La Yougoslavie poursuit les crimes de guerre

Partage international no 153mai 2001

Après une forte résistance, l’ancien président Slobodan Milosevic s’est rendu aux autorités yougoslaves et a été emprisonné à Belgrade. Il est accusé de corruption et d’abus de pouvoir et devra sans doute répondre à l’inculpation de crimes de guerre.

Le gouvernement yougoslave a refusé son extradition vers le tribunal international chargé de juger les crimes de guerre, à La Haye (Pays-Bas), où il est poursuivi pour atrocités au Kosovo, en Bosnie et en Croatie. S. Milosevic et quatre de ses subordonnés ont été inculpés de meurtre, de déportation et de persécution, en violation des lois et des usages de la guerre.

Le tribunal international de la Haye a jusqu’à présent reconnu coupables vingt personnes pour des crimes de guerre en Yougoslavie. Sept accusés purgent des peines allant de cinq à vingt-huit ans d’incarcération. Les autres cas sont en procédure d’appel. Une quarantaine de personnes sont actuellement en détention ou en liberté provisoire en relation avec les crimes de guerre en Yougoslavie, notamment de hauts responsables politiques et militaires serbo-bosniaques. Parmi les condamnés pour crimes contre l’humanité se trouvent trois anciens soldats serbo-bosniaques, reconnus coupables de nombreux crimes notamment de viols et d’asservissement sexuel. C’est la première fois qu’un tribunal international statue spécifiquement sur des crimes de violence sexuelle et la première fois que l’asservissement sexuel est considéré comme un crime contre l’humanité.

Yougoslavie
Sources : CNN ; Associated Press
Thématiques : politique
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)