Partage international no 173 – février 2003
Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 40 % des décès dans le monde sont liés à seulement dix facteurs de risques évitables, dont la malnutrition, les relations sexuelles non protégées, le tabac et de mauvaises conditions sanitaires.
Dans son Rapport sur la santé dans le monde en 2002, l’OMS affirme qu’il existe pourtant des médicaments bon marché et que les gouvernements de tous les pays disposeraient des moyens de prévenir nombre des décès prématurés. Le rapport conclut que la mise en œuvre de ces moyens pourrait prolonger l’espérance de vie de cinq à dix ans en moyenne.
« Ce rapport fournit un plan de travail sur la manière dont les sociétés peuvent s’attaquer à une large gamme de causes évitables qui tuent prématurément des millions de personnes et détruisent la santé de dizaines de millions d’autres », déclare Gro Harlem Bruntland, directrice générale de l’OMS.
Les risques sont nettement différents entre les « nantis » et les « démunis ». Alors que, classiquement, les pauvres périssent par manque de nourriture et d’eau potable, les riches succombent à des maladies d’excès. G. H. Bruntland brosse un tableau particulièrement choquant de la différence entre riches et pauvres. Le Rapport précise que 170 millions d’enfants souffrent d’un déficit de poids tandis qu’un milliard d’adultes connaissent des problèmes d’obésité.
Sur les dix facteurs de risque décrits, les cinq principaux sévissant au sein des pays pauvres sont les suivants : un poids anormalement faible ; des relations sexuelles non protégées ; des déficiences en fer ; une eau insalubre ; et l’exposition à des fumées d’hydrocarbure en milieu fermé.
« L’ampleur de la pollution de l’air en milieu clos a constitué une grande surprise », constate Christophe Murray, le directeur en charge du rapport. La fumée provoque des pneumonies chez les enfants ainsi que diverses maladies pulmonaires chez les femmes.
Dans les pays riches, les cinq principales causes de décès sont le tabac, l’alcool, l’excès de tension artérielle et de cholestérol, et l’obésité. C. Murray poursuit que l’impact majeur de l’excès de tension artérielle, du cholestérol et de l’alcool sur des pays à revenus intermédiaires comme l’Inde et la Chine a constitué une autre surprise.
« Ces facteurs ont toujours été considérés comme des problèmes typiques des pays à hauts revenus », et des contre-mesures prises actuellement dans les pays en cours d’industrialisation pourraient, à l’avenir, engendrer un bénéfice considérable.
Parmi les mesures efficaces et économiques pour combattre ces « maladies de l’abondance », citons : l’accroissement de la taxation sur le tabac, afin de lutter contre le cancer et les maladies cardiaques. L’OMS établit que la consommation chute de 2 à 10 % chaque fois que le prix du tabac augmente de 10 %. En outre, des diminutions imposées de la quantité de sel ajoutée aux préparations alimentaires industrielles pourraient réduire les apoplexies et les attaques cardiaques provoquées par l’excès de la pression sanguine.
Dans les pays pauvres, le principal facteur de risque évitable est l’insuffisance de poids chez les enfants, dont 3,4 millions sont décédés en l’an 2000. Les enfants qui sont victimes de cette déficience souffrent de malnutrition, ils sont faibles et plus enclins aux infections. Ils manquent d’éléments nutritifs essentiels tels que les calories, les protéines, les vitamines et les sels minéraux comme le fer. Les solutions bon marché préconisées par l’OMS incluent l’addition d’éléments micro-nutritionnels tels que la vitamine A, le zinc et le fer, dans l’alimentation, ainsi que l’encouragement des jeunes mères à allaiter.
Sources : Süddeutsche Zeitung, Allemagne
Thématiques : Sciences et santé, Société
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
