Un cadeau d’anniversaire

Partage international no 179juillet 2003

Cher Monsieur,

Le 23 avril 2003, la veille de mon trentième anniversaire, j’eus envie de m’offrir le luxe de prendre un taxi pour me rendre à la méditation de transmission. Lorsque je montai dans la voiture qui sentait le poisson (je vis par la suite que le conducteur était en train de manger un pâté en croûte), le conducteur me dit d’une voix chaleureuse : « Comment allez-vous ? » « Très bien, merci, et vous ? »« Je n’ai pas à me plaindre. »  Je lui expliquai où aller en faisant des gestes de la main. Il se mit alors à rire en imitant mes mouvements, et en disant : « Votre genre me plaît ! »  Je fis la remarque que la soirée était agréable et il répéta : « Je n’ai pas à me plaindre. »

Il me demanda si ma journée avait été bonne et, après avoir vu une voiture immobilisée par un sabot de Denver, nous engageâmes une conversation sur le coût de la conduite automobile, les restrictions de parking et les frais qui incombent à un chauffeur de taxi. Je lui dis que ce ne devait pas être facile car il ne pouvait jamais savoir quel serait le salaire de la journée. Il m’affirma que parfois il avait de nombreuses réservations, mais qu’en général « il fallait accumuler les heures ». Je lui demandai s’il devait parfois attendre assez longtemps entre deux courses et il me répondit : « Oui, mais je ne perds pas mon temps. Je lis des choses qui profiteront à tous. C’est très important de lire des choses qui profiteront à tous. »  Je lui demandai quel genre de choses il lisait et il me répondit : « Tout ce qui concerne la médecine alternative. » Je lui dis alors que pour ma part j’utilisai des médicaments homéopathiques ; il me demanda pourquoi, je lui en donnai la raison et j’ajoutai : « Et ça marche ». Il dit alors quelque chose comme ceci : « Lorsque les gens disent que cela ne marche pas, je leur dis d’essayer l’alcool en guise d’alternative ! »

Nous parlâmes de la médecine alternative, puis nous abordâmes la question des gouvernements et des sociétés pharmaceutiques et de la manière dont celles-ci nient les bienfaits des médecines parallèles afin de promouvoir leurs propres médicaments, tout en se refusant cependant à fournir, à un prix abordable, des médicaments de première nécessité aux pays pauvres. Nous parlâmes de l’Afrique du Sud et du sida et il fit allusion à Nelson Mandela, le comparant au président actuel pour ce qui est de la politique à l’égard du sida.

Je lui demandai d’où il était originaire. Il répondit : « Du Nigeria. » Je lui dis que l’on venait justement de parler du Nigeria à la radio. « Vous savez quelque chose sur notre pays ! », dit-il, en souriant. « Pas grand chose », répliquai-je. Je lui expliquai qu’aux nouvelles on avait dit qu’il venait d’y avoir des élections, mais que ce n’étaient pas des élections libres. « Où existe-t-il des élections libres dans le monde ? », répondit-il. J’acquiesçai avec véhémence et il se mit à rire.

Nous en vînmes à parler du savoir. Il déclara alors : « Vous devez utiliser vos connaissances. Ce n’est pas bon de posséder des connaissances qu’on n’utilise pas. » Il m’expliqua que c’était comme de donner une livre à quelqu’un qui vous demande de l’argent dans la rue. Si vous lui donnez cet argent, en fait vous le possédez encore, car vous n’attendez rien en retour, et vous vous sentez tous les deux beaucoup plus légers. Si en donnant une livre vous n’attendez rien en retour, c’est plus important que de donner cent livres. Il m’expliqua que donner cette livre signifie que vous la possédez davantage que si vous en aviez des milliers à la banque, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas, et que vous deviez dépenser tout cet argent pour faire des achats dont vous n’avez nulle envie. Il affirma que c’était la même chose avec le savoir et il continua sur ce sujet. Je pense qu’il voulait dire qu’il fallait partager ses connaissances, sans prêcher, sans rien attendre en retour.

A un moment donné, il se tut pendant quelques instants et tout ce que je pus trouver à répondre fut : « Oui.» Il me sourit en disant : « Cela fait beaucoup de choses à comprendre. » Je lui posai une autre question et nous poursuivîmes la conversation. Je lui demandai quand nous devions partager nos connaissances. « Pour nourrir (ou instruire) un enfant, vous n’attendez pas qu’il soit devenu adulte. » Nous parlâmes de la manière de donner de petits fragments de connaissance au moment où on les acquiert, et du fait que parfois on sait quelque chose sans en avoir vraiment conscience et que plus tard on y ajoute autre chose, consolidant ainsi ses connaissances précédentes. Il compara ceci aux relations avec autrui, à ce que nous savons des autres et ressentons à leur sujet, mais tout en l’écoutant, je lui indiquai la direction à prendre et je dois avouer que je n’ai pas très bien saisi ce qu’il a dit à ce sujet.

Nous étions arrivés à destination. Pendant toute la conversation, il m’avait regardé intensément et avec beaucoup de sérieux à travers le rétroviseur, excepté lorsqu’il riait et plaisantait. C’était un Noir, grand et chauve, à l’accent prononcé.

Après avoir réglé ce que je lui devais, je lui dis : « Cette conversation a été très intéressante. » Il sourit et me dit d’une voix chaleureuse : « Je viendrai vous chercher la prochaine fois ! » Cet homme était-il Maitreya ?

T.  C., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « chauffeur de taxi » était Maitreya.]

Royaume Uni
Date des faits : 23 avril 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)