juin 2024 – No 430
SOMMAIRE

- Appel à la raison par Le Maître –
- Le Maître de Benjamin Creme commente la crise de 2016
- L’importance du choix auquel nous sommes tous désormais confrontés
- Juin 2024
- Aux Etats-Unis, les milliardaires paient un impôt dérisoire par Jake Johnson
- La liberté de la presse et le journalisme climatique face à la crise par Farhana Haque Rahman
- Assemblées citoyennes : une nouvelle méthode pour la prise de décisions politiques
- Canada : fin de la détention des immigrés dans les prisons
- Le Sénégal choisit la démocratie
- Les étudiants journalistes au secours des déserts médiatiques
- Une symphonie qui embrasse le monde par Andrea Bistrich
- Les manifestations étudiantes nous ramènent à l’époque de la guerre du Vietnam
- Un ovni filmé en train d’abattre une ogive nucléaire factice
- Un bison blanc accomplit la prophétie des Indiens Lakota
- Divine omniprésence
- Prévisions d’horreur chez les climatologues par Olivia Rosane
- Un livre de Marc-André Selosse : « L’origine du monde (3) » par Dominique Abdelnour
- Israël, une stratégie vouée à l’échec par Jeffrey D. Sachs
- L’Épée de clivage de Maitreya
- Certitude intérieure et réalité extérieure
- Respecte-toi !
- A travers un autre regard
- Nous devons tous partager
- Un sauvetage magistral
- Guérir par Aart Jurriaanse
- « J’ai lu…» de Martin Luther King
- Questions-réponses
- La psychologie orthodoxe occidentale (freudienne et post-freudienne) est fondée sur certaines prémisses de base qu’elle déclare incontournables pour tout le monde. Par exemple : la relation amour/haine avec la mère et/ou le père, le complexe d’Œdipe, etc. [1] Cette position est-elle correcte ? La névrose est-elle inévitable ou s’applique-t-elle dans certains cas, mais pas dans d’autres ? [2] Si la psychologie occidentale n’a que partiellement raison, dans quelle voie doit-elle s’engager pour revêtir un caractère plus universel ? La psychologie moderne pourra-t-elle amorcer une fusion avec la psychologie ésotérique ?
- Dans Hiérarchie, de la série Agni Yoga, il est dit que « le cancer peut être traité par l’énergie psychique, car c’est un manque d’énergie psychique dans le sang qui provoque cette maladie. Il arrive souvent que l’énergie psychique s’épuise lors d’une effusion spirituelle, comme cela a été le cas pour Ramakrishna et d’autres Maîtres spirituels. Précisément, en pareil cas, la proximité de la Hiérarchie est nécessaire, car il arrive que les grands travailleurs spirituels, dans leur abnégation, usent de leurs forces au-delà du raisonnable. » Pour les gens ordinaires, il ne s’agit pas d’un épuisement d’énergie psychique dans le service d’autrui, mais simplement d’un manque d’énergie. Comment peut-on accumuler l’énergie psychique ?
- Dans l’Agni Yoga, il est conseillé aux disciples de veiller à leur santé. Cette insistance s’appliquait-elle particulièrement à l’époque (1924-1939) où la lutte entre les forces de la Lumière et celles des ténèbres faisait rage et atteignait son point culminant ? Sommes-nous davantage protégés actuellement et devons-nous moins nous soucier de notre santé que ne le demandait la Hiérarchie à cette époque-là ?
- La maladie a-t-elle une origine karmique ?
- Qu’est-ce exactement que la sénilité ? De quelle façon doit-elle être considérée et gérée du point de vue ésotérique ?
Articles du Maître —
Appel à la raison – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme
L’HEURE EST PROCHE où l’on se rendra compte que la principale difficulté à laquelle est confrontée la génération actuelle a trait au déséquilibre écologique qui met en péril de vastes régions de la Terre. Comme vous le savez, les avis sont partagés quant à la gravité du problème mais, à moins que les hommes ne lui consacrent tous leurs efforts, beaucoup parmi eux verront leur avenir menacé.
Bientôt de nombreux groupes prendront toute la mesure du danger, voyant d’année en année se rapprocher la catastrophe. Le réchauffement global déchaîne des forces sur lesquelles l’homme ne peut aujourd’hui exercer aucun contrôle.
Saisissez donc le peu de temps qu’il reste pour agir. Car les eaux montent inexorablement, et l’inconscience des hommes fait peser de lourdes incertitudes sur leur avenir.
S. O. P. Save Our Planet — Sauvons notre planète !
Partage international, novembre 2014
Le Maître de Benjamin Creme commente la crise de 2016 – [sommaire]
Le 25 juillet 2016, lors d’une réunion éditoriale à laquelle assistait Benjamin Creme, il a été demandé à son Maître s’il voulait bien donner son point de vue sur les crises d’alors. À l’époque, la Grande-Bretagne avait voté pour quitter l’Union européenne, la guerre faisait toujours rage en Syrie, le virus Zika faisait des ravages en Amérique latine et plusieurs attentats terroristes avaient eu lieu dans des villes européennes. Nous reproduisons ici quelques lignes de sa réponse. Près de huit ans plus tard, l’appel à la reconnaissance de notre unicité essentielle et la nécessité d’un changement semblent encore plus pressants aujourd’hui.
La situation actuelle ne va pas tarder à s’améliorer. L’orage est presque passé. Il perd de son intensité, même si nous n’en sommes pas encore conscients.
Une crise est presque toujours le résultat du passage d’une configuration cosmique à une autre. Beaucoup de gens sont encore empêtrés dans leurs vieilles habitudes, trop apeurés ou trop inconscients pour reconnaître la nécessité d’une autre manière d’agir et d’être.
Il faut aussi prendre en compte la façon dont l’humanité répond aux nouvelles énergies. La plupart du temps, c’est la cupidité ou la peur qui l’emporte. Les riches ont aujourd’hui les mains libres pour tirer profit de tout ce qui se présente. Leur seule crainte est de manquer certaines opportunités, quand ils n’ont pas peur de perdre leur richesse. Les hommes doivent se rendre compte que le monde est un — que l’humanité est une. Les riches, dont la gestion des ressources repose sur la cupidité et la rivalité, l’ignorent à leurs risques et périls.
Partage international, septembre 2016
Editorial
L’importance du choix auquel nous sommes tous désormais confrontés – [sommaire]
Après des mois de massacre et un manque évident de courage moral chez la plupart des dirigeants du monde, l’espoir généré par un acte simple de résistance et de protestation a redonné de la vigueur à l’esprit collectif du monde – c’est-à-dire aux personnes de bonne volonté.
Les étudiants ont occupé les universités et ont clamé la vérité à rebours du pouvoir ; par leur action et leur militantisme, ils ont insufflé un nouvel élan à la lutte en faveur du plus grand défi moral de notre temps.
A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les nations déclaraient unanimes : « Plus, jamais ça ! ». Les dirigeants de l’époque, des personnes courageuses et perspicaces, ont rédigé la déclaration des droits humains des Nations unies. L’humanité a été « mise à l’épreuve » pendant les décennies qui ont suivi. La question qui s’est posée alors était la suivante : l’humanité a-t-elle tiré les leçons des guerres mondiales ? Va-t-elle, sans réfléchir, se permettre de continuer à vivre comme avant ? Va-t-on continuer à ignorer la souffrance des autres, à considérer la cupidité et le séparatisme comme allant de soi et comme faisant partie intégrante du système économique et politique ? Aujourd’hui, environ 80 ans plus tard, le monde a atteint un niveau de crise équivalent.
Le Maître de B. Creme a constaté : « Peu à peu, avec constance, l’humanité s’achemine vers sa Grande Décision. Rares sont ceux qui en ont conscience, mais les hommes traversent une mise à l’épreuve sans équivalent dans toute leur longue histoire sur Terre. » (La Grande Décision, janvier-février 2012)
« Les hommes sont désormais face à un choix : voir que le monde est un, partager, et connaître ainsi la sécurité, le bonheur et une paix bénie – ou bien être témoins de la fin de la vie sur Terre » (Les priorités de Maitreya, octobre 2006) D’où l’importance du choix auquel nous sommes tous désormais confrontés.
Un quart de siècle après le début du nouveau millénaire et à la veille du conclave des Maîtres en 2025, nous devons, en agissant, choisir en faveur de la vie et de la coopération. Si nous aspirons à l’avenir glorieux qui nous a été annoncé comme étant à notre portée, nous devons vivre comme si tout avait de l’importance – parce que c’est effectivement le cas. Ce que nous faisons et notre façon d’être comptent pour l’ensemble, aujourd’hui plus que jamais. Comme l’a exprimé le Maître de B. Creme : « L’énergie d’amour de Maitreya est impersonnelle et les stimule tous : ceux qui aspirent à la paix et à des relations justes, au même titre que ceux qui vivent dans la cupidité et la compétition au risque d’engendrer une guerre ultime, aux conséquences fatales. D’où l’importance du choix auquel tous sont désormais confrontés. » (La Grande Décision)
Nous sommes témoins de la privatisation du meurtre, de massacres en masse pour le profit. Les balles et les bombes rapportent de l’argent, mais les appels à la paix et les manifestations contre les crimes de guerre sont jugés illégaux, ce qui entraîne harcèlement, arrestations et censure publique. Des journalistes de renom sont interdits de parole et d’antenne. On peut se demander pourquoi les autorités ont si peur de la protestation publique ? Pourquoi l’État est-il si nerveux face à la pensée indépendante et à la liberté d’expression ? Des champions de la démocratie et de l’égalité comme Dennis Kucinich, Chris Hedges, Yanis Varoufakis, Mehdi Hassan et Jeffrey Sachs, entre autres, sont écartés des réseaux médiatiques. Les étudiants et les manifestants anonymes du monde entier subissent les foudres des autorités. Ce sont pourtant leurs voix qui peuvent nous redonner le sens de notre propre humanité. Leurs actions pourraient bien faire pencher à nouveau la balance en notre faveur. Leur détermination à défendre la justice et la liberté d’expression peut contribuer à restaurer la foi en la nature humaine et constituer les timides prémices d’une civilisation meilleure et apaisée. Nous pourrions envisager de nous joindre à cet effort ou de le soutenir de quelque manière que ce soit.
Une phrase de Berthold Brecht illustre avec une ironie grinçante la situation actuelle entre gouvernants et gouvernés : « Un pirate du parti a décrété que le peuple avait perdu la confiance du gouvernement et qu’il ne pourrait la regagner qu’en redoublant d’efforts. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple que le gouvernement dissolve le peuple et en élise un autre ? »
Ce mois-ci dans Partage international
Juin 2024 – [sommaire]
Voyons d’abord ce qui ne figurera pas dans ce numéro : j’avais sollicité un entretien avec un fonctionnaire de l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), basé à Jérusalem-Est. Il avait accepté et nous devions fixer une date et une heure. Silence. Les jours passent. Les échéances éditoriales pour ce numéro approchaient. Je me suis rendue compte, par des informations ne provenant pas des grands médias – que quelque chose avait manifestement mal tourné. J’ai trouvé en ligne un extrait filmé sur un téléphone portable montrant un incendie criminel dans l’enceinte de l’UNRWA, où se trouvent les réservoirs de carburant nécessaires aux camions humanitaires de l’UNRWA. Alors que le personnel de l’agence humanitaire s’efforçait d’éteindre le feu lui-même, les camions de pompiers israéliens semblant étrangement lents à atteindre l’enceinte, des colons les bombardaient de pierres et de cailloux en scandant : « Brûlez l’Onu ! Brûlez l’Onu ! » Sur la courte vidéo, on entend des rires hystériques et excités provenant de la foule extrémiste qui s’en prend aux biens de l’UNRWA. Quelques jours plus tard, j’ai reçu une explication succincte qui tient de l’euphémisme : « Malheureusement, il y a eu beaucoup à faire – incendie criminel, etc. » Une nouvelle interview est prévue pour un prochain numéro.
Dans ce numéro, nous nous intéressons aux tendances et aux événements mondiaux, afin de mettre en lumière le bon, l’étonnamment bon et les problèmes qui nécessitent des solutions et des changements urgents.
Seront traités : l’actualité et l’absence de couverture médiatique de l’actualité ; la liberté d’expression contre la censure ; la démocratie et le déni des droits démocratiques ; la justice et le rejet de la justice et de l’égalité ; l’absence de leadership.
Alors que l’ancienne garde au pouvoir est complice de génocide, les étudiants sont devenus les adultes dans la salle, montrant la voie, manifestant pour la paix et contre les crimes de guerre.
Vous découvrirez également la troisième partie de la revue panoramique du travail de M.-A. Selosse et de son livre L’origine du Monde.
D’autre part, le professeur Jeffrey Sachs fournit une analyse très pointue de la « politique palestinienne » du Likoud et de l’impact de la relation d’Israël avec les Etats-Unis sur les intérêts américains : « Les intérêts stratégiques américains – qu’ils soient économiques, financiers, commerciaux, diplomatiques ou militaires – sont opposés à l’isolement que les Etats-Unis pourraient subir avec Israël au sein du système international. »
Nous consacrons plusieurs rubriques au sujet de la santé. B. Creme répond à des questions sur la guérison, la médecine, le karma et la maladie. Aart Jurriaanse évoque l’avenir de la médecine et de la guérison, et enfin, nous proposons un article sur la 9e symphonie de Beethoven, en particulier le chœur final qui évoque l’aspiration de l’humanité à l’harmonie, à la coopération et à la guérison de l’esprit.
Beethoven et Schiller nous interpellent par-delà le temps. La musique glorieuse et pleine d’espoir de Beethoven s’associe au poème de Schiller, l’Ode à la joie, pour mobiliser l’esprit humain et notre aspiration à la paix : Soyez embrassés, myriades d’humains !
Point de vue
Aux Etats-Unis, les milliardaires paient un impôt dérisoire – [sommaire]
Selon une analyse publiée le 3 mai par l’économiste de renom Gabriel Zucman, en 2018 aux Etats-Unis, le taux d’imposition des milliardaires était pour la première fois dans l’histoire du pays plus bas que celui des Américains des classes ouvrières. Cela a déclenché une nouvelle vague de protestations pour que les ultra-riches soient plus lourdement imposés.
Publié dans The New York Times sous le titre de Il est temps de taxer les milliardaires, l’analyse de G. Zucman explique que les milliardaires paient si peu d’impôts par rapport à leurs immenses fortunes parce qu’ils « vivent des intérêts de leur fortune », principalement grâce à des actions en bourse plutôt que de salaires.
Aux Etats-Unis, les gains boursiers ne sont imposés que quand les actions concernées sont vendues, ce qui permet à des milliardaires comme le fondateur d’Amazon Jeff Bezos et le PDG de Tesla Elon Musk – qui rivalisent souvent pour le titre d’homme le plus riche de la planète – de payer très peu d’impôt sur le revenu.
« En tous cas, cela ne les empêche pas de faire des acquisitions sensationnelles en empruntant sur leurs actifs, a indiqué G. Zucman. Par exemple, E. Musk a utilisé ses actions Tesla pour garantir ses emprunts à hauteur d’environ 13 milliards de dollars détaxés. Cela lui a permis de faire l’acquisition de Twitter. »
Afin de commencer à inverser l’évolution des inégalités qui va croissant depuis des décennies, ce qui affaiblit les institutions démocratiques et déstabilise des programmes cruciaux tels que la sécurité sociale, G. Zucman propose d’instaurer une imposition plancher visant les milliardaires aux Etats-Unis ainsi que partout dans le monde.
« L’idée selon laquelle les milliardaires devraient payer un impôt minimum sur le revenu n’est pas une idée radicale, a écrit G. Zucman. Ce qui est radical c’est de continuer à permettre que le taux d’imposition sur le revenu des personnes les plus riches au monde soit inférieur à celui de presque toutes les autres. Dans les démocraties libérales, une vague de conscience politique est en train de monter. Elle se focalise sur l’élimination des inégalités qui corrodent nos sociétés. Un impôt minimum pour les super riches organisé de façon coordonnée ne réglera pas le problème du capitalisme. Mais c’est un premier pas nécessaire. »
Répondant à ceux qui avancent qu’un impôt minimum ne serait pas facile à mettre en œuvre car « évaluer la richesse n’est pas simple », G. Zucman considère que « cette inquiétude est exagérée. D’après mes recherches, environ 60 % de la richesse des milliardaires aux Etats-Unis est sous forme d’actions investies dans des sociétés cotées en bourse, a indiqué l’économiste. Le reste se compose principalement de participations dans des sociétés privées auxquelles on peut attribuer une valeur monétaire en regardant comment le marché valorise des sociétés similaires. »
Depuis 2018, la dernière année examinée par l’analyse de G. Zucman, la fortune des milliardaires a globalement continué à exploser alors que les salaires des travailleurs ont dans l’ensemble stagné. Au mois dernier, il y avait dans le monde un nombre record de 2 781 milliardaires possédant une fortune cumulée de 4 200 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, il y a plus de milliardaires que dans aucun autre pays avec un nombre de 813 individus cumulant 5 700 milliards de dollars.
« Les ultras riches paient moins d’impôts que ceux payés par la moitié inférieure des contribuables. C’est absurde ! a écrit Rakeen Mabud, économiste en chef au Groundwork Collaborative, en réponse à l’analyse de G. Zucman. Nous devons augmenter l’imposition des grandes sociétés et des riches. L’accumulation des richesses, ça suffit ! Il est grand temps que nous récupérions ce qui nous appartient. »
Le sénateur Sheldon Whitehouse, président de la Commission sénatoriale au Budget, a qualifié les chiffres rassemblés par G. Zucman de scandaleux et il a déclaré que « non seulement pouvons-nous remédier à cela mais nous pouvons aussi faire en sorte que les programmes de sécurité sociale soient préservés. »
Source : commondreams.org
Compte rendu de lecture
Un livre de Marc-André Selosse : « L’origine du monde (3) » – [sommaire]
Impact humain et gaz à effet de serre
par Dominique Abdelnour,Marc-André Selosse est microbiologiste, écologiste et enseignant. Professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris et aux universités de Gdansk, en Pologne, et de Kunming, en Chine, ses recherches portent sur l’écologie et l’évolution des relations mutuellement bénéfiques (symbioses).
Dans ses livres L’origine du monde, La symbiose, et ses vidéos sur YouTube, M.-A. Selosse explique le rôle du sol, qui regorge de vie pratiquant la symbiose, une forme de coopération ; comment les humains le maltraitent et comment le sol peut aggraver ou aider à contrôler le changement climatique. Les deux articles précédents portaient sur le rôle, la composition du sol et la symbiose. En conclusion, ce troisième article aborde l’impact de l’homme sur le sol et l’impact du sol sur le changement climatique.
M.-A. Selosse décrit les fonctions fondamentales de la vie du sol comme étant : la création de la complexité et de la diversité fonctionnelle et chimique des organismes vivants au fil du temps ; le recyclage, par lequel tout déchet produit par un organisme vivant est décomposé puis utilisé comme ressource par d’autres ; et la symbiose entre les différents habitants du sol, chacun fournissant une fonctionnalité qui aidera l’autre dans un échange équilibré.
Un centimètre tous les 100 ans (ou 1 000 ans)
Les sols agricoles ont une profondeur moyenne de un mètre. Généralement, 1 cm de sol se forme tous les siècles (ou en 1 000 ans selon les cas)1 ; il faut donc 10 000 à 100 000 ans pour former un bon sol agricole. S’il faut environ 100 ans pour former 1 cm de sol dans les régions tempérées, un an suffit pour l’éroder entièrement.
Jusqu’à l’intervention de l’homme au début de l’agriculture au Néolithique, il y a 10 000 ans, il existait généralement un équilibre entre le processus de création et d’érosion des sols, ce qui conduisait à une stabilisation de la couche de sol. Avec l’agriculture, et en particulier l’agriculture intensive, le sol s’érode 10 à 100 fois plus vite que la normale, ce qui conduit à la disparition du sol et à une quasi-désertification en 100 à 1 000 ans. En effet, les villes des civilisations méditerranéennes, construites sur des plaines autrefois fertiles, ont aujourd’hui des sols très pauvres car ils ont été surexploités.
L’érosion des sols est due à plusieurs facteurs. Il s’agit notamment de la réduction de la matière organique (l’humus qui lie les particules du sol et les empêche d’être emportées par l’eau ou le vent), de la réduction de la vie du sol (les bactéries qui décomposent les roches et les champignons qui transportent les minéraux jusqu’aux racines des plantes) et de l’absence de couverture végétale entre les récoltes, où les racines et les tiges ne peuvent plus maintenir le sol en place. Les sols européens ont perdu la moitié de leur matière organique depuis les années 1950.
Parmi les nombreuses blessures infligées au sol par l’homme, on peut citer : le labour, l’artificialisation, la salinisation par l’irrigation, la culture sur brûlis, l’apport d’engrais minéraux, de pesticides, etc.
M.-A. Selosse insiste beaucoup sur les conséquences négatives du labour. Pratiqué depuis plusieurs milliers d’années, le labour est aujourd’hui réalisé à des profondeurs de plus en plus importantes avec des machines de plus en plus lourdes. Il est immédiatement bénéfique, car il aère le sol, donne de l’oxygène aux bactéries qui décomposent la matière organique et augmente temporairement la fertilité ; il permet également de désherber sans pesticides.
En revanche, selon M.-A. Selosse, le labour a des conséquences graves pour le sol, car en retournant la terre, il déchiquète le mycélium des champignons, tue les vers de terre en les ramenant à la surface où ils seront mangés par les oiseaux qui s’en régalent en suivant les tracteurs. Le poids du tracteur et la charrue créent une semelle de labour très dure, écrasant les trous du sol et empêchant la circulation de l’eau et de l’air. Le labour détruit la vie du sol, détruit la matière organique qui ralentit l’érosion en collant les fragments minéraux entre eux, accélérant ainsi l’érosion et la production de gaz à effet de serre. « Sous l’effet du labour, les sols s’érodent 10 à 100 fois plus vite : cela explique pourquoi, selon les auteurs, entre 50 et 95 % de l’érosion actuelle est d’origine humaine ! »
Les sols labourés sont en moyenne 1,5 à 10 fois plus pauvres en matière organique que les sols des prairies voisines2. En tuant les champignons, on supprime la remontée des minéraux de la roche mère, que l’on remplace par des engrais minéraux, et aussi leur fonction protectrice des racines, que l’on remplace par des pesticides ; l’agriculture devient alors dépendante des intrants chimiques. Le pire arrive lorsqu’on laboure à l’automne, laissant le sol nu tout l’hiver ; il devient alors la proie de l’eau et du vent, qui l’emportent vers les rivières ou ailleurs.
« Là, déstructuré par la charrue, puis par les pluies ou le gel, sans plus de couverture végétale et privé de l’ossature que représentent les racines, les sols deviennent la proie de l’eau qui les entraînent. »
Le sol a aussi d’autres ennemis introduits par l’homme. L’irrigation est utilisée sur 20 % de la surface agricole totale, dans les zones les plus productives. L’eau de pluie, peu minéralisée, est remplacée par l’eau du sous-sol, chargée en minéraux, dont une grande partie s’évaporera par la transpiration des plantes, salinisant ainsi le sol et finissant par l’empoisonner. La salinisation menace 25 % des terres irriguées : « Nous perdons chaque année 2 % des terres irriguées dans le monde. »
La culture sur brûlis tue la vie du sol (vers, bactéries) et accélère l’érosion. Elle est particulièrement inadaptée aux sols tropicaux, où il n’y a pas d’argile et où seule la matière organique retient les minéraux.
L’artificialisation des sols est également très destructrice. Elle a lieu autour des grandes villes situées dans des plaines agricoles fertiles. Elle détruit la vie du sol et le pollue durablement avec des métaux lourds. En France, 10 % des terres agricoles ont été artificialisées depuis 1970.
[L’artificialisation résulte de l’urbanisation et de l’extension des infrastructures, sous l’influence de la dynamique démographique et du développement économique. Les surfaces artificialisées regroupent l’habitat et les espaces verts associés, les zones industrielles et commerciales, les équipements sportifs ou de loisirs, les réseaux de transport, les parkings ou encore les mines, décharges et chantiers. (Source : insee.fr)]
Les intrants
L’agriculture moderne est basée sur le labour et la multiplication des intrants : herbicides, pesticides et engrais. Le glyphosate, herbicide utilisé pour le désherbage, a été déclaré cancérogène probable pour l’homme par l’Inserm et le Centre européen du cancer. M.-A. Selosse rappelle qu’il tue les spores des gloméromycètes (les champignons les plus utiles aux plantes), empêchant leur reproduction. Le glyphosate réduit aussi fortement les populations de vers de terre. Les ressources du sol sont alors mal utilisées, ce qui entraîne une dépendance accrue à l’égard des engrais. Il note cependant que les sols désherbés au glyphosate contiennent 25 % de vie en plus que les sols labourés. Il préfère presque l’utilisation du glyphosate au labour, tout en appelant à la recherche d’un substitut moins toxique pour la vie que cet herbicide.
En France, 98 % des sols sont pollués par des pesticides, y compris ceux qui n’en ont pas reçu directement. L’eau potable contient également des pesticides.
L’agriculture intensive utilise également de grandes quantités d’engrais minéraux : l’azote, dont la fabrication produit de grandes quantités de gaz à effet de serre (plus que l’aviation commerciale, selon europeecologie.eu). Le phosphore marocain utilisé est contaminé par le cadmium. Celui-ci est lié au cancer du pancréas, qui augmente de 3 % par an en France. En outre, les engrais minéraux sont très loin de fournir toute la variété de minéraux, vitamines, etc. qui sont fournis par les innombrables champignons et bactéries vivant dans la rhizosphère [la zone autour des racines] des plantes, chacun produisant son propre mélange spécifique de nutriments minéraux ou organiques. Le rendement à l’hectare peut être augmenté, mais l’appauvrissement en éléments nutritifs n’a pas été quantifié.
Le sol et les gaz à effet de serre
« L’effet de serre est comme tout ce qui existe dans la nature, ni bon ni mauvais en soi, c’est la dose qui compte. »
Sans l’effet de serre, la température à la surface de la Terre tomberait à -18°, ce qui laisserait peu de place à la vie telle que nous la connaissons. Deux phénomènes s’équilibrent pour produire le bon niveau d’effet de serre et la bonne température. D’une part, la photosynthèse produit de l’oxygène en consommant du dioxyde de carbone (CO2), et le sol stocke du carbone par l’intermédiaire des racines des plantes et des autres êtres vivants qui s’y trouvent. D’autre part, la respiration des bactéries et des plantes produit des gaz à effet de serre : CO2 dans un sol aéré en présence d’oxygène ; CH4 (méthane, 50 fois plus d’effet de serre que le CO2) en l’absence d’oxygène, ou N2O (protoxyde d’azote, 230 fois plus d’effet de serre).
« A l’échelle mondiale, un quart de l’augmentation de l’effet de serre causée par les activités humaines est d’origine agricole. »
La diminution de la matière organique des sols libère du carbone dans l’atmosphère. Or, le sol contient plus de carbone que les parties aériennes des plantes et l’atmosphère réunies. On ne peut pas résoudre le problème de l’effet de serre sans s’occuper du sol. L’activité agricole est à l’origine de la moitié du méthane (CH4) et des deux tiers du protoxyde d’azote (N2O) émis. Et cela est lié à notre gestion des sols. La riziculture irriguée produit 5 à 20 % des émissions de méthane d’origine humaine, tandis que la fertilisation azotée des sols humides (telle qu’elle est pratiquée en Bretagne) produit du N2O. En France, 80 % du protoxyde d’azote provient de la manière dont nous gérons nos sols.
La fonte du permafrost due au réchauffement climatique a également un impact important sur l’effet de serre. Les bactéries respirent en absorbant le CO2 à la place de l’oxygène, puis en produisant du méthane. Des trous géants causés par la libération de méthane sont déjà visibles en Sibérie. Si le permafrost fondait complètement, la température de la Terre augmenterait de 2 à 10 degrés.
« Esotériquement, il est reconnu que le règne végétal est le transformateur du fluide pranique vital et également son transmetteur aux autres formes de vie de notre planète. C’est là sa fonction divine et unique. Le fluide pranique, sous sa forme de lumière astrale, est le réflecteur de l’akasha divin. » (A. Bailey, Psychologie ésotérique, volume I)
« Avec le temps, l’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cœur le rôle de gardien de leur évolution. Cela mènera à une transformation des différents aspects de l’élevage et de l’agriculture, de l’exploitation forestière et de la pêche. Les méthodes actuelles motivées par l’appât du gain – déforestation, dégradation des sols, surexploitation des terres appauvries, destruction irresponsable de nombreuses espèces animales, pêche intensive – disparaîtront à jamais. » (Extrait de Le rôle de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme, Un Maître parle)
Les solutions
M.-A. Selosse présente le sol comme un acteur majeur du changement climatique, un problème ou une solution selon la manière dont nous le gérons. Il propose un certain nombre de solutions pour faire face au problème. Il rappelle qu’en 2015, lors de la COP21, la France a lancé le concept du 4 pour 1 000. Chaque année, la production de CO2 par l’humanité équivaut à 4 millièmes du stock de carbone dans les sols. Si l’on stocke 4 pour 1 000 du carbone dans le sol, on annule notre contribution à l’effet de serre. L’axe principal d’action se situe dans les sols agricoles, qui manquent de matière organique. L’augmentation de leur teneur en matière organique aurait plusieurs effets positifs, notamment stocker le carbone, lier les composants du sol réduisant l’érosion, retenir l’eau et ses minéraux en réduisant les inondations, et enrichir des aliments.
L’agriculture régénératrice (ou de conservation)3 permet de faire tout cela. Ce type d’agriculture place le sol au cœur du système agricole, en remettant de la matière organique et de la vie dans le sol. On arrête de labourer (pour laisser les travailleurs du sol faire leur travail), on nourrit le sol de matière organique, on le couvre de plantes toute l’année (pour le protéger de l’érosion et nourrir sa diversité), et on sème en perturbant le moins possible le sol. Cela nécessite des recherches pour trouver les gestes permettant de se passer des herbicides et du labour pour désherber. L’homme étant le plus gros producteur de fumier, il est également important de travailler sur le recyclage de nos déchets organiques (utilisation à grande échelle des déchets de cuisine) ou sur l’utilisation des excréments humains et animaux.
« A l’échelle globale, l’urine humaine contient 20 % des besoins en azote de l’agriculture. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Paris, comme les autres villes, abritait une active récupération des déchets urbains, ce qui était rentable car les agriculteurs les achetaient comme engrais. »
Il est également essentiel d’arrêter l’artificialisation des plaines fertiles. Il importe aussi de protéger les tourbières du nord de l’Europe et du Canada, qui couvrent 3 % de la surface du globe et contiennent 25 % du carbone organique des sols. Il est clair que le changement climatique ne peut être maîtrisé sans tenir compte des sols.
Selon l’IPBES4 [Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques], « la dégradation des sols affecte déjà 3,2 milliards de personnes dans le monde ; dans les trente prochaines années, 50 à 700 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer en raison de l’altération de leur sol. » Le sol est un élément fondamental de la souveraineté d’un pays, car il fournit de la nourriture à sa population.
Il appartient aux gouvernements d’investir dans des recherches objectives sur les mesures à prendre et les alternatives aux herbicides et au labour ; en d’autres termes, de ne pas laisser l’essentiel de la recherche aux seuls fabricants de produits agrochimiques et de machines agricoles. La conservation des sols passe aussi par un conseil technique indépendant aux agriculteurs, et par de nouvelles associations d’agriculteurs voulant changer de modèle économique.
- Les chiffres donnés dans cet article sont des ordres de grandeur pour des sols en climat tempéré. Ils peuvent varier en fonction du climat, de la localisation, du type de sol et du pays.
- Un sol riche en matière organique se distingue par sa couleur brun foncé ou noirâtre et sa texture collante et non friable.
- Pour plus d’info sur l’agriculture régénératrice, visiter : eara.farm (european alliance for regenerative agriculture), apad.asso.fr (label au cœur des sols) ; agricultureduvivant.org agriculture-de-conservation.co.
- La plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est une organisation intergouvernementale créée pour améliorer l’interface entre la science et la politique sur les questions de biodiversité et de services écosystémiques. Elle est destinée à jouer un rôle similaire à celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Source : Marc-André Selosse : L’origine du monde, et ses vidéos youtube
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).L’Épée de clivage de Maitreya – [sommaire]
Ma venue amène la paix. De même, ma présence engendre des divisions. Mon glaive, cet Amour que je suis, séparera les hommes, distinguera la vérité du mensonge, dégagera la voie pour la Lumière nouvelle que j’apporte. Puissiez-vous supporter ces changements et accepter ma Lumière. [Message n° 74 (Maitreya)]
Le Christ a dit que quand il reviendrait – au moment où nous nous y attendons le moins –, il apporterait non des paroles de paix lénifiantes mais le glaive, l’Épée de clivage, qui dresserait père contre fils, et frère contre frère. C’est précisément cette Épée de clivage que nous voyons aujourd’hui en action. L’énergie d’Amour de Maitreya stimule aussi bien celui qui est mu par l’amour et œuvre pour la justice et le partage, que celui qui engendre la discorde et la division, ou attise la cupidité. En exacerbant ces tendances opposées, l’Épée de clivage poussera les hommes à faire un vrai choix pour l’avenir – l’avenir de ceux qui manquent de tout et meurent de faim, aussi bien que celui des hommes d’argent et des adeptes de la guerre. Chacun de nous devra choisir de quel côté de cette opposition il trouve sa vérité. [L’Épée de clivage (Maître –)]
Les hommes sont désormais face à un choix : voir que le monde est un, partager, et connaître ainsi la sécurité, le bonheur et une paix bénie – ou bien être témoins de la fin de la vie sur Terre. [Les priorités de Maitreya (Maître –)]
Une crise nécessitant une prise de décision attend l’humanité. Mon Amour provoque une polarité de points de vue ; c’est le glaive que je brandis. Mes amis, sachez de quel côté vous vous situez et recevez ma lumière.
Prenez garde à la direction dans laquelle vous marcherez : celle qui ouvre sur l’avenir, ou celle qui conduit à l’oubli. Hommes et femmes du monde, mes frères, mes enfants, j’en appelle à vous : prenez le chemin qui monte vers la lumière de la Vérité que j’apporte et soyez à même de manifester les dieux que vous êtes. Nombreux sont ceux à présent qui savent que c’est l’unique chemin possible pour l’homme. Faites-le savoir là où, mes amis, vous vous trouvez en ce moment. [Message n° 64 (Maitreya)]
Une grande polarisation se produira dans l’humanité : entre ceux qui sont prêts à progresser avec le Christ vers l’avenir, sur les seules bases rationnelles du partage et de la coopération pour le bien de tous, en créant de justes relations ; et ceux qui se cramponnent aux anciennes méthodes séparatistes, qui sont prêts à plonger le monde dans le chaos et la guerre (car même s’ils ne voient pas les choses de cette façon, tel en serait l’inévitable résultat). [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]
L’Épée de clivage aiguise les différences et clarifie les choix qui sont présentés à l’humanité. De plus en plus de gens, grâce à la vision affûtée que nous donne l’Épée de clivage, voient qu’il n’y a plus d’alternative à la paix. Si nous n’instaurons pas la paix, nous aboutirons à la destruction totale de toute vie sur la planète. La paix n’est donc plus une option pour l’humanité : elle est essentielle. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]
Entre les mains de Maitreya, le Christ et Instructeur mondial, l’Épée de clivage accomplit son œuvre bienfaisante de séparation et de division en faisant ressortir les différences de nature et d’inclinations entre les hommes. Ainsi le choix qui s’offre à eux gagne-t-il en précision et en clarté. L’énergie d’amour de Maitreya est impersonnelle et les stimule tous : ceux qui aspirent à la paix et à des relations justes, au même titre que ceux qui vivent dans la cupidité et la compétition au risque d’engendrer une guerre ultime, une autodestruction totale.
D’où l’importance du choix auquel tous sont désormais confrontés. Beaucoup s’étonneront sans doute qu’un tel choix soit même nécessaire. Ne va-t-il pas de soi que personne ne souhaite une guerre dévastatrice ? Aujourd’hui, une guerre régionale de petite taille pourrait dégénérer en affrontement nucléaire global. L’horreur qui s’ensuivrait dépasse l’entendement, pourtant certains font en ce moment même des préparatifs pour survivre à une telle éventualité.
Le choix qui s’offre aux hommes est clair : continuer aveuglément sur leur lancée et, par leur cupidité, détruire à jamais la vie sur cette planète — ou entendre l’appel bienveillant de leur cœur et instaurer le partage et la justice, seuls susceptibles d’assurer un avenir pacifique à l’humanité sur Terre. [La Grande Décision (Maître –)]
Je viens à vous pour vous guider et vous conduire, si vous le désirez, vers un avenir béni. J’ai pour tâche de vous montrer que, pour les hommes, les chemins divergent. Les signaux sont déjà en place et, de votre décision, dépend l’avenir de cette Terre. Nous sommes ici, vous et moi, pour faire en sorte que l’homme choisisse le bon sentier, la seule voie qui puisse le conduire à Dieu. [Message n° 19 (Maitreya)]
J’ai besoin de votre aide. J’en appelle à vous afin que vous m’aidiez dans ma tâche. Comment pourrais-je me tenir à l’écart et voir se dérouler ce massacre, regarder mes chers petits mourir ? Non, mes amis, il ne peut en être ainsi. C’est pourquoi je suis venu sans tarder parmi vous, une fois encore, pour vous montrer la voie, vous indiquer le chemin. Mais le succès de ma mission dépend de vous. Vous devez faire ce choix : soit partager et apprendre à vivre en paix, comme des hommes dignes de ce nom, soit connaître l’anéantissement. Mon cœur m’indique votre réponse, votre choix, et s’en réjouit. [Message n° 11 (Maitreya)]
De nos correspondants
Une symphonie qui embrasse le monde – [sommaire]
La 9e symphonie de Beethoven en appelle à l’humanité et lui inspire un sentiment d’unité, même à notre époque. Son quatrième mouvement, l’Hymne à la joie, a cheminé avec des manifestants du monde entier, et leur a donné du courage dans leurs luttes pour la justice et la liberté.
Lorsque Ludwig van Beethoven a conduit sa neuvième symphonie pour la première fois, le 7 mai 1824, trois ans seulement avant sa mort, il était déjà complètement sourd. Lors du dernier mouvement, il se tenait dos au public et lisait les paroles sur les lèvres des chanteurs. À la fin du choral final, un musicien l’aurait tourné vers le public, qui a agité des mouchoirs et applaudi, lui réservant une immense ovation. A la vue de cette foule enthousiaste, Beethoven s’est incliné pour la remercier. Le succès était immense.
C’est la première symphonie de l’histoire à inclure un chœur et plusieurs chanteurs solistes. Alors qu’il était encore étudiant à Bonn, Beethoven décida de mettre en musique le célèbre poème Ode à la joie (An die Freude). Ce poème avait été écrit au cours de l’été 1785 par le poète et philosophe allemand Friedrich von Schiller. Cependant, ce n’est qu’en 1823 que le compositeur se consacre pleinement à cette œuvre.
Ce sera la dernière composition achevée de Beethoven. Tout au long de sa vie, il fut confronté à des problèmes de santé, qui se sont intensifiés avec l’âge. Au cours des dernières années de sa vie, il s’est retrouvé complètement isolé et éloigné du monde, en raison de ses problèmes d’audition. Il meurt le 26 mars 1827, à l’âge de 56 ans.
Deux cents ans se sont écoulés depuis la première de cette œuvre à Vienne. Aujourd’hui, la Neuvième est l’une des œuvres de musique classique les plus célèbres et les plus remarquables au monde.
Mais qu’est-ce que cette symphonie a de si particulier ? En quoi est-elle inoubliable et remarquable ? Le chef d’orchestre et compositeur américain Leonard Bernstein a un jour décrit la Neuvième Symphonie comme « infiniment satisfaisante, intéressante et émouvante. Il a expliqué : Cette musique n’est pas seulement infiniment inépuisable, elle est peut-être la plus proche de l’universalité. […] Aucun compositeur n’a jamais parlé aussi directement à autant de gens, jeunes et vieux, éduqués et ignorants, amateurs et professionnels, sophistiqués et naïfs. A tous ces gens de toutes classes, nationalités et origines raciales, cette musique évoque une universalité de pensée, de fraternité humaine, de liberté et d’amour. »
Cette universalité porteuse de valeurs, qui s’adresse à tous de la même manière, a conduit le Conseil de l’Europe à choisir le thème principal, l’Hymne à la joie, comme hymne européen, en 1972, pour qu’il soit joué « lors de toutes les manifestations officielles de l’Europe ». Le chef d’orchestre allemand Herbert von Karajan a été chargé d’en arranger une version instrumentale. En 1985, elle a été officiellement adoptée par la Communauté européenne en tant qu’hymne européen. Elle est l’expression de l’unité de l’Europe dans sa diversité et symbolise les valeurs communes – la liberté, la paix et la solidarité – des Etats membres.
Lors des Jeux olympiques de 1956 et 1964, le premier couplet du dernier mouvement a été utilisé comme hymne pour les équipes de la République fédérale d’Allemagne et de la République démocratique allemande ; d’autres pays l’ont utilisé comme hymne national avec des paroles différentes. Après la chute du mur de Berlin en 1989, cette symphonie a pris une signification particulière pour les habitants de l’Est et de l’Ouest de l’Allemagne.
En 2001, la Neuvième de Beethoven a été la première œuvre musicale à être inscrite au programme Mémoire du monde de l’Unesco en tant que symbole de la paix entre toutes les nations et tous les peuples du monde. De nombreux orchestres jouent traditionnellement cette œuvre le soir du Nouvel An, soulignant ainsi le pouvoir symbolique de cette symphonie.
La version originale de la Neuvième Symphonie est l’un des manuscrits les plus précieux de la collection musicale de la Bibliothèque d’État de Berlin. Cinq des quelque 200 feuillets manuscrits sont conservés en dehors de cette bibliothèque : deux à la Maison Beethoven à Bonn et trois à la Bibliothèque nationale de Paris.
Bien que Beethoven ait été un homme profondément solitaire et qu’il n’ait jamais réussi à trouver l’amour ou à fonder la famille qu’il avait toujours désirée, il a néanmoins créé un hymne à la joie qui embrasse la transcendance de la beauté sur la souffrance.

Partition originale de la 9e Symphonie de Beethoven
Joie et liberté
Après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, L. Bernstein, qui avait détesté le mur et était un fervent partisan de la paix, a dirigé deux concerts à Berlin quelques semaines plus tard, en décembre : à la Berliner Philharmonie (siège de l’orchestre philharmonique de Berlin) à Berlin-Ouest et, le jour de Noël 1989, au Schauspielhaus de Berlin-Est (qui accueille le Konzerthausorchester de Berlin). Les deux fois, il s’agissait de la neuvième symphonie de Beethoven. Le chef d’orchestre a décidé de changer le texte : inspiré par la chute du mur de Berlin, il remplaça le mot « joie » par « liberté ».
Alors que des milliers de personnes étaient rassemblées dans la salle, des centaines d’autres se tenaient sur la place devant le bâtiment pour regarder la représentation sur un écran géant. L. Bernstein a déclaré : « Je vis un moment historique, incomparable dans ma longue, très longue vie. » Le concert de Berlin-Est a été retransmis en direct dans plus de 20 pays et a touché plus de cent millions de téléspectateurs. Un enregistrement a été publié en 1990 sous le titre Ode to Freedom.
Beethoven ne pouvait pas savoir quel serait l’effet de sa musique et qui s’en emparerait par la suite. L’hymne a été utilisé à tort et à travers au fil des ans. Par exemple, la Neuvième était la symphonie préférée d’Hitler et on la jouait lors de ses anniversaires. Beethoven aurait probablement été horrifié de voir qu’Hitler aimait ce morceau. Mais il aurait également été ravi que des gens du monde entier, de l’Allemagne au Japon, du Chili à la Chine, chantent l’Hymne à la joie et qu’il s’adapte à tant de langues. Il a été utilisé dans des films et dans des publicités. Et si vous recherchez « Ode à la joie » et « flash mob » sur Internet, vous trouverez une infinité d’exemples, par exemple sur YouTube ; pour une raison ou une autre, il est extrêmement populaire dans toute sorte de flash mob (une représentation impromptue) dans le monde entier.
L. Bernstein a expliqué cette grande popularité : « En ces temps de détresse mondiale et d’impuissance, nous aimons la musique de Beethoven et nous en avons besoin. Aussi désespérés que nous puissions être, nous ne pouvons pas écouter cette Neuvième Symphonie sans en ressortir changés, enrichis, encouragés. »
Appel à l’humanité
Beethoven voulait que sa musique éveille les peuples. Deux siècles après sa composition, la Neuvième de Beethoven inspire la lutte pour la liberté, la survie et la guérison dans les moments difficiles et pourrait devenir un véritable hymne à l’humanité.
En Amérique du Sud, el Himno (l’hymne) fit appel au désir fondamental d’une vie meilleure, dépourvue de violence et d’humiliation au quotidien sous la dictature. Lorsque des mouvements de résistance se sont formés contre les juntes militaires en Argentine, en Bolivie et au Chili dans les années 1970, el Himno est devenu un chant spirituel de protestation lors des manifestations de rue. Au Chili, pendant les années Pinochet, les femmes ont chanté el Himno a la Alegria (Hymne à joie) en défilant près des murs des prisons où l’on pratiquait la torture, pour que les prisonniers puissent entendre la musique.
En Chine, sur la place Tiananmen de Pékin, en 1989, des étudiants ont diffusé la Neuvième à l’aide de haut-parleurs alors que l’armée s’approchait. Les étudiants ont déclaré plus tard qu’ils avaient utilisé la Neuvième pour créer une atmosphère de solidarité et d’espoir, pour eux-mêmes et pour le peuple chinois. La musique classique en général était considérée par le parti communiste comme un symbole de la décadence bourgeoise occidentale et de l’impérialisme culturel, en particulier pendant les années de la révolution culturelle de Mao, de 1966 à 1976.
Le 20 mai 1989, lorsque plus d’un millier d’étudiants ont entamé une grève de la faim sur la place Tiananmen, le gouvernement chinois a instauré la loi martiale. La réponse des étudiants aux annonces militaires a été de diffuser l’Hymne à la joie sur une radio pirate, en mettant l’accent sur les paroles : « Tous les hommes deviennent des frères. » Ils ont déclaré plus tard que cela leur avait donné un sentiment de triomphe, de joie et d’espoir en un avenir nouveau et meilleur. Lorsque les chars sont entrés en action et ont provoqué un bain de sang, cet espoir a été brusquement anéanti.
Au Japon, la Neuvième est plus populaire que n’importe où dans le monde. Même la vie quotidienne y est imprégnée d’enthousiasme pour Daiku (nom sous lequel est connu l’œuvre dans ce pays) : des centaines de milliers de Japonais de tous horizons apprennent par cœur le texte allemand de Schiller afin de participer à l’une des nombreuses représentations du Daiku en décembre, après des mois d’entraînement et plusieurs répétitions de chorale. En 2011, 10 000 chanteurs amateurs, âgés de 6 à 93 ans, se sont réunis à Osaka pour ce brillant spectacle et ont chanté ensemble le chœur final de la Neuvième Symphonie. On peut trouver d’innombrables autres exemples de ce type sur YouTube.
Beethoven a connu d’énormes bouleversements sociaux et politiques au cours de sa vie. Il était un partisan des Lumières, le mouvement intellectuel et philosophique qui s’est développé en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, et de la Révolution française. La Neuvième Symphonie incarne également l’aspiration à la fraternité, à un monde sans guerre ni destruction.
En fin de compte, l’œuvre de Beethoven traite de la « lutte pour la paix », avance Leonard Bernstein : « Pour l’épanouissement de l’esprit, pour la sérénité et le triomphe de la joie. Il y est parvenu dans sa musique. D’une manière ou d’une autre, il doit nous être possible de s’inspirer de sa musique en l’écoutant. Non, pas en l’entendant, mais en l’écoutant avec tout notre pouvoir d’attention et de concentration. Alors peut-être serons-nous dignes d’être appelés la race humaine. »
Ludwig van Beethoven (1770–1827). Compositeur et pianiste allemand : Ame : 4 ; personnalité : 4(4) ; corps mental : 1(6) ; corps astral : 2(4) ; corps physique : 7(7). Niveau d’évolution : 3.1
Leonard Bernstein (1918–1990). Chef d’orchestre et compositeur américain : Ame : 4 ; personnalité : 4(4) ; corps mental : 6(4) ; corps astral : 2(6) ; corps physique : 3(7). Niveau d’évolution : 1.6
Friedrich von Schiller (1759–1805). Dramaturge et poète : Ame : 4 ; personnalité : 4 ; corps mental : 6 ; corps astral : 2 ; corps physique : 7. Niveau d’évolution : 1.7
[Source : La Mission de Maitreya, tome I, B. Creme]
Source : Beethoven Haus, www.beethoven.de ; Leonard Bernstein, www.leonardbernstein.com
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Un ovni filmé en train d’abattre une ogive nucléaire factice – [sommaire]
En 1964, le lieutenant Robert Jacobs, de l’Armée de l’Air des Etats-Unis, était en charge d’un site militaire de prises de photos par télescope, à Big Sur (Californie), et d’une unité de 100 hommes. Le 14 septembre, Ils allaient utiliser des appareils à grande vitesse pour filmer un missile Atlas-D devant être lancé de la base de Vandenberg toute proche avec une trajectoire qui le projetterait au-dessus de l’océan Pacifique. Un équipement spécialisé devait être utilisé pour filmer la fusée en vol et la tête nucléaire (factice) en train d’atteindre les confins de l’espace, pour des analyses ultérieures.
R. Jacobs, devenu professeur au département Communication de l’Université de Bradley dans l’Illinois, a indiqué que l’Armée de l’Air testait la possibilité de lancer une tête nucléaire et de la faire exploser au-dessus de Moscou.
L’idée était que la pointe de l’ogive libère des paillettes, en feuille d’aluminium, que les Russes confondraient avec la tête nucléaire. « Nous testions pour voir si nous pourrions lâcher une ogive nucléaire en orbite, légèrement au-dessus du leurre. Ainsi les Russes dirigeraient leurs missiles vers le leurre, et notre petite tête nucléaire passserait au-dessus et raserait Moscou, a-t-il expliqué. Voilà le jeu auquel nous jouions. C’est horrible quand j’y pense avec le recul. »
Le lendemain du lancement, R. Jacobs fut appelé dans le bureau du major Florenze Mansmann. Avec le major, il y avait trois hommes en costume gris, dont R. Jacobs dira plus tard qu’ils étaient de la CIA. Ils regardèrent ensemble le film du lancement. R. Jacobs a raconté : « On voyait le missile remplir l’écran, à 240 km de distance. On a vu le nez de la fusée s’ouvrir et les paillettes d’aluminium se disperser. »
R. Jacobs a expliqué qu’ils virent soudain un objet bombé en forme de disque suivre le missile se déplaçant à plusieurs milliers de kilomètres à l’heure. Le major Mansmann, maintenant à la retraite, a rendu public ce phénomène dans un écrit de 1983, décrivant l’objet comme « un disque classique, dont le centre semblait être une bulle surélevée […]. Tout le bas de la soucoupe brillait et semblait tourner lentement. » L’objet se dirigea vers le missile et tira quatre rayons lumineux vers l’ogive. R. Jacobs a poursuivi : « Ensuite il sortit du cadre comme il était venu. À ce moment, l’ogive se mit à retomber dans l’atmosphère. »
Le major demanda au lieutenant Jacobs si son équipe avait trafiqué le film. Il répondit : « Non Monsieur. » Quand on lui demanda ce qu’était cet objet, tout ce que le jeune lieutenant put répondre fut : « Cela me semble être un ovni. » On lui ordonna alors de garder l’incident secret et on lui rappela la gravité de cette brèche de sécurité.
R. Jacobs porta l’incident à l’attention du public en 1982, pensant que suffisamment de temps s’était écoulé. Cependant, ses affirmations furent rejetées par les sceptiques et lui-même fut la cible de menaces de mort anonymes.
Robert Hastings, enquêteur sur les ovnis (voir Partage international, interview de mars 2010) a attiré à l’attention du public sur cette rencontre d’ovni datant de plusieurs décennies. Il a appris que Luis Elizondo, ancien directeur du AATIP (Programme d’identification de menaces aérospatiales du Pentagone), chargé d’étudier les phénomènes ovni, avait visualisé le film pris par l’équipe de R. Jacobs en 1964. On rapporte que L. Elizondo en a confirmé les détails dans une interview officielle en 2023.
R. Hastings raconte que des enquêteurs ont essayé d’obtenir une copie du DVD du film que L. Elizondo affirmait avoir vu, mais qu’elle avait disparu. R. Hastings suppose que la vidéo s’est perdue lorsque les emails et les dossiers de L. Elizondo ont été détruits quand il démissionna de son poste à la tête de l’AATIP en 2017, pour protester contre les dissimulations du Pentagone concernant les ovnis.
Source : dailymail.uk ; nypost.com
Un bison blanc accomplit la prophétie des Indiens Lakota – [sommaire]
Le 25 avril 2024, un bison blanc extrêmement rare est né à St. Francis, dans le Kansas (Etats-Unis). Une vidéo prise par Jesús Girón a été publiée sur Instagram, montrant le jeune bison blanc. La National Buffalo Association affirme que la probabilité qu’un bison naisse blanc est d’une sur dix millions. Deux bisons albinos sont nés cette semaine-là, dont celui de St. Francis. L’autre est né à Burnet (Texas).
Notre revue a déjà rapporté des naissances de bisons blancs par le passé, car elles répondent à la prophétie de la tribu des Lakota (Sioux) sur la venue d’un Maître qui apportera l’harmonie. Le compte Instagram intitulé jmjgrows explique cette prophétie transmise depuis des générations parmi les membres de la tribu :
« Il y a longtemps, il y eut une grande famine et le chef Lakota envoya deux éclaireurs à la recherche de nourriture. Pendant qu’ils cherchaient, ils aperçurent une silhouette au loin. En s’approchant, ils virent qu’il s’agissait d’une belle femme. Elle expliqua qu’elle était wakan, c’est-à-dire sainte. Elle demanda aux éclaireurs de retourner auprès de leur peuple et de lui annoncer son arrivée. Lorsque la Femme bison blanc arriva, elle apporta le chanupa (le calumet sacré) – l’objet le plus sacré qu’une personne puisse posséder – et leur enseigna sept façons sacrées de prier. Avant de partir, elle annonça au peuple qu’elle reviendrait pour rétablir l’harmonie et la spiritualité dans un monde troublé. Elle s’allongea ensuite quatre fois par terre, se transformant à chaque fois en un bison de couleur différente, pour finalement se transformer en un jeune bison d’une blancheur immaculée avant de disparaître. Lorsqu’elle est partie, de grands troupeaux de bisons ont entouré les campements. La naissance d’un bison blanc est le signe que leurs prières sont entendues et que les promesses de la prophétie se réalisent.
Pour de nombreux Amérindiens, le jeune bison blanc est l’être vivant le plus sacré de la planète. C’est le signe que la boucle sacrée de la vie commence. Certains disent que la naissance d’un bisonneau blanc est un présage parce qu’elle a lieu dans les endroits les plus inattendus et souvent parmi les gens les plus pauvres. La naissance est sacrée car elle apporte un sentiment d’espoir et est un signe que de meilleurs jours sont sur le point d’arriver. »
Source : Instagram : jmjgrows
Divine omniprésence – [sommaire]

Quand il fait beau, avant de travailler, j’aime méditer le matin sur la terrasse près du jardin et apprécier pendant un moment la beauté offerte par la nature, en particulier la floraison des rosiers et d’autres fleurs.
Un matin, début juin, quand mon regard s’est posé sur le rosier le plus proche de moi, j’ai eu la surprise d’y découvrir deux petites feuilles en forme de cœur.
Je dois dire que, pour les apercevoir, il fallait vraiment être à la place que j’occupais, vu leur taille minuscule. C’était un peu comme un clin d’œil. Cela m’a remplie de joie, et réconfortée dans une période un peu difficile.
J’ai examiné les rosiers alentour pour voir si d’autres feuilles de ce type s’y trouvaient, mais les autres feuilles étaient « normales ».
Par contre, juste en dessous des petites feuilles, on peut voir également deux feuilles plus grandes dont l’extrémité est en creux et qui ont donc un peu une forme de cœur. Habituellement, les feuilles de rosier ont une extrémité en pointe.
Cela me rappelle d’autres feuilles en forme de cœur (qui avaient été confirmées comme étant des signes donnés par Maitreya) et renforce ma perception de l’omniprésence divine.
R-M. CM, Saint-Etienne, France
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Assemblées citoyennes : une nouvelle méthode pour la prise de décisions politiques – [sommaire]
Au printemps dernier, la Suède a lancé l’expérimentation d’une assemblée citoyenne, où des citoyens sélectionnés au hasard participent à des délibérations sur des questions de société spécifiques et complexes. Dans le cas de la Suède, le sujet était le changement climatique. De telles assemblées existent déjà en Finlande, au Danemark, en France, en Allemagne, en Espagne, en Autriche, en Irlande et ailleurs.
En Suède, l’objectif de la sélection des participants était d’assurer la diversité et une représentation complète du paysage démographique du pays. Des facteurs tels que l’affiliation politique, le niveau d’intérêt pour le climat, l’éducation et la répartition géographique ont été pris en compte. Sur un panel initial de 7 000 personnes contactées, 473 ont exprimé leur intérêt, et les 60 participants finaux ont été choisis par un algorithme. Ils représentent un microcosme de la société suédoise tant sur le plan géographique que générationnel, incluant des citoyens âgés de 17 à 80 ans.
Les participants ont assisté à des exposés présentés par des experts en matière de science et de politique climatiques, qui ont jeté des bases solides pour éclairer les discussions au sein des ateliers et les délibérations ultérieures en ligne. Le transport représentant une part importante des émissions de gaz à effet de serre de la Suède, les participants ont examiné, avec l’aide des experts, les possibles modes de transport alternatifs, le développement des infrastructures et les changements de comportement nécessaires pour passer à un système de transport plus écologique. Ces délibérations conduiront à proposer une série de recommandations qui seront présentées lors d’une réunion au mois de mai, au cours de laquelle les participants voteront sur une proposition finale. L’objectif ultime est de communiquer cette proposition aux décideurs politiques aux niveaux national, régional et local.
Les assemblées citoyennes sont un moyen d’enrichir le débat public, sur le climat et sur tous autres sujets, et d’encourager l’engagement des citoyens dans la politique. Elles augurent peut-être l’avènement d’une démocratie plus participative.
Source : wedonthavetime.org
Canada : fin de la détention des immigrés dans les prisons – [sommaire]
C’est une grande victoire pour les droits des migrants et des réfugiés : les dix provinces du Canada se sont engagées à mettre fin à leurs accords de détention des immigrants avec l’Agence des services frontaliers du Canada. Grâce à leur campagne #WelcometoCanada en 2021, Human Rights Watch et Amnesty International Canada ont réussi à mettre fin à la pratique consistant à enfermer des milliers d’individus dans les prisons provinciales à travers le pays, au seul motif qu’ils sont immigrés. Les conditions de vie dans ces prisons sont inhumaines et les installations tellement punitives que ces détentions sont dévastatrices pour la santé mentale des personnes, et incompatibles avec les normes internationales en matière de droits de l’homme.
Des centaines de militants, avocats, prestataires de soins de santé, leaders religieux, immigrants anciennement incarcérés et organisations diverses ont appuyé la campagne #WelcomeToCanada, et fait pression sur les autorités provinciales et fédérales pour qu’elles mettent fin à l’utilisation des prisons pour la détention des immigrants. Plus de 30 000 Canadiens ont écrit directement aux responsables politiques.
Un rapport publié en 2021 par Human Rights Watch et Amnesty International montre que les personnes de couleur « en particulier les hommes Noirs » sont enfermées dans des conditions plus restrictives et pour des périodes plus longues que les autres détenus, et que les personnes handicapées font également l’objet de discriminations. Les personnes en détention pour fait d’immigration sont régulièrement menottées, entravées et détenues avec peu ou pas de contact avec le monde extérieur. En outre, le Canada n’ayant pas fixé de limite légale à la durée de la détention des immigrants, les personnes peuvent être emprisonnées pendant des mois, voire des années, sans aucun recours.
A l’expiration des accords conclus avec les provinces « les quatre derniers expirant en juin, septembre, et mars 2025 », l’agence des frontières n’aura plus accès aux prisons provinciales pour la détention des immigrants. Cependant, elle gère également elle-même trois centres de rétention d’immigrants qui ressemblent à des prisons de moyenne sécurité. Comme le résume Kitty Nivyabandi, d’Amnesty International Canada : « Il y a maintenant une pression claire sur le gouvernement fédéral pour qu’il mette fin à ces pratiques horribles. »
Source : Human Rights Watch
Le Sénégal choisit la démocratie – [sommaire]
Depuis son indépendance de la France en 1960, la démocratie au Sénégal n’a vécu que des changements de pouvoir pacifiques. C’était sans compter sur le président Macky Sall, dont le deuxième et dernier mandat arrivait à son terme en avril, qui a tenté de repousser l’élection présidentielle de dix mois. L’emprisonnement de centaines d’opposants politiques additionné à la tentative de report de l’élection a provoqué des manifestations massives. Dans ce désordre, la plus haute juridiction du pays a enjoint le pouvoir à organiser les élections avant avril, lorsque le mandat de M. Sall s’achevait.
Étonnamment, plutôt que de défier l’avis de la cour, le président Sall a dissous le gouvernement et fixé l’élection présidentielle au 24 mars.
Selon les rapports, les élections se sont déroulées sans problèmes, jouissant d’un fort taux de participation. Le vainqueur est Bassirou Diomaye Faye, ancien inspecteur des impôts dont la réputation et le programme lui ont valu le surnom de « M. Propre ». Il est le plus jeune président élu d’Afrique. Sa victoire signifie que pour la première fois depuis 2000 un parti de centre gauche est au pouvoir au Sénégal. Les institutions démocratiques du pays ont survécu à l’épreuve et en sont ressorties intactes, ce qui est de bon augure pour le futur de la démocratie en Afrique de l’Ouest.
Source : The Progress Network
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Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
La liberté de la presse et le journalisme climatique face à la crise – [sommaire]
Rome,
Le journalisme est à nouveau en crise. Les défis qui pèsent sur la liberté de la presse2 sont énormes et ils s’accentuent – dans les sociétés « libres » et ouvertes comme dans les autocraties. Et il n’existe pas de solutions simples. Pour les individus et les médias, la crise est existentielle.
Même si, naturellement, les chiffres varient, on estime qu’environ 100 journalistes et professionnels des médias ont été tués depuis le début de la guerre entre Israël et Gaza en octobre dernier – le pire bilan dans une zone de conflit depuis des décennies, selon le Comité pour la protection des journalistes. D’autres ont été arrêtés, blessés ou portés disparus. Des membres de leurs familles ont également été tués. Certains journalistes pensent, à juste titre, qu’ils sont la cible des forces israéliennes.
Au-delà de la menace pour la vie et l’intégrité physique, des dizaines de milliers d’emplois dans les médias ont été perdus en 2023 et la tendance n’est pas meilleure cette année. Des points de vente entiers ont fermé leurs portes, ou ont été repris et/ou réduits à néant.
Dans notre monde de chaos numérique et de source d’intolérance et de désinformation que sont les médias sociaux, les audiences sont de plus en plus fragilisées tout comme les médias vers lesquels ils choisissent de se tourner. Les robots et les fausses informations générés par IA aggravent toute cette confusion et cette méfiance politisées. Des torrents de futilités, des propos alarmistes subtils et des intimidations à l’ancienne constituent une puissante combinaison d’érosion des libertés et de la démocratie.
La Russie a connu un exode massif de journalistes. Hong Kong n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le régime birman tue et emprisonne les journalistes. Aux Etats-Unis de plus en plus polarisés, plus des deux tiers des Américains selon certains sondages, déclarent ne pas faire confiance à leurs médias. Il existe une excellente couverture de l’information, mais beaucoup de choses passent inaperçues ou sont carrément rejetées. Le quotidien sud-africain Daily Maverick a fermé ses portes pendant une journée entière en avril pour attirer l’attention sur la manière dont la défaillance du marché met en danger le journalisme indépendant. « Sans journalisme, notre démocratie et notre économie s’effondreront », a déclaré le média.
La manière dont tous ces facteurs très différents se combinent est clairement visible dans la couverture médiatique de la dégradation du climat mondial et des menaces plus larges qui pèsent sur notre environnement. L’environnement n’est pas seulement un sujet très dangereux à aborder – qui s’apparente parfois à des reportages sur les conflits – mais il est devenu un cloaque de propagande d’entreprises émise par les industries polluantes, dont certaines sont des entités publiques géantes, ainsi que par leurs partenaires de désinformation installés dans la politique, le monde universitaire, les fondations « à but non lucratif » ET les médias eux-mêmes.
L’Unesco consacre cette année la Journée mondiale de la liberté de la presse à l’importance du journalisme et de la liberté d’expression dans le contexte de la crise environnementale mondiale. Comme l’affirme l’Unesco : « Les journalistes indépendants, ainsi que les scientifiques, sont des acteurs essentiels pour aider nos sociétés à séparer les faits des mensonges et de la manipulation afin de prendre des décisions éclairées, y compris en matière de politiques environnementales. Les journalistes d’investigation mettent également en lumière les crimes environnementaux, dénoncent la corruption et les intérêts puissants, et paient parfois le prix ultime pour avoir fait leur travail.
Alors que l’Inde, la plus grande démocratie du monde, organise des élections dix ans après l’arrivée de Narendra Modi au poste de premier ministre, Reporters sans frontières a constaté qu’au moins 13 des 28 journalistes tués en Inde depuis lors travaillaient sur des sujets liés à l’environnement, principalement à l’appropriation de terres et à l’exploitation minière illégale. Plusieurs ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur ce qu’on appelle la « mafia du sable », un réseau criminel organisé approvisionnant l’industrie de la construction. Reporters sans frontières a classé l’Inde au 161e rang sur 180 pays dans son Classement mondial de la liberté de la presse 2023.
Dans les pays du Sud, les journalistes et conférenciers autochtones, locaux ou indépendants sont particulièrement vulnérables à la violence et à l’intimidation lorsqu’ils travaillent dans des zones reculées sans soutien ni ressources adéquates. Tandis que dans les démocraties industrialisées du monde – celles qui ont ouvert la voie à l’extinction massive de la biodiversité, à la pollution et aux émissions de gaz à effet de serre provoquant une surchauffe de notre planète – les principaux médias aident les entreprises de combustibles fossiles et les encouragent activement en s’associant à elles.
Comme l’indique clairement un rapport des médias Drilled et DeSmog, de nombreux grands médias disposent « d’un studio interne pour les marques, qui élabore des éditoriaux, des vidéos, voire des événements et des podcasts entiers pour les annonceurs, dont beaucoup sont des sociétés de combustibles fossiles ». Des sociétés comme Politico, Reuters, Bloomberg, le New York Times, le Washington Post et le Financial Times créent toutes du contenu pour les compagnies pétrolières qui contredit directement ce que publient leurs journalistes sur le climat. Et nous savons, grâce à des recherches évaluées par des pairs, que moins d’un tiers des personnes peuvent réellement faire la différence entre un contenu publicitaire et un reportage.
Les journalistes, en particulier ceux qui couvrent la crise climatique et l’effondrement des écosystèmes, doivent également faire face à ces énormes contradictions qui contrecarrent leurs efforts visant à impliquer et informer le public. Comment communiquer l’ampleur des dangers auxquels nous et notre planète sommes confrontés à un public mondial déjà accablé par un déferlement d’horreurs ?
Comment résister à ce qu’un politologue américain a qualifié de « banalité du fou » ? Il faisait référence à la rhétorique violente, sexiste et raciste de Donald Trump, si souvent entendue qu’elle suscite parfois à peine une réaction médiatique. Mais l’expression pourrait être utilisée pour décrire d’autres types de normes nouvelles dangereusement acceptables.
Il n’y a pas de réponse simple à tout cela. La liberté de la presse repose précisément sur cela. Cela dépend également de notre propre intégrité et de notre crédibilité.
1 – Le 3 mai 2024 était la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Source : IPS Bureau Onu
Les étudiants journalistes au secours des déserts médiatiques – [sommaire]
Les « déserts d’information » locaux se multiplient aux Etats-Unis, en grande partie à cause des fonds spéculatifs qui absorbent les petits journaux et les dépouillent de leurs actifs, ainsi que de la tendance à se fier à Internet plutôt qu’aux journaux.
Toutefois, les étudiants en journalisme se mobilisent pour combler le manque d’informations locales, ce qui donne lieu à de nouveaux partenariats surprenants entre les médias et le monde universitaire. Prenons l’exemple du Community News Service (service d’information communautaire de l’université) (CNS) du Vermont, qui réalise des reportages pour le White River Valley Herald, l’hebdomadaire couvrant l’actualité de 16 villes rurales du Vermont. Lors d’une récente assemblée municipale à Stockbridge, où les 700 membres de la communauté discutaient des candidats aux élections, des étudiants du CNS étaient présents pour interviewer les participants sur leurs points de vue sur les candidats et leurs programmes. Sans ces étudiants, cet événement communautaire important n’aurait peut-être pas été couvert.
Les petits journaux comme le Herald ont toujours été le principal moyen de couvrir les événements des communautés, mais ils sont en train de disparaître. Selon le rapport 2023 sur l’information locale, près de la moitié des comtés des Etats-Unis n’ont qu’un seul organe de presse local, et plus de 200 comtés n’en ont aucun. Dans l’ensemble, le nombre de journaux aux Etats-Unis a diminué d’un tiers depuis 2005, et le nombre de journalistes a fondu de 60 %.
Les partenariats université-médias de ce type permettent de couvrir l’actualité locale où c’est nécessaire et, dans le même temps, les étudiants acquièrent une expérience pratique de la politique locale, ce qui peut favoriser leur carrière et former leur vision du monde. En outre, ces partenariats permettent d’augmenter le tirage de journaux souvent limités par l’orientation partisane de leurs propriétaires. C’est une situation gagnant-gagnant. On estime qu’il existe 120 programmes similaires dans tout le pays et qu’en 2023, plus de 2 000 étudiants journalistes à travers les Etats-Unis ont produit plus de 10 000 articles pour les journaux communautaires, pour un public estimé à plus de 14 millions de personnes. L’école de journalisme de l’université d’État du Louisiana (LSU), assure la couverture des assemblées législatives. En effet, la couverture de l’élaboration des politiques des États a été touchée par le déclin du nombre de reporters couvrant à temps plein les assemblées d’État, qui a baissé de 34 % entre 2014 et 2022.
Dans le cadre d’un cours de journalisme à la LSU, les étudiants couvrent les réunions des commissions et les sessions parlementaires, et des aides financières leur permettent de devenir stagiaires après la fin de leur semestre. Les parlementaires prennent les étudiants au sérieux car ils sont souvent la seule source d’information sur le travail du parlement qui parviennent à leurs électeurs. Quatre-vingt-quinze organes de presse ont publié les articles des étudiants de la LSU sur le Capitole de l’Etat, qu’il s’agisse des plus grands journaux de Louisiane ou de petits hebdomadaires et bihebdomadaires.
Heureusement, cette approche se répand. A l’heure actuelle, 20 États disposent sous une forme ou une autre d’un pôle journalistique couvrant la législature et dirigé par une université.
En Géorgie, un autre scénario de coopération entre l’université et les médias est en train d’émerger. Lorsque l’Oglethorpe Echo, journal qui couvrait le comté d’Oglethorpe depuis 1874, a été sur le point de fermer en 2021 en raison du départ à la retraite de son rédacteur en chef de longue date, l’école de journalisme de l’université de Géorgie a pris les devants pour racheter le journal. Aujourd’hui, des étudiants travaillent pour le journal pendant les semestres d’automne et de printemps, et pendant les vacances d’été et d’hiver, ils sont embauchés comme stagiaires afin d’éviter toute interruption de la couverture médiatique. Le journal a été transformé en association à but non lucratif et un ancien journaliste, qui était professeur suppléant, est devenu rédacteur en chef. Au cours de sa première année complète de fonctionnement sous l’égide de l’université, le journal a remporté neuf prix de l’Association de la presse de Géorgie. Tous les étudiants qui suivent ces programmes universitaires ne deviendront pas journalistes de carrière, mais même pour ceux qui n’ont pas cette vocation, les programmes sont utiles car ils permettent aux jeunes de s’intéresser aux questions qui touchent leur communauté. C’est une bonne formation pour devenir un citoyen engagé et un membre informé de la société en tant qu’adulte indépendant.
Source : reasonstobecheerful.world
Les manifestations étudiantes nous ramènent à l’époque de la guerre du Vietnam – [sommaire]
Un demi-siècle après que les campus des Etats-Unis ont été pris d’assaut par des étudiants protestant contre la guerre du Vietnam, les dirigeants d’université tentent à nouveau aujourd’hui de trouver un équilibre entre la nécessité de maintenir l’ordre et leur devoir de permettre aux étudiants de développer leur propre réflexion, de les protéger et de garantir leurs droits à la liberté d’expression.
Le 4 mai est l’anniversaire de la fusillade de l’université de Kent State où, en 1970, des soldats de la garde nationale de l’Ohio ont tiré sur une foule d’étudiants non armés qui protestaient contre la guerre du Vietnam, tuant quatre d’entre eux et en blessant neuf autres. Cet événement a déclenché des manifestations sur les campus des Etats-Unis et a entraîné la fermeture temporaire de centaines d’établissements d’enseignement supérieur et d’universités.
La guerre qui mobilise les étudiants aujourd’hui est le conflit entre Israël et le Hamas, qui s’est aggravé le 7 octobre lorsque des militants du Hamas ont tué plus de 1 200 personnes dans le sud d’Israël et ont pris 250 otages. La riposte d’Israël, qui bombarde Gaza, a fait plus de 34 600 morts en sept mois et affame la population au point que plus d’un million de personnes souffrent de la famine.
Aux Etats-Unis, les principaux foyers de manifestations pro-palestiniennes actuelles ont été l’Université de Columbia à New York, où les manifestations ont débuté le 17 avril, et l’Université de Californie à Los Angeles (Ucla). Des confrontations actives avec la police ont eu lieu dans ces deux universités : les manifestants ont été attaqués par des contre-manifestants qui les ont affrontés pendant deux à trois heures, jusqu’à ce que la police intervienne enfin.
Les manifestations pro-palestiniennes ont attiré des étudiants, des professeurs et des militants de l’extérieur, y compris des personnes de confession juive ou musulmane. Parmi les groupes qui organisent ces manifestations se trouvent Students for Justice in Palestine (Étudiants pour la justice en Palestine) et Jewish Voice for Peace (Voix juive pour la paix). Certaines contre-manifestations ont été organisées par des groupes israélo-américains et sionistes, tels que le Conseil israélo-américain, ainsi que par des membres de la communauté juive américaine.
Les manifestations et les rassemblements pro-palestiniens se sont ensuite étendus aux campus de tout le pays. Le 2 mai, plus de 2 000 personnes avaient été arrêtées sur une quarantaine de campus. L’action de la police a été particulièrement agressive à Austin (Texas), et à l’université Emory, près d’Atlanta (Géorgie), où les policiers ont utilisé des balles au poivre, des pistolets paralysants et des balles en caoutchouc. Ce recours excessif à la force pourrait être le reflet du racisme bien connu qui caractérise de larges fractions du sud-est des Etats-Unis.
Sur les différents campus, les revendications des étudiants ont été variées, mais ont toujours comporté un cessez-le-feu permanent à Gaza, la fin de l’aide militaire des Etats-Unis à Israël, le désinvestissement des universités des fournisseurs d’armes et autres entreprises qui profitent de la guerre, et l’amnistie pour les étudiants et les membres du corps enseignant qui ont été sanctionnés ou licenciés pour avoir manifesté.

Manifestation pro-palestinienne. Sur la pancarte il est écrit : « Tuer des enfants n’est pas de la légitime défense. »
La jeunesse aux avant-postes
par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, avril 2012
[…] La voix du peuple, désormais si vigoureuse et sûre d’elle, doit continuer à se faire entendre partout dans le monde pour proclamer que seuls le partage et la justice permettront d’engendrer la confiance et de construire un monde plus sûr pour tous. Le remède à apporter aux maux des hommes est des plus simples, des plus faciles à mettre en œuvre, mais des plus difficiles à appréhender pour beaucoup d’entre eux. Il leur faut comprendre que toutes les autres méthodes ont été employées en vain, et ont inévitablement conduit à la guerre.
Aujourd’hui, il faut le savoir, une guerre de grande envergure ne pourrait être que nucléaire, et elle détruirait intégralement toute vie sur la Terre. Il y a même d’ores et déjà des forces qui cherchent à se doter des moyens de survivre à pareil anéantissement, ce qui de toute façon serait impossible. Que peut donc faire l’humanité — que doit-elle faire ?
Dans l’ensemble, les gouvernements actuels sont composés d’hommes d’un certain âge pour qui l’exercice du pouvoir se résume à ce qu’ils ont connu dans leur jeunesse. Leurs méthodes sont celles du passé, et ils ne comprennent pas pourquoi elles sont aujourd’hui inefficaces. Ils ignorent tout des nouveaux flux énergétiques qui submergent aujourd’hui le monde ; déconcertés, ils se sentent impuissants face à des événements qu’ils ne contrôlent plus.
Dans une large mesure, la voix du peuple est aujourd’hui celle de la jeunesse. Les gouvernements, et les médias qu’ils contrôlent, tendent à ignorer ou à discréditer les jeunes et les aspirations qu’ils expriment. Pourtant, ce sont les jeunes qui ont les solutions, qui comprennent que l’humanité est une, qui revendiquent l’équité, la justice et le partage pour en finir avec la guerre. Jamais on ne pourra réduire cette jeunesse au silence, et on ne pourra longtemps ignorer sa voix. La voix du peuple, tous âges confondus, finira par couvrir les lamentations des hommes d’argent, et conduira l’humanité vers une nouvelle aurore. Ainsi en sera-t-il.

La pancarte indique : « La Palestine sera libre. »
Réaction variable des autorités
La réaction des autorités a été variable. Certains responsables d’établissements scolaires ont fait appel à la police pour évacuer les lieux et arrêter les manifestants. D’autres ont négocié des accords – stipulant d’envisager le désinvestissement – pour mettre fin aux manifestations. D’autres encore autorisent les rassemblements tant qu’ils ne perturbent pas le campus ou qu’ils ne suscitent pas de violences.
Les manifestations sur les campus ne se limitent toutefois pas aux Etats-Unis. Des rassemblements pro-palestiniens ont eu lieu dans au moins sept universités australiennes, dans des universités britanniques et européennes, à Sciences Po et à la Sorbonne à Paris, à l’université Jawaharlal Nehru à New Delhi, dans de nombreuses universités canadiennes – dont McGill, l’université de Toronto et l’université de Colombie-Britannique – et au Liban, à l’université américaine de Beyrouth, à l’université Thamar au Yémen, à l’université du Koweït, à l’université de Tokyo, dans des universités à Bagdad (Irak), et à l’université nationale autonome du Mexique.
Aux Etats-Unis, si certains campus ont été en proie à la violence, d’autres ont été remarquablement calmes, et la réaction de leurs responsables a certainement fait la différence. A Kent State, où l’on commémore chaque année le massacre du 4 mai 1970, les étudiants se sont concentrés sur les débats concernant la guerre à Gaza, invitant des étudiants de camps opposés à partager leurs points de vue. Les manifestations y ont été pacifiques, bien que marquées par une certaine tension.
Todd Diacon, président de l’université, explique : « Nous sommes toujours et systématiquement attachés à deux choses. D’une part, nous défendons la liberté d’expression. D’autre part, nous comprenons ce qui se passe lorsque les conversations et les attitudes se polarisent au point de diaboliser ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, et que cela peut conduire à la violence. »
Chic Canfora, qui a manifesté le 4 mai 1970 et qui est aujourd’hui professeure de journalisme à Kent State, s’inquiète du fait que les responsables de campus, ailleurs, prennent prétexte des actions violentes de quelques-uns pour condamner tous les manifestants. Elle déclare : « Je pense que tous les campus universitaires devraient se réunir et trouver un moyen de permettre aux étudiants d’être ce qu’ils ont toujours été : la conscience de l’Amérique. »
Le 8 mai, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a annoncé : « Les Etats-Unis ont suspendu l’envoi d’armes à Israël. Nous examinons le soutien sécuritaire à court terme dans le contexte des événements de Rafah, nous n’avons pas encore décidé de la suite à donner à cette décision de suspension. »
Source : ABC news ; The Guardian ; cnn.com ; JVP1
Prévisions d’horreur chez les climatologues – [sommaire]
Près de 80 % des climatologues s’attendent à ce que les températures mondiales augmentent d’au moins 2,5°C d’ici 2100, alors que seulement 6 % d’entre eux pensent que le monde parviendra à limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
Une enquête publiée le 8 mai par le quotidien The Guardian révèle que près des trois quarts des scientifiques interrogés attribuent l’insuffisance des mesures prises par les dirigeants mondiaux à un manque de volonté politique, tandis que 60 % d’entre eux estiment que les intérêts des entreprises, telles que les sociétés productrices de combustibles fossiles, entravent les progrès.
« Je m’attends à un avenir semi-dystopique où les populations du Sud souffriraient beaucoup, a déclaré un scientifique sud-africain au Guardian. À ce jour, la réponse du monde est répréhensible : nous vivons une époque de fous. »
L’enquête a été menée par Damian Carrington du Guardian, qui a contacté tous les experts ayant été auteur principal d’un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) depuis 2018. Sur les 843 scientifiques dont les coordonnées étaient disponibles, 383 ont répondu. Il leur a ensuite demandé à quel point ils pensaient que les températures augmenteraient d’ici 2100 : 77 % ont prédit au moins 2,5°C d’augmentation et près de la moitié ont prédit 3°C ou plus. « Ce qui m’a frappé, c’est le niveau d’angoisse personnelle des experts qui ont consacré leur vie à la recherche sur le climat, a écrit D. Carrington sur les réseaux sociaux. Beaucoup ont utilisé des mots tels que désespéré, brisé, exaspéré, effrayé, accablé. »
Limiter l’augmentation à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels est l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de 2015, accord qui a vu les dirigeants mondiaux s’engager à maintenir le réchauffement « bien en-dessous de 2°C ». Cependant, les politiques actuellement en place entraînent le monde vers un réchauffement de 3°C, et l’application des engagements inconditionnels pris dans le cadre de l’accord de Paris vaudrait une augmentation de 2,9°C.

Feux de forêts au Canada.
Ce sondage intervient après la survenue de l’année la plus chaude jamais enregistrée, qui a été marquée par une saison record d’incendies de forêt au Canada, ainsi que par des vagues de chaleur extrêmes et généralisées et des inondations meurtrières. Les quatre premiers mois de 2024 ont également été les plus chauds jamais enregistrés, et ce début d’année a déjà été marqué par le quatrième épisode de blanchiment des récifs coralliens à l’échelle mondiale.
« Je pense que nous nous dirigeons vers une perturbation majeure de la société au cours des cinq prochaines années, a déclaré Gretta Pecl, de l’université de Tasmanie. Les autorités seront submergées par les événements extrêmes les uns après les autres, la production alimentaire sera perturbée. Il m’est impossible d’être plus désespérée que je le suis face à l’avenir. »
Les scientifiques ont déclaré que les gouvernements et les entreprises qui tirent profit de la combustion des combustibles fossiles ont empêché toute action. Nombre d’entre eux ont également blâmé les inégalités mondiales et le refus des pays riches d’agir, en réduisant leurs propres émissions et en aidant les pays vulnérables à s’adapter au changement climatique.
« Le calcul tacite des décideurs, en particulier dans l’anglosphère (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie), mais aussi en Russie et chez les principaux producteurs de combustibles fossiles du Moyen-Orient, nous entraîne dans un monde où les plus vulnérables souffriront, tandis que les mieux lotis espéreront rester à l’abri au-dessus de la ligne de flottaison », a déclaré Stephen Humphreys, de l’université London School of Economics.
Malgré leurs sombres prédictions, de nombreux scientifiques restent déterminés à poursuivre leurs recherches et à s’exprimer.
« Nous continuons à le faire parce que nous devons le faire, afin que les puissants ne puissent pas dire qu’ils ne savaient pas, a déclaré au Guardian Ruth Cerezo-Mota, qui travaille sur la modélisation du climat à l’université nationale autonome du Mexique. Nous savons de quoi nous parlons. Ils peuvent dire qu’ils s’en fichent, mais ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savaient pas. » D’autres ont trouvé de l’espoir dans l’activisme climatique et la sensibilisation des jeunes générations, ainsi que dans le fait que chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement évité protège 140 millions de personnes des températures extrêmes.
« Je suis régulièrement confronté à des moments de désespoir et de culpabilité de ne pas avoir réussi à faire évoluer les choses plus rapidement, et ces sentiments sont encore plus forts depuis que je suis devenu père, a déclaré Henri Waisman, de l’Institut du développement durable et des relations internationales. Mais dans ces moments-là, deux choses m’aident : me souvenir des progrès accomplis depuis que j’ai commencé à travailler sur le sujet en 2005 et me rappeler que chaque dixième de degré compte beaucoup, ce qui signifie qu’il est toujours utile de poursuivre le combat. »
Peter Cox, de l’université d’Exeter, a ajouté : « Le changement climatique ne deviendra pas soudainement dangereux à 1,5°C – il l’est déjà. Et la partie ne sera pas terminée si nous dépassons les 2°C, ce qui pourrait bien être le cas. »
La plupart des scientifiques qui gardent encore l’espoir de ne pas dépasser les 1,5°C tablent sur l’accélération du déploiement et de la baisse des prix des technologies respectueuses du climat, telles que les énergies renouvelables et les véhicules électriques. Il se trouve que le 8 mai, le groupe de réflexion sur l’énergie Ember a publié indépendamment que 30 % de l’électricité mondiale était issue des énergies renouvelables en 2023, et a prédit que ce serait l’année « pivot » à partir de quand les émissions carbone du secteur de l’électricité commenceraient à diminuer. Les experts ont également déclaré que l’abandon des combustibles fossiles présentait de nombreux avantages secondaires, tels qu’un air plus pur et une meilleure santé publique. Cependant, même les scientifiques les plus optimistes se méfient de la nature imprévisible de la crise climatique.
« Je suis convaincu que nous disposons de toutes les solutions nécessaires pour limiter l’augmentation à 1,5°C et que nous les mettrons en œuvre au cours des 20 prochaines années, a déclaré Henry Neufeldt, du Centre climatique des Nations unies à Copenhague, au Guardian. Mais je crains que nos actions n’arrivent trop tard et que nous atteignions un ou plusieurs points de basculement. »
Plusieurs scientifiques ont formulé des recommandations pour ceux qui veulent faire bouger les choses. S. Humphreys a suggéré la « désobéissance civile », tandis qu’un scientifique français a déclaré que les gens devraient « se battre pour un monde plus juste ». « L’humanité tout entière doit s’unir et coopérer. Il s’agit d’une occasion monumentale de mettre les différences de côté et de travailler ensemble, a déclaré Louis Verchot, du Centre international d’agriculture tropicale en Colombie, au Guardian. Malheureusement, le changement climatique est devenu un sujet de discorde politique. À quel point la crise devra être profonde avant que nous commencions tous à ramer dans la même direction ? »
La publication du Guardian a incité d’autres climatologues à faire part de leurs réflexions : « Comme l’ont souligné de nombreux scientifiques, l’incertitude quant à l’évolution future des températures n’est pas une question de science physique : c’est une question de décisions que les gens choisissent de prendre, a posté sur les réseaux sociaux Katharine Hayhoe, climatologue à l’université Texas Tech. Nous ne sommes pas des experts en la matière. Et nous n’avons guère de raisons d’être positifs à ce sujet, puisque nous mettons en garde contre les risques depuis des décennies. »
Aaron Thierry, chercheur diplômé à l’École des sciences sociales de Cardiff (Royaume-Uni), a souligné que les résultats du Guardian corroboraient d’autres enquêtes d’opinion scientifique, comme celle publiée dans Nature dans la période précédant la COP26, dans laquelle 60 % des scientifiques du Giec ont déclaré qu’ils s’attendaient à un réchauffement de 3°C ou plus d’ici à 2100.
James Dyke, du Global Systems Institute de l’université d’Exeter, a suggéré qu’il est sain que les scientifiques partagent des idées plus négatives sans toutefois succomber au défaitisme ni l’encourager. « J’entends l’argument selon lequel nous devons tempérer ces messages parce que nous ne voulons pas que les gens désespèrent et abandonnent. Mais je ne désespère pas, je n’abandonne pas. Je suis furieux et encore plus déterminé à lutter pour un monde meilleur, a-t-il posté sur les réseaux sociaux. Peter Kalmus, climatologue à la Nasa, a partagé l’article en lançant cet appel : « SVP, écoutez-nous maintenant ! Les élus et les dirigeants d’entreprise continuent de donner la priorité à leur pouvoir et à leur richesse personnelle au prix d’une perte irréversible de pratiquement tout, alors même que cette perte irréversible devient de plus en plus évidente. Je considère cela comme une forme de folie. Le capitalisme tend à élever les pires d’entre nous au pouvoir. »
Il a toutefois contesté l’idée qu’un avenir marqué par un changement climatique incontrôlé ne serait que « semi-dystopique ». « Nous risquons également de perdre toute orientation graduelle vers le progrès, l’équité, la compassion et l’amour, a-t-il déclaré. Toutes les luttes sociales et culturelles doivent reconnaître cette profonde intersection avec la lutte pour le climat. »
Source : commondreams.org
Israël, une stratégie vouée à l’échec – [sommaire]
Ironiquement, nous devons à l’ambassadeur israélien auprès de l’Onu, Gilad Erdan, de faire avancer la cause de l’État palestinien aux Nations unies. Par son discours devant l’assemblée générale des Nations unies, discours dérangé, absurde, vulgaire, insultant, indigne et dépourvu de diplomatie, M. Erdan aurait-il obtenu le contraire de l’effet escompté ?
Le vote qui s’ensuivit, en faveur d’une adhésion de la Palestine à l’Onu, comptait 143 voix pour et trois contre – les autres pays s’étant abstenus ou étaient absents. Plus encore, l’ambassadeur a permis de clarifier l’approche tactique israélienne, et en quoi elle est vouée à l’échec. Considérons rapidement le contenu du discours de M. Erdan. Il clamait, en bref, que la Palestine équivaut au Hamas et que le Hamas c’est le IIIe Reich d’Hitler. Il a déclaré aux délégués des Nations unies que leurs pays soutiennent la création d’un État palestinien parce que « tant d’entre vous détestent les Juifs ». Ensuite, toujours depuis la tribune, l’ambassadeur a broyé la charte des Nations unies, accusant les délégations de faire de même en votant sur le statut de membre pour la Palestine. Et pendant ce temps, le jour même de ce discours et de ce vote à l’Onu, Israël amassait ses forces autour de Rafah, pour toujours plus de tueries de civils innocents.
La diatribe de M. Erdan était remplie de fiel haineux et d’absurdité. La Palestine souhaite adhérer aux Nations unies en tant que pays de paix, un engagement clairement affirmé par l’ambassadeur palestinien, Riyad Mansour. « Nous voulons la paix », a-t-il déclaré sans équivoque. Il faut comprendre qu’une solution à deux États ne peut émerger dans un vide diplomatique. En s’en tenant à l’Initiative de paix arabe de 2002, réaffirmée lors du Sommet arabo-islamique à Riyad en novembre dernier, les pays arabes et les pays islamiques ont, de façon répétée, affirmé leur soutien envers la paix et la normalisation des relations avec Israël, dans le cadre d’une solution à deux États.
La perfidie israélienne
Contrairement aux déclarations calomnieuses de M. Erdan, les gouvernements représentés à l’assemblée générale des Nations unies ne sont pas antisémites. En revanche, ils abhorrent l’assaut du gouvernement israélien à Gaza, un tel carnage qu’Israël se retrouve sur le banc des accusés à la Cour internationale de Justice, pour des charges de génocide. La même fausse accusation [d’antisémitisme] est portée contre les étudiants qui manifestent – qui ne sont pas anti-Juifs, mais plutôt anti-apartheid et anti-génocide.
La question dès lors, est comment M. Erdan a-t-il cru bon de faire ce discours si incendiaire qu’il ne pouvait que nourrir, et non réduire, le vote archi-majoritaire pour la Palestine. Bien sûr, il faisait ce que tous les politiciens font à l’âge des réseaux sociaux : il faisait du spectacle pour ses 157 000 adorateurs sur X (anciennement Twitter) et pour les soutiens du Likoud, le parti israélien. Au début, en écoutant M. Erdan, j’ai simplement pensé que l’homme était dérangé, souffrant d’un traumatisme post-Holocauste, croyant voir Hitler partout. Mais une telle approche est naïve. M. Erdan est un politicien d’expérience, qui a bien étudié et est bien entraîné, et qui avait le contrôle de son discours bien préparé (qui avait pour accessoires un poster et un broyeur). Mon erreur initiale a été de penser qu’il s’adressait aux autres ambassadeurs et aux témoins des délibérations, tels que moi-même.
La grande différence entre la politique télévisée d’hier et la politique des réseaux sociaux d’aujourd’hui, c’est que les politiciens ne s’adressent plus au public en général. Ils communiquent maintenant presque seulement avec leur base et leur « base élargie ». De nos jours, chaque personne reçoit un flux de nouvelles personnalisé qui est co-construit par les choix individuels (quels sites on visite), les réseaux de « followers » digitaux, les algorithmes des plateformes telles que Facebook, X et TikTok, et par des forces cachées qui comptent les services du renseignement, les propagandistes gouvernementaux, les entreprises et les agents politiques. Il en résulte que le politicien mobilise et motive sa base, mais très peu au-delà.
Diviser pour mieux régner
M. Erdan, le politicien, et son parti le Likoud, mènent le combat contre les Palestiniens depuis bien plus longtemps que le Hamas ne dirige la politique de Gaza, et même depuis plus longtemps que le Hamas n’existe. M. Erdan a grandi au sein du parti, depuis sa section jeunesse, dans un parti qui a toujours été véhémentement contre un État palestinien et la solution à deux États. En fait, le Likoud a longtemps instrumentalisé le Hamas, par une stratégie visant à diviser politiquement les Palestiniens [Ndt : de Gaza et de Cisjordanie] afin de repousser les appels internationaux à trouver une solution à deux États. Comme le rapportent même les médias israéliens, les caciques du Likoud ont travaillé avec les nations arabes toutes ces années pour assurer le financement du Hamas, dans le but qu’il existe une compétition continue entre le Hamas et l’Autorité palestinienne [en Cisjordanie].
Quelle est donc la stratégie du Likoud, maintenant qu’Israël est de plus en plus isolé du reste du monde ? À nouveau, on glane des indices en se tournant vers le passé et les machinations politiques de M. Erdan. Il a été l’un des politiciens les plus habiles pour construire l’alliance entre le Likoud avec la riche communauté juive américaine ainsi qu’avec la communauté des chrétiens évangéliques américains. Les sionistes chrétiens soutiennent avec ferveur la mainmise d’Israël sur la Terre sainte car c’est pour eux un jalon prophétique vers le retour du Christ et la survenue de l’Armageddon. Pas exactement le plan à long terme du Likoud.
L’approche tactique du Likoud se base sur la conviction que les Etats-Unis seront toujours un allié, parce que le lobby israélien aux Etats-Unis (juifs comme chrétiens évangéliques) et le complexe militaro-industriel de ce pays existeront toujours. Le pari du Likoud a toujours payé par le passé et et ils pensent qu’il paiera encore. Le violent extrémisme israélien coûtera à J. Biden le soutien des jeunes votants américains, ce qui favoriserait l’élection de D. Trump en novembre, ce qui serait encore mieux pour le Likoud.
Toute la stratégie du Likoud repose sur le soutien des Etats-Unis pour garantir la sécurité israélienne. C’est le seul barrage face à une communauté internationale de plus en plus unie et choquée par les crimes de guerre massifs d’Israël. Cette même communauté est désormais favorable à imposer une solution à deux États, tandis qu’Israël reste intraitable. Pourtant, les intérêts stratégiques américains – qu’ils soient économiques, financiers, commerciaux, diplomatiques ou militaires – sont opposés à l’isolement que les Etats-Unis pourraient subir avec Israël au sein du système international.
Le lobby israélien sera bientôt pris en étau : d’un côté, les votants américains, particulièrement les jeunes, sont horrifiés par la brutalité israélienne. De l’autre côté, la posture géopolitique des Etats-Unis s’effondre. Sous peu, plusieurs pays européens, dont l’Espagne, l’Irlande et la Norvège devraient reconnaître la Palestine et accueillir sa candidature à l’Onu. Gilad Erdan pourrait finir par atteindre le sommet du Likoud, mais le parti et ses partenaires extrémistes et violents de la coalition gouvernementale atteindront probablement bientôt les limites de leur arrogance, de leur violence et de leur cruauté.
Source : Common Dreams
Guérir – [sommaire]
La maladie témoigne d’un déséquilibre dans les fonctions du système humain. Si l’on excepte les troubles systémiques causés par les guerres et les accidents ou par les épidémies, dont les origines sont de nature planétaire et ont été induites par certains défauts de l’humanité, on doit chercher la cause de toutes les perturbations physiques dans les influences néfastes émanant des centres éthériques.
Ces points focaux d’énergie vitale influencent l’activité des « nadis », ces liens minuscules entre le subjectif et le matériel, sous-jacents au système nerveux, et qui à leur tour affectent les glandes endocrines et le flux sanguin – lesquels régulent conjointement l’état de santé de l’homme.
A l’avenir, l’une des principales techniques de guérison exigera du praticien qu’il apprenne à diriger des énergies choisies vers des objectifs spécifiques, et, pour ce faire, à exercer un certain contrôle sur les niveaux éthériques. Il sera alors à même de guérir les troubles physiques en agissant sur la structure éthérique de soutien, car la guérison n’a pas besoin d’être principalement de nature physique : en effet, dans la plupart des cas, la restauration psychique entraînera automatiquement une récupération physique.
Le vrai guérisseur ésotérique
Le vrai guérisseur ésotérique atteindra alors le stade où il prendra conscience de l’état subjectif de son patient, percevant ainsi ses besoins avec subtilité, et pratiquant de façon de plus en plus fiable dans la mesure où ses réactions se feront davantage automatiques et intuitives. L’idéal pour un guérisseur est de ne pas dépendre uniquement de ses connaissances ésotériques ou exotériques. Fondamentalement, il devrait être un praticien orthodoxe qualifié, disposant des connaissances scientifiques et techniques de la science moderne, mais simultanément, il devrait être aussi un bon psychologue ainsi qu’un guérisseur spirituel, capable de se servir des énergies du monde éthérique.
Cependant, comme les diverses qualifications mentionnées ci-dessus se trouvent rarement combinées en une seule personne, il sera conseillé aux guérisseurs de différentes orientations et formations de collaborer dans des groupes au sein desquels des guérisseurs physiques, psychiques et mentaux feront fusionner leurs efforts au profit des patients.
Le but devrait donc être de coordonner les fonctions spécialisées suivantes :
- a) le médecin orthodoxe et académique, l’endocrinologue et le chirurgien ;
- b) les psychologues, neurologues et psychiatres ;
- c) les guérisseurs mentaux de diverses qualités – souvent classés comme travailleurs de la « Nouvelle Pensée » ;
- d) les travailleurs ésotériques formés, qui s’efforcent d’atteindre l’âme des hommes.
Selon les prédictions, un temps viendra où des hôpitaux assureront ces différentes phases de traitement en parfaite coordination.
Si l’on tient compte des Sept Rayons d’énergie, on reconnaît que les 2e et 7e rayons sont des « rayons de guérison », le 2e jouant le rôle le plus éminent. Aussi les guérisseurs naturels seront-ils en général des âmes de 2e rayon, bien que le succès de leur travail dépende largement de leur ardeur à se former dans ce but, cette assiduité étant nécessaire pour mettre en pratique de manière efficace leur aptitude naturelle.
Tout initié devient automatiquement un guérisseur spirituel, car il apprend à diriger les énergies – le principe sous-jacent étant que « l’énergie suit la pensée ». Plus il est avancé, moins il se préoccupe consciemment des complexités des centres et de la direction des énergies et des forces, car il les ressent intuitivement. C’est pourquoi il apprend à accomplir automatiquement les fonctions correctes.
Bien que dans les premiers stades l’expertise puisse faire défaut, on peut affirmer néanmoins que tout individu poussé par l’envie de servir, ayant atteint un contrôle mental effectif et étant inspiré par un amour impersonnel à l’égard de son prochain, peut avec le temps devenir un guérisseur, sachant que son travail productif sera amélioré s’il rejoint un groupe de guérison et acquiert de l’expérience sous la direction d’un leader qualifié. De plus, les efforts conjoints d’un groupe généreront inévitablement des énergies considérablement plus puissantes que celles disponibles pour les travailleurs isolés.
En réalité, le travail d’un guérisseur du nouvel âge sera bien plus simple que celui d’un médecin d’aujourd’hui. Un élément essentiel pour lui sera d’être animé de l’énergie d’amour, qui alors rayonnera vers ses patients. En effet, les puissantes qualités de guérison de l’énergie d’amour restent souvent méconnues et donc négligées. L’approche et le contact du guérisseur avec le patient devront donc principalement se faire par l’amour et la bienveillance, qui agiront ensuite comme un canal pour d’autres énergies de guérison.
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Certitude intérieure et réalité extérieure – [sommaire]
Le 22 avril 2001, à Venise, alors que je marchais avec deux amis en direction du pont du Rialto, je remarquai un homme dans la foule qui tourna la tête et me regarda. C’était un regard simple et ouvert qui est allé directement et subtilement au plus profond de moi. Cela me donna le sentiment d’être vraiment considérée ou comprise, tout en le regardant tranquillement et franchement dans les yeux.
Un peu gênée, je continuai mon chemin avec mes amis. Seulement, au bout d’un moment, je ne pus m’empêcher de me retourner et je le vis, debout au loin dans la foule. Il me regardait toujours.
Sur le pont, accoudés au parapet, nous regardions tous ces gens en contrebas, et là, je sentis les larmes couler doucement. Je me sentais vraie, et libre d’être ce que je suis. En essayant de décrire ce que ce regard me procura, je dirais que j’expérimentai à ce moment-là qu’une certitude intérieure est aussi une réalité extérieure. Je ne peux pas oublier ce regard. Puis-je vous demander qui était cet homme ?
A. M., Munich, Allemagne
Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.
Respecte-toi ! – [sommaire]
Un jour, probablement au début des années 1970, au guichet de ma banque, j’eus une brève conversation avec un employé, qui se termina par des insultes que j’adressai à moi-même. Je ne me souviens pas comment ni pourquoi. Ce dont je me souviens, c’est qu’un très grand monsieur distingué se retourna et me dit – amicalement mais tout à fait sérieusement : « Vous ne devez jamais vous dénigrer de la sorte. » Qui était cet homme, dont je n’arrive pas à oublier les paroles ?
A. M., Munich, Allemagne
Le Maître de B. Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.
A travers un autre regard – [sommaire]
Un ami m’a rappelé une autre petite rencontre à Londres en février 2000, que j’avais oubliée. Nous étions à Hampstead Heath, en train de prendre un café à Kenwood House. En nous rendant aux tables dans le parc, nous croisâmes un couple de Noirs imposants : l’homme me sourit et me dit : « Vous êtes si belle. » Ce n’était pas du tout mon sentiment et j’étais vraiment gênée. Ce couple était-il spécial ?
A. M., Munich, Allemagne
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus. La femme était une disciple.
Nous devons tous partager – [sommaire]
Le 8 décembre 2006, je rentrais chez moi après l’anniversaire d’un ami à Londres. Il était tard et mes amis m’avaient conseillé de prendre un taxi, mais, trouvant cela un peu extravagant, je décidai d’attendre à l’arrêt de bus. Cependant, le bus que je devais prendre avait cessé de circuler pour la nuit, car il était très tard, et je devais prendre deux bus différents pour parcourir une courte distance. Pendant que j’attendais, je vis un taxi un peu plus loin sur la route, qui s’arrêtait et repartait comme s’il attendait quelqu’un ; cela attira mon attention. Il s’approcha de l’arrêt de bus ce qui me décida à prendre ce taxi.
Nous sommes passés devant un stand de sapins de Noël en plein air que je désignai du doigt, au chauffeur de taxi. C’était un Noir, assez petit et âgé, avec des cheveux gris et des lunettes, et un fort accent antillais. Il déclara : « Noël arrive si vite. » Il ajouta ensuite quelque chose comme : « Ce qui me rend triste à cette époque de l’année, c’est tout ce mercantilisme et de penser à ceux qui n’ont rien, en particulier les enfants. Je vois toutes ces familles s’endetter et débuter une nouvelle année avec des dettes. » Pendant que nous roulions, il poursuivit. J’avais du mal à l’entendre et je dus me pencher pour l’écouter très attentivement. Il expliqua qu’en cette période de l’année, il se sent vraiment concerné par la situation des sans-abri et des personnes âgées.
Tout cela me concernait, car j’avais des soucis d’argent, aggravés par l’approche de Noël. J’avais également envisagé de faire du bénévolat auprès d’une association d’aide aux sans-abri pendant les fêtes de fin d’année, mais je m’étais convaincu que je n’avais pas assez de temps. Après cette rencontre, je décidai de faire du bénévolat.
Le chauffeur de taxi déclara ensuite : « Comment puis-je manger, boire et être joyeux alors que tous ces sans-abri n’ont rien à manger ? Est-ce que cela a du sens ? Il poursuivit : Je vois des familles qui s’endettent lourdement. L’endettement est une chose terrible. » Puis, parlant à nouveau de Noël, il affirma : « Si je t’aime et que tu m’aimes, je peux t’offrir une tasse de thé ou de café et nous pouvons parler un peu. » Il ajouta quelque chose comme : « Tout le reste n’a pas d’importance. »
Puis il me regarda dans les yeux grâce au rétroviseur et déclara : « Mais savez-vous ce que je détesterais le plus ? C’est être un homme riche. » Je lui ai demandé pourquoi. Il me répondit qu’il se sentait déjà tellement à l’écart des pauvres, alors comment se sentirait-il s’il était riche. « Nous devons tous partager, ajouta-t-il. Nous pouvons tous nous aider les uns les autres. Par exemple, vous m’aidez à gagner ma vie ; je peux vous aider à rentrer chez vous ! » Voilà qui me rassura sur l’extravagance que représentait le fait de prendre un taxi ! J’aurais voulu parler et parler encore, mais nous étions arrivés chez moi. Au moment de prendre congé, il me déclara avec tant de joie et d’amabilité : « Si je ne vous revois pas avant le Nouvel An, passez un très bon Noël ! » Ce chauffeur de taxi était-il Maitreya ?
T. C., Londres, Royaume-Uni
Le Maître de B. Creme a confirmé que le chauffeur était Maitreya.
Un sauvetage magistral – [sommaire]
Un soir d’été 1988, je roulais à environ 100 km/h sur une autoroute très fréquentée (j’avais deux jeunes enfants avec moi) lorsqu’un de mes pneus arrière éclata et l’autre se dégonfla. Alors que je perdis le contrôle, je m’écriai : « Jésus, aide-nous ! Jésus, aide-nous ! »
Nous nous retrouvâmes sur la voie centrale de dégagement sans la moindre égratignure. Les enfants et moi sortîmes de la voiture et traversâmes l’autoroute en courant. Personne ne freina, alors que les voitures roulaient à vive allure. Qui nous a mis en sécurité ?
J. N., B. G., Californie, Etats-Unis
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’ils ont été sauvés par le Maître Jésus.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
« J’ai lu…» de Martin Luther King – [sommaire]
« J’ai lu [dans la Constitution] qu’on a la liberté de rassemblement. J’ai lu qu’on a la liberté d’expression. J’ai lu qu’on a la liberté de la presse. J’ai lu que la grandeur de l’Amérique tient au droit de manifester pour les droits. Et ainsi, tout comme j’ai affirmé que nous ne laisserons pas les chiens [de la police] et les lances à incendie nous faire rebrousser chemin, nous ne laisserons pas une interdiction [de manifester] nous faire rebrousser chemin. Nous avançons. Nous avons besoin de vous tous. »
Martin Luther King, discours « I’ve been to the mountaintop » (« J’ai été au sommet de la montagne »), prononcé le 3 avril 1968 au temple Charles Mason, à Memphis (Tennessee).
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeLa psychologie orthodoxe occidentale (freudienne et post-freudienne) est fondée sur certaines prémisses de base qu’elle déclare incontournables pour tout le monde. Par exemple : la relation amour/haine avec la mère et/ou le père, le complexe d’Œdipe, etc. [1] Cette position est-elle correcte ? La névrose est-elle inévitable ou s’applique-t-elle dans certains cas, mais pas dans d’autres ? [2] Si la psychologie occidentale n’a que partiellement raison, dans quelle voie doit-elle s’engager pour revêtir un caractère plus universel ? La psychologie moderne pourra-t-elle amorcer une fusion avec la psychologie ésotérique ? – [sommaire]
[1] Il est évident que le complexe d’Œdipe existe : les gens aiment et haïssent en même temps leurs parents, c’était vrai hier et c’est vrai aujourd’hui. Cette dichotomie non résolue se retrouve par la suite dans toute leur vie relationnelle. C’est là la découverte clinique, objective et fondamentale de Freud. Que cela soit inéluctable et inévitable est une autre affaire. Du point de vue ésotérique, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi : il s’agit d’un phénomène conditionné par la vie sociale, du résultat de relations humaines erronées qui se transmettent de génération en génération. De plus, le degré de gravité du complexe dépend du niveau d’évolution de l’individu, et en particulier de sa polarisation astrale ou mentale. Pour le disciple avancé qui est polarisé mentalement, cela n’est pas nécessaire du tout. En général, il est tout à fait capable de faire face à ses conflits émotionnels et de les résoudre. Plus l’individu est avancé, plus il en est ainsi.
[2] La grande faille de la psychologie et de la psychanalyse modernes (faille qui sera bientôt comblée) est l’omission (sauf chez Jung et ses disciples) du concept de l’âme humaine et de ses cycles d’incarnation. Dans cette position, le concept fondamental du karma n’est pas pris en compte. Les sept rayons et leurs puissantes influences sur nos conditionnements n’existent pas pour les psychologues modernes. Tant que la nature triple de la constitution humaine – esprit, âme, personnalité – ne sera pas connue et acceptée, tant que le fait de la réincarnation, l’influence du karma et des rayons de l’individu ne seront pas pris en considération, et tant que la nature et le dessein individuel de l’âme ne seront pas démontrés, la psychologie moderne ne pourra avancer. A l’heure actuelle, à l’exception des travaux d’avant-garde de Wilhelm Reich qui, partant du concept d’unité de la névrose, est arrivé à la découverte de l’énergie primordiale, la psychologie est en pleine confusion. Bien que son travail thérapeutique demeure très utile pour l’amélioration des effets de la névrose, elle attend toujours – quoique sans même le savoir – le prochain grand bond en avant : la découverte de l’âme humaine. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Dans Hiérarchie, de la série Agni Yoga, il est dit que « le cancer peut être traité par l’énergie psychique, car c’est un manque d’énergie psychique dans le sang qui provoque cette maladie. Il arrive souvent que l’énergie psychique s’épuise lors d’une effusion spirituelle, comme cela a été le cas pour Ramakrishna et d’autres Maîtres spirituels. Précisément, en pareil cas, la proximité de la Hiérarchie est nécessaire, car il arrive que les grands travailleurs spirituels, dans leur abnégation, usent de leurs forces au-delà du raisonnable. » Pour les gens ordinaires, il ne s’agit pas d’un épuisement d’énergie psychique dans le service d’autrui, mais simplement d’un manque d’énergie. Comment peut-on accumuler l’énergie psychique ? – [sommaire]
L’énergie psychique est l’énergie de la conscience qui vient de l’âme – le facteur conscience. La méditation et le service sont les activités qui invoquent l’énergie de l’âme et la rendent disponible pour la bonne santé du corps. Il est peut-être vrai qu’« un manque d’énergie psychique dans le sang […] provoque la maladie », mais cela renvoie à la question de savoir comment l’énergie devient insuffisante. Il existe de très nombreuses raisons à cela : une déficience héréditaire, la peur de la vie et une tendance à la résignation ; le stress dû aux conditions de vie dans les villes d’aujourd’hui, qui mène à la dévitalisation de l’enveloppe éthérique. Tous ces facteurs peuvent inhiber le flot de l’énergie de l’âme. Mais l’utilisation erronée ou insuffisante de cette énergie est probablement le facteur le plus important. Le service et la méditation sont par conséquent vitaux ! [La Mission de Maitreya, tome 2]
Dans l’Agni Yoga, il est conseillé aux disciples de veiller à leur santé. Cette insistance s’appliquait-elle particulièrement à l’époque (1924-1939) où la lutte entre les forces de la Lumière et celles des ténèbres faisait rage et atteignait son point culminant ? Sommes-nous davantage protégés actuellement et devons-nous moins nous soucier de notre santé que ne le demandait la Hiérarchie à cette époque-là ? – [sommaire]
Tous les disciples, de tout temps, doivent prendre les mêmes précautions. On attend davantage des disciples que des autres – ils doivent en fait agir simultanément dans deux domaines : spirituel et inférieur – et cela impose une grande tension à leur équipement physique. En outre, il est important de ne pas trop se focaliser sur sa santé physique. [La Mission de Maitreya, tome 2]
La maladie a-t-elle une origine karmique ? – [sommaire]
Par « karmique », je suppose que vous entendez le résultat d’actions accomplies dans des vies précédentes, ou dans le passé de la vie actuelle. Toute maladie ou mauvaise santé est d’origine karmique, sauf lorsqu’elle est héréditaire. Elle est le résultat de notre mésusage de l’énergie provenant d’un plan ou d’un autre, du plan de l’âme, et, chez les individus polarisés astralement, du plan astral. Le karma peut se rapporter à hier, à la semaine dernière, au mois dernier ou à l’année dernière, et pas nécessairement à un passé plus ancien dans cette vie, ni à une vie antérieure. Nous générons du bon ou du mauvais karma à chaque instant. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Qu’est-ce exactement que la sénilité ? De quelle façon doit-elle être considérée et gérée du point de vue ésotérique ? – [sommaire]
La vraie sénilité (à ne pas confondre avec la démence sénile précoce) résulte du retrait progressif de l’énergie de conscience de l’âme. L’énergie de vie peut subsister pendant de nombreuses années après la décision de l’âme de se retirer de ce véhicule, mais la personne, en fait, n’est plus qu’une forme de légume. La seule façon de « gérer » cet état est de faire preuve de tolérance et de patience. La sénilité (contrairement à la démence sénile) n’est pas une maladie, et elle est incurable. [La Mission de Maitreya, tome 2]

