Nous devons tous partager

Partage international no 430juin 2024

Le 8 décembre 2006, je rentrais chez moi après l’anniversaire d’un ami à Londres. Il était tard et mes amis m’avaient conseillé de prendre un taxi, mais, trouvant cela un peu extravagant, je décidai d’attendre à l’arrêt de bus. Cependant, le bus que je devais prendre avait cessé de circuler pour la nuit, car il était très tard, et je devais prendre deux bus différents pour parcourir une courte distance. Pendant que j’attendais, je vis un taxi un peu plus loin sur la route, qui s’arrêtait et repartait comme s’il attendait quelqu’un ; cela attira mon attention. Il s’approcha de l’arrêt de bus ce qui me décida à prendre ce taxi.

Nous sommes passés devant un stand de sapins de Noël en plein air que je désignai du doigt, au chauffeur de taxi. C’était un Noir, assez petit et âgé, avec des cheveux gris et des lunettes, et un fort accent antillais. Il déclara : « Noël arrive si vite. » Il ajouta ensuite quelque chose comme : « Ce qui me rend triste à cette époque de l’année, c’est tout ce mercantilisme et de penser à ceux qui n’ont rien, en particulier les enfants. Je vois toutes ces familles s’endetter et débuter une nouvelle année avec des dettes. » Pendant que nous roulions, il poursuivit. J’avais du mal à l’entendre et je dus me pencher pour l’écouter très attentivement. Il expliqua qu’en cette période de l’année, il se sent vraiment concerné par la situation des sans-abri et des personnes âgées.

Tout cela me concernait, car j’avais des soucis d’argent, aggravés par l’approche de Noël. J’avais également envisagé de faire du bénévolat auprès d’une association d’aide aux sans-abri pendant les fêtes de fin d’année, mais je m’étais convaincu que je n’avais pas assez de temps. Après cette rencontre, je décidai de faire du bénévolat.

Le chauffeur de taxi déclara ensuite : « Comment puis-je manger, boire et être joyeux alors que tous ces sans-abri n’ont rien à manger ? Est-ce que cela a du sens ? Il poursuivit : Je vois des familles qui s’endettent lourdement. L’endettement est une chose terrible. » Puis, parlant à nouveau de Noël, il affirma : « Si je t’aime et que tu m’aimes, je peux t’offrir une tasse de thé ou de café et nous pouvons parler un peu. » Il ajouta quelque chose comme : « Tout le reste n’a pas d’importance. »

Puis il me regarda dans les yeux grâce au rétroviseur et déclara : « Mais savez-vous ce que je détesterais le plus ? C’est être un homme riche. » Je lui ai demandé pourquoi. Il me répondit qu’il se sentait déjà tellement à l’écart des pauvres, alors comment se sentirait-il s’il était riche. « Nous devons tous partager, ajouta-t-il. Nous pouvons tous nous aider les uns les autres. Par exemple, vous m’aidez à gagner ma vie ; je peux vous aider à rentrer chez vous ! » Voilà qui me rassura sur l’extravagance que représentait le fait de prendre un taxi ! J’aurais voulu parler et parler encore, mais nous étions arrivés chez moi. Au moment de prendre congé, il me déclara avec tant de joie et d’amabilité : « Si je ne vous revois pas avant le Nouvel An, passez un très bon Noël ! » Ce chauffeur de taxi était-il Maitreya ?

T. C., Londres, Royaume-Uni

[Le Maître de B. Creme a confirmé que le chauffeur était Maitreya.]

Lieu : Londres,
Date des faits : 8 décembre 2006
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)