Partage international no 122 – octobre 1998
En juillet dernier, le président colombien Andréas Pastrana a participé à des pourparlers de paix secrets dans la forêt amazonienne avec les dirigeants du plus important mouvement de guérilla du pays. Manuel Marulanda, dit « Sureshot » (tireur d’élite) et Jorge Briceno avaient refusé toute coopération avec son prédécesseur très discrédité, le président Ernesto Samper, mais ils ont accepté de rencontrer Andréas Pastrana après que l’une de leurs conditions ait été satisfaite, à savoir la démilitarisation de cinq municipalités de la zone sud.
Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, a chaudement félicité Andréas Pastrana et a offert l’aide de l’ONU dans ces négociations qui pourraient amener un terme à la lutte armée.
Pour sa part, le père Jorge Martinez, du Conseil national de médiation, considère ces discussions comme « extrêmement positives pour le pays ». Malgré la longue liste des revendications de la guérilla, portant sur des réformes sociales, politiques et agricoles, comme conditions préalables à toute décision de déposer les armes, cette rencontre apporte une espérance nouvelle de réconciliation.
Colombie
Sources : The Guardian, G.-B.
Thématiques : Société, environnement, politique
Rubrique : Divers ()
