Partage international no 190 – juin 2004
L’ancien président américain Jimmy Carter, Prix Nobel de la Paix 2002, a vigoureusement reproché à George Bush et à Tony Blair d’avoir menti sur les raisons de leur guerre contre Saddam. Pour lui, T. Blair, qui avait une vue plus juste de la situation, s’est laissé influencer par le désir de G. Bush de finir une guerre que son père avait commencée.
Tout ce que l’on disait sur l’existence d’ADM reposait sur des renseignements fragiles. « Il n’y avait à ce moment, a-t-il déclaré, aucune raison de s’engager dans un conflit avec l’Irak. Cette guerre était fondée sur des mensonges et des erreurs d’interprétations, tant de Londres que de Washington, visant à faire croire que Saddam était responsable de l’attentat du 11 septembre et disposait d’ADM. Et il est plus que probable, à mon avis, que le président Bush et le premier ministre T. Blair connaissaient la faiblesse des renseignements sur lesquels ils fondaient la plupart de leurs déclarations […], et qu’ayant décidé la guerre, ils voulaient la justifier à tout prix. »
C’est Washington qui a donné l’impulsion initiale à ce processus qui devait conduire à l’invasion : nombre des principaux conseillers du président Bush père avaient depuis longtemps fait part de leur désir de renverser Saddam par la force. « Je pense que Bush junior se sentait poussé à finir une guerre que son père avait commencée. Je crois que c’est cette attitude du président qui a prévalu sur l’évaluation plus juste de la situation que faisait Tony Blair, et que ce dernier s’est transformé en soutien enthousiaste de la politique de G. Bush. »
Irak
Sources : The Independent, G.-B.
Thématiques : politique
Rubrique : Les mensonges dévoilés (Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.)
