Partage international no 445 – septembre 2025
par Corné Quartel
Pour les lecteurs familiarisés avec les Enseignements de la Sagesse éternelle, Vérités cachées – connaissances interdites1 sonnera comme une évidence. Le Dr Steven Greer est largement considéré comme la principale autorité mondiale en matière d’ovnis et d’intelligence extraterrestre (ET). Il est surtout connu comme le fondateur du Disclosure Project (projet Divulgation). Sa capacité à faire le lien entre le spirituel et les jeux de pouvoir politiques d’une part, entre les vérités transcendantales et les mesures nécessaires pour détourner la Terre de sa funeste trajectoire de l’autre, est vraiment remarquable. Il peut aussi bien enseigner la nature de l’esprit, de la conscience et de la méditation, dialoguer avec des chefs d’Etat, des militaires et des services de renseignement, faire face à toutes sortes de malveillances, et, en parallèle, élever une famille tout en travaillant comme médecin-chef dans l’environnement stressant d’un service d’urgence. Selon les mots de l’astronaute d’Apollo le Dr Brian O’Leary dans la préface, S. Greer est un « guerrier spirituel à la vocation élevée ».
Vérités cachées – Connaissances interdites offre une vision à la fois stimulante et inspirante des raisons pour lesquelles les extraterrestres sont parmi nous, des implications de la divulgation d’informations les concernant, et de la manière dont le monde changera en mieux une fois la vérité révélée. Ce livre est aussi un appel à l’action : contribuer à démasquer un narratif officiel fallacieux, engendrant la peur, et les sombres desseins d’une élite au pouvoir illégitime et corrompue.
Ce livre est à la fois inspirant et troublant, et il n’est certainement pas destiné aux âmes sensibles. Depuis sa première publication, il y a vingt ans, on peut constater que l’intrigue s’épaissit, que les agendas cachés se déploient, et il est difficile d’échapper à un sentiment d’urgence alarmant. Comme le dit S. Greer : « La vérité vous rendra libres… mais d’abord, elle vous mettra en colère. »
Lors d’une rencontre d’une semaine dans sa maison de campagne en Virginie en 2004, S. Greer a raconté les événements marquants de sa vie. Cet ouvrage en est la transcription. Il comprend trois parties : son enfance et sa jeunesse, jusqu’en 1990 ; les années de 1990 à 2004, marquées par la création du Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence (CSETI) [Centre pour l’étude de l’intelligence extra-terrestre], du Disclosure Project [projet Divulgation] et de Space Energy Access Systems [Systèmes d’accès à l’énergie de l’espace] ; et enfin, un regard tourné vers l’avenir proche, jusqu’à l’époque où l’humanité réalisera sa glorieuse destinée – une ère appelée à durer 500 000 ans.
Plutôt qu’une recension traditionnelle, nous proposons ici au lecteur un bref synopsis du livre. Toutes les citations sont du Dr Greer, sauf mention contraire.
Les premières années
S. Greer a grandi dans une famille dysfonctionnelle et profondément perturbée. A l’âge de neuf ans, il est témoin d’une apparition d’ovni : un engin argenté, brillant, de forme ovale, avec une carrosserie uniforme sans joints, qui planait silencieusement. Cet épisode fut suivi de rêves lucides et de rencontres nocturnes avec des êtres venus d’ailleurs. Cette expérience lui apporta un sentiment de joie et de paix, et, lorsqu’il se retrouvait dans la nature, il percevait une présence ineffable, divine, au-delà de la réalité ordinaire.
Il parvint à transcender les limites de sa condition, de la pauvreté et des épreuves, et trouva en lui la force de construire une vie saine, féconde et pleine de sens, « par la grâce de Dieu et l’intervention du monde visible et invisible ». Sans amertume, il comprit que son enfance l’avait endurci, et que nous créons tous notre avenir par la force de notre volonté. « J’ai découvert que le sacré et le divin existent vraiment, et qu’ils se manifestent à travers l’amour et le pardon. »
A 17 ans, il fit une expérience de mort imminente à la suite d’une infection non soignée. Pour la première fois, il vécut « l’unité complète et parfaite, dans laquelle l’Esprit illimité et la Création ne font qu’un ». Cette expérience ouvrit un canal en lui, et dès lors, S. Greer put aisément passer du mental ordinaire – celui de la pensée consciente et linéaire – à l’esprit sans limites et à la conscience cosmique.
Il commença la méditation transcendantale le jour de son 18e anniversaire et, à la grande surprise de son instructeur, lors de leur toute première séance, Steven Greer entra directement en samadhi [un état de conscience méditative profonde]. Cette capacité à passer « de l’ordinaire au sublime » allait également faciliter son contact avec les formes de vie extraterrestres (sur le plan physique et au-delà).
Six mois plus tard, en 1973, alors qu’il était étudiant, après avoir médité dans les montagnes il rencontra un vaisseau extraterrestre identique à celui qu’il avait vu enfant, et il fut invité à y pénétrer. Il apparut clairement que lui et les visiteurs de l’espace étaient réunis à une seule fin : méditer ensemble. Il vécut alors une amplification extraordinaire de son expérience de mort imminente. Pendant qu’il se trouvait avec ces êtres dans l’espace, ils co-créèrent un protocole, une technique de méditation et de visualisation permettant aux humains de communiquer avec eux et leurs dispositifs électroniques : l’initiative CE-5 – Close Encounters of the Fifth Kind (Rencontres rapprochées du cinquième type).
« Il m’est apparu clairement que les ETs voulaient que les humains dépassent l’horizon d’une destruction mutuelle assurée et évoluent vers une civilisation pacifique, capable de coexister en harmonie avec d’autres formes de vie à travers l’espace. La Terre devait trouver des personnes prêtes à jouer le rôle d’ambassadeurs à cette fin. Je me suis donc proposé pour le faire. »
Nous sommes tous uns en esprit
« Ce fut une expérience non localisée, où le temps, l’espace et la relativité relevaient d’un domaine différent de ce qui nous semble normal. Dans cet état de conscience, le temps et l’espace sont transcendés. Cette éternité infinie est la véritable nature de l’esprit, le Soi en chacun de nous. » Ce fut une expérience d’unité, porteuse d’un message essentiel : « L’esprit conscient dont nous faisons usage couramment en état de veille est le même que celui de l’Etre divin, et de tous les êtres. »
S. Greer comprit très jeune que les problèmes du monde sont essentiellement spirituels, et qu’en conséquence, les solutions pratiques doivent également être spirituelles : « Le cœur de la compassion et le fondement de la paix se trouvent dans la réalité que nous sommes tous un. »
Selon lui, nous pouvons passer de notre mental « ordinaire », celui qui inclut la perception du temps et de l’espace, à une conscience non-linéaire et non-localisée, appelée « esprit illimité » ou « conscience illimitée ». Nous pouvons pratiquer cela dans la méditation en devenant « conscient de la conscience » ; par exemple, lorsque nous observons la respiration et que nous commençons à prendre conscience de la conscience qui l’observe. « Est-ce que cela a du sens ? » – comme S. Greer le dit souvent dans ses conférences.
Cet esprit divin est « enfoui en nous », et puisque nous faisons partie de lui – et de la création de Dieu – cela signifie par définition que nous ne sommes pas séparés de lui. Il suffit simplement de sortir de nos conditionnements et de le laisser être. « Il n’y a qu’un seul esprit conscient, et nous en sommes l’expression. Pas d’extraterrestres d’un côté et d’humains de l’autre : seulement une vie consciente, indivisible, illimitée et ininterrompue dans l’univers, dont nous faisons tous partie… L’univers entier est contenu en nous… Nous sommes un seul Etre dans de multiples corps. »
C’est à ce niveau que nous pouvons entrer en relation avec tout et toute vie, et que surgissent les capacités dites surnaturelles, ou siddhis : lévitation, télépathie, vision à distance, etc.
Evidemment, élargir sa compréhension de la réalité conduit aussi à développer des technologies qui reflètent cette expansion de conscience. C’est pourquoi les engins extraterrestres semblent défier nos lois de la physique et se déplacer à la vitesse de la lumière, voire plus vite. Selon S. Greer, ils utilisent « l’énergie du point zéro » – une forme d’énergie électromagnétique issue du champ quantique, que nos instruments actuels ne peuvent pas encore détecter, mais qui est propre, universellement disponible en abondance. Une source d’énergie que Nikola Tesla, entre autres, avait étudiée. Les ETs sont maintenant prêts à partager cette technologie, mais ils attendent que l’humanité fasse les premiers pas vers la paix et la non-violence avant de l’accueillir au sein de la communauté cosmique des civilisations avancées.
En 1974, Steven Greer commence sa formation pour devenir instructeur en méditation. Il part en Israël en 1978, y reste trois ans, travaillant au siège mondial de la religion Baha’i. De retour aux Etats-Unis, il poursuit des études de médecine, fonde une famille et co-fonde l’Institut Shambhala, avec des programmes sur la santé et la guérison holistique. Ce fut après une autre expérience profondément spirituelle à bord d’un vaisseau extraterrestre, en 1990, qu’il devint évident pour lui qu’il devait reprendre le travail de divulgation et révéler la réalité des faits pour le public et les dirigeants des nations du monde, puisque cette réalité était manifestement occultée ou déformée – mais pourquoi, et par qui ? C’est ce qui allait apparaître dans les années qui suivirent.
1990-2004, la Divulgation
S. Greer se mit à l’ouvrage et participa à quelques conférences pour présenter ses informations. Mais il découvrit rapidement que le milieu ufologique civil était largement infiltré par des individus douteux qui cherchaient soit à obtenir des renseignements, soit à diffuser de la désinformation, et que « au moins 90 % des informations et images présentées au public étaient sélectionnées pour susciter la peur ».
Lors d’une réunion en Floride, un homme impliqué depuis des années dans les questions de sécurité nationale liées à ce sujet, et qui était avocat, l’aborda et lui dit ce qu’il devait faire : « Fonde une organisation ; ferme-la hermétiquement pour qu’elle ne puisse être infiltrée – autrement dit, pas de conseil d’administration, pas d’adhésion ; évite de rester dans l’ombre et aussi vite que tu le peux, vu ce que tu vas entreprendre et le rôle qui t’incombe, lance des actions publiques. Tu dois faire savoir à des millions de personnes ce que tu fais – sinon tu ne survivras pas. » Selon S. Greer, ce fut le meilleur conseil qu’on lui ait jamais donné.
S. Greer forma des groupes CE-5, et les expéditions de méditation en plein air destinées à établir un contact pacifique prirent de l’ampleur ; le Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence (CSETI) fut créé, puis, en 1993, le Disclosure Project.
La vérité dépasse la fiction. « Même un film de science-fiction ne pourrait contenir autant d’étrangetés que celles que nous avons réellement vues et vécues lors de ces expéditions. » Ces « vrais dossiers X » sont magnifiques et décrits en détail dans le livre.
Bien sûr, S. Greer devint une cible pour ces éléments douteux, qui, découvrit-il, faisaient partie d’un groupe militaire clandestin, lequel, depuis les années 1950 et l’incident de Roswell, s’était emparé du narratif sur la relation entre les humains et les extraterrestres et l’avait détourné ; un groupe secret devenu hors de contrôle, ayant accaparé la technologie ET à des fins égoïstes et secrètes, au bénéfice d’une poignée de personnes. « Je devais être un lion à la porte du sanctuaire pour protéger ce que nous faisions des infiltrations et des tentatives de sabotage.
On me proposerait beaucoup de pouvoir et des sommes colossales, il y aurait des menaces et des attaques. Je devais être prêt à devenir le genre de guerrier que, d’une certaine manière, mon enfance et mes premières expériences à l’âge adulte m’avaient préparé à être. »

« L’étoile » de Maitreya, photographiée à proximité d’Amsterdam, le 22 janvier 2022.
A qui profite le secret ?
Steven Greer réussit à pénétrer divers cercles de pouvoir et à mettre ces informations entre leurs mains. « D’une certaine façon, je suis devenu le confident cosmique. Je pouvais m’asseoir avec l’épouse du Secrétaire général de l’Onu, un directeur de la CIA, des proches du président, ou des hauts gradés du Pentagone. »
Il y trouva beaucoup de soutien ; mais il découvrit également que la chaîne de commandement démocratiquement élue – présidents, Congrès, agences de renseignement, etc., partout dans le monde – était tenue à l’écart des cercles informés, privée d’accès aux dossiers sensibles, réduite au silence par la peur, et persuadée sous de faux prétextes de soutenir ces opérations clandestines. Ainsi le directeur de la CIA James Woolsey, favorable à la cause de S. Greer exprima sa frustration : « Comment pouvons-nous divulguer une info à laquelle nous n’avons pas accès ? »
S. Greer réalisa alors l’ampleur du défi et se rappela la mise en garde qu’Eisenhower avait donnée dans son discours d’adieu : « Prenez garde au complexe militaro-industriel et à la menace que ses excès font peser sur notre liberté et notre sécurité. » Ce qu’Eisenhower avait annoncé s’était pleinement concrétisé, atteignant un niveau de dysfonctionnement véritablement dantesque, dont S. Greer fut le témoin direct. Lorsque la cupidité des grandes entreprises s’en mêla et que les concepteurs de ces projets secrets prirent conscience de l’immense pouvoir qu’ils pouvaient tirer des technologies ET, ils échappèrent au contrôle d’Eisenhower et des autres dirigeants élus pour devenir « un groupe transnational dont les membres sont non seulement des criminels impitoyables et des meurtriers, mais agissent aussi sans aucune autorité légale », depuis l’intérieur des gouvernements, de l’industrie, des agences de renseignement, des médias et de la finance.
Quand le président Carter demanda des informations sur les ovnis au directeur de la CIA de l’époque, George Bush père, il se vit répondre sans détour : « Non, vous n’y aurez pas accès. » Quand le président Clinton demanda un rapport au Pentagone sur cette question, il essuya également un refus. De même, chaque fois que les Secrétaires généraux de l’Onu Kurt Waldheim, Boutros-Ghali ou Kofi Annan ont tenté de lancer une opération de divulgation, ils ont été menacés, intimidés ou écartés de leurs fonctions.
Le livre présente un rapport des services de renseignement où l’on apprend que Marilyn Monroe avait été enregistrée alors qu’elle préparait une conférence de presse pour révéler ce qu’elle avait appris de la bouche du président J. F. Kennedy sur la réalité occultée du phénomène ET. Le document est daté d’un jour avant qu’elle ne soit retrouvée morte dans sa baignoire.
1. Vérités cachées – Connaissances interdites, par Steven Greer (éditions Nouvelle Terre, 2008)
Auteur : Corné Quartel, artiste, designer et collaborateur de Share International basé à Amsterdam (Pays-Bas).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Compte rendu de lecture ()
