Partage international no 203 – juillet 2005
La firme Mitsubishi Electric, utilisant la technologie des semi-conducteurs, vient de créer une nouvelle puce en silicone capable de détecter, en moins d’une minute, la présence de microbes dans une substance donnée – une opération qui, aujourd’hui, nécessite d’observer les réactions d’un échantillon de cette substance sur une culture d’agar (un champignon), ce qui prend environ 24 heures.
Cette puce, baptisée « détecteur d’impuretés », comporte une sorte de cannelure large de 5 microns dans laquelle sont envoyées les substances à analyser sous forme de solutions auxquelles on a ajouté des pigments fluorescents. Un microscope associé à une caméra dotée d’une mémoire à couplage de charges repère alors les microbes colorés à mesure qu’ils circulent le long de la cannelure.
Cette technologie a déjà permis à Mitsubishi de découvrir un bacille du colon, et les chercheurs espèrent bientôt pouvoir détecter d’autres microbes, comme la salmonella, etc., chaque microbe réagissant à un colorant particulier, qu’il reste à trouver.
Cette puce, d’une fabrication relativement facile et bon marché, devrait être rapidement à la disposition des secteurs agro-alimentaire et médical.
Japon
Sources : Nikkei Weekly, Japon
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
