Partage international no 136 – décembre 1999
Une nouvelle étude sur les dépenses sociales, réalisée par les Nations unies, révèle que trois pays africains, seulement, consacrent plus de 20 % de leur budget aux soins de santé, à l’éducation et à l’alimentation de base, objectif fixé par le Sommet social de Copenhague en 1995. Cette étude, réalisée par l’Unicef et le PNUD, montre que si la Namibie consacre près de 30 % de son budget national, le Mali près de 23 % et le Kenya 20 %, le reste des pays les plus pauvres d’Afrique dépense beaucoup moins que cela.
« Initiative 20/20 », adoptée à l’unanimité lors du Sommet de Copenhague, presse les nations industrialisées à consacrer au moins 20 % de leur budget d’aide internationale à des services comprenant l’obstétrique, l’éducation primaire, la nutrition, la fourniture d’eau potable et de sanitaires, alors qu’on demande aux pays en voie de développement d’y consacrer environ 20 % de leur budget.
L’étude de l’ONU souligne le fait que la plupart des pays les plus pauvres du monde sont contraints de dépenser davantage pour le remboursement de leur dette que pour la santé et l’éducation.
La dette de l’Afrique est passée de 344 milliards de dollars en 1997, à 350 milliards en 1998. Dans l’intervalle, l’aide officielle au développement, en Afrique, continue à décroître, chutant de son sommet de 23 milliards de dollars en 1992, à moins de 19 milliards de dollars en 1997. De plus, les investissements étrangers directs en Afrique se montent annuellement à moins de 5 milliards de dollars.
Prenant la parole lors d’une réunion du Conseil économique et social de l’ONU, le secrétaire général, Kofi Annan, a mis l’accent sur la dégradation des conditions économiques et sociales en Afrique, et a souligné que 44 % des Africains vivent dans une pauvreté absolue, avec moins d’un dollar par jour. Kofi Annan a attiré l’attention sur un certain nombre de priorités nécessaires au développement social, notamment sur une intégration accrue à l’éducation primaire et à l’amélioration de la situation sanitaire.
« Le financement du développement de l’Afrique est crucial pour remporter la bataille contre la pauvreté », a déclaré Kofi Annan.
Afrique
Sources : Interpress Service
Thématiques : Société, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
