Partage international no 211 – mars 2006
Plus de 90 000 personnes ont assisté au 6e Forum social mondial (FSM) de janvier 2006, qui s’est tenu en deux endroits – à Caracas au Venezuela et à Bamako au Mali – avec un troisième forum prévu à Karachi au Pakistan en mars 2006.
A Caracas, le forum a commencé par une grande marche pour la paix rassemblant 10 000 personnes. Pendant ces cinq jours, 2 200 organisations non gouvernementales ont organisé près de 1 800 séminaires, commissions, et autres activités sur un large éventail de thèmes, notamment les solutions alternatives à la mondialisation des entreprises : fin de la guerre et de l’impérialisme, développement écologique durable, droits des indigènes, sauvegarde des cultures, féminisme, droits des travailleurs et des syndicats, rôle des médias dans la construction d’une société plus juste, et opposition à la privatisation de l’eau et des autres ressources naturelles.
Un moment fort de cet événement fut le discours du président vénézuélien Hugo Chavez devant les 15 000 participants au FSM et les supporters locaux. Annonçant « qu’une nouvelle offensive avait été lancée depuis l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie contre les impérialismes mondiaux, quels que soient leurs noms », il pressa le FSM de se mettre d’accord sur « un plan de travail, un plan d’action pour mener la lutte en Amérique latine, en Asie et en Afrique ».
H. Chavez accusa l’administration Bush d’être « l’empire le plus pervers de l’Histoire ». Parlant des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale, il ajouta : « Ce géant a besoin de se réveiller ». Il encouragea les gens « à imaginer un monde dans lequel l’administration des Etats-Unis apporterait la paix au monde […] en donnant 400 milliards de dollars [non pas aux militaires] mais afin de développer l’éducation et la production de médicaments et de nourriture pour le peuple ».
Les ONG présentes ont décidé une journée de manifestation internationale contre l’occupation de l’Irak, pour le 18 mars 2006. Certaines associations ont prévu des manifestations à Mexico et d’autres activités qui coïncideront avec le 4e Forum mondial sur l’eau, prévu en mars.
Les participants au forum du Mali ont discuté sur de nombreux problèmes spécifiques à l’Afrique tels que les conflits armés, le rôle des femmes, les conséquences de la libéralisation économique, l’aggravation de la pauvreté en milieu rural et la dette du tiers monde.
Selon Mamadou Goita, coordinateur du forum au Mali, ces problèmes ont été abordés car davantage d’Africains ont pu participer au forum cette année que les années précédentes. Les précédents Forums s’étaient tenus à Porto Alegre au Brésil et à Mumbai en Inde, ce qui avait rendu la participation des Africains plus difficile.
Des sessions sur les femmes, par exemple, se sont focalisées sur les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et l’analphabétisme des filles. Les régions conflictuelles comme le Sahara Occidental, la République Démocratique du Congo et le Soudan ont fait l’objet d’une grande attention. Les problèmes des enfants ont été abordés. Une réunion de jeunes a donné l’occasion à ces derniers de dialoguer avec les anciens des villages et autres citoyens plus âgés sur certains problèmes comme le chômage, l’immigration et l’éducation.
A Caracas, des coworkers de Share International ont organisé un point d’information, ont donné des conférences sur l’émergence de Maitreya et la méditation de transmission, et ont distribué de nombreuses documentations gratuites.
A Bamako, des coworkers francophones ont tenu un point d’information, organisé des conférences, et donné plusieurs interviews dans les médias, dont une en direct à la radio national. L’information a reçu un accueil particulièrement enthousiaste à Bamako et suscité de nombreuses demandes de renseignements de la part des personnes assistant au forum.
Sources : IPS ; Xinhua News, Chine
Thématiques : Société, politique
Rubrique : La voix des peuples (Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.)
