Partage international no 413 – février 2023
par Brett Wilkins

António Guterres
Dans son discours du Nouvel An, António Guterres, secrétaire général de l’Onu l’affirme : « Nous avons besoin de la paix maintenant plus que jamais. En 2023, mettons la paix au cœur de nos paroles et de nos actions. »
Le 29 décembre, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté l’humanité de « faire de 2023 une année où la paix sera restaurée dans nos vies, nos foyers et notre monde », un message qui intervient alors que des dizaines de guerres et de conflits armés font rage dans le monde.
« Chaque nouvelle année est un moment de renaissance. On balaye les cendres de l’ancienne année et on se prépare à un jour meilleur, a déclaré A. Guterres dans son discours. En 2022, des millions de personnes dans le monde ont littéralement balayé les cendres. De l’Ukraine à l’Afghanistan en passant par la République démocratique du Congo et au-delà, les gens ont quitté les ruines de leurs maisons et de leurs vies à la recherche de quelque chose de meilleur.
En 2023, on a besoin de paix, maintenant plus que jamais, a-t-il insisté. La paix les uns avec les autres, par le dialogue pour mettre fin aux conflits. La paix avec la nature et notre climat, pour construire un monde plus durable. La paix à la maison, pour que les femmes et les filles puissent vivre dans la dignité et la sécurité. La paix dans les rues et dans nos communautés, avec la pleine protection de tous les droits de l’homme. La paix dans nos lieux de culte, dans le respect des croyances de chacun. Et la paix en ligne, à l’abri des discours de haine et des abus. En 2023, mettons la paix au cœur de nos paroles et de nos actions », a ajouté A. Guterres.
Dans un discours prononcé au début du mois, A. Guterres a noté que « les divisions géopolitiques ont rendu la résolution des problèmes mondiaux toujours plus difficile – parfois impossible ».
Toutefois, le chef de l’Onu a souligné que « on ne peut accepter les choses telles qu’elles sont. On doit aux gens de trouver des solutions, de se battre et d’agir […] pour relever les plus grands défis de l’humanité, des guerres à l’urgence climatique. »
Il poursuit : « En Ethiopie, les efforts de l’Union africaine pour négocier la paix sont une raison d’espérer. Une cessation des hostilités et des accords de mise en œuvre sont en place. Une voie d’accès à l’aide dans la partie nord du pays se dessine. »
En République démocratique du Congo, les efforts diplomatiques menés par l’Angola et la Communauté d’Afrique de l’Est ont créé un cadre de dialogue politique pour résoudre la crise dans la région orientale du pays.
La trêve au Yémen a apporté de réels dividendes aux populations. Depuis lors, même si elle est très fragile, il n’y a pas eu d’opérations militaires majeures dans un conflit où des personnes innocentes ont payé le prix fort. Les vols civils ont repris à partir de Sanaa. Des fournitures vitales arrivent enfin par le port d’Al-Hodeïda.
Et même dans la guerre brutale en Ukraine, nous avons vu le pouvoir d’une diplomatie déterminée et discrète pour aider les gens et s’attaquer à des niveaux sans précédent d’insécurité alimentaire mondiale. Malgré les difficultés persistantes, l’Initiative céréalières de la mer Noire, qui vise à faciliter les exportations de denrées alimentaires et d’engrais en provenance d’Ukraine, et un protocole d’accord pour l’exportation sans entrave de denrées alimentaires et d’engrais russes vers les marchés mondiaux, font la différence.
« Je suis plus déterminé que jamais à faire de 2023 une année pour la paix, une année pour l’action. »
