La surconsommation détruit les écosystèmes

Partage international no 220décembre 2006

 « Notre tâche essentielle consiste, aujourd’hui, à protéger notre environnement. Telle sera la responsabilité de chaque individu, fût-il politicien, guru, saint ou scientifique. » [PI, mai 1989]

L’impact de notre mode de vie sur les ressources planétaires a augmenté à un tel point que la Terre n’est plus capable de se régénérer suffisamment au fur et à mesure. Ce constat provient d’un rapport publié par le WWF – première organisation mondiale de protection de la nature – et le Global Footprint Network (GFN)qui propose l’empreinte écologique comme outil de mesure pour promouvoir une économie durable.

Le Rapport planète vivante 2006 conclut que si la tendance actuelle devait continuer, l’humanité utiliserait en 2050 l’équivalent des ressources naturelles de deux planètes – si tant est que des ressources soient encore disponibles à cette date.

Le GFN calcule qu’en 2003 l’empreinte écologique de l’humanité – c’est-à-dire son impact sur les ressources planétaires – était déjà supérieure de 25 % à la capacité de la planète à produire ces ressources. Ceci signifie qu’il faut à la Terre un an et trois mois pour régénérer ce que nous utilisons en une année. Et ce déséquilibre avait augmenté de 4 % depuis le précédent rapport de 2002.

Le Dr Mathis Wackernagel, directeur exécutif du GFN, a déclaré : « L’humanité a dépassé le montant figurant sur sa carte de crédit écologique. Et même si cela peut continuer pendant un certain temps, une telle surconsommation conduit à la liquidation du capital écologique de la planète, comme les forêts, les océans et les terres arables dont dépend notre économie. »

En analysant la situation de chaque pays, le rapport n’en trouve aucun qui offre des solutions satisfaisantes au défi du développement durable, c’est-à-dire un niveau élevé de qualité de vie, tel qu’il est défini par l’Indice des Nations unies pour le développement humain, associé à une empreinte écologique moyenne qui n’excède pas la ressource biologique disponible par personne sur la planète.

Mais le rapport suggère aussi que ce défi peut être relevé. Il utilise des scénarios montrant deux voies possibles pour l’avenir – en contraste avec l’attitude courante du type « les affaires sont les affaires » – susceptibles d’en finir avec le décalage entre la consommation et la génération des ressources naturelles, d’aider à la restauration des écosystèmes et de soutenir une saine biodiversité.

« Il est temps de procéder à des choix vitaux, a déclaré James Leape, directeur général du WWF. Un changement qui améliore le niveau de vie tout en réduisant notre impact sur l’environnement ne sera pas facile. La façon dont nous construisons nos villes, nos centrales électriques et nos maisons aujourd’hui pourra, soit figer la société dans un modèle de surconsommation dangereux nous engageant pour une durée allant bien au-delà de la durée de la vie humaine, soit commencer à engager cette génération et les générations futures sur la voie d’un mode de vie durable. »

Selon lui, le message du rapport est clair et urgent : « Au cours de ces vingt dernières années, nous avons dépassé la capacité de la Terre à supporter notre mode de vie prédateur, et il faut que cela cesse. Il nous faut mettre en adéquation notre consommation et la capacité naturelle de l’environnement à se régénérer et absorber nos déchets. Sinon, nous encourrons des risques de dommages irréversibles. »


Sources : WWF ; Global Footprint Net-work, Etats-Unis
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)