Partage international no 401 – février 2022
Les lecteurs de Partage international savent que Maitreya et d’autres Maîtres sont apparus au fil des ans, à des personnes dans le monde entier sous diverses apparences, en tant que « familiers » ou en tant qu’eux-mêmes. Nous faisons ci-dessous référence à la visite d’un familier dont le Maître de Benjamin Creme a indiqué par la suite qu’il s’agissait de Maitreya.
Voici les paroles de Maitreya prononcées devant un groupe de collaborateurs de Share International, en 2003 (relire le texte complet dans nos numéros de janv/fév et mars 2004). Cet homme s’était déjà rendu au centre d’information de Share Netherlands trois semaines auparavant et nous savions donc qu’il était un familier de Maitreya. Bien que la conversation se fût déroulée sur un ton détendu, l’ambiance était intense, comme si nous retenions tous notre souffle et partagions le sentiment du caractère extraordinaire de sa visite.
Ce 15 novembre 2003, neuf personnes travaillaient au centre d’information d’Amsterdam …
Maitreya : Il y a des gens dans ces groupes qui demandent tout le temps : « Quand Maitreya va-t-il venir ? Combien de temps devrons-nous encore attendre ? Pourquoi est-ce si long ? » Mais pourquoi poser toutes ces questions ? On ne peut réellement dire qu’il vient, car il est là. Il est déjà ici. Ne le savent-ils pas ? Ne le voient-ils pas ? Il s’agit de sa présence dans le monde – et c’est en train de se produire. Peut-être cela a-t-il pris plus longtemps qu’ils ne l’avaient espéré. Cela a pris plus longtemps que je ne l’avais moi-même espéré, et peut-être cela se passe-t-il différemment de ce que nous attendions, différemment de ce que j’avais moi-même espéré, mais cela a lieu. Il est ici. Je n’ai pas le moindre doute à ce sujet. Tout se déroulera pour le mieux. Tout va bien. Pas l’ombre d’un doute, pas le moindre doute. Bon nombre de personnes savent qu’il est ici, ils le savent intérieurement, intuitivement. Et bon nombre d’autres sont prêtes à accepter l’idée que Maitreya est là.
Un membre du groupe : Lorsqu’on communique l’information aux gens ou qu’on leur donne un journal, ou une revue, on souhaite vraiment qu’ils soient ouverts à ces idées. On espère qu’ils vont y croire.
Maitreya : Il ne vous appartient pas d’espérer. Vous n’avez pas à espérer, ou à vouloir quoi que ce soit. Contentez-vous de faire ce que vous faites. Donnez simplement l’information si les gens la demandent. Voyons, nous n’allons pas essayer de les convertir. Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme. Nous ne sommes pas des missionnaires. Nous leur répondons s’ils nous posent des questions. Le plus important est qu’en essence tout est ici. Si vous êtes ouvert, vous le savez, vous n’avez pas besoin d’y réfléchir. Vous n’avez même pas besoin d’en parler si vous y êtes ouvert. Vous savez qu’en essence tout est ici.
Un membre du groupe : Vous voulez dire que nous devrions être détachés au sujet de tout cela ?
Maitreya : Oui, le résultat ne devrait pas vous concerner. Faites simplement ce que vous avez à faire – n’attendez pas de résultats. Ne recherchez pas de résultats. C’est une attitude occidentale, une habitude mentale, qui fait que nous pensons toujours qu’il nous appartient de faire que quelque chose arrive. Nous pensons que nous devons faire les choses, faire qu’elles se produisent. Mais ce n’est pas nécessaire.
Maitreya : Tout changement demande du temps, se produit lentement, très progressivement. Pensez au nombre de fois, au nombre de vies […]. Vous savez ce qu’il en est […]. Combien de fois nous tombons et nous relevons, retombons et réessayons, tombons de nouveau et nous relevons encore, vies après vies. Le changement prend du temps.
Un membre du groupe : Je m’inquiète de l’état de la planète. Parviendrons-nous à la sauver à temps ?
Maitreya : Vous pouvez vous faire du souci autant que vous voudrez, cela ne changera rien. Se faire du souci n’aide pas, mais tout sera fait à temps.
Ce qui est vrai c’est que nous serons confrontés à des temps difficiles. Nous irons jusqu’au bord de l’abîme, mais nous n’y tomberons pas. Nous le côtoierons, mais nous n’y tomberons pas.
Tout s’arrangera. Tout ira bien. Il n’y a rien à craindre. Je n’ai pas le moindre doute à ce sujet !
Le groupe : Pas le moindre doute ?
Maitreya : Pas le moindre doute.
Un membre du groupe : Vous parlez avec autorité, est-ce par expérience ?
Maitreya : Je n’ai pas plus d’autorité que n’importe qui d’autre. Mais c’est ce que je crois ! Les gens parlent d’espoir, mais si vous y croyez, l’espoir n’est pas nécessaire.
Nous restions silencieux, attendant qu’il en dise davantage ; il garda également le silence pendant un moment avant de dire : N’oubliez pas combien Maitreya est puissant. Les gens oublient combien Maitreya est puissant ! »
Il ne nous a laissé aucun doute sur sa présence et que « Tout ira bien ». Avons-nous eu raison de penser que le visiteur était Maitreya ?
L’équipe en charge de la revue, centre d’information, Amsterdam
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « visiteur » était bien Maitreya.]
En ce début de l’année 2022, de nombreuses personnes dans le monde diraient qu’elles ont raison de craindre que le monde se soit rapproché du bord du « précipice ». D’autres considèrent qu’il est impératif de se demander pourquoi cela s’est produit – à supposer qu’il soit vrai que nous soyons maintenant au bord du précipice. Presque vingt ans se sont écoulés depuis 2003, lorsque Maitreya a donné l’assurance que « nous ne tomberions pas dans l’abîme » – bien qu’il ait précisé que nous allions « affronter des temps difficiles ». Que s’est-il passé ? Et qu’avons-nous permis au cours de cette période qui pourrait avoir une incidence sur la situation actuelle ?
Beaucoup s’inquiètent de l’avenir, étant donné les difficultés de ces deux dernières années. Nous avons tendance à voir les progrès, ou le manque apparent de progrès, en basant nos jugements sur les tendances à court terme. Les Maîtres conseillent de ne pas fonder de jugement sur ce qui est éphémère. Le Maître de Benjamin Creme a écrit dans Partage international : « La Hiérarchie a pour mission d’exécuter le Plan divin par l’entremise « du centre que nous appelons la race des hommes ». Ceci doit être fait dans le respect continuel du libre arbitre humain, qui est d’essence divine. Ne recherchez donc pas la perfection dans la réalisation du Plan de jour en jour, d’année en année. Son accomplissement à long terme ne fait pas le moindre doute. C’est l’homme, et lui seul, qui dicte par ses caprices le sentier qu’il emprunte. » (Extrait de Le Plan se réalise, octobre 1992)
Cependant, comme tous les « bons ésotéristes » le savent, le temps n’existe pas, bien qu’en cette période de l’histoire, il soit déterminant. De nombreuses voix pleines de sagesse nous avertissent que, soit par une réaction impulsive, soit par une apathie paralysante, nous compromettons l’avenir – de la planète physique et de nous-mêmes. Ces mêmes voix (des sages, du dalaï-lama, d’écrivains, d’économistes, de commentateurs sociaux) et celles de millions de militants dans tous les domaines déclarent en chœur : « Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ? »
La polarisation dans tous les domaines de la vie est palpable ; la plupart d’entre nous fait quotidiennement l’expérience de la discorde qui en découle. Si nous la comprenons et réagissons intelligemment, cette même polarisation pourrait nous éviter de répéter les erreurs du passé – elle pourrait même nous libérer de l’emprise de la mentalité dominante et des structures que nous acceptons comme « normales ».
Nous devons cesser de nous opposer les uns aux autres et opter pour l’unité, pour le partage des ressources mondiales en adoptant un système concerté au niveau international. Nous devrions chercher à éviter la division et opter pour le bien commun – le bien de tous, de la Vie elle-même.
Nous devons comprendre que la polarisation extrême place l’humanité devant un choix ; c’est le moment de faire ce choix et cela n’a jamais été aussi urgent.
Notre planète, et toute vie à sa surface, souffre de pollution, de dégradation, de maladie – les sous-produits de la cupidité, de la marchandisation et de la séparativité. Plus vite nous ferons le choix du partage, d’une société juste et saine, plus vite nous pourrons travailler en masse pour résoudre les grands bouleversements du monde – la pauvreté, la faim, l’injustice sous toutes ses formes imaginables. Nous devons redonner la santé à la planète et à l’humanité.
Il est clair que les intérêts particuliers – le complexe militaro-industriel, les 1 % de super riches, le fascisme économique et politique – combinés à la complaisance et à l’apathie, constituent un frein à notre mouvement collectif vers un avenir « baigné de lumière » qui naîtra de l’expérience de notre unité essentielle.
Ce qui nous est demandé maintenant, sous l’inspiration de Maitreya et des Maîtres, c’est de rassembler toute notre volonté et notre énergie, de joindre nos forces, d’agir et de prendre ensemble position pour la Vie et pour la Justice, qui est notre droit inaliénable.
La réponse des peuples aux crises actuelles déterminera l’avenir proche, même si l’issue finale est connue depuis le début. Nous devons regarder et reconnaître toutes les injustices sur lesquelles nous avons collectivement fermé les yeux, tout ce qui engendre ressentiment, douleur, chagrin et juste colère face à des torts non résolus.
Nous devons admettre l’injustice pure et simple du monde que nous créons et tolérons. Quelles injustices avons-nous ignorées ou perpétrées ? Où faut-il instaurer une commission vérité et réconciliation pour entreprendre de réparer les torts ?
Jusqu’à présent, nous avons perdu du temps, les dirigeants du monde entier restant largement sourds aux demandes de justice des citoyens réclamant simplement une vie décente avec assez de nourriture pour leurs enfants et une planète viable sur laquelle s’épanouir.
Nos lecteurs réguliers savent que Maitreya a déclaré qu’il sait que l’humanité répondra correctement, qu’elle tiendra compte de ses conseils et choisira une société mondiale juste dans laquelle le principe de partage sera le pilier central. Les Maîtres savent que nous sommes capables de changer. Choisir la Justice, la Liberté, l’Amour, la Beauté, l’Unité est dans notre nature – notre ADN spirituel.
Les enjeux sont élevés, il y a tout à faire et pas de temps à perdre. Lorsque nous revendiquons notre nature essentielle et que nous savons que nous sommes interconnectés avec toute vie, c’est là que se trouve l’espoir. « L’espoir est la réalisation de la connexion intérieure de toutes choses ; de votre vie et de votre activité quotidienne avec le schéma cosmique des choses. » (Benjamin Creme, Partage international, 1990)
