Partage international no 445 - septembre 2025

SOMMAIRE

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Articles du Maître —

L’art de la coopération [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, septembre 2000

DE PLUS EN PLUS, les hommes se rendent compte de la gravité des problèmes auxquels ils sont aujourd’hui confrontés. Sur tous les fronts – politique, économique et social – ces problèmes se multiplient, avec leur cohorte de tribulations et de déchirements. Si l’on y ajoute la dégradation de l’environnement engendrée par l’attitude arrogante de l’homme envers la nature et ses ressources, l’avenir de l’humanité paraît plus sombre encore. On prend conscience aujourd’hui que la vie humaine est en péril, et qu’il faut agir de manière radicale avant qu’il ne soit trop tard.

Que peut bien faire l’homme pour échapper au désastre ? Quelles mesures peut-il prendre, ne serait-ce que pour atténuer la menace qui pèse sur lui ? La réponse à ces questions est relativement simple mais, semble-t-il, difficile à saisir pour les hommes, prisonniers qu’ils sont du carcan de leur propre conditionnement.

Les hommes doivent se libérer du poison de la compétition en perçant à jour le mirage qu’elle constitue. Ils doivent reconnaître l’unité du genre humain et adopter la coopération pour le bien de tous. Seules la coopération et la justice sauveront les hommes d’une catastrophe dont ils seraient eux-mêmes responsables ; seules la coopération et la justice leur assureront un avenir. Dans de telles conditions, l’homme n’a guère d’autre choix que d’accepter que son salut repose sur la coopération.

Quand les hommes choisiront la coopération plutôt que la compétition, ils verront leur vie se transformer comme par enchantement. Ils seront surpris de la facilité avec laquelle les problèmes les plus tenaces trouvent une solution et s’émerveilleront de voir les actions les plus simples faire reculer les limites du possible : par la coopération, et par elle seule, les hommes apprendront le véritable art de vivre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes apprendront-ils à apprécier la beauté que seule la coopération peut apporter à leurs relations. C’est par la coopération que la nouvelle civilisation se construira, que la nouvelle science se révélera, que la nouvelle vision du monde se fera jour. Ainsi les hommes grandiront-ils ensemble dans l’exploration de leur divinité. Ainsi connaîtront-ils la joie et le bonheur de vivre en unité.

Les Maîtres, vos Frères aînés, ne sont pas des novices en matière de coopération. Dans tout ce qu’ils font, la coopération occupe une place centrale. Il ne pourrait en être autrement dans la Fraternité manifestée, où le chancre de la compétition est inconnu. Notre vœu le plus cher est que les hommes apprennent l’art de la coopération, et à cette fin nous ferons office de mentors, enseignant par l’exemple. La coopération est si libératrice qu’on peut s’étonner que les hommes aient tant tardé à en découvrir les joies.

L’ère de la compétition touche à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d’abondance, la cupidité et la séparation s’effaceront également des mémoires.

A la place de ces fléaux émergera la coopération, bénédiction qui garantira aux hommes l’accès à leur divinité essentielle. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes en viendront-ils à comprendre une autre facette de la nature de Dieu.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Septembre 2025 [sommaire]

Dans son article intitulé l’Art de la coopération, le Maître de Benjamin Creme pose la question : « Que peut bien faire l’homme pour échapper au désastre ? » Ce Maître, et également Maitreya, B. Creme et bien d’autres, comme John F. Kennedy et Jeffrey Sachs, ont donné ou continuent de donner des conseils sur la manière dont l’humanité peut se libérer de la toxicité de la compétition, qui puise son origine dans le sentiment de séparation. Alors que les gens tournés vers l’avenir font l’expérience de l’unité ou y aspirent, la majeure partie de la population mondiale s’est vu inculquer et a intériorisé exactement le contraire : non seulement nous sommes séparés mais seuls notre communauté, notre peuple, notre religion, notre couleur de peau ont de l’importance. Cette « logique » est insensée ; elle signifie que toute personne qui n’appartient pas à notre groupe doit être exterminée. Nous sommes témoins de la tentative d’anéantir « l’autre ». Le mot « extermination » a des connotations et des implications terribles. « Logiquement », cela ne s’arrêtera pas au meurtre et à l’anéantissement des Palestiniens ; quelle sera la prochaine étape ? Le peuple américain et le monde entier laisseront-ils ce génocide se poursuivre ? L’Europe restera-t-elle les bras croisés et laissera-t-elle les politiciens et les fabricants d’armes continuer à engranger des profits grâce au nettoyage ethnique ?

Ce numéro de Partage international reflète le caractère sombre de cette période de l’histoire ; nous invoquons le fantôme de JFK pour nous rappeler son grand leadership en temps de crise et ses paroles sages sur l’importance de la confiance et de la bonne volonté sur le chemin de la paix. Nous considérons que nos politiciens sont les marionnettes du complexe militaro-industriel ; nous évoquons la lutte pour la vérité et le courage extraordinaire des journalistes qui meurent pour rendre compte des faits atroces du pogrom israélien – le massacre et la famine des enfants, des personnes âgées, des handicapés – en fait de tous les Palestiniens, et de notre humanité.

Ce numéro de septembre ne se limite pas à témoigner de l’horreur de notre époque mais nous le présentons comme un appel douloureux aux cœurs et aux esprits de bonne volonté, à ceux qui pensent comme nous que « seules la coopération et la justice sauveront les hommes d’une catastrophe dont ils seraient eux-mêmes responsables ; seules la coopération et la justice leur assureront un avenir. » Avec tous ceux qui aspirent à un monde juste et sensé, nous ajoutons notre petite voix à celle des millions de personnes qui réclament, les larmes aux yeux, que l’on accepte de voir dans la coopération la clé de notre salut.

 

Point de vue

Lettre ouverte au ministre israélien des Affaires étrangères [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs,

S. E. Gideon Saar, Ministre des Affaires étrangères,
Gouvernement d’Israël, 9 août 2025

Monsieur le Ministre,

Je vous écris suite à votre discours au Conseil de sécurité des Nations unies le 5 août dernier. J’ai assisté à la séance, mais n’ai pas eu l’occasion de m’entretenir ensuite avec vous. Je souhaite vous faire part de mes réflexions au sujet de votre discours.

Dans ce discours, vous n’avez pas reconnu que la quasi-totalité du monde, où vivent de nombreux Juifs comme moi, est consternée par le comportement de votre gouvernement. Aux yeux de la plupart des gens, dont je partage l’avis, Israël se livre à des massacres et provoque la famine ; votre discours ne le laisse pas entendre. Vous n’avez pas reconnu qu’Israël a causé la mort, à ce jour, d’environ 18 500 enfants palestiniens, dont les noms ont récemment été publiés par le Washington Post. Vous avez imputé au Hamas tous les massacres de civils commis par les forces israéliennes, alors même que le monde entier regarde chaque jour des vidéos montrant les forces israéliennes qui massacrent de sang-froid des civils affamés aux abords des points de distribution de nourriture. Vous avez déploré la famine de 20 otages, mais vous n’avez pas mentionné la famine infligée par Israël à 2 millions de Palestiniens. Vous avez omis de mentionner que votre propre premier ministre a activement œuvré au fil des ans au financement du Hamas, comme l’a rapporté le Times of Israel.

Que ces omissions et ces erreurs soient dues à la mauvaise foi ou au refus de faire face à la réalité, elles ne seraient une tragédie que pour Israël si vous n’aviez pas tenté de m’impliquer, ainsi que des millions d’autres Juifs, dans les crimes contre l’humanité de votre gouvernement. Vous avez déclaré lors de la session de l’Onu qu’Israël était « l’Etat souverain du peuple juif ». C’est faux. Israël est l’état souverain de ses citoyens. Je suis juif et citoyen des Etats-Unis. Israël n’est pas mon pays et ne le sera jamais.

Les propos que vous avez tenus sur les Juifs trahissent le fossé qui nous sépare. Vous avez qualifié le judaïsme de nationalité. C’est certes le concept qu’en ont les sionistes, mais cela va à l’encontre de deux mille ans de croyance et de vie juives. C’est une idée que je rejette, ainsi que des millions d’autres Juifs. Le judaïsme, pour moi et pour d’innombrables autres personnes hors d’Israël, est une vie d’éthique, de culture, de tradition, de droit et de croyance, qui n’a rien à voir avec la nationalité. Depuis deux mille ans, les Juifs vivent partout dans le monde, dans d’innombrables nations.

Les grands sages rabbiniques du Talmud de Babylone ont d’ailleurs explicitement interdit un retour massif du peuple juif à Jérusalem, lui enjoignant de vivre dans ses propres patries d’origine (Ketubot 111a). Malheureusement, les sionistes ont mené des campagnes massives, accompagnées d’encouragements financiers et d’une stratégie d’intimidation, pour inciter les communautés juives à quitter leurs terres, leurs langues, leurs cultures locales et les relations avec leurs concitoyens, afin de les attirer en Israël. Dans mes voyages à travers le monde, j’ai visité des synagogues presque vides et des communautés juives désertées, où ne subsistaient que quelques juifs âgés qui affirmaient que leurs communautés vivaient autrefois en paix et en harmonie avec les majorités non juives. Le sionisme a affaibli, voire anéanti, d’innombrables communautés dynamiques de nos coreligionnaires à travers le monde.

La principale menace à la survie d’Israël ne vient ni des pays arabes, ni des Palestiniens, ni de l’Iran, mais de la politique du gouvernement extrémiste israélien

Il est ironique de constater que lorsque, en 1917, les sionistes ont convaincu le gouvernement britannique de promulguer la déclaration Balfour, le seul Juif du cabinet, Sir Edwin Montagu, s’y est vigoureusement opposé, affirmant qu’il était un citoyen britannique juif, et non membre d’une nation juive : « J’affirme qu’il n’existe pas de nation juive. Les membres de ma famille, par exemple, qui vivent dans ce pays depuis des générations, n’ont aucune communauté de vues ni de désirs avec une famille juive d’un autre pays, si ce n’est qu’ils professent, à des degrés divers, la même religion. »

Dans ce contexte, il convient également de rappeler que la déclaration Balfour stipule clairement et sans équivoque que « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives existantes en Palestine ». Le sionisme n’a pas rempli cette condition.

Votre gouvernement est déterminé à occuper de manière permanente toute la Palestine et s’oppose violemment et sans relâche à un Etat palestinien souverain. Le programme fondateur du Likoud en 1977 ne cache rien à ce sujet, déclarant ouvertement que « entre la mer et le Jourdain, il n’y aura que la souveraineté israélienne ». Pour y parvenir, Israël diabolise le peuple palestinien et l’écrase physiquement par la famine de masse, les meurtres, le nettoyage ethnique, les détentions administratives, la torture, les confiscations de terres et d’autres formes de répression brutale. Vous-même avez honteusement déclaré que « toutes les factions palestiniennes » soutiennent le terrorisme.

Votre homologue au Conseil de sécurité de l’Onu, l’ambassadeur palestinien Riyad Mansour, a dit exactement le contraire. Il a déclaré clairement : « La solution consiste à mettre fin à cette occupation illégale et à ce conflit désastreux ; elle consiste à réaliser l’indépendance et la souveraineté de l’Etat palestinien, et non sa destruction ; elle consiste à respecter nos droits, et non à continuer de les nier ; elle consiste à respecter le droit international, et non à le bafouer ; elle consiste à mettre en œuvre la solution à deux Etats, au lieu d’un seul Etat où vivent des Palestiniens condamnés au génocide, au nettoyage ethnique ou à l’apartheid. »

Israël s’oppose à la quasi-totalité du monde par ses efforts pour bloquer la solution à deux Etats. Cent quarante-sept pays reconnaissent déjà l’Etat de Palestine, et de nombreux autres le feront bientôt. Cent soixante-dix Etats membres de l’Onu ont récemment voté en faveur du droit du peuple palestinien à l’autodétermination politique, contre seulement six (Argentine, Israël, Micronésie, Nauru, Paraguay et Etats-Unis).

Votre présentation a totalement ignoré l’importante « Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux Etats », publiée par la communauté internationale lors de la conférence internationale au sommet sur la mise en œuvre de la solution à deux Etats, laquelle s’est tenue le 29 juillet 2025 une semaine seulement avant votre propre discours au Conseil de sécurité de l’Onu. L’Arabie saoudite et la France ont coprésidé cette conférence de haut niveau. Les nations arabes et islamiques du monde entier ont appelé à la paix et à la normalisation des relations avec Israël, et au respect par Israël du droit international en conformité avec la solution à deux Etats. Votre gouvernement rejette la paix car il recherche la domination de toute la Palestine.

Israël s’accroche par un fil très mince à sa position extrémiste, soutenue (jusqu’à présent) par les Etats-Unis mais par aucune autre grande puissance. Nous devons reconnaître également une raison importante de ce soutien des Etats-Unis : les protestants évangéliques chrétiens croient que le rassemblement des Juifs en Israël est le prélude à la damnation ou à la conversion des juifs, et à la fin du monde. Ce sont les alliés de votre gouvernement. Quant à l’opinion publique américaine dans son ensemble, 60 % des américains désapprouvent les actions d’Israël, contre seulement 32 % qui les approuvent.

Monsieur le Ministre, la répulsion mondiale que vous évoquez concerne les actions de votre gouvernement, et ne porte pas sur les Juifs. Israël est menacée de l’intérieur par le fanatisme et l’extrémisme, qui suscitent à leur tour la désapprobation mondiale des Juifs comme des non-Juifs à son égard. La principale menace à la survie d’Israël ne vient pas des pays arabes, des Palestiniens ou de l’Iran, mais de la politique du gouvernement extrémiste israélien, dirigé par Benjamin Netanyahou, Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir.

La solution à deux Etats est la voie – et la seule voie – vers la survie d’Israël. Vous pensez peut-être que les armes nucléaires et le gouvernement américain assurent votre salut, mais si Israël continue de commettre de graves injustices envers le peuple palestinien, la force brute ne mènera à rien. Les prophètes juifs ont enseigné à maintes reprises que les Etats injustes ne survivent pas longtemps.

Sincèrement vôtre,

Jeffrey D. Sachs

Source : commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Un livre du Dr Steven Greer : Vérités cachées – connaissances interdites. Il est temps que vous sachiez (1re partie) [sommaire]

par Corné Quartel,

Pour les lecteurs familiarisés avec les Enseignements de la Sagesse éternelle, Vérités cachées – connaissances interdites1 sonnera comme une évidence. Le DSteven Greer est largement considéré comme la principale autorité mondiale en matière d’ovnis et d’intelligence extraterrestre (ET). Il est surtout connu comme le fondateur du Disclosure Project (projet Divulgation). Sa capacité à faire le lien entre le spirituel et les jeux de pouvoir politiques d’une part, entre les vérités transcendantales et les mesures nécessaires pour détourner la Terre de sa funeste trajectoire de l’autre, est vraiment remarquable. Il peut aussi bien enseigner la nature de l’esprit, de la conscience et de la méditation, dialoguer avec des chefs d’Etat, des militaires et des services de renseignement, faire face à toutes sortes de malveillances, et, en parallèle, élever une famille tout en travaillant comme médecin-chef dans l’environnement stressant d’un service d’urgence. Selon les mots de l’astronaute d’Apollo le DBrian O’Leary dans la préface, S. Greer est un « guerrier spirituel à la vocation élevée ».

Vérités cachées – Connaissances interdites offre une vision à la fois stimulante et inspirante des raisons pour lesquelles les extraterrestres sont parmi nous, des implications de la divulgation d’informations les concernant, et de la manière dont le monde changera en mieux une fois la vérité révélée. Ce livre est aussi un appel à l’action : contribuer à démasquer un narratif officiel fallacieux, engendrant la peur, et les sombres desseins d’une élite au pouvoir illégitime et corrompue.

Ce livre est à la fois inspirant et troublant, et il n’est certainement pas destiné aux âmes sensibles. Depuis sa première publication, il y a vingt ans, on peut constater que l’intrigue s’épaissit, que les agendas cachés se déploient, et il est difficile d’échapper à un sentiment d’urgence alarmant. Comme le dit S. Greer : « La vérité vous rendra libres… mais d’abord, elle vous mettra en colère. »

Lors d’une rencontre d’une semaine dans sa maison de campagne en Virginie en 2004, S. Greer a raconté les événements marquants de sa vie. Cet ouvrage en est la transcription. Il comprend trois parties : son enfance et sa jeunesse, jusqu’en 1990 ; les années de 1990 à 2004, marquées par la création du Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence (CSETI) [Centre pour l’étude de l’intelligence extra-terrestre], du Disclosure Project [projet Divulgation] et de Space Energy Access Systems [Systèmes d’accès à l’énergie de l’espace] ; et enfin, un regard tourné vers l’avenir proche, jusqu’à l’époque où l’humanité réalisera sa glorieuse destinée – une ère appelée à durer 500 000 ans.

Plutôt qu’une recension traditionnelle, nous proposons ici au lecteur un bref synopsis du livre. Toutes les citations sont du DGreer, sauf mention contraire.

 

Les premières années

S. Greer a grandi dans une famille dysfonctionnelle et profondément perturbée. A l’âge de neuf ans, il est témoin d’une apparition d’ovni : un engin argenté, brillant, de forme ovale, avec une carrosserie uniforme sans joints, qui planait silencieusement. Cet épisode fut suivi de rêves lucides et de rencontres nocturnes avec des êtres venus d’ailleurs. Cette expérience lui apporta un sentiment de joie et de paix, et, lorsqu’il se retrouvait dans la nature, il percevait une présence ineffable, divine, au-delà de la réalité ordinaire.

Il parvint à transcender les limites de sa condition, de la pauvreté et des épreuves, et trouva en lui la force de construire une vie saine, féconde et pleine de sens, « par la grâce de Dieu et l’intervention du monde visible et invisible ». Sans amertume, il comprit que son enfance l’avait endurci, et que nous créons tous notre avenir par la force de notre volonté. « J’ai découvert que le sacré et le divin existent vraiment, et qu’ils se manifestent à travers l’amour et le pardon. »

A 17 ans, il fit une expérience de mort imminente à la suite d’une infection non soignée. Pour la première fois, il vécut « l’unité complète et parfaite, dans laquelle l’Esprit illimité et la Création ne font qu’un ». Cette expérience ouvrit un canal en lui, et dès lors, S. Greer put aisément passer du mental ordinaire – celui de la pensée consciente et linéaire – à l’esprit sans limites et à la conscience cosmique.

Il commença la méditation transcendantale le jour de son 18anniversaire et, à la grande surprise de son instructeur, lors de leur toute première séance, Steven Greer entra directement en samadhi [un état de conscience méditative profonde]. Cette capacité à passer « de l’ordinaire au sublime » allait également faciliter son contact avec les formes de vie extraterrestres (sur le plan physique et au-delà).

Six mois plus tard, en 1973, alors qu’il était étudiant, après avoir médité dans les montagnes il rencontra un vaisseau extraterrestre identique à celui qu’il avait vu enfant, et il fut invité à y pénétrer. Il apparut clairement que lui et les visiteurs de l’espace étaient réunis à une seule fin : méditer ensemble. Il vécut alors une amplification extraordinaire de son expérience de mort imminente. Pendant qu’il se trouvait avec ces êtres dans l’espace, ils co-créèrent un protocole, une technique de méditation et de visualisation permettant aux humains de communiquer avec eux et leurs dispositifs électroniques : l’initiative CE-5 – Close Encounters of the Fifth Kind (Rencontres rapprochées du cinquième type).

« Il m’est apparu clairement que les ETs voulaient que les humains dépassent l’horizon d’une destruction mutuelle assurée et évoluent vers une civilisation pacifique, capable de coexister en harmonie avec d’autres formes de vie à travers l’espace. La Terre devait trouver des personnes prêtes à jouer le rôle d’ambassadeurs à cette fin. Je me suis donc proposé pour le faire. »

 

Nous sommes tous uns en esprit

« Ce fut une expérience non localisée, où le temps, l’espace et la relativité relevaient d’un domaine différent de ce qui nous semble normal. Dans cet état de conscience, le temps et l’espace sont transcendés. Cette éternité infinie est la véritable nature de l’esprit, le Soi en chacun de nous. » Ce fut une expérience d’unité, porteuse d’un message essentiel : « L’esprit conscient dont nous faisons usage couramment en état de veille est le même que celui de l’Etre divin, et de tous les êtres. »

S. Greer comprit très jeune que les problèmes du monde sont essentiellement spirituels, et qu’en conséquence, les solutions pratiques doivent également être spirituelles : « Le cœur de la compassion et le fondement de la paix se trouvent dans la réalité que nous sommes tous un. »

Selon lui, nous pouvons passer de notre mental « ordinaire », celui qui inclut la perception du temps et de l’espace, à une conscience non-linéaire et non-localisée, appelée « esprit illimité » ou « conscience illimitée ». Nous pouvons pratiquer cela dans la méditation en devenant « conscient de la conscience » ; par exemple, lorsque nous observons la respiration et que nous commençons à prendre conscience de la conscience qui l’observe. « Est-ce que cela a du sens ? » – comme S. Greer le dit souvent dans ses conférences.

Cet esprit divin est « enfoui en nous », et puisque nous faisons partie de lui – et de la création de Dieu – cela signifie par définition que nous ne sommes pas séparés de lui. Il suffit simplement de sortir de nos conditionnements et de le laisser être. « Il n’y a qu’un seul esprit conscient, et nous en sommes l’expression. Pas d’extraterrestres d’un côté et d’humains de l’autre : seulement une vie consciente, indivisible, illimitée et ininterrompue dans l’univers, dont nous faisons tous partie… L’univers entier est contenu en nous… Nous sommes un seul Etre dans de multiples corps. »

C’est à ce niveau que nous pouvons entrer en relation avec tout et toute vie, et que surgissent les capacités dites surnaturelles, ou siddhis : lévitation, télépathie, vision à distance, etc.

Evidemment, élargir sa compréhension de la réalité conduit aussi à développer des technologies qui reflètent cette expansion de conscience. C’est pourquoi les engins extraterrestres semblent défier nos lois de la physique et se déplacer à la vitesse de la lumière, voire plus vite. Selon S. Greer, ils utilisent « l’énergie du point zéro » – une forme d’énergie électromagnétique issue du champ quantique, que nos instruments actuels ne peuvent pas encore détecter, mais qui est propre, universellement disponible en abondance. Une source d’énergie que Nikola Tesla, entre autres, avait étudiée. Les ETs sont maintenant prêts à partager cette technologie, mais ils attendent que l’humanité fasse les premiers pas vers la paix et la non-violence avant de l’accueillir au sein de la communauté cosmique des civilisations avancées.

En 1974, Steven Greer commence sa formation pour devenir instructeur en méditation. Il part en Israël en 1978, y reste trois ans, travaillant au siège mondial de la religion Baha’i. De retour aux Etats-Unis, il poursuit des études de médecine, fonde une famille et co-fonde l’Institut Shambhala, avec des programmes sur la santé et la guérison holistique. Ce fut après une autre expérience profondément spirituelle à bord d’un vaisseau extraterrestre, en 1990, qu’il devint évident pour lui qu’il devait reprendre le travail de divulgation et révéler la réalité des faits pour le public et les dirigeants des nations du monde, puisque cette réalité était manifestement occultée ou déformée – mais pourquoi, et par qui ? C’est ce qui allait apparaître dans les années qui suivirent.

 

1990-2004, la Divulgation

S. Greer se mit à l’ouvrage et participa à quelques conférences pour présenter ses informations. Mais il découvrit rapidement que le milieu ufologique civil était largement infiltré par des individus douteux qui cherchaient soit à obtenir des renseignements, soit à diffuser de la désinformation, et que « au moins 90 % des informations et images présentées au public étaient sélectionnées pour susciter la peur ».

Lors d’une réunion en Floride, un homme impliqué depuis des années dans les questions de sécurité nationale liées à ce sujet, et qui était avocat, l’aborda et lui dit ce qu’il devait faire : « Fonde une organisation ; ferme-la hermétiquement pour qu’elle ne puisse être infiltrée – autrement dit, pas de conseil d’administration, pas d’adhésion ; évite de rester dans l’ombre et aussi vite que tu le peux, vu ce que tu vas entreprendre et le rôle qui t’incombe, lance des actions publiques. Tu dois faire savoir à des millions de personnes ce que tu fais – sinon tu ne survivras pas. » Selon S. Greer, ce fut le meilleur conseil qu’on lui ait jamais donné.

S. Greer forma des groupes CE-5, et les expéditions de méditation en plein air destinées à établir un contact pacifique prirent de l’ampleur ; le Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence (CSETI) fut créé, puis, en 1993, le Disclosure Project.

La vérité dépasse la fiction. « Même un film de science-fiction ne pourrait contenir autant d’étrangetés que celles que nous avons réellement vues et vécues lors de ces expéditions. » Ces « vrais dossiers X » sont magnifiques et décrits en détail dans le livre.

Bien sûr, S. Greer devint une cible pour ces éléments douteux, qui, découvrit-il, faisaient partie d’un groupe militaire clandestin, lequel, depuis les années 1950 et l’incident de Roswell, s’était emparé du narratif sur la relation entre les humains et les extraterrestres et l’avait détourné ; un groupe secret devenu hors de contrôle, ayant accaparé la technologie ET à des fins égoïstes et secrètes, au bénéfice d’une poignée de personnes. « Je devais être un lion à la porte du sanctuaire pour protéger ce que nous faisions des infiltrations et des tentatives de sabotage.

On me proposerait beaucoup de pouvoir et des sommes colossales, il y aurait des menaces et des attaques. Je devais être prêt à devenir le genre de guerrier que, d’une certaine manière, mon enfance et mes premières expériences à l’âge adulte m’avaient préparé à être. »

Photo de Corné Quartel
« L’étoile » de Maitreya, photographiée à proximité d’Amsterdam, le 22 janvier 2022.

A qui profite le secret ?

Steven Greer réussit à pénétrer divers cercles de pouvoir et à mettre ces informations entre leurs mains. « D’une certaine façon, je suis devenu le confident cosmique. Je pouvais m’asseoir avec l’épouse du Secrétaire général de l’Onu, un directeur de la CIA, des proches du président, ou des hauts gradés du Pentagone. »

Il y trouva beaucoup de soutien ; mais il découvrit également que la chaîne de commandement démocratiquement élue – présidents, Congrès, agences de renseignement, etc., partout dans le monde – était tenue à l’écart des cercles informés, privée d’accès aux dossiers sensibles, réduite au silence par la peur, et persuadée sous de faux prétextes de soutenir ces opérations clandestines. Ainsi le directeur de la CIA James Woolsey, favorable à la cause de S. Greer exprima sa frustration : « Comment pouvons-nous divulguer une info à laquelle nous n’avons pas accès ? »

S. Greer réalisa alors l’ampleur du défi et se rappela la mise en garde qu’Eisenhower avait donnée dans son discours d’adieu : « Prenez garde au complexe militaro-industriel et à la menace que ses excès font peser sur notre liberté et notre sécurité. » Ce qu’Eisenhower avait annoncé s’était pleinement concrétisé, atteignant un niveau de dysfonctionnement véritablement dantesque, dont S. Greer fut le témoin direct. Lorsque la cupidité des grandes entreprises s’en mêla et que les concepteurs de ces projets secrets prirent conscience de l’immense pouvoir qu’ils pouvaient tirer des technologies ET, ils échappèrent au contrôle d’Eisenhower et des autres dirigeants élus pour devenir « un groupe transnational dont les membres sont non seulement des criminels impitoyables et des meurtriers, mais agissent aussi sans aucune autorité légale », depuis l’intérieur des gouvernements, de l’industrie, des agences de renseignement, des médias et de la finance.

Quand le président Carter demanda des informations sur les ovnis au directeur de la CIA de l’époque, George Bush père, il se vit répondre sans détour : « Non, vous n’y aurez pas accès. » Quand le président Clinton demanda un rapport au Pentagone sur cette question, il essuya également un refus. De même, chaque fois que les Secrétaires généraux de l’Onu Kurt Waldheim, Boutros-Ghali ou Kofi Annan ont tenté de lancer une opération de divulgation, ils ont été menacés, intimidés ou écartés de leurs fonctions.

Le livre présente un rapport des services de renseignement où l’on apprend que Marilyn Monroe avait été enregistrée alors qu’elle préparait une conférence de presse pour révéler ce qu’elle avait appris de la bouche du président J. F. Kennedy sur la réalité occultée du phénomène ET. Le document est daté d’un jour avant qu’elle ne soit retrouvée morte dans sa baignoire.

1. Vérités cachées – Connaissances interdites, par Steven Greer (éditions Nouvelle Terre, 2008)

La colère monstrueuse des armes (1re partie) [sommaire]

Comment le commerce mondial des armes ruine le monde et ce que nous pouvons faire pour y remédier

par Pauline Welch,

La colère monstrueuse des armes1 est parrainée par le Peace and Justice Project, (le Projet britannique pour la paix et la justice), une organisation britannique de gauche fondée en 2020 par l’ancien dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn. Vingt auteurs, dont J. Corbyn, ont contribué à cet ouvrage ; tous « unis par une compréhension commune que les conséquences du commerce mondial des armes sont indéfendables et que pour y mettre fin, nous devons faire connaître les racines politiques et économiques de la guerre […] Le livre illustre certaines des nombreuses façons par lesquelles les gens luttent contre le commerce des armes et la culture militariste omniprésente. Il peut nous montrer comment et où concentrer nos efforts, et nous donner de l’espoir pour la lutte pour l’avenir. » Commentaire des éditeurs R. Michie, A. Feinstein, P. Rogers2

Yanis Varoufakis, économiste et homme politique, affirme que ce livre « fournit aux lecteurs les informations dont ils ont besoin pour résister aux mensonges qui alimentent les tendances suicidaires de l’humanité. Lisez-le ! »

Il est probable que lorsque des millions de personnes à travers le monde sont descendues dans la rue en février 2003 pour protester contre la guerre en Irak et réclamer la paix, la plupart savaient sans l’ombre d’un doute qu’on nous vendait des mensonges. Cela faisait partie de notre colère, de notre rage, de notre force motrice.

Comme le rapporte ce magazine en avril 2003, Maitreya lui-même, sous les traits d’un homme afro-caribéen, a été vu et interviewé lors du rassemblement de Hyde Park pendant la manifestation qui a réuni 1,8 million de personnes à Londres le 15 février 2003, déclarant avec jubilation : « Réveillez-vous ! Réveillez-vous ! Le monde appartient à la race humaine, mon frère… Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges, les mensonges, c’est magnifique ! » Il est clair que nous ne devons pas hésiter à « dénoncer les mensonges » par tous les moyens possibles, aujourd’hui plus que jamais, alors que les conflits mondiaux prolifèrent au point d’atteindre la folie pure.

Notre problème en 2003 était que nous ne disposions pas de preuves irréfutables de la vérité avant la fin de cette guerre désastreuse et de toutes celles qu’elle a engendrées. La Colère monstrueuse des armes offre de nombreuses preuves et analyses d’experts, ainsi que des témoignages fiables provenant d’un large éventail de zones de conflit à travers le monde. Il montre comment les pouvoirs en place, font croître le produit intérieur brut (PIB) et la richesse d’une poignée d’individus sur une planète surpeuplée dont les ressources extractives s’amenuisent ; comment semer les graines du désespoir parmi le « plus grand nombre », alimentant les divisions et les guerres – autant que possible – tout en récoltant aveuglément les bénéfices d’une machine de guerre monstrueuse en plein essor et en pariant sur les résultats.

« Ce livre dénonce le marché de la mort, connu dans la bonne société sous le nom de commerce des armes. Le livre est le fruit du travail de nombreuses personnes brillantes et bien informées, qui ont consacré une grande partie de leur vie à documenter la manière dont les entreprises d’armement, avec le soutien des gouvernements, s’enrichissent et causent des souffrances dans le monde entier. Ces mêmes personnes racontent, chapitre après chapitre, comment le lobbying, la corruption et les réseaux de pouvoir soutiennent ce système meurtrier » a commenté J. Corbyn.

 

La force fait certainement loi

Les auteurs ne trouvent aucune excuse au comportement des Etats-Unis, ni d’ailleurs à celui du Royaume-Uni, avec ses prétentions irréalistes à la grandeur sur la scène mondiale, ni à celui de la France, de l’Allemagne, de l’Union européenne et de la Russie. Tous sont imprégnés des vieilles habitudes du colonialisme et de l’empire. Tous sont économiquement sclérosés par leur rôle prépondérant dans le commerce mondial des armes, les Etats-Unis étant de loin les pires. Israël, son partenaire dans une guerre criminellement irresponsable, est tout autant critiqué pour sa glorification de la guerre et des armes qu’il développe en utilisant Gaza comme terrain d’essai, puis en utilisant les vidéos dans des argumentaires de vente tape-à-l’œil– tout en ignorant commodément la nature antisémite de certains gouvernements clients.

Les Etats-Unis possèdent la plus grande armée du monde et, avec 40 % des exportations mondiales d’armes, sont sans conteste le plus grand exportateur, avec une responsabilité sans précédent quant à leurs conséquences. Dans son chapitre « Si vous avez un marteau, tout ressemble à un clou : comment les armes définissent les relations internationales », Vijay Prashad4 déclare : « Aucune autre puissance sur la planète n’a actuellement la même capacité à utiliser des systèmes d’armes pour rechercher le pouvoir, la victoire dans la guerre et la richesse. […] Comparer l’establishment militaire américain et l’industrie militaire américaine à ceux d’autres pays, ou parler de manière générale du commerce mondial des armes sans préciser le rôle des Etats-Unis, revient à occulter la véritable source des problèmes mondiaux. »

Comparaison des dépenses militaires (2022)Etats-UnisChine
Dépenses militaires1 537 Mds $292 Mds $
Dépenses militaires par habitants12.6 %0.6 %
Exportations militaires (part de marché)12.6 %4.6 %
Nombre de bases militaires à l’étranger9021

 

Ces problèmes incluent la corruption politique et commerciale visant à générer d’énormes profits pour une poignée de personnes ; les Etats agissant comme des profiteurs interétatiques par le biais d’une dette nationale impossible à rembourser, résultant d’un sentiment d’insécurité et d’un besoin d’armes ; les effets écologiques et environnementaux désastreux, et l’accélération du changement climatique. Le Pentagone est le plus grand pollueur institutionnel de la planète.

Pour le dire de manière métaphorique : les Etats-Unis ont la plus grande empreinte, même par rapport à leur bête noire actuelle, la Chine3.

Bien sûr, le commerce de la mort fonctionne dans les deux sens, même pour les Etats plus petits et moins « développés » qui importent des armes spécifiques aux besoins politiques perçus du moment, par exemple pour réprimer les troubles civils. Les petits Etats développent ensuite leurs propres versions pour les vendre aux cartels de la drogue, aux seigneurs de guerre, etc., mais jusqu’à présent, ils n’ont jamais vraiment réussi à se hisser au sommet de la concurrence internationale en matière de développement d’armes et à récolter les énormes bénéfices qu’Israël tire de son ingéniosité guerrière.

Lors d’une conférence en 2024, Andrew Feinstein a averti que le Royaume-Uni achète beaucoup plus d’équipements militaires à Israël qu’il ne lui en vend. Il soutient donc cet Etat deux fois plus, au détriment des dépenses qui pourraient être consacrées à la santé, à l’éducation, à la protection sociale, etc. pour les citoyens britanniques. Bien sûr, ce sont les Palestiniens qui paient le prix le plus élevé.

V. Prashad évoque sa rencontre avec un jeune trafiquant d’armes qui balayait allègrement tout sentiment de culpabilité, affirmant qu’il y avait des centaines d’hommes comme lui qui vendaient des armes légères, mais que l’on accordait trop peu d’attention aux plus grands producteurs de ces armes et de leurs munitions, au nombre de plus d’un millier, qui sont pour la plupart basés en Europe et aux Etats-Unis. « Vous voyez, je suis le criminel, le gangster, le misérable responsable du sang versé dans les rues. Et c’est peut-être même vrai. […] Mais je ne fabrique même pas ces armes. Je ne fais que les vendre, et cela après qu’elles aient été vendues à de nombreuses personnes auparavant. […] Ceux qui produisent ces armes et en tirent d’énormes profits ne sont pas des criminels, mais des hommes d’affaires. » C’est là que réside le problème : ce n’est que du business.

« Qui sonne le glas pour ceux qui meurent comme du bétail ? Seulement la colère monstrueuse des armes. »
Extrait de l’Hymne pour une jeunesse condamnée, écrit en 1917 par le poète de guerre britannique Wilfred Owen, mort au combat une semaine avant la fin de la Première Guerre mondiale, à l’âge de 25 ans.

Les profits priment

V. Prashad ajoute : «Le commerce des armes et le recours à celles-ci pour montrer sa puissance empoisonnent le monde. » Les éditeurs tirent un constat lugubre : « Avec plus de 2 200 milliards de dollars dépensés pour la défense en 2022, le commerce mondial des armes n’a jamais été aussi anarchique, aussi meurtrier, aussi corrompu – ni aussi rentable. Responsable en moyenne d’un demi-million de morts par an et d’environ 40 % de la corruption dans le commerce mondial, le commerce des armes compte ses profits en milliards et son coût en vies humaines. »

Les auteurs montrent comment la machine de guerre empoisonne tous les aspects de notre monde, notre humanité, notre confiance en qui nous sommes et en ce que nous pouvons être à notre meilleur. Elle est comme une hydre à plusieurs têtes qui déforme notre pensée et nos priorités ; elle alimente une culture de gagnants et de perdants ; elle divise et stigmatise ; elle appauvrit et affame ; elle alimente le machisme et la violence sexiste ; elle nourrit un sentiment de désespoir et de futilité ; elle conduit à un budget annuel de seulement 3 milliards de dollars pour l’Onu (y compris pour sa force de maintien de la paix !) et établit une définition de la sécurité qui n’a rien à voir avec la sauvegarde de la planète et tout à voir avec la peur et le mensonge.

Cela conduit à des présupposés culturels profondément ancrés selon lesquels une réponse militaire aux menaces perçues est le moyen le plus sûr d’assurer la sécurité. De même, l’opposition à ce point de vue est dénoncée comme faible, défaitiste, antipatriotique ou, en soi, comme une menace pour la sécurité. « On préfère, affirment les éditeurs, une guerre dans laquelle il est possible d’armer les deux camps, qui dure longtemps et qui n’implique pas directement les armées du pays fournissant les armes. Une impasse violente de longue durée crée un environnement très profitable. »

Cependant, des livres comme celui-ci inspirent également l’espoir et la détermination en nous révélant la vérité sur la situation désastreuse de la politique et de l’économie mondiales et sur ce que nous pouvons faire pour les changer. Comme le fait remarquer avec perspicacité Anna Stavrianakis, de Shadow World Investigations (investigations sur le monde de l’ombre) : « Malgré ces défis, il est également clair que là où le pouvoir est exercé, la résistance se manifeste. Alors que les riches et les puissants consacrent leur énergie, leurs ressources et leurs relations à la production de violence de masse, les militants de la société civile consacrent les leurs à y résister. […] Les gens ordinaires sont confrontés quotidiennement aux forces de la violence et, ce faisant, remodèlent l’ordre mondial»

Et comme l’affirme Maître Djwal Khul dans Extériorisation de la Hiérarchie : « Dans tous les pays et parmi des peuples très différents, il existe le même désir de compréhension, d’établissement de relations justes et pacifiques, et d’expression de cette bonne volonté fondamentale qui est l’une des caractéristiques humaines les plus profondes et notre héritage divin. »

La deuxième partie de cette revue examinera comment les gens se mobilisent pour les changements dont nous avons besoin, en s’appuyant sur les nombreux exemples donnés dans le livre.

1. Monstruous Anger of the gun. How the Global Arms Trade is ruining the world and what can we do about it, éditions Pluto Press (2024, non traduit)
2. Rhona Michie et Andrew Feinstein, directeurs de Shadow World Investigations (Investigations sur le monde de l’ombre), et le professeur Paul Rogers, auteur de Losing Control.Global Security in the 21st Century. (Perdre le contrôle. La sécurité mondiale au XXIs ; non traduit)
3. Antony Loewenstein, cofondateur de Declassified Australia.
4. Vijay Prashad, historien et commentateur politique indien.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

L’importance d’être conscient, éveillé et ouvert d’esprit [sommaire]

La conscience

La conscience est primordiale, non seulement dans le service, mais dans tous les gestes de la vie. En fait, à tout moment, l’éveil de la conscience est la raison d’être et le but de notre présence ici-bas. Nous sommes en incarnation pour progresser dans l’éveil de notre conscience. C’est le but de l’évolution. On ne peut pas dissocier la conscience dans le service de la conscience en général. Si notre raison d’être en incarnation est de croître en conscience, alors la conscience est forcément ce qui régit tout ce que nous faisons. [La mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme)]

La conscience est une graine qui est présente dans toute la création et dans chaque individu. Si vous permettez à l’enfant de grandir naturellement, vous permettrez également à sa conscience de se développer. L’enfant mènera une vie normale et ne deviendra pas dogmatique. Avec une conscience éveillée, vous ne vous montrez pas possessif avec les enfants, et pourtant ils se rapprochent de vous. Aujourd’hui, on voit déjà des enfants de neuf à dix ans collecter des fonds pour nourrir ceux qui ont faim. Imaginez ce qu’ils feront quand ils seront les citoyens de demain. [Enseignements de Maitreya – Les lois de la vie (Maitreya)]

La raison pour laquelle nous ne développons pas notre conscience plus rapidement est que nous ne sommes pas éveillés. La conscience est un éveil. […] Il s’agit vraiment de perfectionner et d’accroître la sensibilité de l’instrument de la prise de conscience. [La mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme)]

L’intérêt croissant pour la philosophie et les religions orientales, pour la réincarnation ou loi de renaissance, pour le pouvoir de l’esprit sur la matière, pour les plans éthériques – mis en évidence par les travaux de Wilhelm Reich et la photographie Kirlian –, pour l’homéopathie et l’acupuncture, la guérison spirituelle et la radionique, démontre que nous sommes de plus en plus conscients de l’existence de niveaux de l’être et du savoir au-dessus du corps physique et du mental concret. Tout cela fait partie du grand changement de conscience qui se produit partout ; c’est le résultat direct du sentiment que nous avons que les anciennes façons de penser et de ressentir ne nous permettent plus d’exprimer notre perception sans cesse croissante de la réalité. [La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (Benjamin Creme)]

Derrière toute l’agitation incessante de l’homme, se fait jour la conscience que tous doivent prendre part à la résolution des multiples et considérables problèmes auxquels le monde est confronté ; que la responsabilité – comme les problèmes eux-mêmes – est globale et indivisible, et que ce n’est que par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être correctement assumées et surmontées. [L’autorité de la loi (Maître –)]

Shakespeare a écrit : « Il y a une marée dans les affaires des hommes ; prise quand elle monte, elle conduit au succès. » Shakespeare était un initié. Il connaissait bien ce problème, et les réponses se trouvent partout dans son œuvre. Le but est de distinguer la fenêtre d’opportunité, d’être suffisamment adroit et bien dans le rythme de votre travail, de façon à être prêt quand elle s’ouvre. Ne pas avoir de rythme, cela revient à dormir. Si vous établissez un rythme sans jamais vous endormir (je ne parle pas de dormir dans un lit), si vous n’êtes pas mentalement endormi et gardez votre conscience éveillée en permanence, alors, quand l’opportunité se présente, vous la reconnaissez parce que votre êtes dans le rythme. Si vous n’êtes pas dans le rythme, vous pouvez la manquer. C’est là l’importance du rythme, qui n’a bien entendu rien à voir avec le temps. C’est une question de conscience, de conscience rythmique. Elle vous permettra d’établir non pas des objectifs, mais un plan d’action, et vous serez ainsi toujours prêt à agir. [La mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme)]

Nous vivons une époque historique, et, chaque jour qui passe, une conscience nouvelle apparaît davantage. Les gens parleront de plus en plus de paix et de vivre ensemble dans l’harmonie. Nous sommes à un tournant de l’histoire de l’humanité. [La mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme)]

On n’apprend que ce à quoi on prête attention. Si l’on veut véritablement apprendre, si l’on veut tirer le maximum du temps et de l’énergie que l’on consacre à un travail, il faut le faire avec une attention totale et entière, à l’exclusion de toute autre chose, et être totalement concentré sur ce que l’on est en train de faire. […] Si vous ne prêtez pas attention à ce qui vous arrive, votre conscience ne s’éveille pas. La totalité de votre vie, la totalité de votre développement est un processus par lequel vous devenez conscient de plus en plus de choses. C’est un perfectionnement progressif de l’instrument d’éveil de la conscience qu’est l’antahkarana. [La mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme)]

 

Eveil

Réveillez-vous, amis ! Réveillez-vous, serviteurs du bien ! Nous avons besoin de tous ceux qui veulent travailler à nos côtés à la transformation du monde. […]
Nous comptons sur votre coopération pour mettre en œuvre les détails du plan. Le service appelle les pionniers de la civilisation nouvelle à poser les fondations du monde meilleur de demain. Répondez à l’appel et aidez-nous à sauver le monde. Ne manquez pas l’occasion, l’heure a sonné ! [Appel au service (Maître –)]

La Terre se trouve environ à mi-chemin, au milieu de sa quatrième ronde. Arrivée à ce niveau, une planète commence à trouver sa voie, sa destinée. Ses habitants commencent à s’éveiller. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. L’humanité s’éveille d’un long sommeil pendant lequel elle a perdu contact avec la réalité, avec le dessein et le sens de la vie sur Terre. Elle s’est enfoncée dans un profond matérialisme dont elle est encore prisonnière à ce jour. Maitreya est venu pour éveiller l’humanité. [Le rassemblement des forces de lumière (Benjamin Creme)]

Comment pouvons-nous faire un meilleur usage de ces informations, et qu’est-ce que nous ne faisons pas à l’heure actuelle ?
Y penser davantage, les mettre davantage en œuvre, les prendre plus au sérieux, les étudier plus en profondeur, nous replonger plus souvent dans les livres, les relire inlassablement, écouter les cassettes. Mettre les informations en pratique. Ce que nous entendons – quand bien même il s’agirait des paroles de sagesse et des vérités les plus merveilleuses venant du Maître le plus exalté ne nous sert à rien si nous n’en faisons pas une partie intégrante de notre vie. Nous devons faire en sorte que ces informations deviennent nôtres. Elles n’ont de valeur que si elles éveillent quelque chose en nous, que si elles nous éclairent. Sinon, elles ne sont que des mots. Mais si nous répondons à ces mots, si nous les appliquons réellement dans notre vie, alors nous changeons. [La mission de Maitreya, tome II (Benjamin Creme)]

Nombreux, maintenant, sont ceux qui voient le chemin et brandissent devant les hommes la lumière de la vérité, leur apprenant à partager et à aimer, à chérir et à faire confiance. Beaucoup sont maintenant éveillés à ces divins aspects et réclament la réorganisation de votre monde. Ma Force est derrière eux. Mon Amour les inspire. Ma Volonté les guide. De cette manière, je vous conduis vers le nouveau. [message n° 137 (Maitreya)]

Pourquoi les Maîtres n’interviennent-ils pas pour empêcher les guerres ? Parce qu’ils n’en ont pas le droit, à cause de la loi du libre arbitre, sans laquelle il nous serait impossible d’évoluer et de grandir. Pour eux, cette loi est sacro-sainte. Pour évoluer, nous devons comprendre pleinement la réalité du libre arbitre et assumer la responsabilité de nos actions. […] Les gens doivent assumer la responsabilité de leurs actions personnelles ou de celles des autres. En d’autres termes, l’humanité doit s’éveiller et influencer ses gouvernements de sorte que ceux-ci fassent certaines actions et n’en fassent pas d’autres. [Partage international, novembre 2018]

Autrefois, les gens attendaient les événements et acceptaient passivement leur destin. Aujourd’hui, une conscience nouvelle anime l’esprit et le cœur des hommes et éveille leur besoin inné de justice et de liberté. Ils ne seront pas déçus. [Ils ne seront pas déçus (Maître –)]

Nous entrons dans une ère où, pour la première fois, l’humanité s’éveillera d’elle-même à sa nature divine. Je ne veux pas dire au sens mystique, mais dans un sens réel, pratique. Nous commencerons à reconnaître notre divinité et à la manifester. [Le Grand Retour (Benjamin Creme)]

 

Ouverture d’esprit

On comprend pourquoi, lorsque des individus tentent d’imposer des idéologies, ils finissent par subir un processus d’autodestruction : c’est parce que le soi est en guerre. « Les graines de la destruction se trouvent dans le conditionnement. Les graines de la paix dans le non-conditionnement. » « Soyez ce que vous êtes, c’est ainsi que vous échapperez au conditionnement, que vous aborderez tout ce qui se présente avec un esprit ouvert, que vous éviterez de tomber dans des processus destructeurs. » [Enseignements de Maitreya – Les lois de la vie (Maitreya)]

Avoir un mental ouvert ne signifie pas avoir un mental vide. Cela signifie ne pas avoir de préjugés. Chaque nouvelle idée passe à l’épreuve des conditionnements et des préjugés qui, depuis le berceau, sont construits en nous par nos parents, nos enseignants, la vie que nous menons, nos lectures et ainsi de suite. Tout cela crée dans notre mental des formes-pensées qui se cristallisent et nous empêchent alors de voir autre chose. Avoir un mental ouvert, c’est être libre. C’est avoir un mental qui n’appartient qu’à vous et qui ne contient rien qui soit susceptible de vous empêcher d’examiner objectivement une nouvelle information. […] Au niveau du mental, la notion de plaisir et de déplaisir n’existe pas. Il n’existe que ce qui est vrai. Si une chose est vraie, elle est intéressante. Même si elle ne convient pas à votre sensibilité, elle est intéressante. Elle sonne vrai parce que vous ne l’avez pas remplacée par autre chose et du même coup rejetée. Si vous êtes libre de cette façon, votre mental est ouvert et vous commencez à apprendre, à vous auto-éduquer. La vérité a son propre pouvoir, un « pouvoir d’être » que rien ne peut détruire. [Le rassemblement des forces de lumière (Benjamin Creme)]

Peu d’hommes aujourd’hui sont capables d’envisager un monde où la confiance régnerait vraiment. Rares sont ceux qui peuvent se représenter le calme et la beauté qui pourraient y régner. Laissez votre imagination concevoir un monde libéré de la peur et de la criminalité, de la compétition et de la cupidité. Ouvrez votre esprit au concept de justice et de paix universelles, de joie manifestée. Faites cela et entrevoyez un monde où la confiance intacte de l’enfant fleurit à nouveau dans l’homme libéré de la peur. Dans un tel monde, tout devient possible. L’homme est aujourd’hui au seuil de cette découverte. [Que la confiance règne (Maître –)]

 

De nos correspondants

Que faire quand ils parlent « sioniste » ? [sommaire]

par Sabina Qureshi,

Comment peut-on parler de justice pour les Palestiniens avec des gens qui défendent Israël par réflexe ?
Le 16 juin 2025, Voices From the Holy Land (VFHL, Voix de la Terre Sainte), a organisé un salon du cinéma en ligne intitulé « Que faire quand ils parlent ‘sioniste’ ? Atelier pratique. »

Les participants ont été invités à visionner quatre courts documentaires portant sur les différents facteurs qui influent sur l’impact d’une conversation comme les termes employés, la manière dont les problèmes sont présentés, les raisonnements utilisés pour justifier une position, les questions destinées à susciter la réflexion, et la création de liens par opposition à une confrontation inutile ou involontaire.

Alex McDonald est un activiste, auteur de deux ouvrages sur le langage utilisé pour soutenir le narratif israélien, How I Learned to Speak Israel : An American’s Guide to a Foreign Policy Language (Comment j’ai appris à parler « sioniste » – guide américain pour une langue de politique étrangère) et When They Speak Israel: A Guide to Clarity in Conversations about Israel (Quand ils parlent « sioniste »– guide pour clarifier les conversations portant sur Israël). Il considère comme essentiel d’aborder de tels sujets, particulièrement aux Etats-Unis, parce que les politiciens sont complices de l’occupation israélienne.

Crédit photo : Alex McDonald
Couverture du livre d’Alex McDonald : Comment j’ai appris à parler « sioniste ».

Cependant, créer les conditions propices à une conversation fertile peut se révéler ardu. Beaucoup d’entre nous se sont trouvés dans des situations où il est difficile de savoir comment parler avec quelqu’un dont les opinions sont très différentes des nôtres. Quand notre interlocuteur a énoncé des faits inexacts, peut-être avons-nous essayé de lui faire comprendre qu’il était mal informé avant de réaliser l’inanité de cette approche qui n’a fait que le renforcer dans ses convictions.

Lors de cet atelier, les intervenants ont insisté sur la nécessité de reconnaître que, plutôt que de chercher à démontrer qu’on a raison, on doit reconnaître que toute conversation s’inscrit dans un processus à long terme. Dans chacun des échanges, il est nécessaire de mettre en avant les valeurs auxquelles on croit, comme la justice et l’égalité pour tous, et de montrer en quoi ces valeurs peuvent être présentes ou absentes de la politique israélienne envers les Palestiniens.

Comme les intervenants l’ont affirmé à plusieurs reprises, le but n’est pas de convaincre nos interlocuteurs. « On ne peut pas les convaincre. Ils doivent se convaincre eux-mêmes, à leur propre rythme » affirme A. McDonald, qui a rassuré tout le monde en disant que ces conversations difficiles peuvent porter leurs fruits et également se révéler agréables, créer du lien et avoir un effet transformateur.

A. McDonald a remarqué que les conversations sur Israël et la Palestine ne peuvent amener de changement que si la personne à laquelle on parle est opposée au racisme, c’est-à-dire opposée à toute forme de discrimination ethnique ou religieuse. « Si votre interlocuteur n’est pas opposé à toute forme de racisme, il n’y a pas lieu de discuter de quoi que ce soit. »

Il a évoqué deux manières principales d’aborder une conversation. La première consiste à changer de paradigme, c’est-à-dire de mettre le récit fondateur du sionisme, celui d’une terre accordée par Dieu à un peuple choisi qui doit se défendre contre des ennemis porteurs d’une haine irrationnelle à son égard (les anti-juifs), en regard des faits incontestables de l’occupation, des réfugiés, et des camps. Le sionisme se révèle alors comme « le traitement préférentiel d’un groupe ethno-religieux aux dépens d’un autre. »

Certaines personnes ont peur d’engager une telle conversation, pensant qu’elles ne sont pas suffisamment informées, mais A. McDonald fait observer que, si l’on garde présent à l’esprit que le récit sioniste est un mirage dépourvu de sens logique, il est facile de ramener la conversation sur la question du racisme.

Le deuxième procédé qu’il a proposé consiste à prêter attention au langage utilisé pour défendre le sionisme, ce qu’il appelle le sioniste, car bien que les mots employés soient ceux de l’anglais, ils ont en fait un sens différent. Dans la conversation, il faut essayer d’en examiner le véritable sens. Il a donné les exemples suivants :

Défensif : Peut-on décrire l’accaparement des terres par la force, l’oppression de la population et la violation de ses droits comme une action défensive ? Dans le langage courant, de tels actes ne constituent pas une action défensive.

Démocratie : Un peuple sous occupation qui n’a aucun droit à l’autodétermination ne vit certainement pas en démocratie.

Retour : Quand on a le titre de propriété et les clés de son logement et que l’on veut y retourner, dans une langue normale cela signifie qu’on peut le faire. Mais en sioniste une personne dans cette situation est appelée un « infiltré ». En même temps, Israël possède une Loi de Retour qui s’applique à tous les juifs, mais beaucoup d’entre eux ne peuvent pas nommer un seul membre de leur famille qui ait jamais vécu sur le sol où il est censé pouvoir retourner.

Pour beaucoup, le voyage conversationnel hors du sionisme peut se révéler traumatisant. Les personnes en qui ils avaient confiance, leurs rabbins, ministres du culte, parents, professeurs, leur ont enseigné une histoire, mais quand elles commencent à en voir l’absurdité et à s’en éloigner, elles prennent le risque de perdre le lien avec leur famille et leurs amis.

Il est donc important, en tant qu’interlocuteur, d’aller à leur rythme et de demeurer empathique.

A. McDonald nous a ensuite donné deux importantes recommandations supplémentaires : être visible et normaliser la conversation. Il porte par exemple toujours un t-shirt en rapport avec la Palestine lorsqu’il va faire des courses, et quand on lui demande ce qu’il fait, il explique qu’il est un activiste. Lorsqu’il parle de la Palestine, il le fait sur un ton normal. Les gens voient ainsi qu’il est à l’aise avec le sujet et une porte peut s’ouvrir pour la conversation.

Il encourage tout le monde à développer des amitiés avec des personnes ayant des opinions divergentes et à pratiquer ces conversations « parce qu’elles sont comme un muscle, plus vous vous exercerez, plus vous développerez vos compétences. »

Les deux autres intervenants ont également donné des éclairages sur la manière d’engager des conversations efficaces. Miko Peled, fondateur et président de Palestinian House of Freedom (Maison de la liberté palestinienne), a partagé le paradigme qu’il place au centre des échanges : « La libération de la Palestine de la rivière à la mer et le démantèlement de l’Etat d’apartheid. C’est tout. »

Thomas Suarez, chercheur en histoire et auteur de Palestine Hijacked : How Zionism Forged an Apartheid State from River to Sea (La Palestine détournée : comment le sionisme a créé un Etat d’apartheid de la rivière à la mer), a expliqué comment il répondrait à l’affirmation que « le Hamas a commencé la guerre le 7 octobre ». Sa réponse : « Si quelqu’un cherchait à vous étrangler et que vous essayiez de vous libérer, seriez-vous celui qui a commencé ? »

M. Peled avait également une réponse à cette question : « Rien n’a commencé le 7 octobre qui n’existait auparavant, sauf que maintenant le monde y prête attention. »

Comment répondre à l’assertion « Israël a le droit de se défendre » ? Selon M. Peled, « Ils n’ont pas ce droit parce que ce sont eux les oppresseurs et les agresseurs. »

Et à propos de « il y aurait la paix si le Hamas déposait les armes et rendait les otages » ? La réponse de M. Peled : « Si Israël voulait le retour des otages, les 12 000 Palestiniens emprisonnés en Israël seraient libérés et le camp de concentration de Gaza démantelé. »

A. McDonald a ajouté qu’il peut être utile de poser des questions plutôt que de faire des déclarations, de manière à éviter de mettre son interlocuteur sur la défensive. Aussi, lorsque les gens disent par exemple « si le Hamas déposait les armes et rendait les otages, il y aurait la paix », il répond en demandant : « Alors pourquoi y a-t-il tant de violence en Cisjordanie ? Le Hamas n’a pas d’otages en Cisjordanie. C’est l’autorité palestinienne, pas le Hamas, qui contrôle la Cisjordanie et Israël y rase les villages et les camps de réfugiés. »

Comment gère-t-on ses émotions dans les conversations houleuses, par exemple quand on est frustré, passionné et/ou dépassé ? Comment rester calme ?

Le conseil de McDonald consiste à garder en mémoire que cette conversation n’est pas unique, qu’elle fait partie d’un processus de long terme. Si vous vous sentez mal à l’aise, dites « Vous savez quoi, je sens que je réagis émotionnellement, seriez-vous d’accord pour que nous reprenions cette conversation plus tard, après que j’aurai pu réfléchir à tout ça ? »

A. Peled a expliqué qu’il est primordial d’être bien informé. « Plus on est informé, plus on reste dans le sujet, et plus c’est facile. »

T. Suarez a expliqué que lorsqu’il se trouve dans une situation où ses émotions prennent le dessus, il prend de la distance mentalement. Il ne répond pas immédiatement dans les termes employés par son interlocuteur mais restructure la question et y répond dans ses propres termes.

Le salon du cinéma en ligne de VFHL propose toujours, après la discussion principale, des ateliers en petit groupe. Dans un de ces ateliers, nous avons parlé des moments inconfortables où nous ne savions pas comment répondre à notre interlocuteur. J’ai partagé une expérience que j’ai vécue où des amis se sont physiquement éloignés de mon téléphone alors que je leur montrais une vidéo de la rapporteuse spéciale des Nations unies Francesca Albanese, exhortant les pays européens à rejoindre le groupe de La Haye, une coalition de neuf pays formée pour soutenir les droits des Palestiniens et assurer le respect de la loi internationale.

Sur le moment, je ne savais pas comment répondre à leur langage corporel et je n’ai donc rien fait, mais les participants à l’atelier ont proposé des idées utiles. Une femme qui travaille comme professeur des écoles a raconté que lorsqu’elle observe le langage corporel des enfants et qu’elle ne sait pas comment l’interpréter, elle leur demande ce que cela signifie.

Un autre participant a suggéré que j’aurais pu simplement énoncer ce que j’avais observé en disant : « J’ai remarqué que vous vous êtes éloignés de mon téléphone », afin d’ouvrir un espace pour continuer la conversation.

Un autre encore a souligné l’importance de ce salon en faisant référence au livre de Howard Zinn The Twentieth Century : A People’s History (Le Vingtième siècle – histoire d’un peuple). Le livre montre que les changements sociétaux majeurs résultent de l’activisme et surviennent toujours du bas vers le haut et non pas l’inverse. Les conversations individuelles peuvent contribuer à ce travail de bas en haut.

Source : Les co-sponsors de l’événement : We are not numbers et Indiana Center for Middle-East Peace. Les enregistrements de tous les salons se trouvent sur le site de VFHL (www.voicesfromtheholyland.org). Les livres des conférenciers sont disponibles chez Middle East Books and more (www.middleeastbooks.com)

80 ans après Hiroshima, la paix est un impératif [sommaire]

par Elisa Graf,

Lors d’un événement marquant le 80anniversaire du bombardement atomique américain sur Hiroshima, qui a causé la mort de 140 000 personnes, le maire de la ville, Kazumi Matsui, a parlé avec gravité de l’état actuel du monde : « Les développements actuels ignorent de manière flagrante les leçons que la communauté internationale aurait dû tirer des tragédies de l’histoire. »

Il a exhorté les jeunes à prendre conscience des conséquences de l’acceptation de l’option nucléaire, qui pourrait mener à un avenir totalement inhumain. Malgré les crises mondiales actuelles, il nous a encouragés en déclarant : « Nous, le peuple, ne devons jamais abandonner », suggérant qu’au contraire, nous devons redoubler d’efforts pour parvenir à un consensus mondial sur la nécessité d’abolir les armes nucléaires afin de rendre possible un monde véritablement pacifique.

En cette période de troubles et de conflits mondiaux, que pouvons-nous faire, en tant que citoyens, pour aider à mettre fin à la guerre et à amener la paix dans le monde ? World Beyond War1, une organisation à but non lucratif créée en 2014, affirme que pour abolir la guerre, il faut la « retirer de la table » en tant qu’option, car, tout comme dans le cas de l’esclavage, il n’existe pas de guerre « bonne » ou nécessaire. Afin de parvenir à un consensus mondial sur cette question, le groupe et ses affiliés à travers le monde produisent du matériel éducatif, organisent des webinaires et lancent des campagnes non violentes qui contribuent à dissiper les mythes tels que « la guerre est naturelle » ou « nous avons toujours connu la guerre », en démontrant que l’abolition de la guerre est non seulement nécessaire, mais aussi réellement possible.

Crédit : Jaber Jehad BadwanCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Bombardements aériens israéliens sur la bande de Gaza.

Un récent rapport rédigé par le groupe No Basis for these Bases (Aucune raison d’être à ces bases), intitulé « les dommages causés par les bases militaires en 2025 », indique que le nombre de bases militaires utilisées par des armées étrangères est en augmentation. Sur les 1 247 bases militaires étrangères dans le monde, près de 900 sont des bases américaines situées en dehors des Etats-Unis, dans 95 pays. Le rapport souligne que les bases militaires étrangères sont un facteur majeur de conflit, car elles facilitent les actions militaires, ce qui entraîne une course aux armements et une escalade des tensions dans les régions où elles sont implantées.

Le rapport souligne également le lien étroit entre les bases militaires étrangères et le soutien apporté aux gouvernements oppressifs. De nombreuses bases sont situées dans des pays dotés de régimes autoritaires qui bénéficient du soutien militaire et financier que leur apportent ces bases. Cela peut contribuer à étouffer les mouvements démocratiques et susciter le ressentiment de la population locale, ce qui peut à son tour être source d’instabilité et de conflits futurs.

La grande disparité entre le nombre des bases américaines et celui des bases d’autres pays crée également un déséquilibre important sur le plan de la puissance. Les trois pays qui comptent le plus grand nombre de bases étrangères étant tous membres de l’OTAN, cela concentre encore davantage la puissance militaire. Cette asymétrie est un facteur clé de l’instabilité internationale et augmente le risque de conflit en créant un sentiment d’encerclement et donc de menace. L’expansion continue des bases militaires américaines en sol étranger est également une source majeure de tensions géopolitiques.

Il a également été souligné qu’il n’y a pas de débat public ni même de sondage sur cette question importante. Cela s’explique par le fait que les organes gouvernementaux, en particulier le ministère américain de la Défense, ne publient pas de listes complètes ou honnêtes de leurs bases militaires à l’étranger. Ce manque de transparence délibéré empêche le public et même les décideurs politiques de se faire une idée précise de l’ampleur et de la portée de l’empreinte militaire de leur pays à l’étranger. De plus, la création de ces bases repose sur une série d’hypothèses non vérifiées concernant leur nécessité pour la sécurité nationale : leur présence est considérée comme acquise, plutôt que d’être soumise à un débat public, que ce soit par les citoyens du pays hôte ou ceux de l’Etat occupant.

Nous pouvons agir de différentes manières pour que l’abolition de la guerre devienne une réalité. Voici quelques actions clés suggérées par World Beyond War :

  • S’éduquer soi-même et les autres: l’un des principaux obstacles est le manque de sensibilisation du public. Les citoyens peuvent commencer par lire le rapport et partager ses conclusions avec leurs amis, leur famille et leur communauté. Utiliser les réseaux sociaux, écrire des lettres à la rédaction des journaux locaux ou organiser de petits groupes de discussion peut aider à briser le silence et à faire entrer le sujet dans le débat public.
  • Participer au processus politique: contacter ses élus, des représentants locaux aux législateurs nationaux. Leur demander leur position sur les bases militaires étrangères. Exiger la transparence concernant les coûts, les risques et les accords juridiques liés à l’accueil ou à l’exploitation de ces bases. Les exhorter à soutenir une législation qui limiterait le financement de la construction et de l’expansion des bases.
  • Rejoindre ou soutenir les organisations existantes: les citoyens peuvent amplifier l’impact d’une organisation comme World Beyond War en en devenant membres, en lui adressant des dons ou en faisant du bénévolat pour elle. Ils peuvent aussi épauler d’autres groupes nationaux et locaux qui font partie du mouvement mondial visant à fermer les bases militaires. Ces organisations fournissent des ressources, coordonnent les actions et font pression sur les gouvernements.
  • Participer à des manifestations publiques: le rapport souligne le pouvoir des mouvements populaires. Les citoyens peuvent participer à des manifestations pacifiques, des veillées et des événements publics, tels que la Journée mondiale d’action pour la fermeture des bases militaires. Ces actions témoignent de l’opposition du public et attirent l’attention des médias, ce qui exerce une pression sur les décideurs politiques.
  • Contribuer à renforcer la solidarité internationale: entrer en contact avec des groupes militants dans les pays qui accueillent des bases étrangères. En manifestant sa solidarité avec les communautés locales, d’Okinawa, au Japon, à Ramstein, en Allemagne, qui sont en première ligne pour protester contre ces bases, on renforce le mouvement mondial et on met en évidence les impacts négatifs partagés au-delà des frontières.
  1. World Beyond War véhicule l’idée d’un monde qui aura dépassé la guerre.

En finir avec la guerre

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme (mars 2006)

« Quand il faudra faire le bilan de la guerre, la surprise rivalisera avec la honte face à l’immensité des pertes. Plus que toute autre activité humaine, la guerre est une grande dévoreuse de ressources et de vies. On ne compte pas, pour vaincre « l’ennemi » ; on sacrifie tout, pour parvenir à la victoire. Ainsi depuis toujours l’homme mène-t-il contre son prochain des luttes sans merci où la nécessité de se défendre ne joue parfois qu’un rôle secondaire. Le plus souvent, les hommes ont eu recours à la guerre pour étendre leur territoire, accumuler des richesses par le pillage ou, plus odieux encore, capturer des esclaves. « Butin de guerre » est l’expression désinvolte généralement utilisée pour décrire le véritable motif de la plupart des conflits. Aujourd’hui, nous sommes parvenus à une époque où l’homme doit sérieusement s’atteler à mettre fin à la guerre. Il lui faut comprendre qu’il n’est pas de problème qui ne puisse être résolu que par la guerre, ni de situation qui la rende indispensable. C’est la raison pour laquelle les nations doivent agir de concert pour en finir à jamais avec cette disposition destructive du genre humain. Si elles devaient échouer, c’est l’existence même de l’espèce humaine qui serait menacée. Pour les hommes, la paix n’a plus un caractère optionnel, car ils disposent aujourd’hui de l’arme la plus meurtrière de tous les temps qui, utilisée dans un conflit majeur, défigurerait la planète et la laisserait sans vie pour une éternité. Pourquoi donc flirter avec une telle catastrophe, un tel anéantissement ?

Source : worldbeyondwar.org ; The Guardian

La physique quantique et la conscience [sommaire]

Physique quantique, deuxième partie

par Dominique Abdelnour,

L’article précédent (Partage international, juillet/août 2025) décrivait quelques principes de la physique quantique, ainsi que l’expérience fondamentale des fentes de Young, qui révèle la nature de la matière à très petite échelle. Cet article poursuit cette exploration en relatant deux expériences qui décrivent l’intrication et la superposition quantiques, ainsi que certaines théories sur la conscience. Un troisième article évoquera quelques théories qui cherchent à unifier les différents domaines de la physique.

« N’oublions jamais, en étudiant ces principes abstraits de base, que les mots ne font qu’obscurcir le sens, ne peuvent que suggérer et non expliquer. » (Alice Bailey).

« Il y a probablement d’avantages d’attitudes possibles vis-à-vis de la mécanique quantique que de physiciens du quantique. » (Roger Penrose)

En d’autres termes, derrière le formalisme mathématique largement accepté et compatible avec les expériences, il existe une multitude d’interprétations et d’images de la réalité.

 

L’intrication, une influence à distance

Dans la Doctrine secrète, H. P. Blavatsky écrit : « L’unité et les relations mutuelles de toutes les parties du Cosmos étaient connues des Anciens […]. »

Dans l’Art de la coopération, Benjamin Creme rapporte « la déclaration la plus extraordinaire du Maître » : « La finalité sous-jacente de toute vie est la création de l’unité, qui exprime le lien étroit existant entre tous les atomes. » Dans la Mission de Maitreya, tome III, B. Creme écrit : « La distance n’existe pas davantage que le temps. Temps et distance ne sont que des expériences du mental. »

L’intrication est l’un des phénomènes très étranges observés par la physique quantique. Indéterminées avant la mesure, les propriétés des deux objets intriqués, tels le spin ou la polarisation, sont parfaitement corrélées. La valeur de l’un déterminera instantanément la valeur de l’autre, indépendamment de la distance qui les sépare lors des mesures. Les deux objets partagent une même fonction d’onde, indépendamment de la distance entre eux.

Réalisées au début des années 1980, les expériences d’Alain Aspect et de son équipe ont permis de créer des paires de photons intriqués A et B. L’expérience d’A. Aspect, menée à une distance de 12 mètres, a été suivie en 2017 par une expérience chinoise d’intrication à 1 200 km de distance à l’aide d’un satellite. En 2016, un laboratoire de Varsovie a déclaré avoir réussi à intriquer un photon avec un objet macroscopique composé de 1 000 milliards d’atomes de rubidium.

L’intrication, qui n’est plus limitée aux expériences microscopiques, contredit le principe de localité défendu par Einstein, qui pensait que l’influence entre les objets se propageait de place en place dans l’espace, à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière. On peut se questionner : est-ce que cette propriété commune intriquée existe sur les plans éthériques ou supérieurs, et existe-t-il une forme de communication instantanée à travers les plans supérieurs ?

L’intrication, qui semble à première vue être un processus très étrange et anecdotique, est actuellement utilisée dans les recherches sur les ordinateurs quantiques et la cryptographie quantique.

 

Explorer la frontière entre le classique et le quantique

A. Bailey déclare : « […] les dévas sont la vie qui produit la cohésion de la forme. [Ils] peuvent être considérés comme la vie de toutes les formes subhumaines. »

Le problème de la mesure a toujours intrigué les physiciens quantiques, car elle fait passer les particules d’un état quantique indéterminé de possibilités superposées à un état classique déterminé de réalisation, ce qu’on appelle l’effondrement de la fonction d’onde. Cela implique un changement radical dans les lois de la physique qui régissent ces deux types de phénomènes.

Pendant environ 15 ans, Serge Haroche et son équipe ont mis en place des expériences dans lesquelles des photons individuels passaient d’un état quantique à un état classique. Ils ont stocké 3 à 9 photons cohérents (capables d’interférer) dans une boîte aux parois hautement réfléchissantes, pendant une durée de 0,13 s. L’interférence signifie que les photons interagissent les uns avec les autres, dans un état quantique. Leur nombre et l’évolution de leur état ont été mesurés à l’aide d’atomes de Rydberg, qui pouvaient effectuer des mesures sans trop modifier l’état des photons. Au fil du temps, les expérimentateurs ont vu les deux pics d’interférence (illustration ci-dessous : les pics rouge et bleu au centre) disparaître progressivement. Cela a montré que le temps nécessaire à l’effondrement de la fonction d’onde était inversement proportionnel au nombre de photons dans la boîte. Ainsi, c’est l’augmentation du nombre de particules en interaction (ici les photons) qui provoque la fin de l’état quantique. Dans cette expérience, ce ne sont ni la mesure, ni la conscience de l’expérimentateur (comme certaines théories l’affirment) qui mettent fin à l’état quantique. Cependant, cela ne prouve pas que la conscience ne joue jamais aucun rôle dans l’effondrement de la fonction d’onde.

Peut-on établir une analogie entre l’effondrement de la fonction d’onde des états quantiques superposés et ce que Benjamin Creme appelle la précipitation des événements provenant des plans supérieurs ?

Dans la Mission de Maitreya, tome III, B. Creme écrit : « L’avenir ne se réalise que lorsque nous prenons des décisions. Ce que nous appelons une décision est le moment qui décide de la précipitation de l’événement. Il peut se produire beaucoup de choses, mais une seule d’entre elles va précipiter. […] Tout est là à l’état potentiel, c’est nous qui l’avons pensé. Mais seuls les événements que nous faisons arriver précipitent. »

Attribution : R. P. Rundle, P. W. Mills, Todd Tilma, J. H. Samson, and M. J. EverittCC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Les trois pics d’interférence au centre de l’illustration (les deux rouges et le bleu) caractérisent un état quantique cohérent. Leur disparition progressive indique le retour à un état plus classique, non-cohérent. Tiré de l’article « Procédure simple pour une mesure phase-espace et une validation de l’intrication », paru dans la revue scientifique Physical Review A (vol. 96), par les auteurs R. P. Rundle, P. W. Mills, Todd Tilma, J. H. Samson, and M. J. Everitt.

Biologie quantique

Les physiciens ont longtemps douté de la capacité des organismes vivants à utiliser les phénomènes quantiques, qui nécessitent des conditions draconiennes pour être détectés en laboratoire (basses températures, pureté des matériaux, isolement de l’environnement, etc.).

Aujourd’hui, de nombreuses théories ont été avancées pour relier la physique quantique aux mécanismes du vivant tels que : la sensibilité rétinienne ; la bioluminescence ; l’effet tunnel expliquant les mutations de l’ADN ; l’activité enzymatique de la photosynthèse et de la respiration cellulaire.

Par exemple, le physicien Julien Bobroff décrit comment, dans la photosynthèse des plantes, les électrons excités par un photon laissent un petit trou appelé exciton, d’une durée de vie très brève, qui vibre et se déplace. L’exciton utilise le principe de superposition quantique pour optimiser ses chances de succès, empruntant plusieurs chemins à la fois, afin d’atteindre le centre de réaction où il déclenche la réaction chimique qui produit du sucre, avant de disparaître. C’est ce qui rend la photosynthèse si efficace.

J. Bobroff décrit également comment le rouge-gorge utilise l’intrication des spins des électrons de la rétine, lorsqu’elle est frappée par des photons, pour s’orienter dans le champ magnétique terrestre. Lors d’un vol Nord-Sud, les paires de spins intriqués se mettent tête-bêche, déclenchant une réaction chimique qui stimule le nerf optique dans l’œil du rouge-gorge. « Le rouge-gorge pourrait donc voir la direction du nord magnétique. »

 

Conscience et science

A. Bailey définit la conscience comme « l’aptitude à comprendre et à percevoir à la fois. Elle concerne principalement la relation entre le Soi et le non-soi, le Connaissant et le connu, le Penseur et ce à quoi il pense. » « Un atome est donc caractérisé par : […] le développement de sa conscience, ou faculté de répondre aux événements extérieurs. » Ailleurs, A. Bailey cite H. Blavatsky : « Chaque atome de l’univers est doué de conscience. »

Dans un article paru dans Partage international, juillet/août 2024, Aart Jurriaanse écrit : « Toute matière, chaque forme physique, qu’elle soit minérale, végétale, animale ou humaine, est constituée de la substance vitale des nombreux rangs des entités déviques inférieures, et celles-ci sont maintenues ensemble par un déva de rang supérieur qui apporte à l’objet la cohérence de sa forme. Ainsi, chaque cristal, chaque goutte d’eau, et chaque plante ou animal a sa propre vie dévique contrôlante. » L’auteur Vahé Zartarian explique : « [En mécanique quantique], les phénomènes prennent une tournure indéterministe, acausale et alocale, ce qui donne à la conscience une chance d’entrer dans le domaine de la physique. »

Nous avons déjà vu dans la première partie comment les particules quantiques, les électrons et les photons manifestent une forme rudimentaire de conscience qui dépasse largement leur propre taille. De la même manière, nous pouvons considérer que la capacité des atomes à former des liaisons chimiques avec d’autres atomes découle d’une forme de conscience, qui fait la distinction entre le soi et le non-soi.

Le physicien Eugene Wigner, pensait que c’était la conscience de l’observateur qui provoquait l’effondrement de la fonction d’onde. Bien qu’ils n’aient pas accepté cette hypothèse, Roger Penrose et John C. Eccles ont cherché à intégrer la conscience humaine dans le corps physique à l’aide de la physique quantique. R. Penrose a déduit du théorème d’incomplétude de Gödel qu’un ordinateur ne peut pas « découvrir » des théorèmes mathématiques comme le font les humains. En conséquence, la conscience humaine n’est pas computationnelle, elle n’est pas calculable.

 

Conscience et physique quantique

Pour R. Penrose, à l’exception de l’effondrement de la fonction d’onde, toutes les lois de la physique sont calculables. Il en a déduit que l’influence de l’esprit sur le physique relève de l’effondrement de la fonction d’onde de la physique quantique.

Comment la physique quantique, décrite comme appartenant au domaine microscopique, peut-elle se manifester dans le domaine macroscopique ? On peut citer la cohérence quantique (capacité à vibrer de concert) des condensats de Bose-Einstein dans les phénomènes de supraconductivité et de superfluidité, ainsi que l’intrication de Varsovie, décrite ci-dessus, de 1 000 milliards d’atomes de rubidium. Selon R. Penrose, « la non-localité et la cohérence quantique suggèrent, en principe, comment de grandes portions du cerveau pourraient agir de façon cohérente. » C’est-à-dire comment un grand nombre de neurones pourraient agir de concert pour vivre comme une unité : le soi. Avec l’anesthésiste Stuart Hameroff, R. Penrose a émis l’hypothèse que cet effet quantique de la conscience se produirait dans les cytosquelettes des microtubules neuronaux. De son côté, le neurophysiologiste John C. Eccles suggère dans son livre Comment la conscience contrôle le cerveau que le moi intervient dans les microsites synaptiques du cerveau à l’aide d’un mécanisme de physique quantique. Il souligne le caractère unique du soi en tant qu’expérience consciente et déclare : « Puisque les solutions matérialistes ne parviennent pas à expliquer l’unicité dont nous avons conscience, j’en suis réduit à conclure que l’unicité de la conscience ou de l’âme provient d’une entité située à un autre niveau de réalité. »

Aujourd’hui, en essayant de comprendre les lois physiques qui régissent la conscience et la matière noire, les scientifiques pourraient trouver un lien entre ces deux mystères. Quels que soient les progrès de la science, elle devrait être guidée par les paroles de cet écrivain français du XVIsiècle, Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Source : Alain Aspect, Si Einstein avait su, éditions Odile Jacob, 2025 ; Julien Bobroff, la Quantique autrement, éditions Flammarion, 2024 ; John C. Eccles, Comment la conscience contrôle le cerveau, éditions Fayard, 1997 ; Serge Haroche, la Lumière révélée : de la lunette de Galilée à l’étrangeté quantique, éditions Odile Jacob, 2020 ; Roger Penrose : les Deux Infinis et l’esprit humain (Flammarion, 1999) ; les Ombres de l’Esprit : à la recherche d’une science de la conscience (InterEditions, 1995) ; Vahé Zartarian, Physique quantique : l’Esprit de la matière, JMG éditions, 2014.

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
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S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Les nations doivent agir pour le climat, tranche la Cour internationale de justice [sommaire]

Le 23 juillet 2025, la Cour internationale de justice (CIJ) a publié un avis très ferme stipulant que les Etats doivent protéger les populations contre la menace urgente et existentielle du changement climatique. C’est la première fois que la plus haute instance judiciaire des Nations unies intervient sur le sujet.

Ce verdict n’impose pas aux Etats d’agir, mais il influencera certainement à tenir responsables pour inaction les gouvernements et les gros pollueurs dans les tribunaux du monde entier. Les pays très vulnérables au changement climatique, frustrés du manque de progrès mondial dans la gestion du problème, savourent cette victoire.

Sans précédent, ce dossier examiné par la CIJ a été conçu en 2019 par un groupe de jeunes avocats originaires des îles du Pacifique.

Siosiua Viekune, un étudiant des Tonga, qui était à la Haye pour assister au verdict, a déclaré à BBC News : « Je n’ai pas de mots. C’est formidable. Nous sommes plein d’émotions. Nous rapportons fièrement cette victoire chez nous, dans nos communautés. »

La décision unanime mentionne que l’échec des pays à protéger le système climatique peut constituer « un acte répréhensible internationalement. » Elle précise également que la protection de l’environnement est une condition préalable pour garantir les droits humains.

Joie Chowdhury, avocate principale pour le Center for International Environmental Law (CIEL, Centre pour le droit international de l’environnement) a déclaré : « Le verdict actuel est un tournant légal décisif, qui fait autorité. La CIJ a brisé le statu quo et prononcé une affirmation historique : ceux qui souffrent des impacts de la dévastation climatique ont un droit de recours et de compensation pour dommage climatique. »

Lors des auditions au mois de décembre, la CIJ a entendu des dizaines d’habitants des îles du Pacifique, déplacés à cause de l’élévation du niveau de la mer.

Les îles Marshall ont souligné que le coût estimé pour que leur île s’adapte au changement climatique s’élève à neuf milliards de dollars. « Ce sont neuf milliards que les îles Marshall n’ont pas. Nous ne sommes pas responsables du changement climatique, mais nous sommes forcés d’envisager la délocalisation de notre capitale », a déclaré l’avocate Jennifer Robinson, représentante du Vanuatu et des îles Marshall.

Certains experts ont été frappés par les termes utilisés par un tribunal habituellement prudent. La CIJ a par exemple notifié que l’échec d’un Etat à protéger le système climatique, y compris par la production, la consommation et les aides aux énergies fossiles, peut être qualifié d’acte répréhensible et que les gouvernements pourraient être tenus pour responsables des dommages générés par les entreprises.

Bien que les décisions de la CIJ soient en grande partie symboliques, explique Robert Percival, directeur du programme pour le droit environnemental à l’université du Mariland, elles ont cependant un poids. « C’est l’organe qui a le plus d’autorité à définir ce que le droit international est ou devrait être. Je crois que le monde va vraiment y prêter attention. »

Source : bbc.com ; nytimes.com

A Sydney, une marche historique pour Gaza [sommaire]

Le dimanche 4 août 2025, au moins 90 000 manifestants propalestiniens ont traversé l’iconique pont de la baie de Sydney sous une pluie battante, paralysant la ville, dans le cadre de la marche pour l’humanité.

Les participants étant venus de tout le pays, Josh Lees, le coordinateur du Palestine Action Group (PAG, Groupeaction Palestine) a déclaré que l’ampleur de la marche a dépassé ses rêves.

Le jour précédent, la Cour suprême avait rejeté une demande d’interdiction déposée par la police de la Nouvelle-Galles du Sud, décision que les organisateurs ont qualifié d’historique. L’ordonnance ne visait pas à interdire l’événement mais aurait exposé les manifestants à des potentielles poursuites judiciaires pour blocage et obstruction de la circulation et des piétons.

La juge Belinda Rigg a estimé que le droit à la liberté de réunion et à la liberté d’expression l’emportaient finalement sur les désagréments causés par la manifestation.

Selon Amal Naser, la porte-parole de PAG, les efforts du premier ministre de l’Etat Chris Minns et de la police pour empêcher l’événement d’avoir lieu n’ont fait qu’encourager l’immense participation du public.

A l’avant de la manifestation, figuraient le fondateur de Wikileaks Julian Assange, l’ancien premier ministre de l’Etat Robert Carr, et la maire de Sydney Clover Moore.

R. Carr a déclaré : « Il y a beaucoup de gens ordinaires ici qui n’auraient jamais participé à une manifestation de leur vie, mais qui sont scandalisés par la politique de famine imposée par l’armée israélienne à Gaza. »

Mark Murphy, infirmier et membre du groupe Nurses and Midwives 4 Palestine (infirmières et sages-femmes pour la Palestine), explique que le peuple palestinien n’a pas de voix : « Il y a un génocide, une famine délibérée. Les Palestiniens n’ont aucun droit. Manifester ici représente un petit tribut. Nous voulons nous assurer que le monde entend et agit. C’est cela le pouvoir du peuple. »

Source : Sydney Morning Herald ; theguardian.com

Un plastique d’algues [sommaire]

Crédit : Satwika02CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Récolte d’algues en Indonésie

Pour résoudre le problème de la pollution plastique, Ranah Chavoshi, une biologiste de Colombie-Britannique, a développé une nouvelle sorte de plastique à partir d’algues. Matériau naturel, durable, et parfaitement compostable, son plastique d’algues se décompose totalement et de manière sûre. R. Chavoshi a cofondé en 2022 l’entreprise PhyCo, pour conduire son projet de plastique d’algues du laboratoire à la commercialisation.

Le premier produit sera testé dans les exploitations agricoles où, pour protéger les jeunes cultures, les exploitants utilisent souvent un paillis en plastique qui se désagrège en particules de micro-plastique et pollue le sol. Le plastique d’algues permet non seulement d’éviter ce problème mais aussi de bénéficier au sol en lui apportant des nutriments, accroissant ainsi sa santé.

La culture des algues bénéficie également à l’environnement grâce à l’absorption rapide du CO2 contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, à la construction d’habitats marins pour les poissons et d’autres animaux, et par la filtration de l’excès de nutriments qui améliore la qualité de l’eau. C’est donc une victoire pour l’environnement, pour les exploitants agricoles, et pour les consommateurs qui auront moins de plastique dans leur nourriture et en fin de compte dans leur corps.

Source : happyeconews.com

La dégradation environnementale et les droits des femmes [sommaire]

Lors d’une récente audition du gouvernement à la chambre des députés, les alliés de l’ancien président Jair Bolsonaro se sont adressés à la ministre du climat et de l’environnement du Brésil, Marina Silva, l’accusant d’entraver le développement du pays, déclarant qu’elle ne méritait pas le respect, et qu’elle devrait « rester à sa place ».

M. Silva, environnementaliste amazonienne depuis toujours, qui a aidé à diminuer drastiquement la déforestation, a quitté la réunion après des attaques verbales supplémentaires du puissant groupe rural (soutien des intérêts de l’agro-industrie), connu pour encourager les politiques favorisant la déforestation et les conflits de territoire avec les populations vivant dans la forêt tropicale.

Pour le grandissant mouvement des femmes pour le climat, cet échange est un exemple du lien entre l’extraction agressive des ressources et les attaques contre les femmes. L’écoféminisme, théorie apparue dans les années 1970, affirme que la conquête de la nature et le contrôle des femmes découlent des mêmes valeurs.

Partout dans le monde, et plus particulièrement dans les populations à faibles revenus, les femmes et les filles sont plus durement frappées par les entreprises extractives, le changement climatique et la pollution. Ces impacts vont des répercussions négatives sur la grossesse, à la possibilité d’être déplacé et au risque accru de violence de genre.

En juin 2025, dans un contexte mondial d’une dégradation du droit des femmes et de la protection environnementale, l’organisation américaine militante Women’s Earth and Climate Action Network (WECAN, réseau d’action des femmes pour la Terre et le climat), a tenu sa septième « assemblée des femmes pour la justice climatique ». Plus de 125 femmes leaders de 50 pays, comprenant des scientifiques, des législatrices, des dirigeantes autochtones, et des représentantes d’associations locales ont participé à ce sommet en ligne.

Le réseau WECAN a pour objectif de recueillir les idées de l’assemblée et de les transformer en un appel à l’action destiné aux gouvernements, aux institutions financières, et aux agences internationales dans la période précédant la réunion de la COP30 pour le changement climatique mondial, qui aura lieu au Brésil en novembre prochain.

Osprey Orielle Lake, fondatrice et directrice de WECAN a déclaré : « Il ne s’agit pas seulement d’une crise environnementale. C’est une crise de la justice et une crise sociétale. La manière dont nous y répondons et qui est placé au centre de cette réponse importent profondément. »

Source : insideclimatenews.org

Dès 2026, les énergies renouvelables seront les principales sources d’électricité au monde [sommaire]

Crédit : RCraig09CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Plus de 92 % de toutes les nouvelles capacités de production d’électricité installées en 2024 est issu des énergies renouvelables. L’augmentation attendue de la demande en électricité dans le monde d’ici 2026 sera couverte à plus de 90 % par l’éolien et le solaire. L’énergie hydroélectrique s’ajoutera également à cette croissance, qui représente un énorme changement dans la manière dont le monde fonctionne. Selon les dernières prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, les renouvelables dépasseront le charbon et deviendront la principale source d’électricité au monde au plus tard en 2026. L’objectif international consiste à tripler la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable d’ici 2030. Pour atteindre ce but, les dirigeants mondiaux doivent encore garantir leurs engagements par des actions plus audacieuses. Cela implique plus de financements publics, des autorisations plus rapides pour les projets d’énergies propres, un réseau d’infrastructures plus solide et moins de subventions pour les énergies fossiles. L’élan et les outils sont disponibles ; ce dont nous avons le plus besoin, c’est de volonté politique.

Source : Carbon Brief, happyeconews.com

D’anciens dirigeants mondiaux déclarent qu’un changement majeur est possible [sommaire]

En juin 2025, un groupe de 40 anciens présidents et premiers ministres a alerté que le monde fait face à une crise imminente des inégalités qui pourrait voir émerger les premiers billionnaires [possédant au moins 1 000 milliards], alors même que près de la moitié de l’humanité croupit encore dans la pauvreté.

Dans une lettre coordonnée par le Club de Madrid, le plus grand forum mondial formé d’anciens dirigeants d’Etats et de gouvernements démocratiques, le groupe émet un appel conjoint aux actuels dirigeants mondiaux pour une « nouvelle coalition économique de volontaires » afin de répondre aux menaces grandissantes que sont l’inégalité, la pauvreté et la dégradation environnementale.

Les signataires condamnent également l’unilatéralisme étroit et le modèle économique dépassé de 1944 et demandent un allègement général de la dette des pays pauvres, une coopération internationale en matière fiscale, et une réforme des institutions comme le Fonds monétaire international.

La lettre stipule que « l’instabilité règne sur le monde actuel. L’inégalité explose partout… 3,3 milliards de personnes vivent dans des pays qui dépensent plus en intérêts pour payer la dette souveraine que pour l’éducation ou la santé. […] Un puissant principe perdure : du climat à l’impôt, résoudre nos grands défis, particulièrement en période de montée de nouveaux pouvoirs, dépend de la coopération… N’importe quel pays est vulnérable quand un autre choisit l’unilatéralisme étroit avant tout. »

Les anciens dirigeants expriment leur optimisme quant à la « possibilité d’un puissant changement » et plaident pour une coopération entre pays « pour combattre l’extrême inégalité, éradiquer la pauvreté et garantir les droits de l’homme. »

Source : theguardian.com ; clubmadrid.org

Aux Etats-Unis, des jeunes contestent les décrets présidentiels anti-climat [sommaire]

De bonnes nouvelles

Dans une nouvelle affaire fédérale, 22 jeunes américains contestent les décrets adoptés par l’administration Trump, au motif que ce sont des violations constitutionnelles qui menacent directement la vie, la santé et la sécurité de la jeunesse américaine. Ils demandent aux tribunaux de bloquer trois décrets présidentiels :

– Décret 14154 : « Libérer l’énergie américaine » en développant l’exploitation des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon au détriment des énergies propres et renouvelables ;

– Décret 14156 : « Déclarer l’urgence énergétique nationale » pour mobiliser des moyens exceptionnels afin d’accélérer l’identification, la location, la production et le transport du pétrole brut national, du gaz et du charbon, et des infrastructures associées ;

– Décret 14261 : « Redynamiser la belle et propre industrie du charbon américaine » en désignant le charbon comme un minéral sous l’autorité de la politique fédérale, lui accordant un statut prioritaire pour son extraction et son développement sur des terres publiques.

Les jeunes plaignants et leurs avocats ont déposé la plainte le 29 mai 2025 sous le titre Lighthiser contre Trump. Le 13 juin, les avocats ont déposé une requête pour une mesure provisoire demandant à la cour de suspendre immédiatement l’exécution des trois décrets. L’étape suivante consistera en une audition des deux parties relative à la mesure provisoire le 16 et le 17 septembre 2025. Il est attendu que le défendeur demande le rejet de cette mesure.

Source : Our Children’s Trust

Transformer les mines de charbon en centrales à énergie solaire [sommaire]

Un nouveau rapport de l’ONG Global Energy Monitor (GEM), estime que transformer les mines de charbon récemment fermées en centrales à énergie solaire pourrait augmenter la production d’énergies renouvelables de presque 300 GW d’ici 2030. Cette quantité pourrait procurer suffisamment d’énergie à un pays vaste et énergivore comme l’Allemagne. A titre de comparaison, une capacité d’environ 599 GW d’énergie solaire a été installée dans le monde en 2024.

L’implantation d’installations photovoltaïques sur des surfaces agricoles est une source de conflits avec les syndicats agricoles et les environnementalistes qui s’opposent à ces projets. Utiliser des terrains occupés par d’anciennes mines pourrait fournir une solution partielle à ce besoin en surface. 96 % de ces terrains étant situés à moins de dix kilomètres d’un réseau électrique, sont déjà propices à cette reconversion industrielle.

Ce projet pourrait également résoudre la crise du chômage qui touche les anciens bassins miniers. Les emplois permanents dans la fabrication, le commerce de gros et la distribution, les services professionnels et les emplois temporaires ainsi que dans la construction, pourraient dépasser le nombre d’emplois que le secteur minier perdra d’ici 2035.

« Réaffecter les mines au développement de l’énergie solaire offre une chance rare de réunir la restauration des terres, la création d’emplois locaux, et le déploiement d’énergie propre en une seule stratégie. Grâce à des choix justes, le même sol qui a alimenté l’ère industrielle peut aider à alimenter les solutions climatiques dont nous avons un besoin urgent », a déclaré Cheng Cheng Wu, directeur de projet pour le suivi de la transition énergétique au GEM.

Source : The Guardian

Un plastique biodégradable dans l’eau salée [sommaire]

Dans un autre projet lié à la réduction de la pollution plastique, dans la mer en particulier, des scientifiques japonais du laboratoire Riken Center for Emergent Matter Science (CEMS, centre scientifique pour les nouveaux matériaux), ont développé un plastique biodégradable qui se dissout complètement dans la mer au bout de huit heures trente. Takuzo Aida, qui dirige un groupe de recherche au Riken, et qui travaille sur des projets similaires depuis 30 ans, déclare que ce développement représente une percée remarquable dans ce domaine. Le plastique, produit avec des nouveaux liens moléculaires, demeure stable jusqu’à ce qu’il soit exposé à un sel « clé », s’est révélé aussi solide que les plastiques conventionnels, non inflammable, incolore et transparent, le rendant extrêmement polyvalent. De plus, en se décomposant, il libère de l’azote et du phosphore, des éléments que les micro-organismes peuvent métaboliser et les plantes absorber.

Ces nutriments, en excès, ont cependant l’inconvénient de potentiellement surcharger les écosystèmes côtiers et générer une prolifération d’algues qui les perturbe. La meilleure approche pourrait consister à recycler le plastique biodégradable dans des installations de traitement contrôlées utilisant l’eau de mer, permettant la récupération des matériaux bruts pour produire de nouveaux plastiques et créant ainsi un cycle durable.

L’explosion mondiale de la production de plastique liée à la difficulté à modifier l’infrastructure industrielle établie, représente un autre problème. Mais T. Aida a déclaré : « Je crois que nous arriverons à un point critique où il faudra imposer le changement. » Cette technologie sera prête quand ce moment viendra.

Source : happyeconews.com

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

L’intelligence intuitive et spirituelle – quand l’âme nous inspire (première partie) [sommaire]

Interview de Valérie Seguin par Claude Chaboche,

Partage international : Après avoir passé vingt ans dans le monde de la finance et dans le conseil en management, vous avez réorienté votre vie vers la spiritualité, ce qui vous a conduit à réaliser deux films documentaires sur la mort : Et si la mort n’existait pas ? Et si la mort n’était qu’un passage ? ainsi que deux films sur l’âme : L’Ame, une force dans sa vie ? et plus récemment : L’Ame, l’au-delà et l’invisible. Vous avez écrit deux livres qui abordent ces mêmes thèmes : Trois jours et demi après la mort de mon père et Aller à la rencontre de son âme. Vous avez également réalisé deux films sur l’intelligence intuitive et spirituelle au travail et écrit un livre Et si je libérais mon intelligence intuitive et spirituelle ?
Est-ce que vous pouvez nous parler du cheminement qui vous a conduit à vous intéresser à l’au-delà et à l’âme ?
Valérie Seguin : Ma première expérience est vraiment le début de mon cheminement. Je viens d’une famille complètement fermée à la spiritualité et j’étais complètement athée. Je travaillais dans la finance, j’étais très sportive et j’ai eu un problème de genou que je n’arrivais plus à soigner. J’avais subi trois opérations sur ce genou qui m’ont laissé handicapée à l’âge de 30 ans. J’avais vraiment du mal à marcher quotidiennement, ça devenait compliqué. Et une amie m’a dit « va voir ma magnétiseuse ». Et je lui ai dit : « Non, pour moi ce sont des charlatans. » J’étais tellement désespérée, qu’au bout de quelques mois, j’ai fini par aller la consulter. Et cette femme m’a enlevé toutes mes douleurs. Vous connaissez le magnétisme, c’est juste imposer les mains au-dessus de la partie du corps qui est douloureuse parce qu’en fait, elle travaille sur le corps énergétique. Elle m’a dit : « Je viens de réparer votre corps énergétique, il y avait une cassure au niveau du genou. Pour moi, le corps énergétique c’est l’âme. Peut-être que ce qui vous arrive aujourd’hui, c’est un message de votre âme pour commencer à vous occuper d’elle. Vous devriez regarder si vous êtes sensible aux choses de l’âme. Vous devriez lire des choses sur la spiritualité. » Et comme elle m’avait enlevé toutes mes douleurs, je lui ai fait confiance et j’ai commencé un cheminement spirituel. Et effectivement, elle a eu raison parce que cela m’a passionnée. J’ai énormément lu. Les livres, j’appelais cela la nourriture de l’âme. Et depuis trente ans je marche sans problème, donc c’était bien un problème énergétique. Ce d’autant qu’en général en vieillissant, les articulations ne s’améliorent pas, elles se détériorent. J’avais même des problèmes d’arthrose qui ont disparu. Je n’ai rien fait à mon genou depuis. Cela a été ma première étape et c’est pour cela, que dans mon film, l’Âme 2, il y a un passage sur le magnétisme et sur les messages qu’envoie l’âme à travers le corps, parce que cela a été pour moi une étape importante. Et puis la deuxième étape était, il y a une dizaine d’années, quand mon père est décédé. Il m’a envoyé tellement de signes qu’il m’a prouvé que l’au-delà existe. Avant, j’étais sur un chemin spirituel, mais je me disais, oui, il y a huit chances sur dix qu’effectivement il y ait bien une vie après la mort. J’avais beaucoup lu, sur les différentes expériences aux frontières de la mort, mais je n’avais pas de preuves. Mais mon père m’a envoyé tellement de signes depuis dix ans, et pas seulement à moi, mais aussi aux autres membres de ma famille, que je sais que les défunts continuent à vivre après la mort, sous une autre forme énergétique, et que c’est source d’espoir. Cela signifie aussi qu’on les retrouvera car il y a beaucoup de témoignages qui nous montrent que l’on retrouvera nos proches décédés au moment de notre mort.

PI. Quel lien faites-vous entre conscience et âme?
VS. Ce que j’appelle âme, les scientifiques l’appellent conscience. Ils n’utilisent pas le mot âme parce qu’ils considèrent que ce mot a une connotation religieuse. Personnellement je n’ai pas de religion attitrée. J’ai étudié les religions mais je suis plutôt sur un chemin spirituel en dehors des religions. J’utilise le mot « âme » parce que c’est plus facile et, parce que parfois, lorsqu’on parle de conscience, il y a la connotation « avoir bonne ou mauvaise conscience ». Cela induit donc un côté moral. Nous avons tous une âme à l’intérieur de nous. Dans mes livres et mes films je le fais dire à d’autres parce que ce n’est pas moi qui parle. Mais quel que soit le nom que l’on lui donne, pour moi c’est la même chose. On s’accorde tous sur la même expérience vécue ; c’est-à-dire l’espace de paix, de joie à l’intérieur de nous, l’intuition qui se manifeste subitement. Certains l’appellent la conscience, d’autres le Soi, d’autres l’âme, l’essence, « Je suis». Souvent on me demande quelle est la différence entre âme, esprit et conscience. Cela fait trente ans que je m’intéresse à la spiritualité. Je n’ai pas envie de rentrer dans un débat intellectuel sur des mots. Pour moi l’âme, c’est cette énergie, ce corps énergétique qui rentre dans le bébé et qui, au moment de la mort du corps physique, en repart et retourne dans l’au-delà. C’est simple et compréhensible par tout le monde, c’est vraiment universel. On s’accorde tous sur les mêmes expériences vécues.

PI. Vous faites une relation entre connexion à son âme et libération de son intelligence intuitive et spirituelle. Pouvez-vous-nous dire ce que vous entendez par là, et comment cela se concrétise dans le monde du travail?
VS. Pour moi, l’intelligence intuitive et spirituelle c’est l’intelligence de l’âme. C’est une autre intelligence plus profonde en nous qui nous aide dans la prise de décision. Quelque part, on dit que l’intuition c’est le murmure de l’âme qui se manifeste au niveau personnel. L’âme s’exprime à travers des ressentis corporels, à travers des messages par l’intuition. D’ailleurs les scientifiques supposent que c’est avec l’intuition que l’on trouve. Eurêka ! C’est l’intuition ! Ce sont souvent des idées que l’on n’aurait pas eues, auxquelles on n’aurait absolument pas pensé simplement en réfléchissant. Cela se produit souvent en faisant autre chose. Dans mon cas, c’est en faisant du sport que tout d’un coup, j’ai une idée lumineuse qui arrive. C’est ça l’intuition. Ce n’est pas quand le mental réfléchit. Les scientifiques affirment que c’est avec l’intuition que l’on trouve et ensuite, avec le mental on va réfléchir à la manière de prouver cette intuition. C’est donc une autre intelligence en nous qui est créative, parce que le mental travaille toujours à partir de ce qu’il connaît, à partir de ce qu’il a appris. Or l’intuition, ce sont souvent des idées complètement innovantes, complètement différentes, auxquelles nous n’aurions pas pensé. Ce sont aussi des ressentis corporels, comme si notre âme, cette intelligence intuitive et spirituelle, savait à l’avance ce qui va se passer. Elle peut être un guide par la manière dont on se sent ; est-on en paix, en joie ou en conflit intérieurement? Quand je parle d’intériorité c’est au niveau du ventre que ça se passe. Si je me sens en paix, en joie, alors je peux aller dans cette direction ; en revanche, si je ne suis pas bien et que je ressens des frissons, et bien là, c’est peut-être un signe que mon âme me dit non, ce n’est peut-être pas le moment d’aller vers ça.
L’intelligence intuitive et spirituelle se manifeste à la fois au niveau individuel et au niveau collectif.
Individuellement, elle nous aide dans notre prise de décision ; au niveau collectif, elle nous aide dans notre relation avec autrui, parce que l’on va sentir que c’est une capacité que nous avons en nous, une sensibilité beaucoup plus fine que nous pouvons utiliser pour faire preuve d’empathie envers les autres. On va être empathique avec les personnes, avec notre environnement. On va davantage sentir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Et donc on est beaucoup plus dans l’écoute, moins dans l’égo, donc cela simplifie aussi les relations au niveau de l’intelligence collective parce que l’on n’est pas dans l’égo, on est dans le cœur, dans l’empathie. Cela simplifie l’intelligence collective et au niveau stratégie de l’entreprise ça permet d’avoir une réflexion sur « qu’est-ce que je produis, comment je le produis avec conscience, et comment je manage mes équipes. Est-ce que ce que je produis a un impact bénéfique dans le monde ? » Dans le film l’intelligence intuitive et spirituelle au travail, on s’aperçoit que de nombreux dirigeants considèrent que l’argent est juste un moyen au bénéfice de la société et de leur mission personnelle qui est de faire bouger les choses au niveau sociétal et humain. Donc cela permet d’aller vers une société beaucoup plus juste, beaucoup plus respectueuse et humaniste. Il y a également tout un passage sur l’école. Dès l’enfance, on nous apprend l’individualisme, la compétition, on ne nous apprend pas l’intelligence collective, à être dans le cœur, à être dans l’empathie, à se respecter, à respecter l’autre. C’est quelque chose qui pourrait être appris dès l’école.

PI. Effectivement il y a beaucoup de choses à faire dans le domaine de l’éducation. Toujours en lien avec la question précédente, comment le mot spirituel est-t-il accepté dans le monde du travail?
VS. En France, et je dirais même en Europe, il peut être un frein, et c’est pour cela qu’après avoir réalisé Et si on passait à l’intelligence intuitive et spirituelle au travail ?, j’ai produit un deuxième film pour le monde du travail : Les nouvelles formes d’intelligences humaines au travail. Ce sont les mêmes interviews, les mêmes messages. Le film est juste un petit peu plus court et j’ai enlevé le mot spirituel. Et celui-là, il passe sans problème en entreprise. On parle d’intelligence intuitive, corporelle, émotionnelle, intelligence du cœur, mais on ne parle pas de spirituel. Et c’est beaucoup plus simple. Donc maintenant, j’ai deux films sur ce thème. Le premier, qui est un film grand public, est disponible sur plusieurs plateformes et il y a ce deuxième film que je propose uniquement en entreprise. En fait, ce qui s’est passé c’est que j’ai commencé avec le premier en me disant « Oui ça y est, maintenant le mot spirituel c’est bon, il est temps qu’on le propose quelque part» et j’ai voulu y aller en force. Il y a des grandes entreprises qui l’ont projeté, et puis il y en a une, qui l’avait pris pour un séminaire, et une semaine avant, le dirigeant m’a prévenue : « Désolé, je n’assume pas de diffuser un film avec le mot spirituel à mes équipes. Moi, à titre personnel, je m’y intéresse mais je ne me vois pas faire du prosélytisme dans l’entreprise avec ce mot spirituel. » Et là, j’ai compris. De toute façon plusieurs personnes m’avaient dit que c’était un frein et c’est comme ça que j’ai réalisé ce deuxième film Les nouvelles formes d’intelligence humaine au travail. Il permet de rentrer dans les entreprises avec les mêmes messages sans que cela soit un obstacle.

Fin de la première partie

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

La paix sur Terre, sujet le plus important au monde [sommaire]

Ce texte est une version abrégée du discours intitulé « une stratégie pour la paix », prononcé par le président John F. Kennedy à l’Université américaine de Washington D.C. le 10 juin 1963.

[Note de l’éditeur : la crise des missiles cubains eut lieu en 1962. La guerre a été évitée de justesse, mais le monde s’est trouvé très près d’une guerre nucléaire totale. Le président Kennedy était déterminé à instaurer les conditions pour une paix stable et durable. Il s’est adressé au peuple américain, mais ses paroles étaient également tournées vers l’Union soviétique. A l’été 1963, il a prononcé une série de discours destinés à convaincre ses concitoyens et le monde, que la paix entre les Etats-Unis et l’Union soviétique était possible. Ses idées et son éloquence sont toujours d’actualité, et en donnant à réfléchir, peuvent mener le monde actuel vers des temps plus apaisés.]

« De quelle paix s’agit-il ? Quel type de paix recherchons-nous ? Pas une pax americana imposée au monde par les armes de guerre américaines. Ni la paix dans la mort ni la sécurité de l’asservissement. Je parle de la paix véritable, de la forme de paix qui fait que la vie sur Terre vaut la peine d’être vécue, celle qui permet aux hommes et aux nations de grandir et d’espérer, et de construire une vie meilleure pour leurs enfants ; pas une paix seulement pour les Américains, mais pour tous les hommes et les femmes, pas une paix seulement pour notre époque mais pour toujours.

Je parle de paix à cause du nouveau visage de la guerre. Une guerre totale n’a aucun sens à une époque où les grandes puissances ont la capacité d’entretenir un arsenal nucléaire important et relativement invulnérable, tout en refusant de capituler sans y recourir. Elle n’a aucun sens à une époque où la capacité d’une seule arme nucléaire représente une puissance explosive presque dix fois supérieure à celle produite par toutes les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle n’a aucun sens à une époque où les poisons mortels produits par une confrontation nucléaire seraient transportés par le vent, l’eau, la terre et les graines jusqu’aux régions les plus éloignés du globe et transmis aux générations à venir.

Aujourd’hui, la dépense de milliards de dollars par an en armes, acquises afin de s’assurer de n’avoir jamais à s’en servir, est essentielle au maintien de la paix. Mais il est certain que de tels stocks dormants, qui ne peuvent que détruire et jamais créer, n’est ni le seul ni le plus efficace des moyens de garantir la paix.

Je parle donc de paix en tant qu’objectif rationnel nécessaire à des hommes rationnels. J’ai conscience que la recherche de la paix, dont les paroles des protagonistes sont fréquemment ignorées, n’est pas aussi spectaculaire que celle de la guerre. Mais il n’est pas de tâche plus urgente.

Examinons notre attitude face à la paix elle-même. Trop d’entre nous pensent qu’elle n’est pas possible. Trop pensent qu’elle n’est pas réaliste. Mais c’est une croyance dangereuse et défaitiste. Elle mène à la conclusion que la guerre est inévitable, que l’humanité est condamnée et qu’elle est sous l’emprise de forces qu’elle ne peut contrôler.

Nous ne devons pas accepter cette vision. Nos problèmes sont créés par l’homme et peuvent par conséquent être résolus par l’homme. L’homme peut être aussi grand qu’il le souhaite. Aucune problématique de la destinée humaine ne dépasse les êtres humains. La raison et l’esprit humains ont souvent résolu ce qui semblait insoluble, et ils peuvent y parvenir à nouveau.

Je ne fais pas référence au concept de paix et de bonne volonté absolus et infinis auquel rêvent des fantaisistes et des fanatiques. Je ne nie pas la valeur de l’espoir et du rêve, mais en tant que buts uniques et immédiats, ils ne génèrent que découragement et incrédulité.

Concentrons-nous plutôt sur une paix plus pratique, plus atteignable, fondée non pas sur une soudaine révolution dans la nature humaine, mais sur une évolution progressive des institutions, sur une série d’actions concrètes et d’accords effectifs servant les intérêts de tous. Il n’y a pas de clé unique et simple pour cette paix, pas de grandiose formule magique qu’adopteraient une ou deux puissances. La véritable paix doit être le produit de nombreuses nations, la somme de nombreuses actions. Elle doit être dynamique et non pas statique, et s’adapter au défi de chaque génération. Car la paix est un processus, une manière de résoudre les problèmes.

Avec une telle paix, il y aura encore des disputes et des intérêts conflictuels, tels qu’il y en a au sein des familles et des nations. La paix mondiale – de même que la paix des communautés – n’exige pas que chacun aime son voisin, elle requiert uniquement de vivre ensemble dans une tolérance mutuelle en soumettant ses désaccords à un règlement juste et paisible. Car l’Histoire nous enseigne que les inimitiés entre nations comme entre individus ne durent pas éternellement. Bien que nos goûts et nos dégoûts semblent figés, le cours du temps et des événements amène souvent des changements surprenants dans les relations entre nations et voisins.

Aussi, persévérons. La paix ne doit pas être irréaliste et la guerre ne doit pas être inévitable. En définissant plus clairement notre but, en le rendant plus raisonnable et moins lointain, nous pouvons aider toutes les populations à le distinguer, à en retirer de l’espoir, et à se diriger irrésistiblement vers lui.

[…] Dans l’histoire de la guerre, aucune nation n’a plus souffert que l’Union soviétique au cours de la Seconde Guerre mondiale. Au moins vingt millions de personnes y ont perdu la vie. D’innombrables millions de foyers et de fermes ont été brûlés ou saccagés. Un tiers du territoire national, comprenant près des deux tiers de son tissu industriel, a été transformé en terrain vague, une perte équivalente dans ce pays [les Etats-Unis] à une dévastation couvrant tout ce qui se trouve à l’est de Chicago. Si une guerre totale éclatait aujourd’hui, peu importe comment, nos deux pays en deviendraient les cibles principales. C’est un fait, ironique mais exact, que les deux puissances les plus fortes sont aussi celles potentiellement les plus menacées de destruction. Tout ce que nous avons construit, tout ce pour quoi nous avons travaillé, serait détruit dans les premières vingt-quatre heures. Et même dans la Guerre froide, dont de nombreuses nations – y compris les plus proches alliés de ce pays – subissent le poids et les dangers, ce sont nos deux nations qui portent la plus lourde charge, en consacrant aux armes de gigantesques sommes d’argent, dont une meilleure utilisation pourrait être faite pour combattre l’ignorance, la pauvreté et la maladie. Nous sommes toutes deux coincées dans un dangereux cercle vicieux où la suspicion d’un côté nourrit la suspicion de l’autre et où de nouvelles armes génèrent des armes en réponse.

[…] Si nous ne pouvons pas mettre fin maintenant à nos différents, nous pouvons au moins aider à rendre le monde sûr pour tous. Parce qu’en fin de compte, c’est notre lien commun le plus basique que de tous habiter cette petite planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous le futur de nos enfants. Et nous sommes tous mortels.

[…] Par-dessus tout, tandis qu’elles défendent leurs propres intérêts vitaux, les puissances nucléaires doivent éviter les confrontations qui placent un adversaire devant le choix d’une humiliante retraite ou d’une guerre nucléaire. Adopter cette trajectoire à l’âge du nucléaire ne serait que la preuve de la faillite de nos politiques ou d’une pulsion de mort collective pour le monde.

En attendant, nous cherchons à renforcer les Nations unies, à résoudre ses problèmes financiers, à en faire un instrument de paix plus efficace, à les développer en un véritable système mondial de sécurité, un système capable de résoudre les désaccords sur la base de la loi, d’assurer la sécurité des grands et des petits, et de créer les conditions permettant enfin d’abolir les armes.

[…] L’un des objets principaux de ces négociations dont le but est en vue, mais qui a cependant sérieusement besoin d’un nouveau départ, se trouve dans un traité destiné à abolir les essais nucléaires. La conclusion d’un tel traité, si près et pourtant si loin, permettrait de contrôler l’escalade de la course à l’armement dans l’un de ses plus dangereux aspects. Il placerait les puissances nucléaires dans une position plus efficace pour gérer l’un des plus grands dangers auquel l’humanité fait face en 1963, la prolifération des armes nucléaires. Il augmenterait notre sécurité et diminuerait les perspectives de guerre. Ce but est certainement suffisamment important pour exiger notre constante implication, en ne cédant ni à la tentation d’abandonner cet effort, ni à la tentation de renoncer à insister sur les garanties vitales et responsables qu’il doit contenir.

Pour affirmer clairement notre bonne foi et nos convictions solennelles sur le sujet, je déclare à présent que les Etats-Unis proposent de ne pas conduire d’essais nucléaires dans l’atmosphère tant que les autres Etats feront de même. Nous ne serons pas les premiers à les reprendre. Une telle déclaration n’est pas un substitut à un traité formel contraignant, mais j’espère qu’il nous aidera à en obtenir un. Ce traité ne sera pas non plus un substitut au désarmement, mais j’espère qu’il nous aidera à y parvenir.

Enfin, mes chers concitoyens, examinons notre attitude envers la paix et la liberté ici chez nous. La qualité et l’état d’esprit de notre propre société doit justifier et soutenir nos actions à l’étranger. Nous devons les manifester dans l’engagement de nos propres vies, comme beaucoup d’entre vous, qui obtiennent leur diplôme aujourd’hui, auront l’unique opportunité de le faire, en servant bénévolement pour le Corps de la paix1 à l’étranger ou dans le cadre du service national ici chez eux.

Mais où que nous soyons, nous devons tous dans nos vies quotidiennes, avoir foi en ce que la paix et la liberté fonctionnent de pair. Dans de trop nombreuses villes aujourd’hui, la paix n’est pas assurée parce que la liberté est incomplète.

Il est de la responsabilité de l’exécutif, à tous les niveaux du gouvernement, au niveau local, des Etats et fédéral, de procurer et de protéger cette liberté par tous les moyens en leur pouvoir, pour tous nos citoyens. Il est de la responsabilité de la branche législative à tous les niveaux, partout où cette autorité n’est pas encore satisfaisante, de la rendre adéquate. Et il est de la responsabilité de tous les citoyens dans tous les domaines de ce pays, de respecter les autres et les lois du pays.

Tout cela n’est pas sans lien avec la paix mondiale. « Lorsque les choix d’un homme plaisent au Seigneur, il oblige même ses ennemis à être en paix avec lui », nous disent les écritures. Et la paix n’est-elle pas en dernière analyse, fondamentalement une question de droits humains, le droit de vivre nos vies sans peur d’être anéantis, le droit de respirer l’air comme la nature le produit, le droit des générations futures à une existence saine ?

Tandis que nous continuons à sauvegarder nos intérêts nationaux, il nous faut sauvegarder également les intérêts humains. L’élimination de la guerre et des armes se trouve clairement dans l’intérêt des deux. Aucun traité, quel que soit l’avantage qu’il représente pour tous, quelle que soit la précision avec laquelle il a été rédigé, ne peut procurer une sécurité absolue contre les risques de tromperies et de fraude. Mais il peut, s’il est suffisamment efficace dans son application et dans les intérêts de ses signataires, offrir bien plus de sécurité et bien moins de risques qu’une course continuelle à l’armement, incontrôlée et imprévisible.

[…] Nous assumerons également notre part dans la construction d’un monde de paix où les faibles sont en sécurité et les forts sont justes. Nous ne sommes pas sans espoir devant la tâche ni sans espoir dans sa réussite.

Confiants et sans peur, nous œuvrons, non pas à une stratégie d’annihilation mais à une stratégie de paix. »

1. Peace Corps, une agence du gouvernement américain instituée par J.F. Kennedy, dans laquelle servent des volontaires.

Si ces mots vous parviennent [sommaire]

Le 10 août 2025, une heure après qu’Anas al-Sharif, journaliste d’Al Jazeera en langue arabe à Gaza et figure éminente de ce territoire assiégé, ainsi que cinq autres journalistes ont été tués par une frappe israélienne ciblant une tente près de l’hôpital Al-Shifa à Gaza, son dernier message, rédigé quelques mois plus tôt, a été partagé sur son compte X.
L’armée israélienne a publié un communiqué qui confirmait qu’elle avait pris pour cible et tué Anas Al-Sharif, prétendant qu’il était membre du Hamas et avait lancé des roquettes sur Israël. Il avait reçu plusieurs menaces de la part de l’occupant israélien pour sa couverture continue du génocide perpétré contre le peuple palestinien dans le nord de Gaza.
Le bureau des médias du gouvernement de Gaza affirme qu’au moins ont été tués depuis le début de la guerre menée par Israël contre Gaza fin 2023.

Le 4 juin 2025

Si ces mots vous parviennent, sachez qu’Israël aura réussi à me tuer et à me faire taire.

Tout d’abord, que la paix, la miséricorde et les bénédictions soient sur vous.

Allah sait que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour soutenir mon peuple et lui donner une voix depuis que j’ai ouvert les yeux sur les conditions de vie dans les ruelles et les rues du camp de réfugiés de Jabalia. Mon espoir était qu’Allah prolonge ma vie afin que je puisse retourner avec ma famille et mes proches dans notre ville d’origine, Ashkelon, occupée sous le nom d’Al-Majdal. Mais la volonté d’Allah m’a devancé, et son jugement est sans appel.

J’ai vécu la douleur dans tous ses détails, j’ai goûté à plusieurs reprises à la souffrance et à la perte, mais je n’ai jamais cessé de transmettre la vérité telle qu’elle est, sans déformation ni falsification, afin qu’Allah soit témoin de ceux qui se sont tus et ont accepté de nous éliminer, ceux qui ont étouffé notre souffle et dont le cœur est resté insensible à la vue des corps brisés de nos enfants et de nos femmes, ceux qui n’ont pas mis fin au massacre dont notre peuple est victime depuis plus d’un an et demi.

Je vous confie la Palestine, joyau de la couronne des musulmans et cœur battant de tous les hommes libres de ce monde.

Je vous confie son peuple, ses enfants opprimés qui n’ont pas eu le temps de rêver ni de vivre en sécurité et en paix. Leurs corps purs ont été écrasés sous des milliers de tonnes de bombes et de missiles israéliens, ils ont été déchiquetés et dispersés sur les murs. Je vous exhorte à ne pas vous laisser réduire au silence ou immobiliser par les frontières. Contribuez à libérer notre pays et son peuple afin que le soleil de la dignité et de la liberté brille sur la patrie qui nous a été volée.

Je vous confie ma famille. Je vous confie la prunelle de mes yeux, ma fille bien-aimée, Cham, que le destin ne m’a pas permis de voir grandir comme je l’avais rêvé.

Je vous recommande mon cher fils, Salah, pour lequel j’aurais souhaité être un soutien et un compagnon de route jusqu’à ce qu’il devienne fort, qu’il prenne le relais et qu’il achève ma mission.

Je vous confie ma mère bien-aimée, dont les prières m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui, dont les invocations ont été ma protection, et la lumière, mon chemin. Je prie Allah de lui accorder la paix et de la récompenser comme il se doit.

Je vous recommande également ma compagne de vie, ma chère épouse, Oum Salah Bayan ; bien que la guerre nous ait séparés pendant de longs jours et de longs mois, elle est restée fidèle à son engagement, inébranlable comme un tronc d’olivier qui ne ploie jamais, patiente et résolue, portant le fardeau de la responsabilité en mon absence avec toute sa force et sa foi.

Je vous recommande de les entourer et d’être leur soutien après Allah, le Tout-Puissant.

Si je meurs, je mourrai fidèle à mes principes, et j’atteste devant Allah que je suis satisfait de son jugement, que je crois en sa rencontre et que je suis convaincu que ce qui est auprès d’Allah est meilleur et éternel.

O Allah, accepte-moi parmi les martyrs, pardonne-moi mes péchés passés et futurs, et fais de mon sang une lumière qui éclaire le chemin de la liberté pour mon peuple et ma famille.

Pardonnez-moi si j’ai failli à ma tâche, et priez pour qu’Allah me fasse miséricorde, car j’ai respecté mon engagement, je n’ai pas changé et n’ai pas dévié de mon chemin.

N’oubliez pas Gaza… Et n’oubliez pas de prier pour moi afin que je sois pardonné et accepté.

Anas Jamal Al-Sharif

Source : maktoobmedia.com ; theguardian.com

Votre parti, votre décision [sommaire]

Au Royaume-Uni, un nouveau parti de gauche, attendu de longue date, a atteint les 500 000 inscrits seulement 72 heures après son lancement. Nommé provisoirement « Your party » (Votre parti), il a été créé par les indépendants Zarah Sultana (anciennement du Parti travailliste) et Jeremy Corbyn, membres du Parlement, qui ont déclaré : « Le temps est venu pour une nouvelle sorte de parti politique. Un parti qui vous appartienne. »

Le parti se concentrera sur la redistribution de la richesse, la protection du Système national de santé, les nationalisations, la construction de logements sociaux, une approche moins brutale de l’immigration, et une politique étrangère exigeant une Palestine libre et indépendante. Cependant, les détails du programme seront présentés cet automne lors d’une conférence inaugurale.

J. Corbyn et Z. Sultana ont assuré que le parti sera vraiment démocratique. La déclaration de lancement, qui invite le public à faire partie du processus fondateur, annonce que lors de la conférence « vous déciderez de la direction du parti, du modèle de direction, et des politiques nécessaires à la transformation de la société. C’est de cette manière que nous pourrons construire un mouvement démocratique qui s’attaque aux riches et aux puissants, et qui gagne. »

Avant même que le lancement du parti ne soit officialisé, il dépassait déjà le Labour (le Parti travailliste) et celui de Reform UK dans les intentions de vote parmi les jeunes. A ce stade, les 500 000 inscrits sont de simples adhésions, contrairement aux membres payant des cotisations, mais cela montre vraiment l’enthousiasme incroyable suscité par une nouveauté dans la vie politique britannique. En comparaison, les adhésions au Labour s’élevaient à 309 000 en mai 2025 (en baisse de 11 % depuis les élections de juillet 2024). Ce parti a refusé de publier des chiffres plus récents. Les adhésions au parti Reform UK s’élèvent à 227 592 et les Conservateurs à 123 000.

Les électeurs ont été déçus par les principaux partis, et beaucoup d’entre eux sont particulièrement mécontents des décisions des Travaillistes d’abandonner l’indemnité de chauffage accordée aux personnes âgées et des attaques sur les allocations aux personnes avec des handicaps. Des milliers de personnes ont quitté le Labour, horrifiés de son soutien à Israël dans le génocide à Gaza.

Pour pouvoir gagner des sièges au Parlement, beaucoup souhaitent que la gauche s’unisse avec les Verts et d’autres partis, pour éviter de fracturer le vote de gauche, ce qui favoriserait le parti d’extrême droite Reform UK aux élections. Pour le moment, ce nouveau parti a au moins donné à 500 000 personnes une nouvelle raison d’avoir de l’espoir en la politique britannique.

Source : yourparty.uk ; Novara media ; lbc.co.uk

Déclaration de Mary Robinson et Helen Clark suite à leur visite en Egypte et à la frontière de Rafah [sommaire]

Nous exprimons aujourd’hui notre émotion et notre indignation devant l’obstruction délibérée d’Israël à l’entrée d’une aide humanitaire vitale dans Gaza, qui cause une extension et une aggravation de la famine. Le meurtre ciblé du journaliste Anas al-Sharif et de quatre de ses collègues à Gaza constitue une tentative d’étouffer la vérité. La vérité est importante.

Ce que nous avons vu et entendu souligne notre conviction personnelle que Gaza ne se voit pas seulement imposer une famine généralisée : il y a un génocide en cours.

Nous avons eu la preuve du refus d’y laisser entrer la nourriture et l’aide médicale, et nous avons entendu des témoignages du massacre de civils palestiniens, y compris des enfants, alors qu’ils tentaient d’accéder à l’aide alimentaire dans Gaza. La destruction délibérée des établissements de santé à Gaza implique que les enfants souffrant de malnutrition sévère ne peuvent pas être traités efficacement. Au moins 36 enfants sont morts de faim au cours du seul mois de juillet.

Aucun matériel de protection n’est entré à Gaza depuis le mois de mars 2025 et nous avons vu un grand nombre de tentes prêtes à être livrées mais bloquées par les autorités israéliennes, ce qui laisse sans protection des familles déjà déplacées à plusieurs reprises. 96 % des foyers font face à une pénurie d’eau.

Israël doit ouvrir immédiatement toutes les frontières vers Gaza, y compris celle de Rafah.

Helen Clark, ancienne première ministre de la Nouvelle-Zélande et administratrice du programme de développement des Nations unies déclare : « J’ai été horrifiée d’apprendre par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUP) que le taux des naissances à Gaza avait chuté de plus de 40 % au premier semestre 2025, comparé à la même période il y a trois ans. Les femmes manquent d’accès à un endroit sûr pour pouvoir accoucher et beaucoup accouchent en manquant d’anesthésiants ou d’analgésiques. Beaucoup de jeunes mères sont dans l’incapacité de se nourrir ou de nourrir leur bébé correctement, et le système de santé est en train de s’écrouler. Tout ceci menace la survie même de toute une génération. »

La Convention contre le génocide de 1948 a été créé à la suite de l’Holocauste pour empêcher que ce crime ne puisse se reproduire. Mais elle est bafouée par les paroles et les actes d’Israël envers Gaza et par les puissants Etats membres des Nations unies qui ne demandent pas de compte aux dirigeants d’Israël.

Mary Robinson, ancienne présidente d’Irlande et Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, déclare : « Les gouvernements qui n’utilisent pas tous les outils à leur disposition pour mettre un terme au génocide en cours à Gaza sont de plus en plus complices. Les dirigeants politiques ont le pouvoir et l’obligation légale d’appliquer des mesures pour faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il arrête ses crimes atroces.
C’est d’autant plus urgent à la lumière du projet de prise de contrôle de la ville de Gaza annoncé par le premier ministre Netanyahou. Le président Trump a le pouvoir d’imposer un changement de cap. Il doit l’utiliser maintenant. »
Nous exhortons Israël et le Hamas à engager de nouveau le dialogue afin de négocier un cessez-le-feu, et à conclure un accord. Le Hamas doit immédiatement libérer tous les otages israéliens encore captifs, et Israël doit libérer les prisonniers palestiniens arbitrairement détenus. »

La France et l’Arabie saoudite ont fait preuve d’un leadership louable en organisant la récente conférence pour une solution à deux Etats à New York. Il est vital de poursuivre cet élan avant le mois de septembre, avec une action collective et une mise en œuvre des mesures identifiées par les groupes de travail pour faire respecter le droit international.

Nous appelons à la reconnaissance de l’Etat de Palestine par au moins vingt Etats supplémentaires, y compris des membres du G7, de l’Union européenne et d’autres parties du monde, d’ici septembre. A cet égard, nous saluons l’annonce de l’Australie.

Mais cela ne mettra pas un terme au génocide en cours à Gaza.

La livraison à Israël d’armes et de pièces détachées de matériel militaire doit être suspendue immédiatement. Nous saluons l’importante décision de l’Allemagne d’interrompre l’exportation d’armes qui pourraient être utilisées contre Gaza et nous incitons d’autres pays à la suivre.

Des sanctions ciblées doivent être imposées au premier ministre Netanyahou et à tous les membres de son cabinet de sécurité.

Les Etats doivent aussi suspendre les dispositions commerciales préférentielles existantes et futures avec Israël. Nous exhortons les Etats membres de l’Union européenne en majorité qualifiée à invoquer l’article 2 et à suspendre le volet commercial de l’accord d’association UE-Israël. Le désinvestissement du Fonds souverain norvégien des entreprises israéliennes liées à la violation du droit international devrait encourager les gouvernements, les entreprises et les entités financières à faire de même.

C’est une inconfortable vérité que de constater que beaucoup d’Etats font de leur économie et de leurs intérêts sécuritaires une priorité, même quand le monde est en état de choc face aux images des enfants de Gaza qui meurent de faim.

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
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Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Extrait de « la Coopération », par le Maître de Benjamin Creme [sommaire]

 

 

La coopération est la résultante naturelle de relations justes. De même, les relations justes sont la conséquence d’une sage coopération. La coopération est la clé de tout effort de groupe couronné de succès, elle est une manifestation de la divine volonté de bien. Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle conduit à la synthèse de points de vue d’une grande diversité. […]

Les tenants du passé aiment la compétition ; les tenants de l’avenir embrassent avec joie la divine coopération. La population du monde se divise en deux catégories : ceux qui s’affrontent, et ceux qui coopèrent. Purifiez votre cœur des souillures de la compétition ; ouvrez votre cœur aux joies de la coopération. »

extrait de « la Coopération », par le Maître de Benjamin Creme

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

Trois interviews de Benjamin Creme avec des chrétiens américains [sommaire]

Extrait d’une interview dans l’émission « Au-delà de la raison » sur 1240 TVA Radio (Géorgie), 25 juillet 1996 (troisième partie)

Question : Vous dites que Jésus vit encore aujourd’hui sur notre plan physique. Dans ce cas, où est allée l’âme de Jésus lorsqu’il a quitté ce plan ?
Benjamin Creme : Eh bien, lorsque Jésus est mort sur la croix, il a quitté l’incarnation. Il est resté hors d’incarnation pendant sept ans ; puis il est revenu sous le nom d’Apollonius de Tyane. Sur la croix, il a reçu la quatrième des cinq initiations qui font de nous un Maître. Il a ensuite reçu la cinquième initiation en tant qu’Apollonius, est devenu un Maître, s’est rendu dans le Nord de l’Inde, y a été enterré, et de là proviennent les nombreuses légendes qui circulent : que Jésus ne serait pas mort sur la croix, qu’il aurait été exfiltré de la Palestine vers l’Inde et qu’il serait enterré dans le nord de ce pays. D’autres disent qu’il est allé à Rome, a fondé une famille, et ainsi de suite…
La vérité, du point de vue ésotérique, c’est que Jésus est littéralement mort sur la croix comme le raconte l’évangile, et qu’il est resté trois jours dans son tombeau ; à la suite de quoi le seigneur Maitreya est entré dans son corps et l’a investi d’une énergie spirituelle si prodigieuse qu’elle a provoqué l’ionisation de ce corps sur le linceul qui l’enveloppait – ce qu’on appelle aujourd’hui le Suaire de Turin. La photographie moderne utilise ce processus d’ionisation déjà apparu il y a 2 000 ans en Palestine, et le Suaire de Turin est le linceul funéraire authentique de Jésus. Un jour, il le revendiquera, et je suis sûr qu’il le restituera à la cathédrale de Turin.

Q. Permettez-moi de vous poser la question suivante : si Jésus-Christ a reçu la quatrième initiation dans cette incarnation et la cinquième en tant qu’Apollonius, pourquoi Apollonius ne serait-il pas un nom connu de tous, comme l’est Jésus par tant de gens sur cette planète ?
R. Tout d’abord, le nom d’aucun des Maîtres n’est connu de tous. Et puis, Jésus est à l’origine du christianisme. Il s’est incarné pour servir de véhicule à Maitreya afin d’inaugurer l’ère des Poissons. Ce n’est pas un hasard si le symbole du poisson se trouve à la base de toute l’iconographie chrétienne primitive. Les premiers chrétiens savaient que la mission de Jésus était d’inaugurer l’ère des Poissons, qui à présent touche à son terme. Le poisson est devenu le symbole immémorial de l’ère des Poissons.
A la fin du récit évangélique, Jésus dit à ses disciples de se rendre à Jérusalem où ils verraient un homme portant une cruche d’eau. Il leur dit ensuite de suivre cet homme jusqu’à une maison et d’y préparer le repas de la Pâques. A travers cette anecdote apparemment insignifiante, il était annoncé que le Christ serait l’instructeur de l’ère du Verseau, qui commence maintenant. Le porteur d’eau est le symbole immémorial du Verseau.

Q. En ce qui concerne la religion, je comprends ce que vous dites de la manière suivante : de même qu’en regardant la Terre depuis l’espace on n’y distingue pas les différents pays, la vision de la religion depuis l’espace est tout aussi uniforme.
R. En effet, la religion finira par se purger de toute dévotion. D’ailleurs, du point de vue des Maîtres, la voie religieuse n’est qu’une des voies menant à Dieu. Il y a de nombreuses voies – la politique, l’économie, l’art, la philosophie, la religion, la science – et quel que soit votre chemin de vie, vous pouvez faire l’expérience de ce que nous appelons Dieu comme une expérience de chaque instant. Cela signifie que la religion n’est qu’un moyen en vue d’une fin, qui n’est autre que cette expérience de chaque instant.

Q.  J’aime cette analogie. Quel est le rôle de la dévotion ? Est-il de notre nature, en tant qu’êtres humains, d’adorer quelque chose de plus grand que nous ? Vous avez bien dit que, dans l’avenir, la manière de révérer ou d’honorer Dieu ne sera pas de l’adorer, n’est-ce pas ?
R. L’humanité s’approche de Dieu étape par étape à mesure qu’elle évolue, et l’adoration est liée à la nature généralement émotionnelle de l’humanité. Mais l’humanité moderne tend vers une compréhension plus mentale et, au fil du temps, plus spirituelle de la nature de l’univers. A mesure que nous évoluons, ce que nous appelons culte se transforme en une connaissance directe, de sorte que nous pouvons invoquer les énergies que nous appelons Dieu.
Selon la Bible chrétienne, Dieu est un feu dévorant et, du point de vue ésotérique, il existe un axiome de base selon lequel tout, dans l’univers manifesté, est énergie. Cette énergie vibre à diverses fréquences et la nature de la fréquence détermine la forme que prendra l’énergie, que ce soit une pierre, un homme, une planète, un univers ; ainsi, dans cet ensemble total d’énergies et à partir des lois qui régissent ces énergies, nous nous faisons une idée de ce qu’est Dieu, et il devient possible à l’humanité de l’invoquer.

 

Extraits de l’interview de Barry Bane dans l’émission Talkback, WFUN radio, Ohio, 8 août 1989

Q.  Monsieur Creme peut-il expliquer où se trouvait Jésus entre l’âge de douze ans et celui de trente ans ?
R. Mon Maître a dit que, de douze à trente ans, Jésus a été éduqué par une communauté ésotérique en Palestine, la communauté essénienne et qu’en réalité, il a été initié dans cette communauté ; il existe dans la tradition de nombreux témoignages à ce sujet. Certains prétendent qu’il a aussi été emmené en Egypte et en Inde, etc. Mon Maître dit que ce n’est pas vrai. Il n’avait pas besoin d’y aller. Il a bénéficié d’une tutelle complète non seulement de la part de Maitreya le Christ, mais aussi d’enseignants très proches géographiquement, au sein même de la communauté essénienne. A l’époque, en Palestine, il y avait toutes sortes d’écoles ésotériques et d’écoles des mystères.

Q.  Qu’en est-il des révélations de Jean, de l’Apocalypse et des Quatre Cavaliers ? Il n’y a rien de semblable dans les autres textes de la Bible !
R. Mon Maître a dit, à propos des révélations, que « l’Apocalypse » est une suite d’expériences qui ont été données à Jean par le Christ, par Maitreya, et qui se réfèrent à la fois à son époque, à l’époque actuelle et à la fin de tous les cycles mondiaux, à la fin de l’expérience de cette Terre. C’est très difficile à démêler. Il a dit que Jean les a transcrites dans les limites de sa propre compréhension – il ne l’a pas très bien fait, a ajouté mon Maître, mais il a fait de son mieux. Ces expériences se réfèrent autant à sa propre époque, à la fin du régime romain, qu’à ce qui se passe aujourd’hui avec le retour du Christ, et à ce qui se passera à la fin des temps lorsque tout sera accompli, au moment de ce qu’on a appelé le Jugement Dernier. Mais cela aura lieu à la fin du monde, pas maintenant, pas à la fin de cette ère que le Christ a inaugurée par l’intermédiaire de Jésus il y a 2 000 ans.

Q.  Tout ce qui est mauvais et maléfique va-t-il être réglé immédiatement dans le monde ?
R. Non, pas du tout. La venue du Christ est en réalité le paroxysme de la confrontation entre les forces du Bien et les forces du Mal. Cette confrontation se déroule sur cette planète depuis des millions d’années et, au cours des derniers millénaires, elle a eu lieu sur le plan astral. Nous l’avons précipitée, dans la guerre de 1914 à 1945, sur le plan physique, et, en un sens, elle continue. Mais, avec la présence du Christ et de son groupe, celui des Maîtres de la Hiérarchie, les forces de Lumière sont désormais plus que de taille face aux forces du Mal, puisqu’elles œuvrent à présent sur le plan physique, sur le plan astral-émotionnel et sur les niveaux inférieurs du plan mental – alors que, pendant des milliers et des milliers d’années, les Maîtres, sous l’autorité du Christ, n’avaient pu agir, sans enfreindre le libre arbitre, que sur les plans de la conscience. A présent, puisqu’ils sont dans le monde, ils peuvent agir sur tous les plans, et ce que nous voyons est vraiment la confrontation finale entre ces deux forces – les forces de Lumière sous la direction du Christ, et les forces du Mal.

Q.  Donc, selon le Christ et selon vous, les Forces du Mal ont jusqu’ici été gagnantes dans le monde ?
R. Eh bien, en ce qui concerne le Christ, c’est une guerre qui va et vient. Tout ce qu’il fait, ils le contrent. Tout ce qu’ils font, il le contre. Mais il dit que la fin est connue depuis le commencement. La défaite des Forces du Mal est inévitable.

 

Emission de Steve Simmons, KPBC, Texas, 28 août 1990

Q.  Il y a de nombreuses images ou autres apparitions, comme celles de la Madone par exemple. Sont-elles réelles ?
R. Les formes-pensées créées par ce Maître, Marie, mère de Jésus, sont de deux sortes. Si elles ne sont vues que par une seule personne, et que cette personne fait des récits de destruction et de catastrophe, alors il ne s’agit pas de créations authentiques de ce Maître, mais, pourrait-on dire, de créations émotionnelles ou astrales issues du corps émotionnel de cette personne, peut-être une jeune personne très hystérique, emportée par sa ferveur religieuse.
Les véritables créations de ce Maître ont été vues par de nombreuses personnes et authentifiées par plusieurs témoins, comme à Medugorje et d’autres endroits. Elles montrent à l’humanité que le lien qui la relie au Divin ne se rompt jamais ; que Dieu ne perd jamais de vue sa création et cherche à faire d’elle progressivement le reflet direct et pur de lui-même. Ainsi l’espoir emplit-il notre cœur. Il ne s’agit pas vraiment de convertir les gens au catholicisme, ni même au christianisme. C’est un symbole d’espérance et, pour ceux qui en sont informés, l’un des signes que le Christ est maintenant revenu dans le monde.

Q.  En tant que chrétien croyant à la Bible, comment comprenez-vous que Jésus reviendra « sur les nuées » ?
R. Je crois qu’il s’agit d’une expression symbolique. De nos jours, partout dans le monde, nous allons tous « dans les nuages ». Chaque fois que je vais en Amérique, j’y vais dans les nuages. Pour moi, cette expression ne signifie plus grand-chose. Il suffit de prendre l’avion pour aller dans les nuages, et c’est précisément ainsi qu’il [Maitreya] est venu à Londres. Il est descendu de sa retraite en montagne le 8 juillet 1977, est resté quelques jours dans les plaines du Pakistan pour s’acclimater, puis est allé de Karachi à Londres, le 19 juillet, en avion, accomplissant ainsi cette prophétie, si tant est qu’il ait été nécessaire de l’accomplir.
J’ai également vu, en fait, des photographies d’un beau coucher de soleil ou d’une formation nuageuse intéressante, prises par des gens qui ne voyaient rien d’autre quand ces photos ont été prises. Mais une fois développées, on y voit avec une grande netteté la silhouette du Christ, debout, vêtu d’une longue robe blanche, les mains étendues de part et d’autre, venant, si vous voulez, « sur les nuées ». J’en ai dix, prises par des personnes différentes à des endroits différents dans le monde.

Q.  Pensez-vous qu’un jour nous finirons par être débarrassés de tout le désespoir et de tous les problèmes de ce monde, et que la paix viendra enfin d’une manière ou d’une autre ?
R. Je le crois très fermement. Je pense que si je ne savais pas que le Christ est dans le monde, je serais aussi pessimiste que la plupart des gens. Mais, sachant ce que je sais par ma propre expérience et par celle d’un grand nombre de personnes à Londres et dans le monde qui le connaissent, ou à qui il est apparu, j’ai un espoir pour l’avenir qui est total.

Q.  Nous avons les Dix Commandements, que nous suivons, et il faut préciser aussi que, dans la Bible, des faux prophètes sont annoncés. J’ai l’impression que ce que dit Benjamin Creme revient à traiter la Bible comme un livre ordinaire. Cela revient à traiter Dieu de menteur, et j’aimerais lui demander si son seigneur Maitreya a apporté l’arc-en-ciel, voyez-vous…
R. Eh bien, les Dix Commandements étaient l’expression juive de la nature de Dieu, un Jéhovah courroucé et vengeur, selon qui tout était négatif : « Tu ne feras pas ceci, tu ne feras pas cela… » Le Christ est venu, par l’entremise de Jésus, enseigner une vérité simple qui, si elle est respectée, entraîne automatiquement le respect de toutes les autres : « Aimez-vous les uns les autres. » C’est ce dont il parle aujourd’hui.

Q.  Vous savez, si les gens suivaient ces Dix Commandements, nous nous porterions beaucoup mieux dans ce vieux monde aujourd’hui. Il n’y a aucun doute là-dessus. Le fait que Maitreya soit le Christ, est-ce fondé uniquement sur l’expérience ?
R. Vous voyez, je pense que nous devons comprendre ce qu’est le Christ. Le Christ n’est pas vraiment le nom d’un homme. Le mot « Christ » vient du grec « Christos ». « Christos » est la traduction du mot juif « Messie », qui signifie « l’Oint ». Or, le Christ est vu par les chrétiens comme un homme qui est le Fils unique de dieu. Je l’accepterais en ce sens que je le vois comme incarnant l’aspect « fils » de Dieu, Dieu le Fils, ou encore l’aspect Amour de Dieu. Mais il s’agit d’une énergie qui émane du cœur de Dieu et qui est incarnée par l’être immense qu’est le seigneur Maitreya, le Maître de tous les Maîtres, si avancé, si pur, qu’il peut réellement incarner cet aspect divin et cosmique. Il est donc le Fils unique de Dieu, mais il incarne le principe christique qui, lorsqu’il s’éveille et agit en nous, nous permet de participer de la nature du Christ. C’est l’énergie de l’évolution.

Q.  Il semble que vous dites que le Christ « utilise » Maitreya, mais uniquement d’après l’expérience et diverses choses. Je voudrais lire, dans la Bible, « Deuxième Epître aux Thessaloniciens », chapitre 2, verset 9 : « L’avènement de l’Impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles et de prodiges mensongers ». Si vous voulez dire que le Christ utilise Maitreya, ce n’est fondé que sur l’expérience.
R. Sur quoi d’autre que l’expérience peut-on jamais fonder quoi que ce soit ? Si vous n’avez pas l’expérience de quelque chose, peu importe ce que vous pouvez croire à son sujet. Cela ne le rend pas vrai. La seule chose qui puisse rendre quoi que ce soit vrai pour vous, c’est que cela fasse partie de votre expérience et aucun enseignant, aucun enseignant de quelque qualité, de quelque stature que ce soit dans l’histoire du monde, n’imposerait jamais à ses élèves l’injonction de croire ce qu’il dit si cela ne faisait pas partie de leur expérience.

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme
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Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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