Ce dossier contient la transcription de la conférence donnée par Benjamin Creme à l’occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s’est déroulée à San Francisco (Etats-Unis), en août 2006.
Cette conférence étant basée sur l’article du Maître de B. Creme publié en mai 2006, nous le reproduisons ci-dessous.
Unité dans la diversité
A travers les siècles, les hommes ont adopté des formes de gouvernement très variées, des plus despotiques aux plus égalitaires. Aujourd’hui, la plupart des pays ont opté pour la forme démocratique, ce qui signifie qu’ils sont gouvernés par le parti politique en faveur duquel leur peuple a voté. Cela suppose que le système électoral soit juste, honnête, exempt de fraude et de falsifications.
Hélas, comme l’histoire récente l’a montré, il en va souvent autrement, même dans les pays qui font grand cas de l’excellence de leurs procédures électorales. L’escroquerie et la malhonnêteté y foisonnent, les hommes et les factions y parviennent au pouvoir par le trucage et la ruse.
Plus autoritaires sont les Etats à parti unique, dont les décisions sont prises par un petit groupe d’hommes forts soutenus par l’armée et la police. Le peuple n’y a pas son mot à dire sur les lois qui le gouvernent et souvent, à ce stade, ne ressent pas le besoin d’en revendiquer le droit.
Certains pays sont sous la botte de despotes cruels, assoiffés de pouvoir et de la richesse qui va avec. D’autres sont gouvernés par des fanatiques illuminés qui croient dur comme fer que leurs partisans et eux-mêmes sont entre les mains de Dieu dont ils exécutent les plans. D’autres encore luttent pour sortir leur peuple de la pauvreté et de la souffrance, et pour résister aux pressions de leurs riches voisins.
Enfin, il en est qui se battent pour leur indépendance ou qui sont submergés par les troubles et par la guerre civile. Les hommes doivent prendre à cœur la leçon née de la réalité : nombreux sont les systèmes permettant d’assurer la satisfaction des besoins des différents peuples. Une plus grande tolérance est donc nécessaire pour aborder cette question vitale. Les énergies de Rayons qui gouvernent les nations sont différentes, et requièrent des structures différentes pour l’expression de leurs qualités. Il ne fait pas partie du Plan d’évolution qu’une forme particulière de gouvernement, démocratique ou autre, l’emporte sur les autres. Les besoins des hommes sont plus réels et plus importants que les idéologies. Le respect de la différence unit, alors que les idéologies divisent.
Quand Maitreya parlera publiquement, il montrera donc que l’unité dans la diversité est la clé de l’harmonie future. Que toutes les nations ont une destinée, unique et sacrée. Il montrera la voie menant à cet état béni et incitera les hommes à faire preuve de davantage de sagesse et de générosité dans la compréhension du Plan. Sous sa direction, les hommes apprécieront à leur juste valeur leurs propres réalisations comme celles des autres. La soif de compétition et de domination s’apaisera petit à petit tandis que commencera pour les hommes un nouveau chapitre de leur histoire dans la fraternité et la paix. Ainsi en sera-t-il.
Avant de donner mon point de vue sur cet article [Unité dans la diversité] et d’essayer de le développer, j’aimerais rafraîchir votre esprit sur les besoins essentiels de l’humanité, énumérés sous le titre de « priorités de Maitreya ». Si ces priorités sont justes, et je crois qu’elles le sont, lorsqu’elles seront exposées devant nos yeux et attireront en permanence notre attention, elles seront d’autant plus rapidement satisfaites. De toute évidence, ce qui est soustrait à notre attention n’est pas appliqué. C’est ce qui se passe aujourd’hui.
De temps à autre, il se produit une catastrophe – un séisme, un tsunami ou une terrible famine qui s’abat sur une région d’Afrique ou d’ailleurs. Immédiatement le cœur des hommes est éveillé et les gens font des efforts surhumains pour récolter autant d’argent que possible afin de faire face à la situation critique du moment. Tant que cette crise attire l’attention, le besoin est satisfait. D’énormes sommes d’argent sont données et distribuées pour résoudre les besoins du pays frappé par la catastrophe. Puis, au bout d’un mois ou deux, les médias cessent de demander de l’argent. Le besoin semble avoir été satisfait, que l’aide ait été correctement distribuée ou non. La forme-pensée de besoin, de nécessité urgente, soudaine et désespérée, quitte notre esprit et nous retournons à nos propres affaires.
Combien y a-t-il eu de concerts au profit d’une œuvre de bienfaisance ? Combien de fois les gens ont-ils levé des fonds pour une organisation caritative, sous le slogan : « Sauvez les millions d’êtres qui meurent de faim ? » Une campagne exceptionnelle est organisée tous les deux ou trois ans, alors que les millions de personnes qui meurent de faim dans le monde ont besoin d’une véritable justice économique. Maitreya, vous pouvez en être certains, soulignera clairement la nécessité de mettre un terme définitif à la catastrophe qui se produit chaque jour : 35 000 personnes mourant de faim dans un monde d’abondance. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, cette catastrophe perdure. Il est temps d’affronter cette situation tragique vécue par des millions de personnes et d’y mettre un terme à jamais.
Je crois que cela ne pourra se faire sans Maitreya – pas Maitreya lui-même, mais sa présence, ses enseignements, l’urgence présentée par lui, la honte mise devant nos yeux. « Rien ne me chagrine autant que cette honte, dit-il. Le crime de séparation doit être éradiqué de ce monde. J’affirme que tel est mon but. » C’est la première priorité : sauver les millions d’êtres qui meurent de faim dans le monde. Il est utile pour des groupes comme le nôtre de se concentrer sur cette question, d’avoir à l’esprit les priorités de Maitreya, pas seulement le temps d’une conférence, mais en permanence, et de ne jamais oublier les besoins majeurs de l’ensemble de l’humanité.
Je vous rappellerai une fois encore les priorités de Maitreya, telles qu’elles sont exprimées par mon Maître dans son article, Le Fils de l’Homme (Share International, juin 1984) :
Etudions ensemble ses priorités : l’établissement de la paix ; l’inauguration du système de partage ; l’élimination de la culpabilité et de la peur, la purification du cœur et de l’esprit des hommes ; l’éducation de l’humanité selon les lois de la vie et de l’amour ; une introduction aux Mystères (les mystères de l’initiation) ; l’embellissement de nos villes ; la suppression des obstacles aux voyages et à la communication entre les peuples ; la création d’un ensemble de connaissances accessible à tous. »
Vous pouvez considérer la dernière priorité : « un ensemble de connaissances accessible à tous » comme l’accès à Internet lorsqu’il sera gratuit pour tous, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Lorsque Internet sera accessible gratuitement à tous les pays sans exception, à chaque individu, lorsqu’on y trouvera tout ce dont l’humanité a besoin, ce sera comme si chacun avait à sa disposition tous les livres de la bibliothèque d’Alexandrie.
En gardant tout ceci présent à l’esprit, voyons à nouveau ce que dit le Maître dans son article Unité dans la diversité.
« A travers les siècles, les hommes ont adopté des formes de gouvernement très variées, des plus despotiques aux plus égalitaires. »
Nous osons espérer que les plus despotiques appartiennent au passé, et je pense que c’est le cas d’une manière générale. L’époque des grands despotes, comme Genghis Khan, est heureusement révolue, mais il y a encore eu de nombreux despotes, dont certains à une date très récente. On peut penser à Hitler et Mussolini. On peut penser aux différentes dictatures militaires de droite que ce pays, les Etats-Unis, a imposées à des pays d’Amérique du Sud, comme le Chili.
Le Chili avait avec Salvador Allende un gouvernement démocratiquement élu, qui se trouvait être un gouvernement de gauche. C’était inacceptable pour le gouvernement des Etats-Unis et ils se débarrassèrent d’Allende. La CIA fomenta un coup d’Etat qui renversa S. Allende et son gouvernement et installa un dictateur fasciste, un proche ami de Margaret Thatcher, le général Pinochet, bien connu pour son régime despotique. Lorsqu’il devait répondre de ses actes devant la justice, il était victime d’une crise cardiaque, il ne pouvait pas marcher, ou il était trop malade pour se présenter devant la cour de justice face à ses accusateurs.
« Aujourd’hui, la plupart des pays ont opté pour la forme démocratique, ce qui signifie qu’ils sont gouvernés par le parti politique en faveur duquel leur peuple a voté. Cela suppose que le système électoral soit juste, honnête, exempt de fraude et de falsifications. »
Si seulement c’était vrai. L’une des tragédies pour les Etats-Unis et pour le reste du monde a été la manière surprenante dont l’administration actuelle a été catapultée au pouvoir par la plus frauduleuse et la plus corrompue de toutes les falsifications que l’on ait connues depuis les élections anglaises au XVIIIe et au XIXe siècle.
A cette époque-là, les soi-disant membres du Parlement achetaient les votes avec des gallons de bière. Ils se rendaient dans toutes les petites villes et offraient à chacun autant de pintes de bière qu’il pouvait en boire, ainsi qu’un bon repas et des pièces d’or d’une guinée. Ces guinées d’or envoyaient des dizaines d’hommes au Parlement pour l’unique raison que c’étaient des hommes d’affaires et que le fait d’être membres du Parlement était bon pour leur commerce. Cela leur donnait un pouvoir et une influence qu’ils n’auraient pas eus autrement. Ce petit jeu était de la fraude électorale.
Aujourd’hui, les élections en Grande-Bretagne sont beaucoup plus équitables. Elles ne sont pas honnêtes à cent pour cent, mais elles sont plus justes. Généralement, au cours d’une élection ou après, il apparaît que, non pas le parti dans son ensemble, mais sa section locale dans une ville particulière, a élaboré un schéma lui permettant de rafler plus que sa part de votes ; cela arrive. En Grande-Bretagne, la « mère des parlements », la fraude électorale à petite échelle a toujours cours, mais nulle part dans les temps modernes nous n’avions observé le genre de corruption pratiqué aux Etats-Unis à l’occasion du second mandat de George Bush. Nous sommes tous conscients de la fraude qui, lors des élections précédentes, l’avait amené pour la première fois au pouvoir. Al Gore avait gagné la première élection et sa victoire fut niée. Kerry gagna la seconde élection de manière décisive et sa victoire fut également niée.
D’après ce que j’ai compris, l’une des astuces utilisées (une parmi de nombreuses autres) fut que dans les régions du pays où le vote électronique était utilisé, l’un des principaux fournisseurs des machines à voter était un important collecteur de fonds du parti républicain. Sa firme avait trafiqué les machines de manière à ce qu’un vote sur cinq pour Kerry soit automatiquement transformé en un vote pour Bush. Je connais une femme du Massachusetts qui utilisa une machine pour voter. Elle vota pour Kerry ; la machine avait un système qui permettait de vérifier que le vote avait bien été enregistré. Elle vérifia et le nom de Bush apparut. Elle vérifia à nouveau et c’était toujours le nom de Bush. Elle dut s’y reprendre à dix-huit reprises avant que le nom de Kerry apparaisse. Vous ne pouvez imaginer l’étendue de la fraude lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis. Cela a été une véritable tragédie pour le monde.
Je ne peux le prouver bien sûr, mais je suis convaincu que si Al Gore avait gagné la première élection (ce qu’il fit en réalité) la tragédie du 11 septembre 2001 n’aurait pas eu lieu. Je suis certain que cet attentat était planifié auparavant. Le projet aurait suivi son cours, mais je pense que les actions de Gore auraient été si différentes de celles du gouvernement actuel qu’il n’y aurait pas eu le même sentiment d’urgence et la même volonté de perpétrer cet attentat.
Si l’attentat du 11 septembre 2001 n’avait pas eu lieu, le monde aurait été entièrement différent. Cet attentat a donné au gouvernement américain l’opportunité d’envahir l’Afghanistan. Le régime des Talibans était un régime islamiste fondamentaliste, très rigide et très sévère, très pénible à supporter, mais les Talibans n’étaient pas, dans l’ensemble, des terroristes. Après avoir subi une défaite, ils se sont regroupés et ils sont revenus, et ils apprennent toutes les méthodes du terrorisme. Ce sont maintenant des terroristes, et ils vont en Irak, pays largement ouvert à quiconque veut créer le désordre.
Une nation entière de terroristes a été créée en Afghanistan sans nécessité aucune. L’invasion de l’Irak est une terrible tragédie pour le monde. Les Irakiens sont maintenant au bord de la guerre civile. En fait, c’est déjà une guerre civile à petite échelle. Pour l’instant, cela ne concerne heureusement pas tout le pays, mais c’est néanmoins une guerre civile. Je pense qu’il n’existe aucune guerre plus terrible qu’une guerre civile.
Pendant la guerre civile espagnole, un côté de la rue était pour Franco et l’autre côté pour le gouvernement républicain. Les gens se battaient et s’entretuaient, tout comme ce fut le cas plus récemment au Kosovo et en Bosnie, dans les Balkans, sous les auspices de Slobodan Milosevic, alors président de Serbie.
Le monde est arrivé à un point non seulement de non-retour mais de crise totale, de confrontation totale entre le bien et le mal, entre ce qui produit l’harmonie et ce qui produit son contraire. C’est le résultat de l’énergie de l’Epée de clivage. Dans la Bible il est écrit que Jésus a dit : « Le père et le fils seront divisés, de même que le fils et son frère. » L’Épée de clivage est ironiquement, peut-il sembler, l’énergie d’amour. C’est ce qui s’est passé et se passe aujourd’hui, et sera mis parfaitement au point par Maitreya.
C’est l’énergie d’amour se déversant maintenant à travers tous les plans. Elle sature le monde et son effet sur les hommes est d’accentuer ce qu’ils sont. Si vous êtes une personne de bonne volonté, cette qualité sera stimulée et accentuée en vous. Si vous êtes destructeur, de mauvaise volonté, vous le deviendrez encore davantage. Tout, le bien comme le mal, est stimulé.
De cette manière, l’humanité verra clairement ce qu’elle a à faire. S’il n’en était pas ainsi, nous pourrions avoir le sentiment qu’il nous est possible de persévérer dans la même voie. Ce serait difficile, mais nous pourrions penser que finalement, peut-être, les choses s’arrangeraient et que tout irait bien à nouveau – peut-être même mieux que dans le passé. L’Epée de clivage aiguise les différences et clarifie les options qui se présentent à l’humanité. De plus en plus de gens, grâce à cette vision aiguisée que nous donne l’Epée de clivage, voient qu’il n’existe plus d’autre alternative que la paix. Si nous n’établissons pas la paix, nous assisterons à une totale destruction de toute vie sur la planète.
La paix n’est donc plus une simple option pour l’humanité : elle est essentielle. La compréhension de ceci est le résultat de l’action de l’énergie d’amour de Maitreya. C’est l’Epée de clivage, indiquant clairement la voie vers l’avant pour l’humanité : à travers la fraternité, la justice, le partage et la paix ; à travers la liberté, de justes relations et tout ce qui en découle. C’est cela, ou continuer sur la voie d’aujourd’hui et détruire toute vie.
L’Epée de clivage de Maitreya dessine cette confrontation en noir et blanc devant les yeux de l’humanité, afin qu’elle la voit clairement, de manière très nette, sans contours flous. Nous avons le choix entre un côté ou l’autre. Nous avons, d’un côté, la voie des justes relations humaines, de la construction et de l’harmonie, et de l’autre, la voie des relations négatives et finalement de la destruction totale de tous.
Il est très important qu’avant d’autres élections, dans ce pays (les Etats-Unis) tout le monde insiste pour obtenir la mise en place d’un système de scrutin entièrement différent. Vous ne devriez pas accepter le système des deux dernières élections. Je sais de manière certaine qu’elles ont été plus frauduleuses que dans n’importe quelle « république bananière ». Elles ont été scandaleuses, pour vous et pour le reste du monde, et c’est une chose que vous ne devriez plus jamais tolérer.
Il doit y avoir un système de vote entériné par votre signature, et ceci pour toutes les élections. Aucune machine ne devrait pouvoir usurper le vote signé à la main. Les combines massivement utilisées lors de la dernière élection ne devraient plus avoir cours. Tout le monde savait que la majorité des jeunes voulait le changement et voterait pour Kerry. Aussi dans de nombreux endroits furent-ils regroupés dans des salles particulières, au lieu d’être autorisés à se joindre aux autres électeurs faisant la queue pour voter. Ils furent gardés là pendant des heures. Si vous faites attendre des jeunes de dix-huit, dix-neuf ou vingt ans, avant de pouvoir voter, ils ne restent pas. Ils furent nombreux à s’en aller.
De telles pratiques furent largement répandues. C’est si simple. Il suffit de garder les jeunes à l’écart. Celui qui aurait bénéficié de leurs votes, des milliers de votes peut-être, en est privé, ce qui peut être crucial si le vote est serré. C’est une ruse, très simple et très efficace.
« Hélas, comme l’histoire récente l’a montré, il en va souvent autrement, même dans les pays qui font grand cas de l’excellence de leurs procédures électorales. »
Aucun pays n’est plus « à cheval » sur la probité des élections dans les autres pays que les Etats-Unis. L’élection doit être non seulement équitable, mais « démocratique ». Elle doit être « démocratique », sinon elle est jugée inéquitable, et donc automatiquement illégale.
Le Hamas a été élu par un système parfaitement légal et équitable de votes représentatifs et il est devenu le gouvernement librement élu des Palestiniens. Mais le gouvernement américain a refusé de reconnaître le Hamas ou de traiter avec lui. Israël, en tant que valet des Etats-Unis, refuse de traiter avec les représentants du Hamas parce que, soi-disant, ils n’auraient pas été élus démocratiquement. Comment auraient-ils pu être élus de manière plus démocratique, alors que les Palestiniens ont voté pour eux à une large majorité ? Ce fut un raz de marée électoral, presque 90 %. Que faire contre une telle duplicité et ces deux poids deux mesures dans les affaires de l’Etat ?
Des formes démocratiques diverses
Il existe de nombreuses formes, de nombreux types de démocratie. Le gouvernement américain pense que la seule élection légale consiste en un choix entre deux partis politiques. C’est le cas en Europe, au Japon et dans d’autres pays, mais il existe de nombreuses conceptions différentes de la démocratie, différents degrés, différents types de démocratie.
La Chine se considère comme un pays où règne la démocratie, bien que cette démocratie soit très différente de la démocratie régnant en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et en Scandinavie. Si vous demandiez à un Chinois moyen, éduqué, notamment sur la côte est, si le gouvernement de son pays est démocratique, il répondrait probablement : « Oui. C’est une forme de démocratie. Je suis libre de faire ce que je veux. Je peux choisir tel ou tel travail. Aucun travail particulier ne m’est imposé. Je peux faire n’importe quel travail pour lequel je suis doué ou entraîné, sans restriction. Nous vivons en démocratie. »
Ce n’est pas ce que nous appellerions une démocratie, mais c’est une forme de démocratie, une démocratie mitigée. Les Chinois présentent au monde une forme très intéressante de gouvernement, qui est une expérience et qui peut ne pas se terminer de la manière dont elle semble évoluer actuellement. Telle est la nature de l’expérience. Ces expériences à l’échelle d’un pays comme la Chine prennent du temps. En Chine vous avez un groupe d’hommes forts soutenus par la police et l’armée, et ils peuvent imposer ce qu’ils considèrent comme la loi, et ils le font. C’est un pays de premier rayon. L’âme de ce pays est de premier rayon et sa personnalité de troisième rayon. Les Chinois ne sont pas très sentimentaux ; ce n’est pas leur faute.
Votre pays (les Etats-Unis), si retors et autocratique que soit votre gouvernement actuel, a une âme de deuxième rayon et une personnalité de sixième rayon, et il est sentimental dans une certaine mesure. Je préfère cela à la forme de démocratie chinoise, plus robuste, dirons-nous pour ne pas nous montrer trop sévère, car je pense que l’âme de deuxième rayon des Etats-Unis finira par se manifester, et le plus tôt sera le mieux.
Le monde attend vraiment que l’âme des Etats-Unis se manifeste. Lorsqu’elle le fera, ce pays prendra à cœur les besoins de l’ensemble du monde. Pour la première fois, il élargira sa vision des choses, sous l’influence des enseignements de Maitreya, qui invoquera l’aspect de son âme et lui inspirera le partage des ressources qu’il détient en abondance. Il en résultera un nouveau plan Marshall à l’échelle mondiale. C’est un grand message d’espoir pour vous en tant que membres de cette nation. La nation américaine est une grande nation. Elle a accompli certaines choses terribles, mais c’est le cas de toutes les nations. C’est une nation jeune, aussi doit-on s’attendre à ce qu’en un certain sens elle perde parfois le sens de la raison ; mais elle est si puissante, si vaste, si riche, qu’elle a une énorme influence dans le monde.
Cette influence est le résultat naturel de l’intelligence et de l’inventivité de son peuple. Mais c’est également une influence planifiée, planifiée depuis Washington, depuis la Maison blanche et le Pentagone qui est le véritable siège du pouvoir aux Etats-Unis. Le Pentagone et la Maison blanche contrôlent la destinée des Etats-Unis et dans une certaine mesure la destinée du monde. Cela ne devrait pas être.
L’empire américain
Maitreya a pour tâche de contrôler la volonté de puissance du gouvernement américain actuel et son désir de développer un système « démocratique » mondial qui serait quasiment un empire américain. De nombreux Américains envisagent de manière parfaitement consciente la création d’un empire américain et agissent dans ce sens. Ils appellent ce siècle le siècle américain, le siècle où cet empire verra le jour. Tels sont leur volonté et leur projet, mais il n’en sera rien. Il n’est pas prévu dans le plan du Logos de notre planète qu’une nation ou une forme de gouvernement domine à travers le monde.
Entre le XVIIe et le XIXe siècle, la Grande-Bretagne a étendu sa puissance à travers le monde et créé ce qui n’est plus un empire. Elle a construit un empire, auquel elle a renoncé au siècle dernier, mais elle a construit également quelque chose de beaucoup plus durable et significatif, le Commonwealth.
Le Commonwealth est une forme de rassemblement des peuples qui correspond au Plan à long terme du Logos de notre planète, et par conséquent l’œuvre de la Hiérarchie spirituelle, chargée de réaliser ce Plan. Ce Commonwealth n’a rien à voir avec une richesse commune (common wealth), mais il a institué une liberté de commerce que l’on n’avait jamais vue auparavant. Cette liberté, qui n’existe pas entre les autres nations, existe au sein du Commonwealth.
Aujourd’hui de nombreux Australiens trouvent difficile de saluer la reine, de saluer le drapeau, car ils se considèrent comme totalement indépendants et séparés. Néanmoins, des millions d’Australiens ont un lien de sang avec la mère patrie, la Grande-Bretagne. C’est vrai pour tous les pays du Commonwealth : la Nouvelle-Zélande, le Canada, les Antilles, certains pays d’Afrique, l’Inde, le Pakistan, etc.
Lorsque vous regardiez une carte du monde avant la dernière guerre, de nombreux pays étaient colorés en rose. Cela signifiait qu’ils faisaient partie du Commonwealth, l’ancien Empire britannique. L’empire n’existe plus et certaines parties de celui-ci, notamment en Afrique, luttent pour trouver leur équilibre en tant que nations individuelles.
Les pays du Commonwealth, qui ont gardé ces attaches invisibles avec la mère patrie, la Grande-Bretagne, donnent réellement une vision de rassemblement de gens, de différentes couleurs, de traditions et de religions diverses, ayant différentes manières de penser, de sentir, de créer des liens, de vivre ensemble en paix.
En Grande-Bretagne aujourd’hui, les ressortissants de ces différents pays se rassemblent, souvent en vastes groupes.
Si vous allez à Manchester, ou dans d’autres grandes villes de Grande-Bretagne, vous constaterez que de vastes groupes d’habitants ont des noms pakistanais ou antillais, des traditions, une alimentation, des religions différentes, mais ils ont l’accent anglais et se considèrent comme britanniques. Ils ont l’air différents, mais ils parlent la même langue et sont tous britanniques. Ils vivent ensemble dans une paix relative d’une manière tout à fait unique dans le monde. Il y a parfois des « flambées de violence » lorsque le parti national britannique (parti d’extrême droite) devient virulent et s’en prend aux Pakistanais, par exemple, et que les Pakistanais réagissent. Mais c’est rare et cela ne se reproduit qu’au bout de quelques années.
Généralement parlant, il existe une bonne volonté étonnante et un ciment de bonnes relations entre ces communautés tout à fait séparées. Elles ne se mélangent pas. Il y a naturellement des exceptions, mais de manière générale chaque nationalité de n’importe quelle partie du Commonwealth garde sa propre identité, a sa propre langue, sa propre nourriture, ses propres écoles, ses propres églises ou ses propres temples. Ces communautés sont distinctes, elles ont des relations amicales les unes avec les autres, et il existe un minimum de friction.
Trois expériences
Le Commonwealth britannique est en miniature, même si nous parlons de millions de personnes, une expérience. Trois expériences majeures sont menées dans le monde. Ce qui se passe en Grande-Bretagne en est une.
Ici, aux Etats-Unis, l’expérience a consisté à faire venir l’Europe aux Etats-Unis, à prendre une partie de l’Europe et à l’envoyer au-delà des mers. C’est ainsi, dans une large mesure, que « l’Amérique » est née : c’est un assemblage de la plupart des peuples d’Europe – pas beaucoup de Français à cause de la différence de rayons, mais des Anglais, des Irlandais, des Ecossais, des Néerlandais, des Allemands, des Espagnols, des Scandinaves (notamment des Suédois), des Italiens, des Grecs et quelques individus d’autres nationalités, que l’on a pris et envoyés en Amérique en leur disant : « Maintenant débrouillez-vous, colonisez ce pays, escaladez les Rocheuses, trouvez l’El Dorado, en Californie. »
La « démocratie » grecque et l’esclavage
Puis, une grande erreur a été commise. Les gens parlent de la démocratie comme d’une chose merveilleuse et disent qu’elle remonte aux Grecs. Les Grecs furent les premiers démocrates, c’est exact. A partir du Ve siècle avant J.-C. la Grèce a effectivement connu une certaine forme de démocratie. A Athènes, il y avait un conseil démocratique, rassemblant des hommes partageant les mêmes idées, appartenant au même niveau social, tous des sénateurs, des propriétaires terriens, des hommes riches et puissants. Mais Athènes, comme les autres villes grecques, et comme les villes romaines, reposait totalement sur le dos des esclaves. L’esclavage existait bien avant Athènes, mais Athènes a bâti sa puissance sur le dos des esclaves. Il en fut de même de toute la civilisation grecque, dont tant de choses sont nées, tant de découvertes importantes, notamment dans le domaine de la science, de la géométrie, de l’architecture, etc. Nous avons beaucoup appris de ces hommes extraordinairement sages et doués, mais ils ont construit leur civilisation sur le dos des esclaves. Athènes et les autres grandes cités grecques, reposaient sur l’esclavage. On partait en guerre. Lorsqu’on était victorieux, on faisait des prisonniers. Ces prisonniers étaient ramenés comme esclaves.
Lorsque ce pays, l’Amérique, a commencé à devenir puissant et riche, la même chose s’est produite. Vous êtes allés chercher vos esclaves en Afrique. Les Arabes étaient des trafiquants d’esclaves depuis des générations. Ils construisirent leurs économies sur le travail des esclaves, certains le font encore. Certains esclaves potentiels ont eux-mêmes vendu d’autres hommes aux marchands d’esclaves. Ils ont pris part à ce terrible commerce d’êtres humains. Ils se sont enrichis et ont pu ainsi sortir de la caste inférieure. C’étaient toujours les plus pauvres et les plus bas dans l’échelle sociale qui devenaient esclaves. Le sud des Etats-Unis fut, comme vous le savez, construit sur l’esclavage et une grande partie de la richesse de ce pays est venue de l’esclavage.
De même, une grande partie de la richesse dont jouit encore l’aristocratie de plus ou moins vieille souche de Grande-Bretagne fut acquise par la vente d’esclaves. Ses membres possédaient des navires qui se rendaient sur la côte africaine, au Ghana, en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Là ils achetaient des esclaves et les transportaient. C’était un commerce terrible, et il s’est prolongé jusqu’à nos jours. Des esclaves sont achetés et vendus aujourd’hui encore dans certaines parties de l’Afrique, de l’Inde, de la Chine et d’autres pays.
Il existe de nombreux types de démocratie ou de pays démocratiques. Une démocratie basée sur l’esclavage est un contresens, à moins que vous ne puissiez diviser l’humanité en deux catégories d’individus. Ceux qui ont le pouvoir peuvent établir un semblant de système démocratique à leur niveau, mais ce système peut en même temps reposer sur une économie profondément marquée par l’esclavage. C’est tragique. C’est de cette façon que l’humanité s’est conduite pendant des millénaires.
Le Conseil de sécurité
Même si la voix américaine réclame haut et fort la démocratie partout (et je suis moi-même tout à fait partisan de la démocratie), il n’existe aucun pays réclamant davantage la démocratie en dehors des Etats-Unis que les Etats-Unis eux-mêmes. De plus, comme mon Maître l’a souligné, ce pays reste curieusement aveugle au manque de démocratie qui existe au sein des Nations unies.
L’action du Conseil de sécurité va totalement à l’encontre de la démocratie. Il a été créé par les cinq nations qui détenaient la bombe atomique – la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France, la Chine et la Russie. Parce qu’elles possédaient la bombe atomique, ces cinq nations ont exercé leur domination sur les décisions des Nations unies et fondé le Conseil de sécurité qui leur a donné le droit de veto.
Rien n’est plus contraire à la démocratie que le droit de veto. Tout pays ayant un droit de veto peut empêcher l’application de n’importe quelle résolution décidée par l’Assemblée générale des Nations unies. Les Etats-Unis utilisent ce droit de veto plus que n’importe quel autre pays et ils l’ont utilisé soixante-trois fois dans le cas de résolutions prises à l’encontre d’Israël. Israël « fait un pied de nez » aux Nations unies car il sait que le veto américain l’immunise contre les critiques.
L’une des excuses pour envahir l’Irak, utilisée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, fut que Saddam Hussein ne respectait pas dix-neuf (ou dix-sept, selon certains) résolutions des Nations unies. Ces résolutions concernaient les armes de destruction massive. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne affirmaient que l’Irak n’avait pas détruit ses armes, alors qu’il l’avait fait, comme nous le savons maintenant, comme la revue Partage international le savait et l’avait publié avant le début de la guerre. Israël, par contre, s’en tire à bon compte. Il n’applique aucune des soixante-trois résolutions prises à son encontre, à cause du système de veto et de la protection américaine.
Le droit de veto et le Conseil de sécurité ont perdu leur utilité, leur raison d’être, et ils doivent disparaître. Les Nations unies doivent être débarrassées de ce droit de veto et devenir une assemblée véritablement démocratique. Elles ne peuvent l’être tant que le Conseil de sécurité n’aura pas été dissout et le droit de veto supprimé. Lorsque cela sera le cas, la voix, que mon Maître appelle « la voix de l’espoir du monde », celle de l’Assemblée générale des Nations unies, pourra être entendue purement et simplement, et utilisée pour mettre de l’ordre dans le monde le plus vite possible. C’est une question vraiment très urgente.
Malgré l’accent mis actuellement par l’Occident sur la démocratie, à tout prix et partout, que les gens la souhaitent ou non, si cette démocratie ne suit pas le type de démocratie qui existe aux Etats-Unis, elle n’est pas considérée comme une démocratie, mais comme une forme de gouvernement autoritaire.
Les démocrates rejettent toute forme de diminution de leur démocratie, mais en dépit de leur état d’esprit actuel, le jour viendra où ils ne seront pas opposés à un certain degré de supervision et de décision émanant de la Hiérarchie. Une fois que les gens feront confiance à la sagesse et à la connaissance supérieure des Maîtres, leur supervision sera saluée comme une forme d’enseignement. Un état nouveau et rare d’humilité rendra ceci possible.
Lorsque nous verrons les Maîtres, et réaliserons combien ils sont tolérants, nous commencerons à voir que nous-mêmes ne le sommes pas du tout. Nous constaterons que les Maîtres n’imposent jamais leur volonté à l’humanité. Lorsque nous verrons combien ils sont patients, combien ils respectent la loi en toute chose, nous envierons leur connaissance et leur sagesse supérieure.
Le réchauffement climatique
Il y a aujourd’hui des gens tellement imbus de leur petit pouvoir et de leurs connaissances qu’ils pensent être capables de diriger le monde. Certains pensent tout savoir – des scientifiques par exemple.
Certains scientifiques affirment que cette planète se réchauffe, que le réchauffement climatique est une réalité et nous devons y répondre. Nous déversons trop de déchets dans l’atmosphère et cela réchauffe la planète. En même temps d’autres scientifiques disent le contraire ! Ces derniers vivent généralement aux Etats-Unis.
Certains scientifiques ont été subornés, ou croient vraiment que l’affirmation selon laquelle la planète se réchauffe n’est pas réellement fondée. Ils pensent que de toutes façons cette question ne peut être résolue en obligeant les industriels à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. A leur avis cela ne servirait à rien et cela n’est même pas nécessaire. Il existe d’autres solutions. En temps voulu, disent-ils, nous aurons tout le pétrole que nous voulons, lorsque nous aurons mis la main sur le pétrole irakien, le pétrole vénézuélien, et tout le pétrole qui n’est pas utilisé actuellement. Nous le stockerons. Nous avons des montagnes qui ont été creusées. Nous y entreposerons des barils de pétrole. Cela permettra de tenir jusqu’à la venue du Royaume de Dieu, croient-ils, et comme ce sont généralement des fondamentalistes, ils savent que la venue du Royaume de Dieu est plus proche que ne le pensent la plupart des gens.
Le temps approche où les gens seront contents lorsqu’un Maître leur dira : « Si j’étais vous, je ferais les choses ainsi. » Ils adoreront cela. Ils deviendront soudain comme des petits enfants à l’école. Les Maîtres savent tant de choses. Ils ne transportent pas leur sagesse dans des livres. Ils ont tout à leur disposition. Ils ont accès à n’importe quelle information dont ils ont besoin. Il leur suffit de faire appel aux dévas. Ils n’ont qu’à s’asseoir et attendre !
Les gens seront très contents de bénéficier de conseils et d’un certain contrôle de la part des Maîtres – pour savoir par exemple quelle politique suivre, comment agir selon la ligne du Plan. Nous ne connaissons pas le Plan. Nous ne savions pas qu’il existait un Plan ; mais il y a un Plan et les Maîtres le réalisent. Ne sachant pas qu’il existe un Plan, nous faisons tout sauf la chose juste, car toutes les possibilités s’offrent à nous. Nous faisons la chose juste par hasard et tout le reste par choix.
Il y aura un degré de supervision parfaitement acceptable, même pour les personnes qui sont très rigides. Une des choses que les gens disent au sujet de « cette histoire » est : « Je n’aime pas le mot Maîtres. Je réponds : Ils sont Maîtres d’eux-mêmes. Ils sont Maîtres au sens où ils ont une totale conscience et une totale maîtrise sur tous les plans de notre planète. C’est ce qui fait qu’ils sont des Maîtres.
Les gens disent encore : « Cela ne me plaît toujours pas. Je n’aime pas qu’ils soient… » Ce qu’ils veulent dire exactement, c’est « au-dessus » de nous. Ils pensent que les Maîtres, étant ce qu’ils sont, nous diront inévitablement ce que nous devons faire. Ils ne savent pas que les Maîtres se contenteront de dire aux gens ce qu’ils peuvent faire uniquement lorsqu’on le leur demandera. Si vous demandez à un Maître quelle serait l’action juste à accomplir, il vous dira peut-être : « La chose sage à faire serait ceci. » Si vous êtes sage, vous le ferez, car cela sera juste. Mais sinon, les Maîtres ne diront rien. Ils seront là uniquement en tant que conseillers.
Les groupes spirituels
Il existe de nombreux groupes spirituels dans ce pays et ailleurs, des milliers, si imprégnés de mirage, si éloignés de vos idées, si inactifs, si tournés vers l’intérieur et s’intéressant peu aux problèmes du monde dans son ensemble. Ils sont presque totalement séparés, fragmentés. Il y en a partout, mais ils sont fragmentés. Peu d’entre eux ont des relations avec d’autres.
Lorsque je suis venu dans ce pays pour la première fois, en janvier 1980, pour assister à un séminaire « l’Unité dans la diversité », je me suis dit : « Alléluia, voici un groupe merveilleux. Il réunit des groupes de toutes sortes. Ils travaillent ensemble au sein du Conseil « Unité dans la diversité », c’est la plus grande diversité et la plus parfaite unité, un merveilleux concept, pour moi le concept de la vraie vie sur la planète Terre. » C’est ce dont nous avons besoin – la plus grande variété et la plus grande diversité, tous les pays apportant à l’ensemble des qualités différentes, en raison de leurs différentes structures de rayons. Les rayons donnent les qualités, et les différents pays peuvent, par conséquent, verser dans le réservoir commun tout ce qu’ils ont de distinct et d’unique, en raison de la combinaison des rayons de leur âme et de leur personnalité et des qualités particulières qui en résultent.
Tous les pays sont nécessaires, tous ont un rôle destiné à jouer dans le monde. De plus en plus, au fur et à mesure que l’ère du Verseau progressera et que les Maîtres auront été présents dans le monde depuis plus longtemps, les nations manifesteront les qualités de leurs rayons, leurs dons individuels, et mettront ces dons au service de l’ensemble. C’est ainsi que les choses devraient être. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, mais cela viendra.
Il est nécessaire que des groupes comme le nôtre travaillent avec les autres groupes et apportent leur soutien pour forger une opinion mondiale qui, lorsqu’elle s’exprimera à travers les différents peuples, changera le monde.
La tâche de Maitreya est de galvaniser l’opinion publique mondiale et de la focaliser sur quelques idées simples, de manière à ce que partout les gens réclament la justice, la liberté et le partage, seule voie possible pour parvenir à la justice, mettre un terme à la guerre et instaurer une paix durable. La paix et la fin du terrorisme dépendent de la création de la justice, et une seule chose permettra d’instaurer la justice : le partage des ressources mondiales.
Ce sont les choses simples que l’humanité doit saisir. Il existe des millions de groupes. Certains réclament davantage de justice pour les animaux, la fin des abattoirs, « le végétarisme pour tous », « Cessez de massacrer le règne animal. » « Sauvez les baleines. « Sauvez les phoques. » Ce sont de grands idéaux que je partage mais l’ensemble de l’humanité ne peut défendre toutes ces idées en même temps, cela affaiblit tout simplement leur impact.
Il faut que les choses soient simples : la transformation de l’humanité grâce au partage des ressources, qui permettra d’instaurer la justice et la paix. C’est l’idée sur laquelle tous les groupes dans le monde doivent se focaliser. La paix n’est plus une option. Cela doit être compris car s’il n’y a pas de paix nous finirons par nous détruire nous-mêmes. Une petite guerre deviendra une grande guerre. Elle deviendra une guerre nucléaire et toutes les nations disparaîtront.
Je ne suis pas en train d’écrire les slogans de vos bannières. J’essaie de focaliser vos esprits sur ce qui est essentiel. Le partage mènera à la justice, et inévitablement à la fin du terrorisme et à la paix mondiale. Il n’existe pas d’autre solution. Comme le dit Maitreya : « Il n’y a pas d’autre possibilité. » Si nous ne partageons pas, nous mourrons, tôt ou tard. C’est aussi simple que cela.
Il s’agit de partager et de transformer le monde. Le partage créera la confiance sur laquelle seront basés tous les accords futurs. Vous pouvez tout résoudre si la confiance existe. Vous devez créer la confiance, et seul le partage des ressources mondiales peut le faire. Alors tous les autres problèmes – le Moyen-Orient, la sauvegarde de la planète, etc., tout pourra être résolu si la confiance existe. La plupart des désaccords disparaîtront d’eux-mêmes, dissipés dans la bonne volonté qui affluera avec une puissance extraordinaire lorsque le partage des ressources aura lieu.
Une tâche importante et utile pour ce groupe et tous les groupes de ce genre est d’agir consciemment en faveur de la synthèse, de développer l’unité dans la diversité. Consultez Internet. Documentez-vous en consultant les sites des autres groupes. Je pense qu’il n’existe aujourd’hui aucun groupe d’une taille raisonnable qui ne possède un site Internet. Vous pourrez ainsi apprendre à connaître différents groupes et s’ils partagent nos intérêts et nos valeurs, s’ils travaillent pour le bien du monde, il vaut la peine de les contacter et de participer avec eux à des foires ou des salons, ou d’échanger des conférenciers. Travailler avec d’autres groupes est possible. C’est difficile, mais c’est possible. Nous avons eu très peu de succès en Grande-Bretagne, mais peut-être n’avons-nous pas suffisamment essayé.
Il existe une revue intitulée Tikkun, la revue du rabbin Michael Lerner, résidant à Berkeley, en Californie. Elle est très proche de ce que nous appelons « les priorités de Maitreya », vraiment très proche. Evidemment elle ne parle pas de la réapparition des Maîtres dans le monde, mais elle parle de relations humaines justes. Tout groupe qui parle de relations humaines justes est impliqué dans le même travail que nous. Ce serait donc intéressant de s’abonner à Tikkun. C’est une bonne revue, sur papier glacé, et on n’y trouve pas trop de publicité. Je pense que vous seriez d’accord avec la plupart des articles.
Tout le monde recherche l’unité, c’est la raison pour laquelle les gens rejoignent un groupe ou en créent un. En même temps chacun veut exprimer son individualité, cette qualité unique de toute âme incarnée. Seule une forme d’unité naturelle et organique, sans préjugé ni rigidité, peut former un cadre pour cette riche diversité qui fait de la planète Terre une demeure si intéressante pour ceux qui y vivent.
Etats-Unis
Date des faits : 31 juillet 2006
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Dossier ()
