Partage international no spécial – décembre 2006
Depuis un certain nombre d’années, cette revue publie des informations au sujet de Maitreya, l’Instructeur mondial, que les grandes traditions du monde attendent sous des noms différents : le Christ, le cinquième Bouddha, Krishna, le Messie, l’Imam Mahdi.
Le processus de son émergence au grand jour étant entré dans sa phase finale, nous voudrions, dans ce numéro spécial, expliquer cet événement et le situer dans son contexte historique, culturel et philosophique.
L’apparition d’un leader spirituel pour l’ensemble de l’humanité, attendue généralement pour plus tard, ou parfois pour aujourd’hui mais sous une forme différente, soulève plusieurs questions. Dans leur réaction face à cet événement, croyants et non croyants sont inconsciemment entravés par un certain nombre d’idées reçues, qui peuvent les empêcher de voir Maitreya sous son identité et dans sa fonction véritables.
Cette difficulté à accepter Maitreya tel qu’il est sera probablement plus grande pour les fidèles des différentes confessions, souvent attachés au cadre traditionnel dans lequel s’exprime leur foi. Or, si toutes les religions attendent l’intervention de leur leader spirituel, ou de son successeur, dans le cours de l’histoire, chacune d’elles croit que cette intervention n’a pour but que d’emmener ses seuls membres, les « élus », au paradis, dans cette vie ou dans l’autre.
La réalité est différente. Ce ne sont pas le Bouddha, Krishna, Mahomet, Jésus ou Zoroastre, qui érigèrent ainsi des barrières entre les confessions et les hommes, mais ceux qui les suivirent. Les grands guides spirituels, de toutes époques, ont toujours insisté sur le fait que l’humanité est une et indivise. Ce ne sont donc pas leurs enseignements, mais l’application incorrecte qui en a été faite, qui a conduit aux guerres de religion, à l’intolérance, aux inquisitions et au séparatisme.
On comprendra mieux l’œuvre de ces grands instructeurs spirituels si l’on sait qu’ils ont toujours travaillé en étroite harmonie, formant un groupe connu sous le nom de « Hiérarchie spirituelle ». Cette Hiérarchie s’est constamment tenue auprès de l’humanité, la plupart du temps invisible, dans les coulisses, mais intervenant parfois au grand jour lorsque le temps était venu de révéler un enseignement nouveau et important.
Ces missions publiques ont, cependant, régulièrement jeté dans la confusion une humanité trop peu instruite pour interpréter correctement les événements à mesure qu’ils se déroulaient. En particulier, les prédictions faites par ces instructeurs au sujet de leur futur « retour » et les descriptions, formulées en termes symboliques, des conditions qui l’accompagneraient, ont conduit à de profonds malentendus. On en trouve une bonne illustration dans la difficulté qu’eurent les juifs à « reconnaître » Jésus comme le Messie, principalement parce qu’ils l’attendaient sous les traits d’un grand chef politique et militaire. Il était pourtant le nouveau leader promis, mais d’une façon que ne comprirent ni les juifs ni, plus tard, les chrétiens.
Une révélation, en effet, n’est pas toujours apportée par un Maître de Sagesse en personne, mais souvent par l’intermédiaire d’un disciple initié, qui a accepté la tâche de lui servir de véhicule. Jésus était un disciple initié et, durant les trois années de son ministère public, depuis le baptême du Jourdain jusqu’à la crucifixion, il fut ainsi « adombré » par son Maître : Maitreya, le Christ. C’est là l’origine du débat sur la double nature de Jésus (lui-même devenu aujourd’hui Maître de Sagesse) qui a suscité des siècles de controverses parmi les chrétiens. Faire de lui le fils unique de Dieu est inexact. Nous sommes tous, il l’a dit lui-même, des fils de Dieu. Mais, chez la plupart d’entre nous, cette divinité n’existe qu’à l’état potentiel. Seuls, les Maîtres et leurs disciples les plus avancés sont de véritables Fils de Dieu, dans la mesure où ils ont amené leurs qualités divines à leur complet épanouissement.
Les prédictions des instructeurs spirituels du passé concernant « leur » retour annonçaient toutes les événements qui se déroulent actuellement, alors que le monde entre dans une nouvelle ère. Ce n’est pas la « fin des temps », mais celle d’une ère et le commencement d’un nouveau cycle. Et c’est pourquoi Maitreya est maintenant parmi nous.
Mais cette fois, il n’est pas venu par l’intermédiaire d’un disciple. Il est sorti de son ancienne retraite, une haute vallée de l’Himalaya. En juillet 1977, il prit résidence dans la communauté asiatique de Londres où depuis, travaillant à se faire connaître progressivement, il se prépare à prendre ouvertement sa fonction d’instructeur de tous les hommes : chrétiens, juifs, bouddhistes, taoïstes, hindous, musulmans, tout comme ceux qui ne pratiquent aucune religion.
Car le retour de Maitreya ne doit surtout pas être considéré comme un événement ne concernant que les « croyants », et dont les non-croyants seraient, en quelque sorte, tenus à l’écart. Les Maîtres de Sagesse et leurs disciples n’ont rien de « religieux » : ils ont tenté, de manière répétée, d’enseigner aux hommes les principes universels de justice et de fraternité, de leur montrer la nécessité d’instaurer de justes relations entre eux et, par voie de conséquence, entre l’homme et Dieu. Mais les Eglises ont mis l’accent sur l’aspect mystique de leurs enseignements, et ont monopolisé la notion de spiritualité, comme si elle relevait du domaine exclusif de la religion.
Or, la voie religieuse n’est qu’un chemin parmi d’autres.
Tout homme, qu’il soit artiste, politique, scientifique, travailleur manuel, qu’il soit croyant ou non-croyant, peut vivre une vie spirituelle authentique. Le facteur décisif, en matière de spiritualité, c’est le travail au service de l’humanité.
Maitreya fait également du service la priorité essentielle. Il souligne l’inhumanité d’un monde qui force les agriculteurs occidentaux à réduire leur production alors qu’un enfant meurt de faim toutes les deux secondes.
Il nous mettra clairement devant ce choix décisif : soit nous adoptons une autre manière de vivre ensemble, ayant le partage comme principe directeur, soit nous continuons à vivre comme nous le faisons aujourd’hui, dans l’égoïsme et la compétition, et nous nous détruirons nous-mêmes.
Il nous faudra choisir, en toute liberté. Maitreya est un instructeur, un conseiller, un guide. Ce sera à nous seuls de décider ou non de prendre son conseil à cœur. Mais, il l’a déjà dit, notre réponse lui est connue d’avance : nous choisirons d’appliquer ses conseils. Ce qui signifie que nous nous trouvons à l’aube d’une nouvelle époque de lumières, de conquêtes scientifiques extraordinaires et de justes relations entre les hommes, où nous aurons de Dieu une nouvelle compréhension, ainsi que de la place de Maitreya, de la Hiérarchie et de l’humanité, dans le Plan de Dieu.
