Les volontaires espagnols placent l’écologie en premier

Partage international no 173février 2003

« Mon Maître affirme qu’après la redistribution des ressources, la priorité numéro un sera de s’attaquer aux problèmes écologiques. Maitreya a déclaré que cette question concernait tout le monde. Personne n’est trop jeune ou trop vieux, dit-il, pour collaborer. »[La mission de Maitreya, tome III,  page 158]

Le 13 novembre 2002, le pétrolier Prestige, en provenance de Lettonie et à destination de Singapour, sous pavillon de complaisance des Bahamas, a rencontré des difficultés à 31 miles de la Galice, au nord-ouest de l’Espagne. Il a finalement coulé avec 77 000 t. de pétrole en son sein. Quelques 25 000 t de pétrole ont déjà touché les plages. Considéré comme la plus grande catastrophe écologique espagnole, ce désastre a d’énormes répercussions économiques, car une grande partie de la Galice vit des produits de la mer.

En dépit de la lenteur de la réaction du gouvernement espagnol, qui a sous-estimé l’étendue de la catastrophe, 6 000 volontaires (des personnes ordinaires de tous les coins d’Espagne et d’Europe) sont allés aider à nettoyer les plages. « Il est scandaleux que nous manquions de moyens, alors que cela fait des jours que nous réclamons des mesures urgentes, a déclaré Juan Luis Otero, secrétaire du syndicat des pêcheurs de Muxia, un des villages les plus touchés. Il n’y a pas de soutien du gouvernement, aucun moyen de faire face à ces énormes nappes de pétrole. Il n’y a que nous. » Le gouvernement espagnol a promis des dédommagements, mais beaucoup de pêcheurs ressentent que ce qu’ils ont perdu a plus de valeur que n’importe quelle compensation financière. La côte galicienne est la réserve de pêche la plus variée et la plus abondante de toute l’Union européenne. C’est un paradis perdu.

Mais le pouvoir de ces volontaires auto-organisés a été suffisant pour nettoyer la première marée noire, bien qu’il faudra des mois avant que toutes les plages soient à nouveau immaculées. « Ces jeunes gens, a expliqué une habitante de Muxia, mettent leur solidarité avant toute festivité. » Elle faisait référence aux milliers d’étudiants qui ont sacrifié leurs vacances de Noël pour aller au secours de la Galice. Les centres de sport et les lieux publics se sont transformés en dortoirs et en cuisines pour les bénévoles.

Pendant que les autorités, les gouvernements et les sociétés impliquées débattent des responsabilités, la société civile espagnole s’est mobilisée autour d’un certain nombre de manifestations et de campagnes pour lever des fonds, afin de les donner directement aux familles de pêcheurs. Dans les manifestations , dans les stades et sur les balcons de toute l’Espagne, on voyait s’afficher une seule phrase écrite en noir sur fond bleu ciel : « Nunca Mais » : « Plus jamais ça ».

Espagne
Sources : El País, Espagne.
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)