Partage international no 220 – décembre 2006
« L’environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier. » [Maitreya, Partage international, juin 1989]
La conclusion d’une longue étude sur le changement climatique est sans équivoque : soit nous agissons maintenant, soit nous serons confrontés à de terribles conséquences à la fois sur l’environnement et sur l’économie.
Le Rapport Stern sur l’impact économique du changement climatique, du nom de l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Sir Nicholas Stern, rapport commandé par le ministre des Finances britannique Gordon Brown, détaille en 700 pages les conséquences environnementales désastreuses de tout retard dans l’application de mesures radicales.
L’augmentation des températures provoquera la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des mers et des sécheresses désastreuses susceptibles de menacer 15 % de la population mondiale. Les coûts sociaux et économiques de telles calamités seront d’une ampleur inégalée depuis les deux guerres mondiales et la Grande Dépression des années 1930.
Des mesures immédiates doivent être prises. Comme l’a déclaré le premier ministre britannique Tony Blair : « Ce désastre ne se produira pas dans un avenir de science-fiction, dans de nombreuses années, mais bien de notre vivant. » Malgré ses prévisions inquiétantes, N. Stern est optimiste. Il pense qu’un effort global collectif pour passer des combustibles fossiles à des alternatives qui respectent l’environnement est possible. Cela passera par la mise en place de mesures à la fois incitatives, d’ordre financier, et aussi dissuasives. La priorité devra être donnée à la recherche de technologies propres et à l’investissement dans le développement des énergies renouvelables non polluantes, comme l’éolien et le photovoltaïque. Mais ceci ne sera possible qu’en augmentant le coût de l’utilisation des énergies fossiles par des taxes. N. Stern étant un économiste et non un scientifique, il s’est évertué à quantifier les coûts financiers du réchauffement climatique ; il pourrait en coûter à l’économie mondiale jusqu’à 7 000 milliards de dollars si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des dix prochaines années. Le monde industrialisé doit accepter la nécessité de taxes sur les énergies polluantes et une réglementation des émissions de carbone, ou se préparer à une calamité inéluctable. Selon N. Stern, le désastre peut encore être évité, mais plus nous attendons, plus élevé sera le coût.
Sources : The New York Times, E.-U. ; www.CTV.ca
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
