est venue l’idée de créer le Cup ?

Magdalena Sori : Il existe un réseau de Cup en Slovénie depuis 2012. J’ai simplement souhaité le mettre en pratique ici sur la côte slovène. Je savais qu’une organisation indépendante ne pouvait seule accomplir efficacement cette mission importante. Il nous fallait coopérer avec les services municipaux d’Izola (Muci) pour avoir un accès direct à la déchetterie et au centre de recyclage.
En 2014, j’ai présenté le projet du Cup au directeur du Muci, Denis Bele, et ensemble nous avons développé un business plan en trois phases : (1) établir un Cup sur le site d’enfouissement du Muci ; (2) sensibiliser la communauté locale ; et (3) ouvrir un Cup dans le centre-ville.
En 2017, nous avons réussi à mettre en œuvre le projet Cup avec l’aide du Groupe d’action locale (Gal) d’Istrie et, avec son soutien financier, nous avons démarré nos programmes. [Un Gal identifie les besoins essentiels au développement local, promeut l’économie locale par le biais d’appels d’offres financiers et fournit une assistance pour l’obtention de fonds européens.]

PI. De nombreuses municipalités slovènes n’ont pas encore pris conscience de l’importance d’une gestion moderne des déchets. Qu’est-ce qui a contribué à votre décision d’ouvrir un Cup à Izola ?
Denis Bele : Nous avons développé ce concept à la déchetterie d’Izola car il nous a paru dommage que des objets encore utiles finissent dans des décharges. Nous y avons donc aménagé un espace dédié et collecté des objets divers que nous avons proposés aux visiteurs. En ouvrant un autre espace en centre-ville, nous sommes allés au plus près des habitants. Mais ce type de magasin n’est pas économiquement viable et nous n’avons pu l’ouvrir qu’en mai 2019, après avoir trouvé le financement nécessaire.

PI. Vous coopérez avec le réseau Cup Slovénie, mais vous n’en êtes pas membre. En quoi votre activité est-elle différente et quel est votre objectif principal ?
MS : Oui, nous sommes connectés aux centres du réseau Cup Slovénie et gérons leurs programmes. Mais là où les autres centres se contentent de collecter et de revendre les objets, notre action va plus loin. Nous éduquons le public à ne pas jeter, à prolonger la vie des objets, à les recycler, à les donner à d’autres qui pourraient en avoir l’utilité. Tout cela contribue fortement à réduire le volume global des déchets et ça apprend aux gens à partager. Rien de mieux pour préparer un futur meilleur pour tous.
DB. Nous donnons à beaucoup de gens la possibilité d’obtenir des objets qu’ils n’auraient pas pu se permettre d’acheter. De nombreux articles qui auraient fini dans les déchetteries trouvent une nouvelle vie. Cette tendance se retrouve de plus en plus partout : les gens ne voient plus seulement des objets « de deuxième main » ou « d’occasion », mais juste comme des choses utiles qui vont combler un besoin. Ce changement d’attitude est l’une des retombées positives de notre travail.

PI. Votre système de recyclage utilise un système de catégories et d’étiquettes avec des prix symboliques. Comment est-ce que cela fonctionne dans la pratique ?
MS. Les gens apportent au centre les objets dont ils n’ont plus besoin. Ensemble, nous examinons leur utilité et déterminons leur catégorie de valeur. L’étiquette de catégorie supérieure est à 5 euros, les catégories moyennes à 2 euros et les catégories inférieures à 0 euros. Ainsi, quelqu’un qui est financièrement incapable d’acheter un nouveau vélo, par exemple dans le magasin, ici, il l’obtient pour un prix très bas (il y a aussi des téléviseurs, des appareils électroménagers, des vêtements, des livres, des œuvres d’art, etc.).
Cette approche modifie en profondeur la façon de penser des gens et leur rapport aux objets.
DB. Les gens ont tendance à penser que ce qui est gratuit n’a pas de valeur. C’est pourquoi nous donnons un prix aux objets, même s’il est symbolique.

PI. Quelles seraient vos suggestions pour créer un centre comme le vôtre ?
DB. Pour éduquer et transmettre nos idées, il faut donner l’exemple. Ainsi, l’ensemble du centre Cup de la ville d’Izola a été restauré et équipé avec des articles et des matériaux de construction recyclés. Les utilisateurs sont ravis de voir comment on peut meubler sa maison avec des objets et des matériaux que d’autres ont jetés. Beaucoup d’entreprises et de projets divers pourraient appliquer le même principe. C’est juste une nouvelle façon de penser et de consommer sans nuire à l’environnement.

PI. Comment voyez-vous l’avenir ?
DB. Le Cup a une énorme influence dans tous les domaines de la vie – économique, environnemental et social. C’est très gratifiant et ça nous encourage à poursuivre et à trouver les moyens de soutenir le projet à l’avenir – pour un avenir meilleur pour la planète !

PI. Quel est votre objectif vis-à-vis des usagers du Centre ?
MS. En premier lieu et avant tout, encourager les gens à adopter une attitude consciente à l’égard des objets usagés. Nous voulons que le Cup devienne le premier arrêt avant d’aller faire du shopping pour acheter de nouveaux articles. Nous voulons aussi développer le partage d’objets, d’outils… Permettre à d’autres de les réutiliser, sans en être les propriétaires.
DB. Les ressources de la planète en matières premières ne sont pas infinies ; nous voulons encourager les gens à réfléchir à la possibilité de réutiliser leurs déchets à une échelle aussi large que possible. Nous devons innover, être prêts au changement, nous investir beaucoup et oser.

PI. Quelle est votre vision à long terme concernant la réutilisation des déchets ?
DB. C’est un processus de modification de nos habitudes. Les plus jeunes doivent être encouragés à changer d’attitude vis-à-vis des objets déjà utilisés, à se lancer des défis et à penser de manière innovante. A cette fin, nous intervenons dans les écoles avec des élèves de tous âges et avec de nombreuses autres organisations. Notre objectif est de partager nos idées et notre philosophie pour un avenir meilleur. Grâce à notre approche consistant à créer des objets nouveaux et utiles à partir de déchets, nous faisons beaucoup de bien à l’environnement et, bien sûr, à nous tous – je veux dire à toutes les personnes partout dans le monde.

MS. Nous ne pouvons plus continuer à consommer, gaspiller et jeter – la Terre ne le permettra pas. Il est donc essentiel qu’il y ait un changement dans la conscience des peuples. La philosophie des 3R est incontournable – réduire, réutiliser et recycler. Changeons nos habitudes !

 

Environnement

Aucun article pour cette rubrique

 

Esotérisme

Aucun article pour cette rubrique

 

Faire le lien

Aucun article pour cette rubrique

 

Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Aucun article pour cette rubrique

 

Fenêtre sur le monde

Aucun article pour cette rubrique

 

La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
Aucun article pour cette rubrique

 

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Aucun article pour cette rubrique

 

Le point de vue de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les enseignements de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
Aucun article pour cette rubrique

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
Aucun article pour cette rubrique

 

L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Aucun article pour cette rubrique

 

Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Aucun article pour cette rubrique

 

Autres

Le coronavirus nous offre une opportunité [sommaire]

par Graham Peebles,

L’humanité fait face à une série de crises qu’elle a elle-même créée. La catastrophe environnementale, la pauvreté, les inégalités, la guerre et les déplacements de population, entre autres problèmes, ont été engendrés par le comportement néfaste de l’humanité, par les modes de vie, les valeurs et les idéologies corrosives qui empreignent chaque aspect de la vie contemporaine.

La pandémie du coronavirus est la dernière crise en date, avec le potentiel effondrement subséquent de l’économie mondiale. C’est une crise collective dont l’ampleur dépasse tout ce que nous connaissons. Des populations entières sont forcées de changer de comportement, d’arrêter de voyager, d’arrêter de faire leurs courses, de se replier, de rester à la maison et de soutenir d’autres personnes de la communauté. Elle force les gens à changer d’optique et à ralentir, à simplifier et à réexaminer leurs vies. Inquiétante et déstabilisante dans l’immédiat, cette crise a le potentiel d’être libératrice, fournissant l’espace dans lequel être calme, réfléchir et se tourner vers l’intérieur, et elle est bonne pour l’environnement.

Avec la crise vient l’opportunité, la possibilité de croissance et de se réaligner sur un but ; la possibilité de faire advenir le changement, un changement qui instille l’harmonie, permettant à ce qui a jusqu’ici été inhibé de s’exprimer.

L’inévitabilité des crises

La vie est régie par un ordre naturel et par des lois fondamentales qui sous-tendent toute manifestation. Quand ce rythme est inhibé – individuellement ou collectivement –, une stase survient qui mène à la maladie, au malaise, et une crise se produit. Plus grande est la résistance, plus sera intense et inévitable la crise.

Les modes de vie actuels sont disharmonieux, les systèmes socio-économiques et politiques sont totalement injustes, favorisant quelques-uns au détriment du plus grand nombre ; guidés par des valeurs matérialistes qui créent la division, par une avidité soutenue par des idéologies réductrices, ils sont au cœur de la plupart, si ce n’est de tous nos problèmes. Les écosystèmes ont été bouleversés par l’activité humaine centrée sur elle-même, les modèles climatiques sont complètement altérés par les poisons déversés quotidiennement dans l’atmosphère, générant l’inharmonie au sein du climat. Un grand nombre de gens reconnaît ces faits et le besoin d’un nouveau mode de vie, mais la résistance dans les cercles gouvernementaux et économiques du pouvoir est acharnée ; l’attachement au statu quo est profond ; la peur de perdre pouvoir et privilèges, grande. Et par conséquent, les changements nécessaires sont invariablement bloqués ; l’ordre naturel, qui toujours se meut vers l’harmonie car c’est sa qualité essentielle, est systématiquement bloqué, créant toujours plus d’inflammation.

Le coronavirus est hors de contrôle des gouvernements, des institutions et des multinationales au pouvoir. Il cause un chaos généralisé qui va s’intensifier et s’étendre, en affectant non seulement la santé publique mais également l’ordre social, et dévastera l’économie de consommation. Alors que les Bourses vacillent, les entreprises font faillite, les chaînes d’approvisionnement mondiales se brisent et les nations sont forcées de se tourner vers l’intérieur, les gouvernements (de façon prévisible) comptent sur la « force intrinsèque de l’économie » et la capacité des marchés à « rebondir » rapidement une fois la crise passée, revenant à la routine habituelle. L’« habitude » est cependant le problème : « l’habitude » a empoisonné la planète, généré des niveaux d’inégalité gigantesques, monté les uns contre les autres, nation contre nation, soutenu l’exploitation généralisée des plus vulnérables, et encouragé un système de valeurs pernicieux qui a nourri toute sorte de maux sociétaux. L’habitude fait partie du passé et doit maintenant prendre fin.

A court terme, les entreprises en danger de faillite ont besoin de mesures de soutien, et c’est plus ou moins ce qui se passe ; les emplois et les salaires doivent être garantis ; le remboursement des emprunts immobiliers, des prêts et des découverts bancaires, des dettes liées aux cartes de crédits doit être suspendu, ainsi que le paiement des loyers. Mais une fois que la poussière retombera, au lieu d’essayer de réparer ce qui est dépassé, de rafistoler ce qui est inadéquat et de poursuivre comme d’habitude, l’opportunité d’une évolution économique doit être saisie. C’est une opportunité de réimaginer la façon dont le système socio-économique fonctionne, de reconnaître que le modèle actuel a fait son temps, et de créer un nouveau système basé sur le partage, dont la justice sociale et la coopération seraient le cœur. Bien sûr, si l’effondrement est si total qu’il menace de l’être, peut-être n’y aura-t-il pas de choix. Bienvenue ou pas, cette crise pourrait forcer l’avènement des changements que quelques-uns redoutent mais que beaucoup désirent, et devenir le coup mortel porté aux systèmes existants ; formes inadéquates qui sont déjà entrées dans un état terminal de désintégration, alors que l’énergie qui les portait s’est retirée et que nous passons d’un âge – d’une civilisation – à une nouvelle époque, qui reste à définir.

L’instructeur de notre époque

Se tenant à l’écart des événements extérieurs et inconnu du plus grand nombre, l’Instructeur de notre époque, le Seigneur Maitreya veille, chef de notre hiérarchie spirituelle, laquelle reste inconnue du grand public, en particulier en Occident. Prédisant sa venue à notre époque il y a quelques 2 600 ans par l’entremise du Bouddha Gautama, Maitreya est attendu par les religions du monde sous différents noms (Christ, imam Mahdi, Maitreya Bouddha, Messie, Krishna). Il a patiemment attendu le bon moment pour s’avancer publiquement, pour être invité à commencer son travail public. La crise actuelle pourrait bien être le facteur qui permette à cet événement d’advenir, un événement qui potentiellement changerait tout.

Avec le grand groupe de ses plus proches disciples, les Maîtres de Sagesse, Maitreya offrira son aide et ses conseils, montrant la voie hors de nos difficultés. Cependant, il revient à l’humanité de l’écouter et de réagir ; s’il y a un sauveur du monde, c’est l’humanité elle-même. Maitreya l’a affirmé : « Je suis seulement l’architecte du Plan. Vous, mes amis et frères, vous êtes les bâtisseurs volontaires du temple radieux de la Vérité. » Le « temple de la Vérité » est la nouvelle civilisation.

La présence, et l’émergence progressive (depuis juillet 1977) de Maitreya, a été rendue publique, par l’artiste et conférencier britannique Benjamin Creme, jusqu’à sa mort en octobre 2016. Pendant quarante ans, B. Creme a parcouru le monde, partageant une histoire d’espoir, aussi extraordinaire que controversée, à tous ceux qui lui prêtèrent l’oreille. La venue d’un instructeur en temps de crise ou de transition est plutôt normale, et même attendue. Historiquement, de tels instructeurs se sont manifestés, venus des rangs de la Hiérarchie spirituelle. Actuellement, beaucoup de gens réalisent que nous vivons une telle époque.

Maitreya n’est pas un dirigeant religieux mais un guide, au sens le plus large, concerné par les problèmes urgents de la période. Il est, comme Alice Bailey le relate dans Initiation humaine et solaire, celui « que les chrétiens nomment le Christ. Il est également connu en Orient sous le nom de Bodhisattva, et du Seigneur Maitreya. […] Il est le Grand Seigneur de l’Amour et de la Compassion, de même que […] le Bouddha, était le Seigneur de la Sagesse. » Il est le Christ pour cette planète, ce qui sera sans doute difficile à accepter pour beaucoup de chrétiens. Il est le Maître des Maîtres, et « c’est à lui qu’est confiée la direction des destinées spirituelles des hommes [de l’humanité] […] Il est l’Instructeur du monde », il est Celui qui vient.

Certaines pensées de Maitreya et quelques aspects de son enseignement nous sont connus grâce aux 140 messages extraordinaires qu’il a transmis entre septembre 1977 et mai 1982. « Laissez-moi vous montrer la voie », dit-il dans un de ces messages « qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. »

Dans un autre, il demande : « Comment débuter ? Commencez par vous consacrer vous-mêmes, tout ce que vous êtes et avez été, au service du monde, au service de vos frères et sœurs, où qu’ils se trouvent. Assurez-vous que pas un jour ne s’achève sans que vous n’ayez accompli un acte de service véritable, et soyez assurés que mon aide sera vôtre. »

Alors que le monde fait face à la crise, une réponse coordonnée en matière de santé publique pour gérer les impacts économiques est nécessaire. Le service communautaire et les actes de gentillesse sont essentiels, tout comme le partage. C’est une crise mondiale qui appelle une réponse unie. Assez de la compétition et du nationalisme tribal – les Etats-Unis d’abord, la Chine d’abord, l’Inde, etc. – l’humanité et la planète d’abord ! L’unité, la coopération, la tolérance et la compréhension, telles sont avec le partage, les caractéristiques principales de l’époque, et elles doivent guider nos pensées et nos actions, maintenant plus que jamais.

La pandémie sera vaincue, et, si nous saisissons l’opportunité que cette crise offre, il y a une vraie possibilité qu’après cela, la vie soit fondamentalement changée, pour toujours et pour le meilleur. La possibilité nous est offerte de réimaginer comment vivre, d’introduire de nouvelles façons de vivre qui encouragent le bien, qui cultivent l’unité, la paix et le bonheur naturel, et qui nous accordent l’espace dans lequel être.

 

Citation

Aucun article pour cette rubrique

 

Message de Maitreya

Message n° 13 du 19 janvier 1978 [sommaire]

par Maitreya,

Mes chers amis, je suis vraiment heureux d’être avec vous une fois encore, de cette manière. Ma mission se déroule comme prévu et, si tout se passe bien, vous entendrez bientôt ma voix. Pour l’heure, je dirai ceci : l’humanité a perdu son chemin, et s’est éloignée de la voie que Dieu lui a préparée.

Nombreux sont ceux, dans le monde, qui maintenant le savent, qui cherchent et prient, qui travaillent tournés vers la Lumière ; mais davantage encore sont aveugles et pourraient courir au désastre.

J’ai l’intention de mettre un terme à cette chute effrénée et d’inverser ce mouvement. Déjà, ma présence provoque des changements dans la pensée des hommes, dans leurs cœurs, et les amène à s’interroger. Mes efforts portent leurs fruits malgré les apparences. A nouveau, les hommes se tournent vers la Vérité, vers les Lois qui sont Dieu. Permettez-moi de vous indiquer la voie qui mène à l’ère nouvelle, de vous faire entrevoir les splendeurs qui, si vous le voulez, peuvent devenir vôtres.

L’homme est fait pour servir à la fois Dieu et l’homme, et c’est seulement de cette manière que le chemin menant à Dieu peut être parcouru. Donnez-vous pour mission d’assumer les tâches de réorientation, de reconstruction et de changement. Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Préparez votre lampe pour qu’elle brille et montre la voie. Tous sont utiles, chacun d’entre eux. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide.

Comment débuter ? Commencez par vous consacrer vous-mêmes, tout ce que vous êtes et avez été, au service du monde, au service de vos frères et sœurs, où qu’ils se trouvent. Assurez-vous que pas un jour ne s’achève sans que vous n’ayez accompli un acte de service véritable, et soyez assurés que mon aide sera vôtre. Ce sentier, celui du service, est l’unique chemin pour des hommes dignes de ce nom, car c’est le chemin qui les conduit à Dieu.

Les miens se rassemblent autour de moi, répondant à mon appel, et ils sont en train d’accomplir plus qu’ils ne pourraient le percevoir. Ensemble, nous façonnerons un monde nouveau et meilleur. Puissiez-vous être ouverts à mon appel et prêts à y répondre lorsqu’il retentira. Mes bénédictions vous accompagnent tous.

Que la Divine Lumière, l’Amour et la Puissance du Dieu unique et très saint se manifestent maintenant dans votre cœur et dans votre esprit. Que cette Divine Lumière, Amour et Puissance, vous amènent à devenir ce que vous êtes : de véritables fils de Dieu.

[Messages de Maitreya, le Christ, Partage publication]

 

Brève

Aucun article pour cette rubrique

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

« Je suis toujours là » [sommaire]

Cet événement a eu lieu le 27 février 2020 très tôt le matin, chez moi, dans la pièce où a lieu notre méditation de transmission tous les samedis soir. J’aime méditer seule, tous les matins, avant le lever du jour, parce que c’est un moment propice à la méditation, au cœur de la symphonie des oiseaux saluant l’arrivée de la lumière du jour et attendant joyeusement le lever du soleil. J’ai coutume de méditer, le matin, à la place où je m’assois, lors de la méditation de transmission, parce que je peux voir le soleil apparaître entre les branches des grands arbres, dehors, en face de moi, et qu’une grande paix s’installe en moi ; les gens dorment encore, et il n’y a pas de bruit. Ce jeudi-là, je méditais plus profondément que d’habitude car je me sentais un peu découragée ; il me fallait trouver des ressources en moi-même. J’ai commencé à sentir un parfum de violettes, mais sentir des parfums éthériques est habituel chez moi donc je n’y ai pas porté une attention particulière, et j’ai continué à méditer.

Soudainement, alors que les tout premiers rayons de soleil apparaissaient, j’ai vu, dans la pièce, à trois mètres de moi, le visage transfiguré de M. Benjamin Creme, souriant avec bonté, dans une gloire de lumière or impressionnante. Je tiens à préciser que ce n’était pas une « vision » mais une « apparition sacrée » en trois dimensions, sur le plan physique. Son visage était empreint de bonté ; il en émanait ce que j’ai perçu être de la bienveillance. Au même moment j’ai entendu, silencieusement : « Je n’ai pas disparu, je suis là », en même temps que j’étais investie par une énergie comparable à celle que nous ressentions à la Conférence européenne de méditation de transmission (aux Pays Bas), du vivant de M. Creme, et que nous étions tous concentrés. Entre-temps le parfum de violettes avait imprégné la pièce. Je ne pouvais pas bouger, investie par ces énergies à la fois douces, fortes et agréables. Les larmes me sont montées aux yeux, mais ce n’était pas des pleurs.

Je ne saurais dire combien de temps cet événement a duré ; M. Creme disparut, me laissant profondément impressionnée, et avec beaucoup de questions.

Le matin suivant, j’ai de nouveau senti le parfum de violettes, peut-être parce que j’étais stressée, devant, ce matin-là, subir un examen médical désagréable. Et maintenant, durant ces méditations matinales, je reçois des réponses claires à des questions que je me suis posées toute ma vie.

Je me sens très humble, et éminemment reconnaissante à M. Creme de m’avoir fait la grâce de cette apparition sacrée ; je suis tellement surprise parce qu’il ne m’a pas semblé que je l’avais particulièrement méritée.

Nom non communiqué, France

Remise sur la bonne route [sommaire]

En février 2016, mon frère est mort de façon tragique et lors de ses funérailles, nous étions tous très tristes et encore sous le choc. Dans l’après-midi, après une cérémonie intense avec les musiciens de son groupe jouant au cimetière et un déjeuner offert à nos invités, je conduisis mon fils à la gare à une heure de route et j’étais déjà épuisée.

Durant le trajet de retour, j’avais du mal à rester éveillée et je me suis soudain perdue. A une station-service, je demandai mon chemin. Il faisait nuit et je m’éloignai de plus en plus de la bonne direction – il n’y avait pas d’éclairage public et personne pour me renseigner !

Après avoir roulé une heure de plus dans la mauvaise direction, je me sentis complètement effondrée et perdue. Pas de signal sur mon téléphone portable. Je me garai au bord de la route, en pleurs. C’en était trop et intérieurement j’invoquai les Maîtres : « A présent, j’ai vraiment besoin d’aide ! »

Levant les yeux, je vis une étoile devenir de plus en plus grosse puis soudain disparaître. Je pensai que ce n’était peut-être que le fruit mon imagination, en raison de la fatigue. Puis l’étoile en expansion est apparue trois fois. Stupéfaite, je la remerciai et lui demandai de l’aide pour retrouver mon chemin.

A ce moment-là, une voiture s’arrêta à côté de moi. Par la vitre, une dame me déclara : « Je vous ai vu à la station-service (il y a environ 20 minutes) et vous aviez l’air si fatiguée et désespérée que je vous ai suivie ! » Super ! Et elle me demanda de la suivre jusqu’à la route principale – après avoir roulé 10 mn, elle me dit au revoir. Je suis rentrée heureuse et très reconnaissante.

D. M., Regensburg, Allemagne

Joie de vivre ! [sommaire]

En septembre 2004, par un matin gris et pluvieux, alors que je me rendais au séminaire européen de méditation de transmission de Kerkrade (Pays-Bas), j’attendais à la gare centrale de Düsseldorf, lorsque je vis arriver deux jeunes femmes de type africain, avec un je-ne-sais-quoi d’asiatique, dont la présence balaya la grisaille ambiante. Elles étaient très belles et semblaient être sœurs. L’aînée était une dame calme et discrète, portant un long manteau sombre et des bottes élégantes. La plus jeune était à couper le souffle : elle semblait avoir environ 18 ans, et était pleine de joie et d’énergie. Elle portait une mini-jupe et une veste en jean moulante, une tenue qui révélait qu’elle était sûre de son apparence car elle était plutôt rondelette. Elle était en totale harmonie avec elle-même. Elle dansait en riant comme une enfant, lançant des regards, sautillant et bondissant devant sa sœur (qui souriait). Néanmoins, son comportement n’était pas du tout exagéré ; il était joyeux et agréable et je remarquai que les voyageurs qui, auparavant, avaient l’air plus ou moins apathiques se mettaient à sourire.

H. D, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « grande sœur » était Maitreya et la « petite sœur » le Maître Jésus.

En harmonie [sommaire]

Un dimanche soir, dans le métro de Hambourg, alors que je rentrais chez moi, deux belles Africaines vinrent s’asseoir près de moi. Encore une fois, il s’agissait de deux femmes remarquables, beaucoup plus rayonnantes que les autres passagers. Toutes deux étaient en pleine harmonie avec elles-mêmes, portant dignement leur robe traditionnelle. Les robes étaient tissées à la main et cousues avec des points irréguliers. Mais elles avaient vraiment l’air de reines déguisées pour une occasion particulière, décorées de bijoux, de sacs plastiques dorés, de chaussures roses avec des perles et les cheveux tressés.

La plus jeune en face de moi semblait être une personne chaleureuse et épanouie. La plus âgée était assise à côté de moi et je l’observai de profil vu qu’elle ne me regardait pas. C’était une très grande dame et elle rayonnait de majesté. Elles étaient toutes les deux fascinantes ! Elles ne s’adressaient pas à moi et parlaient dans une langue étrangère de manière vivante. N’ai-je rencontré que pas hasard ces femmes noires remarquables ou s’agissait-il de « personnes spéciales » ?

H. D, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « grande dame » plus âgée était Maitreya, et la « jeune » était le Maître Jésus.

Un ami dans le besoin [sommaire]

Lors d’un des premiers jours chauds du début du printemps 2000, j’ouvris la porte pour aller travailler dans le jardin et vis passer un grand Noir. Il avait la trentaine et portait un pull jaune en laine d’agneau mais pas de veste, ce qui était étonnant pour la saison. C’était un bel homme, avec une attitude réservée et digne, mais avec un regard ordinaire, juste un homme normal.

Il m’a demandé en anglais (ce qui est inhabituel ici) si je pouvais l’aider. Il m’a dit qu’il voulait rendre visite à un ami qui habitait tout près. Mais sa voiture était accidentée, son ami n’était pas chez lui et il n’avait plus d’argent pour rentrer chez lui en train avec ses enfants et sa femme. Pendant qu’il me parlait, nous déambulions dans l’allée. Au début, je pensai qu’il me conduirait à sa famille. Mais ensuite, il se dirigea de nouveau vers notre maison. J’entrai pour lui donner de l’argent. Il me promit de me rembourser, mais je refusai. Il me remercia en me mettant la main sur le bras un court instant. Il m’affirma que je pourrais le trouver à Buxtehude (une petite ville non loin de Hambourg), où il travaille à « Madonna ». Puis il repartit dans la bonne direction, mais à travers des jardins privés. Plus tard je questionnai les renseignements touristiques de Buxtehude, mais on me répondit qu’il n’y avait ni restaurant, ni bar, ni magasin, ni rien répondant au nom de « Madonna ».

H. D, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « grand Noir » était Maitreya.

Le temps de la discussion [sommaire]

En juillet 2003, notre groupe de Hambourg a tenu un stand dans un salon écologique à Hambourg-Barmbek. Habituellement, nous préparons soigneusement et créons pour chaque salon un nouveau décor qui s’inscrit dans une tendance ou qui fait référence à un aspect qui nous semble important à ce moment-là. Cette fois-ci, notre thème était Maitreya, l’instructeur mondial, et les Maîtres de Sagesse sont dans le monde. Au cours de la journée, nous constatâmes que les visiteurs ne s’intéressaient pas du tout à nous. Ils ne jetaient même pas un coup d’œil à notre stand. A ce moment-là, nous réalisâmes que nous n’avions pas assez bien préparé ce salon ; nous aurions dû plutôt évoquer les priorités de Maitreya dans le domaine écologique.

Néanmoins, dans l’après-midi, un homme très jeune s’est présenté, petit, avec de longues boucles brunes et une apparence soignée. Il entama une discussion très intéressante qui dura une heure et demie. Son argumentation était très logique : citant le Coran, il déclara que tout ce qui était important avait été révélé dans les livres saints il y a longtemps et qu’il ne voyait donc aucune nécessité pour l’un des Maîtres ou Maitreya de se manifester. Nous avons fait de notre mieux, en nous lançant avec enthousiasme dans cette bataille ardente, mais nous étions totalement désarmés devant son argumentation logique et son intelligence. Il semblait apprécier le dialogue et n’utilisa pas sa supériorité intellectuelle de façon désagréable. Au contraire, il restait calme, nous laissait de la latitude pour répondre et se montra très poli et patient. Mais dès que nous pensions avoir fait une bonne remarque, il avait un argument logique surprenant pour la mettre à mal, citant souvent le Coran.

Bien qu’originaire du Portugal, son allemand était impeccable. Il parla de sa mère, qui était chrétienne. Pour elle, ce n’était pas la religion qui était importante, mais l’idée de l’amour entre les hommes, déclara-t-il.

Avant qu’il ne parte, je lui ai donné le livret Enseignements de la Sagesse éternelle qu’il a accepté avec plaisir. Il affirma que le fait que nous ayons pris du temps pour cette discussion signifiait que nous lui témoignions de l’amour. Puis sans aller voir les autres stands, il partit.

H. D., Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était le Maître Jésus.

Rétrospective [sommaire]

C’est ainsi que ma compagne Noëlle et moi nous nous mîmes en route pour Annaya entre le 28 septembre et le 5 octobre 2004.

Le 2 octobre, après nous être rendus à l’ermitage de saint Charbel et y avoir médité, nous marchions tranquillement sur la route du monastère d’Annaya, quand une grande Mercedes noire occupée par trois moines s’arrêta sur la route à notre hauteur et le chauffeur, très souriant, nous demanda si nous voulions monter – il semblait évident que c’était « pour retourner au monastère » mais sans le préciser avec des mots. A ce moment-là, je constatai qu’il ne faudrait qu’un quart d’heure de marche pour aller au monastère et que cela ne valait pas la peine de faire une si courte distance en voiture ; ma compagne était d’avis contraire et le chauffeur insista avec un grand sourire : « Vous ne voulez vraiment pas venir avec nous ? » Alors, je répondis : « Merci beaucoup, c’est très gentil de votre part, mais nous allons continuer à pied. » Puis la voiture s’éloigna.

Au cours de la soirée, ma compagne déclara : « C’est étrange, cette grosse voiture avec trois moines qui voulaient nous ramener. » Je trouvai cela effectivement curieux, et elle suggéra que c’était peut-être Maitreya qui conduisait la voiture. Son intuition était probablement juste parce que, en me réveillant le lendemain, je me suis souvenu du visage du conducteur qui nous avait souri et qui avait exactement le même visage que Maitreya sur la photo de Nairobi.

C. S. et N. W., Lausanne, Suisse

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « conducteur » était Maitreya. Les deux autres hommes étaient le Maître Jésus et un disciple du Maître Jésus.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Aucun article pour cette rubrique

 

Dernière de couverture

La victoire est assurée [sommaire]

Extrait de l'article de Benjamin Creme (février 1984)

par Le Maître –,

 

 

« Nous sommes aujourd’hui témoins d’une polarisation qui oblige l’humanité à faire un choix. Si terribles sont les dangers du mode de vie actuel que l’esprit de l’homme se révolte et aspire à la nouveauté. Ainsi l’homme est-il amené à reconnaître la volonté de Dieu. Derrière toute chose existe un Plan incarnant cette volonté, et, qu’elle en soit consciente ou non, l’humanité est maintenant prête à mettre ce plan en pratique.De tous côtés, des hommes se regroupent pour manifester le renouveau. Inspirés par l’amour et l’esprit de nécessité, ils envisagent un monde plus simple et plus sain. Ils réalisent que du déséquilibre et des tensions actuelles peuvent naître justice et harmonie. Ils savent qu’ils sont divins et capables d’accomplir des miracles de changement. Ils prennent conscience des nécessités du moment et se consacrent au service. Ils représentent le Bien en tout lieu. »

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Aucun article pour cette rubrique

 

Questions-réponses de Benjamin Creme

Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Comment tous les enseignements pourraient-ils conduire au Messie du nouvel âge, puisque Jésus a dit que la foi en lui en tant que Dieu était la seule voie du salut ? [sommaire]

Je ne suis pas sûr que Jésus ait réellement prononcé ces paroles. Il a dit (Jean 14-6) : « Je suis le Chemin, la Vérité, et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Maitreya incarne le principe christique. Lorsqu’il adombrait le disciple Jésus – devenu à présent le Maître Jésus – ce principe christique se manifestait par l’intermédiaire de Jésus. Ainsi, lorsque Jésus a prononcé ces paroles, c’était Maitreya qui s’exprimait à travers lui.

Ce que nous appelons principe christique est une énergie d’amour et de conscience en tant que telle, qui s’éveille dans le chakra du cœur, ce centre situé du côté droit de la poitrine. Selon la Bible, « le cœur du sage est à droite ; celui de l’insensé à gauche ».

A droite de la poitrine se trouve en effet le centre du cœur spirituel. C’est le siège de l’âme dans le corps physique de l’homme – non point dans le corps physique dense, mais dans le corps physique-éthérique, qui est la partie subtile du corps physique. Le corps physique dense est la précipitation du corps éthérique. Ce dernier se place dans l’utérus avant de devenir une manifestation physique dense.

Lorsque ce que nous appelons le principe christique s’éveille, tel une petite graine de conscience, une petite flamme, dans ce chakra du côté droit de la poitrine, vous devenez un sage. Vous savez alors que le principe christique vit en vous, vous y réagissez chaque fois que vous vous y branchez. Lorsque cette énergie est éveillée en vous, vous y êtes plus sensible et agissez avec davantage de détermination.

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. » C’est-à-dire que nul ne vient au Père si le principe christique ne se manifeste pas dans le côté droit de la poitrine. Lorsque le principe christique est éveillé, vous êtes réorientés vers la vie spirituelle quel que soit votre domaine de service.

Est-ce à dire que vous embrassez alors une religion ? La voie religieuse n’est que l’une des nombreuses voies menant à Dieu. En définitive, tous ces chemins aboutissent au Dieu unique. Il n’existe qu’une seule divinité, un seul Dieu. Vous êtes cette divinité, nous sommes tous cette divinité. En réalité, rien d’autre n’existe que Dieu.

Nous pensons que le corps physique est réel. Il n’en est rien. Il n’est que relativement réel. Il sert de véhicule pour cette divinité, mais nous partageons tous cette divinité. Il n’y a qu’une divinité. Voilà pourquoi Maitreya dit : « N’essayez pas de m’adorer. M’adorez, c’est vous dévaloriser. Cela, je ne le veux pas. Je veux que vous soyez mes égaux. Vous êtes une étincelle de l’Etre suprême. Ne pensez pas que vous m’êtes inférieurs. »

Il n’y a qu’une seule réalité : celle de la divinité. La seule différence entre nous et les Maîtres est que ces derniers ont la capacité de démontrer cette divinité. Nous parcourons tous le processus d’évolution par lequel le divin parvient de plus en plus à s’exprimer à travers le corps physique. Toute vie évolue. Nous progressons sans cesse, même s’il nous arrive de résister. Chaque incarnation nous offre la possibilité de démontrer une part toujours grandissante de cette divinité jusqu’à ce que nous atteignions ce que Maitreya appelle la réalisation du Soi.

Maitreya a dit : « Je ne suis pas venu fonder une nouvelle religion », mais pour vous aider à poursuivre votre évolution dans le cadre de votre tradition, quelle qu’elle soit. Si vous êtes chrétien, soyez le meilleur des chrétiens, et si vous êtes hindou, soyez le meilleur des hindous, et ainsi de suite. « Je suis venu enseigner à l’humanité l’art de la réalisation du Soi. » Telle est notre raison d’être : parvenir à la réalisation de Soi – c’est-à-dire de Dieu. Il souligne : « Seul le Soi importe. »

« Nul ne vient au Père que par moi. » Personne ne peut réaliser sa propre divinité, parvenir à la réalisation de Soi, ou de Dieu – car c’est cela, venir au Père – sans que le principe christique ne soit éveillé dans le cœur spirituel de l’homme.

Cela est représenté dans les peintures du début de la Renaissance par une colombe qui descend dans une sorte de lumière dorée sur la tête de Jésus lors du Baptême. Tel est le principe christique. C’est la conscience de Maitreya qui, à partir de cet instant, a œuvré par Jésus. Si ce principe se trouve un tant soit peu éveillé en nous, il peut être intensifié par Maitreya ou notre Maître personnel.

C’est par votre service, par votre méditation, et avant tout par votre service de l’humanité, que s’effectuent l’éveil et la potentialisation du principe christique. A son tour, cela vous conduit à prendre conscience de qui vous êtes. « Nul ne vient au Père », nul ne peut réaliser sa divinité si le principe christique ne s’est pas d’abord éveillé dans son cœur. S’il en était autrement, les chrétiens seraient les seuls à pouvoir connaître Dieu. Rien n’est plus loin de la réalité. Seraient exclus les hindous, les bouddhistes, les agnostiques, les juifs, les musulmans, et j’en passe. Quelle arrogance ! C’est une interprétation totalement erronée des paroles de Jésus.

Lorsque Jésus a dit : « Nul ne vient au Père que par moi », il ne voulait pas dire : pour croire en moi, il faut croire que je suis le seul Fils de Dieu. Quand vous verrez le Maître Jésus, vous pourrez lui demander : « Etes-vous le seul et unique Fils de Dieu ? » Il répondra : « Ne soyez pas stupide !  Comment pourrais-je être le seul ? Chaque homme et femme dans ce monde est Fils de Dieu. Dans le cosmos tout entier, personne ne peut être le seul et unique Fils de Dieu ! »

L’eau de San Antonio, au Texas, qui a été spécialement énergétisée par Maitreya, a-t-elle été découverte ? [sommaire]

Non. Personne ne s’est encore mis à sa recherche. Elle sera découverte quand Maitreya jugera le moment venu.

Pourriez-vous nous expliquer votre toile « Antahkarana » ? [sommaire]

Lorsque le disciple médite scientifiquement, il crée une colonne de lumière qui part de son cerveau et monte vers son âme. Dans le même temps, l’âme envoie vers le cerveau une colonne de lumière d’une nature similaire, mais plus intense. Le but fondamental de la méditation est de permettre au méditant d’entrer en contact avec son âme.
Pour la plupart des gens, l’âme n’est qu’une idée : certains y croient, d’autres pas. Quant à l’homme et la femme avancés, non seulement ils croient en l’âme, mais ils la considèrent comme leur Soi, leur vrai Soi qui ne cesse de revenir en incarnation. C’est pourquoi dès qu’une personne commence à pratiquer la méditation, elle finira inévitablement par entrer en contact avec son âme, puis par renforcer de plus en plus son alignement avec elle. Cet alignement se fait par la création de l’antahkarana, ce qui est représenté sur cette toile. La forme jaune vif, en haut du tableau, représente l’âme, et la forme plus foncée, en bas, représente la personnalité. L’antahkarana est la colonne de lumière. Entre la personnalité, avec son cerveau, et l’âme, cette colonne de lumière – l’antahkarana – se construit par la méditation.