Qui nous sortira du chaos ?

Partage international no 122octobre 1998

« Comme nous l’avons déjà annoncé (Partage international, déc. 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l’a répété : le krach boursier est inévitable. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1989)
 « La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. D’une manière générale, les marchés boursiers tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui n’auront plus leur place dans la société nouvelle. » (P.I., mai 1989)
« Qui nous sortira du chaos ? » Le 6 septembre dernier, ce titre imprimé en caractères gras s’étalait sur les deux pages d’un article du journal britannique The Observer. Deux éminents journalistes y analysaient la crise économique et politique mondiale, et se demandaient si les dirigeants actuels étaient capables d’y apporter des solutions.

Le 6 septembre dernier, ce titre imprimé en caractères gras s’étalait sur les deux pages d’un article du journal britannique . Deux éminents journalistes y analysaient la crise économique et politique mondiale, et se demandaient si les dirigeants actuels étaient capables d’y apporter des solutions.

Selon Will Hutton : « Sur l’ensemble des marchés financiers, la valeur cumulée des actions a perdu quatre mille milliards de dollars en à peine deux mois — pour la seule Grande-Bretagne, la Bourse a perdu environ 300 milliards de dollars. Le FMI n’a plus que 25 milliards de dollars en caisse et, s’il est contraint à de nouvelles aides d’urgence en Amérique latine après celles accordées à l’Asie et à la Russie, il n’aura plus de réserves. On aura ainsi épuisé le dernier recours du système, si imparfait soit-il, contre la panique financière. L’enjeu n’est rien moins que la survie de l’ordre économique et financier mis en place au cours des vingt dernières années. »

Commentant les aspects politiques de cette crise, Andrew Marr estime que les « dirigeants mondiaux baignent dans la médiocrité ». Il commente : « Il s’agit d’un problème économique engendré par les marchés boursiers et l’effondrement des devises ou leur repli.

Mais c’est avant tout un problème politique. Les marchés mondiaux sont sujets à la panique. Ils constituent des mécanismes aisément influençables, et répondent à ce qui est de l’ordre des décisions et des certitudes. Incapables d’engendrer un ordre mondial par eux-mêmes, ils ont besoin des hommes politiques pour faire ce travail à leur place. Mais la confiance politique est tristement déficiente. Personne ne répond présent. En fait, le monde a choisi de privatiser le pouvoir — mais il a manifestement échoué à privatiser l’autorité ou le leadership. Du fait de politiques à courte vue et d’échecs personnels, les sociétés les plus importantes sont à la dérive. L’ordre mondial ne s’est pas effondré, mais il a besoin d’être repensé ; et par des dirigeants plus sages que ceux d’aujourd’hui. » 


Date des faits : 6 septembre 1998
Sources : The Observer, G.-B.
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)