Collaborer avec les esprits de la nature et les dévas (1re partie)

Partage international no 451mars 2026

par Cher Gilmore

Il y a des gens qui ricanent à la simple évocation des « esprits de la nature » et des « dévas » car, dans notre culture matérialiste, on nous a appris à croire que seul est réel ce que nous pouvons voir et mesurer. Les Anciens connaissaient intuitivement l’importance du monde naturel, et reconnaissaient l’interconnexion de toutes choses. Cependant, avec l’invention des outils qui nous ont permis d’exploiter et de contrôler les ressources de la nature, nous avons perdu cette relation directe et coopérative avec les forces dont dépend notre survie. Aujourd’hui, face aux multiples crises engendrées par cette approche séparatrice, nous commençons à réévaluer notre relation à la nature.

Dans de nombreux endroits à travers le monde, des groupes et des individus ont réappris, par l’expérience, combien il est bénéfique de coopérer avec les processus naturels plutôt que de chercher à les dominer. Certains découvrent qu’ils peuvent accéder à leur vision éthérique et percevoir les esprits de la nature et les dévas – voire fusionner énergétiquement leur conscience avec eux. Les ésotéristes apportent une perspective spirituelle parallèle, et même la science moderne a confirmé que nous vivons dans un univers bien plus vaste que nous ne le pensions. La science et la spiritualité sont en train de converger.

La mécanique quantique et la physique quantique ont prouvé que notre univers n’est composé que de vibrations, totalement interconnectées. Les objets que nous considérons comme la seule réalité ne sont, en fait, que des vibrations du niveau le plus dense. Selon les expériences rapportées dans le Jardin de Findhorn et le Royaume des dieux, décrites dans la suite du texte, les dévas, dans une compréhension de l’univers plus conforme à la réalité, existent sur un niveau de vibration élevé, sont invisibles pour la plupart des gens, et ont pour fonction de maintenir le modèle archétypal de chaque espèce végétale. Ils dirigent l’énergie vers la formation physique dense de chaque plante, qu’il s’agisse d’un arbre géant ou d’un simple brin d’herbe.

Les esprits de la nature, ou élémentaux, dans cette perspective plus large, canalisent les énergies des dévas afin de créer un « corps éthérique » pour chaque plante ou manifestation, conformément à son modèle archétypal.

Photographie Kirlian d’une feuille de coléus montrant son corps éthériquePhotographie prise par un utilisateur de Wikipedia : MrX, Wikimedia Commons

Ces corps éthériques sont analogues aux nôtres, que l’on peut voir sous forme d’aura dans les photographies Kirlian.

Photographie Kirlian montrant l’aura de Swami Shivkrupanand (Photographe : Aura Photo Clinic, London, UK, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

Bien que nous en ayons très peu conscience, les dévas de la nature sont fondamentaux pour la structure interne de notre planète et jouent un rôle majeur dans la manière dont notre environnement agit et réagit.

 

Le Jardin de Findhorn

Le travail de Peter et Eileen Caddy à Findhorn, en Écosse, constitue une preuve empirique de l’existence des dévas de la nature, comme le relate l’ouvrage The FindhornGarden :Pioneering a New Vision of Humanity and Nature in Cooperation.

En 1962, Peter, Eileen, leurs trois fils et leur collègue Dorothy Maclean installèrent leur caravane dans un parc situé sur une étroite péninsule sablonneuse s’avançant dans la mer du Nord. Peter était au chômage et tous les six vivaient avec huit livres sterling par semaine d’allocations (ce qui équivaudrait à vivre aujourd’hui à 6 avec environ 200 euros par semaine). Ils s’étaient établis à cet endroit sur la base d’une guidance qu’Eileen avait reçue en méditation.

Peter, Eileen et Dorothy s’étaient tous trois engagés dans une discipline spirituelle exigeante tout au long de leur vie. Peter raconte : « Nous avions appris à tout abandonner, y compris notre volonté, à Dieu. Ainsi, lorsqu’on nous a dit que ce que nous faisions à Findhorn serait important pour le monde, qu’il y avait un schéma et un plan derrière tout cela, si improbable que cela pût paraître compte tenu de notre situation, nous l’avons accepté. »

À Findhorn, ils étaient exposés à des vents presque constants venant de toutes les directions, et le sol n’était qu’un mélange de sable et de gravier maintenus ensemble par du chiendent.

Peter, toujours sans emploi au printemps 1963, décida de créer un petit potager et commença à rassembler des matériaux pour faire du compost afin d’enrichir le sol sablonneux. Peu après les premiers semis, Dorothy, qui avait toujours été très proche de la nature, entra en contact direct avec le déva du pois de jardin.

À partir de ce premier contact s’ensuivit un long processus de communication avec d’autres dévas au sujet du développement de ce qui devint un jardin en pleine expansion et débordant de vie.

Les dévas expliquèrent à Dorothy qu’ils appréciaient la diversité au jardin, car chaque plante offre son rayonnement unique, et que beaucoup d’entre eux souhaitaient participer à l’expérience !

En 1964, l’équipe de Findhorn cultiva 65 variétés de légumes, 21 variétés de fruits et 42 plantes médicinales et aromatiques différentes.

Les produits obtenus se distinguaient non seulement par une vitalité et une saveur exceptionnelles, mais aussi par leur abondance et leurs dimensions remarquables.

Au cours de la deuxième saison de culture, par exemple, alors que les choux rouges pèsent normalement environ quatre livres à maturité, deux d’entre eux, à Findhorn, atteignirent 38 et 42 livres !

Lac dans les jardins de Cullerne, Fondation Findhorn (Photographe : Julian Paren, Wikimedia Commons)

Les dévas expliquèrent à Peter que l’homme est le principal responsable des déséquilibres qui affectent la nature. Par exemple, en utilisant des insecticides toxiques, il a détruit les insectes – et, ce faisant, les oiseaux qui s’en nourrissaient ont été décimés. À cela s’ajoutent la saturation de l’atmosphère par les pensées chaotiques provenant de notre mental, ainsi que les radiations atomiques issues notamment des essais nucléaires.En redonnant vie au sol, nous dirent-ils, et en nous abstenant d’employer des substances qui détruisent la vie, nous contribuions à rétablir l’équilibre.

Lorsque le conseiller horticole du comté vint prélever un échantillon de sol, il expliqua qu’il connaissait bien la nature des terres de cette région et « savait » qu’il y trouverait des carences.

Or les esprits de la nature avaient assuré Peter que si le sol présentait des déficiences, ils produiraient eux-mêmes les éléments nécessaires à une croissance parfaite. Et c’est ce qu’ils firent.

L’analyse du sol réalisée par l’expert en horticulture ne révéla absolument aucune carence, ce qui le laissa à la fois perplexe et très impressionné.

« Le jardin, conclut Peter, était manifestement devenu le point focal d’une expérience de coopération entre trois règnes : celui des dévas, celui des élémentaux et celui des humains. Chacun de nous à Findhorn jouait un rôle distinct et nécessaire dans cette expérience. Eileen recevait une guidance directe de la voix de Dieu en elle. Dorothy était en communication avec les dévas. Roc [un ami proche vivant à l’extérieur du site et participant à l’expérience] avait la faculté de voir les esprits de la nature et de parler avec eux. Quant à moi, j’étais le représentant de l’homme, le créateur actif et pratique du jardin.

[…] Nous apprenions comment ces trois règnes pouvaient œuvrer ensemble pour créer un monde nouveau en accord avec le plan divin. »

À suivre…

Lieu : Findhorn, Ecosse, Royaume Uni Auteur : Cher Gilmore, collaboratrice de Share International basée à Los Angeles (Californie).
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Environnement ()