Le combat pour libérer l’énergie (2ème Partie)

Partage international no 451mars 2026

par Douglas Griffin

L’héritage de N.Tesla

Depuis les travaux d’avant-garde du grand inventeur américano-croate Nikola Tesla, une succession d’inventeurs et de scientifiques ont poursuivi l’entreprise cruciale que représente la recherche d’une forme de production d’énergie responsable, propre et illimitée. Mais contrairement à N. Tesla, aucun d’entre eux n’a réussi à sortir de l’obscurité malgré les découvertes révolutionnaires qui auraient dû leur apporter une reconnaissance publique. Ainsi James F. Murray III (mentionné dans la première partie de cet article) qui dès le début des années 1980 a poursuivi ses propres recherches à partir du travail de N. Tesla. Au sein de l’entreprise canadienne Nonlinear Dynamics Inc. (NLDI), il a développé nombre de dispositifs révolutionnaires. Un de ces dispositifs, le Switched Energy Resonant Power Supply (SERPS), a  démontré la capacité à produire plus d’énergie que celle fournie au départ, dans ce cas cinquante fois plus, soit un coefficient de performance (CoP) de 50.

Un autre inventeur, Arthur Manelas, ingénieur en électricité et mécanique, émigré de Grèce aux États-Unis a travaillé pour le programme spatial de la mission Apollo 13. Sur la base des idées de N. Tesla, il a conçu une batterie capable de se recharger seule grâce à un aimant central en ferrite de strontium d’environ dix centimètres sur quinze créant des champs magnétiques instables. Ce bloc magnétique qui constituait la partie principale du transformateur, contenait un fil enroulé autour de lui dans trois directions. Deux câbles de cet ensemble étaient chargés d’électricité à haute tension, qui en produisant un excès de puissance (surunité) dans le troisième câble permettait de recharger la batterie.

A la fin des années 1990, A. Manelas a  équipé sa voiture de sport électrique nommée Solectria de ce système d’alimentation. Lors d’un test avec quatre passagers sur 40 kilomètres, il fut remarqué que la capacité de la batterie était passée des 68 % à 89 % ! Il fut également découvert à cette occasion que lorsque la voiture était inutilisée pendant une semaine, la batterie s’était complètement rechargée. Cela contrevient totalement au premier principe de la thermodynamique selon lequel aucune énergie ne peut être créée ni détruite, mais seulement transformée ou convertie d’une forme à une autre au sein d’un système fermé.

Les scientifiques ont fait une autre découverte inhabituelle concernant la température de la batterie. Ils ont observé que tandis que le système était en marche, les thermistances placées sur les billettes magnétiques au cœur du transformateur montraient que celui-ci se maintenait de manière stable à cinq degrés en dessous de la température ambiante alors que les lois scientifiques conventionnelles suggèrent que ce transformateur  aurait dû chauffer en fonctionnant. Malheureusement, A. Manelas fut brutalement victime d’une rupture d’anévrisme à la fin des années 2012 et ne récupéra jamais ses facultés mentales. Il mourut en 2014. Son déclin soudain, l’empêcha de partager les détails du fonctionnement de son invention, et il ne put réaliser le rêve de sa vie : apporter au monde une énergie libre.

 

Une porte ouverte sur l’universel

L’ancien ingénieur aéronautique affectueusement connu sous le nom de Floyd « Sparky » Sweet incarne un autre exemple remarquable. Il inventa un dispositif  de surunité appelé Vacuum Triode Amplifier (VTA) capable de produire une quantité significative d’électricité générée par un signal électromagnétique très faible passant par un bloc magnétique spécial composé de ferrite de baryum.  Chez General Electric, il a pu observer en de rares occasions, des transformateurs électriques équipés de puissants aimants produire un effet appelé « auto-oscillation ». Il pensait que cet effet pouvait être utilisé pour rechercher une manière de perturber un champ magnétique émis d’un aimant immobile, afin que celui-ci continue d’« auto-osciller ». Habituellement, un champ magnétique en rotation constante, comme lorsqu’une dynamo électrique se trouve près d’une bobine de cuivre, produit un courant électrique qui circule dans cette bobine. F. Sweet se demandait s’il était possible que, l’aimant demeurant immobile, le champ magnétique se mette en mouvement d’auto-oscillation et produise un courant électrique dans le fil de cuivre. Il a finalement conçu un ensemble d’aimants spécialement conditionnés, entourés de fils au centre du générateur, qui contrairement à une dynamo électrique ou à un moteur, ne contenait pas de parties mobiles. Un témoin de l’expérience décrit que le courant a été littéralement « extirpé de l’air », enclenché seulement par une infime fraction de watt.

F. Sweet demanda au lieutenant-colonel Thomas Bearden connu pour ses positions scientifiques personnelles non conventionnelles, de tester le dispositif. Le physicien , qui avait en fait donné son nom à l’invention a constaté qu’il fonctionnait parfaitement. Il a conclu que le VTA « servait de portail à travers lequel l’énergie universelle était rassemblée dans un circuit électrique ». A nouveau, au lieu de créer de la chaleur comme le feraient tous les transformateurs conventionnels, le VTA fonctionnait à l’intérieur du système avec des températures jusqu’à vingt degrés plus basses que l’air ambiant, et de manière surprenante, plus la charge électrique de l’appareil augmentait, plus il refroidissait. Il semblait que lorsqu’un court-circuit accidentel survenait, il provoquait un flash de lumière brillante et du gel se formait sur les fils ! Floyd Sweet fut victime d’une crise cardiaque fatale en 1995. L’histoire se répétant, il emporta ses secrets dans la tombe, sans avoir partagé avec ses collègues chercheurs les aspects les plus importants de son invention, notamment la manière spéciale de conditionner les aimants au cœur du VTA et la manière exacte  d’impulser le champ magnétique pour qu’il entre en auto-oscillation.

 

Un océan d’énergie

Wilhelm Reich, Vienne, 1920

Enfin, à peu près à la même époque que N. Tesla, T.H. Moray a développé au début des années 1920 ce qu’il nomma le Radiant Energy Device. Ce dispositif exploitait également cette forme d’énergie universelle à laquelle le célèbre médecin et psychanalyste autrichien Wilhelm Reich se référait sous le nom d’orgone. T.H. Moray a occupé des fonctions dans plusieurs grandes entreprises en tant qu’ingénieur en électricité, mais il décida en 1921 de travailler exclusivement à ses recherches sur l’énergie radiante ou libre, et il  construisit en quelques années son premier prototype. La machine, qui n’avait pas non plus de parties mobiles, utilisait la première valve semi-conductrice ou détecteur (constitué de silice fondue, un cristal de réception d’ondes radiophoniques de bonne qualité), qu’il avait développé vingt ans auparavant, avant même que la compagnie Bell Telephone Labs ne la commercialise. C’était un composant clé du circuit électronique qui permettait « d’accorder » l’instrument. L’appareil était connecté à une antenne capable de prélever l’énergie radiante, et à une prise de terre qui complétait le circuit. T.H. Moray en parlait comme d’une pompe à énergie. Sa fonction était d’extraire l’énergie de « l’océan d’énergie », dont il pensait que l’espace était imprégné, à l’instar de l’éther lumineux de N. Tesla. Il retraça ses recherches et ses expériences dans le livre The Sea of Energy in Which the Earth Floats (l’océan d’énergie dans lequel la terre flotte), qui fut édité par des membres de sa famille et publié sous le nom de son fils John E. Moray. Se référant aux expériences de perception des plans éthériques dans sa petite enfance, Benjamin Creme décrit de manière similaire que « Ce n’est pas moins que quelque vingt ans plus tard, en construisant et utilisant l’accumulateur d’orgone de Wilhelm Reich, que je redevins conscient de cet océan d’énergie dont nous-mêmes faisons partie et ainsi me prouvais, de façon concluante, l’existence des plans éthériques de la matière. »

Accumulateur d’orgone (Photograph : The U.S Food and drug Administration, Wikimedia

Dans une citation intéressante, T.H. Moray décrit le dilemme auquel il fut confronté en cherchant à établir la crédibilité de son invention  auprès des scientifiques et  des politiciens. « Le Dr Moray a pris conscience de l’ampleur de sa découverte et a ressenti le poids de sa responsabilité pour ce qui pourrait bien être le futur de l’humanité. Il possède le désir sincère de placer sa connaissance là où elle servirait au plus grand bien de tous et non aux mains de quelques égoïstes avides de pouvoir et de richesse. Le 24 juillet 1925, en s’entretenant à son invitation avec le sénateur Reed Smoot, le Dr Moray a offert sa découverte sur l’énergie radiante gratuitement au gouvernement des États-Unis. En remerciant le Dr Moray pour son offre, le sénateur déclara que le gouvernement déclinerait une telle offre au motif qu’il ne participait pas à la compétition pour les services publics (c’est-à-dire l’industrie monopolistique des énergies fossiles). »

T.H. Moray poursuivit les démonstrations de son Radiant Energy Device auprès des personnes en position d’influence intéressées, comme le secrétaire d’État pour l’Utah, Mr Wilton H. Welling. A la suite d’une expérience particulière, W.H. Welling raconte qu’il a vu l’inventeur accorder l’instrument aussi  facilement  qu’une radio : une structure équipée de quelques trente-cinq ampoules de 50 et 100 watts, un fer plat Hot Point et un radiateur électrique ont été connectés à la machine. Les ampoules ont brillé avec un éclat semblant supérieur à celui  obtenu avec un voltage ordinaire. L’assemblée a craint que les ampoules ne brûlent mais ce ne fut pas le cas. Il fut expliqué au secrétaire d’État que le résultat aurait été le même si des centaines d’ampoules avaient été connectées au circuit. A la fin de son témoignage, W.H. Welling déclare : « Je suis convaincu que le Dr Moray est sur le point de perfectionner une des inventions les plus extraordinaires et fondamentales de l’histoire. » T.H. Moray a finalement créé une machine pouvant générer 50 kW d’électricité sans aucune sorte d’alimentation. De même que dans les autres inventions, l’électricité produite possédait une étrange caractéristique que certains ont appelée « courant froid » car il pouvait passer par des câbles fins qui auraient fondu dans un dispositif conventionnel.

 

L’évolution post-industrielle

L’histoire de cet inventeur s’avère tragiquement bien trop familière. Un confrère ingénieur système, Moray King, qui admirait et étudiait son travail le décrit ainsi : « Le succès technique fut suivi par la subversion commerciale, la corruption gouvernementale, les menaces et les tentatives d’assassinat.» 

En 1941, un homme mit en pièces le Radiant Energy Device à l’aide d’une masse, annihilant des années de travail et endommageant de façon irréparable des parties essentielles de cette machine extraordinaire. T.H. Moray a toujours craint que les autorités veuillent lui confisquer son invention ou la détruire purement et simplement, comme le prouve cette histoire et bien d’autres. Sous la pression, il a finalement abandonné ce travail pour se concentrer sur d’autres projets qui n’attiraient pas autant d’attention négative comme le développement de la radio. T.H. Moray est mort en 1974 et l’espoir d’apporter l’énergie libre au monde est mort avec lui.

A l’image de ceux mentionnés ci-dessus, beaucoup d’autres inventeurs inspirés ont tenté de la même manière de défier et de changer le paradigme dominant. Mais tous sans exception ont échoué sous l’emprise des intérêts partisans et de l’orthodoxie pseudo-scientifique qui jouent un rôle crucial dans le maintien du statu quo. Cela dit, les preuves s’accumulant et la sensibilisation citoyenne augmentant, ce blocage devra céder à un moment donné. Selon les experts dans ce domaine, le processus de transition vers des formes de production d’énergie illimitée, propre et libre, se fera de manière vraiment très rapide ou du moins relativement rapide par rapport aux dernières centaines d’années. Voilà depuis combien de temps cette technologie est connue. Cette évolution transformera radicalement la vie sur terre comme nous la connaissons jusqu’à présent, comme les changements spectaculaires qui eurent lieu au début de la révolution industrielle. Mais elle bénéficiera cette fois-ci à la majorité d’entre nous et non seulement aux quelques privilégiés du prétendu monde développé. En bref, une nouvelle ère s’annonce.

Malheureusement, l’état d’esprit obsolète actuel s’avère particulièrement réfractaire à laisser la place à une mentalité plus adaptée à notre époque. Comme le disait N. Tesla : « Le jour où la science commencera à étudier les phénomènes non-physiques, elle fera plus de progrès en une décennie que pendant tous les siècles précédents de son existence. »

 

 

 

 

 

 

Auteur : Douglas Griffin, collaborateur de Share International résidant à Londres (Royaume-Uni).
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()