Partage international no 410 – octobre 2022
par Aart Jurriaanse
Les concepts de base de la Sagesse éternelle tournent tous autour du principe de la conscience, son éveil et sa progression évolutive dans le monde de l’expression physique. Conscience et Lumière sont largement synonymes – la conscience représentant simplement la manifestation de la Lumière telle qu’elle s’exprime à travers les créations de Dieu sur Terre.
La conscience est ce produit intangible de la relation entre l’Esprit et la Matière. Cette même description peut en fait être appliquée pour définir l’âme, et il existe donc une étroite similitude entre ces deux concepts. La différence sera reconnue lorsqu’il sera dit que la conscience est la principale caractéristique de l’âme. La conscience implique également la compréhension – la compréhension de la relation entre ce que l’homme connaît comme manifestation physique ou apparence, et le monde subjectif et intangible de la Réalité. Que l’homme s’efforce toujours d’atteindre une compréhension plus profonde et plus complète !
L’individualisation, ou l’élévation de l’homme du règne animal au règne humain, a été réalisée avec la première manifestation de la conscience de soi. L’objet entier de l’existence ultérieure de l’homme est le développement progressif de cette conscience, et il est enseigné que lorsque l’homme atteindra finalement la conscience sur tous les plans, le système solaire actuel aura rempli sa fonction.
L’évolution progressive de la conscience conduit à des points successifs d’accomplissement, que la terminologie ésotérique appelle des initiations. Avec l’individualisation, il y a donc d’abord l’initiation à l’existence consciente, puis, après des éons de développement, l’initiation à l’existence spirituelle ou l’identification au groupe.
En règle générale, le concept de conscience désigne la conscience de soi telle qu’elle est manifestée par l’homme, mais il convient de souligner à nouveau que toute forme de manifestation, qu’il s’agisse d’un atome, d’un minéral, d’une plante ou d’un animal, contient une forme de vie et présente donc également un certain degré de conscience, qui se traduit par une réaction aux stimuli externes. Grâce à un équipement amélioré, la science découvre aujourd’hui que la vie végétale et animale possède une conscience beaucoup plus raffinée et sensible que celle dont l’homme a toujours rêvé. Ces nouvelles explorations scientifiques n’en sont qu’au stade initial d’un vaste domaine de recherche, qui se développe rapidement grâce aux progrès du mental de l’homme.
Un des résultats de ces nouvelles révélations sera la complète remise en question de nombreux concepts et lois scientifiques anciens et solidement établis, qui devront être radicalement revus et adaptés. Il s’agira cependant d’un âge d’or pour la science, qui conduira finalement à un point où la science et la religion se rencontreront sur le même plan, et où une coopération étroite se développera entre elles.
Un point qui doit être clairement compris est que l’homme n’est pas seulement conscient lorsqu’il est en incarnation. Parce que sa conscience est associée à l’âme, il importe peu que l’âme soit en incarnation ou non – la conscience reste inchangée. En vérité, la conscience peut évoluer avec plus de facilité lorsqu’elle n’est pas restreinte par les limitations du cerveau physique.
Le sentier du retour
Toutes les formes de création, toutes les vies, qu’elles soient minérales, végétales, animales, humaines ou spirituelles, sont intimement liées les unes aux autres par le corps éthérique planétaire qui les intègre toutes, et à travers lequel se déverse la Vie Unique. La seule différence significative qui distingue les nombreuses et diverses formes est le degré de conscience qu’elles présentent. On peut dire que l’épanouissement de la conscience est le but de tous les processus d’évolution sur notre planète. Toutes les formes sont constamment vitalisées par des courants perpétuels d’énergies qui favorisent le développement de la conscience. L’état de conscience atteint par une forme à un moment donné se reflète dans son aura éthérique : il peut donc être évalué d’un seul coup d’œil par ceux qui ont une vision éthérique.
Pour ce qui est de l’être humain, son apparition dans le monde phénoménal est contrôlée par deux principes : la Vie et la Conscience. Lorsque l’homme est en incarnation, le principe de conscience est situé dans le cerveau, et le système nerveux lui sert d’instrument sensoriel. Le cœur, quant à lui, est l’organe central du principe de vie, le système sanguin étant son moyen de contrôle.
Il convient donc de faire une distinction claire entre le fil de vie (ou « sutratma ») et le fil de la conscience (le « pont de lumière » ou « antahkarana ») :
Le fil de vie relie et vivifie toutes les formes en un tout fonctionnel, et incarne en lui-même la Volonté et le Dessein de l’Entité qui s’exprime par la vie. Chez l’être humain, le fil de vie va de la Monade à la personnalité, en passant par l’âme, et s’ancre finalement dans le cœur.
Le fil de la conscience est le canal toujours plus étendu qui relie la conscience à l’intérieur de la forme à une variété croissante de contacts dans le tout environnant. Il est le résultat de l’union de la vie et de la substance, ou de la réaction de la vie sur la forme physique.
Le fil de vie opère donc à partir de la monade vers le bas jusqu’à la manifestation physique, contrairement au fil de la conscience qui évolue par la création primaire de la vie et se déploie ensuite à partir du bas – de la forme vers le haut – dans le but de se réunir avec la monade. C’est le « sentier du retour ».
Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Thématiques : sagesse éternelle
Rubrique : Divers ()
