Partage international no 248 – avril 2009
« Nous sommes à l’aube d’une période de transformations majeures pour le monde : sous peu, toutes les structures amorceront un processus de changement, à commencer par les marchés financiers, qui disparaîtront sous leur forme actuelle. Ainsi les gouvernements ne seront plus soumis aux pressions dues à la spéculation sur les devises, et un système plus équitable d’échanges internationaux pourra se développer. Des mesures à court terme devront être adoptées pour prendre en compte la situation critique des nations les plus pauvres et leur urgent besoin d’aide. Les problèmes liés à la faim et à la maladie, en particulier, devront être abordés sans délai. » [Le Maître de B. Creme, Partage international, juillet 1995]
Selon le Financial Times (Royaume-Uni), lors d’une rencontre avec M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, en mars 2009, plusieurs de ses hauts conseillers l’ont averti que la crise financière mondiale avait un impact catastrophique sur le monde en voie de développement et pouvait aboutir à « une dissolution sociale, humanitaire, politique et de la sûreté, qui pourrait faire échapper à tout contrôle les régions les plus vulnérables ». Ils ont ajouté que si les pays développés augmentaient l’aide internationale aux pays émergents, ils aideraient du même coup leurs propres économies chancelantes.
Lors d’une conférence sur le développement international qui s’est tenue à Londres, Douglas Alexander, secrétaire d’Etat au développement international a déclaré : « S’il est vrai que les pays en voie de développement sont moins affectés par les retombées immédiates de la contraction du crédit, ils le seront bien davantage par la seconde vague de ce qui a été appelé le tsunami financier du siècle. » M. Alexander a cité un récent rapport prévoyant que 90 millions de personnes tomberaient sous le seuil de pauvreté d’ici fin 2010. Le Royaume-Uni devrait, selon lui, demander au G20, le groupe des 20 pays ayant les économies les plus vastes, de créer un fonds de « réponse rapide » destiné aux peuples les plus vulnérables du monde, en mettant l’accent sur les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.
Jeffrey Sachs, conseiller économique spécial auprès du secrétaire général de l’Onu, qui assistait également à cette rencontre, a déclaré : « Il est étrange que nous disposions de trillions de dollars pour renflouer les banques et racheter les hypothèques, mais qu’il n’y ait rien pour les pauvres. » M. Sachs a exprimé l’espoir que l’augmentation de l’aide mondiale soit décidée au sommet du G20.
Avec l’aggravation de la crise financière, l’aide internationale a été dramatiquement réduite lorsque la crise financière a empiré. L’Union européenne s’était engagée, lors du sommet du G8 de 2005, à consacrer 0,56 % de son produit intérieur brut à cette aide : « Nous estimons que la participation de l’Union européenne a diminué de 4,6 milliards de dollars par rapport à l’année dernière, en raison des restrictions économiques survenues, a déclaré M. Kevin Watkins. Les conséquences de ces diminutions de l’aide internationale sont désastreuses. Avec le ralentissement de la croissance en 2009, nous estimons que le revenu moyen des 391 millions d’Africains vivant avec moins de 1,25 dollar par jour va encore être frappé d’une diminution de 20 %. Si vous convertissez les effets de cette décroissance économique en termes de coûts humains, le tableau semble encore plus sombre. Les meilleures estimations montrent une augmentation de la mortalité infantile d’environ 200 000 à 400 000 [par an]. »
Selon M. Robert Zoellick, président de la Banque mondiale : « Nous devons réagir en temps réel à une crise qui touche les habitants des pays en voie de développement. Cette crise mondiale demande une solution mondiale et il est important de la trouver d’urgence pour empêcher une catastrophe économique dans les pays émergents. Il faut des investissements dans des réseaux de sécurité sociale, d’infrastructure, et que les petites et moyennes entreprises créent des emplois pour éviter l’agitation sociale. »
Sources : The Financial Times, G.-B.
Thématiques : Société, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
