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septembre 1994 – No 73

Sommaire


 

Article du Maître —

Servir d’une manière nouvelle [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Comme approche à grands pas l’heure où l’humanité verra le Christ, il serait sage d’accorder quelque attention aux répercussions probables de cet événement considérable. Avant tout, les hommes feront la découverte d’une situation nouvelle, totalement différente de tout ce qui leur est familier : rien de comparable n’aura jusqu’alors été vécu par qui que ce soit sur Terre ; personne, où que ce soit, n’aura déjà entendu résonner en lui les pensées émises en ce jour à nul autre pareil. Jamais auparavant n’aura retenti cet appel à la divinité des hommes, les mettant au défi de donner un sens à leur présence en ce monde. Chacun individuellement, solennellement face à lui-même, connaîtra alors la signification et la finalité de sa vie, vivra à nouveau la grâce de l’enfance, la pureté d’une aspiration libérée du moi. Pendant ces précieux et courts instants, les hommes redécouvriront la joie d’une pleine participation aux réalités de la Vie, ils se sentiront reliés les uns aux autres, comme au souvenir d’un lointain passé.

Tout à coup, ils prendront conscience que leur vie, jusque là, a été par trop insignifiante, dépourvue, pour la plupart, de tout ce qui aurait pu la leur rendre chère : fraternité et justice, créativité et amour. Beaucoup comprendront pour la première fois qu’ils comptent, qu’ils ont leur importance dans l’ordre des choses. Un sentiment inaccoutumé de respect de soi-même remplacera leur actuelle sensation d’impuissance ; les drogues de toute nature perdront sur eux leur emprise. En silence, les hommes verseront des larmes d’humble reconnaissance, dans une aspiration au bien sans précédent.

Le travail de reconstruction

A compter de ce jour, un nouvel esprit de sainteté commencera à régner sur la Terre ; pendant quelque temps, les hommes marcheront sur la pointe des pieds. Bientôt cependant, ils se rendront compte que les changements nécessaires pour le monde sont immenses et multiples, qu’ils requièrent patience et dévouement, imagination et confiance. Avant longtemps, les hommes s’engageront partout dans le travail de reconstruction, de réhabilitation du monde. L’assistance aux pauvres et à ceux qui ont faim sera mise à l’honneur, et ainsi prendra fin à jamais un sacrilège au sein de l’humanité : des millions d’hommes connaîtront pour la première fois le bonheur paisible de voir leurs besoins satisfaits ; les corps suppliciés des affamés ne défigureront plus les écrans de télévision de ceux qui vivent dans l’aisance ; les hommes ne verront plus leurs frères mourir sous leurs yeux. Ainsi sera tournée une page sombre de l’histoire de la race humaine.

Le cœur et l’esprit des hommes se mobiliseront pour produire des changements sans précédent ; rien ne saura résister à l’assaut du renouveau, hormis ce que le passé comportait de plus noble. Quotidiennement, les transformations qui s’offriront aux yeux de l’homme lui seront source d’admiration et d’inspiration : un monde nouveau se construira dans l’éclatante lumière du jour. Tous participeront à leur façon, chacun contribuant par sa vision à enrichir le tout.

Pour beaucoup, la présence même du Christ constituera un problème – leurs croyances ancestrales en seront profondément ébranlées. Ils ne pourront éviter une période d’intense questionnement dans leurs efforts pour comprendre cette nouvelle révélation ; les vieux credo ont la vie dure, et ne disparaissent qu’au prix d’amères souffrances. Pourtant, des millions d’hommes répondront d’un cœur léger, heureux d’accepter l’Instructeur en leur sein. Avec le temps, il en restera peu pour s’opposer à la reconnaissance générale que le Christ, en la personne de Maitreya, foule à nouveau le sol de la Terre.

Une œuvre éducative de vaste envergure

Ceux, relativement peu nombreux, qui ont ouvert la voie pour préparer cette époque se verront alors présenter un nouveau champ de service : il s’agira d’une œuvre éducative de vaste envergure. De toutes parts surgiront les interrogations ; une soif de connaissance restée longtemps inassouvie débordera comme une rivière que ses digues ne parviennent plus à contenir. Beaucoup chercheront à comprendre les antécédents et la genèse d’un tel événement ; pour d’autres, c’est l’avenir immédiat qui sera source des plus grandes préoccupations. D’autres encore éprouveront le besoin de contester le bien-fondé de toute explication, se refusant résolument à admettre tout ce qui s’écarte de leurs propres croyances. Persuasion et tact devront être ainsi à l’ordre du jour, pour ne pas prêter le flanc aux accusations de sectarisme et d’arrogance.

Dans le monde entier, des groupes auront leur rôle à jouer pour assurer la plus large dissémination des enseignements nécessaires. Si certains sont encore du domaine de l’avenir, il en est beaucoup qui déjà reposent entre les mains des hommes mais n’ont jamais été diffusés. Efforcez-vous, c’est notre conseil, d’acquérir l’habitude de lire abondamment, afin de pouvoir informer et guider ceux qui cherchent sur le sentier. L’étude systématique des enseignements, et les efforts sincères que vous ferez pour vivre selon les préceptes de Maitreya, vous donneront l’équilibre et l’autorité nécessaires pour enseigner. Tous ceux qui seront ainsi préparés pourront tirer profit de cette opportunité de servir d’une manière nouvelle. Saisissez-la, c’est notre conseil, avec empressement et humble fierté.

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.

 

Editorial

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Point de vue

Des produits jetables aux produits durables [sommaire]

par Gro Harlem Brundtland,

Première génération mise au défi de prendre en compte les besoins d’un nombre infini de générations futures, nous devons nous efforcer d’établir une croissance viable. Le devoir de notre génération est d’instaurer le progrès qui conduira vers la prospérité dans le sens le plus large du terme, améliorant notre environnement et les conditions de vie de milliards de personnes.

Nous devons faire le choix de laisser aux générations futures un « espace environnemental » suffisant, et admettre que la capacité de notre planète à absorber les sous-produits de l’industrie est limitée. Il est en effet possible de partager ces ressources de manière plus équitable, tout en permettant à tous les peuples d’atteindre un niveau de vie acceptable.

Dans les pays industrialisés, la plupart des gens peuvent, tout en améliorant la qualité de vie, maintenir leur niveau de vie grâce aux technologies nouvelles et à une meilleure utilisation de l’énergie et des matières premières. Nous devons passer de l’ère des produits jetables à l’ère des produits durables. Cela implique la fabrication de produits à durée de vie accrue, pouvant être aisément réparés et réutilisés. Les produits de qualité médiocre devraient être abandonnés.

Le passage de l’énergie non renouvelable à l’énergie renouvelable constitue une autre priorité, de même que le développement de technologies permettant une utilisation optimale de l’énergie. Les pays en voie de développement devraient bénéficier d’aides financières substantielles afin de développer leur compétence en matière d’énergies renouvelables, telles que celles du soleil et du vent. Le transfert technologique doit constituer une des premières priorités.

Il est essentiel que la politique économique en vienne à s’accorder avec les lois et limitations de la nature. Nous devrions entreprendre une révision globale des modèles économiques afin que le développement viable devienne aussi bien l’objectif que la force motrice. Il nous faut promouvoir des modèles de consommation viables.

Pour commencer, il est essentiel de parvenir à un accord sur un mode de calcul du prix de l’énergie qui en reflète le coût pour l’environnement. Ainsi, les pays industrialisés devraient commencer par instaurer une taxe sur l’oxyde de carbone. Actuellement, les pays sont plus préoccupés de conserver leur compétitivité que d’agir. En Norvège, nous sommes parvenus à réduire nos émissions d’oxyde de carbone de 5 % depuis 1992. Mais dans beaucoup d’autres pays, le niveau de taxation est beaucoup trop bas.

Même en tenant compte de l’inflation, le prix du pétrole aux Etats-Unis, après l’invasion du Koweït par l’Irak, était bien inférieur à celui de 1979 et 1980. Pourtant, ce prix ne représente que le quart de celui pratiqué en Norvège ou en Italie. De tels prix incitent peu à économiser l’énergie. Les disparités actuelles du marché pétrolier constituent un frein majeur à une économie viable.

Il faut introduire des réglementations écologiques internationales sur la consommation de produits et de ressources, de même qu’il faut trouver des solutions aux problèmes résultant du transport des produits et de l’élimination des déchets.

Les pays de l’OCDE devraient s’entendre aux plus hauts niveaux afin d’établir un programme international allant dans ce sens.

Il convient d’opérer de sérieuses réorientations au niveau national, fondées sur le principe que « les pollueurs seront les payeurs » et sur le principe de l’utilisation à long terme des produits, de sorte que les prix reflètent le coût pour l’environnement, la qualité et la longévité des produits, tant en ce qui concerne la fabrication que le produit lui-même.

Ces principes exigent d’augmenter le prix de revient des produits non renouvelables. Ainsi, les industriels mettront au point des stratégies adéquates et adapteront leurs productions aux nouvelles tendances. Un certain nombre de nouveaux produits écologiques ont trouvé de bons débouchés, apportant des emplois et stimulant les affaires. L’industrie doit intégrer des objectifs écologiques dans ses projets de développement.

Une tendance prometteuse est apparue grâce à l’introduction de systèmes de contrôle de qualité et de salubrité écologique des entreprises, mis au point par l’Organisation internationale de standardisation (ISO). Il revient aux autorités publiques de montrer le chemin, par exemple en basant leur politique d’achats sur des considérations écologiques.

D’autre part, une nouvelle génération de systèmes de transports est à l’évidence nécessaire afin de faciliter l’accès et la flexibilité des transports et autres services publics dans les communautés urbaines. La création de nouveaux emplois, de services et de commerces doit tenir compte d’un facteur de proximité : ils devraient se trouver le plus proche possible des consommateurs. Une autre priorité est la création de villes où il fasse bon vivre. Dans des cités pilote, on peut expérimenter des moyens de transport compatibles avec des critères de salubrité de l’air et de nuisances sonores, et faciliter l’accès aux transports publics.

Les déchets urbains et industriels doivent être réduits au strict minimum. D’ici l’an 2010, il devrait en principe être possible de recycler l’intégralité des déchets. L’un des moyens pour y parvenir serait la création de « communautés sans déchets » réunissant des producteurs, des détaillants et des consommateurs, organisant la collecte de manière pratique et permettant le recyclage et la réutilisation rapide des déchets. Quant aux déchets toxiques, des méthodes sûres de traitement devraient être mises sur pied avant l’an 2000. Nous devons nous assurer que ces déchets ne seront pas exportés vers les pays en voie de développement.

Si la consommation viable devient le principe majeur d’après lequel nous mesurerons les progrès de notre société, il reste un bon espoir pour nous et pour les générations futures. Nous sommes en train d’entrer dans une société postindustrielle. Cette transition ne doit pas générer crainte ou anxiété, mais plutôt espoir et optimisme. Il n’est pas question de sacrifice mais d’opportunité nouvelle, et de transition. Nous allons de la quantité vers la qualité.

* Gro Harlem Brundtland est premier ministre de la Norvège.

Source : IPS

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

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Dossier

L’antahkarana (1er partie) [sommaire]

par Benjamin Creme,

Cet article est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme à San Francisco (Etats-Unis) et à Kerkrade (Pays-Bas) lors des rencontres internationales de méditation de transmission de l’année 1993.

La science de l’antahkarana et de son utilisation est probablement la science la plus importante des temps à venir, mais cet exposé n’a pas la prétention de couvrir la totalité du sujet.

Il s’agit d’une science encore inconnue de l’humanité, mais qui deviendra la science du mental dans le nouvel âge, la science de la construction du pont entre l’homme inférieur et l’homme supérieur, ainsi d’ailleurs que de nombreux autres ponts : entre les différents membres de la famille humaine en tant que groupe ; entre un centre – l’humanité – et un autre – la Hiérarchie ; entre la Hiérarchie et Shamballa ; entre l’humanité, par l’entremise de la Hiérarchie, et Shamballa ; entre notre planète et d’autres planètes, notre système solaire et d’autres systèmes solaires. Tous ces ponts et connexions résulteront de l’utilisation correcte de la science de l’antahkarana, qui deviendra la discipline la plus importante de l’éducation de l’humanité dans l’ère qui vient.

La meilleure façon d’étudier l’antahkarana est de lire les enseignements d’Alice Bailey, plus particulièrement Education dans le Nouvel Age, ainsi que les Rayons et les Initiations pour les développements plus poussés. Pas plus que les ouvrages d’Alice Bailey, cet exposé ne vous révélera la technique de la science de l’antahkarana. Pour ce qui concerne l’humanité dans son ensemble, cette technique se situe encore dans un avenir lointain. Il s’agit d’un processus graduel d’illumination qui deviendra la science primordiale pour l’humanité – la science de l’évolution en tant que race, et la science de l’établissement des connexions internes, qui bien sûr existent déjà, mais doivent être construites de façon consciente par l’homme en incarnation de façon à lui permettre de tisser le fil du retour à la source dont il est issu. C’est vraiment la science du Sentier du Retour.

Pendant des âges et des âges, l’âme, du plan qui est le sien, regarde son reflet, l’homme ou la femme sur le plan physique, et ne voit aucun moyen d’intervenir dans son développement. L’âme ne peut pratiquement rien faire, sinon créer un corps, lui donner ses diverses structures physique, astrale et mentale, et le laisser accomplir son travail d’évolution.

Puis, vient une vie – en fait une série de vies – où l’âme constate que son reflet, l’individu, commence à répondre à l’influence de l’énergie qui le relie à elle, et le processus d’« imprégnation » de l’âme commence.

En réalité, chaque individu est triple : il est la Monade ou Etincelle divine, le Soi impersonnel qui se reflète sur le plan de l’âme en tant qu’âme humaine individualisée, ou ego. L’âme, à son tour, se reflète sur le plan physique dense en tant qu’homme ou femme en incarnation.

Ceci constitue la « descente », processus par lequel l’esprit prend contact avec son opposé polaire, la matière. Quand l’esprit – ou aspect vie – et l’aspect matière se rencontrent, cela donne naissance à un troisième aspect, celui de la conscience. L’antahkarana est avant tout le fil de la conscience. Il est le résultat de l’interaction de la vie avec la forme, avec la substance, avec la matière. Cette interaction produit quelque chose d’entièrement différent, que nous appelons « conscience ». Nous pouvons également l’appeler « Principe christique ». Tel est le processus d’évolution.

Ceux qui étudient l’anthropologie, l’histoire de l’évolution sur le plan physique – l’évolution des formes – savent qu’au début la planète était couverte de grands océans fourmillant de vie, et qu’il n’y avait rien sur la terre ; puis que certains des animaux les plus évolués – poissons, reptiles de toutes sortes – gagnèrent progressivement la terre ferme, pour devenir les premiers reptiles et mammifères. Petit à petit, se développa un type pré-humain, qui finit par devenir le premier homme-animal et qui se sépara du règne animal. Puis le germe mental appelé à devenir le noyau du corps mental se forma enfin, et la race humaine commença. Cette théorie est réfutée par les fondamentalistes chrétiens et par d’autres groupes religieux intégristes qui nient la réalité de la théorie de l’évolution de Darwin. Mais les ésotéristes l’acceptent comme étant une description plus ou moins exacte de la croissance de la forme et de son évolution sur cette planète.

Mais ceci ne nous concerne pas. Ce qui nous intéresse, en tant qu’êtres humains évoluant sur le sentier du retour vers notre Source, n’est pas l’évolution de la forme – qui a plus ou moins atteint la perfection bien que certains ajustements ou améliorations mineures restent encore à faire – mais bien plutôt l’évolution de la conscience. L’évolution de la conscience est le processus par lequel nous devenons conscients de nous-mêmes et de notre environnement, et créons ensemble l’évolution de la race humaine.

Le processus de descente de la Monade vers l’âme, puis de l’âme vers la personnalité, doit maintenant reprendre en sens inverse. L’homme triple – physique, astral et mental – doit trouver le sentier du retour vers sa Source par un processus d’union : tout d’abord avec l’âme puis, par l’intermédiaire de la Triade spirituelle ou reflet de la Monade, avec la Monade elle-même, l’Etre monadique triple. Ce voyage de retour, ou le processus par lequel ce voyage de retour s’accomplit, s’effectue par la création, la construction et l’évolution graduelles de l’antahkarana. Il s’agit d’un processus conscient qui s’accomplit uniquement par étapes. De même que le processus de descente s’est déroulé lentement, sur des millions d’années, de même le voyage de retour peut être un processus long et laborieux – ce qui est d’ailleurs le cas pour la vaste majorité de l’humanité.

Nous nous trouvons dans le deuxième volet d’un système solaire triple. En d’autres termes, ce système solaire est la seconde incarnation ou manifestation du Grand Etre céleste que nous appelons le Logos solaire, qui a un Plan pour l’évolution de toutes les formes du système solaire.

Le premier système solaire a exprimé dans la matière, la substance, la qualité d’intelligence active. Il avait comme principal objectif la création intelligente de formes. Nous nous trouvons dans la deuxième manifestation de cette expression triple où la qualité de l’âme du Logos – l’aspect Amour ou Conscience – est en voie d’expression. L’antahkarana solaire est en train d’être construit par le Logos solaire et par toutes les formes, qu’elles le sachent ou non, qui évoluent depuis le premier système solaire, et qui créent maintenant le pont entre les premier et deuxième systèmes, comme elles le créeront ultérieurement entre ce système et le troisième. Le prochain système solaire exprimera l’aspect Volonté, ou aspect monadique, du Logos solaire. Une fois que le pont adéquat sera construit entre ces trois expressions, l’antahkarana solaire sera en place, ce qui conduira à l’apogée du Plan de notre Logos solaire dans sa triple manifestation.

Chaque système solaire crée un corps d’expression d’un niveau supérieur à celui du précédent. Le premier concernait la forme, la matière, et préparait, bien sûr, l’expression de l’âme. C’est toujours l’âme qui s’incarne, dans toutes les formes. En descendant dans la forme, l’âme – en réalité la Monade, l’aspect Esprit, par l’entremise de l’âme – entreprend un processus de rédemption de l’âme dans la forme. C’est le début de la spiritualisation de la substance. Le dessein qui sous-tend notre expérience de l’incarnation est précisément de spiritualiser la substance de ce présent système solaire. Lorsque nous aurons pris la substance – les formes créées dans le précédent système solaire – et l’aurons infusée de l’énergie de l’âme (l’aspect Conscience) dans le système solaire actuel, nous l’aurons alors élevée, rachetée ; nous aurons augmenté son taux vibratoire et l’aurons amenée à un niveau auquel la Volonté, l’aspect Dessein de Dieu (du point de vue de notre Logos solaire) pourra s’exprimer.

Dans le système solaire actuel, Dieu est Amour. L’Amour est l’aspect de l’âme, la Volonté y est l’aspect du niveau atmique de l’Etre. Dans le prochain système solaire, Dieu sera Volonté et Dessein. Chacun d’entre nous, en tant que microcosme, évolue exactement de la même manière que le macrocosme, notre Logos solaire, qui, par sa triple manifestation, accomplit son Plan d’évolution à travers tous les règnes et toutes les planètes.

En nous incarnant, nous accomplissons donc quelque chose d’extraordinaire, quelque chose d’infiniment plus grand que ce que nous pouvons concevoir en tant qu’individus. Mais dès que nous nous rendons vraiment compte de l’interrelation entre microcosme et macrocosme, notre vision du dessein – notre sens de la réalité – dans la vie s’en trouve approfondie, et devient un stimulant qui nous pousse à nous concentrer davantage, et à construire une ligne directe d’ascension entre ce niveau inférieur (car c’est ce qu’il est) d’expression de la Déité, et celui du dessein sous-jacent de perfection de la Déité.

L’énergie de chaque système solaire s’élève et devient le fondement du système solaire suivant, tout comme pour l’individu, chaque incarnation crée, par l’intermédiaire de ses véhicules, une nouvelle expression qui atteint un certain niveau vibratoire. Cette vibration se maintient exactement au niveau atteint au moment de la mort.

Il y a trois « atomes permanents » autour desquels les nouveaux corps, physique, astral et mental, se forment. Ces atomes permanents ont exactement la fréquence vibratoire atteinte lors de la vie précédente – ce qui explique donc que le taux vibratoire atteint représente le niveau de perfection ou de spiritualisation de la matière auquel nous sommes parvenus. L’âme imprègne de son énergie la matière des trois corps, sauvant et rachetant ainsi cette matière. Elle élève de plus en plus leur vibration, jusqu’à ce que soit atteint le point où elle puisse se refléter directement, sans entraves, par l’intermédiaire de la personnalité. C’est ainsi que nous devenons divins. Nous accomplissons cela en élevant le taux vibratoire de la substance des trois corps jusqu’à ce que l’Homme divin, l’âme sur son propre plan, puisse se manifester d’une façon relativement parfaite dans son reflet, l’homme ou la femme sur le plan physique. Tel est le processus de l’évolution, du retour, dont la technique constitue la science de l’antahkarana.

Le sutratma

Il existe deux fils principaux reliant la Monade, par l’intermédiaire de l’âme, à l’individu en incarnation. L’un d’eux, le sutratma, le fil de vie, est ancré dans le cœur. Il vient directement de la Monade, est réfléchi par l’âme, et fixé dans le centre cardiaque, du côté droit du corps. De ce centre éthérique, il est réfléchi jusque dans le cœur physique, puis dans le courant sanguin qui, comme vous le savez, est le courant purificateur qui apporte l’énergie de vie à chaque partie du corps. Tant que le sang de la vie est envoyé correctement à travers le corps et qu’il reste exempt de tout poison, le corps physique peut déployer toutes ses capacités de mouvement et d’expression. De même, le véhicule de contact, le corps astral-émotionnel, et le corps mental dépendent de ce fil de vie, le sutratma, pour leur existence et leur bon fonctionnement.

Il existe un autre fil, qu’on appelle justement l’antahkarana, qui est ancré dans le centre de la tête. C’est grâce à ces deux fils que l’Etre triple, la Monade, l’âme et l’homme ou la femme sur le plan physique, vit sa vie. Ces deux fils informent l’ensemble et, en un courant descendant, établissent le lien d’abord entre la Monade et l’âme, puis entre l’âme et son reflet, l’homme ou la femme sur le plan physique.

Finalement, un troisième fil, celui de la créativité, est construit par l’individu lui-même par l’interaction entre l’énergie de l’âme, puis plus tard, de la Monade, avec l’appareillage physique. Ces trois fils entrelacés finissent par créer le pont qui relie entre eux les trois plans de l’existence.

Tout cela sera l’objet de la future science de l’antahkarana, le sentier du retour. Cela constituera la base de l’éducation dans le nouvel âge. Les individus seront reconnus pour ce qu’ils sont : des âmes en incarnation. Leur niveau d’évolution et leur structure de rayons seront établis et connus. Grâce à cette science, les hiatus entre les différents niveaux de notre être seront comblés. Cela ne devient possible qu’à notre époque, en raison du niveau d’évolution atteint par l’espèce humaine et, naturellement, grâce au retour dans le monde des seuls êtres qui connaissent vraiment cette science : les Maîtres.

Du fait du retour des Maîtres, cette science deviendra exotérique. Tous les enfants, dès leur plus jeune âge et jusqu’à 28 ans, seront alors initiés à la science de la Vie – la science de la construction du canal ou sentier du retour.

J’aimerais ici mettre l’accent sur l’unité fondamentale de méthode et d’approche existant entre certains termes. L’antahkarana est le pont qui est construit – tout d’abord au moyen de matière mentale, puis, plus tard, de lumière – tour à tour par l’aspirant sur le chemin d’évolution, le disciple et finalement l’initié. Pendant un certain temps, le lien entre l’homme ou la femme et le plan de l’âme est construit par « mentation », c’est-à-dire par le contrôle de l’énergie du corps mental. Cela conduit à la maîtrise du corps mental et à la création d’un pont par les formes-pensées. L’antahkarana est donc avant tout un pont reliant l’homme inférieur, le mental inférieur, à l’âme, puis le mental inférieur, par l’intermédiaire de l’âme, au mental supérieur, qui lui-même constitue l’aspect inférieur de la Triade spirituelle. Celle-ci est Atma, Buddhi et Manas – reflet, sur le plan de l’âme, de la Monade triple, ou Etincelle divine.

Le Sentier du Retour

Il y a différentes manières d’exprimer cette notion. Je me propose de les rassembler ici afin de mettre en lumière l’unité et l’interdépendance qui existent entre elles, car elles décrivent toutes, chacune à sa façon, un seul et même processus : le Sentier du Retour.

Le mystique pense au Sentier comme au Sentier menant à Dieu. Il ne le conçoit qu’en fonction de ses expériences et de ses sentiments religieux ou mystiques, de ses croyances religieuses mystiques, de ses doctrines, de ses dogmes, de ses diverses pratiques spirituelles et autres rituels. Il s’agit, pour les gens de type mystique ou dévotionnel, d’une façon d’approcher Dieu par la croyance, de se relier en conscience, par leur structure individuelle de croyance – qu’elle soit chrétienne, hindoue, bouddhiste ou autre – avec ce qui est sous-jacent à toute création. C’est ainsi que le croyant conçoit le Sentier du Retour – et, bien sûr, il a parfaitement raison : il s’agit bien du Sentier du Retour.

Mais tout le monde n’est pas croyant et, pour l’ésotériste, le Sentier du Retour est un sentier qui est littéralement construit par le disciple lui-même. Le disciple construit le Sentier en devenant le Sentier. Ce n’est pas quelque chose qui existe déjà et que l’on vous chuchote à l’oreille. Ce n’est pas du tout ainsi que cela se passe. Il s’agit du processus d’évolution lui-même. C’est ce même processus qui fit sortir les poissons de la mer et leur fit gagner la terre ferme, où ils évoluèrent pour devenir d’abord des reptiles, puis des mammifères, formant ainsi une multitude d’animaux divers, avant aboutir au summum du développement de la forme : le règne humain. Au-dessus du règne humain se trouve le règne des âmes, le règne dont la nature est la conscience. Le plan de la conscience est le plan sur lequel les Maîtres ont jusqu’ici travaillé de manière exclusive. Le Sentier du Retour est le Sentier par lequel la conscience de ce qui est et de ce qui pourrait être devient progressivement connue de l’homme dans sa quête, de l’individu en évolution.

En d’autres termes, par votre quête, par votre aspiration, vous créez devant vos pas. Comme le dit D. K. : « C’est à partir d’elle-même que l’araignée crée le fil de soie. » Ainsi, exactement de la même manière, l’aspirant, le disciple et l’initié créent devant eux le Sentier du Retour, le Sentier qui n’est pas encore tracé. C’est le sentier d’un éveil croissant à ce qui constitue, pour l’individu, sa relation avec le Tout. C’est un moyen par lequel nous saisissons et expérimentons de plus en plus profondément notre lien avec le Tout, avec le Macrocosme. Cela s’accomplit par une expansion croissante de notre conscience.

Ces expansions de conscience correspondent, sur notre planète, aux cinq initiations planétaires. Pour l’adepte, il existe en outre quatre initiations cosmiques. Au-delà de celles-ci, et à travers tout le Cosmos, d’autres initiations se succèdent les unes aux autres, éternellement, à travers l’espace galactique tout entier. Tout cela constitue le processus par lequel, grâce à la construction de l’antahkarana, la conscience de notre relation individuelle avec cette totalité s’éveille en nous.

L’antahkarana n’est pas une « forme ». Ce que vous voyez ici est une forme intitulée « Antahkarana », une lithographie produite à partir d’une de mes peintures. C’est une représentation purement formelle et symbolique de l’antahkarana. La Monade se reflète dans l’âme en tant que Triade spirituelle : Volonté spirituelle, Amour-Sagesse spirituel et Intelligence spirituelle, qui sont à leur tour reflétés par l’âme dans la personnalité physique. Le processus par lequel cela est rendu possible est l’antahkarana. Sur cette lithographie, la forme du bas représente l’être humain triple ; la colonne médiane blanche, qui relie la forme du haut à celle du bas, est une représentation symbolique du fil triple de l’antahkarana ; et la forme jaune pâle, en haut, représente l’âme elle-même.

Cette lithographie n’est pas l’antahkarana ; l’antahkarana n’est pas une forme. Etant donné la nature des mots utilisés, la plupart des gens qui pensent à l’antahkarana voient l’image d’un pont. Ce pont est construit tout d’abord de substance mentale, puis de lumière, et ils imaginent donc un pont physique. Un artiste ne peut pas faire autrement, bien sûr : on ne peut peindre un tableau sans utiliser des formes. L’artiste doit créer, à partir de son imagination créatrice, une forme qui symbolisera un processus ; mais la forme n’est pas le processus, ce n’est qu’un moyen d’exprimer l’idée du processus.

Toute personne qui pratique la méditation de transmission sait ce qu’être aligné veut dire. Lorsque l’alignement est parfait il y a, symboliquement parlant, une colonne de lumière au-dessus de la tête du méditant. Dans cette lumière se trouvent trois fils, trois courants d’énergie. C’est la forme, mais ce n’est pas l’antahkarana. Nous devons comprendre que la forme et l’idée d’un pont, que l’idée d’une colonne de lumière ou d’une quelconque forme de substance, n’est qu’un moyen de signifier quelque chose d’autre. Ici, ce dont il est vraiment question, c’est de conscience.

Parler de la conscience constitue, en quelque sorte, une manière vague et générale de parler du processus de retour. Nous « revenons » par une expansion progressive de conscience, par la construction consciente de l’antahkarana. Celui-ci est d’abord construit en substance mentale, entre la personnalité et l’âme. Puis l’initié – qui est déjà entré en contact avec son âme avec laquelle il a déjà établi une union étroite – utilise la lumière entre l’âme et la Monade, l’aspect le plus élevé de notre être triple. Alors, le contact entre la Monade – l’Etre divin semblable à Dieu, le reflet de notre Logos planétaire – et l’homme ou la femme sur le plan physique finit par devenir direct. C’est par ce processus que le Logos planétaire accomplit son Plan d’évolution par l’intermédiaire du règne humain, et c’est aussi par ce même processus que le Logos solaire accomplit son Plan, à un niveau supérieur plus vaste, par l’intermédiaire de tous les êtres de toutes les planètes, dans ce deuxième système solaire qui est le nôtre. Ce processus s’achèvera dans le troisième système solaire, où l’Aspect monadique – la Volonté, le Dessein, l’Amour fondamental de Dieu – parviendra à son expression parfaite et à son accomplissement.

Chacun d’entre nous, en ce moment même, est engagé dans la création de l’antahkarana. Un autre terme pour antahkarana, outre « pont de lumière », est « réalisation du Soi », selon l’expression même de Maitreya : « Je suis venu pour enseigner l’art de la réalisation du Soi. » L’art de la réalisation du Soi est la science de l’antahkarana : il s’agit d’une seule et même réalité.

Maitreya a affirmé que le sentier le plus simple, le plus direct, consiste à pratiquer trois choses : l’honnêteté mentale, la sincérité de cœur et le détachement. La pratique de ces trois disciplines conduit à la réalisation du Soi en permettant à l’individu de créer l’antahkarana. Pour la grande majorité des gens dans le monde, ce processus se poursuit de manière tout à fait inconsciente, jusqu’à un certain stade. La plupart des individus non évolués ne sont reliés que par le sutratma, le fil de vie qui provient de la Monade par l’intermédiaire de l’âme et est ancré dans le cœur. L’homme moyen est également relié par le fil de conscience, l’antahkarana, et lorsqu’il évolue grâce à la création de la première phase de l’antahkarana – le fil construit entre l’homme inférieur et l’âme – il a accès aux énergies de l’âme.

C’est alors que commence le processus créateur. Le mental et l’imagination créatrice sont stimulés, et il s’ensuit une vie de créativité et de service. Créativité et service sont une seule et même chose : le service est la vie de l’âme s’exprimant de manière créatrice sur le plan physique. Cela domine de plus en plus la vie de l’individu, et mène à la création de la culture. Ce n’est pas par hasard que la culture d’une nation est créée par les disciples et les initiés de cette nation, qui sont ceux qui ont déjà construit la première partie du lien, du pont, entre eux-mêmes et leur âme.

Lorsqu’il est parvenu à intégrer ses trois véhicules inférieurs, physique, astral et mental, c’est-à-dire qu’il les a amenés à un point de vibration synchrone, l’initié prend la troisième initiation ; désormais, l’âme maîtrise et domine son véhicule, dont la polarité est maintenant négative par rapport au dessein de l’âme. L’individu divin manifeste sa divinité sur le plan physique par une vie de service et de créativité. L’initié du troisième ou du quatrième degré ne s’incarne généralement que pour une ou deux vies, en fonction de facteurs astrologiques. Si l’on tient compte du fait qu’il a vécu des milliers de vies avant la première initiation, et peut-être cinq ou six avant la deuxième, la troisième est donc prise assez rapidement – ainsi que la quatrième, qui survient probablement lors de l’incarnation suivante. Par conséquent, à partir du moment où une personne a atteint un état de réelle créativité, qu’elle est plus ou moins imprégnée par l’âme et en exprime le dessein, elle ne dispose que de très peu de temps pour servir et être créative, trois ou quatre vies, tout au plus. Ensuite, en tant que Maître, toute sa vie sera consacrée au service du Plan.

Naturellement, plus nous évoluons, plus nous avons de connaissances. Plus nous avons de connaissances, plus la responsabilité dans le service est importante, et plus l’opportunité de servir est grande. Les Maîtres peuvent servir parce qu’ils savent. Notre service est limité, non seulement à cause d’un manque de désir ou d’énergie, mais parce que nous n’avons pas assez de connaissances : nous servons d’une manière limitée parce que notre conscience est limitée. Plus nous sommes conscients, ou plus notre niveau de conscience est élevé, plus les fils de conscience émanant de nous vers le monde extérieur sont nombreux, plus grande sera notre conscience de la nature de la réalité. Tous ces fils constituent l’antahkarana, qui n’est pas seulement une colonne de lumière, mais une multitude de fils de conscience reliant l’individu à toutes les sphères de son environnement. Ces fils de conscience se multiplient sans fin jusqu’à mener, chez le Maître, à l’omniscience : rien ne peut se produire, où que ce soit, sans que le Maître en soit conscient. Ainsi, nous révélons le mental de Dieu, nous devenons des instruments dans l’accomplissement du Plan contenu dans la pensée de Dieu. C’est là le fondement même de l’initiation.

Lorsque, par la construction de l’antahkarana, vous savez consciemment comment relier les différents niveaux d’expression – la Monade avec l’âme, l’âme avec le plan physique (de haut en bas) – lorsque vous connaissez cette science parce que vous l’avez pratiquée, de manière consciente, lorsque vous êtes devenu un Maître, vous pouvez alors utiliser cette science pour créer le mayavirupa, ou corps autocréé.

Le mayavirupa est l’inverse du processus de l’antahkarana. Il résulte de la capacité de créer un corps grâce à la connaissance que l’on a des liens avec la forme. Le Dieu réalisé qu’est un Maître fait dans son être l’expérience de Dieu incarné dans ce corps physique. Pour nous, le corps physique est l’aspect le plus proche, le plus important, tandis que pour le Maître il n’est qu’un aspect transitoire du Tout. A partir de son état de Dieu réalisé, le Maître peut refaire le parcours en sens inverse, emprunter la voie descendante du pont, de l’antahkarana ; il peut répéter le processus, et donc fusionner de la matière des plans mental, astral-émotionnel et physique éthérique, et y précipiter sa conscience. Tel est le secret sous-jacent à la création du mayavirupa.

La nouvelle religion mondiale, lorsqu’elle aura pris forme, sera vraiment la construction de l’antahkarana « racial ». Maitreya a déclaré qu’il n’est pas venu créer une nouvelle religion, ni susciter des adeptes, et ainsi de suite. C’est vrai. Il y aura néanmoins ce que nous nommerons, faute d’un meilleur terme, une nouvelle « religion » mondiale, mais il s’agira en fait de la science de l’antahkarana, thème de cette conférence.

Pour la race humaine, la nouvelle religion mondiale représentera une approche consciente du Créateur, de ce qui se tient derrière la création – et qui, bien sûr, est aussi nous-mêmes, la partie essentielle de nous-mêmes qu’est la Monade. Cela se fera par la création de l’antahkarana racial, de l’antahkarana de groupe. L’expérience du travail de groupe des aspirants et des disciples constitue la phase préparatoire de ce grand regroupement racial, de la création de l’antahkarana « mondial ». Finalement, l’antahkarana ne relie pas seulement les peuples, mais également les planètes et les systèmes solaires. Telle est la nature essentielle de l’Etre à travers tout le cosmos : tout ce qui est en haut se reflète dans un véhicule inférieur. Cette manifestation triple se retrouve dans tout le cosmos.

A notre niveau humain, nous en faisons l’expérience de façon consciente car, en tant qu’âmes, nous sommes les « Fils du Mental ». La manifestation de l’âme, de l’aspect conscience, produit l’éveil qui permet la construction de l’antahkarana racial. En tant qu’Etre, en tant qu’espèce, en tant que grand groupe unique formé de tous les peuples, de toutes les religions, de tous les types et niveaux d’évolution, nous instaurerons finalement une approche consciente de la Divinité, en particulier lors des trois fêtes spirituelles d’avril, mai et juin, ainsi que lors des neuf autres pleines lunes. Cela constituera la « nouvelle religion mondiale » – ou la technique de la nouvelle religion mondiale – dans laquelle l’invocation remplacera le processus actuel de culte. Il apparaît déjà qu’il s’agira d’une religion éminemment scientifique : il deviendra très difficile de faire la distinction entre ce que nous appelons science, religion, et éducation.

Cela deviendra également la nouvelle éducation du nouvel âge. Les enfants seront formés à la construction de l’antahkarana. La science de l’antahkarana sera enseignée – dans la mesure où elle peut l’être, car il s’agit avant tout de quelque chose dont on doit faire l’expérience – à ceux qui seront prêts à recevoir cet enseignement. Bien entendu, cela ne concernera pas tous les enfants ; mais pour les aspirants les plus avancés, pour ceux qui se préparent à l’initiation, cela deviendra la norme. Aucune initiation n’est possible sans la construction de l’antahkarana. C’est même justement la création de l’antahkarana, du lien entre l’homme inférieur et l’âme, qui rend l’initiation possible. Le moment venu, le lien entre l’homme inférieur intégré et l’âme rend à son tour possibles les initiations supérieures – à l’occasion desquelles l’union est réalisée avec la Triade spirituelle et, par l’entremise de celle-ci, avec la Monade. Le processus est alors complet ; l’homme Divin, le Dieu réalisé, ou l’homme qui a réalisé le Soi, a atteint son but : il est maintenant un Maître.

L’antahkarana n’est pas seulement le pont entre les différentes parties de notre être, il est aussi le pont entre les mondes : planétaires, systémiques et galactiques.

La clé de la formation du mayavirupa réside dans la juste compréhension de la création de l’antahkarana. Il est important de se rappeler qu’à mesure que ces ponts se construisent, le phénomène de vitalisation se poursuit. Il ne s’agit pas simplement de construire un pont, c’est par ce pont que le stimulus provenant des niveaux supérieurs est transmis.

Les trois sciences

Trois sciences principales domineront le nouvel âge : la science de l’antahkarana, la science de la méditation, et la science du service. La science du service utilise la créativité acquise par la construction de l’antahkarana, et la science de la méditation constitue, bien sûr, la phase préliminaire et essentielle conduisant à la création de l’antahkarana, par l’utilisation de la science de ce dernier. La science de l’antahkarana est donc très vaste, et englobe celle de la méditation et du service.

L’agent vitalisant est principalement l’âme. L’âme ouvre, au niveau de la personnalité, les pétales de Connaissance dans le chakra coronal et les dynamise ; cela stimule le processus de pensée et galvanise l’homme ou la femme dans la poursuite de la création du pont, ou antahkarana, entre la personnalité et l’âme. L’unification avec l’âme se réalise progressivement et, une fois le processus suffisamment avancé, l’initiation conduit à l’ouverture des pétales d’Amour. Enfin, lorsque l’homme ou la femme approche de la troisième initiation et que celle-ci est reçue, se produit finalement l’ouverture des trois pétales intérieurs qui renferment le « joyau », « le joyau dans le cœur du lotus », qui est l’aspect Volonté.

La Monade se reflète donc de plus en plus dans l’homme ou la femme sur le plan physique, dominant de ce fait la vie de cet individu. Dans ce processus, ce qui n’était qu’une aspiration émotionnelle se transforme alors progressivement en Volonté monadique : le dessein de la vie est connu. Cela conduit à des vies de grande valeur sur le plan physique, il n’y a pas de temps perdu, l’individu connaît le but de sa vie et le poursuit sans perdre de temps en pensées ou actions incorrectes et sans retards, comme cela se produit à des niveaux inférieurs. Il découvre la valeur, l’usage et les buts de l’imagination créatrice. C’est finalement tout ce qui lui reste d’une vie astrale intensément active vécue pendant un si grand nombre d’existences. Le corps astral devient un mécanisme de transformation, où le désir est converti en aspiration, et l’aspiration en faculté intuitive croissante et expressive.

La faculté intuitive émerge lorsqu’un véritable contact avec l’âme est établi, lorsque le pont entre la personnalité et l’âme atteint une constance et une intensité telles que ce qui n’était qu’une simple aspiration émotionnelle se transforme en un lien direct avec l’aspect supérieur dont l’âme est la réflexion, l’aspect bouddhique de la Triade spirituelle. Notre corps astral-émotionnel, du point de vue du dessein de l’évolution, est censé être – et c’est ce qu’il deviendra – un simple véhicule paisible réfléchissant Buddhi. Buddhi est l’intuition véritable. En essence, c’est la conscience de groupe. L’intuition est une façon de désigner la conscience de groupe. C’est l’aspect bouddhique, l’aspect Amour-Sagesse de la Triade spirituelle. Buddhi se reflète finalement directement, en tant qu’intuition, par l’entremise du mécanisme astral : nous savons, parce que nous savons, parce que nous savons. Il n’est pas besoin de réfléchir : la réponse directe, spontanée, intuitive vient de Buddhi, et est transmise par l’intermédiaire de la nature astrale purifiée. C’est à cela que l’antahkarana permet inévitablement d’aboutir.

Il y a un lien entre la science de l’antahkarana et la méditation de transmission. La méditation de transmission est une fusion de deux yogas : le karma yoga – le yoga du service – et le laya yoga – le yoga des chakras, des énergies. Pour l’essentiel, l’antahkarana concerne essentiellement les centres d’énergie, les chakras, car c’est par la manipulation scientifique de l’énergie dans les chakras, par la stimulation correcte de ces chakras, que l’antahkarana est construit. On peut dire que la science de l’antahkarana est la science des chakras. Les sciences de l’avenir – de l’antahkarana, de la méditation et du service – sont liées. L’une conduit à l’autre : la méditation correcte conduit à la construction de l’antahkarana ; la construction correcte de l’antahkarana conduit à une vie de service – un service correct, guidé par le dessein de l’âme. La connaissance et la créativité de l’âme sont consciemment mises à la disposition de l’individu qui construit scientifiquement l’antahkarana. Puisque la méditation de transmission est la fusion du Karma yoga et du Laya yoga, l’activité réelle des Maîtres, dans les groupes de transmission à travers le monde consiste à créer un antahkarana de groupe. Ils le font pour nous. La durée moyenne de véritable alignement, et donc de réelle transmission, est d’environ trois minutes et demie à quatre minutes par heure. C’est seulement parce que la méditation de transmission est si puissante, si scientifique, que ces trois minutes et demie valent la peine d’être faites. En raison de l’extraordinaire puissance, de la nature purement scientifique de la méditation de transmission, ces trois à quatre minutes ont une valeur extraordinaire pour le monde et pour ceux qui la pratiquent. On nous construit petit à petit notre antahkarana – c’est un cadeau qui nous est fait. Les Maîtres se mettent à notre service, nous nourrissent à la petite cuillère. L’antahkarana se construit à une vitesse extraordinaire ; à une vitesse telle que si une personne se trouve à un niveau d’évolution d’environ 1,5 – entre la première et la deuxième initiation – qu’elle est dans un état de santé raisonnable et relativement jeune, elle peut fort bien prendre la deuxième initiation dans la même vie : non par ses efforts particuliers dans la construction de l’antahkarana ou au service du monde, mais simplement parce qu’elle transmet assez souvent en maintenant son attention au centre ajna, pour permettre aux Maîtres de l’aider à créer ce canal de lumière entre les différents aspects de son être.

Telle est la chose extraordinaire qui se produit dans les groupes de transmission, et c’est l’une des principales raisons des progrès extraordinaires accomplis par les membres de ces groupes. Ceux qui transmettent depuis environ une dizaine d’années ont évolué beaucoup plus rapidement qu’ils ne l’auraient fait autrement. Il est possible qu’ils ne s’en rendent pas compte, mais les Maîtres, eux, le savent ; ils mesurent et enregistrent, et ils savent qui est prêt, dans cette incarnation-ci, à recevoir la deuxième initiation (la plupart de ceux qui font de la méditation de transmission ayant déjà reçu la première.) Cela n’est possible qu’à cause des besoins de l’époque, qui offre parallèlement à l’aspirant et au disciple une opportunité de servir par la méditation de transmission. On n’insistera jamais assez sur la valeur de ce service.

Ce qui se construit par ce fil, par ce canal entre les différents aspects de l’être, c’est le Sentier du Retour à la Source, la Monade. Nous sommes la Monade, qui se reflète par l’intermédiaire de l’âme en tant que personnalité incarnée. Nous sommes sur le Sentier du Retour, rachetant la matière de nos différents corps, physique, astral et mental. Cette matière rachetée, spiritualisée, produira, dans le prochain système solaire, une matière d’un taux vibratoire supérieur. Ainsi se poursuit l’évolution du corps du Logos planétaire. Nous sommes tous impliqués dans ce processus : nous l’accomplissons pour nous-mêmes, pour la planète et pour le système solaire. C’est pour cela que nous sommes ici. A mesure que nous croissons et évoluons, nous approfondissons notre conscience de cette réalité.

Le Macrocosme – dont nous commençons à percevoir intuitivement la nature, à faire l’expérience par notre conscience de plus en plus éveillée – nous confirme que telle est bien la réalité, et nous perdons progressivement le sentiment d’être un soi séparé. Il est dit : « Perdez-vous dans le service. » Le processus qui nous permet d’y parvenir est la construction du pont. Le résultat en est la créativité du service : la créativité est service, le service est créativité. C’est la nature de l’âme incarnée dans les trois mondes que de s’exprimer dans une forme de service créatif ; ce faisant, nous perdons le sens du moi séparé, nous approfondissons notre expérience du Macrocosme, et réalisons que ce dernier et nous-mêmes ne sommes qu’un. Telle est l’expérience progressive de l’homme ou de la femme qui construit le Pont, qui crée cette unité avec l’âme. Puis, dans une vie particulière, l’âme devient une réalité. Nous savons, au-delà de toute controverse, de tout démenti, que nous sommes l’âme.

Il ne s’agit pas seulement d’une idée théorique ou intellectuelle, nous savons cela parce que ça fait partie intégrante de notre être, et, avec le temps, nous nous rendons compte que l’âme elle-même est une lumière dans une lumière plus grande encore, un feu dans un feu plus vaste encore. Ce feu est conscience – telle est la nature de l’âme, et la personne qui entre en contact avec son âme comprend finalement que l’âme est un feu à l’intérieur d’un feu plus grand, dévorant, qui est la Divinité même. La Bible dit : « Dieu est un feu dévorant. » Telle est la réalité.

L’âme est un feu, un grand vortex de forces ignées qui se reflètent sur les plans inférieurs en tant qu’homme ou femme en incarnation. Voilà ce que nous sommes : un reflet de ces forces ignées, et le pont que nous construisons – l’antahkarana – qui nous ramène à l’âme et finalement à la Monade est le sentier par lequel ces forces nous deviennent accessibles. Elles stimulent le mental, l’intuition et la volonté créatrice, et notre vie d’initiés – d’initiés connaissants – commence alors.

(Voir la suite de cet article dans le numéro 74 d’octobre 1994)

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Une icône se métamorphose en Russie [sommaire]

Moscou — Dans une église du Grand Nord, en Russie, une transformation « miraculeuse » a été observée sur une icône dont la couleur foncée et défraîchie a retrouvé sa brillance et ains, des pêcheurs, des voyageurs et des mineurs.

Selon l’agence de Presse ITAR-Tass, les paroissiens de l’église de la Mère de Dieu, dans la ville minière de Kirovsk, ont expliqué que cette métamorphose s’est produite sur l’espace de plusieurs jours.
« Ses couleurs assombries, ayant perdu leur éclat, ont commencé à se raviver, et en l’espace de quelques jours, la vieille icône est devenue pratiquement méconnaissable », a déclaré Vladimir Kisenko, chef du département local pour les affaires religieuses. « L’icône paraît toute neuve, comme si elle venait d’être peinte. »
Kirovsk se trouve à environ 80 kilomètres au-dessus du cercle polaire arctique, à proximité du port de Mourmansk.
Le communiqué n’indique pas l’ancienneté de l’icône.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agit là de l'une des merveilles que Maitreya crée actuellement dans le monde entier.

Source : Associated Press et ITAR Tass

Une source aux vertus curatives en Russie [sommaire]

Lors de travaux de restauration, une source miraculeuse aux vertus curatives a été découverte dans l’une des 1 300 églises russes. Dans le diocèse de Kostroma, à 300 km de Moscou, cette « eau sainte » est mise en bouteilles et vendue, à bas prix, pour aider à financer la restauration des édifices endommagés.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette source s'est vue conférée des vertus curatives par le Maître qui fut la mère de Jésus.

Source : Euronews

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Une proposition pour taxer les marchés financiers [sommaire]

Au cours d’une consultation publique se tenant à New Delhi, un jury international d’experts a conclu que les marchés internationaux pourraient contribuer à améliorer la situation des pauvres du monde entier. La Commission indépendante pour la population et la qualité de la vie a recommandé une taxe d’environ 0,1 % sur les transactions des marchés financiers internationaux. « Une taxe minime de 0,1 %, ou même moins, sur un chiffre d’affaires journalier estimé à un trillion de dollars pourrait apporter de l’argent aux vrais pauvres du monde et contribuer à réguler la spéculation mondiale », affirme la présidente de la commission, Maria de Lourdes Pintasilgo, ancien premier ministre du Portugal.

La commission a été créée pour sensibiliser les dirigeants politiques aux problèmes de la croissance démographique galopante et pour influencer les décisions afin de favoriser des domaines tels que l’éducation et les droits de l’homme. Un rapport final sera publié l’an prochain pour consolider les réponses obtenues au cours de plusieurs consultations publiques tenues au niveau mondial.

Source : IPS

La « déesse des prisons indiennes » [sommaire]

En l’espace d’un an, la prison centrale indienne de Tahir a été transformée. Autrefois l’une des plus dures prisons du pays, elle était dirigée par des gardiens corrompus maîtrisant difficilement la montée du trafic de la drogue, des guerres de clans, de la violence et de la cruauté.

Maintenant, des milliers de personnes se rassemblent chaque matin dans la cour pour prier et méditer, avant de se rendre à l’école. Les bâtiment brillent de propreté, les cuisines resplendissent et, bien que la prison soit toujours désespérément surpeuplée, des volontaires assurent de manière constante une série d’activités telles que la formation professionnelle, des ateliers de méditation, la possibilité de recevoir des conseils et de faire du sport. Des prisonniers et des volontaires organisent régulièrement des programmes musicaux et donnent des conférences à caractère spirituel et religieux. Et la prison est maintenant virtuellement débarrassée de la drogue.

Ces changements sont l’œuvre de Kiran Bedi, que l’on appelle aussi maintenant la « déesse des prisons ». La situation à son arrivée à la tête de cet établissement était accablante. L’endroit était submergé de problèmes majeurs de toutes sortes. La prison était totalement surpeuplée (construite en 1956 pour 2 500 places, 8 000 personnes y vivent actuellement) et les prisonniers n’avaient rien d’autre à faire que de semer le trouble. Pour couronner le tout, 1 000 prisonniers seulement sont réellement des détenus. Les autres attendent d’être jugés, étant donné la lenteur d’un système judiciaire particulièrement encombré et inefficace.

« Le premier jour, j’ai eu l’impression que l’Himalaya m’était tombé sur la tête. Mes jambes se dérobaient sous moi. Je me suis demandé si j’allais faire partie de ce système pourri, ou si j’allais le changer », a déclaré Kiran Bedi. Elle rassembla immédiatement 400 hommes et leur chanta alors une prière ; leur demandant de la répéter après elle. Aujourd’hui, cette prière est devenue l’hymne de la prison et les prisonniers la chantent quotidiennement.

Ensuite elle commença des cours de yoga et de méditation. Puis, elle isola les chefs de gangs et évinça le personnel corrompu de la prison. D’autres cours et activités apparurent rapidement, prenant de l’ampleur lorsque des bénévoles furent autorisés à pénétrer dans la prison pour la première fois depuis 35 ans.

Kiran Bedi est réellement concernée par le sort des prisonniers. « Je me considère vraiment comme une mère pour eux, affirme-t-elle, parfois, je les réprimande, parfois je les complimente et les encourage. » Quand on lui demande comment ces changements stupéfiants ont été possibles, elle répond simplement : « Nous avons cessé d’être paresseux ».

Source : Associated Press

Un délinquant repenti obtient son diplôme [sommaire]

Joe Thomas débuta sa carrière criminelle à l’âge de 14 ans, en agressant une vieille dame pour lui dérober son porte-monnaie, la jetant à terre et lui brisant son appareil dentaire. A l’âge de 18 ans, il avait déjà été arrêté et envoyé en maison de correction à 13 reprises.

Maintenant âgé de 26 ans, Joe Thomas vient d’être récemment diplômé du collège Morris Brown d’Atlanta et va commencer une carrière d’éducateur.

Quelque chose de très important est arrivé au cours de son dernier passage en maison de correction: chaque jour, il a reçu régulièrement la visite de Jack Jaqua, l’un des fondateurs du Omega Boys Club. Reconnue sur le plan national, cette organisation à but non lucratif travaille avec des noirs américains âgés de 11 à 25 ans, essayant de les détourner de la drogue et de la violence, leur donnant des compétences scolaires et promettant une éducation universitaire à ceux qui remplissent les critères.

Parallèlement, les membres de cette organisation apprennent le respect d’eux-mêmes et une certaine forme de fierté.

Le Omega Boys Club fut fondé en 1987 et regroupe maintenant environ 140 étudiants répartis dans plus de 30 collèges et universités. Ce mois-ci, neuf membres de l’Omega vont terminer avec succès leurs études supérieures. Comme Joe Thomas est optimiste en ce qui concerne l’avenir, il est clair qu’il est ici pour aider les autres à échapper au destin dont il a pratiquement été lui-même la victime. « S’il est possible pour moi d’aider quelqu’un, déclare-t-il, qu’il en soit ainsi ».

Source : San Francisco Examiner, E.-U.

Les Etats-Unis accroissent leurs efforts pour mettre fin au problème des sans-logis [sommaire]

Henri Cisneros, secrétaire américain au logement et au développement urbain (Housing and Urbain Development) (HUD) a déclaré que l’administration Clinton s’est engagée à réduire d’un tiers le nombre des sans-logis avant la fin de son premier mandat.

Selon un rapport approfondi du HUD, il y a chaque nuit 600 000 sans-abri aux Etats-Unis et 7 millions de personnes ont été à un certain moment sans domicile entre 1985 et 1990.

Le nouveau plan du gouvernement donne davantage de pouvoir aux administrations locales pour créer des programmes d’hébergements d’urgence, mettre un terme aux abus, et traiter les problèmes liés aux maladies mentales et les autres difficultés liées au manque de logement. Le but de ce plan est de doubler les dépenses fédérales, afin de financer ces programmes et d’atteindre finalement un budget de 1,7 milliards de dollars, en 1995.

Dans le passé, l’argent fédéral a été donné à des associations à buts non lucratif, dans l’espoir qu’elles procureraient des refuges et divers services aux sans-logis. L’administration Clinton affirme que cette méthode a pour conséquence des efforts fragmentaires et non coordonnés, dont les résultats sont médiocres. Des actions d’envergure, entreprises conjointement par les administrations locales et les fonctionnaires fédéraux, vont augmenter de façon significative les fonds en faveur de foyers d’hébergement d’urgence, de centres d’accueil et de réinsertion et de logements définitifs à loyer modéré.

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Que la paix l’emporte sur la Terre [sommaire]

Interview de Hiroo Saionji par Andrea Bistrish et Andreas de Bruin,

La World Peace Prayer Society (WPPS) a été fondée en 1955, au Japon, par Masahisa Goi. En 1986, l’année internationale de la paix, la WPPS a étendu ses activités à l’étranger. Cela fait trois décennies que cette association se charge de répandre le message suivant : « Que la paix l’emporte sur la Terre ». Andrea Bistrich et Andreas de Bruin ont interrogé Hiroo Saionji, le président de la WPPS, pour Partage international. 

Partage international :Quels sont les principes sous-jacents de la WPPS ? Quel est l’objectif principal de votre travail ?
Hiroo Saionji : Le principal objectif de la WPPS est d’instaurer la paix sur Terre en essayant de répandre le message : Que la paix l’emporte sur la Terre dans toutes les langues, comme un slogan universel, une prière œcuménique. Ces mots transcendent les barrières des races, des religions et des croyances et favorisent une conscience mondiale et une unification des cœurs des hommes. Il existe de nombreuses façons de parvenir à la paix sur le plan physique, mais la paix doit s’instaurer dans les cœurs et les esprits des hommes. Notre mouvement est un mouvement spirituel pour la paix, non un mouvement politique, religieux ou matérialiste.

PI. M. Goi est le fondateur de la WPPS : pouvez-vous nous décrire de quelle façon l’organisation a débuté et comment il en est venu à formuler ces mots particuliers : « Que la paix l’emporte sur la Terre » ?
HS. Oui, la WPPS a été fondée en 1955 par Masahisa Goi. Lorsque M. Goi a vu l’état du monde après la deuxième guerre mondiale, notamment après les bombes atomiques tombées sur Hiroshima et Nagasaki, il a réfléchi à l’importance d’établir la paix sur la Terre, mais il s’est rendu compte qu’il existait de nombreux mouvements différents, chacun avec son idéologie particulière. Il a donc eu l’idée de créer un mouvement neutre et pur pour la paix, grâce à la prière, afin de réaliser un état d’harmonie mondiale. M. Goi a découvert l’universalité du message : Que la paix l’emporte sur la Terre. Il a introduit la prière parce qu’il pensait que plus il y aurait de personnes sensibles à cette prière, plus il y aurait de personnes qui commenceraient à vivre et à agir dans l’esprit de ce message, plus une formidable transformation aurait la chance de se produire, dans nos vies personnelles aussi bien que dans le monde.

Agir par la prière sur les vibrations universelles

PI. Comment ce message de paix peut-il s’appliquer concrètement ?
HS. M. Goi a expliqué que le monde est complètement relié par des vibrations spirituelles qui sont invisibles aux hommes. Les mots, les pensées et les actions dégagent une énergie et des vibrations qui influencent les hommes, les animaux, les plantes, toute chose sur Terre. Actuellement, il existe énormément de vibrations négatives, mais grâce à la prière, nous essayons de les neutraliser, en accroissant les vibrations positives. C’est le point le plus important et c’est pourquoi nous insistons sur cette prière. Nous devons commencer à nous soucier de ce qui arrive vraiment à l’humanité. Notre mouvement cherche à aider les hommes de toutes les nations à prendre conscience de leur unité.

PI. Comment voyez-vous ces idées progresser dans le monde actuel ? Voyez-vous des signes significatifs de changements se produire ?
HS. Oui, quelquefois je le vois nettement et je sens que la prière fait son effet et change le monde. Cependant, même si nous ne voyons pas de changement à court terme, je crois à l’importance des changements spirituels qui finiront par opérer des changements concrets.

PI. Comment la WPPS a-t-elle développé ses activités à l’étranger depuis 1986 ?
HS. Après la mort de M. Goi, notre mouvement a dépassé nos frontières et a pris rapidement de l’extension. De nombreux pays ont répondu à notre message. En ce moment, nous avons beaucoup de volontaires qui se joignent à nos activités. Notre association en elle-même n’a pas besoin d’être trop importante. Nous entretenons seulement un centre d’information, à partir duquel nous invitons chaque groupe local à organiser leurs propres activités de promotion de la paix, sur les bases de notre message philosophique.

100 000 piliers de prières pour la paix

PI. Pouvez-vous nous parler du Peace Prayer Pole Project (le projet des piliers de la prière pour la Paix) ? Quel est le but de ces piliers ?
HS. Les piliers de la prière pour la paix dans le monde servent de supports visuels pour répandre le message. Ils jouent le rôle d’une prière silencieuse et rassemblent les individus. Depuis le début du projet, en 1976, nous avons érigé plus de 100 000 piliers à travers le monde.

PI. Vous célébrez aussi une cérémonie de la prière pour la paix dans le monde. Pouvez-vous nous décrire comment se déroule cette cérémonie ?
HS. La cérémonie pour la paix dans le monde, en tant que célébration mondiale de l’unité de l’humanité, est célébrée par des gens de tous les pays. Lors de cette cérémonie, une prière est récitée pour chaque pays, par ordre alphabétique, afin que la paix et la joie s’instaurent dans toutes les nations du monde : Que la paix l’emporte sur la Terre ! Je prie pour le bonheur du peuple de… Que la paix s’instaure en… Un drapeau national de chaque pays est présenté, comme symbole spirituel par lequel les souhaits d’amour pour toute vie sur Terre sont exprimés, à l’intention de chaque région et de chaque nation. Jusqu’à présent, nous avons célébré cette cérémonie dans plus de 60 pays. Elle peut avoir lieu partout où des individus ont la possibilité de se réunir et de prier pour la paix.

PI. Quel rôle les enfants jouent-ils dans ce mouvement ?
HS. Les enfants ont une grande importance, car ce sont eux qui demain montreront le chemin et prendront soin de la Terre. Si les enfants ont un esprit pacifique, dès leur plus jeune âge, il est certain que le monde sera plus heureux et plus paisible. L’éducation spirituelle est aussi importante qu’une formation académique. Nous venons récemment de lancer un projet pour les enfants, qui a pour nom « Peace Pals project » (le projet de la paix pour les copains) ; nous publions un guide d’activités de paix pour les enfants et le distribuons dans les écoles, les hôpitaux et les institutions pour enfants handicapés.

Le mouvement de M. Goi a le statut d’ONG

PI. En 1990, la WPPS a reçu le statut d’organisation non gouvernementale (ONG), dans le cadre des Nations unies (ONU). Quels sont vos liens avec l’ONU ?
HS. L’ONU souhaite également la paix, mais par la diplomatie, autre façon plus concrète d’y parvenir. Nous, nous travaillons sur un autre plan, celui du spirituel.

PI. Pouvez-vous faire une distinction entre la spiritualité et la politique ? Le monde politique ne devrait-il pas être aussi spirituel ?
HS. Oui, bien sûr, mais nous ne pouvons pas en juger pour le moment. Dans la philosophie de M. Goi, tous les événements regrettables ont été engendrés par des pensées négatives. Il pensait qu’en empêchant le développement de nouvelles pensées négatives, les maux de l’humanité cesseraient.

PI. Faites-vous quelque chose de particulier, avez-vous une stratégie, par exemple quand un pays est en guerre ?
HS. Nous essayons d’être neutre politiquement ou dans tout autre domaine idéologique. Cependant, lors de la guerre entre l’Iran et l’Irak, la situation était si critique que nos membres ont lancé une campagne de messages pour la paix. Nous avons écrit et envoyé des milliers de prières aux ambassadeurs de ces deux pays.

Pour de plus amples renseignements, écrire à : The World Peace Prayer Society, 800 Third Avenue, 37 th fl. New York, NY 10022, USA.,ou au siège européen : The World Peace Prayer Society, Knöbelstrasse 4a, 80538 München, Allemagne.

Un appel au réveil de la religion [sommaire]

Interview de Gerald Barney par Monte Leach,

Gerald Barney est fondateur et directeur du Millennium Institute, organisation à but non lucratif visant à promouvoir une pensée planétaire intégrée à long terme. Au cours de la dernière décennie, l’institut a aidé plus de 40 pays en voie de développement et industrialisés à préparer des études stratégiques sur leurs possibilités pour un développement durable.
Auparavant, G. Barney avait orienté le « Global 2 000 » du président Carter vers la recherche de perspectives d’avenir pour le monde en matière d’économie, de démocratie, de ressources et d’environnement. Sous le titre : Global 2 000 réactualisé : que devons-nous faire ? G. Barney a préparé une mise à jour de ce rapport, pour le Parlement des religions mondiales, qui s’est réuni à Chicago l’an dernier. Dans ce nouveau rapport, il esquisse les problèmes cruciaux du XXIsiècle et les expose d’une manière convenant aux dirigeants spirituels mondiaux.

Partage International : Pour quelles raisons Global 2 000 réactualisé a-t-il été présenté au Parlement des religions mondiales ? Peut-être pourriez-vous expliquer pourquoi vous estimiez qu’un tel document était nécessaire ?
Gerald Barney : Une décision a été prise au début du processus d’organisation du Parlement, pour essayer d’en faire un événement pouvant avoir encore une signification dans cent ans, et comparable au parlement qui s’était réuni il y a un siècle et qui est toujours présent aujourd’hui dans les mémoires. Le premier parlement fut, pour les différentes croyances religieuses, une façon de se rassembler en Occident, et pour les gens de commencer à s’instruire à leur sujet. Ce fut, plus précisément et à bien des égards, une sorte d’« événement médiatique ».
Les personnes chargées de l’organisation du Parlement de 1993 pensèrent que pour que cet événement reste dans les mémoires durant cent ans, il devait être une occasion de débattre des problèmes cruciaux de l’avenir. Les différentes croyances religieuses furent invitées à partager la sagesse de leurs traditions sur ces problèmes cruciaux, en vue de répondre à la question : « Que devrions-nous faire ? »
J’ai depuis longtemps l’impression que les Etats-nations, les institutions internationales telles que les Nations unies et la Banque mondiale, ainsi que les entreprises, fonctionnent d’après le vieux rêve que nous pouvons prendre à la Terre tout ce dont nous avons besoin, voulons et désirons et cela sans aucune limite.
Mais nous ne pouvons plus compter sur ce vieux rêve. Notre seule possibilité est de nous forger un nouveau rêve découlant d’un réveil possible des traditions religieuses et du rôle vital qu’elles peuvent et doivent jouer, en nous donnant le sens d’un but. Elles doivent traiter des questions ultimes de notre temps: qui nous sommes, quel est notre but sur cette Terre et où nous allons. Si nous comprenons bien cela, nous redresserons les Etats, les entreprises, l’ONU et la Banque mondiale, et nous pourrons continuer. Mais tant que nous n’aurons pas bien saisi ce nouveau rêve, nous serons en difficulté parce que le rêve dirige tout. C’est le sentiment de notre identité, de notre destinée, notre relation avec la Terre et avec autrui. C’est ce rêve, à sa racine, qui nous a fait défaut.

PI. Vous avez déclaré que les traditions religieuses doivent se réveiller.
GB. La religion est plongée dans un profond sommeil. Je me focalise sur la religion car elle est la clé. Dans les congrégations où je me trouve engagé, on pense vraiment avoir tout accompli lorsqu’on commence un programme de recyclage.
Le recyclage n’est pas la solution, c’est un dérivatif superficiel qui ne s’attaque pas au mal qui est infiniment plus profond. Les gens n’ont pas conscience de l’ampleur du problème. Ce qui nous a fait si cruellement défaut, c’est le rêve guidant nos institutions. Le seul moyen de remédier à cela est de réveiller les religions. Il s’agit là d’un grand défi.

PI. Il a été demandé aux gens de penser en termes mondiaux et d’agir localement. En dehors du recyclage, que pourrait faire d’autre une congrégation religieuse typique ?
GB. Une des Eglises où je me trouve engagé a lancé une expérience éducative dominicale pour adultes. Plutôt que de faire venir quelqu’un pour parler du problème des sans-abri, puis quelqu’un d’autre pour parler des additifs alimentaires ou de tout autre sujet, chaque personne prend la parole à tour de rôle pour parler de la manière dont la foi influence sa vie quotidienne. Les membres du clergé ne sont pas admis à entrer dans la salle. Seuls les laïcs, assis ensemble, parlent l’un après l’autre. Assez rapidement, une foule de questions que chacun se pose sur sa propre foi surgissent. Les gens s’enrichissent beaucoup du fait qu’aucun prêtre n’est là pour dicter la «bonne réponse». Cela pousse les gens à l’action, ils entreprennent un programme de recyclage, partent en Afrique aider des chirurgiens ophtalmologistes, s’engagent dans un groupe écologique local pour faire du porte à porte, travaillent avec leurs aînés, quittent une grande maison pour une plus petite, arrêtent de pulvériser des pesticides et des engrais sur leur pelouse, etc. Selon le dicton: «Ma foi doit influencer ma manière de vivre», ils apportent leur contribution et changent leur mode de vie.

PI. Ce sont là des exemples dont vous avez entendu parler ?
GB. Ce sont des exemples que je connais, ceux d’amis personnels. Je pense suggérer une autre action, que n’importe qui pourrait entreprendre dans sa propre congrégation, et qui a été très importante pour moi. Nous appartenions à un groupe désireux de se rencontrer plus que seulement une heure par semaine pour discuter de ces sujets. Un groupe de cinq familles environ décida de se réunir une fois par mois pour dîner et discuter de questions que nous estimions importantes. Nous faisons cela depuis 15 ans. A présent nous formons un groupe de 20 familles qui nous connaissons bien. Nous sommes les uns pour les autres une extension de la famille. La plupart de nous peuvent être dispersés en divers lieux et ne pas avoir une grande famille. Nous avons créé notre propre famille élargie grâce à ce groupe de personnes se réunissant une fois par mois pour dîner et s’entretenir de ce qui est important, de manière à tenter d’obtenir que notre foi influence notre mode de vie.

PI. En quoi cela aide-t-il à améliorer le plus vaste problème mondial ?
GB. La seule manière de parvenir à aborder l’ensemble du problème mondial est de changer la façon dont près de six milliards d’individus pensent, vivent et agissent. Commençons par nous, nos amis, nos voisins, les membres de notre congrégation, non pas en leur disant ce qu’il faut penser, mais en commençant à parler ainsi : « Comment allez-vous vivre votre foi ? Comment allez-vous en rendre témoignage ?» Lorsqu’ils agissent ainsi, ils commencent à se tourner vers d’autres lectures, se mettent à réfléchir, agissent différemment, leur entente mutuelle est différente et ils vont de l’avant. La clé de tout cela est qu’il faut le vivre. Ensuite, que chacun s’aide réciproquement à l’expérimenter.

La nouvelle vision planétaire

PI. Vous avez déclaré que ce qui nous manquait était une vision planétaire. Avez-vous le sentiment de ce que pourrait être cette nouvelle vision planétaire, ou du moins certains de ses éléments ?
GB. Son principal élément doit être une sorte de soutien, de renforcement mutuels, d’affirmation mutuelle de la relation entre l’humanité et la Terre. Si nous n’établissons pas la paix avec la Terre, cela n’ira pas bien. Nous avons besoin d’une vision durable, juste et humaine. Voilà la clé.

PI. Une approche durable de la vie sur Terre en est un des éléments.
GB. Oui. Mais outre cela, nous les humains, nous devons aider la planète à nous maintenir en vie. Nous avons un rôle à jouer dans toute la communauté de vie. A présent, nous avons une éthique qui traite essentiellement du mode de relations entre les hommes. Nous devons développer une éthique, en fait encore inexistante à l’heure actuelle, concernant le lien entre chaque espèce. Quel est le rôle exact de chaque espèce au sein de la communauté de vie toute entière ? Nous allons finalement avoir besoin d’institutions dans lesquelles il y aura une sorte d’interaction entre les espèces. Nous, en tant qu’espèce particulière, ne pouvons pas assumer notre rôle, et purement et simplement considérer tout comme quelque chose dont nous sommes différents et séparés.
Toute forme de vie contenant une molécule d’ADN est un cousin à un certain point d’un passé extrêmement reculé. Nous traitons fort mal beaucoup de nos cousins. Ils ont essayé de supporter ces abus, mais il arrive un moment où il y a une limite à ne pas dépasser. Il ne suffit pas de dire : « N’est-il pas malheureux d’avoir traité ainsi certains de nos cousins ? » Il est de notre propre intérêt d’en prendre soin également. Il n’est plus possible qu’ils continuent à nous supporter ainsi, si nous ne les prenons pas plus en considération.

PI. Il semble clair que nous ne pouvons pas poursuivre le style de vie qui prédomine actuellement dans les pays industrialisés, et que nous devons vivre plus simplement. Est-ce là un des éléments d’un avenir durable ?
GB. Nous ne pouvons pas poursuivre la surconsommation dans les pays industrialisés. Les ressources et l’environnement ne le permettront pas. La planète ne le supportera pas. Mais en plus de cela, ce n’est pas bon pour nous. Notre santé en souffre, nous ne faisons pas assez d’exercice, nous mangeons trop de graisses et donnons un très mauvais exemple aux autres.
Dans certains cercles de développement, il commence à être question du développement reproductible, c’est-à-dire d’un modèle pouvant être suivi par tous. Cela n’est pas tout à fait au point et demande encore quelques améliorations. Qu’est-ce qui rend un modèle de développement reproductible ? Il doit être avant tout durable, juste et humain, puis on passe aux détails. La conservation de l’énergie en constitue la partie vraiment essentielle, de même que le soin apporté au sol et la création de conditions dans lesquelles les couples désirent moins d’enfants. Mais je ne possède pas tous les éléments.

PI. Comment pouvons-nous y parvenir ? J’ai le sentiment d’une autosatisfaction en Occident : nous avons ce dont nous avons besoin, aussi pourquoi jouer les trouble-fête. Que faudra-t-il faire pour changer cette attitude ?
GB. Je ne sais pas si nous devons insister sur l’autosatisfaction de l’Occident. Il n’y a pas nécessairement de l’autosatisfaction de par le monde, mais une mauvaise volonté à considérer notre situation avec réalisme. J’ai entendu une fois un indien d’Amérique parler à un auditoire, et à la fin l’assistance était très émue. Une femme en pleurs s’est levée et lui a demandé : « Que devrions-nous faire ? » Et il a répondu : « C’est à vous de le trouver. »
C’est également vrai dans cette situation. Il y a un nombre infini de choses à faire. Nous, qui avons une influence réciproque grâce à nos journaux, nos revues, nos Partage International, nos télévisions, nous formons tous la conscience collective de la planète. En tant que conscience de la Terre nous nous comportons de manière très immature et destructrice. Ce petit nœud dans la conscience de la planète a certaines choses à apprendre. Nous devons tous le faire. Nous devons nous efforcer de faire de la place dans notre esprit pour apprendre auprès des autres. Nous devons résoudre la façon dont cette Terre entière doit s’engager dans un comportement moins adolescent et immature, et entrer dans une période de plus grande responsabilité et de plus grande réflexion sur la façon dont nous pouvons tous vivre à l’avenir, selon un mode plus durable, plus juste et plus humain.

PI. Je pense aussi qu’une vision est nécessaire pour nous pousser en avant, mais je me demande si une vision émanant de dirigeants spirituels serait suffisante pour faire bouger la Banque mondiale, les gouvernements…
GB. Absolument. Il n’y a aucun doute à ce sujet.

PI. Si les dirigeants religieux se réunissaient et créaient une charte de la Terre, une éthique mondiale ou quelque déclaration de principes en disant : « Voilà ce que nous devrions faire. » La Banque mondiale et les gouvernements ne répliqueraient-ils pas : « C’est très bien », tout en continuant comme auparavant. Je me demande si cela contribuerait à changer les cœurs et les mentalités de ceux qui ont le pouvoir.
GB. La vision dont je parle n’est pas une charte de la Terre ou une éthique mondiale. C’est une nouvelle réflexion sur la vision qui provient de chacun et de chaque foi traditionnelle. Je ne plaisantais pas précisément lorsque j’ai mis les croyances traditionnelles au défi de se demander si elles étaient durables. J’ai la ferme conviction que le christianisme, tel qu’il est communément pratiqué et institutionnalisé à l’heure actuelle n’est pas viable. C’est là ma foi personnelle. Mais je dois dire que d’après ce que je sais de nombreuses autres religions, je ne pense pas qu’elles soient plus viables. Les mythes de l’origine, ceux de la destiné, le concept de fécondité, non pas seulement pour le Terre, mais aussi pour tous les êtres humains — ces mythes sont en fait des éléments du rêve de ce que nous sommes et où nous allons — ont besoin d’être sérieusement réexaminés.
La religion est un élément clé de notre problème. Il y a une grande suffisance dans les adages de pratiquement toutes les religions qui déclarent : « Nous avons les réponses, nous connaissons la vérité. » La vérité, telle que nous l’avons expérimentée collectivement jusqu’à présent, plonge notre planète dans des difficultés catastrophiques. La cause en est les images et les rêves qui découlent de la foi. Nous devons rebrousser chemin et nous poser de sérieuses questions au sujet de toutes les anciennes hypothèses et traditions incluses dans ces croyances. Il faut que science et religion se rapprochent comme elles ne l’ont encore jamais fait jusqu’à présent. Nous devons appeler au réveil de la religion. Nous devons sonner le réveil.

[Pour plus d’informations, veuillez contacter : The Millennium Institute, 1611 North Kent Street, Suite 204, Arlington, – 22209-2135, USA.]

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.

Un mur de haine s’écroule [sommaire]

Pour obtenir une vue d’ensemble, veuillez vous reporter aux numéros précédents. Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début juin à début août.

« Ils vivront comme frères et sœurs et les Palestiniens auront leur propre pays. » (Partage international mars 1991)

Avec la première rencontre officielle entre le roi Hussein de Jordanie et le premier ministre israélien Itzhak Rabin, un mur de suspicion et de haine vient de s’écrouler. Lors de la cérémonie protocolaire qui s’est déroulée à la Maison Blanche, les deux dirigeants ont signé la « Déclaration de Washington » qui met virtuellement fin à 46 années d’état de guerre entre les deux pays.

Cette rencontre est l’aboutissement des négociations officieuses menées par les belligérants dans le désert du Negev, et du geste symbolique de Shimon Peres, le ministre israélien des Affaires étrangères, qui a tenu à poser le pied sur la rive jordanienne de la mer Morte.

Les principales clauses de la Déclaration portent sur l’instauration de négociations accélérées en vue d’établir un traité de paix à part entière, sur la normalisation immédiate et progressive des relations diplomatiques, ainsi que sur la résolution de certains conflits, la coopération policière en matière de criminalité, la fin du boycott économique, et la mise en place de liaisons téléphoniques et de réseaux électroniques entre les deux pays. On espère que la Syrie, qui est désormais le dernier grand adversaire frontalier d’Israël, puisse s’inspirer de ces accords et rechercher un plan de paix.

Un général américain réclame l’élimination des armes nucléaires [sommaire]

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. Cette déclaration ne représente ni une idéologie, ni une opinion. La nouvelle technologie de la lumière rend caduc les besoins de défense actuels. » (Partage international juin 1989)

L’un des plus grands généraux de l’Armée de l’air américaine a déclaré que son pays devrait détruire l’intégralité de son armement nucléaire, et donner ainsi au monde les gages d’une « grande moralité ». Le général Charles Horner a affirmé que les Etats-Unis perdraient peu de leur puissance militaire en éliminant leurs armes nucléaires, car celles-ci sont « obsolètes ». Chef du Haut Commandement des unités de l’air américaines, C. Horner, a précisé que cette suppression serait subordonnée à un engagement similaire des autres puissances nucléaires, dont la Russie. « Je suis pour l’option zéro, a-t-il déclaré, et je vais vous expliquer pourquoi : si les Russes et nous mêmes éliminions totalement notre arsenal nucléaire respectif, cela entraînerait des conséquences bénéfiques énormes sur notre capacité à affronter les nouveaux types de conflits. » Les « nouveaux types de conflits » désignent la menace militaire émanant, non pas des superpuissances, mais de petits pays instables.

C. Horner ne revendique pas un désarmement total, mais uniquement celui des armes nucléaires qui, selon lui, n’ont plus de raison d’être. « Contre qui vais-je les utiliser, poursuit-il, à quoi servent donc nos armes nucléaires ? A rayer des villes de la carte, n’est-ce pas. Mais quel président des Etats-Unis désirerait s’emparer de Pyongyang ? »

Parallèlement, l’administration Clinton cherche à réduire encore les dépenses militaires, même si elle n’est pas véritablement favorable à un démantèlement nucléaire complet. L’entretien de l’arsenal nucléaire américain lui coûte 20 milliards de dollars par an.

Source : Associated Press

L’amélioration des centres urbains : une nouvelle mission pour l’armée américaine [sommaire]

Face à l’accroissement alarmant du crime, de la drogue, de la pauvreté et autres fléaux qui sévissent au cœur des villes américaines, l’administration Clinton et le Pentagone ont décidé de faire appel à la Garde nationale. N’ayant plus à préparer la guerre, la Garde nationale a reçu pour nouvelle mission d’enseigner aux enfants dans les écoles, de combattre les établissements hébergeant les trafiquants de drogue, de construire des routes, ou bien encore de vérifier les dents des enfants, d’effectuer des dépistages du cancer, faire des piqûres ou réaliser des bilans de santé. De même, la Garde nationale a organisé des « camps de marche » pour les enfants ayant abandonné le lycée; elle a nettoyé un parc naturel dans l’Etat du Massachusetts; construit un pont à Porto Rico, des récifs artificiels en Alabama, des puits de forage dans l’Ohio et restauré des maisons dans le Kansas. L’administration et le Pentagone ont baptisé ce projet: « Coopération civile et militaire pour la reconstruction de l’Amérique ». Bien que la Garde Nationale déclare continuer à s’entraîner pour rester prête à défendre le pays, elle concentre une part croissante de ses ressources aux villes américaines, participant à l’amélioration de la vie de leurs habitants.

Source : San Francisco Examiner, E.-U.

Le CIA approuve l’embargo sur les armes chimiques [sommaire]

Malgré certaines réticences liées aux clauses relatives aux modalités de contrôle, le CIA a préconisé la ratification du nouveau traité prévoyant un embargo généralisé sur les armes chimiques. Cette approbation, également prônée par l’armée, augmente sérieusement les chances d’un vote favorable au Congrès, ce qui encouragerait certainement d’autres pays à suivre cette voie. L’embargo et la destruction des stocks existants pourraient entrer en vigueur dès janvier 1995, si 65 pays ratifiaient effectivement l’accord d’ici là.

Entrée en vigueur du Traité sur la mer [sommaire]

« L’environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (Partage international juin 1989)

Douze ans après sa première rédaction, la loi des Nations unies relative au Traité sur la mer doit entrer en vigueur en novembre prochain. La Convention édicte des règles de base touchant diverses activités comme la pêche, le rejet des déchets dans l’océan et la protection de l’environnement marin. Elle définit également pour les pays côtiers des limites territoriales maritimes de 12 miles, une zone d’exploitation économique exclusive de 200 miles, et un droit minier sur la plate-forme continentale. Elle constitue le « traité multilatéral le plus vaste et le plus complexe jamais négocié ».

Cette convention a été ratifiée par 63 pays mais, jusqu’à présent, elle n’avait reçu l’aval ni des Etats-Unis ni d’autres pays industrialisés, du fait de certaines clauses qui vont inévitablement restreindre le droit des entreprises minières privées à prospecter les fonds marins. Les Américains ont fini par accepter une version révisée des clauses sur le forage des fonds marins. Les pays en voie de développement ont insisté pour que les richesses minérales des fonds marins soient « l’héritage commun de l’humanité ». La majorité des groupes écologistes ont exprimé leur soutien au traité.

Source : Christian Science Monitor, E.-U.

Traité contre la désertification : urgence [sommaire]

Deux ans après avoir été proposé lors du Sommet de Rio, le projet final du traité vient de voir le jour. Il vise à combattre les pertes en terres arables occasionnées par le surpâturage, les pratiques agricoles agressives et la déforestation. Lors d’une réunion à Paris, la Convention internationale pour la lutte contre la désertification a demandé la création de programmes nationaux impliquant des ONG, des organisations locales et le secteur privé, afin d’entreprendre divers projets.

Près de 1,2 milliards d’hectares de terres sont touchées par la désertification, à l’échelle mondiale, soit une surface grande comme la Chine et l’Inde réunies. Neuf cents millions d’êtres humains y vivent. Près de 10 millions de réfugiés, africains et asiatiques pour la plupart, ont été contraints d’émigrer en raison de la désertification. Selon le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) la désertification et ses conséquences tuent près de 13 millions de personnes chaque année, en majorité des enfants. Les pays donateurs consacrent annuellement entre 500 et 850 millions de dollars à la lutte contre la désertification. Mais on estime à quelques 22,4 milliards de dollars le budget nécessaire à un travail efficace. L’espoir de réunir une telle somme est faible, et sans cette aide massive, la plupart des ONG doutent de la capacité de la Convention à résoudre un problème aussi urgent.

Les pays africains, qui sont les plus touchés par la désertification, ont récemment ouvert les négociations en réclamant des engagements légalement contraignants, auprès des pays développés, afin qu’ils apportent de nouvelles ressources financières. Parmi les groupes de pression venus participer aux discussions à Paris, un groupe de femmes issues de divers pays africains a créé un mouvement, le réseau international des ONG contre la désertification, dans le but d’encourager la participation des femmes dans la mise en place des programmes du traité. Elles souhaitent en particulier agir auprès des gouvernements pour qu’ils maintiennent une attitude responsable face aux engagements pris lors de la Convention.

Source : San Francisco Chronicle, E.-U./Inter Press Service

 

Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

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Citation

Donner [sommaire]

par Albert Einstein,

« Cent fois par jour je me remémore que ma vie extérieure et intérieure dépend de la peine que se donnent d’autres hommes ou qu’ils se sont donnée, qu’ils soient morts ou vivants, et que je dois m’employer à donner aux autres autant que j’ai reçu et où que je reçois encore. »

 

Message de Maitreya

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Brève

Si Jésus revenait aujourd’hui…» [sommaire]

Le Miami Herald a publié un commentaire de Luis Aguilar Leon intitulé « Si Jésus revenait aujourd’hui, qui l’écouterait ? » L. A. Leon s’interroge : « Que se passerait-il si le Christ réapparaissait réellement parmi nous, dans le corps d’un homme ordinaire, prêchant comme la première fois l’amour et la vérité ? Qui le reconnaîtrait ? Combien de personnes deviendraient ses disciples ? »

L. A. Leon continue : « Si nous rencontrions aujourd’hui un homme d’une trentaine d’années, fils de charpentier, nous révélant les impasses dans lesquelles nous nous engageons et l’obscurité entourant les motifs de nos actes, l’écouterions-nous ? Si l’homme au doux visage nous interdisait l’entrée du temple avant d’avoir pardonné à nos ennemis, ou nous demandait de renoncer à notre confort pour le suivre, le ferions-nous ? Ou plutôt, ne nous précipiterions-nous pas à l’abri de nos maisons, en marmonnant des inconvenances à l’adresse de ce fou venant perturber notre existence bien réglée ? »

« C’est ce que beaucoup ont fait à l’époque du Christ. Et c’est probablement ce que ferait la plupart d’entre nous. Si ce même homme accomplissait un miracle sous nos yeux, nous en rechercherions une explication scientifique. Et si nous étions perturbés par sa mise en garde contre nos péchés, nous consulterions un thérapeute pour apaiser notre sentiment de culpabilité. »

Et L. A. Leon de conclure : « Peut-être le Messie vit-il à nouveau parmi nous et proclamera-t-il bientôt sa présence. Certes, les temps sont mûrs pour son retour. Mais s’il tarde trop à venir, le Sauveur ne trouvera que les cendres d’une humanité que sa violence aura conduite à l’autodestruction… »

Source : Miami Herald, E.-U.

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un sacré lapin [sommaire]

Voici ce qui m’est arrivé un soir où je rentrais chez moi en voiture, vers 23 heures, joyeusement remplie d’énergies positives après avoir fait un « plein spirituel » durant une méditation de transmission à Genève.

A cette époque, Share International diffusait souvent des lettres de lecteurs parlant d’un mystérieux auto-stoppeur vêtu de blanc qui surgissait un peu partout dans le monde et qui n’était autre que Maitreya, comme le confirmait le Maître de Benjamin Creme.

L’idée de compter une fois, moi aussi, parmi les heureux élus auxquels un tel bonheur était accordé m’excitait beaucoup et je ne manquais jamais l’occasion de m’arrêter pour embarquer tous les auto-stoppeurs qui se présentaient sur le bord de la route.

Cette nuit-là, je rentrais donc tranquillement chez moi à travers la campagne lorsque, presque arrivée au sommet d’un petit col qu’on appelle le Mont Sion, mon regard étonné fut attiré au loin par quelque chose de clair au milieu de la route.

Cette petite chose ne bougeait pas et ne paraissait pas embarrassée par l’approche de ma voiture. Je ralentis et roulai lentement vers l’obstacle. Là, assis tranquillement au beau milieu de la route sur la bande de signalisation et illuminé par un réverbère, un grand et gros lapin, blanc comme la neige, semblait m’attendre. J’ai cru rêver.

« Allez, vas mon petit chou, tu risques de te faire écraser ! » m’exclamai-je.

Il bougea juste assez pour que je puisse passer prudemment. Je continuai à l’observer un instant dans le rétroviseur mais, comme il restait imperturbablement assis à sa place, j’accélérai et poursuivis ma route.

J’eus soudain un fou-rire : « Oh, Seigneur Maitreya, c’est la bonne couleur, mais pas encore la bonne forme ! » m’esclaffai-je.

Plus tard, Benjamin Creme m’a informé que, bien entendu, il ne s’agissait pas de Maitreya lui-même mais que c’était bel et bien lui qui avait matérialisé ce lapin. Quelle merveilleuse preuve de son sens de l’humour ! J’en ris encore.

Voila, telle est l’histoire du Seigneur Maitreya qui m’a posé un lapin ce soir-là.

H. G., Genève, Suisse

L’« ange » était Maitreya [sommaire]

Cher Monsieur,

A mon travail, j’ai entendu parler d’une collègue qui a eu deux expériences extraordinaires, à Lausanne, en Suisse.

La première eut lieu alors qu’elle venait de s’arrêter à un passage pour piétons pour laisser passer un camion qui s’approchait. Tout à coup, elle vit, au milieu de la route, une femme en train de traverser avec un landau. Ma collègue voulut crier : « Attention au camion ! », mais elle ne put articuler un mot car la situation semblait si désespérée qu’elle imaginait déjà l’accident. Elle regarda alors en direction du camion et vit à ce moment-là un homme, debout face au camion, qui le regardait en levant les bras. Cela dura une fraction de seconde. L’homme, habillé de blanc, semblait avoir des ailes, et ma collègue pensa que c’était un ange. Le camion ayant stoppé net, la femme et son enfant traversèrent la route en toute sécurité.

La seconde fois, cette même collègue se trouvait seule en voiture, lorsque tout à coup son véhicule s’immobilisa en plein virage. Elle essayait vainement de le faire redémarrer lorsqu’elle vit soudain un camion foncer sur elle, l’énorme véhicule ne pouvant pas la voir étant donné que sa voiture était dans le virage. Elle ferma les yeux, convaincue que sa fin était arrivée.

Mais rien ne se produisit et lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle vit un homme vêtu de blanc qui se tenait, les bras levés, entre sa voiture et le camion. Il faisait face au camion et elle vit qu’il avait des ailes. Elle est convaincue que cet ange lui a sauvé la vie.

C. C., Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que dans les deux cas, cet « ange » était bien Maitreya.

Il me prit la main droite entre les siennes [sommaire]

Cher Monsieur,

Cela est arrivé le 18 janvier 1994. Mon ami et moi nous promenions dans la vieille ville de Neuchâtel, en Suisse. Devant un magasin, appuyé à une colonne, se trouvait un musicien des rues, tout à fait banal, d’environ 35 ans, avec les cheveux noirs et la peau claire, soufflant dans un harmonica. Nous ne lui avons tout d’abord pas prêté attention et avons continué notre chemin. Environ dix mètres plus loin, nous avons tous les deux entendu derrière nous une voix claire et très harmonieuse qui disait : « Je suis heureux que vous tous, dans cette rue, soyez mes amis et je vous en remercie. Et aussi ceux parmi vous qui entrez et sortez de ce magasin, vous êtes tous mes amis et je vous remercie de votre amitié. »

Nous nous sommes retournés et j’ai pensé : « C’est étrange, il nous remercie et pourtant personne ne lui donne rien. Tout le monde passe devant lui sans le remarquer. Il fait froid, une soupe chaude lui ferait du bien. » Pensant qu’il était sans travail et en était réduit à jouer de l’harmonica dans les rues, je sortis deux francs de ma poche et m’approchais pour les mettre dans son bol ou son chapeau. Mais il n’avait rien d’autre qu’un sac à dos gris-bleu. Lorsque je voulus lui donner directement la pièce, il me prit la main droite entre ses mains qui étaient douces et chaudes. La pièce de monnaie s’agrandit puis disparut, sans tomber à terre. Je sentis la chaleur d’un amour infini me pénétrer le cœur et emplir tout mon être. Il ne dit pas un mot — je ressentis seulement cet amour que je ne pourrai jamais oublier. Je ne pouvais plus voir son visage.

Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Comme dans un rêve, je me suis approchée de mon ami et je lui ai dit : « C’est étrange, je n’ai encore jamais expérimenté quelque chose de semblable. »

Je me retournai et regardai cet homme à l’apparence si anodine, jouant de l’harmonica alors qu’il se penchait vers son sac à dos pour le prendre. Je me tournai vers mon ami et lui dis : « Etrange, n’est-ce pas ? » Lorsque nous nous sommes de nouveau retournés, il avait déjà disparu derrière la colonne. Nous l’avons cherché pour lui parler, mais ne l’avons trouvé nulle part.

M. Creme, votre Maître pourrait-il nous dire qui était cet homme ? Etait-ce Maitreya ? Merci.

T. W., Bienne, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce « musicien des rues » était bien Maitreya.

Une croix de lumière était apparue [sommaire]

Cher Monsieur,

Le 9 avril de cette année, des collaborateurs bénévoles de Partage international au Canada avaient organisé une réunion publique d’information sur la méditation de transmission, à Calgary. Nous avions apporté avec nous un petit carreau de verre avec une croix de lumière pour le montrer à l’audience. Notre hôte, Ehren, était allé chercher un carreau de verre similaire mais sans croix, afin que tous puissent comparer les effets de la lumière sur les deux carreaux de verre. Il avait acheté ce morceau de vitre quelques temps auparavant, l’avait examiné avec soin et était certain qu’aucune croix n’y apparaissait. Et pourtant, lorsque nous avons passé la torche électrique derrière le verre d’Ehren, nous avons été surpris de constater qu’une croix s’y était formée. C’est à notre connaissance la première croix de lumière qui apparaît à Calgary.

D. H., Vancouver, Canada

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cette nouvelle croix de lumière a été créée par Maitreya.

Un moyen de diffusion plus avancé [sommaire]

Cher Monsieur,

Il suffit de composer quelques numéros de téléphone depuis son fauteuil pour informer des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes sur la réapparition de Maitreya, l’Instructeur mondial. Cela demande, je pense, un peu de courage, mais que pourrait-il y avoir de plus gratifiant à notre époque ? Quel privilège d’avoir la possibilité de créer un climat d’espoir et d’attente pour le Christ et son groupe de Maîtres de Sagesse. J’y travaille assidûment depuis 13 ans, et c’est une habitude que je ne suis pas prêt de perdre. Je parle bien sûr de participer par téléphone aux émissions de radio locales ou nationales. A ce propos, une phrase m’encourage et encouragera je l’espère beaucoup d’autres « diffuseurs » : « C’est seulement une petite lumière, mais qui peut en allumer tellement d’autres. » Cette phrase émane, je pense, d’un « diffuseur » sûrement plus avancé que moi-même ! Mais vous ne pouvez jamais savoir le bien que vos mots peuvent faire et comment ils seront reçus. Le « terrain » est dur ! Puisse-t-ils se « repentir de cette dureté »,comme le dit Maitreya dans son récent message transmis par les cinq fidèles Glastonbury !

N’oubliez pas que « le stylo est plus puissant que l’épée » et que le courrier adressé à la presse locale et peut-être nationale peut diffuser beaucoup de lumière. C’est parfois les journaux auxquels nous pensons le moins qui peuvent être intéressés par l’information et la diffuser.

T. W., Crewe, Cheshire, G.B.

La statue a pleuré [sommaire]

Cher Monsieur,

J’aimerais vous raconter ce qui m’est arrivé, alors que je téléphonais à M. Creme sous le coup d’une impulsion. Il m’a affirmé que mon appel avait une raison et a indiqué que quelque chose surviendrait dans les prochains jours à une statue de la Vierge Marie que je possède. Il a ajouté de ne pas être surpris si la statue pleurait et de le lui faire savoir. Eh bien, le dimanche de Pâques, la statue s’est mise à pleurer. Je fus totalement ébahi et je ne comprends pas comment M. Creme pouvait l’avoir prévu. Si quelque chose d’autre se produisait, je vous tiendrais naturellement informé.

Nom et adresse fournis

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Maitreya est-il apparu à nouveau à des groupes depuis le dernier numéro de Partage international ? [sommaire]

L'apparition de Maitreya en France, le 5 juin, a eu lieu à Paris. Le 19 juin, Maitreya est apparu devant 600 à 700 chrétiens orthodoxes orientaux à Istanbul, en Turquie. Il a parlé pendant 18 minutes. Une semaine auparavant, Maitreya avait énergétisé de l'eau dans les environs. Le 24 juillet, Maitreya est apparu devant 400 à 500 chrétiens à Kingston, en Jamaïque. Il a parlé pendant 14 minutes. Maitreya avait énergétisé de l'eau dans les environs. Le 31 juillet, Maitreya est apparu devant 300 à 400 chrétiens à Londres, en Grande-Bretagne.

Monsieur Creme, excusez-moi, mais je vous ai vu à la télévision il y a douze ans, et vous annonciez déjà la même chose : que l'Instructeur mondial allait apparaître à la télévision… [sommaire]

C’est exact. Depuis fin mai 1982, Maitreya est prêt à tout moment à apparaître, sur invitation de l’humanité, devant le monde entier, de la manière que j’ai annoncée. La seule raison qui a empêché son apparition est le manque d’intérêt des médias, qui reflète le manque d’intérêt de l’humanité dans son ensemble. Si ceux qui m’ont vu à la télévision avaient fait quelque chose et avaient demandé à leurs médias d’agir, Maitreya aurait pu se faire connaître à n’importe quel moment depuis 1982. Quiconque a entendu cette histoire, y a plus ou moins cru et n’a pas réagi, est fautif. Ce n’est ni de la faute de Maitreya, ni de la mienne. Maitreya agit en fonction de la loi – la loi qui gouverne notre libre arbitre. L’Instructeur mondial lui-même ne peut approcher les médias et parler au monde entier sans y être invité. Maitreya ayant le ­pouvoir de parler directement au mental de l’humanité, comme il le fera le jour de Déclaration, il pourrait le faire à n’importe quel moment. Mais il en le fera pas sans y être invité, car cela serait porter atteinte à notre libre arbitre. C’est la seule raison pour laquelle vous n’avez pas ­encore vu Maitreya.

Que puis-je faire ? Je l'attends depuis 13 ans… [sommaire]

Faites-le savoir ! Si vous croyez que ce que je dis est la vérité, faites-le savoir par tous les moyens dont vous disposez. Si vous êtes convaincu à 100 %, comme moi-même, agissez à ce niveau ; si votre conviction n'est que de 50 %, agissez en conséquence, et si vous considérez seulement à 5 % que cela est une possibilité, faites-le savoir à ce niveau. Tout ce que vous pouvez faire, compte. Vous aiderez ainsi à créer le climat d'espoir, d'attente qui permettra à Maitreya d'apparaître ouvertement sans enfreindre le libre arbitre de l'humanité.

Comment les ravages perpétrés contre la planète seront-ils réparés ? [sommaire]

La présence publique de Maitreya stimulera le dynamisme qui nous manque actuellement, face à ces problèmes. Depuis cinquante ans, les nations savent que la famine règne dans le monde. Les ONG passent leur temps à rappeler ce problème, et très peu de choses sont entreprises. Les scientifiques, de leur côté, nous avertissent des dégâts commis à l’encontre de la planète  –  dégâts écologiques résultant du gaspillage des ressources et de leur mauvaise utilisation – l’empoisonnement de la terre, des rivières, des océans et de l’air que nous respirons.

Après l’apparition de Maitreya et son acceptation par l’humanité, notre premier devoir sera de sauver les millions d’individus qui ­meurent de faim dans le monde ; Maitreya préconisera un programme ­d’urgence. Ensuite, la priorité essentielle sera la sauvegarde de notre planète grâce au changement des structures politiques et économiques de manière à instaurer une économie viable. Les forêts vierges, par exemple, dont nous dépendons pour notre oxygène seront sauvegardées, de même que les plantes médicinales que s’approprient ­actuellement les industries pharmaceutiques. Chaque homme, ­chaque femme et chaque enfant de cette planète devra participer, je dirais à partir de 4 ans, à ce programme.

Maitreya recommandera – et partout dans le monde des groupes répondent dès à présent à cette idée – une économie viable : nous devrons vivre plus simplement afin que chacun d’entre nous, ainsi que les générations futures puissent vivre sur la planète. La Terre peut accueillir confortablement environ trois milliards et demi de personnes. Nous sommes actuellement cinq milliards et demi et nous serons environ dix milliards dans quelques années. En transformant nos structures économiques afin de permettre aux gens de vivre une vie décente, paisible et digne – le genre de vie que nous, dans nos pays, considérons comme normale – nous verrons diminuer les familles nombreuses, même dans le tiers monde, où elles représentent une sécurité contre la vieillesse.

Cela se produira-t-il à temps ? [sommaire]

Oui. Soyez assurés que Maitreya n'a pas trop tardé. Il est ici pour nous aider et nous montrer le chemin. Nous devons accepter de le faire, mais vous pouvez être certains qu'il est là au bon moment pour sauver notre planète.

Que pensez-vous de l'ordination des femmes dans l'Eglise anglicane ? [sommaire]

Personnellement, je ne comprends pas pourquoi cela provoque tant de tapage et d’opposition. Cette réaction était cependant prévisible de la part d’une grande partie du clergé masculin, devant ce qu’ils ­considèrent comme une invasion de leur propre terrain. Mais je ne vois pas pourquoi tant de femmes s’y opposent, certaines allant même parfois jusqu’à quitter l’Eglise anglicane pour l’Eglise catholique. Pourquoi ne pourrait-il pas y avoir des Femmes prêtres dans le monde ? Les prêtresses de l’antiquité étaient tenues en grand respect – bien plus grand, même, que celui que l’on montre aujourd’hui à la majorité des prêtres, et ceci de façon probablement méritée.

[1] A quel type de karma rattacher la débilité mentale, de naissance ou non, [2] et quelles perspectives attendent les personnes qui en souffrent, dans leur incarnation suivante ? [sommaire]

[1] La débilité mentale provient, dans un certain nombre de cas, minoritaires mais non pas rares, d'un accident de naissance. Mais la plupart du temps, elle provient d'une décision délibérée de l'âme afin de limiter son véhicule d'expression durant une ou plusieurs incarnations. Ceci, afin de « brûler » ou de dissoudre le karma qui empêche une évolution normale. Ce sont par exemple des personnes qui ont traversé leurs vies précédentes à la manière d'un petit cours d'eau « paresseux », progressant peu ou pas du tout. [2] Une fois cet obstacle karmique éliminé, l'incarnation suivante devrait connaître une impulsion et un élan nouveau.

Si Jésus s'appelait Jehoshua Ben Pandira (ou Panthera), [1] quelle relation avait-il avec le soldat romain nommé Panthera ? [2] Etait-il son fils naturel ? [3] Dans ce cas, Joseph connaissait-il cet amant de Marie ? [4] et a-t-il adopté Jésus quand même ? [sommaire]

[1] Aucune. [2] Non. [3] Marie n'avait pas d'amant. [4] Il n'avait pas besoin de le faire, dans la mesure où Jésus était le véritable fils de Joseph (Pandira).

Les Maîtres qui furent autrefois Krishna, Moïse et Mahomet pousseront-ils les hindous, les juifs et les musulmans à réformer leurs religions après le Jour de Déclaration ? [sommaire]

Pas eux personnellement. Un Maître est déjà à l'œuvre dans le monde musulman pour tenter de réformer l'Islam.

L'évolution est-elle un processus susceptible d'accélération, ou est-elle de nature plus placide, accomplissant « chaque chose en son temps », en quelque sorte ? [sommaire]

Cela dépend du niveau considéré dans la vie planétaire : plus il est bas, plus l’évolution sera lente ; et plus on s’élève, plus le mouvement s’accélère. D’une manière générale, il est exact de dire que l’évolution procède lentement, pas après pas. C’est évident pour ce qui concerne la structure physique de la planète et le règne minéral. Mais le règne végétal, réceptif à des énergies supérieures et plus pénétrantes, évolue déjà plus rapidement, de même que le monde animal. Les Fils du Mental (le règne humain), évoluent encore plus rapidement, dans la mesure où ils répondent à la stimulation d’un ensemble beaucoup plus riche d’énergies supérieures, tandis que les membres du royaume spirituel, les initiés et les disciples du monde, peuvent (ainsi qu’ils sont encouragés à le faire) accélérer leur propre évolution de propos délibéré, en premier lieu par le service. C’est précisément dans ce but que l’initiation fut instituée sur cette planète, au début de la période atlante. Plus le disciple progresse rapidement, plus il peut servir le plan d’évolution d’une manière appropriée et puissante.

Les médicaments homéopathiques à haute dilution interfèrent-ils avec le karma ? [sommaire]

Les remèdes homéopathiques, quelle que soit leur degré de dilution, n'interfèrent pas avec le karma. Ils adoucissent son action, c'est tout.

On admet généralement que le Maître Jésus et Apollonius de Tyane étaient contemporains, ou peu s’en faut. Est-ce vrai ? [sommaire]

Non. L'incarnation de Jésus a pris fin à la Crucifixion. Il revint sept ans plus tard, en tant qu'Apollonius de Tyane et devint un Maître.

Krishnamurti, parlant de la maîtrise mentale, dit qu'il suffit de ne plus prêter attention à une pensée pour qu'elle disparaisse. Cela s'applique-t-il à nos souvenirs ? [sommaire]

Oui.

Pourquoi la Hiérarchie, après avoir aidé les Alliés à disposer de l'énergie atomique avant les puissances de l'Axe, permet-elle les abus actuels sans intervenir ? [sommaire]

Par respect pour le libre-arbitre de l'humanité, qu'elle n'enfreint jamais.

Puis-je réclamer un traitement équitable de la Corée du Nord (à propos de son potentiel nucléaire), de la part des médias, américains en particulier, qui spéculent sur l'éventualité d'un raid contre ses centrales ? [sommaire]

Vous pouvez. Dans une démocratie, la responsabilité appartient aux citoyens.

Selon la liste des initiés de la Mission de Maitreya (première édition), Salomon régna de 1015 à 977 avant J.-C., et David de 1000 à 960. Si ces dates sont les bonnes, Salomon n'a jamais pu être le fils et le successeur de David ? [sommaire]

Je ne sais d'où viennent ces dates. Selon mes informations, David régna de 1090 à 1059 et Salomon, de 1059 à 1013 avant J.-C.

Où se trouvent actuellement Rama, Hercule et Hermès, et quelle est leur mission ? [sommaire]

Je ne peux rien dire de leurs missions respectives, mais Rama et Hercule se trouvent sur Sirius. Hermès siège au Conseil du Seigneur du monde, à Shamballa.

La liste des initiés contenue dans la Mission de Maitreya fait de Moïse un initié de degré 2,3. Ce qui semble très avancé pour le XIIe siècle avant J.-C. Cela signifie-t-il qu'il fut vraiment capable [1] de séparer les eaux de la Mer Rouge ? [2] de s'entretenir régulièrement avec Dieu ? [3] de recevoir de lui, sur le mont Sinaï, les dix commandements gravés sur les deux tables de la Loi ? [sommaire]

Ce degré d'initiation était effectivement exceptionnel pour l'époque. Mais Moïse lui-même n'était pas un homme ordinaire, c'était un avatar (humain). Il n'a cependant pas séparé les eaux de la Mer Rouge, pas plus qu'il ne conversait avec Dieu (mais avec son Maître), ni n'a reçu de Dieu, ou de qui que ce soit, aucune tablette de pierre sur le mont Sinaï : il a simplement formulé ce qu'il avait entendu intérieurement. L'Ancien Testament ne doit pas être davantage pris littéralement que le Nouveau ; tous deux sont écrits en langage symbolique.

Pourriez-vous obtenir de votre Maître les rayons et le niveau d’initiation [1] de R. Swineburn Clymer, de Quakertown (E.-U.), grand maître de la Rose Croix, [2] et de son fils Emerson Clymer, lui aussi grand maître de la même loge ? [sommaire]

[1] R. Swineburn Clymer :
Ame 2; Personnalité 4, sous-rayon 6; Corps mental 3, sous-rayon 7; Corps astral 4, sous-rayon 6; Corps physique 3, sous-rayon 7. C’était un initié de degré 1,5.
[2 ] Emerson Clymer :
Ame 2: Personnalité 7, sous-rayon 4; Corps mental 3, sous-rayon 6; Corps astral 4, sous-rayon 6; Corps physique 3, sous-rayon 7. C’était un initié de degré 1,5.