Partage international no 88 – décembre 1995
A l’occasion du récent sommet annuel de la Banque mondiale et du FMI, les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales d’Afrique ont lancé un appel à la communauté internationale. Ils ont réclamé « davantage d’ampleur et d’imagination dans les décisions » destinées à annuler leur dette étrangère, qui dans certains cas, s’élève à plus de 1 000 % des exportations annuelles de leur pays.
En 1994, le poids de la dette a été tel que les remboursements effectués par certains pays africains au FMI et à la Banque mondiale ont dépassé les nouveaux crédits reçus. « Le solde négatif des transferts est d’autant plus difficile à assumer que la plupart de ces pays n’ont pas accès aux marchés mondiaux des capitaux », ont affirmé les intervenants.
Selon les représentants africains, la liquidation de la dette devrait s’accompagner d’un accroissement de l’aide bilatérale et multilatérale, laquelle a pourtant régressé au cours des dernières années.
