Partage international no 83 – juillet 1995
« Les effets dus à l’amoindrissement de la couche d’ozone disparaîtront, mais les changements climatiques déjà amorcés ne peuvent manquer de se produire. Les jours et les nuits deviendront plus chauds sur l’ensemble de la planète. Les êtres humains consacreront davantage de temps à se détendre et moins de temps à travailler, et cette évolution se traduira par des modifications de leurs comportements. Ils disposeront de plus de temps pour des activités récréatives. Les règnes végétaux et animaux seront également touchés, et un certain nombre d’espèces disparaîtront » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, janv./fév. 1990).
De nouveaux indices montrent que le réchauffement planétaire n’est pas seulement une vague théorie, mais un phénomène réel qui modifie la structure climatique à l’échelle mondiale. « Je ne suis pas certain à 99 % qu’il y ait un réchauffement de la planète, mais j’en suis sûr à 90 % », affirme Stephen Schneider, climatologue à l’Institut pour les études internationales de Stanford. « Pourquoi nous faut-il une certitude à 99 %, alors que dans d’autres domaines, rien n’est jamais sûr à ce point ? Mangeriez-vous votre dessert s’il y avait seulement 5 % de chances pour que le chef y ait mis du poison ? »
Après une brève chute de l’ensemble des températures suite à l’éruption, en 1991, du Pinatubo, aux Philippines, les températures sont de nouveau en hausse pour atteindre des niveaux proches des records. Et les experts affirment que, même s’il était possible de stopper les émissions de dioxyde de carbone — le principal gaz responsable de « l’effet de serre » — la pollution atmosphérique continuerait à croître bien au-delà de la fin de ce siècle.
Les conséquences du réchauffement planétaire sont imprévisibles. Sous les latitudes élevées, une amélioration de la production agricole pourrait en résulter, du fait de l’allongement des saisons favorisant la croissance. Mais il pourrait aussi en résulter des catastrophes — des côtes inondées, des sécheresses, des épidémies et des extinctions massives dans la flore et la faune, dues au fait que les plantes et les animaux meurent avant d’avoir pu s’adapter aux nouvelles conditions. Mais la combustion des carburants fossiles — pétrole, charbon et gaz — est la principale source de dioxyde de carbone d’origine humaine. Bien que les pays industrialisés aient promis il y a trois ans, au Sommet de la Terre, de limiter dès l’an 2000 leurs émissions aux niveaux de 1990, les efforts allant dans ce sens ont été décevants.
Sources : San Francisco Chronicle, E.-U
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
