Partage international no 87 – novembre 1995
La quatrième Conférence mondiale sur les femmes, organisée sous l’égide des Nations unies à Pékin, s’est conclue sur une déclaration exhortant les gouvernements à améliorer les conditions économiques des femmes, ainsi que l’accès à l’éducation et aux soins, à les protéger d’une violence grandissante et à améliorer le statut des jeunes filles dans le monde. Ces rencontres ont constitué un encouragement vivement attendu pour stimuler l’action locale. Plusieurs clauses majeures reconnaissent que la femme a le droit de décider librement de tous les sujets relatifs à sa sexualité et à la maternité, que le viol systématique en période de guerre est un crime et que les gouvernements doivent intervenir dans les problèmes de violence intérieure ; que la discrimination à l’encontre des filles dans le monde entier doit prendre fin ; que l’accès au crédit est fondamental pour que les femmes acquièrent pouvoir et influence ; que la famille est l’unité fondamentale de la société et qu’elle devrait être renforcée, protégée et soutenue.
Le document produit n’a pas force de loi, mais il pourrait servir de guide pour les gouvernements. Ruth Gruber, une new yorkaise de 84 ans qui fut l’une des premières femmes américaines à devenir journaliste correspondante à l’étranger, conclut avec à propos : « C’est ce genre de conférences qui oblige tous les gouvernements et les peuples à écouter, regarder et faire face aux problèmes les plus pressants dans le monde. »
Sources : New York Times, New York Newsday, Etats-Unis
Thématiques : femmes
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
