Partage international no 173 – février 2003
Cher Monsieur,
En mars 2002, notre groupe effectuait les derniers préparatifs pour notre stand au salon ésotérique de Hambourg. Il ne nous restait plus qu’une semaine, mais encore beaucoup à faire. Ayant été souffrante, je me sentais épuisée et dépourvue d’énergie et d’intérêt pour quoi que ce soit, et j’étais décidée à éviter toute fatigue inutile.
Le vendredi matin, je me rendis avec ma fille dans un atelier de photocopie pour faire faire une reproduction grand format de la main de Maitreya et plusieurs reproductions de cercles de lumière. Je faisais la queue lorsque mon attention fut attirée par deux personnes qui venaient d’entrer : Une jeune femme rayonnante et débordante d’énergie, aux cheveux longs bruns légèrement bouclés lui arrivant à la taille et aux grands yeux verts fortement soulignés de mascara vert, et derrière elle un jeune homme qui ressemblait un peu au chanteur allemand Heino (que d’ailleurs je n’aime pas particulièrement) : des cheveux très blonds, la peau brune, une veste de cuir noir et des lunettes de soleil noires (ce que je déteste, surtout à l’intérieur). La femme prit place à ma gauche dans la queue et l’homme à ma droite. Elle se tourna immédiatement vers moi et entama la conversation. Elle devait donner une conférence le soir même à l’Université, à l’occasion de la Journée des femmes, et avait besoin de reproductions supplémentaires. Elle aimait avoir l’occasion de parler à des enfants et nous évoquâmes bientôt la nécessité de changer l’éducation, de libérer les enfants du conditionnement auquel ils sont soumis. Nous avons également parlé de l’importance du rôle de la mère dans la famille et de la nécessité de créer des structures nouvelles et meilleures dans le monde. Elle débordait d’enthousiasme, d’énergie et de joie. J’étais fascinée.
Mais il y eut un malentendu entre nous : je voulais manifester mon accord avec elle sur le fait qu’il est parfois nécessaire de parler un autre langage aux enfants, d’employer d’autres mots, de faire des descriptions plus précises que pour les adultes. Et je dis ceci : « Il est parfois difficile de trouver les mots justes. » Enseignante depuis 25 ans, je le sais par expérience. Se tournant aussitôt vers moi, elle m’interrompit et, en me regardant droit dans les yeux sans le moindre sourire, elle déclara : « Non, rien n’est difficile ! C’est un honneur d’accomplir ce travail. »
J’essayai de lui expliquer qu’elle m’avait mal comprise, mais elle m’arrêta d’un geste et ajouta : « Cela n’a absolument rien de difficile, ni de stressant, c’est merveilleux – merveilleux d’avoir la chance de pouvoir enseigner, et aussi de participer à des salons et de faire tout ce que vous faites actuellement. Je le sais car je l’ai fait. C’est un honneur de travailler pour les temps nouveaux. »
Je ne lui avais pas dit auparavant quelle était ma profession et j’étais à peu près certaine de ne pas lui avoir parlé du salon. Notre conversation fut soudain interrompue par l’employé chargé d’agrandir la photo de la main de Maitreya au format A2. Il brandissait la photo en demandant si c’était bien ce que je voulais. Tout le monde, dans la longue file d’attente, regarda la main et cessa de parler. Pour ma part, je ressentis très fortement l’énergie qui s’en dégageait. Le jeune homme aux lunettes noires me tapa alors sur l’épaule et me demanda d’une voix étouffée : « Est-ce sa main ? » – « Oui », répondis-je rapidement. Sa question me surprit car en Allemagne du Nord les sujets religieux ne sont pas abordés de manière courante et je n’avais jamais entendu quelqu’un s’exprimer de façon si familière en parlant du Christ. Je lui demandai s’il avait déjà entendu parler de cette photo ou de la Réapparition. Il ôta ses lunettes. Il avait lui aussi des yeux verts et un air intelligent et sympathique. Il répondit : « Non, mais quand j’ai vu cette main, j’ai pensé que ce devait être la sienne. »
Ma fille revint et nous sortîmes aussitôt. Dans les heures qui suivirent, ce fut tout d’abord le jeune homme qui me sembla inhabituel, mais par la suite les paroles de la jeune femme ne cessèrent de me revenir à l’esprit. Même si elle s’était méprise sur le sens de mes paroles, sa manière de réagir m’avait apporté exactement ce dont j’avais besoin à ce moment-là. Et le résultat fut excellent !
Dans la soirée nous avions une rencontre de groupe et je racontai cet incident aux autres. Il ne fait aucun doute que cela nous donna une énergie débordante. Nous nous demandâmes si ces deux personnes étaient des êtres exceptionnels, ou non. Nous eûmes d’excellentes idées sur la manière de disposer notre stand, et il semble que nous ayons été « le centre d’intérêt » du salon, tant nos visiteurs furent nombreux – et bien sûr, « ce fut un honneur pour nous d’avoir l’opportunité de travailler pour les temps nouveaux ! »
Cette rencontre à l’atelier de photocopie avait-elle quelque chose d’exceptionnel ?
H. D., Hambourg, Allemagne
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et la femme le Maître Jésus.]
Allemagne
Thématiques : éducation
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
