La fin de l’âge de la barbarie

Partage international no 424décembre 2023

par Le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, avril 1999

UN JOUR VIENDRA où l’humanité se rappellera notre temps comme « l’âge de la barbarie ». Cette civilisation mourante est si éloignée de ce qu’elle pourrait être idéalement que les hommes du futur se demanderont comment nous avons pu nous en accommoder si longtemps.

Les causes et facteurs à l’origine de cette triste situation sont multiples : la longue et lente dégradation des relations entre les hommes va de pair avec la complexité croissante de leurs armements, et la reflète. Leur pouvoir de donner la mort à distance, triomphalement étendu à l’échelle des continents, scelle le sceau de l’avancée vers l’autodestruction. La froide sophistication des armes d’aujourd’hui n’a d’égale que leur impersonnalité : le guerrier n’a plus à être témoin de l’épouvante dans le regard de sa victime.

Dans une telle situation, on ne peut guère s’étonner que les institutions politiques et économiques reflètent, à leur tour, cette aliénation grandissante de l’homme vis-à-vis des sources mêmes de sa vie. Le mercantilisme, cette menace insidieuse mais puissante, se répand souvent à l’abri des regards et domine maintenant d’innombrables destinées, réduisant à néant ce don de Dieu qu’est l’individualité humaine. Les gens sont désormais des statistiques dépourvues de sens ; leurs besoins ignorés, ils sont de simples pièces sur l’échiquier des forces du marché et de la quête du profit.

Ce désert d’aridité qu’on appelle le monde moderne dépouille les hommes de ce qui fait leur humanité : leur aptitude au bonheur, à se réaliser dans la créativité, à répondre spontanément aux besoins des autres, à vivre libres. Une compétition mortelle ronge l’esprit humain et se fait à la fois juge et arbitre du « combat » de la vie. Cette grande aventure qu’est la vie s’est vu corrompre et remplacer par la lutte inéquitable et angoissante que nécessite la simple survie.

Bien sûr, des conditions si extrêmes ne sévissent pas partout de manière uniforme, mais pour des myriades d’êtres humains elles représentent la réalité du quotidien et, à moins que les hommes ne changent de direction, cette situation ne peut que s’aggraver.

Quand Maitreya entrera à visage découvert dans l’arène mondiale, il montrera aux hommes qu’une telle vie de souffrance et de lutte n’est pas inévitable et ne constitue pas pour eux le seul choix possible ; qu’une autre voie s’offre à eux de plein droit s’ils décident de l’emprunter.

Il montrera que déjà, au milieu du chaos généré par la montée de la cupidité, les hommes réagissent contre l’étiolement des liens sacrés de la vie ; que des forces nouvelles et considérables font leur apparition, suscitant un nouveau commencement ; que des turbulences actuelles émerge progressivement une manifestation plus élevée et plus juste de la capacité innée de l’homme à faire face aux défis de son temps et à surmonter ses difficultés.

Maitreya rappellera aux hommes leur origine et leur destin supérieur, et leur inspirera un nouvel art de vivre : dans l’harmonie et les relations justes, sans recours à la guerre ou à la compétition, dans le plus grand respect mutuel et la coopération la plus totale. Ainsi en sera-t-il.

Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
Thématiques : émergence
Rubrique : Articles du Maître — ()