Partage international no 184 – décembre 2003
Interview de Benjamin Creme
Transcription d’une interview donnée par Benjamin Creme au Japon, en mai 2003
Question : Il semblerait que certains individus aient des dons innés de guérisseurs et consacrent leur vie à guérir. Pourriez-vous nous dire de quel genre de personnes il s’agit et quelle attitude elles devraient conserver dans ce travail ? Cette question ne concerne pas seulement l’aide physique mais également l’aide à une échelle beaucoup plus vaste, notamment l’aide psychologique professionnelle.
Benjamin Creme : Je pense que soixante-dix pour cent des individus ont des dons de guérisseur. Ils découvrent qu’ils sont capables de guérir, non parce qu’ils ont eux-mêmes accompli quelque chose de particulier, mais parce qu’ils sont des canaux naturels pour l’énergie de guérison. Ceci dépend beaucoup de leur structure de rayons, c’est-à-dire du type d’énergies, ou « rayons », inclues dans leur nature, en tant qu’âme et en tant que personnalité, et dans leur équipement mental, leur appareil astral/émotionnel et leur corps physique. Chaque individu est doté d’une combinaison de ces énergies qui conditionne le type et la nature de chacun. Ceux dont les rayons s’y prêtent, seront un bon canal pour les énergies de guérison.
Il existe sept énergies qui suivent deux lignes principales : la ligne des rayons 1, 3, 5 et 7 et celle des rayons 2, 4 et 6. Les rayons nous conditionnent. C’est la raison pour laquelle soixante-dix pour cent des personnes ont des dons naturels pour la guérison (car soixante-dix pour cent de la population mondiale répond aux rayons 2, 4 et 6). Pour les trente pour cent qui restent la guérison ne correspond pas à leur « ligne de moindre résistance », bien que bon nombre de personnes se situant sur la ligne 1, 3, 5, et 7 accomplissent une forme ou une autre de guérison.
Les rayons détermineront quelle forme de guérison conviendra mieux à telle ou telle personne, ou quelle est celle qui l’attirera le plus. Par exemple, si votre structure se situe sur la ligne 2, 4, 6, vous aurez généralement un contact facile avec l’âme, mais vous aurez peut-être des difficultés à travailler dans le monde extérieur. Par contre, si vous êtes conditionné par les rayons 1, 3, 5 et 7, vous trouverez plus facile de travailler à l’extérieur, dans le monde physique, vous manipulerez la matière plus facilement, mais vous aurez plus de difficultés à entrer en contact avec l’âme.
La psychologie moderne reconnaît ces différences et décrit deux types d’individus : l’individu introverti et l’individu extraverti. La personne introvertie dans une vie particulière (cela peut changer d’une vie à l’autre) est une personne qui a un contact facile et direct avec l’âme ; elle se situe presque toujours sur la ligne 2, 4, 6. Mais quelqu’un qui est particulièrement doué pour gagner de l’argent, pour faire des affaires, et qui se débrouille très bien dans le monde extérieur peut, par contre, avoir très peu de contact avec l’âme. Une telle personne est très probablement influencée par les rayons 1, 3, 5 et 7.
Plus la personne est évoluée, plus grande est sa faculté d’adaptation. L’initié peut à volonté être introverti ou extraverti. Ainsi, lorsque c’est nécessaire, il peut se tourner vers l’âme, méditer, pratiquer la guérison ou, au contraire, faire face aux exigences du monde extérieur. Mais la plupart des gens penchent soit d’un côté soit de l’autre. Ils ont soit un bon contact avec leur âme, soit un bon contact avec le monde extérieur ; la gageure est de trouver un équilibre entre les deux.
Si vous êtes sur la ligne 1, 3, 5, 7 et cependant intéressé par la guérison – et presque tout le monde en a la capacité (même si, comme je l’ai dit précédemment, soixante-dix pour cent des personnes sont davantage douées pour guérir que les trente pour cent qui restent) – vous avez la possibilité de devenir chirurgien. La chirurgie est une forme de guérison qui se pratique sur le plan physique dense. Selon le Maître Djwhal Khul, elle est aujourd’hui la forme de guérison la plus avancée. Ce n’est pas la forme de guérison la plus avancée en soi, ou pour plus tard, mais, à l’époque actuelle, elle est plus avancée sur sa propre ligne que les autres formes de guérison sur la leur.
La chirurgie mise à part, la guérison sur le plan physique à travers la ligne 1, 3, 5, 7 inclut de nombreux autres aspects de la médecine : la médecine générale, l’orthopédie, l’acupuncture, les massages, la diététique, l’hydrothérapie, etc.
Les guérisseurs, naturellement, travaillent sur différents niveaux, selon le degré d’évolution qu’ils ont atteint. Une bonne partie de la guérison se fait en utilisant l’énergie éthérique et/ou l’énergie astrale. Elle utilise aussi beaucoup l’énergie de l’âme, invoquée soit de l’âme du guérisseur, soit de celle du patient, consciemment ou inconsciemment. Beaucoup de guérisseurs sont des médiums et ils canalisent l’énergie astrale venant d’individus ou de groupes sur le cinquième et sur le sixième plan astral.
La véritable guérison, la guérison « spirituelle », de nature scientifique, vient de différents Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle. Le guérisseur ne pratique pas la guérison lui-même, il est simplement un canal pour la guérison venant d’une source plus élevée. Les Maîtres utilisent l’énergie éthérique (des quatre plans) et l’énergie spirituelle ou l’énergie de l’âme, comme il se doit. Il est important de réaliser que la loi de cause et d’effet (la loi du karma) gouverne toutes les phases de l’art de guérir. Toute énergie de guérison émane essentiellement de Dieu. Dieu ne vient pas taper sur l’épaule de quelqu’un, il travaille à travers des intermédiaires et les Maîtres en font partie.
Une grande partie de la guérison est pratiquée de manière non scientifique, sans comprendre. Les gens aspirent à pratiquer la guérison et c’est une bonne chose, car la guérison est nécessaire et presque tout le monde a la capacité de guérir. Mais, à moins d’avoir les connaissances nécessaires, leur action peut ne pas répondre aux besoins de la personne qu’ils essaient de guérir. Cela peut aussi être du gaspillage, pas en termes économiques, mais en termes d’énergie et de temps, car ils ne connaissent pas suffisamment la technique. La technique, même dans la soi-disant guérison spirituelle, est essentielle. Vous devez utiliser l’énergie intelligemment sinon vous travaillez dans l’obscurité. Vous travaillez à partir de vos émotions. Vous voulez guérir. Vous voulez de la magie. Il ne s’agit pas de magie, mais de science.
Q. Diriez-vous que certaines personnes feraient mieux de ne pas essayer de pratiquer la guérison ?
BC. Ceux qui sont particulièrement attachés à obtenir un résultat, ou à être admirés en tant que « guérisseurs », peuvent avoir trop d’illusions sur eux-mêmes, ou encore être eux-mêmes en trop mauvaise santé, pour pratiquer la guérison en toute sécurité. Le détachement est essentiel.
Il existe plusieurs obstacles sur la voie menant à une meilleure compréhension de la guérison et par conséquent à une plus grande efficacité. Et je dirais, tout d’abord, que je ne crois pas que beaucoup de guérison soit réellement effectuée. Ce qui est apporté, c’est une amélioration, pas une guérison véritable. Dans le domaine de la psychothérapie, ce qui bloque la guérison, c’est que l’humanité attend toujours de la psychologie, en tant que moyen de comprendre la nature humaine, qu’elle accepte la réalité de l’âme.
Depuis Freud, et même auparavant, la réalité de l’âme a été rejetée par la plupart des psychologues, à l’exception de Jung et de quelques autres. De nombreux psychologues, spécialement Freud, ont rejeté l’idée de l’âme. Cependant il existe aujourd’hui une tendance grandissante à la prendre en compte – même si on ne l’appelle pas âme. Des gens comme Winnicott (psychanalyste britannique, 1876-1971) lui donnent un autre nom, par exemple « le véritable soi ». Il existe chez les psychologues une compréhension grandissante du fait que l’âme existe et que ce qu’ils constatent sur le plan physique est l’activité d’une entité qu’ils sont trop timides ou trop gênés pour appeler âme, parce que ce mot a une connotation religieuse. Mais il ne s’agit pas de religion. L’âme existe ou elle n’existe pas. Elle est reconnue et nommée dans les religions, mais elle existe à part, et en dehors, de la religion. Jusqu’à ce que la psychothérapie accepte la réalité de l’âme, elle ne fera guère de progrès dans la guérison des perturbations mentales.
Ce que les guérisseurs en général, les professionnels, ne semblent pas vraiment comprendre ou prendre au sérieux, c’est le fait que nous vivions dans un univers d’énergie. Tout est énergie. Tout ce que vous voyez, si solide que cela puisse paraître, est de l’énergie vibrant à un certain taux. Le taux de vibration détermine la forme. La guérison attend la compréhension de ce qu’est la maladie, et de ce qui la provoque. Vous ne pouvez soigner la maladie tant que vous ne savez pas comment elle se produit, ce qu’elle est et quelle en est la cause.
Q. Pourriez-vous nous dire comment la maladie se produit ?
BC. Elle vient d’un déséquilibre énergétique. Si vous recréez un équilibre des énergies, vous vous débarrassez de la maladie, mais comment y parvenir ? Vous devez comprendre comment l’énergie agit dans le corps physique, par exemple. Notre science actuelle connaît seulement trois niveaux de ce que nous appelons le physique : le physique solide, le physique liquide et le physique gazeux. Mais au-dessus du physique gazeux, il existe quatre états supérieurs de matière physique appelés plans éthériques de la matière. Ils sont normalement invisibles, à moins que vous n’ayez la vision éthérique. Certains enfants les voient peut-être, mais on ne les écoute pas ; ils sont mal compris.
Q. Où se situe l’âme dans le champ éthérique ? Dans mon esprit, l’âme fait partie de la lumière et elle peut résider dans le corps au niveau éthérique, ou à un niveau supérieur à celui du corps.
BC. L’âme utilise tous les niveaux du corps physique. Il existe sept niveaux ; nous en connaissons trois, mais il y en a quatre de plus. La science de la guérison ne peut réaliser le moindre progrès sans la compréhension des niveaux éthériques de la matière. Les gens doivent savoir, les médecins doivent savoir, pour être de véritables médecins, pour se montrer efficaces et ne pas travailler dans l’obscurité, comment les énergies viennent de l’âme.
Mais l’âme n’existe pas dans le corps éthérique. Le corps éthérique est le véhicule physique que l’âme utilise à ce niveau. Nous sommes littéralement des âmes en incarnation. L’âme s’incarne à maintes et maintes reprises. Elle crée dans l’utérus un corps qui lui permettra de réaliser son dessein dans telle ou telle incarnation et elle le dote de certains rayons. Le rayon de l’âme est toujours le même. Mais les autres rayons changeront : le corps physique, le corps mental et le corps astral peuvent changer de rayon de vie en vie
Tout cela est créé par l’âme dans l’utérus chaque fois qu’une personne vient en incarnation. Vous devez comprendre le mécanisme par lequel les énergies de l’âme atteignent le monde extérieur. Elles l’atteignent directement ou, au contraire, de façon détournée si l’énergie est mal utilisée et dans ce cas la maladie survient. Toutes les maladies sont provoquées par le mauvais usage ou le non-usage de l’énergie le l’âme. Si vous n’utilisez pas l’énergie de l’âme, finalement une forme ou une autre de perturbation, ou de « mal-être », se manifeste. Il en va de même si vous l’utilisez de manière incorrecte.
Q. Comment l’énergie de l’âme pénètre-t-elle dans le corps physique ?
BC. L’énergie de l’âme agit à travers les chakras, ou centres de force, dans le corps éthérique. Les chakras sont au nombre de sept et ils s’échelonnent du sommet de la tête jusqu’à la base de l’épine dorsale. Ce sont les sept principaux orifices d’entrée et de sortie de l’énergie allant de l’âme vers le monde extérieur ou du monde extérieur vers l’âme. Ce système fonctionne dans les deux sens. L’aura d’une personne est imprégnée par l’énergie de l’âme, du corps mental et du corps astral, qui entre et sort par les chakras. Lorsque les choses se passent de manière efficace, que l’énergie circule correctement, en quantité suffisante pour tel ou tel chakra, sans excès, juste ce qu’il faut, sans stagnation (elle doit s’écouler tout le temps), elle crée alors une aura équilibrée. Dans ce cas il n’y a pas de maladie.
La maladie est créée par le déséquilibre. L’équilibre est rompu lorsque trop d’énergie circule à travers tel chakra particulier, ou pas assez, ou bien lorsque l’énergie est statique, immobile. Lorsqu’elle stagne, cela crée les conditions propices à une forme ou une autre de maladie.
Ces chakras sont reliés au système endocrinien, les glandes du corps physique, et par l’intermédiaire des glandes aux différents organes du corps. Et si vous avez à guérir des organes, ce que la plupart des médecins s’efforcent de faire, qu’il s’agisse du cœur, du foie, de la rate ou des reins, vous devez savoir si ces organes reçoivent suffisamment d’énergie et à partir de quel chakra. Les chakras sont-ils ouverts ? Font-ils leur travail ? Existe-t-il une stase, un manque de mouvement ? Et s’il y a de l’énergie venant de l’âme, est-elle interrompue et bloquée dans sa fonction ? C’est ce qui provoque la maladie.
Pour guérir, le guérisseur doit donc connaître les chakras, en comprendre l’usage et celui des énergies qui vont des chakras aux glandes et des glandes aux organes. Mais la plupart des gens ignorent tout cela. Lorsque les Maîtres travailleront ouvertement dans le monde, de plus en plus de médecins et de guérisseurs de toutes sortes tourneront leur attention vers le plan éthérique.
Le monde attend une véritable compréhension du plan éthérique de la matière ; il s’agit toujours de matière mais d’une matière plus fine que celle qui nous est connue. Lorsque ceci sera compris, la maladie pourra être traitée de manière correcte. Il faudra peut-être deux ou trois cents ans pour débarrasser totalement le monde de la maladie, mais cela arrivera un jour. Les gens comprendront tout cela de mieux en mieux. La même chose s’applique au niveau psychologique. C’est la même énergie, bien ou mal utilisée.
Certaines personnes sont malades tout simplement parce qu’elles ne sont pas assez actives. L’âme déverse de l’énergie en elles et elles ne l’utilisent pas. L’âme leur dit : « Sers ! Sers ! » C’est pour cela que l’âme vient en incarnation : pour servir le Plan de l’évolution. Mais si la personne ne le fait pas, elle tombe malade, et elle ne sait pas pourquoi elle est malade, pas plus que le médecin. Mais c’est tout simplement que la personne ne se montre pas assez active.
Q. Quel est le rôle du système nerveux ?
BC. Il existe une fonction subtile de l’âme dans le corps physique qui n’est pas comprise. Le lien entre l’âme et le corps physique se fait à travers le système nerveux. Le système nerveux est composé de « fils » qui courent le long de l’épine dorsale et qui vont jusqu’aux extrémités de vos doigts et de vos orteils. Tout le système nerveux est là pour transporter l’énergie de l’âme.
Chacun des fils du système nerveux, ou nadis, comme on les appelle, est creux et rempli de gaz. Ce gaz vient de l’âme. Ceci n’a jamais été découvert scientifiquement, mais le sera un jour, et les gens comprendront alors comment l’âme imprègne l’ensemble du corps physique de son énergie.
Le système nerveux est pour ainsi dire l’aspect le plus élevé du physique car il est le lien entre l’âme et le corps physique. C’est quelque chose de physique, mais à l’intérieur se trouve le gaz de l’âme et celui-ci transporte le dessein de l’âme ou la qualité particulière de la lumière de l’âme dans le corps physique. Tout ceci attend d’être découvert, et quand cela le sera la guérison fera de grands progrès. Il y aura une immense avancée dans la capacité de guérir.
Q. Où l’âme se situe-t-elle ?
BC. L’âme se situe au niveau le plus élevé du plan mental. Il existe un niveau appelé niveau causal. Le corps de l’âme – le corps causal – existe sur le plan causal. Le plan causal est le quatrième sous-plan du plan mental. L’énergie de l’âme imprègne l’ensemble du système à travers les chakras. Les chakras sont comme des portes à travers lesquelles les énergies vont et viennent entre l’âme et le corps. C’est un système qui fonctionne dans les deux sens.
Q. Peut-on en apprendre davantage à ce sujet en lisant vos ouvrages ?
BC. Il n’y a pas grand chose de plus dans mes livres. Le meilleur ouvrage que je puisse vous recommander et d’où sont tirées la plupart de mes informations, est la Guérison ésotérique, du Maître Djwhal Khul (à travers Alice Bailey). Il est disponible en anglais et dans d’autres langues (notamment en français) et publié par Lucis Press. Si les gens sont intéressés par la guérison, ils doivent comprendre d’où viennent les maladies. C’est une science. Il ne s’agit pas de quelque chose de purement physique.
Q. En raison de la situation actuelle, après la guerre en Irak et la violente énergie déclenchée, les gens qui pratiquent un travail de guérison semblent particulièrement affectés dans leur corps physique. Dans quelle mesure ces énergies négatives et violentes affectent-elles nos chakras ? Est-ce seulement les guérisseurs qui y sont réceptifs ou tout un chacun ?
BC. Tout le monde. Cela dépend de votre détachement. Moins les gens sont détachés, plus ils sont affectés.
Q. Les guérisseurs sont-ils particulièrement sensibles à cette tension et à ce stress ?
BC. Etant des guérisseurs, ils sont probablement plus sensibles que la majorité. Leur équipement physique étant plus sensible, ils sont plus affectés que les autres. Ils doivent donc apprendre à être détachés.
La chose la plus importante pour tout le monde, mais plus spécialement pour les guérisseurs qui veulent poursuivre leur travail de guérison, est d’apprendre à accomplir leur tâche sans attachement émotionnel. S’ils sont détachés, ils ne seront pas affectés par le stress et la tension dont ils souffriraient autrement en raison de leur sensibilité. Plus vous êtes sensible, plus votre niveau de conscience est élevé ; le contraire est également vrai : moins vous êtes sensible, plus vous êtes fort sur le plan physique. Bon nombre de personnes ne sont pas affectées de manière notable par ce même stress qui cause beaucoup de douleur et de souffrance aux personnes sensibles qui réfléchissent et réagissent. Le détachement est la clé.
Q. Quel rôle le karma joue-t-il dans la maladie et la guérison ?
BC. Ce à quoi la plupart des guérisseurs ne prêtent pas attention, c’est à la loi du karma. La loi du karma est fondamentale en ce qui concerne la guérison. Les gens passent leur temps à déverser de l’énergie sur telle ou telle personne ou à lui donner des médicaments d’une sorte ou d’une autre et rien ne se passe. La personne ne va pas mieux car le karma ne le permet pas.
Une grande partie des maladies est d’origine karmique – mises à part celles qui viennent du mauvais usage ou du non-usage de l’énergie de l’âme. Nous ramenons de vies antérieures du karma qui se manifeste sous forme de maladie à un niveau ou un autre – mental, physique ou astral, ou un mélange des trois. Cela dépend de l’individu. Si vous transportez ce karma de vie en vie, si vous comprenez le problème et si vous réalisez que votre maladie peut seulement connaître une amélioration, mais ne saurait être guérie dans cette vie, cela sera peut être plus facile à accepter. Les symptômes et la douleur ou la souffrance peuvent éventuellement être diminués par des médicaments, ou une approche différente de la vie, mais la maladie actuelle est là pour la durée déterminée par le karma.
La personne doit apprendre à résoudre le karma, à restituer ce qui est à l’origine du karma. C’est donc quelque chose de complexe. C’est si subtil et si complexe que l’on ne peut donner une réponse simple, dire : « Faites tout simplement ceci ou cela. » Vous devez comprendre en profondeur la condition du patient, ce qui cause la difficulté karmique. Cela peut être le résultat du mauvais usage ou du non-usage de l’énergie de l’âme, et cette attitude doit être rectifiée. Lorsqu’elle le sera, le karma sera résolu et la personne recouvrira la santé sans avoir besoin de recevoir de soins. La guérison réside dans l’ajustement du karma.
Du point de vue d’un Maître, il arrive parfois que le seul ajustement possible du karma passe par la mort ; la mort est le traitement. Cela peut sembler dur à admettre ; pour les Maîtres c’est l’un des moyens – pas le seul – par lequel la personne peut être guérie. Dans la vie suivante elle renaîtra sans cette dette karmique particulière, et elle démarrera d’un niveau plus élevé, libérée de ce qui la retenait en arrière.
Q. Que pensez-vous du fait de demander de l’argent pour la guérison spirituelle (ou énergétique) ?
BC. Je ne pense pas que l’on devrait demander de l’argent pour guérir. Pour la simple raison que même si les gens se donnent le nom de guérisseurs, ce ne sont pas eux qui apportent la guérison. Dans tous les cas, la guérison est faite à un niveau supérieur, soit au niveau astral par des « guides » ou par des groupes, soit au niveau spirituel par un Maître. Le soi-disant guérisseur n’est qu’un canal à travers lequel l’énergie circule. Je ne pense donc pas que l’on devrait faire payer la guérison. Cependant, les gens doivent gagner leur vie. Un certain nombre de personnes consacrent tout leur temps à pratiquer la guérison, et certaines demandent des dons. Je ne suis pas d’accord, mais c’est mieux que de fixer un tarif. Les guérisseurs pourraient essayer de trouver une forme ou une autre de travail pour gagner leur vie et pratiquer la guérison gratuitement.
Japon
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Entretien ()
