LE PERIL INVISIBLE
Partage international no 275 – juillet 2011
Dans la tribune libre du New York Times, on peut lire un article du Dr Helen Caldicott, militante anti-nucléaire de longue date, intitulé Dangereux quelque soit la dose, où elle explique que les effets sur la santé des radiations radioactives sont beaucoup plus graves que ne l’admettent habituellement les porte-parole des énergies nucléaires.
Helen Caldicott déclare qu’il subsiste une controverse sur le nombre de morts survenues à la suite de l’accident de Tchernobyl de 1986 : « L’Agence internationale de l’énergie atomique a prédit qu’il n’y aurait qu’environ 4 000 morts du cancer, tandis qu’un rapport publié en 2009 par l’Académie des Sciences de New-York affirme que près d’un million de personnes ont déjà péri du cancer ou d’autres maladies. Les doses élevées de radiations ont causé tant de fausses-couches qu’on ne saura jamais combien de fœtus génétiquement lésés ne sont pas arrivés à terme (sans oublier qu’au Bélarus et en Ukraine, il existe des foyers d’enfants atteints de malformations). »
H. Caldicott indique que les cancers mettent des dizaines d’années à se développer et que les mutations génétiques induites par les radiations peuvent mettre plusieurs générations à apparaître. « Vous ne pouvez imaginer combien de cancers et de maladies seront causés dans un futur éloigné par les isotopes radioactifs émis par Tchernobyl et Fukushima. »
Les médecins qui traitent régulièrement des patients atteints de cancers comprennent les dangers des radiations nucléaires et ressentent le besoin de réfuter les déclarations des physiciens de l’industrie nucléaire, ajoute H. Caldicott.
« Les physiciens parlent de manière convaincante de « doses permises de radiations ». Mais ils méconnaissent les émetteurs internes – les éléments radioactifs provenant des usines nucléaires ou des essais militaires ingérés et inhalés dans le corps, procurant de très hautes doses à de faibles volumes de cellules. Au lieu de cela, ils mettent l’accent sur des radiations externes, généralement moins nocives, provenant de sources extérieures au corps, comme les isotopes émis par des usines nucléaires, les rayons X médicaux, les radiations cosmiques ou géologiques normalement présentes dans notre environnement.
Pourtant, les médecins savent bien qu’il n’existe pas de dose inoffensive de radiations, et que les effets de celles-ci sont cumulatifs. Les mutations provoquées dans les cellules par ces radiations sont généralement délétères. Nous sommes tous porteurs de centaines de gênes de maladies : la fibrose kystique ou mucoviscidose, les diabètes, la phénylcétonurie, la dystrophie musculaire. Il existe à l’heure actuelle plus de 2 600 maladies génétiques recensées toutes susceptibles d’être causées par une mutation induite par les radiations ; et nous serons amenés à voir s’accroître le nombre de certaines d’entre elles, en raison de l’élévation du niveau des radiations. »
Les scientifiques ont eu au Congrès américain une influence politique plus forte que les médecins pour ce qui concerne l’énergie et la force nucléaire, en raison des réussites avérées de la science dans ce domaine. Et Mme Helen Caldicott estime que les médecins n’ont pas fait leur travail d’expliquer aux gouvernements et au public les conséquences à long terme des radiations nucléaires. Cela doit changer, dit-elle : « Les médecins se doivent de faire face à l’industrie nucléaire. »
Helen Caldicott conclut en disant que les physiciens nucléaires du Projet Manhattan, aux Etats-Unis, qui ont développé les armements atomiques, ont reconnu la toxicité des éléments radioactifs. « Ils avaient espéré que l’énergie nucléaire civile les absoudrait de leur péché commis à Hiroshima et Nagasaki. Mais elle n’a fait que l’accroître. Les physiciens avaient le pouvoir de démarrer l’ère nucléaire. Les physiciens ont maintenant les connaissances, la crédibilité et la légitimité suffisantes pour y mettre fin. »
Chaque explosion nucléaire souterraine envoie dans l’atmosphère des poussières contaminées d’une demie vie radioactive de milliers et de milliers d’années. Dans les limites permises par le karma, les Frères de l’espace épongent une grande partie de la radioactivité et de la pollution.
Le niveau de pollution sur notre Terre a déjà atteint un niveau alarmant. L’humanité doit à la pollution ‑ dont une grande partie est d’origine nucléaire ‑ une mortalité supérieure à celle due aux grandes maladies. Le conseil de Maitreya et des Maîtres est de fermer immédiatement toutes les centrales nucléaires à fission, qui, à titre temporaire, pourraient être remplacées par des centrales à fusion dans l’attente de la Technologie de la Lumière. [Le Grand Retour (B. Creme)]
Sources : The New York Times, Etats-Unis.
Thématiques : Sciences et santé, environnement, politique
Rubrique : Dossier ()
