Il me prit la main droite entre les siennes

Partage international no 73septembre 1994

Cher Monsieur,

Cela est arrivé le 18 janvier 1994. Mon ami et moi nous promenions dans la vieille ville de Neuchâtel, en Suisse. Devant un magasin, appuyé à une colonne, se trouvait un musicien des rues, tout à fait banal, d’environ 35 ans, avec les cheveux noirs et la peau claire, soufflant dans un harmonica. Nous ne lui avons tout d’abord pas prêté attention et avons continué notre chemin. Environ dix mètres plus loin, nous avons tous les deux entendu derrière nous une voix claire et très harmonieuse qui disait : « Je suis heureux que vous tous, dans cette rue, soyez mes amis et je vous en remercie. Et aussi ceux parmi vous qui entrez et sortez de ce magasin, vous êtes tous mes amis et je vous remercie de votre amitié. »

Nous nous sommes retournés et j’ai pensé : « C’est étrange, il nous remercie et pourtant personne ne lui donne rien. Tout le monde passe devant lui sans le remarquer. Il fait froid, une soupe chaude lui ferait du bien. » Pensant qu’il était sans travail et en était réduit à jouer de l’harmonica dans les rues, je sortis deux francs de ma poche et m’approchais pour les mettre dans son bol ou son chapeau. Mais il n’avait rien d’autre qu’un sac à dos gris-bleu. Lorsque je voulus lui donner directement la pièce, il me prit la main droite entre ses mains qui étaient douces et chaudes. La pièce de monnaie s’agrandit puis disparut, sans tomber à terre. Je sentis la chaleur d’un amour infini me pénétrer le cœur et emplir tout mon être. Il ne dit pas un mot — je ressentis seulement cet amour que je ne pourrai jamais oublier. Je ne pouvais plus voir son visage.

Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Comme dans un rêve, je me suis approchée de mon ami et je lui ai dit : « C’est étrange, je n’ai encore jamais expérimenté quelque chose de semblable. »

Je me retournai et regardai cet homme à l’apparence si anodine, jouant de l’harmonica alors qu’il se penchait vers son sac à dos pour le prendre. Je me tournai vers mon ami et lui dis : « Etrange, n’est-ce pas ? » Lorsque nous nous sommes de nouveau retournés, il avait déjà disparu derrière la colonne. Nous l’avons cherché pour lui parler, mais ne l’avons trouvé nulle part.

M. Creme, votre Maître pourrait-il nous dire qui était cet homme ? Etait-ce Maitreya ? Merci.

T. W., Bienne, Suisse

 

[Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce « musicien des rues » était bien Maitreya.]

Lieu : Neuchâtel, Suisse
Date des faits : 18 janvier 1994
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)