Partage international no 203 – juillet 2005
La « Journée mondiale contre le travail des enfants », organisée par l’Onu, le 12 juin 2005, a mis en évidence une tragédie de longue date qui touche plus d’un million d’enfants dans le monde. Ces enfants – certains n’ont que 5 ans – travaillent dans des mines souterraines dans d’épouvantables conditions.
Aux Philippines, près de 18 000 enfants entre 5 et 17 ans travaillent dans des mines et des carrières ; au Népal environ 32 000 enfants travaillent dans des carrières de pierres, et au Niger le chiffre est stupéfiant : 250 000 enfants travaillent dans des mines et des carrières de plus petite importance, atteignant à peu près la moitié du nombre total de personnes faisant ce travail dans le pays tout entier.
Les enfants creusent pour leur survie et celle de leur famille. « L’argent qu’ils gagnent est crucial pour leur survie et celle de leur famille, explique l’Organisation internationale du travail des Nations unies (OIT). Sous terre, ils travaillent dans l’obscurité dans une chaleur étouffante, ils posent des explosifs et rampent ou nagent au travers de tunnels instables. Au-dessus, ils plongent dans des rivières à la recherche de minéraux, ou creusent le sable, le rocher et la poussière et passent des heures à piler des rochers en graviers, utilisant des outils lourds, trop grands, faits pour des adultes. »
Pour sauver ces enfants et fournir à leur famille une autre façon de gagner leur vie, l’OIT a mis au point le Programme international pour l’élimination du travail des enfants (IPEC) qui doit assurer qu’aucun enfant n’aura plus à travailler dans une carrière ou une mine. L’OIT a aidé des communautés de mineurs à mettre en place des coopératives et à augmenter leur productivité pour l’acquisition de machines qui réduisent ou éliminent la nécessité pour les enfants de risquer leur vie. De telles communautés ont également obtenu des protections juridiques et crée des cliniques, des écoles et des systèmes sanitaires.
Ce plan fonctionne : à titre d’exemple, une mine d’or au Pérou qui employait 200 000 enfants déclare aujourd’hui ne plus en employer aucun. Ce changement a pris quatre ans, mais la communauté de Santa Filomena a changé radicalement depuis que l’OIT l’a aidée à développer des projets pour adultes générant un meilleur revenu.
« Des projets pilotes entrepris par l’Ipec en Mongolie, en Tanzanie, au Niger et dans les Andes ont montré que le meilleur moyen d’assister les enfants mineurs est de travailler directement avec les communautés dont ils sont issus », indique l’OIT.
Des projets en lien avec leur communauté peuvent aider ces enfants mineurs de façon pratique et directe, mais le problème persiste lorsque ces enfants sont constamment réembauchés pour travailler dans les mines. Seule une conscience mondiale peut inciter la communauté internationale à mettre fin à ces pratiques pour toujours.
Sources : OIT
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
