Partage international no 223 – mars 2007
Peu à peu, les décideurs se rendent compte que le temps ne joue pas en faveur de ceux qui pillent et polluent la planète, que les ressources ne sont pas illimitées, et que la nature ne supporte pas l’exploitation et l’agression.. [Le Maître de B. Creme Partage international, mai 1989]
Le point de basculement a été atteint. Désormais, le climat et l’environnement sont au centre de nos préoccupations, et nous reconnaissons la nécessité d’un changement pour sauver la planète.
Le Groupe intergouvernemental d’expert sur l’évolution du climat (Giec) s’est réuni à Paris et, le 2 février, il a publié un rapport scientifique clé intitulé Changement climatique 2007 : la base scientifique. Ce rapport du Giec met en exergue des données scientifiques officielles et irréfutables qui démontrent que « l’augmentation du taux de dioxyde de carbone est essentiellement due aux carburants fossiles et aux changements dans l’utilisation des sols tandis que l’accroissement de la concentration du méthane et de l’oxyde de nitrate provient des méthodes employées dans l’agriculture ». Ce qui revient à constater que l’activité humaine influence le climat et est responsable du réchauffement planétaire et des changements climatiques.
Dans son allocution de bienvenue à la Conférence de Paris, le président français Jacques Chirac a appelé à une triple « révolution » afin de sauver la Terre. « Le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l’économie. La révolution de l’action politique », a-t-il affirmé devant des ministres étrangers, des représentants d’ONG, des chefs d’entreprises et des scientifiques de haut niveau venus de soixante pays.
« La planète souffre, la nature souffre, nous sommes au seuil de l’irréversible » a-t-il prévenu. J. Chirac estime que les Nations unies devraient adopter une Déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux. Il a rappelé que la France avait déjà ajouté une Charte de l’environnement à sa Constitution.
J. Chirac recommande de prendre en considération l’environnement dans le calcul de la richesse nationale. Il estime qu’une « transformation radicale de nos modes de production et de consommation » est inéluctable. Si la communauté internationale ne parvient pas à réaliser les changements nécessaires, le président français prédit une « guerre écologique ».
J. Chirac cherche à mettre sur pied un groupe pionnier dont la tâche serait de promouvoir la création d’une toute nouvelle agence des Nations unies, l’ONUE (Organisation des Nations unies pour l’environnement) qui remplacerait l’actuel Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) qui, selon lui, manque de moyens pour agir efficacement.
« Chacun sait qu’une activité humaine non maîtrisée est en train de provoquer un lent suicide collectif, a-t-il déclaré. Seul le rassemblement des nations autour d’engagements consentis en commun permettra de prévenir un désastre. »
Sources : Le Monde, France
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
