Partage international no 182 – octobre 2003
Le gouvernement israélien construit un mur de séparation entre Gaza et la rive occidentale du Jourdain. Mais ce que l’on ignore c’est que ce Mur de l’apartheid (qui n’est parfois, en fait, qu’une mince barrière ultra protégée), passe au milieu de communautés villageoises et sépare souvent les Palestiniens de leurs champs, généralement des vergers et des potagers disposant d’une source.
Paradoxalement, pour certains officiels américains cités par le New York Times, ce mur pourrait constituer un élément d’optimisme. Car, à force de voir chaque jour davantage de leurs compatriotes coupés de leurs maisons, de leurs fermes, de leurs emplois et de leurs écoles, les leaders Palestiniens pourraient faire campagne auprès de l’Administration et la faire modifier sa politique au Moyen-Orient. Le fait que le président Bush soit sorti récemment de son soutien inconditionnel à Israël, en le menaçant de réduire l’aide annuelle de 9 milliards de dollars que les Etats-Unis lui octroient actuellement, semblerait aller dans ce sens.
En attendant, l’armée israélienne a arrêté 47 Israéliens et militants internationaux qui occupaient une maison à Nasha, près de la ville de Qalqiliya, où ce prétendu mur de sécurité passe au milieu de la propriété d’une famille palestinienne. Le gouvernement israélien n’exclut pas d’expulser les 41 militants de Solidarité internationale qui participaient à cette action.
Israël
Sources : www. DemocracyNow.org
Thématiques : politique
Rubrique : Regard sur le monde (Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.)
