Les miracles avec du lait, à travers le monde – [sommaire]
« … le signe qu’une grande âme arrive dans le monde. »
« Il remplira le monde d’événements tels que l’esprit ne parviendra jamais à les appréhender. » (Un collaborateur de Maitreya, dans Share International, juillet 1992)
Le jeudi 21 septembre, le monde entier apprit que des statues hindoues buvaient du lait. Jamais auparavant de tels miracles ne s’étaient produits simultanément à si grande échelle. La télévision, la radio et la presse se sont emparées de ce phénomène extraordinaire, et des journalistes sceptiques ont même tendu aux dieux des cuillères de lait pour constater humblement qu’il disparaissait. Ces événements firent l’objet d’une couverture médiatique importante et, bien que des scientifiques et des « experts » aient avancé la théorie de l’« absorption capillaire » et de la « psychose collective », l’évidence aveuglante des faits porta à conclure qu’un miracle inexplicable s’était produit.
Cela commença, à l’aube, dans un temple à la périphérie de Dehli, en Inde, lorsque du lait offert à une statue de Ganesh disparut, tout simplement. La nouvelle se répandit si vite à travers le pays que bientôt des milliers de personnes se mirent à offrir du lait aux dieux, constatant avec stupéfaction qu’il disparaissait. La vie du pays fut virtuellement interrompue alors que les gens se précipitaient dans les temples afin de voir de leurs propres yeux les dieux en train de boire. Des millions de personnes affirmèrent que de petites statues conservées à leur domicile buvaient aussi les offrandes de lait.
A 5 h 30 du matin, dans l’un des plus grands temples de Dehli, le Birla Mandir, Pandit Sunderlal venait de prendre son service lorsqu’il reçut un appel téléphonique l’informant du miracle qui s’était produit en banlieue. « Je pris alors une cuillère remplie de lait et la présentai devant la bouche de Ganesh. Il but tout le contenu de la cuillère. Puis je fis de même avec Shiva. » A Dehli, la circulation fut bloquée par des foules amassées devant des centaines de temples, portant des cruches et des soucoupes pleines de lait destiné aux statues de marbre de Ganesh, le dieu hindou de la sagesse et de la connaissance, et de son père Shiva, le dieu destructeur dans la trinité hindoue. Dans toute la ville, des femmes élégantes munies de brocs et de bols en argent remplis de lait faisaient d’interminables queues, attendant leur tour au milieu des femmes du peuple.
Un prêtre de Dehli déclara que plus de 5 000 personnes étaient entrées dans son temple : « Nous avons eu beaucoup de mal à endiguer ces foules. » Une ménagère de Dehli qui avait attendu deux heures pour faire son offrande à la statue en marbre blanc de Ganesh affirma : « L’ère du mal touche à sa fin, et peut-être que les dieux sont ici pour nous aider. » Même les plus cyniques manifestèrent leur stupéfaction. « C’est incroyable. Mes amis m’en ont parlé et j’ai pensé que c’était des balivernes », a raconté Mabati Kasori, une femme d’affaires de Dehli. « Puis je décidai de vérifier par moi-même. Je jure que le lait dans la cuillère a disparu. » Parmeesh Soti, cadre dans une entreprise, est convaincu qu’il s’agit d’un miracle. « Il n’est pas question de canular. Où irait tout ce lait ? Il a littéralement disparu sous mes yeux. »
Selon Suzanne Goldenberg, journaliste en poste à Dehli : « A l’intérieur du sanctuaire obscur, les gens tendaient des coupes en acier inoxydable et des pots en terre cuite à la statue à cinq têtes de Shiva, le destructeur du mal, et à son compagnon le serpent, et regardaient baisser le niveau du lait. Bien que, dans leur enthousiasme, certains fidèles suralimentaient manifestement l’idole, le sol restait bel et bien sec. » L’Inde entière fut bouleversée. Le gouvernement resta paralysé pendant plusieurs heures, ainsi que les Bourses de Bombay et de New Dehli, tandis que des millions de citoyens, à leur domicile et dans les temples, offraient du lait aux dieux.
Très rapidement, la nouvelle se répandit parmi les communautés hindoues à Singapour, à Hong Kong, au Népal, en Thaïlande, à Dubai, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada. Des reportages commencèrent à affluer de tous les coins du monde. A Hong Kong, plus de 800 personnes se retrouvèrent au temple hindou de Happy Valley pour voir les statues « buveuses » de Krishna et de Brahma, aux côtés de la statuette en argent de Ganesh qui, selon les prêtres, avait bu vingt litres de lait.
En Grande-Bretagne, des Hindous racontèrent les miracles se produisant dans les temples et chez des particuliers dans tout le pays. Au temple Vishwa de Southall, à Londres, en l’espace de 24 heures, 10 000 personnes virent une statue du taureau Nandi, haute de 45 cm, et un bronze du cobra Shaah Naag boire le lait offert dans des coupes et des cuillères. Sushmith Jaswal, 20 ans, raconte qu’elle fut tout d’abord sceptique, mais que ses doutes s’évanouirent : « C’était comme une bénédiction. » Nita Mason déclara, après avoir été témoin du phénomène : « C’est un miracle, Dieu essaie de montrer aux gens qu’il est ici. » Girish Desai, employé de banque à Edgware, a déclaré de son côté : « J’en avais entendu parler, mais je n’y croyais pas. Puis j’ai fait l’expérience moi-même. J’ai mis une cuillère pleine de lait devant les lèvres de l’une des idoles… et elle a commencé à le boire ! Le lait a progressivement disparu sous mes yeux. »
Au temple Geeta Bhavan à Manchester, Rakesh Behl, 35 ans, offrit plusieurs fois du lait à un éléphant en argent de 10 cm de haut. Il s’est exclamé : « Avez-vous vu à quelle vitesse a bu Ganesh ? Comment ne pas croire que c’est un miracle ? Cela a vraiment renforcé ma foi. » Dans le salon de Asha Ruparelia, 42 ans, se trouve une statue en argile de Ganesh. « Il a bu dix litres de lait depuis hier soir. Près de 600 personnes ont défilé chez moi pour le voir », a-t-elle déclaré.
Sous les yeux des journalistes
Un autre phénomène surprenant s’est produit dans un grand temple hindou à Wimbledon, au sud de Londres. Là les offrandes de lait à la statue de Ganesh disparaissaient et, au même moment, dans un sanctuaire où se trouve une grande photographie de Saï Baba, de la vibhuti (de la cendre sacrée) sortait du front de Sai Baba et de l’amrit (du nectar) coulait de ses pieds.
De nombreux journalistes ont assisté à ces phénomènes miraculeux. Rebecca Mae, journaliste au Daily Express écrivit : « J’étais placée sur le côté, tout près, et tout ce que je peux dire, c’est que la statue a semblé aspirer la moitié du lait contenu dans une cuillère tenue par un fidèle, qui a ensuite bu le reste avec dévotion. » Un photographe d’un journal national se trouvait juste en face de la statue. Et il était convaincu qu’elle buvait le lait. Il affirma qu’il n’avait pu voir aucun mécanisme et que, même après une très longue observation, il ne pouvait expliquer ce phénomène. « En tant que catholique non pratiquant, je ne crois pas aux histoires de la Vierge Marie versant des larmes. Bien sûr, j’étais sceptique comme n’importe qui, mais il est difficile de réfuter quelque chose qu’on a vu de ses propres yeux. » La journaliste Suzanne O’Shea fut également témoin du miracle : « Suivant l’exemple des autres personnes, je me suis agenouillée sur le sol à côté de la statue du taureau et, tenant à deux mains une cuillère à dessert pleine de lait, je l’ai placée devant sa bouche. En quelques secondes, le lait avait littéralement disparu. Une goutte restée dans la cuillère me fut versée dans la main afin que je m’en bénisse. J’ai fait un deuxième essai, et de nouveau le lait sembla disparaître de la cuillère en quelques secondes. » Rikee Verma, journaliste au Times, écrivit quant à elle : « Etant croyante, je me rendis d’abord dans ma chambre à coucher au premier étage… je plaçai une cuillère de lait devant une photo de Ganesh et fut surprise de constater qu’après quelques secondes elle était à moitié vide. Je vérifiai si le sous-verre de la photo n’était pas mouillé. Il était sec. Je ne parvenais pas à en croire mes yeux. Il s’agissait clairement d’un message des dieux disant : « Nous sommes ici, en voici la preuve. » Puis je me rendis au temple Sri Ram Mandir à Southall… Je tendis une cuillère pleine de lait sous la trompe de Ganesh, et en quelques secondes la cuillère était vide… D’autres personnes qui avaient assisté à ce miracle étaient très émues. « Notre Dieu est enfin venu », déclara l’un d’eux. »
Un grand instructeur est né
Tandis que les médias et les scientifiques continuent de chercher des explications à ces événements, de nombreux Hindous croient qu’ils signifient qu’un grand instructeur est né. Selon la journaliste Rebecca Mae : « La plupart des témoins ont affirmé qu’ils ne se rendaient au temple que de temps en temps et qu’ils n’étaient certainement pas des fanatiques religieux. Mais ils sont convaincus qu’un nouveau dieu est né pour sauver le monde du mal. » Krishna Anratar Duvey, astrologue indien réputé, expliqua que, selon la mythologie hindoue, de tels miracles se produisent lorsqu’une grande âme arrive dans le monde.
Au temple de Southall, à Londres, où des milliers de personnes ont été témoins des miracles, M. Bharbari, président, a donné l’explication suivante : « Tout ce que je sais, c’est que notre Livre sacré affirme que chaque fois que le mal domine le monde, alors une grande âme descend afin de mettre fin à l’emprise du mal et de restaurer le bien. Nous croyons que ce miracle et ceux qui se produisent dans d’autres temples hindous sont le signe qu’une grande âme est venue, comme le Seigneur Krishna ou Jésus-Christ. »
Le Maître de Benjamin Creme a expliqué que Maitreya et un groupe de Maîtres sont à l'origine de ces manifestations, tandis que Saï Baba a lui-même créé la vibhuti et l'amrit qui s'écoulaient de sa photo dans le temple de Wimbledon. Il prédit en outre qu'il se produira très prochainement des miracles encore plus surprenants. Ces « signes » sont en relation avec l'apparition imminente de Maitreya à la télévision. Dans un article paru en juillet 1992 dans Partage International, le Maître de Benjamin Creme prédit : « Avec le temps, même les éléments les plus cyniques et tendancieux du monde médiatique trouveront difficile de récuser l'expérience de ces milliers d'hommes pour qui l'« ère des miracles » ne connaît pas de fin. »
Source : The Guardian ; The Independent ; The Times ; The Telegraph ;
Les manuscrits de Nag Hammadi montrent une image nouvelle de Jésus – [sommaire]
Jésus n’apparaît pas comme un « pâle demi-dieu » dans l’Evangile selon saint Thomas, sur les manuscrits de Nag Hammadi découverts, dans une jarre en pierre, il y a presque cinquante ans en Egypte, près de l’endroit qui a donné son nom à ces écrits jusqu’ici inconnus. Dans l’Evangile selon saint Thomas, Jésus se révèle être « une personne pleine de vie qui appréciait son existence terrestre ».
Selon Jacob Slavenburg, historien néerlandais, l’Evangile selon saint Thomas montre que Jésus ne parlait pas du ciel ou de l’au-delà, mais qu’il plaçait le Royaume de Dieu tout à fait ici et maintenant. Ce Royaume est « répandu sur la Terre et les gens ne le voient pas », affirmait textuellement Jésus. Qui plus est : « Le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous et tout autour de vous. » Seule la connaissance de soi y conduit, car « qui croit tout connaître mais ne se connaît pas lui-même échoue complètement ». Plus que tout autre chose, Jésus a enseigné comment se libérer de notre dualité interne afin d’ôter la séparation entre la vie intérieure et extérieure de l’homme.
Dans un ouvrage intitulé Forgery – the double-dyed pen of the biblical authors (Falsification : l’écriture tendancieuse des auteurs bibliques), J. Slavenburg fait la synthèse des récentes découvertes réalisées lors d’études menées séparément sur les manuscrits de Nag Hammadi, vulgarisant la notion généralement acceptée parmi les érudits, selon laquelle la Bible actuelle est le résultat d’adaptations continuelles à des situations politiques. « Je ne crois pas à la conspiration », a-t-il déclaré dans une interview pour le quotidien néerlandais De Volkskrant. « Il ne s’agit pas de malice, mais d’ignorance. »
Quant à savoir si Jésus était ou non un personnage historique, J. Slavenburg répond : « Si l’on se base sur les faits rapportés dans les écritures canoniques et apocryphes, Jésus, ne peut, selon moi, être réduit à une simple abstraction philosophique. A cet égard, à la lumière de l’Evangile selon saint Thomas, on peut difficilement prétendre que Jésus ressemblait au pâle demi-dieu que les enseignements des Eglises ont fait de lui. »
Rapport annuel publié par l’Unicef.
« Le jour viendra où le progrès des nations ne sera plus jugé à l’œuvre de leur puissance militaire ou économique, de la splendeur de leur capitale et de leurs bâtiments publics, mais à celle du bien-être de leurs populations. Les nouveaux critères porteront sur l’état de la nutrition et de l’éducation, sur les possibilités d’être justement récompensé de son travail, de participer aux décisions affectant sa vie, de bénéficier de libertés civiques et politiques et d’être aidé dans le besoin, ainsi que sur la protection mentale et physique des enfants. » Extrait de l’introduction du Progrès des nations, rapport annuel publié par l’Unicef.
Au lieu d’examiner l’état des nations en fonction de leur seul PNB, le rapport du Progrès des nations a classé 160 pays selon les avancées ou les reculs en matière de santé pour les enfants, de nutrition, d’éducation, de planning familial et des droits de la femme.
Percée de la vitamine A
Les scientifiques reconnaissent de plus en plus l’efficacité de la vitamine A dans la lutte contre différentes maladies courantes. Cette vitamine pourrait permettre, chaque année, de réduire de un à trois millions le nombre des décès d’enfants dans les pays sous développés. Depuis déjà une dizaine d’années, des expérimentations avaient démontré les remarquables propriétés de la vitamine A, donnée en complément aux enfants. Mais, dans son rapport sur la nutrition, le docteur Sommer explique que « le monde médical et scientifique, obnubilé par l’onéreuse médecine actuelle, de haute technologie, ne voulait pas admettre qu’une simple capsule de vitamine A, coûtant environ 10 centimes, puisse être aussi efficace pour la santé ».
Le rapport de 1995 sur le Progrès des nations indique que des programmes de traitement par la vitamine A sont maintenant opérationnels dans 35 pays, ce qui représente près de la moitié des enfants du tiers monde. Plus de 20 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de déficience en vitamine A, rapporte l’Unicef. Une carence grave entraîne la perte de la vue et la mort.
La polio en baisse de 75 %
Le nombre des victimes de la polio est passé de 400 000 en 1980, à environ 100 000 en 1993, grâce aux efforts entrepris au cours des dix dernières années, afin de vacciner 80 % des enfants à travers le monde. On espère que le virus de la polio pourra être éradiqué d’ici la fin de ce siècle. Mais le Dr Wook Lee, de l’OMS, craint qu’un tel optimisme ne soit prématuré : « La polio ne pourra être éradiquée définitivement avant qu’elle ne soit éliminée partout, et le virus circule encore dans 68 pays. »
« Les trois grandes maladies »
Environ la moitié des 13 millions de morts d’enfants, chaque année, à travers le monde, sont dues à la pneumonie, à la diarrhée et à la rougeole (souvent accompagnées de malnutrition). Le rapport de l’Unicef sur les progrès réalisés dans ce domaine n’est pas très encourageant.
La rougeole diminue grâce à la vaccination, dont on estime qu’elle sauve environ 1,5 millions de vies par an. Mais un à deux millions d’enfants meurent encore de cette maladie, chaque année. Actuellement, 45 pays sont sur le point d’atteindre l’objectif fixé, soit un taux de vaccination de 90 %.
L’Unicef déclare qu’un programme intensif de vaccination n’est pas seulement une question de ressources. Certains pays pauvres font mieux que d’autres nations économiquement plus avancées. Le Vietnam, par exemple, avec un PNB d’environ 1 000 FF par habitant, parvient à vacciner 93 % de ses enfants contre la rougeole – ce qui est nettement supérieur à l’Allemagne, l’Italie ou le Japon.
La diarrhée est également en baisse grâce à la réhydratation orale, traitement simple et bon marché prévenant la mort due à la déshydratation. Pratiquement inconnu il y a une dizaine d’années, ce traitement est maintenant utilisé dans 40 % des cas de diarrhée, sauvant ainsi environ un million d’enfants chaque année.
La lutte contre la pneumonie, qui reste toujours la maladie la plus mortelle parmi les enfants, est moins avancée. Au moins 1,5 millions d’enfants pourraient être sauvés chaque année grâce à des méthodes simples et peu onéreuses. Mais sur les 88 pays où cette maladie fait des ravages, seuls 21 ont instauré des programmes de lutte contre ce fléau.
Ioder le sel contre les maladies mentales
De rapides progrès ont été constatés dans la lutte contre le manque d’iode dans l’alimentation, l’un des problèmes de santé les plus terribles et les moins connus des pays en voie de développement. Affectant encore la majeure partie de l’Asie et de l’Afrique, le manque d’iode dans l’alimentation a condamné des millions d’individus au crétinisme, des dizaines de millions à un retard mental et des centaines de millions à des troubles mentaux plus bénins. Au total, 1,6 milliards d’individus, dans 100 pays, sont plus ou moins concernés. La solution, utilisée en Amérique du Nord et en Europe depuis les années 1920, consiste à ioder tout le sel mis sur le marché, pour un coût d’environ 30 centimes par personne et par an.
Au début des années 1990, la plupart des pays affectés ont accepté d’ioder au moins 90 % du sel de cuisine d’ici 1995. Le dernier rapport de l’Unicef estime qu’environ 50 pays ont une réelle chance d’atteindre ce but.
Chute de la fertilité
Le Progrès des nations rapporte que le nombre des naissances par famille, dans les pays industrialisés, s’est réduit en moyenne de deux enfants en une seule génération. Cette chute est particulièrement spectaculaire en Extrême-Orient, où en l’espace de 30 ans, la famille moyenne est passée de 5,7 naissances à 2,3. Durant la même période, le nombre moyen de naissances par femme a chuté de 5,9 à 3,1 en Amérique latine, et de 6,0 à 4,1 en Asie du Sud. L’Afrique sub-saharienne, où le taux de natalité est toujours le plus élevé au monde, semble avoir connu un changement de tendance en 1993, lorsque les naissances sont passées de 6,7 à 6,3 enfants par famille.
Nombre de pays sont parvenus à diminuer de manière spectaculaire leur taux de fécondité, réduisant de moitié le nombre de naissances par famille, en une seule génération. Il s’agit notamment de pays aux taux de natalité très élevés comme le Brésil, le Mexique et la Thaïlande
En dépit de ces succès, la demande en planning familial reste largement insatisfaite. Selon une récente enquête menée dans 47 pays du tiers monde, un quart des femmes en âge de procréer souhaitent retarder une grossesse ou se faire stériliser, mais n’utilisent pas de moyens contraceptifs modernes.
Les droits de l’enfant
Reconnaissant qu’il n’est pas aussi facile de mesurer les progrès effectués en faveur des droits de l’enfant, que ceux réalisés dans le domaine de la vaccination ou de l’éducation élémentaire, l’Unicef signale cependant que presque tous les gouvernements du monde ont ratifié la Convention de 1989 sur les droits de l’enfant.
« Dans toutes les régions du monde, déclare l’Unicef, des enfants continuent à être mal nourris, à souffrir de maladies pourtant facilement curables et à ne recevoir aucune éducation élémentaire. Ils continuent à être exploités, prostitués, maltraités à la maison et au travail, et à subir la guerre. » Le rapport cite également certaines formes inquiétantes de mauvais traitements infligés aux enfants. Le nombre d’adolescents prostitués « excède probablement deux millions » dans le monde, dont un million environ en Asie et 300 000 aux Etats-Unis.
Les progrès des femmes
Essayant d’évaluer les progrès faits dans le domaine de l’égalité des femmes, autre domaine particulièrement difficile à évaluer, l’Unicef a effectué un classement des pays selon la proportion des femmes élues au Parlement. Bien que cette proportion n’atteigne que 3 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, il s’élève à 10 % en Amérique latine et à 18 % dans les pays industrialisés. Globalement, on compte 3 700 femmes sur les 34 000 membres des 178 Parlements à travers le monde – environ une pour neuf parlementaires.
Très peu de femmes occupent des postes importants au sein des gouvernements. Seuls 62 gouvernements ont une ou plusieurs femmes en leur sein. Au total, les femmes occupent seulement 6 % des postes gouvernementaux à travers le monde. Ce chiffre a cependant doublé depuis la précédente enquête effectuée en 1987.
Ces données présentent une piètre image de l’égalité des sexes dans le monde, mais il ne faudrait pas oublier, qu’il y a seulement 50 ans, comme le rappelle l’Unicef, les femmes n’avaient pas encore le droit de vote en France et au Japon.
Source : Unicef.
La Namibie et l’Ouganda gagnent le Prix d’Afrique – [sommaire]
Neuvième Prix d'Afrique pour le Leadership
Le président Sam Nujoma de Namibie et Madame Joyce Mungherera d’Ouganda ont remporté le neuvième Prix d’Afrique pour le Leadership, sponsorisé par le Projet contre la Faim.
Chaque année, le Projet contre la Faim, une association internationale à but non lucratif, décerne le Prix Africain à un homme ou à une femme d’Afrique qui a fait preuve d’un leadership exceptionnel pour le bien-être de l’Afrique. Les deux lauréats de 1995 se partageront un prix de 100 000 dollars.
Les efforts du président Nujoma, pendant une période de 30 ans, ont permis à la Namibie d’obtenir son indépendance en 1990. Maintenant, en tant que président démocratiquement élu du pays, S. Nujoma accorde la plus haute importance au développement agricole et rural, ainsi qu’au bien-être des citoyens de cette nation. Il a parcouru le pays, encourageant les fermiers à planter, à utiliser des semences améliorées, à appliquer des engrais, et mettre davantage de terres en culture. En deux ans, la Namibie a accru sa production de maïs de 50 % et celle de millet de 75 %.
La Namibie consacre actuellement 30 % de son budget à la santé et à l’éducation, l’un des niveaux les plus élevés d’Afrique. Le pays a également élevé de manière spectaculaire la fréquentation scolaire et les soins apportés aux enfants, particulièrement parmi la population noire. Sur le difficile sujet de la réforme agraire, visant à réduire les inégalités entre les fermiers noirs et blancs, le président Nujoma a poursuivi une politique de consensus. Cette année, il a réussi à faire passer une loi de réforme agraire qui se fonde sur ce consensus et cherche à redresser les inégalités tout en maintenant l’harmonie parmi le peuple de la Namibie.
Comme le président Nujoma, Joyce Mungherera a exercé, en dépit d’énormes difficultés, un leadership national pendant 30 ans. Madame Mungherera est directrice de l’Association chrétienne des jeunes femmes (Young Women’s Christian Association : Y.W.C.A.) pour l’Ouganda, et a récemment été élue vice-présidente mondiale de cette organisation.
Sous le leadership dynamique de Mme Mungherera, la Y.W.C.A. est devenue en Ouganda une force respectée et puissante pour l’alphabétisation, le planning familial, et pour l’augmentation des revenus des femmes rurales. Elle rassemble une équipe de 1000 personnes pour 1,5 million d’adhérents, ce qui en fait l’une des organisations non-gouvernementales les plus importantes d’Afrique et la plus grande filiale de la Y.W.C.A. dans le monde.
J. Mungherera joua un rôle essentiel pour la survie de la Y.W.C.A. dans les années 1970, quand la dictature d’Idi Amin Dada démantela les organisations non-gouvernementales de l’Ouganda. Après avoir été directement menacée d’exécution par Amin si elle ne renonçait pas, elle se cacha et continua sans relâche son travail clandestin. Aujourd’hui, Joyce Mungherera et la Y.W.C.A. sont des porte-parole respectés des gens du peuple. Le gouvernement ougandais a autorisé la Y.W.C.A. à administrer le premier dispositif de crédit revolving pour les femmes rurales. L’expérience a remporté un tel succès que J. Mungherera travaille maintenant à établir une banque rurale féminine en Ouganda.
Surnommée « le général Joyce », J. Mungherera a joué un rôle moteur dans la construction de l’un des réseaux les plus puissants du monde pour l’alphabétisation des femmes. Depuis la mobilisation des femmes des villages, jusqu’à la représentation des paysans ougandais à des forums internationaux, comme la conférence de la population du Caire, Joyce Mungherera montre l’exemple d’un leader fort et incorruptible, en train de créer un nouvel avenir pour les femmes de son pays.
Source : San Francisco Examiner, Etats-Unis ; Inter Press Service
L’eau pourrait devenir source de conflit entre les nations – [sommaire]
Alors que la croissance démographique pèse sur les ressources de la planète, les experts pensent que l’eau deviendra une source potentielle de conflits internationaux au XXIe siècle. Au cours d’un congrès tenu récemment à Stockholm, des experts ont prédit un sombre avenir en matière de gestion mondiale de l’eau et ont discuté de la menace que représente la rareté de l’eau sur les relations entre les nations. Parmi quelques-unes de leurs constatations, notons :
• 80 pays souffrent actuellement de pénuries d’eau, représentant une menace pour la santé et l’économie ;
• 40 % de la population mondiale ne bénéficie ni d’eau potable ni d’installations sanitaires ;
• la demande mondiale en eau double tous les 21 ans ;
• la désertification s’accélère, alliée à une dégradation rapide de la qualité de l’eau et à une augmentation de la pollution et de la salinité ;
• la production agricole consomme plus des deux tiers de l’eau de la planète, cette demande ayant triplé au cours des 45 dernières années.
Afin de satisfaire la demande, la plupart des pays construisent d’énormes barrages et multiplient les stations de pompage de la nappe phréatique. Malgré les effets néfastes bien connus subis par les communautés locales et les systèmes écologiques, le nombre des grands barrages en exploitation est passé de 5 000 en 1950 à 38 000 aujourd’hui.
Dans le but de susciter une attitude plus responsable, un nombre croissant de collectivités européennes mettent en place des programmes d’économie d’eau. En augmentant le prix de l’eau et en introduisant des compteurs d’eau dans les foyers, ces collectivités s’attachent à faire prendre conscience aux consommateurs de la nécessité d’économiser l’eau. Dans le cadre d’une prochaine réunion des ministres européens de l’Environnement sera présenté le projet de déclarer les rivières européennes « réseaux internationaux d’intérêt communautaire », tout comme le sont les autoroutes continentales.
Source : San Francisco Examiner, Etats-Unis ; Inter Press Service
Les Américains n’ont plus confiance dans leurs dirigeants – [sommaire]
Selon un sondage effectué pour les Partis démocrate et républicain, trois Américains sur quatre n’accordent pas leur confiance au gouvernement. Soixante seize pour cent des personnes interrogées estiment « que les actions du gouvernement ne prennent que rarement ou jamais la bonne direction ». Ce pourcentage est le plus élevé depuis que des sondages de ce type ont vu le jour, vers la fin des années 1950. Selon le commentaire d’un analyste, les résultats de cette enquête sont les indicateurs d’une « période de cynisme qui dure sans discontinuer et va certainement en s’approfondissant », ce qui pourrait ouvrir la voie au candidat à la présidence d’un troisième parti. Parmi les autres résultats de ce sondage, 61 % des personnes interrogées estiment que les États-Unis « vont dans Ia mauvaise direction », 68 % pensent que le monde « est sur une mauvaise voie », 59 % approuvent l’action menée par I’ ONU, 76 % estiment que le rôle de « gendarme du monde » doit être rempli par I’ONU et non par les États-Unis, 69 % pensent que la gestion des conflits à travers le monde revient à I’ONU, contrairement à 28 % qui estiment que ce rôle devrait être assumé par les États-Unis.
Source : Associated Press
Il y a quelques années, Trevor Baylis, inventeur de nationalité britannique, regarda un documentaire télévisé de la BBC concernant le sida en Afrique. On y voyait comment se répandait l’épidémie, malgré les programmes éducatifs diffusés à la radio. En effet, même si la plupart des gens possèdent bien une radio, ils l’écoutent rarement, faute d’électricité ou en raison du prix des piles.
Trevor Baylis inventa alors un poste de radio à ressort. Mais il ne rencontra aucun intérêt, jusqu’en 1994, lorsque cette invention fut présentée par la BBC et qu’un téléspectateur, Christopher Staines, comptable ayant une expérience dans le développement de produits nouveaux, en parla à son partenaire en Afrique du Sud, Rory Stears, qui reprit l’idée avec enthousiasme.
Une station radio de Johannesbourg parla de cette invention et un auditeur, Hylton Appelbaum, directeur de Liberty Life, société d’investissement qui attribue environ 40 millions de FF chaque année à des causes méritoires, fut immédiatement intéressé par ce produit pour l’Afrique du Sud, où la plupart des gens habitent à la campagne et ont un faible niveau de vie. Un poste de radio n’utilisant pas de piles ne pouvait que connaître un grand succès. H. Appelbaum se demanda si des handicapés ne seraient pas en mesure d’assembler ce poste de radio. Il contacta le Dr William Rowland, un collègue aveugle, leader internationalement respecté du Mouvement des handicapés, qui fut très intéressé. L’habileté que les handicapés apportaient à la fabrication de paniers, ils pouvaient également la consacrer au montage d’un poste de radio. Liberty Life offrit environ six millions de FF, et le projet fut lancé.
En Afrique du Sud, C. Staines et R. Stears battirent la campagne avec un guide local, en vue de déterminer les souhaits des acheteurs potentiels. Il en ressortit qu’il ne serait pas nécessaire de « miniaturiser » le poste, mais qu’il devrait, au contraire, être volumineux, lourd, très robuste et pouvoir émettre un volume sonore important.
Dès lors, l’Université de Bristol fut mis à contribution pour mettre au point le produit. De nombreuses difficultés techniques durent être surmontées ; on craignit même de ne pouvoir aboutir. Une usine d’ingénierie de Farnborough, en Grande-Bretagne, dut intervenir et finalement, au cours de l’été 1995, Trevor Baylis se rendit au Cap pour voir l’usine à l’œuvre. Il fondit en larmes en voyant que son idée prenait réellement forme, et que le poste était assemblé par des handicapés.
Le point culminant de cette aventure fut une visite au président Mandela, afin de lui montrer l’article achevé*. Le président Mandela se réjouit particulièrement de la participation des travailleurs handicapés : « Je suis très heureux que cette nouvelle et fantastique invention soit associée à des personnes qui ont dû essuyer le mépris de la société. L’une des caractéristiques marquantes de notre époque est l’émergence d’hommes et de femmes qui pensent en termes de défavorisés, des plus pauvres parmi les pauvres. »
Trevor Baylis n’envisage pas de gagner beaucoup d’argent avec son invention : « Après tout, on ne peut porter qu’un habit à la fois, fait-il remarquer, et je ne suis pas vraiment dans le dénuement. »
* Ce poste de radio permet une écoute de 40 minutes pour 20 secondes de remontage.