Pandémie et fenêtre d’Overton

Partage international no 383juillet 2020

par Scott Champion

La fenêtre d’Overton est une allégorie qui désigne l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables par l’opinion publique d’une société. Pour que les politiciens réussissent, leurs politiques doivent rester dans cette fourchette d’acceptation. Et s’ils veulent étendre leur influence, leurs propositions doivent rester dans le cadre de l’Overton existant, ou bien répondre à une pression suffisamment forte du public exigeant de nouvelles politiques.

Dans ses écrits, Benjamin Creme a soutenu qu’un jour, l’humanité serait confrontée à une « expérience du désert » d’une grande profondeur et qui aurait un impact majeur sur le monde. « L’expérience du désert, particulièrement en ce qui concerne l’Occident, revient à accepter un mode de vie plus simple de manière à assurer à tous les hommes une vie décente. »

 

Photo : Credit James Gathany Content Providers(s): CDC, Public domain, via Wikimedia Commons
Les personnels de santé qui travaillent avec les patients Covid se sont retrouvés dans une prise de conscience soudaine de ce qui était devenu le plus important – rester en vie.

 

Sur la base de cette réalisation, les gouvernements du monde devront hiérarchiser les besoins des populations, et y répondre. Si personne ne s’attendait à ce qu’une pandémie soit le déclencheur de cette expérience, l’effondrement économique qui en résulte et la réponse que les gouvernements du monde essaient d’y apporter, sont conformes aux écrits et conférences de B. Creme.

Au mois d’avril 2020, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, a donné un aperçu de ce que pourrait être un modèle économique plus juste pour le peuple américain, en déclarant qu’un revenu de base universel devient envisageable dans l’environnement économique actuel. N. Pelosi est la plus haute personnalité politique à avoir exprimé publiquement une opinion aussi révolutionnaire. Le sénateur Bernie Sanders, candidat à la présidentielle américaine, avait lui-même déjà proposé aux électeurs américains de nombreuses idées progressistes. De façon surprenante, ces idées rejoignent celles du gouvernement conservateur du Royaume-Uni, qui a immédiatement pris la décision d’aider les entreprises en payant 80 % des salaires de leurs employés jusqu’à une limite considérable, franchissant ainsi une étape que même un gouvernement travailliste n’aurait pu imaginer quelques mois auparavant.

Ces mesures sans précédent sont naturellement motivées par la misère économique provoquée par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné des dommages structurels profonds à l’économie mondiale en à peine une dizaine de semaines, rivalisant ainsi avec les pertes d’emploi et le déclin de l’activité économique qui s’étaient produits sur dix ans lors de la Grande Dépression des années 1930. Pourtant, selon Michael Every, un analyste économique perspicace de Rabobank, « les dommages économiques ont à peine commencé, et c’est terrifiant ».

On remarquera que les mesures prises par les gouvernements pour préserver en priorité les revenus du capital en temps de crise sont un réflexe bien connu. Les marchés boursiers, obligataires et immobiliers sont toujours aidés en premier, grâce à des plans de liquidité mis en place par les banques centrales. Les personnes, elles, viennent toujours après. Partout, aux Etats-Unis, dans l’UE, au Japon et dans le monde développé, les marchés d’actifs ont été soutenus à coup de milliards de dollars.

Ces dernières années, on voit même la Chine s’associer à ce soutien au capital. Tous ces pays apportent occasionnellement des aides au public, mais uniquement si la crise est perçue comme pouvant avoir un impact significatif sur l’emploi qui entraînerait des défauts de remboursement d’emprunts, d’hypothèques et crédits divers, et priverait donc de ces revenus les détenteurs de la richesse. Comme l’ont déjà fait remarquer de nombreux commentateurs, le système actuel socialise les pertes et privatise les bénéfices.

A tous les coups l’on gagne

Depuis la grande crise financière de 2007-2009, les marchés des capitaux ont cessé d’être un casino où l’on peut perdre ou gagner ; en effet, en temps de crise, les paris sur les actions sont largement sécurisés par les banques centrales aux dépens des contribuables, de la dette, et de la monnaie. Dans ces conditions, on ne peut que gagner, tout risque a disparu. Une entreprise peut encore être exposée à des risques, mais en temps de crise, les entreprises sont toutes renflouées, qu’elles soient bien gérées ou pas. Beaucoup d’entre elles, en particulier celles qui se sont endettées pour racheter leurs propres actions ces dix dernières années, sont aujourd’hui en grand danger. Boeing est dans ce cas, et le public ne voit pas d’un bon œil qu’elle bénéficie d’aides gouvernementales importantes − avec l’argent des contribuables − pour compenser les conséquences d’une gestion cupide, incompétente et égocentrique.

Dans leur obsession de maximiser les profits de l’actionnariat et la valeur de leurs propres options d’achat d’actions, les managers ont délocalisé à tout-va pour gonfler les bénéfices déclarés jusqu’au moindre dollar. Cette politique de compression des coûts a eu pour résultat des pénuries graves de ressources essentielles telles que des tests médicaux, des réactifs chimiques, des masques, des blouses, des gants, des lunettes de protection et du désinfectant pour les mains. Fabriqués à l’étranger, ils sont devenus introuvables dans la plupart des pays industrialisés. Ils ont été sous-traités pour économiser quelques centimes.

En l’espace de deux mois à peine, les gouvernements ont dû réviser leurs priorités et repenser entièrement leurs politiques publiques. Les personnels de santé qui travaillent avec les patients Covid se sont retrouvés au premier plan dans le monde entier, dans une prise de conscience soudaine de ce qui était devenu le plus important− rester en vie. Les employés de caisse de nos magasins se sont aussi retrouvés en première ligne dans cette nouvelle bataille, investis du jour au lendemain d’une mission essentielle, mais sans qu’ils soient dotés des moyens de protection nécessaires alors qu’ils doivent faire face en permanence à des clients et des collègues potentiellement infectés. De surcroît, ce sont souvent des travailleurs payés au Smic et vivant dans la précarité dans beaucoup de pays où la protection sociale est défaillante ou inexistante.

Peu de travailleurs essentiels, y compris dans le secteur médical, ont pu se faire tester. Par contre, nombre d’équipes sportives professionnelles ont été testées, ainsi que des stars du showbiz qui ont posté leurs résultats sur les réseaux sociaux. Les riches non plus n’ont eu aucune difficulté à se faire tester par des laboratoires privés. Fait important, cette situation n’est pas passée inaperçue auprès des travailleurs nouvellement valorisés. Le 1er mai 2020, dans un appel à la justice, une coalition de travailleurs essentiels d’Amazon, Instacart, Whole Foods (détenue par Amazon), Walmart, Target, Shipt et FedEx, a organisé un débrayage afin d’exiger des salaires plus élevés, des congés-maladie et de meilleures conditions de travail.

Du fait d’avoir été propulsés sur la ligne de front de la pandémie, les travailleurs américains essentiels ont été amenés à mieux percevoir l’injustice du capitalisme, alors que pendant toute leur vie, ils avaient accepté le caractère sacré des forces du marché, et toutes les idées sur la façon dont un système économique efficace doit fonctionner. Maintenant, grâce à la pandémie, de nombreuses personnes s’éveillent à une nouvelle réalité, développent une vision plus claire de la situation et commencent à prendre position sur l’injustice évidente qu’ils ont subie jusqu’ici.

Ce nouveau sens de l’estime de soi est rendu possible par la libération du conditionnement dû au caractère exceptionnellement brutal de leur expérience actuelle, qui les bouscule et les extrait de leurs conditionnements antérieurs. Ils voient le manque de justice. Et ils n’ont aucune raison d’endosser la moindre responsabilité ou d’accepter la situation sans se plaindre. Ils voient plus clairement comment les riches profitent à leurs dépens, en mettant même la vie de ces travailleurs en danger. En outre, il est probable que le conditionnement mental puisse être plus facilement surmonté face à une menace existentielle − la possibilité de mourir.

Désormais, il est peu probable que ces travailleurs acceptent docilement leur sort ; ils savent maintenant qu’ils sont importants et que l’on compte sur eux. Il en va de même pour tous ceux qui ont dû se cloîtrer en confinement. Ils ont fait ce qui était requis pour le bien de tous, et ne se sentent coupables de rien. Ils n’accepteront donc pas d’être expulsés de leur logement ou que leur maison ou leur voiture soient saisies, ou que leur entreprise fasse faillite. La prise de conscience est là, qui peut détruire le conditionnement mental.

Il nous reste à voir si la technique de la planche à billets utilisée par les banques centrales à chaque crise − le krach boursier de 1987, l’éclatement de la bulle Internet de 2000 et la grande crise financière de 2007-2009 − va encore fonctionner dans ce nouveau monde interconnecté et lourdement endetté. On commence à comprendre que de nombreux aspects de la vie d’avant la pandémie peuvent mettre longtemps pour revenir à la normale. De nombreux économistes ont donné des délais de deux à huit ans selon le secteur. Le directeur des investissements de JP Morgan Asset Management a déclaré qu’il faudrait au moins douze ans pour que l’emploi retrouve le niveau qu’il avait atteint récemment. Le financier et pape des fonds spéculatifs George Soros, à 89 ans, a déclaré que c’était la crise de sa vie.

Les politiques gouvernementales et les plans de gestion des entreprises devront s’adapter à la nouvelle réalité, reconnaissant que le modèle de la mondialisation pure avec ses chaînes d’approvisionnement défaillantes, met les entreprises et les personnes en danger, en plaçant les bénéfices au-dessus de la sécurité publique, des conditions de travail, des salaires décents, du bien-être et de la santé des citoyens, des normes environnementales et de la santé de la Terre, alors que des photos circulent de ciels clairs et d’air non pollué.

Les entreprises devront également décider si la maximisation des profits vaut la peine de mettre en danger leur pérennité. Celles qui n’ont pas la capacité de lever des fonds sur les marchés des capitaux (marchés boursiers et obligataires) seront soumises à une pression extrême à moins que les bouées de secours des gouvernements s’avèrent efficaces. La plupart des spécialistes prévoient une période de grandes difficultés avant que nous puissions tourner définitivement la page, et beaucoup s’attendent à ce que le ralentissement rivalise ou dépasse les difficultés rencontrées lors de la Grande Dépression des années 1930. Beaucoup d’indicateurs montrent que nous sommes déjà dans une nouvelle grande dépression.

La consommation va longtemps rester faible, mettant à dure épreuve les bénéfices, l’emploi, les investissements en capital et les recettes fiscales. Des entreprises autrefois rentables, dans l’aéronautique, le transport aérien et terrestre, l’hôtellerie, la construction automobile, la location de voitures, les casinos, les restaurants et bien d’autres, seront contraintes de réduire leurs opérations. Les chômeurs auront encore moins de perspectives d’emploi que par le passé, ce qui prolongera encore la récession.

Les entreprises essentielles seront confrontées à des demandes de salaires plus élevés, de congés payés et d’accès aux soins de santé. Dans un contexte de chômage record, on courra un risque de confrontation explosive entre patrons et employés. Les chaînes d’approvisionnement seront relocalisées et diversifiées afin de diminuer la dépendance à un seul pays producteur comme la Chine. Dans le contexte de la pandémie, il n’y aura pas de solution facile et notre vie sera modifiée durablement dans le futur, quelles que soient les premières mesures économiques qui seront prises.

Y a-t-il quelque chose qui pourrait atténuer rapidement la dépression économique ? Un protocole thérapeutique efficace, un vaccin, constitueraient les meilleures opportunités pour éviter une dépression mondiale prolongée. Mais même si l’un de ces remèdes, ou les deux, devaient se profiler à l’horizon, les dommages économiques resteront au-delà de tout ce qu’on a connu dans le passé. Le récent pic du PIB mondial ne sera plus qu’un vieux souvenir pour longtemps.

Les économies en développement traversent pour leur part une période particulièrement difficile en raison de leur dépendance à l’égard du dollar américain ainsi que leur dépendance à l’égard d’un marché des eurodollars robuste et pleinement opérationnel (les eurodollars sont des dollars américains détenus en dehors du système bancaire américain). La chute de l’activité économique globale fait baisser l’offre de dollars américains, ce qui exerce une pression intense sur les économies en développement en même temps que les prix des produits de base s’effondrent.

Ce double coup est la raison pour laquelle le Fonds monétaire international cherche à augmenter sa capacité de prêt à mille milliards de dollars pour aider les économies en développement, et espère étendre ses droits de tirage spéciaux (DTS). Mais l’administration Trump résiste et s’est jusqu’à présent opposée à ce plan. Si ça continue, la Réserve fédérale américaine et le Trésor américain pourraient être contraints de souscrire un montant presque illimité de dettes et de lignes de crédit auprès de gouvernements étrangers et de sociétés étrangères en dollars américains, pour empêcher l’effondrement mondial.

Cette situation malheureuse mettrait les Etats-Unis dans une position de contrôle de l’activité économique mondiale bien au-delà de leur influence actuelle, en choisissant les pays et les sociétés à financer. Dans ce scénario, le gouvernement américain serait à même de choisir des gagnants et des perdants. Des pays comme la Chine et la Russie, avec leurs économies puissantes, ne souhaiteraient pas se retrouver dans le même bateau que l’Iran, le Venezuela ou la Corée du Nord. Pour la Russie, déjà sous le coup de sanctions américaines, cette idée doit être particulièrement peu attrayante. C’est une situation intenable pour ces pays politiquement et économiquement puissants possédant des capacités militaires avancées, et on ne peut qu’imaginer l’éventail des options politiques que la Russie et la Chine pourraient envisager si cette domination accrue des Etats-Unis devenait réalité. Bref, les problèmes qui se sont posés sur le marché des eurodollars au cours des derniers trimestres sont en train de semer les graines d’une nouvelle crise mondiale.

Les gouvernements sont perdus

Mais les gouvernements mondiaux sont toujours confrontés à la pandémie et n’ont aucune idée de la marche à suivre. Ils sont perdus et n’arrivent pas à coopérer. La pression pour relancer l’économie est forte et pourrait conduire à une longue série d’ouvertures et de fermetures en réponse aux nouvelles flambées de Covid-19. L’impératif de distanciation physique a un effet négatif sur des millions de modèles économiques, grands et petits. Quelles que soient les mesures prises dans cet essai de relance économique, notre vie sera perturbée encore très longtemps.

Fin avril 2020, JP Morgan Chase (JPM) a publié un rapport recommandant à leurs clients d’ignorer le message erroné que les marchés boursiers envoient et disant que la situation actuelle est bel et bien aussi mauvaise qu’elle semble l’être. JPM, plus grande banque américaine, occupe le premier rang de l’économie et a déjà pris des mesures importantes pour se protéger en coupant le crédit partout où elle le peut et en accordant des prêts qui bénéficient du soutien du gouvernement tout en évitant la plupart des autres. Sachant que les économies du monde développé fonctionnent grâce au crédit et la dette, c’est un mauvais signe. JPM a commenté : « Les chiffres sont mauvais, et ça va empirer. »

Alors que la pandémie faisait les gros titres aux Etats-Unis, les différentes bourses américaines ont initialement baissé de 30 à 40 % par rapport à leurs sommets historiques du début de 2020. Au cours des dix semaines allant de la mi-mars à la fin mai 2020, plus de 40 millions de travailleurs se sont inscrits au chômage. Si l’on ajoute les intermittents du spectacle et les indépendants qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques officielles du chômage, les estimations indiquent que plus de 60 millions de travailleurs américains sont devenus chômeurs dans ce court laps de temps.

La fenêtre d’Overton s’applique également aux manifestations mondiales contre le racisme en corrélation avec le meurtre de George Floyd et les manifestations de Black Lives Matter. Dans un laps de temps étonnamment court, la fenêtre d’Overton s’est ouverte sous la pression intense exercée par le public sur les gouvernants, au niveau local et national, les poussant à promulguer une législation pour freiner les forces de police qui sont devenues de plus en plus agressives et militarisées.
Scott Champion

 

La fenêtre d’Overton s’élargit

Au cours de ces mêmes dix semaines, les principales bourses américaines ont grimpé de plus de 30 % et les plus riches ont ajouté 474 milliards de dollars à leur fortune, ce qui a conduit de nombreux commentateurs à déclarer qu’il y a quelque chose de pourri dans le capitalisme à l’américaine.

La reconnaissance du fait que le capitalisme moderne ne fonctionne que pour un très petit nombre − la classe des milliardaires − s’accroît alors que de plus en plus d’observateurs, analystes et hommes d’affaires reconnaissent que quelque chose cloche dans ce système. Même, de plus en plus de riches reconnaissent l’injustice du capitalisme, les inégalités croissantes qu’il engendre, et observent la prise de conscience par les travailleurs de leur propre valeur. On pourra trouver là le fondement idéologique d’un changement politique global, et un levier pour que les travailleurs exigent une nouvelle approche de la relation existant entre la terre, le travail et le capital.

La pandémie de Covid-19 a apporté un ajustement spectaculaire au concept de la fenêtre d’Overton. En moins de deux mois, les circonstances qui influencent le discours politique ont été radicalement modifiées. Il s’agit d’un moment unique de l’histoire et la fenêtre peut encore s’élargir si les gens exigent des changements substantiels et sont prêts à demander des comptes aux politiciens. Sous la pression publique, les politiciens devront proposer des politiques jugées irréalisables il y a seulement quelques mois.

Des politiciens américains de premier plan émettent des idées qui, jusqu’à récemment, étaient considérées comme trop radicales, sans aucune possibilité de mise en œuvre. Mais soudain, ces politiques sont devenues non seulement acceptables dans l’esprit du public, mais souvent considérées comme nécessaires. La Covid-19 a profondément touché le monde et beaucoup reconnaissent maintenant la nécessité d’ajuster nos systèmes politiques, économiques et sociaux. Aucun pays n’illustre autant ce besoin que les Etats-Unis, qui subissent les conséquences d’une gestion défaillante de la pandémie, et sont dévastés par l’idéologie du libéralisme économique dont l’impératif est la maximisation des profits à tout prix. Aujourd’hui justement, ce prix est en train de devenir inabordable.

La fenêtre d’Overton s’est élargie, et la voix du peuple n’a jamais été aussi potentiellement influente pour façonner les politiques qui pourront nous sortir de la dépression économique. Il appartient aux peuples du monde de définir ce qu’ils veulent faire de leur avenir, d’insister pour être entendus, et de voter pour cet avenir. Nous laisserons ainsi derrière nous un système qui n’est guère plus que du darwinisme économique, froid, inhumain, dépourvu de vision, de compassion et de conscience.

Les lecteurs de la revue Partage international espèrent depuis longtemps qu’une « expérience du désert » ouvrira un jour la voie à l’émergence de Maitreya, l’Instructeur mondial. Bien que personne ne puisse dire avec certitude que ce moment est venu, sa voix dynamiserait sans aucun doute les nombreux appels disparates à la justice, les unissant et créant une force irrésistible pour le bien, qui conduirait à de profonds changements dans tous les aspects de la vie quotidienne. En ces 40 ans depuis la parution du premier livre de Benjamin Creme, La réapparition du Christ et des Maîtres de sagesse, on n’a jamais connu de moment plus favorable à sa réapparition.

Auteur : Scott Champion, collaborateur de Share International basé à Los Angeles.
Thématiques : Économie
Rubrique : De nos correspondants ()