Partage international no 122 – octobre 1998
par Buddy Piper
« Maitreya inondera le monde de tant d’événements extraordinaires qu’il semblera impossible de leur trouver la moindre explication. » Depuis que Share International a publié cette phrase en 1988, je suis fasciné par les miracles dont des millions de personnes sont témoins sur cette planète, miracles grâce auxquels « Maitreya intensifie le climat d’espoir et d’attente qui lui permettra de se faire connaître comme l’Instructeur de toute l’humanité ».
Mon répondeur et mon fax reçoivent du monde entier d’innombrables témoignages transmis par des collaborateurs dévoués, qui m’ont aidé à devenir un reporter spécialiste des miracles du monde moderne. Grâce à des interviews sur plus d’un millier de stations de radio ou de chaînes de télévisions américaines, j’ai essayé de tenir le public informé de chaque nouvel événement. Voici l’un des miracles les plus fascinants que j’ai pu observer.
La procession
Ayant reçu un fax me demandant de vérifier les faits, je me rendis sur place. En 1996, le soir du Vendredi saint, la circulation fut interrompue, sous la surveillance de la police, dans un quartier résidentiel de Montclair, en Californie, à 90 km à l’est de Los Angeles, par une femme de petite taille (Jo Ann Noriega) qui, vêtue comme Marie, la mère de Jésus, marchait au milieu de la rue. Elle brandissait un morceau de vitre sur lequel étincelaient des dizaines de croix minuscules, créées par la lumière des bougies que tenaient à la main les nombreuses personnes qui la suivaient.
Juste derrière elle se trouvait un groupe de musiciens amateurs qui jouaient une musique inspirée à l’intention des participants. Le long de la route, « Marie » fut invitée à entrer chez ceux qui avaient besoins d’aide, pour y réciter une prière en anglais ou en espagnol.
Frank, le mari de Jo Ann, vêtu comme Jésus, marchait devant « Marie », en portant une lourde croix de bois avec l’aide d’Hussem Farrach, ancien alcoolique toxicomane, guéri par la croix de lumière.
La procession s’arrêta un peu plus tard devant la maison des Noriega où toutes les personnes présentes furent invitées à entrer, successivement, par groupes de quatre, afin de regarder à travers la fenêtre de la salle de bain l’impressionnante croix de lumière qui apparaissait grâce à la pleine lune. Plus tard dans la semaine, j’interviewai Jo Ann.
L’interview
J’étais impatient d’apprendre comment Jo Ann avait pu attirer chez elle des centaines de personnes. Beaucoup de ceux qui voient les croix de lumière repartent avec un nouvel espoir. Avait-elle prévu ce genre de travail de guérison ? Jo Ann sourit : « Non, pas du tout. Laissez-moi vous faire partager les passages marquants de mon journal intime, journal que j’ai finalement intitulé : Mon journal de la croix de lumière qui guérit. »
Le journal de Jo Ann rapporte une série d’accidents de travail dramatiques qui eurent lieu entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980 et dont fut victime Frank, son mari, chauffeur routier. A la suite de l’un de ces accidents, les médecins découvrirent qu’il avait une grosse tumeur au cerveau. L’opération réussit mais le laissa dans l’incapacité de reprendre son travail durant trois ans. Il fut victime d’un autre accident lorsqu’il fit volontairement un tête-à-queue pour éviter une voiture dans laquelle se trouvaient trois enfants et une femme, qui avait perdu le contrôle de son véhicule. En 1991, pour couronner le tout, les médecins informèrent Jo Ann qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfants. Mais quelques mois plus tard, une religieuse appela Jo Ann pour l’informer qu’une femme sans domicile fixe, sur le point d’accoucher, voulait abandonner son bébé. Jo Ann et Frank adoptèrent l’enfant.
Le miracle des croix commença deux ans plus tard, au cours d’un rêve. Jo Ann se mit à lire dans son journal :
Le journal de la croix de lumière qui guérit
– 13 octobre 1992 : J’ai fait un rêve. Jésus se trouvait sur une croix, située entre deux autres et de sombres nuages s’amoncelaient. J’accourais vers les trois croix en m’écriant : « Je suis là pour toi, pour accomplir ta volonté quelle qu’elle soit. » Jésus répondit : « Sois attentive et vigilante. »
– 8 décembre 1992 : Je reste en alerte, j’observe particulièrement les nuages. Aujourd’hui, dans ma cuisine, j’ai ressenti une présence aimante qui semblait m’attirer vers la salle de bain. Je me demandais pourquoi j’étais dans la salle de bain. Il était six heures du soir, il faisait nuit et pourtant une lumière brillait à travers la vitre. En regardant à l’extérieur j’ai vu une croix magnifique qui se dressait dans le ciel ! Frank est rentré vers 10 heures. Je l’ai entraîné aussitôt vers la fenêtre, mais la croix avait disparu. Il m’a regardé d’une manière étrange en disant : « Es-tu sûre d’aller bien, Jo Ann ? » Je lui ai répondu que j’avais réellement vu une croix de lumière et que j’avais senti que cette vision avait peut-être un lien avec mon rêve.
– 9 décembre 1992 : La croix de lumière est réapparue dès qu’il a fait nuit. J’étais impatiente de la montrer à Frank mais lorsqu’il est rentré, elle avait de nouveau disparu. Il m’a regardé gentiment et m’a dit que je travaillais trop et qu’il s’inquiétait pour ma santé.
– 11 décembre 1992 : Frank est rentré tôt, mais à 9 heures du soir, la croix n’était toujours pas visible. Et soudain, elle était là ! Frank la vit et s’exclama : « Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? Ça fait des années que nous regardons par cette fenêtre et nous n’avons jamais rien vu de semblable ! »
– 16 décembre 1992 : Je suis si triste. La croix a complètement disparu. C’est comme si ma meilleure amie m’avait abandonnée. Elle était si belle.
– 27 décembre 1992 : Je me sens déprimée. J’ai prié toute la journée : « Jésus, si la croix doit revenir, envoie-moi un signe. La voir nous a tellement aidé. Veux-tu que d’autres la voient aussi ? Je la leur montrerai si tel est ta volonté. »
– 28 décembre 1992 : La nuit commençait à tomber alors que je nettoyais la cour. Je décidai soudain de retourner dans la maison pour allumer la petite veilleuse pour la Vierge Marie, fixée au mur de la salle de bain. J’étais encore en train de me demander pourquoi j’avais eu cette impulsion lorsque j’ai entendu ma voisine pousser un cri. Je me suis précipitée dehors pour voir ce qui se passait. Ma voisine montrait la fenêtre de ma salle de bain en s’exclamant : « Mon Dieu ! Vous avez une nouvelle croix ! Elle est à l’intérieur de votre maison ! » C’était notre deuxième croix, créée par la veilleuse de la salle de bain. J’avais vu trois croix dans mon rêve. Se pourrait-il qu’il y en ait une troisième ?
– 3 janvier 1993 : Encore une bonne journée ! Il était environ 7 heures du matin lorsque je regardai par la fenêtre de la salle de bain. Je fus momentanément éblouie par une lumière aveuglante. Je pris mes lunettes de soleil, très excitée de voir au-dessus des maisons voisines une croix dont la source de lumière était le soleil hivernal. C’était la troisième croix. Elle continua à s’élever pendant la matinée, puis elle s’inclina graduellement au-dessus de notre maison avant de disparaître.
– 8 janvier 1993 : Il devient évident que, durant la journée, la croix se manifeste aussi longtemps que le soleil peut entrer en contact avec l’énergie qui semble entourer la maison. Elle est apparue régulièrement durant ces six derniers jours.
– 11 janvier 1993 : Ce soir, une idée m’est venue. J’ai dit à Frank : « Va remplacer l’ampoule qui se trouve au-dessus de la porte d’entrée latérale, chez la voisine. Elle n’est pas là mais je veux tenter une expérience. – C’est impossible, Jo Ann, répondit-il, car l’interrupteur est à l’intérieur, chez elle. » Je répliquai sans savoir pourquoi : « C’est déjà allumé. » Et c’était bien le cas. Notre croix nocturne, celle qui est visible de la fenêtre de notre salle de bain, était de nouveau là ce soir. Elle est splendide !
– 13 janvier 1993 : Les croix nous apportent un apaisement émotionnel et nous en sommes profondément reconnaissants. Ce soir, vers 11 heures, nous avons entendu des voix devant notre porte d’entrée, puis quelqu’un a frappé. Nous avons prudemment ouvert la porte. Une femme m’a demandé : « Etes-vous la femme aux croix ? » Très surprise, je lui répondis que nous n’en avions parlé à personne, sauf à notre voisine. « Nous ne connaissons pas votre voisine, pas plus que vous-même, mais en passant, nous avons vu le visage de Jésus sur la fenêtre de votre salon. C’est lui qui nous a guidés vers votre maison. » Nous avons invité ces gens a entrer dans la cour pour voir la croix sur la fenêtre de notre salle de bain, qui donne sur un côté de la maison. Ils étaient une vingtaine, mais comment étaient-ils au courant ? Ils ne nous l’ont jamais dit.
– 9 février 1994 : Nous savons maintenant que la première de ces magnifiques croix, celle qui avait fini par disparaître, réapparaissait chaque mois, au moment de la pleine lune, déversant une splendide lumière bleue, et j’ai le sentiment que Jésus souhaite que ces croix demeurent là. Comme j’ai promis de le faire, je commence à les montrer à tous ceux qui veulent bien m’écouter.
Est-ce Jésus ?
– 13 février 1994 : Ce matin, vers 8 heures, j’étais en train de montrer les croix à travers la fenêtre de la salle de bain à plusieurs personnes, lorsque j’eus l’impression d’entrer dans une espèce de transe et demandai à Frank d’aller rapidement chercher mon appareil photo. Plusieurs formes commencèrent à se manifester sur le plafond et au-dessus de la porte de la salle de bain, tandis que le soleil se reflétait sur un album de photos que je venais de montrer. J’ai photographié chacune de ces formes. Les personnes qui se trouvaient là ne semblaient rien voir, mais je suivis les formes jusqu’à ce que l’une d’elle s’arrête sur la porte d’une armoire qui se trouve de l’autre côté du couloir. Je l’ai photographiée. Je pense que c’est une représentation de Jésus. Puis la forme a disparu, mais avec un peu de chance elle est sur la pellicule.
– 13 mars 1994 : La photo que j’ai prise il y a un mois est magnifique. Pour moi il s’agit de la silhouette de Jésus. Aujourd’hui, pendant que je la regardais, j’ai senti le besoin de diriger mon appareil photo vers le soleil. J’ai pris une photo. Je me demande ce que cela signifie, en admettant que cela ait le moindre sens.
– 20 mars 1994 : J’ai eu la photo que j’ai prise en regardant le soleil. Elle représente un nuage où l’on peut distinguer un visage humain. Est-ce celui de Jésus ?
Jo Ann s’arrêta de lire son journal pour me raconter que c’est après qu’elle ait pris cette photo que les guérisons ont commencé.
Des témoignages de guérisons
– 24 avril 1994 : « Mon nom est Hussem Farrach. Depuis l’âge de 19 ans, j’étais alcoolique et toxicomane. J’ai maintenant 31 ans. Je me droguais au PCP, à la cocaïne, à l’héroïne et au LSD, jusqu’au jour où j’ai rencontré Jo Ann Noriega qui travaillait dans un centre de réadaptation. Elle m’a invité à venir voir ses croix de lumière. En m’approchant de la fenêtre, je suis tombé à genoux et je me suis mis à pleurer. J’ai prié et senti une présence angélique. J’ai senti un parfum de roses, mais il n’y avait aucune rose, seulement la présence de Dieu. »
Jo Ann m’affirma que cela faisait presque quatre ans que Hussem était sobre et ne se droguait plus, et qu’il avait aidé des dizaines de toxicomanes à s’en sortir. Durant trois années consécutives, il a également joué le rôle de Simon aidant « Jésus » à porter la croix, lors du cortège du Vendredi Saint.
– 20 octobre 1996 : L’autre jour, avant de se rendre à l’hôpital City of Hope pour se faire opérer d’un cancer, Sue Knudson est passée voir les croix et a prié en implorant sa guérison. Ce matin, elle me raconte que les médecins n’avaient plus décelé aucune trace de sa maladie. Le cancer avait disparu ! Sue raconte à tout le monde que c’est la croix qui l’a guérie.
Jo Ann ajouta : « Presque chaque semaine, lors des réunions, quelqu’un fait une expérience qui transforme sa vie, mais ce qui me touche le plus ce sont les guérisons d’enfants, comme celle que j’ai relatée dans mon journal. »
– 17 janvier 1998 : Bichly Dinh, une fillette mal voyante, âgée de 11 ans, a été amenée par sa mère, lors de l’une de nos réunions de guérison. La petite fille m’a raconté : « Il m’est arrivé quelque chose de très beau. Je me suis endormie dans une sorte de transe et j’ai vu Jésus qui était venu me donner des yeux neufs. Tout s’est passé dans une grande paix. » Elle s’était réveillée en pleurant. Je lui ai demandé si elle se sentait bien. Elle m’a répondu que oui et qu’à présent elle voyait beaucoup mieux.
Jo Ann a transformé la petite maison dont elle est locataire en cathédrale de lumière et d’espoir. Elle enseigne l’amour et demande la guérison de ceux qui viennent la voir. En ouvrant son cœur, elle est devenue le canal de compassion que le Seigneur utilise pour transformer bien des vies. Je me suis souvent demandé comment le Christ choisissait les disciples qui transmettent son message d’amour dans ce monde troublé. Pour moi, en quittant Jo Ann, la question ne se pose plus. Le Christ utilise ceux qui ont souffert pour guérir la souffrance, car ils savent ce que c’est.
Auteur : Buddy Piper, ancien présentateur de télévision, producteur, écrivain et acteur, travaille actuellement comme bénévole au centre Tara, à Los Angeles. Il intervient régulièrement dans les émission de radio, au sujet de l’émergence de Maitreya.
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()
