Partage international no 235 – mars 2008
Dans le monde entier, de plus en plus de villes, de régions et de pays interdisent l’utilisation des sacs plastiques en raison de leurs effets nocifs sur la faune, la flore et l’environnement. En janvier 2008, la Chine a pris la décision d’interdire les sacs plastiques à partir de juin 2008, et de nombreux autres pays comme l’Afrique du Sud, Taiwan, l’Ouganda, le Rwanda, le Bhoutan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont déjà appliqué cette interdiction.
Les sacs plastiques sont non biodégradables – selon les estimations, il faut 400 à 1 000 ans pour que le plastique se détruise – et ils peuvent contribuer à des désastres tels que des inondations et des problèmes de santé dans de nombreux pays. Certains experts pensent que les composés chimiques présents dans les sacs plastiques peuvent s’introduire dans la chaîne alimentaire. Ils détruisent aussi la vie marine.
Actuellement, 200 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde, consommant 8 % de la production de pétrole.
Le Bangladesh fut le premier pays à interdire les sacs plastiques, en 2002, après les inondations dévastatrices qui touchèrent le pays. Bloquant les bouches d’égout pendant la mousson, les sacs plastiques furent identifiés comme étant l’une des principales causes des inondations.
Dans certains endroits, les gens n’attendent pas leurs municipalités ou leur gouvernements et organisent leurs propres alternatives aux sacs plastiques. Coles Bay, en Tasmanie (Australie), devint en avril 2003 la première ville du pays libérée des sacs plastiques, après que le propriétaire de la boulangerie locale, Ben Kearney, eut mené une campagne en collaboration avec des commerçants locaux et le groupe écologiste Planet Ark.
Une petite ville dans le Devon, en Angleterre, montra l’exemple lorsqu’une ménagère de cette ville réussit à convaincre les commerçants locaux de ne plus utiliser de sacs plastiques.
La photographe de la vie sauvage Rebecca Hosking qui tournait un documentaire pour la BBC à Hawaï fut cho-quée de voir des centaines d’albatros, de baleines à bosse, de phoques et de tortues mortes ou agonisantes allongées sur le sable. La mer était envahie de débris de sacs plastiques et les animaux et les oiseaux les avaient avalés et mouraient étouffés. Elle fut tellement bouleversée qu’elle décida d’agir en rentrant chez elle : elle s’associa avec les habitants et les 43 commerçants de sa commune afin de remplacer les sacs plastiques par des sacs en tissu réutilisables. Le projet qui commença par une période d’essai de six mois devint permanent, et les commerçants de Modbury estiment que cette initiative a déjà permis d’éviter que 500 000 sacs ne dégradent l’environnement.
Les quatre cinquièmes des détritus marins viennent de la terre, balayés par le vent ou entraînés vers la mer par les rivières ou la pluie. En juin 2006, le Programme pour l’environnement des Nations unies rapporta que le nombre estimé de débris plastiques pour chaque kilomètre carré de l’océan était de 18 000, ce chiffre pouvant atteindre les 400 000 dans des zones plus concentrées.
L’initiative de Modbury incita environ 80 autres villes anglaises à introduire une interdiction de ce genre, grâce à des particuliers ou aux équipes municipales. Selon R. Hosking, qui travailla dur avec les commerçants afin de trouver de bonnes alternatives au plastique, « ce qui est le plus important pour la communauté dans ce projet est de travailler ensemble et de communiquer les uns avec les autres. Parvenir à impliquer tous les commerçants, n’oublier personne et arriver à des décisions communes sur tous les points. »
Sources : The Guardian, BBC, G.-B.
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
