Changements dans le Fonds monétaire international

Partage international no 135novembre 1999

« Les institutions politiques et sociales de l’ordre ancien doivent subir un changement puisqu’elles ne répondent plus aux besoins de l’humanité. » (PI, septembre 1988)

Des changements fondamentaux se produisent actuellement au sein du Fonds monétaire international. Le FMI est contraint, par les circonstances, à élargir sa structure afin d’inclure des représentants des pays en voie de développement. De plus, il devient à l’évidence de plus en plus politiquement correct, comme en témoigne les menaces faites au président Habibie, de couper les vivres, s’il n’autorisait pas les troupes de l’ONU à entrer au Timor oriental. Le FMI est également obligé d’agir avec plus de transparence : il dévoile maintenant la teneur de discussions, qui auraient autrefois été jugées secrètes, avec certains gouvernements. Parallèlement, on découvre que certains pays disposaient d’un excès de représentativité dans certains groupes ou institutions financières, tandis que d’autres étaient mis à l’écart. Par exemple, au sein du G7, les Européens étaient en surnombre, et le même constat s’applique à d’autres groupements comme le G10 et le comité intérimaire du FMI. Un système aussi peu démocratique permettait au Brésil (dont le produit intérieur brut est d’environ 800 milliards de dollars) de disposer de moins de voix que la Suède, dont le PIB est de 232 milliards de dollars.

En terme de taille, la Chine et le Brésil devraient, d’après le même principe, bénéficier d’une influence plus grande. Afin de remédier à ces déséquilibres, le Chancelier britannique de l’Echiquier, Gordon Brown, préconise la création d’un nouveau groupement, le « GX », qui sera une représentation plus fidèle et plus juste du nouvel ordre économique mondial. Le GX comprendra les pays de l’ancien G7, ainsi que les principales économies de marché émergentes : la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud, toutes sélectionnées en fonction de leur taille. La Russie et l’Afrique du Sud seront également incluses du fait de leur importance stratégique géographique, de même que l’Arabie Saoudite, à cause de ses revenus pétroliers.

Les observateurs pensent que ceci pourrait être le signal d’une nouvelle ère économique. Le GX constitue un nouvel instrument potentiel pour diriger l’économie mondiale. Si la toute nouvelle transparence du FMI survit, toutes ses transactions seront examinées avec minutie. L’organisation a déjà commencé à dévoiler des informations quasi révolutionnaires : par exemple, un rapport sur l’économie américaine et les inquiétudes face à la surévaluation de la bourse américaine.

Pour partie, ces changements sont motivés par la reconnaissance du besoin d’un mécanisme visant à empêcher des crises économiques brutales. Parmi les nouveaux outils, citons la « facilité de crédit contingenté ». Cette mesure prendra la forme de prêts du FMI approuvés au préalable, destinés à fournir un moyen de défense contre la spéculation et les ventes sauvages. La question est de savoir si ces mesures seront suffisantes pour contenir les spéculateurs. L’objectif de ces réformes est d’éviter une perte de contrôle susceptible de se terminer par un krach boursier, comme en 1929.


Sources : The Guardian Weekly, G.-B.
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)